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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Patinage_sur_les_courts_du_lawn-tennis_de_Strasbourg_(0052FN0017)&amp;diff=11760</id>
		<title>Patinage sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg (0052FN0017)</title>
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		<updated>2019-09-06T15:47:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Patinage sur les courts du Lawn-Tennis de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Meyer&lt;br /&gt;
|idSupport=0052FN0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Meyer, Marcel&lt;br /&gt;
|apercu=Fonds_Meyer_©_Patinage.jpeg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Courts du Lawn-Tennis Club Strasbourg; Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-05-10&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.59854, 7.75936&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Winter sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence donne à voir des jeunes gens qui s’amusent dans les années 1930 sur les courts extérieurs du Lawn-Tennis de Strasbourg, transformés pour l’hiver en patinoire.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Un groupe d’une dizaine de jeunes gens, filles et garçons, patinent de front main dans la main sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg. Du monde autour d’eux. Des maisons à l’arrière.&lt;br /&gt;
Plusieurs plans où on les voit en ligne, main dans la main. Des gens circulent autour.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant par la main dessine des cercles au sol.&lt;br /&gt;
Deux jeunes femmes débutantes. Elles regardent la caméra, l’une tombe. &lt;br /&gt;
Un homme avance avec une pancarte en bois et fait tomber deux autres patineurs à terre. Puis il tombe. La femme se relève en souriant.&lt;br /&gt;
Deux hommes se tenant par les mains patinent très vite. On aperçoit les bâtiments du parc des expositions au Wacken. Celui à la cravate fonce vers la caméra et la dépasse.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant les mains en portefeuille patine.&lt;br /&gt;
Un homme patine en tenant deux femmes par la main. Seul il exécute un saut devant la caméra.&lt;br /&gt;
Une main montre une lame de patin au premier plan. Un couple patine vers la caméra et passe sous la lame. Divers plans de patineurs dont un avec des knickerbockers. Une femme se tient à un poteau.&lt;br /&gt;
Deux femmes font la pose à genoux à l’arrière-plan. Elles sont filmées à travers les jambes écartées d’un autre patineur qu’on voit aux bords du champ. Travelling haut vers son visage.&lt;br /&gt;
Le bâtiment du parc des expositions.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Tandis que l’histoire des sports d’hiver commence dans la deuxième partie du XIXe siècle avec la naissance de la société de loisirs et la redécouverte de la montagne, le patinage est une activité hivernale ludique très ancienne, pratiquée en Europe depuis le Moyen-Âge. Pensons au célèbre tableau de Pieter Bruegel ''Paysage d’hiver avec patineurs et trappe aux oiseaux'' (1565) qui montre des patineurs sur un lac dans un village. Comme le ski, le patin à glace est originaire des pays scandinaves où il est un moyen de locomotion ancestral. Cependant, contrairement au ski, il se répand plus tôt en Europe. Réinvesti par les cours royales au XVIIIe siècle, le patinage devient un loisir bourgeois au siècle suivant. On patine alors à la campagne sur des lacs et des cours d’eau gelés, mais aussi en ville sur des canaux. Des clubs de patinage naissent à partir des années 1860 dans les grandes villes européennes où des patinoires artificielles sont rapidement aménagées. Ces nouvelles installations contribuent à démocratiser la pratique au XXe siècle. Des patinoires extérieures dont l’accès est relativement bon marché fleurissent alors dans toutes les villes françaises au cours années 1930.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le patinage à Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Strasbourg, lorsque les conditions climatiques le permettent, les patineurs se retrouvent au début du XXe siècle sur l’Ill à la Petite-France ou sur l’étang de l’Orangerie. Ce dernier est utilisé à partir de l’hiver 1907 par l’association des patineurs de Strasbourg, ''Schlittschuhläuferverein'', qui en assure aussi l’exploitation pour le grand public&amp;lt;ref&amp;gt;Comme le demande la municipalité. AMS 155 MW 52.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’étang était ouvert au public à partir du moment où la glace atteignait une épaisseur de 15cm. Contre la somme de 2 Francs par adulte et 1 Franc par enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Les tarifs s’élevaient à 2,5 Fr en soirée pour les adultes. AMS 155 MW 52.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tout un chacun pouvait venir patiner. Ce film amateur témoigne de l’existence d’une autre patinoire à Strasbourg dans les années 1930 : celle du Lawn-Tennis Club de Strasbourg. Malgré l’absence de documentation&amp;lt;ref&amp;gt;Aucune mention n’est faite dans le dossier « Patinoire » aux Archives de l’Eurométropole de Strasbourg.&amp;lt;/ref&amp;gt;, on peut supposer que cette installation éphémère est postérieure à 1933 car le ''Nouveau Journal de Strasbourg'' déplore à cette date le nombre insuffisant de patinoires dans la ville au regard de la fréquentation croissante de l’étang de l’Orangerie&amp;lt;ref&amp;gt;AMS 155 MW 52. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Fondé en 1900, le Lawn-Tennis Club se trouvait jusqu’en 2004 au croisement de la rue Jean Wenger-Valentin et de l’allée des Soupirs au Wacken, à l’emplacement de l’actuelle Maison de la Région, en face du Parc des expositions. On peut imaginer que le club transformait ses courts extérieurs en patinoire lorsque les températures ne permettaient pas de jouer dehors, certainement dans l’objectif de rentabiliser la location des terrains à la municipalité. On observe à plusieurs reprises les bâtiments et les halls d’exposition à l’arrière-plan de la patinoire (00:01:10 et 00:02:57). Au regard de la fréquentation de la patinoire dans le film, le Lawn-Tennis Club était vraisemblablement, lui-aussi, un lieu prisé des patineurs strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une jeunesse aisée qui se montre…''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement à de nombreux films amateurs, cette séquence a certainement été tournée par une personne jeune, ou vraisemblablement par plusieurs personnes jeunes. Nous avons en effet affaire à un groupe d’amis qui s’amuse sur la piste de patinage et se met en scène face à la caméra. Bien que Marcel Meyer soit mentionné comme réalisateur, il n’est certainement pas l’opérateur de ce film, mais il a dû prêter sa caméra à l’un de ses enfants. Etant donné que le film amateur est une pratique encore largement réservée à la bourgeoisie dans les années 1930, il s’agit certainement de jeunes gens issus de cette classe sociale. Marcel Meyer était en effet chirurgien à l’Hôpital Civil. Les vêtements sont également le marqueur de cette appartenance sociale. On observe deux jeunes hommes porter des knickerboxers, pantalons bouffants et serrés au-dessus du genou, ou des pantalons de golf, type de pantalon bouffant qui descend sous le genou. Ces vêtements sont très à la mode dans les années 1930. Par ailleurs, l’une des jeunes femmes portent un pantalon et un pull-over, ce qui constitue une tenue typique de la nouvelle culture des sports d’hiver. Cette jeunesse aisée qui profite des loisirs hivernaux et qui défend également des valeurs d’amitié se trouve au centre du film. Les premiers plans sont très caractéristiques des représentations des bandes de copains car ils montrent le groupe d’amis, jeunes hommes et jeunes femmes confondus, patiner de front, main dans la main, face à la caméra. Tandis que ces plans insistent sur les valeurs d’amitié de groupe, d’autres plans montrent des duos, mettant plutôt en avant la complicité. Cette jeunesse cherche aussi à montrer ses capacités sportives et à filmer ses performances : patiner à toute vitesse, seul ou à deux, faire sembler de manquer la caméra de peu, faire un petit saut sur la glace. Notons qu’il s’agit seulement de performances masculines. Au-delà de l’amitié et de la performance, le ton qui domine ici est clairement celui de l’humour et du gag.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''…et qui s’amuse'''&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
L’objectif de la bande de copains est en effet principalement de tourner un petit film comique en créant des scénettes drôles. Le motif qui est ici investi est celui de la chute sur la glace – situation comique classique et très attendue à la patinoire, mais qui semble toujours fonctionner. Les amis de l’opérateur sont manifestement complices de ce jeu puisqu’ils tournent à plusieurs reprises la tête vers la caméra avant de s’exécuter, comme s’ils attendaient le feu vert du metteur en scène. Ils parlent pendant la chute et lancent finalement des sourires entendus lorsqu’ils sont au sol. La première scène comique (00:00:41) est quelque peu artificielle car l’actrice semble tergiverser et discuter longuement avec l’opérateur avant de bien vouloir simuler une chute sur le postérieur. Elle se décide finalement, à grand renfort de mouvements de bras, et finit par adresser un sourire de satisfaction à la caméra une fois au sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième scène (00:00:55) est, quant à elle, bien mieux orchestrée, ou du moins mieux travaillée au montage car les signes de complicité entre acteurs et opérateurs sont très peu visibles. Cela s’explique d’abord par le scénario qui est plus élaboré - il y a cette fois trois acteurs, contre une seule auparavant – ainsi que l’intervention d’un élément perturbateur extérieur. La chute est en effet provoquée par un jeune homme à lunettes tenant un panneau dans les mains. Le manche du panneau fait tomber les deux personnes se trouvant sur le chemin du jeune homme qui finit par tomber lui-même, entraîné par le mouvement du manche. En regardant le plan une deuxième fois, on se rend compte qu’il s’agit d’une mise en scène et que les patineurs s’amusent à tomber. Les indices sont multiples. Le jeune homme à lunettes, par exemple, jette un coup d’œil en arrière, vers la caméra, avant de s’élancer en direction de ses amis. Ces derniers semblent attendre son arrivée et se décalent même légèrement afin de mieux simuler la collision du panneau avec leurs corps. La jeune femme est la première à se relever, le sourire aux lèvres, tandis que son comparse joue encore le mort au sol. Ces deux situations comiques, qui sont fondées sur la maladresse des corps, constituent donc des gags typiques du cinéma de l’époque. Cet effet cinématographique était en effet très en vogue dans les films des années 1930, par exemple dans le cinéma burlesque de Charlie Chaplin, qui ont certainement influencé notre opérateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', Strasbourg, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, Wiltshire (Grande-Bretagne), 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives de l'Eurométropole de Strasbourg : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
234 MW 417&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
853 W 91&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
155 MW 52&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Patinage_sur_les_courts_du_lawn-tennis_de_Strasbourg_(0052FN0017)&amp;diff=11759</id>
		<title>Patinage sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg (0052FN0017)</title>
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		<updated>2019-09-06T15:45:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Patinage sur les courts du Lawn-Tennis de Strasbourg&lt;br /&gt;
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|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.59854, 7.75936&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Winter sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence donne à voir des jeunes gens qui s’amusent dans les années 1930 sur les courts extérieurs du Lawn-Tennis de Strasbourg, transformés pour l’hiver en patinoire .&lt;br /&gt;
|Description_fr=Un groupe d’une dizaine de jeunes gens, filles et garçons, patinent de front main dans la main sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg. Du monde autour d’eux. Des maisons à l’arrière.&lt;br /&gt;
Plusieurs plans où on les voit en ligne, main dans la main. Des gens circulent autour.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant par la main dessine des cercles au sol.&lt;br /&gt;
Deux jeunes femmes débutantes. Elles regardent la caméra, l’une tombe. &lt;br /&gt;
Un homme avance avec une pancarte en bois et fait tomber deux autres patineurs à terre. Puis il tombe. La femme se relève en souriant.&lt;br /&gt;
Deux hommes se tenant par les mains patinent très vite. On aperçoit les bâtiments du parc des expositions au Wacken. Celui à la cravate fonce vers la caméra et la dépasse.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant les mains en portefeuille patine.&lt;br /&gt;
Un homme patine en tenant deux femmes par la main. Seul il exécute un saut devant la caméra.&lt;br /&gt;
Une main montre une lame de patin au premier plan. Un couple patine vers la caméra et passe sous la lame. Divers plans de patineurs dont un avec des knickerbockers. Une femme se tient à un poteau.&lt;br /&gt;
Deux femmes font la pose à genoux à l’arrière-plan. Elles sont filmées à travers les jambes écartées d’un autre patineur qu’on voit aux bords du champ. Travelling haut vers son visage.&lt;br /&gt;
Le bâtiment du parc des expositions.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Tandis que l’histoire des sports d’hiver commence dans la deuxième partie du XIXe siècle avec la naissance de la société de loisirs et la redécouverte de la montagne, le patinage est une activité hivernale ludique très ancienne, pratiquée en Europe depuis le Moyen-Âge. Pensons au célèbre tableau de Pieter Bruegel ''Paysage d’hiver avec patineurs et trappe aux oiseaux'' (1565) qui montre des patineurs sur un lac dans un village. Comme le ski, le patin à glace est originaire des pays scandinaves où il est un moyen de locomotion ancestral. Cependant, contrairement au ski, il se répand plus tôt en Europe. Réinvesti par les cours royales au XVIIIe siècle, le patinage devient un loisir bourgeois au siècle suivant. On patine alors à la campagne sur des lacs et des cours d’eau gelés, mais aussi en ville sur des canaux. Des clubs de patinage naissent à partir des années 1860 dans les grandes villes européennes où des patinoires artificielles sont rapidement aménagées. Ces nouvelles installations contribuent à démocratiser la pratique au XXe siècle. Des patinoires extérieures dont l’accès est relativement bon marché fleurissent alors dans toutes les villes françaises au cours années 1930.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le patinage à Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Strasbourg, lorsque les conditions climatiques le permettent, les patineurs se retrouvent au début du XXe siècle sur l’Ill à la Petite-France ou sur l’étang de l’Orangerie. Ce dernier est utilisé à partir de l’hiver 1907 par l’association des patineurs de Strasbourg, ''Schlittschuhläuferverein'', qui en assure aussi l’exploitation pour le grand public&amp;lt;ref&amp;gt;Comme le demande la municipalité. AMS 155 MW 52.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’étang était ouvert au public à partir du moment où la glace atteignait une épaisseur de 15cm. Contre la somme de 2 Francs par adulte et 1 Franc par enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Les tarifs s’élevaient à 2,5 Fr en soirée pour les adultes. AMS 155 MW 52.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tout un chacun pouvait venir patiner. Ce film amateur témoigne de l’existence d’une autre patinoire à Strasbourg dans les années 1930 : celle du Lawn-Tennis Club de Strasbourg. Malgré l’absence de documentation&amp;lt;ref&amp;gt;Aucune mention n’est faite dans le dossier « Patinoire » aux Archives de l’Eurométropole de Strasbourg.&amp;lt;/ref&amp;gt;, on peut supposer que cette installation éphémère est postérieure à 1933 car le ''Nouveau Journal de Strasbourg'' déplore à cette date le nombre insuffisant de patinoires dans la ville au regard de la fréquentation croissante de l’étang de l’Orangerie&amp;lt;ref&amp;gt;AMS 155 MW 52. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Fondé en 1900, le Lawn-Tennis Club se trouvait jusqu’en 2004 au croisement de la rue Jean Wenger-Valentin et de l’allée des Soupirs au Wacken, à l’emplacement de l’actuelle Maison de la Région, en face du Parc des expositions. On peut imaginer que le club transformait ses courts extérieurs en patinoire lorsque les températures ne permettaient pas de jouer dehors, certainement dans l’objectif de rentabiliser la location des terrains à la municipalité. On observe à plusieurs reprises les bâtiments et les halls d’exposition à l’arrière-plan de la patinoire (00:01:10 et 00:02:57). Au regard de la fréquentation de la patinoire dans le film, le Lawn-Tennis Club était vraisemblablement, lui-aussi, un lieu prisé des patineurs strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une jeunesse aisée qui se montre…''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement à de nombreux films amateurs, cette séquence a certainement été tournée par une personne jeune, ou vraisemblablement par plusieurs personnes jeunes. Nous avons en effet affaire à un groupe d’amis qui s’amuse sur la piste de patinage et se met en scène face à la caméra. Bien que Marcel Meyer soit mentionné comme réalisateur, il n’est certainement pas l’opérateur de ce film, mais il a dû prêter sa caméra à l’un de ses enfants. Etant donné que le film amateur est une pratique encore largement réservée à la bourgeoisie dans les années 1930, il s’agit certainement de jeunes gens issus de cette classe sociale. Marcel Meyer était en effet chirurgien à l’Hôpital Civil. Les vêtements sont également le marqueur de cette appartenance sociale. On observe deux jeunes hommes porter des knickerboxers, pantalons bouffants et serrés au-dessus du genou, ou des pantalons de golf, type de pantalon bouffant qui descend sous le genou. Ces vêtements sont très à la mode dans les années 1930. Par ailleurs, l’une des jeunes femmes portent un pantalon et un pull-over, ce qui constitue une tenue typique de la nouvelle culture des sports d’hiver. Cette jeunesse aisée qui profite des loisirs hivernaux et qui défend également des valeurs d’amitié se trouve au centre du film. Les premiers plans sont très caractéristiques des représentations des bandes de copains car ils montrent le groupe d’amis, jeunes hommes et jeunes femmes confondus, patiner de front, main dans la main, face à la caméra. Tandis que ces plans insistent sur les valeurs d’amitié de groupe, d’autres plans montrent des duos, mettant plutôt en avant la complicité. Cette jeunesse cherche aussi à montrer ses capacités sportives et à filmer ses performances : patiner à toute vitesse, seul ou à deux, faire sembler de manquer la caméra de peu, faire un petit saut sur la glace. Notons qu’il s’agit seulement de performances masculines. Au-delà de l’amitié et de la performance, le ton qui domine ici est clairement celui de l’humour et du gag.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''…et qui s’amuse'''&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
L’objectif de la bande de copains est en effet principalement de tourner un petit film comique en créant des scénettes drôles. Le motif qui est ici investi est celui de la chute sur la glace – situation comique classique et très attendue à la patinoire, mais qui semble toujours fonctionner. Les amis de l’opérateur sont manifestement complices de ce jeu puisqu’ils tournent à plusieurs reprises la tête vers la caméra avant de s’exécuter, comme s’ils attendaient le feu vert du metteur en scène. Ils parlent pendant la chute et lancent finalement des sourires entendus lorsqu’ils sont au sol. La première scène comique (00:00:41) est quelque peu artificielle car l’actrice semble tergiverser et discuter longuement avec l’opérateur avant de bien vouloir simuler une chute sur le postérieur. Elle se décide finalement, à grand renfort de mouvements de bras, et finit par adresser un sourire de satisfaction à la caméra une fois au sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième scène (00:00:55) est, quant à elle, bien mieux orchestrée, ou du moins mieux travaillée au montage car les signes de complicité entre acteurs et opérateurs sont très peu visibles. Cela s’explique d’abord par le scénario qui est plus élaboré - il y a cette fois trois acteurs, contre une seule auparavant – ainsi que l’intervention d’un élément perturbateur extérieur. La chute est en effet provoquée par un jeune homme à lunettes tenant un panneau dans les mains. Le manche du panneau fait tomber les deux personnes se trouvant sur le chemin du jeune homme qui finit par tomber lui-même, entraîné par le mouvement du manche. En regardant le plan une deuxième fois, on se rend compte qu’il s’agit d’une mise en scène et que les patineurs s’amusent à tomber. Les indices sont multiples. Le jeune homme à lunettes, par exemple, jette un coup d’œil en arrière, vers la caméra, avant de s’élancer en direction de ses amis. Ces derniers semblent attendre son arrivée et se décalent même légèrement afin de mieux simuler la collision du panneau avec leurs corps. La jeune femme est la première à se relever, le sourire aux lèvres, tandis que son comparse joue encore le mort au sol. Ces deux situations comiques, qui sont fondées sur la maladresse des corps, constituent donc des gags typiques du cinéma de l’époque. Cet effet cinématographique était en effet très en vogue dans les films des années 1930, par exemple dans le cinéma burlesque de Charlie Chaplin, qui ont certainement influencé notre opérateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', Strasbourg, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, Wiltshire (Grande-Bretagne), 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives de l'Eurométropole de Strasbourg : &lt;br /&gt;
234 MW 417&lt;br /&gt;
853 W 91&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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		<title>Patinage sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg (0052FN0017)</title>
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		<updated>2019-08-15T13:25:14Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Patinage sur les courts du Lawn-Tennis de Strasbourg&lt;br /&gt;
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|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-05-10&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.59854, 7.75936&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Winter sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence donne à voir des jeunes gens qui s’amusent sur les courts extérieurs du Lawn-Tennis de Strasbourg, transformés pour l’hiver en patinoire dans les années 1930.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Un groupe d’une dizaine de jeunes gens, filles et garçons, patinent de front main dans la main sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg. Du monde autour d’eux. Des maisons à l’arrière.&lt;br /&gt;
Plusieurs plans où on les voit en ligne, main dans la main. Des gens circulent autour.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant par la main dessine des cercles au sol.&lt;br /&gt;
Deux jeunes femmes débutantes. Elles regardent la caméra, l’une tombe. &lt;br /&gt;
Un homme avance avec une pancarte en bois et fait tomber deux autres patineurs à terre. Puis il tombe. La femme se relève en souriant.&lt;br /&gt;
Deux hommes se tenant par les mains patinent très vite. On aperçoit les bâtiments du parc des expositions au Wacken. Celui à la cravate fonce vers la caméra et la dépasse.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant les mains en portefeuille patine.&lt;br /&gt;
Un homme patine en tenant deux femmes par la main. Seul il exécute un saut devant la caméra.&lt;br /&gt;
Une main montre une lame de patin au premier plan. Un couple patine vers la caméra et passe sous la lame. Divers plans de patineurs dont un avec des knickerbockers. Une femme se tient à un poteau.&lt;br /&gt;
Deux femmes font la pose à genoux à l’arrière-plan. Elles sont filmées à travers les jambes écartées d’un autre patineur qu’on voit aux bords du champ. Travelling haut vers son visage.&lt;br /&gt;
Le bâtiment du parc des expositions.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Tandis que l’histoire des sports d’hiver commence dans la deuxième partie du XIXe siècle avec la naissance de la société de loisirs et la redécouverte de la montagne, le patinage est une activité hivernale ludique très ancienne, pratiquée en Europe depuis le Moyen-Âge. Pensons au célèbre tableau de Pieter Bruegel ''Paysage d’hiver avec patineurs et trappe aux oiseaux'' (1565) qui montre des patineurs sur un lac dans un village. Comme le ski, le patin à glace est originaire des pays scandinaves où il est un moyen de locomotion ancestral. Cependant, contrairement au ski, il se répand plus tôt en Europe. Réinvesti par les cours royales au XVIIIe siècle, le patinage devient un loisir bourgeois au siècle suivant. On patine alors à la campagne sur des lacs et des cours d’eau gelés, mais aussi en ville sur des canaux. Des clubs de patinage naissent à partir des années 1860 dans les grandes villes européennes où des patinoires artificielles sont rapidement aménagées. Ces nouvelles installations contribuent à démocratiser la pratique au XXe siècle. Des patinoires extérieures dont l’accès est relativement bon marché fleurissent alors dans toutes les villes françaises au cours années 1930.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le patinage à Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Strasbourg, lorsque les conditions climatiques le permettent, les patineurs se retrouvent au début du XXe siècle sur l’Ill à la Petite-France ou sur l’étang de l’Orangerie. Ce dernier est utilisé à partir de l’hiver 1907 par l’association des patineurs de Strasbourg, ''Schlittschuhläuferverein'', qui en assure aussi l’exploitation pour le grand public . L’étang était ouvert au public à partir du moment où la glace atteignait une épaisseur de 15cm. Contre la somme de 2 Francs par adulte et 1 Franc par enfant , tout un chacun pouvait venir patiner. Ce film amateur témoigne de l’existence d’une autre patinoire à Strasbourg dans les années 1930 : celle du Lawn-Tennis Club de Strasbourg. Malgré l’absence de documentation , on peut supposer que cette installation éphémère est postérieure à 1933 car le Nouveau Journal de Strasbourg déplore à cette date le nombre insuffisant de patinoires dans la ville au regard de la fréquentation croissante de l’étang de l’Orangerie . Fondé en 1900, le Lawn-Tennis Club se trouvait jusqu’en 2004 au croisement de la rue Jean Wenger-Valentin et de l’allée des Soupirs au Wacken, à l’emplacement de l’actuelle Maison de la Région, en face du Parc des expositions. On peut imaginer que le club transformait ses courts extérieurs en patinoire lorsque les températures ne permettaient pas de jouer dehors, certainement dans l’objectif de rentabiliser la location des terrains à la municipalité. On observe à plusieurs reprises les bâtiments et les halls d’exposition à l’arrière-plan de la patinoire.Au regard de la fréquentation de la patinoire dans le film, le Lawn-Tennis Club était vraisemblablement, lui-aussi, un lieu prisé des patineurs strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''…et qui s’amuse'''&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
L’objectif de la bande de copains est en effet principalement de tourner un petit film comique en créant des scénettes drôles. Le motif qui est ici investi est celui de la chute sur la glace – situation comique classique et très attendue à la patinoire, mais qui semble toujours fonctionner. Les amis de l’opérateur sont manifestement complices de ce jeu puisqu’ils tournent à plusieurs reprises la tête vers la caméra avant de s’exécuter, comme s’ils attendaient le feu vert du metteur en scène. Ils parlent pendant la chute et lancent finalement des sourires entendus lorsqu’ils sont au sol. La première scène comique (00:00:41) est quelque peu artificielle car l’actrice semble tergiverser et discuter longuement avec l’opérateur avant de bien vouloir simuler une chute sur le postérieur. Elle se décide finalement, à grand renfort de mouvements de bras, et finit par adresser un sourire de satisfaction à la caméra une fois au sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième scène (00:00:55) est, quant à elle, bien mieux orchestrée, ou du moins mieux travaillée au montage car les signes de complicité entre acteurs et opérateurs sont très peu visibles. Cela s’explique d’abord par le scénario qui est plus élaboré - il y a cette fois trois acteurs, contre une seule auparavant – ainsi que l’intervention d’un élément perturbateur extérieur. La chute est en effet provoquée par un jeune homme à lunettes tenant un panneau dans les mains. Ce manche fait tomber les deux personnes se trouvant sur le chemin du jeune homme qui finit par tomber lui-même, entraîné par le mouvement du manche. En regardant le plan une deuxième fois, on se rend compte qu’il s’agit d’une mise en scène et que les patineurs s’amusent à tomber. Les indices sont multiples. Le jeune homme à lunettes, par exemple, jette un coup d’œil en arrière, vers la caméra, avant de s’élancer en direction de ses amis. Ces derniers semblent attendre son arrivée et se décalent même légèrement afin de mieux simuler la collision du panneau avec leurs corps. La jeune femme est la première à se relever, le sourire aux lèvres, tandis que son comparse joue encore le mort au sol.Ces deux situations comiques, qui sont fondées sur la maladresse des corps, constituent donc des gags typiques du cinéma de l’époque. Cet effet cinématographique était en effet très en vogue dans les films des années 1930, par exemple dans le cinéma burlesque de Charlie Chaplin, qui ont certainement influencé notre opérateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', Strasbourg, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, Wiltshire (Grande-Bretagne), 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives de l'Eurométropole de Strasbourg : &lt;br /&gt;
234 MW 417&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
853 W 91&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
155 MW 52&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Patinage_sur_les_courts_du_lawn-tennis_de_Strasbourg_(0052FN0017)&amp;diff=11395</id>
		<title>Patinage sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg (0052FN0017)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Patinage_sur_les_courts_du_lawn-tennis_de_Strasbourg_(0052FN0017)&amp;diff=11395"/>
		<updated>2019-06-26T13:35:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Patinage sur les courts du Lawn-Tennis de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Meyer&lt;br /&gt;
|idSupport=0052FN0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Meyer, Marcel&lt;br /&gt;
|apercu=Fonds_Meyer_©_Patinage.jpeg&lt;br /&gt;
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Plusieurs plans où on les voit en ligne, main dans la main. Des gens circulent autour.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant par la main dessinent des cercles au sol.&lt;br /&gt;
Deux jeunes femmes débutantes. Elles regardent la caméra, l’une tombe. &lt;br /&gt;
Un homme avance avec une pancarte en bois et fait tomber deux autres patineurs à terre. Puis lui-même tombe. La femme se relève en souriant.&lt;br /&gt;
Deux hommes se tenant par les mains patinent très vite. On aperçoit les bâtiments du parc des expositions au Wacken. Celui à la cravate fonce vers la caméra et la dépasse.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant les mains en portefeuille patine.&lt;br /&gt;
Un homme patine en tenant deux femmes par la main. Seul il exécute un saut devant la caméra.&lt;br /&gt;
Une main montre une lame de patin au premier plan. Un couple patine vers la caméra et passe sous la lame. Divers plans de patineurs dont un avec des knickerbockers. Une femme se tient à un poteau.&lt;br /&gt;
Deux femmes font la pose à genoux à l’arrière-plan. Elles sont filmées à travers les jambes écartées d’un autre patineur qu’on voit aux bords du champ. Travelling haut vers son visage.&lt;br /&gt;
Le bâtiment du parc des expositions.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Tandis que l’histoire des sports d’hiver commence dans la deuxième partie du XIXe siècle avec la naissance de la société de loisirs et la redécouverte de la montagne, le patinage est une activité hivernale ludique très ancienne, pratiquée en Europe depuis le Moyen-Âge. Pensons au célèbre tableau de Pieter Bruegel ''Paysage d’hiver avec patineurs et trappe aux oiseaux'' (1565) qui montre des patineurs dans un village. Comme le ski, le patin à glace est originaire des pays scandinaves où il est un moyen de locomotion ancestral. Cependant, contrairement au ski, il se répand plus tôt en Europe. Réinvesti par les cours royales au XVIIIe siècle, le patinage devient un loisir bourgeois au siècle suivant. On patine alors à la campagne sur des lacs et des cours d’eau gelés, mais aussi en ville sur des canaux. Des clubs de patinage naissent à partir des années 1860 dans les grandes villes européennes où on commence rapidement à aménager des patinoires artificielles. Ces nouvelles installations contribuent à démocratiser la pratique au XXe siècle. Des patinoires extérieures dont l’accès est relativement bon marché fleurissent alors dans toutes les villes françaises au cours années 1930.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''…et qui s’amuse'''&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
L’objectif de la bande de copains est en effet principalement de tourner un petit film comique en créant des scènettes. Le motif qui est ici investi est celui de la chute sur la glace – situation comique classique et très attendue à la patinoire, mais qui semble toujours fonctionner. Les amis de l’opérateur sont manifestement complices de ce jeu puisqu’ils tournent à plusieurs reprises la tête vers la caméra avant de s’exécuter, comme s’ils attendaient le feu vert du metteur en scène. Ils parlent pendant la chute et lancent finalement des sourires entendus lorsqu’ils sont au sol. La première scène comique (00:00:41) est quelque peu artificielle car l’actrice semble tergiverser et discuter longuement avec l’opérateur avant de bien vouloir simuler une chute sur le postérieur. Elle se décide finalement, à grand renfort de mouvements de bras, et finit par adresser à la caméra un sourire de satisfaction lorsqu’elle se trouve sur le sol. &lt;br /&gt;
La deuxième scène (00:00:55) est, quant à elle, bien mieux orchestrée, ou du moins mieux travaillée au montage car les signes de complicité entre acteurs et opérateurs sont très peu visibles. Cela s’explique d’abord par le scénario qui est plus élaboré - il y a cette fois trois acteurs, contre une seule auparavant - et l’intervention d’un élément perturbateur extérieur. La chute est en effet provoquée par un jeune homme à lunettes tenant un panneau dans les mains. La longueur du manche fait tomber deux personnes se trouvant sur le chemin du jeune homme qui finit par tomber lui-même, entraîné par le mouvement du panneau. En regardant la scène une deuxième fois, on se rend compte qu’il s’agit d’une mise en scène et que les patineurs s’amusent à tomber. Les indices sont multiples. Le jeune homme à lunettes, par exemple, jette un coup d’œil en arrière, vers la caméra, avant de s’élancer en direction de ses amis. Ces derniers semblent attendre son arrivée et se décalent même légèrement afin de mieux simuler la collision du panneau avec leurs corps. La jeune femme est la première à se relever, le sourire aux lèvres, tandis que son comparse joue encore le mort au sol. Ces deux situations comiques, qui sont fondées sur la maladresse des corps, constituent ainsi des gags. Cet effet cinématographique était alors très en vogue dans les films des années 1930, notamment chez Charlie Chaplin, qui a influencé une grande partie de la jeunesse, notamment notre opérateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', Strasbourg, 2001&lt;br /&gt;
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JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, Wiltshire (Grande-Bretagne), 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives de l'Eurométropole de Strasbourg : &lt;br /&gt;
234 MW 417&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
853 W 91&lt;br /&gt;
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		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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		<title>Patinage sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg (0052FN0017)</title>
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		<updated>2019-06-26T13:19:54Z</updated>

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Plusieurs plans où on les voit en ligne, main dans la main. Des gens circulent autour.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant par la main dessinent des cercles au sol.&lt;br /&gt;
Deux jeunes femmes débutantes. Elles regardent la caméra, l’une tombe. &lt;br /&gt;
Un homme avance avec une pancarte en bois et fait tomber deux autres patineurs à terre. Puis lui-même tombe. La femme se relève en souriant.&lt;br /&gt;
Deux hommes se tenant par les mains patinent très vite. On aperçoit les bâtiments du parc des expositions au Wacken. Celui à la cravate fonce vers la caméra et la dépasse.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant les mains en portefeuille patine.&lt;br /&gt;
Un homme patine en tenant deux femmes par la main. Seul il exécute un saut devant la caméra.&lt;br /&gt;
Une main montre une lame de patin au premier plan. Un couple patine vers la caméra et passe sous la lame. Divers plans de patineurs dont un avec des knickerbockers. Une femme se tient à un poteau.&lt;br /&gt;
Deux femmes font la pose à genoux à l’arrière-plan. Elles sont filmées à travers les jambes écartées d’un autre patineur qu’on voit aux bords du champ. Travelling haut vers son visage.&lt;br /&gt;
Le bâtiment du parc des expositions.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Tandis que l’histoire des sports d’hiver commence dans la deuxième partie du XIXe siècle avec la naissance de la société de loisirs et la redécouverte de la montagne, le patinage est une activité hivernale ludique très ancienne, pratiquée en Europe depuis le Moyen-Âge. Pensons au célèbre tableau de Pieter Bruegel Paysage d’hiver avec patineurs et trappe aux oiseaux (1565) qui montre des patineurs dans un village. Comme le ski, le patin à glace est originaire des pays scandinaves où il est un moyen de locomotion ancestral. Cependant, contrairement au ski, il se répand plus tôt en Europe. Réinvesti par les cours royales au XVIIIe siècle, le patinage devient un loisir bourgeois au siècle suivant. On patine alors à la campagne sur des lacs et des cours d’eau gelés, mais aussi en ville sur des canaux. Des clubs de patinage naissent à partir des années 1860 dans les grandes villes européennes où on commence rapidement à aménager des patinoires artificielles. Ces nouvelles installations contribuent à démocratiser la pratique au XXe siècle. Des patinoires extérieures dont l’accès est relativement bon marché fleurissent alors dans toutes les villes françaises au cours années 1930.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''…et qui s’amuse'''&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
L’objectif de la bande de copains est en effet principalement de tourner un petit film comique en créant des scénettes. Le motif qui est ici investi est celui de la chute sur la glace – situation comique classique et très attendue à la patinoire, mais qui semble toujours fonctionner. Les amis de l’opérateur sont manifestement complices de ce jeu puisqu’ils tournent à plusieurs reprises la tête vers la caméra avant de s’exécuter, comme s’ils attendaient le feu vert du metteur en scène. Ils parlent pendant la chute et lancent finalement des sourires entendus lorsqu’ils sont au sol. La première scène comique (00:00:41) est quelque peu artificielle car l’actrice semble tergiverser et discuter longuement avec l’opérateur avant de bien vouloir simuler une chute sur le postérieur. Elle se décide finalement, à grand renfort de mouvements de bras, et finit par adresser à la caméra un sourire de satisfaction lorsqu’elle se trouve sur le sol. &lt;br /&gt;
La deuxième scène (00 :00 :55) est, quant à elle, bien mieux orchestrée, ou du moins mieux travaillée au montage car les signes de complicité entre acteurs et opérateurs sont très peu visibles. Cela s’explique d’abord par le scénario qui est plus élaboré - il y a cette fois trois acteurs, contre une seule auparavant - et l’intervention d’un élément perturbateur extérieur. La chute est en effet provoquée par un jeune homme à lunettes tenant un panneau dans les mains. La longueur du manche fait tomber deux personnes se trouvant sur le chemin du jeune homme qui finit par tomber lui-même, entraîné par le mouvement du panneau. En regardant la scène une deuxième fois, on se rend compte qu’il s’agit d’une mise en scène et que les patineurs s’amusent à tomber. Les indices sont multiples. Le jeune homme à lunettes, par exemple, jette un coup d’œil en arrière, vers la caméra, avant de s’élancer en direction de ses amis. Ces derniers semblent attendre son arrivée et se décalent même légèrement afin de mieux simuler la collision du panneau avec leurs corps. La jeune femme est la première à se relever, le sourire aux lèvres, tandis que son comparse joue encore le mort au sol. Ces deux situations comiques, qui sont fondées sur la maladresse des corps, constituent ainsi des gags. Cet effet cinématographique était alors très en vogue dans les films des années 1930, notamment chez Charlie Chaplin, qui a influencé une grande partie de la jeunesse, notamment notre opérateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', Strasbourg, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, Wiltshire (Grande-Bretagne), 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives de l'Eurométropole de Strasbourg : 234 MW 417&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
853 W 91&lt;br /&gt;
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		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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		<title>Hommage à Robert Redslob par le Club Vosgien (0083FI0002)</title>
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		<updated>2019-06-18T15:24:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=27 septembre 1970 au Grand Ballon. Inauguration d’une plaque commémorative en l’honneur de Robert Redslob, président du Club Vosgien de 1935 à 1962.&lt;br /&gt;
|Description_fr=File continue de randonneurs sur un sentier à flanc de montagne. Arrivée au sommet où attend déjà une foule assise dans l’herbe près d’un groupe de rocher. Plan serré sur quatre enfants en costumes traditionnels alsaciens, un drapeau français recouvre la plaque commémorative. Plan sur les personnes au premier rang devant le rocher, il y a surtout des hommes d’un certain âge qui portent des costumes. Contre-plongée sur les randonneurs venus assistés à l’inauguration et assis à flanc de colline. Levée du drapeau par un officiel, dévoilant la plaque commémorative en l’honneur de Robert Redslob. Un photographe de dos au premier plan. Gros plan sur la plaque commémorative entourée des enfants, on peut lire «Le Club Vosgien au Doyen Robert Redslob qui a présidé  à ses destinées de 1935 à 1962 et a su magnifier par ses écrits l’inaltérable beauté de la montagne vosgienne, en témoignage de profonde reconnaissance ». Plan sur le chalet-hôtel du Grand Ballon, au bord de la route des crêtes. Des voitures sont garées le long de la route. Beaucoup de monde est présent pour l’occasion.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Robert Redslob (1882-1962), figure locale et universitaire par-delà les frontières'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Médaillon_et_plaque_commémorative_Robert_Redslob._Source_-_vignette_MIRA.png|vignette|Plaque commémorative et médaillon Robert Redslob au Grand Ballon. Source : MIRA]]&lt;br /&gt;
L’inauguration d’une plaque commémorative en l’honneur de Robert Redslob sur les pentes du Grand Ballon témoigne de l’importance de cet homme pour l’association et de l’envergure du personnage en Alsace et au-delà. Passionné par la nature et très engagé dans la vie locale, Robert Redslob a présidé le Club Vosgien de 1935 jusqu’à son décès en 1962. Mais cette figure alsacienne était aussi un professeur de droit reconnu en Europe. Né à Strasbourg en 1882 dans une famille protestante, il enseigne d’abord en Allemagne avant de retourner à Strasbourg lorsque l’Alsace est rattachée à la France. Après avoir suivi l’Université de Strasbourg en exil à Clermont-Ferrand durant l’occupation, Robert Redslob devient Doyen de la Faculté de droit en 1945. Il a beaucoup écrit sur les relations entre la France et l’Allemagne, ainsi que sur son rapport à la nation en tant qu’Alsacien. Comme le souligne Armel Le Divellec, « sa réconciliation intime avec l’Allemagne prendra du temps : invité dans de nombreux pays européens dans l’entre-deux-guerres, il ne retournera outre-Rhin que dans les années cinquante. La perspective change alors et il semble bien croire à la réconciliation franco-allemande, dans le cadre de l’unification de l’Europe […] »&amp;lt;ref&amp;gt;LE DIVELLEC Armel, « Robert Redslob (1882-1962) : l’itinéraire original d’un universitaire alsacien « entre la France et l’Allemagne » », ''Bulletin – Société des Amis des Universités de l’Académie de Strasbourg'', 2004, p.88&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Au-delà de la question de l’appartenance nationale, c’est bien sûr l’attachement de Robert Redslob à sa terre natale et aux Vosges que l’on observe dans cette séquence. La présence d’enfants en costumes traditionnels lors de la cérémonie en témoigne bien. Le Club Vosgien prend la décision de rendre hommage à son ancien président en 1968, soit six ans après son décès. Après consultation de l’ensemble des sections, le choix est fait d’apposer une plaque commémorative au Grand Ballon, sur un rocher situé entre le sommet et la Route des Crêtes. L’association fait pour l’occasion appel au célèbre sculpteur strasbourgeois René Hetzel qui est chargé de représenter Robert Redslob d’après un médaillon offert par la Faculté de droit de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Grand Ballon, lieu symbolique des Vosges''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Grand Hotel du 'Club Vosgien' (...)Weber Alfred btv1b102046627.jpg|vignette|gauche|Grand Hôtel du Club Vosgien - 1924. Source : www.numistral.fr / Bibliothèque nationale et universitaire de France]]Ce n’est pas un hasard si la plaque commémorative a été apposée sur les pentes du plus haut sommet des Vosges. Culminant à 1424 mètres d’altitude, le Grand Ballon d’Alsace est un haut lieu touristique des Vosges depuis la fin du XIXe siècle. Le tourisme pédestre se développe en effet à cette époque auprès des élites urbaines alsaciennes grâce à l’extension du réseau ferroviaire secondaire et aux associations telles que le Club Vosgien. Fondé en 1872 avec l’objectif principal de baliser et entretenir des sentiers, il œuvre aussi à la construction de refuges de montagne. C’est ainsi que la section de Guebwiller fait ériger en 1887 la première auberge-refuge au Grand-Ballon pour accueillir les nombreux touristes. Totalement détruit par les troupes allemandes lors de la Première Guerre mondiale, l’hôtel est inauguré dans son format actuel en 1923. La proximité du chalet-hôtel, que l’on aperçoit très brièvement à la fin de la séquence, constitue donc aussi une raison purement pratique de l’organisation de la cérémonie au Grand Ballon. A cette occasion, un sentier à son départ a spécialement été balisé. On le distingue très nettement dans le premier panorama gauche sur la file continue de randonneurs. Il mène au rocher en une dizaine de minutes à pied selon un membre du Club Vosgien. &lt;br /&gt;
Au-delà de ces considérations pratiques, le choix d’apposer un mémoriel en l’honneur de Robert Redslob au Grand Ballon est avant tout symbolique. Sur la plaque commémorative, on peut lire : « Le Club Vosgien au Doyen Robert Redslob qui a présidé  à ses destinées de 1935 à 1962 et a su magnifier par ses écrits l’inaltérable beauté de la montagne vosgienne, en témoignage de profonde reconnaissance ». Passionné par la littérature, Robert Redslob a en effet écrit de nombreux ouvrages au sujet des Vosges. Le Grand Ballon occupe une place toute particulière, notamment dans ''Sur les sentiers des Vosges'' où de nombreux chapitres lui sont consacrés. Dans « La magie du Grand Ballon », il écrit « Un lever de soleil au Ballon, c’est l’illumination d’une partie de l’Europe. Comment décrire ce spectacle ? Une vague lueur surgit des brumes argentées qui couvrent la plaine. On dirait un accord de harpes qui s’élève d’un orchestre caché dans le fond d’un théâtre. Quelques sommets flamboient, comme à l’époque où nos ancêtres allumaient des feux sur les hauts plateaux pour signaler l’approche de l’ennemi. Un rayon touche de sa caresse quelques fermes qui s’égrènent sur le flanc de la montagne. Le cri du coq retentit comme un coup de clairon. La Forêt-Noire, rideau derrière lequel le dieu s’apprête à faire son ascension triomphale, prend une couleur toujours plus sombre, tandis que sur les contours de ses crêtes des traits de lumière scintillent comme des aiguilles d’or. Un nuage qui plane sur le Rhin s’empourpre, et s’ourle de feu. »&amp;lt;ref&amp;gt;REDSLOB Robert, ''Sur les sentiers des Vosges'', Woerth, 1954, p.80-81&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une cérémonie qui regroupe officiels et anonymes''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie hommage organisée le 27 septembre 1970 attire beaucoup de monde, officiels, journalistes, randonneurs et curieux. Il faut tout d’abord noter la présence d’anonymes, membres du Club Vosgien ou randonneurs du dimanche. La météo particulièrement radieuse de ce dimanche explique certainement une foule aussi nombreuse. La plupart des spectateurs a dû faire l’ascension, comme en témoigne leur équipement : chaussures de marche, chaussettes hautes et autres chapeaux montagnards. Mais les tenues de ville – un témoin parle de membres du Club Vosgien « endimanchés »&amp;lt;ref&amp;gt; STINTZI P., « Hommage du Club Vosgien au doyen Robert Redslob », ''Les Vosges'', revue de tourisme éditée trimestriellement par le Club Vosgien, n°4, 1970, p. 4&amp;lt;/ref&amp;gt; - indiquent qu’une partie du public est venue spécialement pour l’occasion par la route des crêtes. Le Grand Ballon est en effet accessible en voiture depuis la construction de cette voie de transport durant la Première Guerre mondiale. C’est aussi par la route que les nombreux officiels se sont rendus au Grand Ballon pour rendre hommage à Robert Redslob. Les dirigeants de toutes les sections de l’Est (Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle, Meurthe-et-Moselle, Vosges) sont présents, ainsi que des représentants d’associations de randonnée allemande et suisse. Les personnalités de la région et hommes politiques locaux ont également fait le déplacement en nombre : le conseiller général, le Doyen de la Faculté de Droit et des Sciences politiques et économiques, les maires des villages proches, l’Inspecteur général des eaux et forêts et bien d’autres. On aperçoit au dernier rang de ce groupe d’officiels des hommes vêtus de vestons rouges et de chapeaux noirs. Il s’agit en effet de membres du Rallye Trompes des Vosges, formation musicale de trompes de chasse créée en 1957 dans le petit village de Fellering&amp;lt;ref&amp;gt;Voir site internet de la formation musicale actuelle : http://www.rallyetrompesdesvosges.com/&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui assurent l’ouverture musicale de la cérémonie. Dans la masse des officiels se trouve également le commandant de la compagnie de gendarmerie de Thann, facilement reconnaissable par son képi. Par ailleurs, les journalistes sont venus couvrir l’événement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un reporter amateur'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’opérateur semble lui-même s’être glissé parmi eux puisqu’il se trouve au premier rang, juste derrière un photographe. Hippolyte Laemmel filme en effet la cérémonie à la manière d’un reporter, choisissant ses plans et angles de vue. Il plante tout d’abord le décor en filmant le public et l’environnement dans des plans larges puis restitue les principales étapes de l’hommage grâce à des plans plus serrés. L’apparition furtive du chalet-hôtel du Grand Ballon où est rassemblé le public à la fin de la séquence s’explique en effet par l’organisation d’un vin d’honneur à l’issue de la cérémonie. Hippolyte Laemmel, qui connaît les codes du cinéma, construit ainsi, à l’aide des images, un vrai discours journalistique. Le panorama sur la file continue de randonneurs faisant l’ascension et la contre-plongée sur les spectateurs assis à flanc de colline contribuent par exemple à renforcer l’impression de foule. Le plan assez long sur le drapeau tricolore nous rappelle enfin que l’opérateur a combattu pour la France durant la Seconde Guerre mondiale. Hippolyte Laemmel procède de la même manière dans l’autre séquence qu’il nous a laissée sur le centenaire de l’association en 1972, laissant à croire qu’il a un lien particulier avec le Club Vosgien.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=RICHEZ Jean-Claude, « Les Vosges comme espace de loisir au XIXe siècle », dans : RAUCH André (dir.), ''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle'', Revue EPS ; Strasbourg : Centre de recherches européennes en éducation corporelle, 1994, p.91-102&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RICHEZ Jean-Claude, STRAUSS Léon, « Promenades et excursions dominicales des ouvriers alsaciens avant la Seconde Guerre mondiale », dans : RAUCH André (dir.), ''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle'', Revue EPS ; Strasbourg : Centre de recherches européennes en éducation corporelle, 1994, p.79-89&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RICHEZ Jean-Claude, STRAUSS Léon, « Tradition et renouvellement des pratiques de loisirs en milieu ouvrier dans l’Alsace des années 1930 », ''Revue d’Alsace'', n°113, 1987, Strasbourg, p.217-237&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HERGE Louis, « Notre histoire », Site internet du Chalet-hôtel du Grand Ballon. Disponible sur : https://chalethotel-grandballon.com/ [consulté le 28/02/2019]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HUCK Joseph Louis (dir.), ''Les Vosges et le Club Vosgien : autour d’un centenaire, 1872-1972'', Strasbourg, Club Vosgien, 1972&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
STINTZI P., « Hommage du Club Vosgien au doyen Robert Redslob », ''Les Vosges'', revue de tourisme éditée trimestriellement par le Club Vosgien, n°4, 1970, p.3-8&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cent ans du Club vosgien, du Grand au Petit Ballon : histoire, étymologie, géologie, économie, botanique'', Club Vosgien, Guebwiller, 1972&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE DIVELLEC Armel, ''Robert Redslob (1882-1962) : l’itinéraire original d’un universitaire alsacien « entre la France et l’Allemagne »'', Bulletin – Société des Amis des Universités de l’Académie de Strasbourg, 2004, p.79-89&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REDSLOB Robert, ''Sur les sentiers des Vosges'', Woerth, 1954&lt;br /&gt;
|descripteurs=Randonnée; Club Vosgien&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Fichier:LFS04996 Fasnacht Lörrach.jpg</title>
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		<updated>2019-06-06T12:39:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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		<title>Frankreichfeldzug (LFS07498)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:29:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS07498&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58325, 7.75095&lt;br /&gt;
|thematique=Borders@ War@ Second World War : German occupation - Annexation of Alsace&lt;br /&gt;
|Resume_de=Soldaten der deutschen Wehrmacht in Straßburg: u.a. Besichtigung des Straßburger Münster; Verladen von beschlagnahmten Gebrauchsgütern und Hausrat auf Lastwagen.&lt;br /&gt;
|Description_de=Soldaten besichtigen das Straßburger Münster; Schwenk über die Stadt; Fahrtaufnahme aus dem Auto; Soldaten laden Fahrräder von einem Lastwagen; Soldat, im Hintergrund Brücke; Fahrt von Autos über eine Behelfsbrücke; Schwenk über kriegszerstörte Häuser; Schwenk durch Innenraum (dunkel); Raum mit beschlagnahmtem Hausrat; Soldat schleppt Nähmaschine; Soldaten beladen Lastwagen mit Hausrat (v.E.); &lt;br /&gt;
TC: 10:12:01:17: &lt;br /&gt;
Offizier und Soldaten vor einem Gebäude; L'Aubette, Place Kleber mit Denkmal von Jean-Baptiste Kleber; Schild &amp;lt;Beratungsstelle der NSDAP Abt. Mutter u. Kind&amp;gt;; Büro, Männer am Schreibtisch; Soldaten steigen in Auto ein; Schwenk durch Büro (dunkel); Schild &amp;lt;Heilstube&amp;gt;; Schwenk durch Raum mit Bett und Waschbecken; Soldaten mit Spaten gehen über Hof; Schild &amp;lt;Dienststelle der Feldpost No 33971&amp;gt;; Soldat als Wache am Eingang einer Fabrik; Soldaten mit Spaten; Männer mit entblößtem Oberkörper bei der Arbeit; Soldat streichelt Hund; Innenraum (dunkel). //&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS07498_Frankreichfeldzug.jpg&amp;diff=11209</id>
		<title>Fichier:LFS07498 Frankreichfeldzug.jpg</title>
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		<updated>2019-06-06T12:28:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bauarbeiten_am_Rhein_im_alten_Pionierhafen_in_Maxau_(LFS07453)&amp;diff=11208</id>
		<title>Bauarbeiten am Rhein im alten Pionierhafen in Maxau (LFS07453)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:28:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Bauarbeiten am Rhein im alten Pionierhafen in Maxau&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS07453&lt;br /&gt;
|dateDebut=1965&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS07453_Bauarbeiten.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS07453_Bauarbeiten.jpg&amp;diff=11207</id>
		<title>Fichier:LFS07453 Bauarbeiten.jpg</title>
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		<updated>2019-06-06T12:27:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Panzer_Freiburger_Wierebahnhof_(LFS06317)&amp;diff=11206</id>
		<title>Panzer Freiburger Wierebahnhof (LFS06317)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:27:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Panzer Freiburger Wierebahnhof&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS06317&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=LFS_006317_Panzer_Freiburger_Wiehrebahnhof&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:22:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS06317_Panzer.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Wiehrebahnhof Freiburg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.98475, 7.85034&lt;br /&gt;
|thematique=Borders@ War@ Second World War : German occupation - Annexation of Alsace&lt;br /&gt;
|Resume_de=Abtransport von Personenkraftwagen und Lastwagen mit dem Zug vom Freiburger Wiehrebahnhof; Panzerkonvoi durch Freiburg und Verladung.&lt;br /&gt;
|Description_de=Die Panzer gehören zur Gruppe Guderian auf dem Rückmarsch von Frankreich: Am 15. Oktober 1935 wurde Hein Guderian (* 17. Juni 1888, Kulm - † 14. Mai 1954, Schwangau bei Füssen) zum Kommandeur der neu gebildeten 2. Panzer-Division in Würzburg ernannt. Als solcher wurde er am 1. August 1936 zum Generalmajor befördert. Am 1. Februar 1938 wurde er zum Generalleutnant befördert. Als solcher wurde er am 4. Februar 1938 zum General des XVI. Armeekorps ernannt. Am 1. November 1938 wurde er zum General der Panzertruppen befördert. Am 20. November 1938 wurde Guderian zum Chef der schnellen Truppen im Oberkommando des Heeres ernannt. Im Sommer 1939 wurde er zum Kommandierenden General des XIX. Armeekorps ernannt. Als solcher nahm Guderian bei der Heeresgruppe Nord am Polenfeldzug teil. Ihm wurden bereits in den ersten Wochen die Spangen zu seinen Eisernen Kreuzen verliehen. Für die Leistungen seines Korps wurde er am 27. Oktober 1939 mit dem Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes ausgezeichnet. 1940 nahm er dann mit seinem Korps bei der Heeresgruppe A am Frankreichfeldzug teil. In der zweiten Phase des Frankreichfeldzuges wurde sein Panzerkorps zur Gruppe Guderian erweitert. Der von ihm entwickelte Einsatz geschlossener Panzerverbände bewährte sich hier. Am 19. Juli 1940 wurde er zum Generaloberst befördert. Zu Beginn des Russlandfeldzuges führte er dann die Panzergruppe 2 beim Angriff auf Mittelrussland. Mit seiner Panzergruppe trug Guderian wesentlich zu den Siegen bei Kiew, Orel und Brjansk bei. Am 17. Juli 1941 wurde ihm das Eichenlaub zum Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes verliehen. //&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS06317_Panzer.jpg&amp;diff=11205</id>
		<title>Fichier:LFS06317 Panzer.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS06317_Panzer.jpg&amp;diff=11205"/>
		<updated>2019-06-06T12:26:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Nach_Hause_(LFS_06056_5)&amp;diff=11204</id>
		<title>Nach Hause (LFS 06056 5)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Nach_Hause_(LFS_06056_5)&amp;diff=11204"/>
		<updated>2019-06-06T12:25:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Nach Hause&lt;br /&gt;
|sous-titre=Familienfilme Martin&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS 06056 5&lt;br /&gt;
|dateDebut=1927&lt;br /&gt;
|dateFin=1930&lt;br /&gt;
|video=LFS_06056_5_Nach_Hause&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:02:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=35 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS06317_5_Nach Hause.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Freiburg i.B.&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.97665, 7.83343&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_de=Witzig inszenierter Familienfilm mit Hochzeit, zum Teil viragiert.&lt;br /&gt;
|Description_de=Halbnahe: zwei Frauen lachen in die Kamera. Totale: ein Wald, eine Gruppe von Leuten in Mänteln schwingen untergehakt hin und her, laufen im Gänsemarsch. / Totale: Ein Wald im Winter: zwei Frauen laufen auf die Kamer zu und kommen zu einem Aussichtplatz. Schwenk über ein Tal. Weitere Einstellungen vom Wald.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS06317_5_Nach_Hause.jpg&amp;diff=11203</id>
		<title>Fichier:LFS06317 5 Nach Hause.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS06317_5_Nach_Hause.jpg&amp;diff=11203"/>
		<updated>2019-06-06T12:23:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Winter_(LFS_06056_4)&amp;diff=11202</id>
		<title>Winter (LFS 06056 4)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:23:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Winter&lt;br /&gt;
|sous-titre=Familienfilme Martin&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS 06056 4&lt;br /&gt;
|dateDebut=1927&lt;br /&gt;
|dateFin=1930&lt;br /&gt;
|video=LFS_06056_4_Winter&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:01:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=35 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS06056_4_Winter.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Freiburg i.B.&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.97366, 7.86227&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_de=Zwei Frauen spazieren durch einen verschneiten Wald.&lt;br /&gt;
|Description_de=Halbnahe: zwei Frauen lachen in die Kamera. Totale: ein Wald, eine Gruppe von Leuten in Mänteln schwingen untergehakt hin und her, laufen im Gänsemarsch. / Totale: Ein Wald im Winter: zwei Frauen laufen auf die Kamer zu und kommen zu einem Aussichtplatz. Schwenk über ein Tal. Weitere Einstellungen vom Wald.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Fichier:LFS06056 4 Winter.jpg</title>
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		<updated>2019-06-06T12:22:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rosenmontagsumzug_(LFS_06056_3)&amp;diff=11200</id>
		<title>Rosenmontagsumzug (LFS 06056 3)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:21:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rosenmontagsumzug&lt;br /&gt;
|sous-titre=Familienfilme Martin&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS 06056 3&lt;br /&gt;
|dateDebut=1928&lt;br /&gt;
|video=LFS_06056_3_Rosenmontagsumzug&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:04:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=35 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS06056_3_Rosenmontagszug.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Freiburg i.B.&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.99505, 7.84556&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_de=Rosenmontagsumzug in Freiburg 1928.&lt;br /&gt;
|Description_de=Totale: Freiburg Innenstadt, ein Umzug am Rosenmontag (vermutlich) am 16. Februar 1928 zieht durch die Straßen, vorneweg zwei Reiter in badischen Uniform, es folgen Trommler, ein Blasorchester. / Männer in historischen Uniformen der Badischen Soldaten und Gewehren über der Schulter, vorne weg die badische Fahne. / Halbtotale: Bahnsteig des Bahnhofs Freiburg Wiehre, eine große Menschenmenge wartet am Bahnsteig, sechs Männer in historischen Soldatenkostümen kommen nacheinander ins Bild. / Halbnahe: ein Bahnwärter übergibt ein Ticket an einen jungen Mann, viele Wartende stehen dahinter. / Halbtotale: die Soldaten ziehen noch einmal am Bahnsteig entlang, hinter ihnen her laufen alle Menschen, die zuvor am gewartet haben, vereinzelt tragen sie spezielle Mützen und scheinen zu singen. Am Ende folgen noch einmal zwei badische Soldaten. / Totale: Der Zug fährt ab, viele Menschen winken aus dem Zug, zwei der Soldaten stehen auf dem Trittbrett des Abteils und weitere auf dem Absatz des letzten Abteils. / Innenstadt von Freiburg: eine große Menschenmenge steht an den Straßen, der Umzug zieht vorüber: Harlekine und die Gruppe der badischen Soldaten in historischen Kostümen wieder mit geschulterten Gewehren. / Totale: Auf einem Platz versammeln sich die Soldaten und stellen sich in Zweierreihe auf. Die Soldaten marschieren vor dem Freiburger Theater vorüber, auf der Freitreppe ist ein Thron aufgestellt. / Totale: Vor dem Haupttor des Theaters ziehen Reiter vorbei, um den Thron herum stehen Männer in Kostümen, vermutlich Karnevalsfürsten. Im Hintergrund eine Kanone an. Die badischen Soldaten kommen von rechts ins Bild. Ein Reiter galoppiert auf die Freitreppe zu und dreht wieder um. Die Soldaten werden von den Karnevalsfürsten begrüßt.&lt;br /&gt;
Totale aus der Vogelperspektive: Blick auf die Straße, viele Manschen stehen am Straßenrand es fahren verschieden geschmückte und unterschiedlich gestaltet Wagen vorüber, dahinter laufen unterschiedliche Fasnetgruppen. Luftschlangen fallen vom Himmel; die badischen Soldaten ziehen vorüber, eine Blaskappelle, ein Zug der Bäcker, kleine Häuser, eine riesige Assel auf einer Pferdekutsche, weiter Pferdewagen.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS06056_3_Rosenmontagszug.jpg&amp;diff=11199</id>
		<title>Fichier:LFS06056 3 Rosenmontagszug.jpg</title>
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		<updated>2019-06-06T12:20:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Zeppelin_und_Autow%C3%A4sche_(LFS_06056_2)&amp;diff=11198</id>
		<title>Zeppelin und Autowäsche (LFS 06056 2)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:18:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Zeppelin und Autowäsche&lt;br /&gt;
|sous-titre=Familienfilme Martin&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS 06056 2&lt;br /&gt;
|dateDebut=1927&lt;br /&gt;
|dateFin=1930&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:45&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=35 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS06056_2_TZeppelin.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Freiburg i.B.&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.97734, 7.8245&lt;br /&gt;
|thematique=Industrial and cultural heritage@ Industry&lt;br /&gt;
|Resume_de=Ein Zeppelin fliegt über Freiburg; zwei junge Männer putzen ihre Autos&lt;br /&gt;
|Description_de=Totale: Vorüberfliegender Zeppelin / junges Paar an einem Balkon, schauen lachend in die Kamera. / Halbtotale: zwei junge Männer putzen ihre Autos. Die Wagen tragen alte Nummernschilder für Baden (IV B 49413 und IV B 70925 ). / Blick aus dem Auto auf einen der putzenden Männer. / Halbtotale: Drei Frauen stehen im Halbkreis beieinander und unterhalten sich&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS06056_2_TZeppelin.jpg&amp;diff=11197</id>
		<title>Fichier:LFS06056 2 TZeppelin.jpg</title>
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		<updated>2019-06-06T12:17:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Badefreuden_(LFS_06056_1)&amp;diff=11196</id>
		<title>Badefreuden (LFS 06056 1)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:17:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Badefreuden&lt;br /&gt;
|sous-titre=Familienfilme Martin&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS 06056 1&lt;br /&gt;
|dateDebut=1927&lt;br /&gt;
|dateFin=1930&lt;br /&gt;
|video=LFS_06056_1_Badefreuden&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:05:04&lt;br /&gt;
|duree=00:05:04&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=35 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS06056_1_Badefreuden.jpg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.82416, 8.14242&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport@ Swimming@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_de=Familienbilder vom Baden, Segeln und weiteren Wasserspielen.&lt;br /&gt;
|Description_de=Halbtotale: Badende Frauen an einem Seeufer, im Hintergrund ein großer Badesteg mit Bootshaus. / Badende beim Schwimmen mit Hund. / Die Badenden planschen herum; eine Frau versucht einen Handstand; Hund schwimmt ins Bild. / Halbtotale: Drei Frauen und ein Mann in einem kleinen Segelboot; der Mann nimmt ein Seil auf. / Halbnahe: Mann mit Brille am Steg hält das Boot und geht lachend an Bord. / Totale: See mit Motorboot, das Segelboot erkennt man noch im Vordergrund. / Halbtotale: Leute auf dem Boot: junge Frau zieht sich ihr Badekostüm zurecht. / Totale: Blick in den Himmel auf eine kleine Propellermaschine. / Halbtotale: Frauen spielen Tischtennis. Im Hintergrund sieht man einen Kiosk. / Halbnahe: Tischtennisspielerin, an der Seite steht ein Mann und schaut zu. / Halbnahe: zwei Frauen am Beckenrand eines Pools beim Eincremen. /&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS06056_1_Badefreuden.jpg&amp;diff=11195</id>
		<title>Fichier:LFS06056 1 Badefreuden.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS06056_1_Badefreuden.jpg&amp;diff=11195"/>
		<updated>2019-06-06T12:16:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Oberrhheinischer_Narrentag_(LFS04997)&amp;diff=11194</id>
		<title>Oberrhheinischer Narrentag (LFS04997)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Oberrhheinischer_Narrentag_(LFS04997)&amp;diff=11194"/>
		<updated>2019-06-06T12:16:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Oberrhheinischer Narrentag&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS04997&lt;br /&gt;
|dateDebut=1938&lt;br /&gt;
|video=LFS_004997_1_Oberrheinischer_Narrentag_Rosenmontag_Freiburg_1938&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:11:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS04997_Narrentag.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Oberrheinischer Narrentag&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Freiburg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.00285, 7.82553&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_de=Oberrheinischer Narrentag und Rosenmontag in Freiburg.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS04997_Narrentag.jpg&amp;diff=11193</id>
		<title>Fichier:LFS04997 Narrentag.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS04997_Narrentag.jpg&amp;diff=11193"/>
		<updated>2019-06-06T12:12:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fasnacht_in_L%C3%B6rrach_(LFS_04996)&amp;diff=11192</id>
		<title>Fasnacht in Lörrach (LFS 04996)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fasnacht_in_L%C3%B6rrach_(LFS_04996)&amp;diff=11192"/>
		<updated>2019-06-06T12:11:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fasnacht in Lörrach&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS 04996&lt;br /&gt;
|dateDebut=1937&lt;br /&gt;
|video=LFS_004996&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:17:00&lt;br /&gt;
|duree=00:17:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS04996_Fasnacht Lörrach.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Lörrach&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.61108, 7.66228&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_de=Fasnachtsumzug in Lörrach mit Fußgruppen und Festwagen. Nachtwandlerumzug mit Fackelträgern in Schlafanzügen.&lt;br /&gt;
|Description_de=ZT: Wachparade am Sonntagvormittag / Achtung ! Der König kommt / &lt;br /&gt;
Nachtwandlerumzug (heute Hemliglunggi-Umzug): Fackelträger in der Nacht in Schlafanzügen; Trommeln und Flöten; Fanfarenzug; Empfang des Gildekönigs vor dem Rathaus; Fastnachtsumzug in Lörrach: u.a. Fußgruppen in traditionellen Kostümen u. in Kostümen von Tieren, Gardesoldaten (Gildengarde, Ranzengarde und Schmalgarde), Festwagen mit Elferrat, Gildekönig u. Gildenarr./&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=Nach dem gelungenen Einstieg 1936 in eine ‚eigenständige Fasnacht‘ hatte sich die „Narregilde Lörrach 1936“ für die Fasnacht 1937 noch einiges mehr vorgenommen. Man wollte in Lörrach eine traditionelle Fasnacht für den ganzen Kreis Lörrach aufziehen, wobei die ‚Tiernamen der Gemeinden‘ und sonstige ‚Spottnamen‘ im Vordergrund stehen sollten. Die Bürgermeister der Gemeinden wurden entsprechend zur Mitwirkung aufgefordert und nach Lörrach eingeladen. Am 6. Januar 1937 kamen die Vertreter der Gemeinden schließlich in Lörrach zusammen, wo sie abends um 19.30 Uhr beim Rathaus begrüßt und anschließend in feierlichem Umzug in den Lasser-Saal geleitet wurden. In der gemeinsamen Besprechung konnte festgestellt werden, dass für die erste ‚Markgräfler Fasnacht‘, deren Berechtigung man mit einem Bildnis der sogenannten ‚Binzener Thonnerknaben‘ begründete, welches der damalige Denkmalspfleger Julius Wilhelm in einem Basler Archiv entdeckt hatte, bereits Anmeldungen aus 37 Orten vorlagen und auch sechs bis sieben Musikzüge zu erwarten seien. Auch die ‚Wiiler Zipfel‘ waren angemeldet. Zuvor fand am 11.11.1936 bereits die Fasnachtsproklamation statt, zu der sich der Elferrat um 11.11 Uhr in der ‚Gildenstube‘ des Gasthauses Schlüssel zusammengefunden hatte. Alle waren mit der von Adolf Glattacker geschaffenen Künstlerkrawatte angetan. Am Abend des gleichen Tages gab es im Lasser-Saal zudem eine Eröffnungssitzung, an der erstmals auch die neu gegründete ‚Ranzengarde‘ in Erscheinung trat, in der sich einige ‚recht stattliche Männer‘ zusammengefunden hatten. Gildenkönig wurde wieder Karl Maurer, der wie im Jahr zuvor Egon Leible zu seinem Gildenarr ernannte. Am ‚Schmutzige Dunnschdig‘ (4.02.1937) standen ein großer Nachtwandlerumzug und eine festliche Narrensitzung im 'Hirschen' auf dem Programm. Der Nachtwandlerumzug – halb Lörrach sei auf den Beinen gewesen – stellte sich beim Güterbahnhof auf und zog durch die Innenstadt vor den 'Hirschen'. Für die Teilnehmer waren ein weißes Nachthemd und eine weiße Zipfelmütze vorgeschrieben. Vor dem 'Hirschen' wurde der ‚Müpfi‘ verbrannt, jene symbolische Gestalt für Miesmacher und Nörgler und anschließend in den Hirschenbrunnen geworfen. Zur Narrensitzung in den zum ‚Circus Verrückt‘ umdekorierten Hirschen-Saal marschierte der Elferrat mit großem Pomp ein, gefolgt von der 24 Mann starken Ranzengarde in der der ehemaligen Bürgerwehr nachgebildeten Uniform unter ihrem Kommandanten Hermann Theurer. Bei der Festsitzung ging es hoch her. Musiklehrer Herbert Grom dirigierte die Stadtmusik, welche den von Adolf Glattacker verfassten Lörracher Narrenmarsch intonierte. Dann folgte ein humorvolles Programm, unter anderem mit einer Narrenschule unter ‚Lehrer‘ Adolf Glattacker sowie mit Schnitzelbänken und Tanz. Am Fasnachtssonntag, 7.02.1937, dann der Umzug, der unter den gestrengen Augen des Preisgerichts Hermann Strübe-Burde, Notar Dr. Wunder, Denkmalspfleger Julius Wilhelm sowie den Kunstmalern Max Brombacher und Adolf Glattacker durchgeführt wurde. Eine Brombacher Gruppe spielte auf einem Großwagen die bereits damals von den damaligen Machthabern geforderte Eingemeindung von Brombach in die Stadt Lörrach aus und erhielt dafür den ersten Preis. Unter den Preisträgern waren auch heute noch bekannte Namen zu finden: die Tumringer Güggel (Wiedergründung 1964), die Stettemer Zigüner und die Ufhabi Clique. Da die ‚Tiernamen‘ der einzelnen Gemeinden besonders betont werden sollen entstanden in dieser Zeit auch die noch heute gültigen Fasnachtssymbole unserer Stadt: Güggel für Tumringen, Frösch für Stetten (Wiedergründung 1954), Schnägge für Tüllingen und Lerchen für Lörrach.&lt;br /&gt;
Narrengilde Lörrach&lt;br /&gt;
|Bibliographie=https://narrengilde-loerrach.de/gilde/#toggle-id-3&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fasnacht_in_L%C3%B6rrach_(LFS_04996)&amp;diff=11191</id>
		<title>Fasnacht in Lörrach (LFS 04996)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:07:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fasnacht in Lörrach&lt;br /&gt;
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|thematique=Identity@ Traditions@ Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_de=Fasnachtsumzug in Lörrach mit Fußgruppen und Festwagen. Nachtwandlerumzug mit Fackelträgern in Schlafanzügen.&lt;br /&gt;
|Description_de=ZT: Wachparade am Sonntagvormittag / Achtung ! Der König kommt / &lt;br /&gt;
Nachtwandlerumzug (heute Hemliglunggi-Umzug): Fackelträger in der Nacht in Schlafanzügen; Trommeln und Flöten; Fanfarenzug; Empfang des Gildekönigs vor dem Rathaus; Fastnachtsumzug in Lörrach: u.a. Fußgruppen in traditionellen Kostümen u. in Kostümen von Tieren, Gardesoldaten (Gildengarde, Ranzengarde und Schmalgarde), Festwagen mit Elferrat, Gildekönig u. Gildenarr./&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=Nach dem gelungenen Einstieg 1936 in eine ‚eigenständige Fasnacht‘ hatte sich die „Narregilde Lörrach 1936“ für die Fasnacht 1937 noch einiges mehr vorgenommen. Man wollte in Lörrach eine traditionelle Fasnacht für den ganzen Kreis Lörrach aufziehen, wobei die ‚Tiernamen der Gemeinden‘ und sonstige ‚Spottnamen‘ im Vordergrund stehen sollten. Die Bürgermeister der Gemeinden wurden entsprechend zur Mitwirkung aufgefordert und nach Lörrach eingeladen. Am 6. Januar 1937 kamen die Vertreter der Gemeinden schließlich in Lörrach zusammen, wo sie abends um 19.30 Uhr beim Rathaus begrüßt und anschließend in feierlichem Umzug in den Lasser-Saal geleitet wurden. In der gemeinsamen Besprechung konnte festgestellt werden, dass für die erste ‚Markgräfler Fasnacht‘, deren Berechtigung man mit einem Bildnis der sogenannten ‚Binzener Thonnerknaben‘ begründete, welches der damalige Denkmalspfleger Julius Wilhelm in einem Basler Archiv entdeckt hatte, bereits Anmeldungen aus 37 Orten vorlagen und auch sechs bis sieben Musikzüge zu erwarten seien. Auch die ‚Wiiler Zipfel‘ waren angemeldet. Zuvor fand am 11.11.1936 bereits die Fasnachtsproklamation statt, zu der sich der Elferrat um 11.11 Uhr in der ‚Gildenstube‘ des Gasthauses Schlüssel zusammengefunden hatte. Alle waren mit der von Adolf Glattacker geschaffenen Künstlerkrawatte angetan. Am Abend des gleichen Tages gab es im Lasser-Saal zudem eine Eröffnungssitzung, an der erstmals auch die neu gegründete ‚Ranzengarde‘ in Erscheinung trat, in der sich einige ‚recht stattliche Männer‘ zusammengefunden hatten. Gildenkönig wurde wieder Karl Maurer, der wie im Jahr zuvor Egon Leible zu seinem Gildenarr ernannte. Am ‚Schmutzige Dunnschdig‘ (4.02.1937) standen ein großer Nachtwandlerumzug und eine festliche Narrensitzung im 'Hirschen' auf dem Programm. Der Nachtwandlerumzug – halb Lörrach sei auf den Beinen gewesen – stellte sich beim Güterbahnhof auf und zog durch die Innenstadt vor den 'Hirschen'. Für die Teilnehmer waren ein weißes Nachthemd und eine weiße Zipfelmütze vorgeschrieben. Vor dem 'Hirschen' wurde der ‚Müpfi‘ verbrannt, jene symbolische Gestalt für Miesmacher und Nörgler und anschließend in den Hirschenbrunnen geworfen. Zur Narrensitzung in den zum ‚Circus Verrückt‘ umdekorierten Hirschen-Saal marschierte der Elferrat mit großem Pomp ein, gefolgt von der 24 Mann starken Ranzengarde in der der ehemaligen Bürgerwehr nachgebildeten Uniform unter ihrem Kommandanten Hermann Theurer. Bei der Festsitzung ging es hoch her. Musiklehrer Herbert Grom dirigierte die Stadtmusik, welche den von Adolf Glattacker verfassten Lörracher Narrenmarsch intonierte. Dann folgte ein humorvolles Programm, unter anderem mit einer Narrenschule unter ‚Lehrer‘ Adolf Glattacker sowie mit Schnitzelbänken und Tanz. Am Fasnachtssonntag, 7.02.1937, dann der Umzug, der unter den gestrengen Augen des Preisgerichts Hermann Strübe-Burde, Notar Dr. Wunder, Denkmalspfleger Julius Wilhelm sowie den Kunstmalern Max Brombacher und Adolf Glattacker durchgeführt wurde. Eine Brombacher Gruppe spielte auf einem Großwagen die bereits damals von den damaligen Machthabern geforderte Eingemeindung von Brombach in die Stadt Lörrach aus und erhielt dafür den ersten Preis. Unter den Preisträgern waren auch heute noch bekannte Namen zu finden: die Tumringer Güggel (Wiedergründung 1964), die Stettemer Zigüner und die Ufhabi Clique. Da die ‚Tiernamen‘ der einzelnen Gemeinden besonders betont werden sollen entstanden in dieser Zeit auch die noch heute gültigen Fasnachtssymbole unserer Stadt: Güggel für Tumringen, Frösch für Stetten (Wiedergründung 1954), Schnägge für Tüllingen und Lerchen für Lörrach.&lt;br /&gt;
Narrengilde Lörrach&lt;br /&gt;
|Bibliographie=https://narrengilde-loerrach.de/gilde/#toggle-id-3&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Fasnacht Lörrach (LFS04994)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:05:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fasnacht Lörrach&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS04994&lt;br /&gt;
|dateDebut=1957&lt;br /&gt;
|video=LFS_004994&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
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|duree=00:28:10&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|langue=de&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS04994_Fasnacht_Lörrach.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Lörrach&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.61269, 7.66344&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_de=Zunftabend in der Stadthalle Lörrach: Guggenmusik, Büttenreden, Vorführung.&lt;br /&gt;
|Description_de=Einer von 13 Zunftabenden in der ausverkauften Stadthalle Lörrach, Guggenmusik, Spielmannszug, Pagen, Zunftmeister Leibl und Ulm, der die Losung bekannt gibt, verschiedene Szenen (Kinderheim, Halbstarke Guggenmusik, Waschweiber, Casino, „Alte Herre“ ist Standardnummer, Schule und Abrechnung mit dem Weltgeschehen), Abschlussworte von Zunftmeister Göttler.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:LFS04994_Fasnacht_L%C3%B6rrach.jpg&amp;diff=11189</id>
		<title>Fichier:LFS04994 Fasnacht Lörrach.jpg</title>
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		<updated>2019-06-06T12:03:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Informationsfahrt_Gemeinderat_(LFS04008)&amp;diff=11188</id>
		<title>Informationsfahrt Gemeinderat (LFS04008)</title>
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		<updated>2019-06-06T12:02:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Informationsfahrt Gemeinderat&lt;br /&gt;
|fonds=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS04008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=LFS_004008_Informationsfahrt_Villingen&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=LFS04008_Informationsfahrt.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Stein am Rhein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.53926, 7.95407&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_de=Informationsfahrt des Villinger Gemeinderats u.a. nach Stein am Rhein und ins grenznahe französische Gebiet mit Grenzübertritt.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Kinderfest_Gewerbe-Gesang-Verein_Gaggenau(LFS04123)&amp;diff=11187</id>
		<title>Kinderfest Gewerbe-Gesang-Verein Gaggenau(LFS04123)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Kinderfest_Gewerbe-Gesang-Verein_Gaggenau(LFS04123)&amp;diff=11187"/>
		<updated>2019-06-06T12:00:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Kinderfest Gewerbe-Gesang-Verein Gaggenau&lt;br /&gt;
|fonds=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS04123&lt;br /&gt;
|dateDebut=1937&lt;br /&gt;
|video=LFS_004123_Kinderfest_Gaaggenau_1937_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=35 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Oui&lt;br /&gt;
|apercu=LFS04123_Kinderfest_1937.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Gaggenau&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.80557, 8.31271&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Fête des enfants de la ''Gewerbe-Gesang-Verein'' à Gaggenau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défilé de la fête des enfants et kermesse à Gaggenau en 1937. Ce film a été « dénazifié » après-guerre comme le montrent, par exemple, les drapeaux à croix gammée repeints et l’absence d’organisations nazies sur les images.&lt;br /&gt;
|Resume_de=Kinderfest-Umzug und Jahrmarkt in Gaggenau 1937. Der Film wurde nachträglich 'entnazifiziert' in dem z.B. Hakenkreuzfahnen übermalt wurden und NS-Organisationen in den Bildern nicht auftauchen.&lt;br /&gt;
|Description_de=ZT: Kinderfest – Gewerbe- u. Gesang-Verein Gaggenau 1937 &lt;br /&gt;
Umzug: Bläser marschieren vorbei; ein Mann mit Frack und Zylinder auf einem Hochrad; Kinder mit Perücken und Kostümen im Stil des 18. Jhd. / Kinder in einem Boot auf Rädern / mehrere geschmückte Festwagen mit Kindern werden vorbeigezogen / Geschmückte Lastwagen mit jungen Frauen auf den Pritschen / junge Menschen auf Fahrrädern / Tandem mit mehreren Personen und Schild „Familienausflug“ / Kinder auf einem Festwagen mit einem überdimensionalen Korb / Buden und Fahrgeschäfte (v.E.) / Kinder in Renaissance-Kostümen; kleiner Junge auf Dreirad mit Anhänger / Marschkappelle in Anzügen und Bowlern führen den Umzug an; danach einige Männer in Anzügen; dann Kinder mit verzierten Stöcken; wieder Mann auf Hochrad / Festwägen (v.E.) / zwei Kinder als Wecker verkleidet / &lt;br /&gt;
TC 10:18:22 &lt;br /&gt;
Trommler; dahinter Festwägen / geschmückter Pferdewagen mit Kindern auf der Pritsche; danach Mädchen in einheitlicher Kleidung / Festwagen „Holzwürmchen“ / Auto mit der Aufschrift „Trinkt Milch!“ / geschmückter Benz-Lastwagen /&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Inaugurée en 1903, la fête des enfants à Gaggenau, avec son défilé, est rapidement devenue une véritable tradition. Après une interruption de dix ans pendant et après la Première Guerre mondiale, elle fut organisée chaque été à partir de 1924 par le ''Gewerbe-Gesang-Verein'' de Gaggenau. A partir des premiers enregistrements cinématographiques en 1912 (LFS 3508), la fêtes des enfants et sa kermesse ont été régulièrement fixés sur pellicule. Si l’on visionne les images des différentes années, on s’aperçoit qu’il y a des éléments récurrents, comme les petits orchestres, les enfants tenant les « bâtons de jour d'été » ornés de fleurs et de bretzels, les chars tirés à la main, par des bœufs ou par des chevaux, ainsi que les calèches. Les chars font indubitablement penser aux défiles de carnaval de la région. Les images de la fête des enfants de 1937 sont donc en ce sens typiques qu’elles présentent tous les éléments du défilé mentionnés ci-dessus, tels que les orchestres, les enfants bien habillés qui tiennent des bâtons décorés de fleurs et surmontés d’un bretzel, les chars aux thèmes divers, et montrent différentes prises de vue de la place. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est plus surprenant, c'est ce qu'on ne voit pas. Pour des événements comparables comme la procession des 600 ans de Philippsburg (LFS 1407), les formations national-socialistes font partie intégrante de la procession, la ville est décorée de drapeaux à croix gammée et des représentants nazis saluent la procession. Tout cela est absent à Gaggenau, du moins dans les images qui nous été transmises. Certains plans sont mal cadrés, des têtes sont coupées ou l’image s’arrête à la moitié. Pas un seul des jeunes gens qui se trouvent devant le stand de glaces de l’entreprise Fischer de Karlsruhe ne porte l’uniforme. Les plans larges ont l’air d’être mis en scène, car toutes les personnes regardent dans la direction de la caméra et bougent à peine. Les plans ressemblent à un tableau organisé. Après les plans montrant la place de la fête, la procession est à nouveau filmée avec le petit orchestre devant. Il y a des hommes en costume noir ; beaucoup d’entre eux portent un chapeau melon. Vient ensuite un grand groupe d’enfants bien habillés, les filles étant pour la plupart en blanc. Ils portent les « bâtons de jour d'été » déjà mentionnés plus haut avec les bretzels au sommet. Plusieurs chars suivent, puis deux jeunes gens déguisés en réveils. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis il y a quelque chose d’extraordinaire à découvrir. Dans cette séquence, on voit un drapeau flotter dans le coin supérieur droit. Il est recouvert d'un point noir dont la taille et l’emplacement varient au fil des images. On peut supposer qu’il s’agit d'un drapeau à croix gammée, dont le milieu a été peint à la main ultérieurement. Cela indique que le film a été retravaillé après 1945 et débarrassé de tous ses symboles nazis, comme cela a également été fait pour les films éducatifs. En supprimant les symboles tels que le drapeau à croix gammée, ces films étaient considérés comme « dénazifiés » et pouvaient donc être à nouveau utilisés comme films en principe apolitiques. La brièveté du film (moins de trois minutes) indique bien qu'après 1945, un bon nombre de plans liés au nazisme ont été retirés. Sur le char qui apparaît ensuite, deux garçons portant l’uniforme des jeunesses hitlériennes sont assis sur les chevaux à l’avant. Il est décoré de petits drapeaux à croix gammée, qui ont apparemment été négligés lors des retouches, contrairement à l’avant, où le drapeau est recouvert d’une grande tache noire. Cette campagne de camouflage montre que la fête des enfants de Gaggenau en 1937 a également été reprise politiquement par les national-socialistes et qu’on a voulu en effacer les indices après la Seconde Guerre mondiale. Cependant, cela a été opéré avec un tel amateurisme que l’on peut clairement reconnaître les retouches en regardant de plus près les images. De tels trucages de photos et de films ne sont pas un phénomène nouveau puisqu’on en trouve des traces déjà très tôt. Cette séquence démontre donc aussi que la confiance en l’objectivité des images doit tout autant être questionnée pour des films très anciens que pour des films plus récents.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=Das Kinderfest mit Umzug in Gaggenau hatte sich zu einer regelrechten Tradition entwickelt. Es fand 1903 zum ersten Mal statt. Nach einer zehnjährigen Unterbrechung im und nach dem Ersten Weltkrieg wurde es ab 1924 wieder regelmäßig organisiert. Veranstaltet wurde es jeden Sommer vom „Gewerbe-Gesangs-Verein Gaggenau“. Die ersten Filmaufnahmen stammen von 1912 (LFS 3508), und danach wurden regelmäßig die Kinderfeste und der dazugehörende Jahrmarkt mit Filmkameras dokumentiert. Schaut man sich die verschiedenen Jahre an, so fällt auf, dass es immer wiederkehrende Elemente gibt, wie die Musikkapellen, die Kinder mit den mit Blumen und Brezeln geschmückten ‚Sommertagsstecken‘, die Motivwagen, die mit der Hand, mit Ochsen oder Pferden gezogen wurden, und Pferdekutschen. Die Motivwagen erinnern nicht von ungefähr an Fasnachtsumzüge der Region. &lt;br /&gt;
Von daher sind die Aufnahmen des Kinderfestes von 1937 durchaus typisch, denn sie zeigen die erwähnten Elemente des Umzugs wie die Musikkapellen, die schön angezogenen Kinder mit den mit Blumen geschmückten Stangen, an deren Spitze eine Brezel steckt, die Motivwagen zu verschiedenen Themen und Aufnahmen vom Festplatz. Überraschend ist eher, was man nicht zu sehen bekommt. Denn bei vergleichbaren Ereignissen wie dem Umzug zu 600 Jahre Philippsburg (LFS 1407) sind NS-Formationen fester Bestandteil des Umzugs, die Stadt ist mit Hakenkreuzfahnen geschmückt und NS-Repräsentanten nehmen den Umzug auch ab. All dies fehlt in Gaggenau, zumindest in den überlieferten Bildern. &lt;br /&gt;
Die Bilder sind zum Teil schlecht kadriert, Köpfe sind abgeschnitten oder das Bild hört in der Hälfte auf. In der Gruppe der Jugendlichen vor dem Eisstand der Firma Fischer aus Karlsruhe ist kein einziger uniformiert. Die Totalen wirken gestellt, da alle Personen in Richtung Kamera schauen und sich kaum bewegen. Die Aufnahmen wirken wie ein arrangiertes Tableau.  Nach den Aufnahmen vom Festplatz wird noch einmal der Umzug gezeigt mit einer Musikkapelle vorne weg. Es sind Herren mit schwarzen Anzügen, und viele tragen eine Melone auf dem Kopf. Es folgt eine große Gruppe von Kindern, die gut gekleidet sind, die Mädchen überwiegend in Weiß. Sie tragen die bereits angesprochenen ‚Sommertagsstecken‘ mit den Brezeln an der Spitze. Es folgen mehrere Motivwagen und dann zwei Jugendliche, die sich als Uhrwecker verkleidet haben. Und dann gibt es doch noch etwas ganz Außergewöhnliches zu entdecken. In dieser Sequenz sieht man oben rechts eine Fahne hängen. Sie ist mit einem schwarzen Punkt übermalt, der keine feste Größe hat, sondern pulsiert. Es ist zu vermuten, dass es eine Hakenkreuz-Fahne ist, deren Mitte später deutlich mit der Hand übermalt wurde. Dies ist ein Indiz, dass der Film nach 1945 überarbeitet und von allen NS-Symbolen bereinigt wurde, wie dies ebenfalls mit Lehr- und Unterrichtsfilmen gemacht wurde. Durch das Entfernen von Symbolen wie der Hakenkreuzfahne wurden sie ‚entnazifiziert‘ und konnten so als im Grunde unpolitische Filme weiterverwendet werden. Die Kürze des Films von unter drei Minuten spricht dafür, dass nach 1945 etliche Aufnahmen mit NS-Bezug entfernt wurden. Auf einem der nun folgenden Motivwagen sitzen vorne auf den Pferden zwei Jungs mit HJ-Uniformen. Der Wagen ist mit kleinen Hakenkreuzfahnen geschmückt, die bei der Retusche anscheinend übersehen wurden. Dafür gibt es auf der Vorderseite des Wagens wieder eine Stelle, die mit einem großen schwarzen Fleck überdeckt wurde.  &lt;br /&gt;
Diese Vertuschungsaktion zeigt, dass auch das Kinderfest in Gaggenau 1937 politisch von den Nationalsozialisten vereinnahmt wurde und man die Indizien dafür nach Ende des Zweiten Weltkrieges ausradieren wollte. Dies geschah allerdings so dilettantisch, dass man die Fälschung bei genauer Betrachtung der Bilder deutlich erkennen kann. Solche Bearbeitungen von Fotos und Filmen sind kein neues Phänomen, sondern ebenfalls schon sehr früh nachzuweisen. Von daher zeigt sich auch hier, dass unser Vertrauen, dass ein Bild objektiv zeigt, was war, schon sehr lange zu hinterfragen ist.&lt;br /&gt;
Kay Hoffmann&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Kinderfest_Gewerbe-Gesang-Verein_Gaggenau(LFS04123)&amp;diff=11186</id>
		<title>Kinderfest Gewerbe-Gesang-Verein Gaggenau(LFS04123)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Kinderfest_Gewerbe-Gesang-Verein_Gaggenau(LFS04123)&amp;diff=11186"/>
		<updated>2019-06-06T11:59:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Kinderfest Gewerbe-Gesang-Verein Gaggenau&lt;br /&gt;
|fonds=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|idSupport=LFS04123&lt;br /&gt;
|dateDebut=1937&lt;br /&gt;
|video=LFS_004123_Kinderfest_Gaaggenau_1937_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=Haus des Dokumentarfilms&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=35 mm&lt;br /&gt;
|droits=Landesfilmsammlung BW&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Oui&lt;br /&gt;
|apercu=LFS04123_Kinderfest_1937.png&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Gaggenau&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.80557, 8.31271&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Fête des enfants de la ''Gewerbe-Gesang-Verein'' à Gaggenau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défilé de la fête des enfants et kermesse à Gaggenau en 1937. Ce film a été « dénazifié » après-guerre comme le montrent, par exemple, les drapeaux à croix gammée repeints et l’absence d’organisations nazies sur les images.&lt;br /&gt;
|Resume_de=Kinderfest-Umzug und Jahrmarkt in Gaggenau 1937. Der Film wurde nachträglich 'entnazifiziert' in dem z.B. Hakenkreuzfahnen übermalt wurden und NS-Organisationen in den Bildern nicht auftauchen.&lt;br /&gt;
|Description_de=ZT: Kinderfest – Gewerbe- u. Gesang-Verein Gaggenau 1937 &lt;br /&gt;
Umzug: Bläser marschieren vorbei; ein Mann mit Frack und Zylinder auf einem Hochrad; Kinder mit Perücken und Kostümen im Stil des 18. Jhd. / Kinder in einem Boot auf Rädern / mehrere geschmückte Festwagen mit Kindern werden vorbeigezogen / Geschmückte Lastwagen mit jungen Frauen auf den Pritschen / junge Menschen auf Fahrrädern / Tandem mit mehreren Personen und Schild „Familienausflug“ / Kinder auf einem Festwagen mit einem überdimensionalen Korb / Buden und Fahrgeschäfte (v.E.) / Kinder in Renaissance-Kostümen; kleiner Junge auf Dreirad mit Anhänger / Marschkappelle in Anzügen und Bowlern führen den Umzug an; danach einige Männer in Anzügen; dann Kinder mit verzierten Stöcken; wieder Mann auf Hochrad / Festwägen (v.E.) / zwei Kinder als Wecker verkleidet / &lt;br /&gt;
TC 10:18:22 &lt;br /&gt;
Trommler; dahinter Festwägen / geschmückter Pferdewagen mit Kindern auf der Pritsche; danach Mädchen in einheitlicher Kleidung / Festwagen „Holzwürmchen“ / Auto mit der Aufschrift „Trinkt Milch!“ / geschmückter Benz-Lastwagen /&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Inaugurée en 1903, la fête des enfants à Gaggenau, avec son défilé, est rapidement devenue une véritable tradition. Après une interruption de dix ans pendant et après la Première Guerre mondiale, elle fut organisée chaque été à partir de 1924 par le ''Gewerbe-Gesang-Verein'' de Gaggenau. A partir des premiers enregistrements cinématographiques en 1912 (LFS 3508), la fêtes des enfants et sa kermesse ont été régulièrement fixés sur pellicule. Si l’on visionne les images des différentes années, on s’aperçoit qu’il y a des éléments récurrents, comme les petits orchestres, les enfants tenant les « bâtons de jour d'été » ornés de fleurs et de bretzels, les chars tirés à la main, par des bœufs ou par des chevaux, ainsi que les calèches. Les chars font indubitablement penser aux défiles de carnaval de la région. Les images de la fête des enfants de 1937 sont donc en ce sens typiques qu’elles présentent tous les éléments du défilé mentionnés ci-dessus, tels que les orchestres, les enfants bien habillés qui tiennent des bâtons décorés de fleurs et surmontés d’un bretzel, les chars aux thèmes divers, et montrent différentes prises de vue de la place. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est plus surprenant, c'est ce qu'on ne voit pas. Pour des événements comparables comme la procession des 600 ans de Philippsburg (LFS 1407), les formations national-socialistes font partie intégrante de la procession, la ville est décorée de drapeaux à croix gammée et des représentants nazis saluent la procession. Tout cela est absent à Gaggenau, du moins dans les images qui nous été transmises. Certains plans sont mal cadrés, des têtes sont coupées ou l’image s’arrête à la moitié. Pas un seul des jeunes gens qui se trouvent devant le stand de glaces de l’entreprise Fischer de Karlsruhe ne porte l’uniforme. Les plans larges ont l’air d’être mis en scène, car toutes les personnes regardent dans la direction de la caméra et bougent à peine. Les plans ressemblent à un tableau organisé. Après les plans montrant la place de la fête, la procession est à nouveau filmée avec le petit orchestre devant. Il y a des hommes en costume noir ; beaucoup d’entre eux portent un chapeau melon. Vient ensuite un grand groupe d’enfants bien habillés, les filles étant pour la plupart en blanc. Ils portent les « bâtons de jour d'été » déjà mentionnés plus haut avec les bretzels au sommet. Plusieurs chars suivent, puis deux jeunes gens déguisés en réveils. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis il y a quelque chose d’extraordinaire à découvrir. Dans cette séquence, on voit un drapeau flotter dans le coin supérieur droit. Il est recouvert d'un point noir dont la taille et l’emplacement varient au fil des images. On peut supposer qu’il s’agit d'un drapeau à croix gammée, dont le milieu a été peint à la main ultérieurement. Cela indique que le film a été retravaillé après 1945 et débarrassé de tous ses symboles nazis, comme cela a également été fait pour les films éducatifs. En supprimant les symboles tels que le drapeau à croix gammée, ces films étaient considérés comme « dénazifiés » et pouvaient donc être à nouveau utilisés comme films en principe apolitiques. La brièveté du film (moins de trois minutes) indique bien qu'après 1945, un bon nombre de plans liés au nazisme ont été retirés. Sur le char qui apparaît ensuite, deux garçons portant l’uniforme des jeunesses hitlériennes sont assis sur les chevaux à l’avant. Il est décoré de petits drapeaux à croix gammée, qui ont apparemment été négligés lors des retouches, contrairement à l’avant, où le drapeau est recouvert d’une grande tache noire. Cette campagne de camouflage montre que la fête des enfants de Gaggenau en 1937 a également été reprise politiquement par les national-socialistes et qu’on a voulu en effacer les indices après la Seconde Guerre mondiale. Cependant, cela a été opéré avec un tel amateurisme que l’on peut clairement reconnaître les retouches en regardant de plus près les images. De tels trucages de photos et de films ne sont pas un phénomène nouveau puisqu’on en trouve des traces déjà très tôt. Cette séquence démontre donc aussi que la confiance en l’objectivité des images doit tout autant être questionnée pour des films très anciens que pour des films plus récents.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=Das Kinderfest mit Umzug in Gaggenau hatte sich zu einer regelrechten Tradition entwickelt. Es fand 1903 zum ersten Mal statt. Nach einer zehnjährigen Unterbrechung im und nach dem Ersten Weltkrieg wurde es ab 1924 wieder regelmäßig organisiert. Veranstaltet wurde es jeden Sommer vom „Gewerbe-Gesangs-Verein Gaggenau“. Die ersten Filmaufnahmen stammen von 1912 (LFS 3508), und danach wurden regelmäßig die Kinderfeste und der dazugehörende Jahrmarkt mit Filmkameras dokumentiert. Schaut man sich die verschiedenen Jahre an, so fällt auf, dass es immer wiederkehrende Elemente gibt, wie die Musikkapellen, die Kinder mit den mit Blumen und Brezeln geschmückten ‚Sommertagsstecken‘, die Motivwagen, die mit der Hand, mit Ochsen oder Pferden gezogen wurden, und Pferdekutschen. Die Motivwagen erinnern nicht von ungefähr an Fasnachtsumzüge der Region. &lt;br /&gt;
Von daher sind die Aufnahmen des Kinderfestes von 1937 durchaus typisch, denn sie zeigen die erwähnten Elemente des Umzugs wie die Musikkapellen, die schön angezogenen Kinder mit den mit Blumen geschmückten Stangen, an deren Spitze eine Brezel steckt, die Motivwagen zu verschiedenen Themen und Aufnahmen vom Festplatz. Überraschend ist eher, was man nicht zu sehen bekommt. Denn bei vergleichbaren Ereignissen wie dem Umzug zu 600 Jahre Philippsburg (LFS 1407) sind NS-Formationen fester Bestandteil des Umzugs, die Stadt ist mit Hakenkreuzfahnen geschmückt und NS-Repräsentanten nehmen den Umzug auch ab. All dies fehlt in Gaggenau, zumindest in den überlieferten Bildern. &lt;br /&gt;
Die Bilder sind zum Teil schlecht kadriert, Köpfe sind abgeschnitten oder das Bild hört in der Hälfte auf. In der Gruppe der Jugendlichen vor dem Eisstand der Firma Fischer aus Karlsruhe ist kein einziger uniformiert. Die Totalen wirken gestellt, da alle Personen in Richtung Kamera schauen und sich kaum bewegen. Die Aufnahmen wirken wie ein arrangiertes Tableau.  Nach den Aufnahmen vom Festplatz wird noch einmal der Umzug gezeigt mit einer Musikkapelle vorne weg. Es sind Herren mit schwarzen Anzügen, und viele tragen eine Melone auf dem Kopf. Es folgt eine große Gruppe von Kindern, die gut gekleidet sind, die Mädchen überwiegend in Weiß. Sie tragen die bereits angesprochenen ‚Sommertagsstecken‘ mit den Brezeln an der Spitze. Es folgen mehrere Motivwagen und dann zwei Jugendliche, die sich als Uhrwecker verkleidet haben. Und dann gibt es doch noch etwas ganz Außergewöhnliches zu entdecken. In dieser Sequenz sieht man oben rechts eine Fahne hängen. Sie ist mit einem schwarzen Punkt übermalt, der keine feste Größe hat, sondern pulsiert. Es ist zu vermuten, dass es eine Hakenkreuz-Fahne ist, deren Mitte später deutlich mit der Hand übermalt wurde. Dies ist ein Indiz, dass der Film nach 1945 überarbeitet und von allen NS-Symbolen bereinigt wurde, wie dies ebenfalls mit Lehr- und Unterrichtsfilmen gemacht wurde. Durch das Entfernen von Symbolen wie der Hakenkreuzfahne wurden sie ‚entnazifiziert‘ und konnten so als im Grunde unpolitische Filme weiterverwendet werden. Die Kürze des Films von unter drei Minuten spricht dafür, dass nach 1945 etliche Aufnahmen mit NS-Bezug entfernt wurden. Auf einem der nun folgenden Motivwagen sitzen vorne auf den Pferden zwei Jungs mit HJ-Uniformen. Der Wagen ist mit kleinen Hakenkreuzfahnen geschmückt, die bei der Retusche anscheinend übersehen wurden. Dafür gibt es auf der Vorderseite des Wagens wieder eine Stelle, die mit einem großen schwarzen Fleck überdeckt wurde.  &lt;br /&gt;
Diese Vertuschungsaktion zeigt, dass auch das Kinderfest in Gaggenau 1937 politisch von den Nationalsozialisten vereinnahmt wurde und man die Indizien dafür nach Ende des Zweiten Weltkrieges ausradieren wollte. Dies geschah allerdings so dilettantisch, dass man die Fälschung bei genauer Betrachtung der Bilder deutlich erkennen kann. Solche Bearbeitungen von Fotos und Filmen sind kein neues Phänomen, sondern ebenfalls schon sehr früh nachzuweisen. Von daher zeigt sich auch hier, dass unser Vertrauen, dass ein Bild objektiv zeigt, was war, schon sehr lange zu hinterfragen ist.&lt;br /&gt;
Kay Hoffmann&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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		<title>Fichier:LFS04123 Kinderfest 1937.jpg</title>
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		<updated>2019-06-06T11:54:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
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		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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		<title>Fichier:LFS04008 Informationsfahrt.jpg</title>
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		<updated>2019-06-06T11:54:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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		<title>Patinage sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg (0052FN0017)</title>
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		<updated>2019-05-24T14:27:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Patinage sur les courts du Lawn-Tennis de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Meyer&lt;br /&gt;
|idSupport=0052FN0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Meyer, Marcel&lt;br /&gt;
|apercu=Fonds_Meyer_©_Patinage.jpeg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Courts du Lawn-Tennis Club Strasbourg; Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-05-10&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.59854, 7.75936&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Winter sport&lt;br /&gt;
|Description_fr=Un groupe d’une dizaine de jeunes gens, filles et garçons, patinent de front main dans la main sur les courts du lawn-tennis de Strasbourg. Du monde autour d’eux. Des maisons à l’arrière.&lt;br /&gt;
Plusieurs plans où on les voit en ligne, main dans la main. Des gens circulent autour.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant par la main dessinent des cercles au sol.&lt;br /&gt;
Deux jeunes femmes débutantes. Elles regardent la caméra, l’une tombe. &lt;br /&gt;
Un homme avance avec une pancarte en bois et fait tomber deux autres patineurs à terre. Puis lui-même tombe. La femme se relève en souriant.&lt;br /&gt;
Deux hommes se tenant par les mains patinent très vite. On aperçoit les bâtiments du parc des expositions au Wacken. Celui à la cravate fonce vers la caméra et la dépasse.&lt;br /&gt;
Un couple se tenant les mains en portefeuille patine.&lt;br /&gt;
Un homme patine en tenant deux femmes par la main. Seul il exécute un saut devant la caméra.&lt;br /&gt;
Une main montre une lame de patin au premier plan. Un couple patine vers la caméra et passe sous la lame. Divers plans de patineurs dont un avec des knickerbockers. Une femme se tient à un poteau.&lt;br /&gt;
Deux femmes font la pose à genoux à l’arrière-plan. Elles sont filmées à travers les jambes écartées d’un autre patineur qu’on voit aux bords du champ. Travelling haut vers son visage.&lt;br /&gt;
Le bâtiment du parc des expositions.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', Strasbourg, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, Wiltshire (Grande-Bretagne), 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives de l'Eurométropole de Strasbourg : 234 MW 417&lt;br /&gt;
853 W 91&lt;br /&gt;
155 MW 52&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Camping_familial_%C3%A0_Grendelbruch_(Hohbuhl)_(0003FH0008)&amp;diff=11070</id>
		<title>Camping familial à Grendelbruch (Hohbuhl) (0003FH0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Camping_familial_%C3%A0_Grendelbruch_(Hohbuhl)_(0003FH0008)&amp;diff=11070"/>
		<updated>2019-05-24T08:53:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Camping familial à Grendelbruch&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0003FH0008_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:56&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Oui&lt;br /&gt;
|realisateurs=Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Albert_aperçu.PNG&lt;br /&gt;
|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-04-23&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.4694, 7.30942&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence tournée dans les Vosges à la fin des années 1960 documente les vacances sous la tente des familles Albert et Lemonnier. Malgré une mauvaise conservation – plusieurs parties sont illisibles -, la séquence dénote une très grande attention accordée par le caméraman à la composition de l’image afin de créer un souvenir d’un moment de bonheur familial.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Une voiture roule sur une route de montagne, bagages sur le toit. Plan en mouvement, la voiture est filmée à partir de la voiture qui la suit. On aperçoit le pare-brise et le volant.&lt;br /&gt;
Un enfant assis à une table de camping. Il boit dans un verre et porte un bavoir. Le champ est obstrué par la toile de tente sur la gauche. Motifs colorés type années 1970. La maman est assise au second plan sur une couverture dans l’herbe. A l’arrière-plan, on aperçoit la voiture garée en contre-bas sur le bord de la route. Le garçon sourit à la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête d’un chien noir qui mordille un os.&lt;br /&gt;
Deux tentes en contre-plongée à partir du bas de la colline, près de la route certainement. Rocher avec balisage rouge du C.V. au premier plan. Série d’arbre au second plan. A l’arrière-plan, les deux tentes. La tente de gauche, de couleur rouge et bleue, est relativement grande, fenêtre, table et chaises à l’entrée où est assis le reste de la famille. La tente de droite, de couleur beige est plus petite et plus basse, une - deux places certainement.&lt;br /&gt;
Plan serré sur l’entrée de la grande tente. Deux enfants mangent à une petite table. Trois adolescents assis sur une couverture. La maman est debout et entre dans la tente.&lt;br /&gt;
Plan sur les adolescents assis sur la couverture. L’une croque dans une tomate. L’autre boit. Un adulte se penche et leur parle.&lt;br /&gt;
Plan serré sur les deux garçonnets qui mangent à une petite table, assis sur des chaises de camping. Bavoirs, assiettes en céramique, couverts en métal, verres en céramiques. &lt;br /&gt;
Plan serré de profil sur l’un d’eux. Il mange une cuisse de poulet à la main. Un doudou sur la table. A l’arrière-plan, un panier en osier avec des bananes.&lt;br /&gt;
Quatre enfants s’amusent à faire rouler M. Lemonnier dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Noir&lt;br /&gt;
Profil d’un garçon qui regarde à travers des jumelles noires. M. Lemonnier de face qui regarde dans les jumelles et règle la mise au point.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la petite tente ouverte. Une femme est allongée dedans, la tête à l’entrée. Plusieurs fanions de couleur sont suspendus aux cordes de la tente. Il s’agit de drapeaux nationaux.&lt;br /&gt;
Tête de profil de Denise à partir de l’intérieur de la tente. Une petite fille se tient assise à l’entrée de la tente et regarde la caméra. Elles discutent et rient. La toile de tente dans le champ gauche.&lt;br /&gt;
Plan sur les voitures en contre bas, garées au bord de la route. Toile de tente et fanions au premier plan. Un paysage de moyenne montagne à l’arrière-plan. L’un des garçons apparaît soudain, il se jette sur l’herbe et regarde la caméra. On peut lire sur un des fanions bleus : « Trondheim ». On reconnaît le drapeau de la Norvège, le drapeau de la Suède, le drapeau du Danemark. A l’arrière-plan, un autre enfant court vers les voitures.&lt;br /&gt;
Le chien noir, type, court vers l’opérateur. Plan en plongé du haut de la pente. Voiture à l’arrière-plan. Une femme monte à grands pas la colline, un journal à la main.&lt;br /&gt;
Plan serré sur un des pères, « attaqués » par deux garçons qui l’enjambent. On s’amuse, on rit.&lt;br /&gt;
Paysage en plan large du haut de la colline. Deux voitures blanches garées en contre-bas. Une voiture noire roule. Panorama sur la gauche vers les deux tentes.&lt;br /&gt;
00:02:15 &lt;br /&gt;
Images sautent. Le petit garçon joue au ballon. Il perd le contrôle, le ballon roule. Il court le chercher en bas et remonte. Une voiture rouge passe.&lt;br /&gt;
Petit garçon fier face à la caméra. Le papa tient le ballon et lui parle. Il lui donne une leçon de football certainement.&lt;br /&gt;
Noir.&lt;br /&gt;
00:03:22 &lt;br /&gt;
Petit garçon joue à l’entrée de la petite tente avec les fanions. Autre jour, le soleil brille, certainement le matin. Il porte un pull rouge et un pantalon à motif. Il joue avec un ballon.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la mère et une jeune fille qui descendent la colline. Toile de la grande tente au premier plan, dans la partie gauche du champ. Elles marchent vers l’opérateur un verre en verre à la main.&lt;br /&gt;
Plan sur la famille qui prend le petit-déjeuner entre les deux tentes. Un père est allongé sur un transat type plage, à ras du sol. Un garçon est allongé sur un matelas pneumatique rayé. Les deux mères s’activent autour de la table. On voit une machine à café italienne. Les plus petits courent autour. Une casserole en fonte dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Un des garçons s’amuse à planter un couteau dans l’herbe. Gros plan sur le couteau type dague, manche en cuir, lame planté dans le sol.&lt;br /&gt;
Gros plan sur un fanion rouge, « Tyrol ». Drapeau français à côté. Travelling gauche sur les autres fanions puis au second plan le petit garçon assis à la petite table, chaise de camping, il boit un verre de lait dans un verre en verre. Il regarde la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur le visage de Denise qui discute.&lt;br /&gt;
00:04:17&lt;br /&gt;
Images sautent. Gros plan en contre-plongée sur le visage de M. Lemonnier, au bord du lit de camp.&lt;br /&gt;
Petit garçon dans le tente, puis il sort et s’étire. Il embrasse une femme.&lt;br /&gt;
Un berger avec son troupeau de brebis, deux chiens noirs. Deux garçons s’approchent pour regarder les moutons. Troupeau de mouton&lt;br /&gt;
00:05:40 &lt;br /&gt;
Plan serré sur Jean Albert accroupi dans l’herbe qui fait chauffer le café dans une machine italienne, sur un petit réchaud. Il met le nez sur la cafetière et tourne la molette du gaz. Gros plan sur la molette du gaz. Il se lève et se sert du café dans un verre. Il goûte à plusieurs reprises puis fait un signe d’approbation de la tête. &lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête du chien, à l’arrière. Il se tourne.&lt;br /&gt;
Les trois garçons jouent aux boules. Gros plan sur les boules de couleur sur une couverture grise. Chacun lance une boule l’un après l’autre.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=[[Fichier:Mr Lloyd George.jpeg|vignette|droite|Mr Lloyd George et sa famille en camping. Agence photgraphique Rol. Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST EI-13 (302)]]&lt;br /&gt;
Pratique née à la fin du XIXe siècle dans les mouvements excursionnistes, auprès des citadins bourgeois qui cherchaient l’activité physique au grand air, le camping devient à partir des années 1950 un loisir familial et populaire. Depuis la mise en place des congés payés en 1936, il représente en effet un moyen relativement bon marché pour les Français de profiter de leurs deux, puis trois semaines de vacances. Sous l’effet de la massification des loisirs, cette pratique de plein air se sédentarise et est rapidement soumise à règlementation, dès les années 1960-1970. Une réelle industrie touristique du camping se développe alors, reposant en particulier sur un matériel technique adapté&amp;lt;ref&amp;gt;LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce film de vacances, qui retrace les vacances sous la tente à la Hohbuhl, non loin de Grendelbruch dans les Vosges en 1967, se situe donc temporellement juste avant le développement du camping de masse. En Alsace, le camping s’est implanté de façon précoce au début du XXe siècle sous l’influence allemande des associations excursionnistes et naturistes très puissantes dans la région. Grâce à la démocratisation de la voiture dans les années 1950, les citadins peuvent facilement partir à l’assaut de la montagne et profiter des jours fériés ou congés en famille. Dans cette séquence, on observe une forme de camping sauvage. Il est cependant assez étonnant pour le spectateur actuel de voir que le lieu choisi pour planter la tente se situe juste à côté d’une route de montagne. Bien que l’on voie ici passer une ou deux voitures, la fréquentation des axes routiers, d’autant plus les routes de montagne, était alors bien moins importante qu’aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le camping ou le bal des objets''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un loisir matériel''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Camping et Culture Val d'Oise.jpg|vignette|gauche|Association Camping et Culture, Valmondois.  © Marcel Cerf / BHVP / Roger-Viollet, NN-010-0223]]&lt;br /&gt;
Cette séquence témoigne de l’essor de la culture matérielle du camping dans les années 1960, soutenue par une production industrielle croissante. Depuis le début de la pratique, le matériel joue un rôle primordial pour les campeurs, devant allier légèreté et praticité&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid'', p.11&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela concerne tout d’abord la tente. Les familles Albert et Lemonnier en possèdent deux modèles qui représentent bien l’évolution de la pratique. La plus petite (de couleur beige) dite « canadienne », faite de pans de tissus tendus sur deux mâts, correspond au modèle des origines fait pour les sportifs itinérants. La plus grande (de couleur bleue), tente familiale à armature et fenêtres dans laquelle on tient debout, reflète la transformation de la pratique en un loisir familial. C’est une véritable maison en toile puisqu’elle possède un auvent qui fait office de salle à manger et une chambre séparée. Par ailleurs, les années 1960 marquent le passage de l’ère l’aluminium&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid''&amp;lt;/ref&amp;gt; au règne du plastique dans le matériel de camping. Les objets en métal léger sont encore bien représentés dans la séquence : table, chaises pliantes – voire chaises pour enfants -, lit de camp ; mais on observe déjà les premiers objets en plastique comme le matelas gonflable. Ce qui nécessite le plus de matériel est certainement la préparation et la consommation des repas. Les familles Albert et Lemonnier ne semblent pas disposer d’ustensiles spécifiques car elles ont ramené couverts, verres et assiettes en céramique de leur propre cuisine. Cependant, le prototype de l’objet du campeur est bien présent : le réchaud à essence (on voit le jerricane à l’arrière-plan). L’avant-dernière scène est en ce sens typique du camping qu’elle documente un savoir-faire particulier, la préparation du café le matin, qui est presque représentée comme un art. La caméra suit en effet tout le processus, de l’allumage du réchaud à la cérémonie de la première gorgée avalée par Jean Albert, qui se joue de la caméra en faisant d’abord des mimiques de dégoût avant de faire un signe d’approbation de la tête.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Camping Trigano.jpg|vignette|Affiche « Dans la nature on entend, le camping c’est Trigano, location sans caution », Imprimerie de la Cinématographie française, 1968, Source : Ville de Paris / Bibl. Forney / Roger-Viollet. Cote : AF 150779 GF]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une culture « camping »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux familles apparaissent donc comme étant très bien équipées pour la pratique. Il semble en effet que les Albert soient des habitués du camping. Un signe de cette longue expérience pourrait être les fanions accrochés à la tente canadienne représentant des drapeaux nationaux. Jean Albert les met effectivement en avant à plusieurs reprises à travers des gros plans, comme pour affirmer un statut d’expert de la pratique. Ils correspondent certainement à des pays où la famille a déjà campé. On reconnaît par exemple les drapeaux de la Suède, de la Suisse, de la Norvège (la ville de Trondheim, dont le nom est cousu sur l’un des fanions, se trouve en Norvège) ou encore de l’Autriche, pays où la famille Albert a passé ses vacances la même année. Tous ces éléments, associés aux multiples objets du quotidien composent donc une culture « camping ». Ils contribuent à ritualiser le loisir en instaurant des moments de convivialité autour de leur utilisation : le repas autour de la table, la détente dans la tente ou sur le lit de camp voire la lassitude sur le matelas gonflable.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une esthétique de la toile de tente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette matérialité de la pratique se retrouve jusque dans le cadrage des images. Il est en effet fort intéressant de remarquer que la toile de tente est très souvent présente au premier plan, venant obstruer une partie du champ. Il ne s’agit pas d’un défaut de cadrage car Jean Albert est un cinéaste amateur averti qui réfléchit ses angles de vue avec soin. Ces plans dénotent bien au contraire d’une volonté d’insérer à tout moment l’objet tente dans l’image. L’opérateur indique ainsi au spectateur soit qu’il se trouve dans la tente (00:03:24), soit qu’il se trouve derrière celle-ci (00:00:46), comme s’il s’agissait d’une prise de vue à la dérobée. Quoi qu’il en soit, l’opérateur contextualise de cette façon les images et leur donne de l’épaisseur. Jean Albert expérimente dans ce film ce qu’on pourrait appeler l’esthétique de la toile de tente. Ce regard cinématographique particulier révèle l’importance des objets dans la pratique du camping.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le film comme souvenir des vacances en familles'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette séquence est l’exemple typique d’un film de vacances. La caméra permet en effet à l’opérateur, en l’occurrence le père de famille, de créer un souvenir en retraçant le déroulé des journées et en mettant en scène les moments de bonheur. Le film documente les vacances en camping de la famille Albert et de la famille Lemonnier en 1967. Les Lemonnier sont des amis de longue date du couple Albert car ils étaient déjà présents lors du mariage de Jean et Denise en 1958, comme documenté dans le film « Dans le sillage d’une mariée » [[0003FH0004]]. Le film a été tourné en majeure partie par Jean Albert, même s’il a certainement prêté sa caméra à son ami ou à sa femme, puisqu’il apparaît lui-même à l’image dans l’une des dernières scènes en train de préparer le café. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une journée type au camping''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentant les différents moments de la journée de vacances – levée, jeux, repas, détente -  le film fait en quelque sorte office de journal de bord pour la famille. Il se déroule en effet sur plusieurs jours comme le prouvent par exemple les différentes expositions lumineuses (00:00:43 et 00:03:25). Dès le début, le contexte est planté : une voiture circule sur une route de montagne, bagages et matériel de camping sur le toit. Ce plan en mouvement, qui est filmé à partir de la voiture de derrière comme en témoigne l’apparition furtive du volant en bas de l’image, est un classique du départ en vacances. Il s’agit presque d’un topos cinématographique du film de vacances. Jean Albert filme ensuite à de nombreuses reprises les repas qui rythment les journées : déjeuner et petit-déjeuner. Enfin, l’opérateur suit les activités de loisir des enfants, principalement les jeux tels que le ballon ou la pétanque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le bonheur familial : les enfants''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se focalisant ainsi sur les enfants, le film de vacances veut donner à voir le bonheur familial afin de souder les membres. Jean Albert concentre ainsi son attention sur les moments de complicité entres parents et enfants. Il filme par exemple à deux reprises les enfants qui s’amusent à s’en prendre à M. Lemonnier - qui se prête allègrement au jeu - en le faisant rouler sur la pente (00:01:07) ou en l’attaquant (00:01:56). Il ne s’agit pas seulement de scènes de divertissement mais aussi de moments d’apprentissage. En bon père de famille, Jean Albert accorde une importance particulière à la transmission des savoirs aux enfants. Il fixe par exemple sur la pellicule son plus jeune fils en train de regarder à travers des jumelles (00:01:10) ou bien l’apprentissage du football par M. Lemonnier (00:03:17) qui, d’un geste de la main, enjoint le garçon de venir le rejoindre, certainement pour lui montrer la technique. Le résultat de cet apprentissage est tout aussi important puisqu’il est mis en valeur par des gros plans. C’est le cas lorsque l’aîné de ses fils plante une dague dans l’herbe ou lorsque les trois garçons lancent les boules de pétanque à la fin de la séquence, révélant la fierté du père. Mais toutes ces scènes ne sont pas filmées à la dérobée. Elles résultent souvent d’une mise en scène orchestrée par l’opérateur qui demande aux enfants de jouer aux acteurs. On le voit très bien à la seconde 00:01:33, lorsqu’il filme de l’intérieur de la tente la culbute de son fils à l’extérieur. C’est comme un spectacle, la toile de tente faisant office de rideaux. Autre élément visuel typique de ce bonheur familial, c’est le chien, fidèle compagnon des enfants. Il est particulièrement mis en valeur par les gros plans. On a donc affaire au regard d’un père qui construit à l’image le bonheur familial. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par cette focalisation sur les enfants, ce film est typique des productions familiales de vacances. Il révèle par ailleurs un regard cinématographique d’une très belle qualité qui met en avant la matérialité du camping.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CORBIN Alain « Les vacances et la nature revisitée (1830-1939) », dans : CORBIN Alain (dir.), ''L'avènement des loisirs : 1850-1960'', Paris, Flammarion, 2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RICHEZ Jean-Claude, « Les Vosges comme espace de loisir au XIXe siècle », dans : RAUCH André (dir.), ''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle'', Revue EPS ; Strasbourg : Centre de recherches européennes en éducation corporelle, 1994, p.91-102 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SIROST Olivier, « Les débuts du camping en France : du vieux campeur au village de toile », ''Ethnologie française'', 2001/4 (Vol. 31), p. 607-620. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2001-4-page-607.htm [consulté le 05/03/2019]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Camping_familial_%C3%A0_Grendelbruch_(Hohbuhl)_(0003FH0008)&amp;diff=11069</id>
		<title>Camping familial à Grendelbruch (Hohbuhl) (0003FH0008)</title>
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		<updated>2019-05-24T08:51:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Camping familial à Grendelbruch&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0003FH0008_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:07:56&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Oui&lt;br /&gt;
|realisateurs=Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Albert_aperçu.PNG&lt;br /&gt;
|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-04-23&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.4694, 7.30942&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence tournée dans les Vosges à la fin des années 1960 documente les vacances sous la tente des familles Albert et Lemonnier. Malgré une mauvaise conservation – plusieurs parties sont illisibles -, la séquence dénote une très grande attention accordée par le caméraman à la composition de l’image afin de créer un souvenir d’un moment de bonheur familial.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Une voiture roule sur une route de montagne, bagages sur le toit. Plan en mouvement, la voiture est filmée à partir de la voiture qui la suit. On aperçoit le pare-brise et le volant.&lt;br /&gt;
Un enfant assis à une table de camping. Il boit dans un verre et porte un bavoir. Le champ est obstrué par la toile de tente sur la gauche. Motifs colorés type années 1970. La maman est assise au second plan sur une couverture dans l’herbe. A l’arrière-plan, on aperçoit la voiture garée en contre-bas sur le bord de la route. Le garçon sourit à la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête d’un chien noir qui mordille un os.&lt;br /&gt;
Deux tentes en contre-plongée à partir du bas de la colline, près de la route certainement. Rocher avec balisage rouge du C.V. au premier plan. Série d’arbre au second plan. A l’arrière-plan, les deux tentes. La tente de gauche, de couleur rouge et bleue, est relativement grande, fenêtre, table et chaises à l’entrée où est assis le reste de la famille. La tente de droite, de couleur beige est plus petite et plus basse, une - deux places certainement.&lt;br /&gt;
Plan serré sur l’entrée de la grande tente. Deux enfants mangent à une petite table. Trois adolescents assis sur une couverture. La maman est debout et entre dans la tente.&lt;br /&gt;
Plan sur les adolescents assis sur la couverture. L’une croque dans une tomate. L’autre boit. Un adulte se penche et leur parle.&lt;br /&gt;
Plan serré sur les deux garçonnets qui mangent à une petite table, assis sur des chaises de camping. Bavoirs, assiettes en céramique, couverts en métal, verres en céramiques. &lt;br /&gt;
Plan serré de profil sur l’un d’eux. Il mange une cuisse de poulet à la main. Un doudou sur la table. A l’arrière-plan, un panier en osier avec des bananes.&lt;br /&gt;
Quatre enfants s’amusent à faire rouler M. Lemonnier dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Noir&lt;br /&gt;
Profil d’un garçon qui regarde à travers des jumelles noires. M. Lemonnier de face qui regarde dans les jumelles et règle la mise au point.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la petite tente ouverte. Une femme est allongée dedans, la tête à l’entrée. Plusieurs fanions de couleur sont suspendus aux cordes de la tente. Il s’agit de drapeaux nationaux.&lt;br /&gt;
Tête de profil de Denise à partir de l’intérieur de la tente. Une petite fille se tient assise à l’entrée de la tente et regarde la caméra. Elles discutent et rient. La toile de tente dans le champ gauche.&lt;br /&gt;
Plan sur les voitures en contre bas, garées au bord de la route. Toile de tente et fanions au premier plan. Un paysage de moyenne montagne à l’arrière-plan. L’un des garçons apparaît soudain, il se jette sur l’herbe et regarde la caméra. On peut lire sur un des fanions bleus : « Trondheim ». On reconnaît le drapeau de la Norvège, le drapeau de la Suède, le drapeau du Danemark. A l’arrière-plan, un autre enfant court vers les voitures.&lt;br /&gt;
Le chien noir, type, court vers l’opérateur. Plan en plongé du haut de la pente. Voiture à l’arrière-plan. Une femme monte à grands pas la colline, un journal à la main.&lt;br /&gt;
Plan serré sur un des pères, « attaqués » par deux garçons qui l’enjambent. On s’amuse, on rit.&lt;br /&gt;
Paysage en plan large du haut de la colline. Deux voitures blanches garées en contre-bas. Une voiture noire roule. Panorama sur la gauche vers les deux tentes.&lt;br /&gt;
00:02:15 &lt;br /&gt;
Images sautent. Le petit garçon joue au ballon. Il perd le contrôle, le ballon roule. Il court le chercher en bas et remonte. Une voiture rouge passe.&lt;br /&gt;
Petit garçon fier face à la caméra. Le papa tient le ballon et lui parle. Il lui donne une leçon de football certainement.&lt;br /&gt;
Noir.&lt;br /&gt;
00:03:22 &lt;br /&gt;
Petit garçon joue à l’entrée de la petite tente avec les fanions. Autre jour, le soleil brille, certainement le matin. Il porte un pull rouge et un pantalon à motif. Il joue avec un ballon.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la mère et une jeune fille qui descendent la colline. Toile de la grande tente au premier plan, dans la partie gauche du champ. Elles marchent vers l’opérateur un verre en verre à la main.&lt;br /&gt;
Plan sur la famille qui prend le petit-déjeuner entre les deux tentes. Un père est allongé sur un transat type plage, à ras du sol. Un garçon est allongé sur un matelas pneumatique rayé. Les deux mères s’activent autour de la table. On voit une machine à café italienne. Les plus petits courent autour. Une casserole en fonte dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Un des garçons s’amuse à planter un couteau dans l’herbe. Gros plan sur le couteau type dague, manche en cuir, lame planté dans le sol.&lt;br /&gt;
Gros plan sur un fanion rouge, « Tyrol ». Drapeau français à côté. Travelling gauche sur les autres fanions puis au second plan le petit garçon assis à la petite table, chaise de camping, il boit un verre de lait dans un verre en verre. Il regarde la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur le visage de Denise qui discute.&lt;br /&gt;
00:04:17&lt;br /&gt;
Images sautent. Gros plan en contre-plongée sur le visage de M. Lemonnier, au bord du lit de camp.&lt;br /&gt;
Petit garçon dans le tente, puis il sort et s’étire. Il embrasse une femme.&lt;br /&gt;
Un berger avec son troupeau de brebis, deux chiens noirs. Deux garçons s’approchent pour regarder les moutons. Troupeau de mouton&lt;br /&gt;
00:05:40 &lt;br /&gt;
Plan serré sur Jean Albert accroupi dans l’herbe qui fait chauffer le café dans une machine italienne, sur un petit réchaud. Il met le nez sur la cafetière et tourne la molette du gaz. Gros plan sur la molette du gaz. Il se lève et se sert du café dans un verre. Il goûte à plusieurs reprises puis fait un signe d’approbation de la tête. &lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête du chien, à l’arrière. Il se tourne.&lt;br /&gt;
Les trois garçons jouent aux boules. Gros plan sur les boules de couleur sur une couverture grise. Chacun lance une boule l’un après l’autre.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=[[Fichier:Mr Lloyd George.jpeg|vignette|droite|Mr Lloyd George et sa famille en camping. Agence photgraphique Rol. Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST EI-13 (302)]]&lt;br /&gt;
Pratique née à la fin du XIXe siècle dans les mouvements excursionnistes, auprès des citadins bourgeois qui cherchaient l’activité physique au grand air, le camping devient à partir des années 1950 un loisir familial et populaire. Depuis la mise en place des congés payés en 1936, il représente en effet un moyen relativement bon marché pour les Français de profiter de leurs deux, puis trois semaines de vacances. Sous l’effet de la massification des loisirs, cette pratique de plein air se sédentarise et est rapidement soumise à règlementation, dès les années 1960-1970. Une réelle industrie touristique du camping se développe alors, reposant en particulier sur un matériel technique adapté&amp;lt;ref&amp;gt;LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce film de vacances, qui retrace les vacances sous la tente à la Hohbuhl, non loin de Grendelbruch dans les Vosges en 1967, se situe donc temporellement juste avant le développement du camping de masse. En Alsace, le camping s’est implanté de façon précoce au début du XXe siècle sous l’influence allemande des associations excursionnistes et naturistes très puissantes dans la région. Grâce à la démocratisation de la voiture dans les années 1950, les citadins peuvent facilement partir à l’assaut de la montagne et profiter des jours fériés ou congés en famille. Dans cette séquence, on observe une forme de camping sauvage. Il est cependant assez étonnant pour le spectateur actuel de voir que le lieu choisi pour planter la tente se situe juste à côté d’une route de montagne. Bien que l’on voie ici passer une ou deux voitures, la fréquentation des axes routiers, d’autant plus les routes de montagne, était alors bien moins importante qu’aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le camping ou le bal des objets''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un loisir matériel''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Camping Culture Val d'Oise.jpeg|vignette|gauche|Association Camping et Culture, Valmondois.  © Marcel Cerf / BHVP / Roger-Viollet, NN-010-0223]]&lt;br /&gt;
Cette séquence témoigne de l’essor de la culture matérielle du camping dans les années 1960, soutenue par une production industrielle croissante. Depuis le début de la pratique, le matériel joue un rôle primordial pour les campeurs, devant allier légèreté et praticité&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid'', p.11&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela concerne tout d’abord la tente. Les familles Albert et Lemonnier en possèdent deux modèles qui représentent bien l’évolution de la pratique. La plus petite (de couleur beige) dite « canadienne », faite de pans de tissus tendus sur deux mâts, correspond au modèle des origines fait pour les sportifs itinérants. La plus grande (de couleur bleue), tente familiale à armature et fenêtres dans laquelle on tient debout, reflète la transformation de la pratique en un loisir familial. C’est une véritable maison en toile puisqu’elle possède un auvent qui fait office de salle à manger et une chambre séparée. Par ailleurs, les années 1960 marquent le passage de l’ère l’aluminium&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid''&amp;lt;/ref&amp;gt; au règne du plastique dans le matériel de camping. Les objets en métal léger sont encore bien représentés dans la séquence : table, chaises pliantes – voire chaises pour enfants -, lit de camp ; mais on observe déjà les premiers objets en plastique comme le matelas gonflable. Ce qui nécessite le plus de matériel est certainement la préparation et la consommation des repas. Les familles Albert et Lemonnier ne semblent pas disposer d’ustensiles spécifiques car elles ont ramené couverts, verres et assiettes en céramique de leur propre cuisine. Cependant, le prototype de l’objet du campeur est bien présent : le réchaud à essence (on voit le jerricane à l’arrière-plan). L’avant-dernière scène est en ce sens typique du camping qu’elle documente un savoir-faire particulier, la préparation du café le matin, qui est presque représentée comme un art. La caméra suit en effet tout le processus, de l’allumage du réchaud à la cérémonie de la première gorgée avalée par Jean Albert, qui se joue de la caméra en faisant d’abord des mimiques de dégoût avant de faire un signe d’approbation de la tête.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Camping Trigano.jpg|vignette|Affiche « Dans la nature on entend, le camping c’est Trigano, location sans caution », Imprimerie de la Cinématographie française, 1968, Source : Ville de Paris / Bibl. Forney / Roger-Viollet. Cote : AF 150779 GF]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une culture « camping »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux familles apparaissent donc comme étant très bien équipées pour la pratique. Il semble en effet que les Albert soient des habitués du camping. Un signe de cette longue expérience pourrait être les fanions accrochés à la tente canadienne représentant des drapeaux nationaux. Jean Albert les met effectivement en avant à plusieurs reprises à travers des gros plans, comme pour affirmer un statut d’expert de la pratique. Ils correspondent certainement à des pays où la famille a déjà campé. On reconnaît par exemple les drapeaux de la Suède, de la Suisse, de la Norvège (la ville de Trondheim, dont le nom est cousu sur l’un des fanions, se trouve en Norvège) ou encore de l’Autriche, pays où la famille Albert a passé ses vacances la même année. Tous ces éléments, associés aux multiples objets du quotidien composent donc une culture « camping ». Ils contribuent à ritualiser le loisir en instaurant des moments de convivialité autour de leur utilisation : le repas autour de la table, la détente dans la tente ou sur le lit de camp voire la lassitude sur le matelas gonflable.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une esthétique de la toile de tente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette matérialité de la pratique se retrouve jusque dans le cadrage des images. Il est en effet fort intéressant de remarquer que la toile de tente est très souvent présente au premier plan, venant obstruer une partie du champ. Il ne s’agit pas d’un défaut de cadrage car Jean Albert est un cinéaste amateur averti qui réfléchit ses angles de vue avec soin. Ces plans dénotent bien au contraire d’une volonté d’insérer à tout moment l’objet tente dans l’image. L’opérateur indique ainsi au spectateur soit qu’il se trouve dans la tente (00:03:24), soit qu’il se trouve derrière celle-ci (00:00:46), comme s’il s’agissait d’une prise de vue à la dérobée. Quoi qu’il en soit, l’opérateur contextualise de cette façon les images et leur donne de l’épaisseur. Jean Albert expérimente dans ce film ce qu’on pourrait appeler l’esthétique de la toile de tente. Ce regard cinématographique particulier révèle l’importance des objets dans la pratique du camping.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le film comme souvenir des vacances en familles'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette séquence est l’exemple typique d’un film de vacances. La caméra permet en effet à l’opérateur, en l’occurrence le père de famille, de créer un souvenir en retraçant le déroulé des journées et en mettant en scène les moments de bonheur. Le film documente les vacances en camping de la famille Albert et de la famille Lemonnier en 1967. Les Lemonnier sont des amis de longue date du couple Albert car ils étaient déjà présents lors du mariage de Jean et Denise en 1958, comme documenté dans le film « Dans le sillage d’une mariée » [[0003FH0004]]. Le film a été tourné en majeure partie par Jean Albert, même s’il a certainement prêté sa caméra à son ami ou à sa femme, puisqu’il apparaît lui-même à l’image dans l’une des dernières scènes en train de préparer le café. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une journée type au camping''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentant les différents moments de la journée de vacances – levée, jeux, repas, détente -  le film fait en quelque sorte office de journal de bord pour la famille. Il se déroule en effet sur plusieurs jours comme le prouvent par exemple les différentes expositions lumineuses (00:00:43 et 00:03:25). Dès le début, le contexte est planté : une voiture circule sur une route de montagne, bagages et matériel de camping sur le toit. Ce plan en mouvement, qui est filmé à partir de la voiture de derrière comme en témoigne l’apparition furtive du volant en bas de l’image, est un classique du départ en vacances. Il s’agit presque d’un topos cinématographique du film de vacances. Jean Albert filme ensuite à de nombreuses reprises les repas qui rythment les journées : déjeuner et petit-déjeuner. Enfin, l’opérateur suit les activités de loisir des enfants, principalement les jeux tels que le ballon ou la pétanque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le bonheur familial : les enfants''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se focalisant ainsi sur les enfants, le film de vacances veut donner à voir le bonheur familial afin de souder les membres. Jean Albert concentre ainsi son attention sur les moments de complicité entres parents et enfants. Il filme par exemple à deux reprises les enfants qui s’amusent à s’en prendre à M. Lemonnier - qui se prête allègrement au jeu - en le faisant rouler sur la pente (00:01:07) ou en l’attaquant (00:01:56). Il ne s’agit pas seulement de scènes de divertissement mais aussi de moments d’apprentissage. En bon père de famille, Jean Albert accorde une importance particulière à la transmission des savoirs aux enfants. Il fixe par exemple sur la pellicule son plus jeune fils en train de regarder à travers des jumelles (00:01:10) ou bien l’apprentissage du football par M. Lemonnier (00:03:17) qui, d’un geste de la main, enjoint le garçon de venir le rejoindre, certainement pour lui montrer la technique. Le résultat de cet apprentissage est tout aussi important puisqu’il est mis en valeur par des gros plans. C’est le cas lorsque l’aîné de ses fils plante une dague dans l’herbe ou lorsque les trois garçons lancent les boules de pétanque à la fin de la séquence, révélant la fierté du père. Mais toutes ces scènes ne sont pas filmées à la dérobée. Elles résultent souvent d’une mise en scène orchestrée par l’opérateur qui demande aux enfants de jouer aux acteurs. On le voit très bien à la seconde 00:01:33, lorsqu’il filme de l’intérieur de la tente la culbute de son fils à l’extérieur. C’est comme un spectacle, la toile de tente faisant office de rideaux. Autre élément visuel typique de ce bonheur familial, c’est le chien, fidèle compagnon des enfants. Il est particulièrement mis en valeur par les gros plans. On a donc affaire au regard d’un père qui construit à l’image le bonheur familial. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par cette focalisation sur les enfants, ce film est typique des productions familiales de vacances. Il révèle par ailleurs un regard cinématographique d’une très belle qualité qui met en avant la matérialité du camping.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CORBIN Alain « Les vacances et la nature revisitée (1830-1939) », dans : CORBIN Alain (dir.), ''L'avènement des loisirs : 1850-1960'', Paris, Flammarion, 2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RICHEZ Jean-Claude, « Les Vosges comme espace de loisir au XIXe siècle », dans : RAUCH André (dir.), ''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle'', Revue EPS ; Strasbourg : Centre de recherches européennes en éducation corporelle, 1994, p.91-102 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SIROST Olivier, « Les débuts du camping en France : du vieux campeur au village de toile », ''Ethnologie française'', 2001/4 (Vol. 31), p. 607-620. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2001-4-page-607.htm [consulté le 05/03/2019]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Camping_familial_%C3%A0_Grendelbruch_(Hohbuhl)_(0003FH0008)&amp;diff=11068</id>
		<title>Camping familial à Grendelbruch (Hohbuhl) (0003FH0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Camping_familial_%C3%A0_Grendelbruch_(Hohbuhl)_(0003FH0008)&amp;diff=11068"/>
		<updated>2019-05-24T08:50:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Camping familial à Grendelbruch&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0003FH0008_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:56&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Oui&lt;br /&gt;
|realisateurs=Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Albert_aperçu.PNG&lt;br /&gt;
|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-04-23&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.4694, 7.30942&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence tournée dans les Vosges à la fin des années 1960 documente les vacances sous la tente des familles Albert et Lemonnier. Malgré une mauvaise conservation – plusieurs parties sont illisibles -, la séquence dénote une très grande attention accordée par le caméraman à la composition de l’image afin de créer un souvenir d’un moment de bonheur familial.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Une voiture roule sur une route de montagne, bagages sur le toit. Plan en mouvement, la voiture est filmée à partir de la voiture qui la suit. On aperçoit le pare-brise et le volant.&lt;br /&gt;
Un enfant assis à une table de camping. Il boit dans un verre et porte un bavoir. Le champ est obstrué par la toile de tente sur la gauche. Motifs colorés type années 1970. La maman est assise au second plan sur une couverture dans l’herbe. A l’arrière-plan, on aperçoit la voiture garée en contre-bas sur le bord de la route. Le garçon sourit à la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête d’un chien noir qui mordille un os.&lt;br /&gt;
Deux tentes en contre-plongée à partir du bas de la colline, près de la route certainement. Rocher avec balisage rouge du C.V. au premier plan. Série d’arbre au second plan. A l’arrière-plan, les deux tentes. La tente de gauche, de couleur rouge et bleue, est relativement grande, fenêtre, table et chaises à l’entrée où est assis le reste de la famille. La tente de droite, de couleur beige est plus petite et plus basse, une - deux places certainement.&lt;br /&gt;
Plan serré sur l’entrée de la grande tente. Deux enfants mangent à une petite table. Trois adolescents assis sur une couverture. La maman est debout et entre dans la tente.&lt;br /&gt;
Plan sur les adolescents assis sur la couverture. L’une croque dans une tomate. L’autre boit. Un adulte se penche et leur parle.&lt;br /&gt;
Plan serré sur les deux garçonnets qui mangent à une petite table, assis sur des chaises de camping. Bavoirs, assiettes en céramique, couverts en métal, verres en céramiques. &lt;br /&gt;
Plan serré de profil sur l’un d’eux. Il mange une cuisse de poulet à la main. Un doudou sur la table. A l’arrière-plan, un panier en osier avec des bananes.&lt;br /&gt;
Quatre enfants s’amusent à faire rouler M. Lemonnier dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Noir&lt;br /&gt;
Profil d’un garçon qui regarde à travers des jumelles noires. M. Lemonnier de face qui regarde dans les jumelles et règle la mise au point.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la petite tente ouverte. Une femme est allongée dedans, la tête à l’entrée. Plusieurs fanions de couleur sont suspendus aux cordes de la tente. Il s’agit de drapeaux nationaux.&lt;br /&gt;
Tête de profil de Denise à partir de l’intérieur de la tente. Une petite fille se tient assise à l’entrée de la tente et regarde la caméra. Elles discutent et rient. La toile de tente dans le champ gauche.&lt;br /&gt;
Plan sur les voitures en contre bas, garées au bord de la route. Toile de tente et fanions au premier plan. Un paysage de moyenne montagne à l’arrière-plan. L’un des garçons apparaît soudain, il se jette sur l’herbe et regarde la caméra. On peut lire sur un des fanions bleus : « Trondheim ». On reconnaît le drapeau de la Norvège, le drapeau de la Suède, le drapeau du Danemark. A l’arrière-plan, un autre enfant court vers les voitures.&lt;br /&gt;
Le chien noir, type, court vers l’opérateur. Plan en plongé du haut de la pente. Voiture à l’arrière-plan. Une femme monte à grands pas la colline, un journal à la main.&lt;br /&gt;
Plan serré sur un des pères, « attaqués » par deux garçons qui l’enjambent. On s’amuse, on rit.&lt;br /&gt;
Paysage en plan large du haut de la colline. Deux voitures blanches garées en contre-bas. Une voiture noire roule. Panorama sur la gauche vers les deux tentes.&lt;br /&gt;
00:02:15 &lt;br /&gt;
Images sautent. Le petit garçon joue au ballon. Il perd le contrôle, le ballon roule. Il court le chercher en bas et remonte. Une voiture rouge passe.&lt;br /&gt;
Petit garçon fier face à la caméra. Le papa tient le ballon et lui parle. Il lui donne une leçon de football certainement.&lt;br /&gt;
Noir.&lt;br /&gt;
00:03:22 &lt;br /&gt;
Petit garçon joue à l’entrée de la petite tente avec les fanions. Autre jour, le soleil brille, certainement le matin. Il porte un pull rouge et un pantalon à motif. Il joue avec un ballon.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la mère et une jeune fille qui descendent la colline. Toile de la grande tente au premier plan, dans la partie gauche du champ. Elles marchent vers l’opérateur un verre en verre à la main.&lt;br /&gt;
Plan sur la famille qui prend le petit-déjeuner entre les deux tentes. Un père est allongé sur un transat type plage, à ras du sol. Un garçon est allongé sur un matelas pneumatique rayé. Les deux mères s’activent autour de la table. On voit une machine à café italienne. Les plus petits courent autour. Une casserole en fonte dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Un des garçons s’amuse à planter un couteau dans l’herbe. Gros plan sur le couteau type dague, manche en cuir, lame planté dans le sol.&lt;br /&gt;
Gros plan sur un fanion rouge, « Tyrol ». Drapeau français à côté. Travelling gauche sur les autres fanions puis au second plan le petit garçon assis à la petite table, chaise de camping, il boit un verre de lait dans un verre en verre. Il regarde la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur le visage de Denise qui discute.&lt;br /&gt;
00:04:17&lt;br /&gt;
Images sautent. Gros plan en contre-plongée sur le visage de M. Lemonnier, au bord du lit de camp.&lt;br /&gt;
Petit garçon dans le tente, puis il sort et s’étire. Il embrasse une femme.&lt;br /&gt;
Un berger avec son troupeau de brebis, deux chiens noirs. Deux garçons s’approchent pour regarder les moutons. Troupeau de mouton&lt;br /&gt;
00:05:40 &lt;br /&gt;
Plan serré sur Jean Albert accroupi dans l’herbe qui fait chauffer le café dans une machine italienne, sur un petit réchaud. Il met le nez sur la cafetière et tourne la molette du gaz. Gros plan sur la molette du gaz. Il se lève et se sert du café dans un verre. Il goûte à plusieurs reprises puis fait un signe d’approbation de la tête. &lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête du chien, à l’arrière. Il se tourne.&lt;br /&gt;
Les trois garçons jouent aux boules. Gros plan sur les boules de couleur sur une couverture grise. Chacun lance une boule l’un après l’autre.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=[[Fichier:Mr Lloyd George.jpeg|vignette|droite|Mr Lloyd George et sa famille en camping. Agence photgraphique Rol. Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST EI-13 (302)]]&lt;br /&gt;
Pratique née à la fin du XIXe siècle dans les mouvements excursionnistes, auprès des citadins bourgeois qui cherchaient l’activité physique au grand air, le camping devient à partir des années 1950 un loisir familial et populaire. Depuis la mise en place des congés payés en 1936, il représente en effet un moyen relativement bon marché pour les Français de profiter de leurs deux, puis trois semaines de vacances. Sous l’effet de la massification des loisirs, cette pratique de plein air se sédentarise et est rapidement soumise à règlementation, dès les années 1960-1970. Une réelle industrie touristique du camping se développe alors, reposant en particulier sur un matériel technique adapté&amp;lt;ref&amp;gt;LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce film de vacances, qui retrace les vacances sous la tente à la Hohbuhl, non loin de Grendelbruch dans les Vosges en 1967, se situe donc temporellement juste avant le développement du camping de masse. En Alsace, le camping s’est implanté de façon précoce au début du XXe siècle sous l’influence allemande des associations excursionnistes et naturistes très puissantes dans la région. Grâce à la démocratisation de la voiture dans les années 1950, les citadins peuvent facilement partir à l’assaut de la montagne et profiter des jours fériés ou congés en famille. Dans cette séquence, on observe une forme de camping sauvage. Il est cependant assez étonnant pour le spectateur actuel de voir que le lieu choisi pour planter la tente se situe juste à côté d’une route de montagne. Bien que l’on voie ici passer une ou deux voitures, la fréquentation des axes routiers, d’autant plus les routes de montagne, était alors bien moins importante qu’aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le camping ou le bal des objets''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un loisir matériel''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Camping et Culture Val d'Oise.jpeg|vignette|gauche|Association Camping et Culture, Valmondois.  © Marcel Cerf / BHVP / Roger-Viollet, NN-010-0223]]&lt;br /&gt;
Cette séquence témoigne de l’essor de la culture matérielle du camping dans les années 1960, soutenue par une production industrielle croissante. Depuis le début de la pratique, le matériel joue un rôle primordial pour les campeurs, devant allier légèreté et praticité&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid'', p.11&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela concerne tout d’abord la tente. Les familles Albert et Lemonnier en possèdent deux modèles qui représentent bien l’évolution de la pratique. La plus petite (de couleur beige) dite « canadienne », faite de pans de tissus tendus sur deux mâts, correspond au modèle des origines fait pour les sportifs itinérants. La plus grande (de couleur bleue), tente familiale à armature et fenêtres dans laquelle on tient debout, reflète la transformation de la pratique en un loisir familial. C’est une véritable maison en toile puisqu’elle possède un auvent qui fait office de salle à manger et une chambre séparée. Par ailleurs, les années 1960 marquent le passage de l’ère l’aluminium&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid''&amp;lt;/ref&amp;gt; au règne du plastique dans le matériel de camping. Les objets en métal léger sont encore bien représentés dans la séquence : table, chaises pliantes – voire chaises pour enfants -, lit de camp ; mais on observe déjà les premiers objets en plastique comme le matelas gonflable. Ce qui nécessite le plus de matériel est certainement la préparation et la consommation des repas. Les familles Albert et Lemonnier ne semblent pas disposer d’ustensiles spécifiques car elles ont ramené couverts, verres et assiettes en céramique de leur propre cuisine. Cependant, le prototype de l’objet du campeur est bien présent : le réchaud à essence (on voit le jerricane à l’arrière-plan). L’avant-dernière scène est en ce sens typique du camping qu’elle documente un savoir-faire particulier, la préparation du café le matin, qui est presque représentée comme un art. La caméra suit en effet tout le processus, de l’allumage du réchaud à la cérémonie de la première gorgée avalée par Jean Albert, qui se joue de la caméra en faisant d’abord des mimiques de dégoût avant de faire un signe d’approbation de la tête.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Camping Trigano.jpg|vignette|Affiche « Dans la nature on entend, le camping c’est Trigano, location sans caution », Imprimerie de la Cinématographie française, 1968, Source : Ville de Paris / Bibl. Forney / Roger-Viollet. Cote : AF 150779 GF]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une culture « camping »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux familles apparaissent donc comme étant très bien équipées pour la pratique. Il semble en effet que les Albert soient des habitués du camping. Un signe de cette longue expérience pourrait être les fanions accrochés à la tente canadienne représentant des drapeaux nationaux. Jean Albert les met effectivement en avant à plusieurs reprises à travers des gros plans, comme pour affirmer un statut d’expert de la pratique. Ils correspondent certainement à des pays où la famille a déjà campé. On reconnaît par exemple les drapeaux de la Suède, de la Suisse, de la Norvège (la ville de Trondheim, dont le nom est cousu sur l’un des fanions, se trouve en Norvège) ou encore de l’Autriche, pays où la famille Albert a passé ses vacances la même année. Tous ces éléments, associés aux multiples objets du quotidien composent donc une culture « camping ». Ils contribuent à ritualiser le loisir en instaurant des moments de convivialité autour de leur utilisation : le repas autour de la table, la détente dans la tente ou sur le lit de camp voire la lassitude sur le matelas gonflable.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une esthétique de la toile de tente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette matérialité de la pratique se retrouve jusque dans le cadrage des images. Il est en effet fort intéressant de remarquer que la toile de tente est très souvent présente au premier plan, venant obstruer une partie du champ. Il ne s’agit pas d’un défaut de cadrage car Jean Albert est un cinéaste amateur averti qui réfléchit ses angles de vue avec soin. Ces plans dénotent bien au contraire d’une volonté d’insérer à tout moment l’objet tente dans l’image. L’opérateur indique ainsi au spectateur soit qu’il se trouve dans la tente (00:03:24), soit qu’il se trouve derrière celle-ci (00:00:46), comme s’il s’agissait d’une prise de vue à la dérobée. Quoi qu’il en soit, l’opérateur contextualise de cette façon les images et leur donne de l’épaisseur. Jean Albert expérimente dans ce film ce qu’on pourrait appeler l’esthétique de la toile de tente. Ce regard cinématographique particulier révèle l’importance des objets dans la pratique du camping.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le film comme souvenir des vacances en familles'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette séquence est l’exemple typique d’un film de vacances. La caméra permet en effet à l’opérateur, en l’occurrence le père de famille, de créer un souvenir en retraçant le déroulé des journées et en mettant en scène les moments de bonheur. Le film documente les vacances en camping de la famille Albert et de la famille Lemonnier en 1967. Les Lemonnier sont des amis de longue date du couple Albert car ils étaient déjà présents lors du mariage de Jean et Denise en 1958, comme documenté dans le film « Dans le sillage d’une mariée » [[0003FH0004]]. Le film a été tourné en majeure partie par Jean Albert, même s’il a certainement prêté sa caméra à son ami ou à sa femme, puisqu’il apparaît lui-même à l’image dans l’une des dernières scènes en train de préparer le café. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une journée type au camping''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentant les différents moments de la journée de vacances – levée, jeux, repas, détente -  le film fait en quelque sorte office de journal de bord pour la famille. Il se déroule en effet sur plusieurs jours comme le prouvent par exemple les différentes expositions lumineuses (00:00:43 et 00:03:25). Dès le début, le contexte est planté : une voiture circule sur une route de montagne, bagages et matériel de camping sur le toit. Ce plan en mouvement, qui est filmé à partir de la voiture de derrière comme en témoigne l’apparition furtive du volant en bas de l’image, est un classique du départ en vacances. Il s’agit presque d’un topos cinématographique du film de vacances. Jean Albert filme ensuite à de nombreuses reprises les repas qui rythment les journées : déjeuner et petit-déjeuner. Enfin, l’opérateur suit les activités de loisir des enfants, principalement les jeux tels que le ballon ou la pétanque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le bonheur familial : les enfants''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se focalisant ainsi sur les enfants, le film de vacances veut donner à voir le bonheur familial afin de souder les membres. Jean Albert concentre ainsi son attention sur les moments de complicité entres parents et enfants. Il filme par exemple à deux reprises les enfants qui s’amusent à s’en prendre à M. Lemonnier - qui se prête allègrement au jeu - en le faisant rouler sur la pente (00:01:07) ou en l’attaquant (00:01:56). Il ne s’agit pas seulement de scènes de divertissement mais aussi de moments d’apprentissage. En bon père de famille, Jean Albert accorde une importance particulière à la transmission des savoirs aux enfants. Il fixe par exemple sur la pellicule son plus jeune fils en train de regarder à travers des jumelles (00:01:10) ou bien l’apprentissage du football par M. Lemonnier (00:03:17) qui, d’un geste de la main, enjoint le garçon de venir le rejoindre, certainement pour lui montrer la technique. Le résultat de cet apprentissage est tout aussi important puisqu’il est mis en valeur par des gros plans. C’est le cas lorsque l’aîné de ses fils plante une dague dans l’herbe ou lorsque les trois garçons lancent les boules de pétanque à la fin de la séquence, révélant la fierté du père. Mais toutes ces scènes ne sont pas filmées à la dérobée. Elles résultent souvent d’une mise en scène orchestrée par l’opérateur qui demande aux enfants de jouer aux acteurs. On le voit très bien à la seconde 00:01:33, lorsqu’il filme de l’intérieur de la tente la culbute de son fils à l’extérieur. C’est comme un spectacle, la toile de tente faisant office de rideaux. Autre élément visuel typique de ce bonheur familial, c’est le chien, fidèle compagnon des enfants. Il est particulièrement mis en valeur par les gros plans. On a donc affaire au regard d’un père qui construit à l’image le bonheur familial. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par cette focalisation sur les enfants, ce film est typique des productions familiales de vacances. Il révèle par ailleurs un regard cinématographique d’une très belle qualité qui met en avant la matérialité du camping.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CORBIN Alain « Les vacances et la nature revisitée (1830-1939) », dans : CORBIN Alain (dir.), ''L'avènement des loisirs : 1850-1960'', Paris, Flammarion, 2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RICHEZ Jean-Claude, « Les Vosges comme espace de loisir au XIXe siècle », dans : RAUCH André (dir.), ''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle'', Revue EPS ; Strasbourg : Centre de recherches européennes en éducation corporelle, 1994, p.91-102 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SIROST Olivier, « Les débuts du camping en France : du vieux campeur au village de toile », ''Ethnologie française'', 2001/4 (Vol. 31), p. 607-620. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2001-4-page-607.htm [consulté le 05/03/2019]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Camping_familial_%C3%A0_Grendelbruch_(Hohbuhl)_(0003FH0008)&amp;diff=11067</id>
		<title>Camping familial à Grendelbruch (Hohbuhl) (0003FH0008)</title>
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		<updated>2019-05-24T08:32:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Camping familial à Grendelbruch&lt;br /&gt;
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|thematique=Body and Health@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence tournée dans les Vosges à la fin des années 1960 documente les vacances sous la tente des familles Albert et Lemonnier. Malgré une mauvaise conservation – plusieurs parties sont illisibles -, la séquence dénote une très grande attention accordée par le caméraman à la composition de l’image afin de créer un souvenir d’un moment de bonheur familial.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Une voiture roule sur une route de montagne, bagages sur le toit. Plan en mouvement, la voiture est filmée à partir de la voiture qui la suit. On aperçoit le pare-brise et le volant.&lt;br /&gt;
Un enfant assis à une table de camping. Il boit dans un verre et porte un bavoir. Le champ est obstrué par la toile de tente sur la gauche. Motifs colorés type années 1970. La maman est assise au second plan sur une couverture dans l’herbe. A l’arrière-plan, on aperçoit la voiture garée en contre-bas sur le bord de la route. Le garçon sourit à la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête d’un chien noir qui mordille un os.&lt;br /&gt;
Deux tentes en contre-plongée à partir du bas de la colline, près de la route certainement. Rocher avec balisage rouge du C.V. au premier plan. Série d’arbre au second plan. A l’arrière-plan, les deux tentes. La tente de gauche, de couleur rouge et bleue, est relativement grande, fenêtre, table et chaises à l’entrée où est assis le reste de la famille. La tente de droite, de couleur beige est plus petite et plus basse, une - deux places certainement.&lt;br /&gt;
Plan serré sur l’entrée de la grande tente. Deux enfants mangent à une petite table. Trois adolescents assis sur une couverture. La maman est debout et entre dans la tente.&lt;br /&gt;
Plan sur les adolescents assis sur la couverture. L’une croque dans une tomate. L’autre boit. Un adulte se penche et leur parle.&lt;br /&gt;
Plan serré sur les deux garçonnets qui mangent à une petite table, assis sur des chaises de camping. Bavoirs, assiettes en céramique, couverts en métal, verres en céramiques. &lt;br /&gt;
Plan serré de profil sur l’un d’eux. Il mange une cuisse de poulet à la main. Un doudou sur la table. A l’arrière-plan, un panier en osier avec des bananes.&lt;br /&gt;
Quatre enfants s’amusent à faire rouler M. Lemonnier dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Noir&lt;br /&gt;
Profil d’un garçon qui regarde à travers des jumelles noires. M. Lemonnier de face qui regarde dans les jumelles et règle la mise au point.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la petite tente ouverte. Une femme est allongée dedans, la tête à l’entrée. Plusieurs fanions de couleur sont suspendus aux cordes de la tente. Il s’agit de drapeaux nationaux.&lt;br /&gt;
Tête de profil de Denise à partir de l’intérieur de la tente. Une petite fille se tient assise à l’entrée de la tente et regarde la caméra. Elles discutent et rient. La toile de tente dans le champ gauche.&lt;br /&gt;
Plan sur les voitures en contre bas, garées au bord de la route. Toile de tente et fanions au premier plan. Un paysage de moyenne montagne à l’arrière-plan. L’un des garçons apparaît soudain, il se jette sur l’herbe et regarde la caméra. On peut lire sur un des fanions bleus : « Trondheim ». On reconnaît le drapeau de la Norvège, le drapeau de la Suède, le drapeau du Danemark. A l’arrière-plan, un autre enfant court vers les voitures.&lt;br /&gt;
Le chien noir, type, court vers l’opérateur. Plan en plongé du haut de la pente. Voiture à l’arrière-plan. Une femme monte à grands pas la colline, un journal à la main.&lt;br /&gt;
Plan serré sur un des pères, « attaqués » par deux garçons qui l’enjambent. On s’amuse, on rit.&lt;br /&gt;
Paysage en plan large du haut de la colline. Deux voitures blanches garées en contre-bas. Une voiture noire roule. Panorama sur la gauche vers les deux tentes.&lt;br /&gt;
00:02:15 &lt;br /&gt;
Images sautent. Le petit garçon joue au ballon. Il perd le contrôle, le ballon roule. Il court le chercher en bas et remonte. Une voiture rouge passe.&lt;br /&gt;
Petit garçon fier face à la caméra. Le papa tient le ballon et lui parle. Il lui donne une leçon de football certainement.&lt;br /&gt;
Noir.&lt;br /&gt;
00:03:22 &lt;br /&gt;
Petit garçon joue à l’entrée de la petite tente avec les fanions. Autre jour, le soleil brille, certainement le matin. Il porte un pull rouge et un pantalon à motif. Il joue avec un ballon.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la mère et une jeune fille qui descendent la colline. Toile de la grande tente au premier plan, dans la partie gauche du champ. Elles marchent vers l’opérateur un verre en verre à la main.&lt;br /&gt;
Plan sur la famille qui prend le petit-déjeuner entre les deux tentes. Un père est allongé sur un transat type plage, à ras du sol. Un garçon est allongé sur un matelas pneumatique rayé. Les deux mères s’activent autour de la table. On voit une machine à café italienne. Les plus petits courent autour. Une casserole en fonte dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Un des garçons s’amuse à planter un couteau dans l’herbe. Gros plan sur le couteau type dague, manche en cuir, lame planté dans le sol.&lt;br /&gt;
Gros plan sur un fanion rouge, « Tyrol ». Drapeau français à côté. Travelling gauche sur les autres fanions puis au second plan le petit garçon assis à la petite table, chaise de camping, il boit un verre de lait dans un verre en verre. Il regarde la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur le visage de Denise qui discute.&lt;br /&gt;
00:04:17&lt;br /&gt;
Images sautent. Gros plan en contre-plongée sur le visage de M. Lemonnier, au bord du lit de camp.&lt;br /&gt;
Petit garçon dans le tente, puis il sort et s’étire. Il embrasse une femme.&lt;br /&gt;
Un berger avec son troupeau de brebis, deux chiens noirs. Deux garçons s’approchent pour regarder les moutons. Troupeau de mouton&lt;br /&gt;
00:05:40 &lt;br /&gt;
Plan serré sur Jean Albert accroupi dans l’herbe qui fait chauffer le café dans une machine italienne, sur un petit réchaud. Il met le nez sur la cafetière et tourne la molette du gaz. Gros plan sur la molette du gaz. Il se lève et se sert du café dans un verre. Il goûte à plusieurs reprises puis fait un signe d’approbation de la tête. &lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête du chien, à l’arrière. Il se tourne.&lt;br /&gt;
Les trois garçons jouent aux boules. Gros plan sur les boules de couleur sur une couverture grise. Chacun lance une boule l’un après l’autre.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=[[Fichier:Mr Lloyd George.jpeg|vignette|droite|Mr Lloyd George et sa famille en camping. Agence photgraphique Rol. Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST EI-13 (302)]]&lt;br /&gt;
Pratique née à la fin du XIXe siècle dans les mouvements excursionnistes, auprès des citadins bourgeois qui cherchaient l’activité physique au grand air, le camping devient à partir des années 1950 un loisir familial et populaire. Depuis la mise en place des congés payés en 1936, il représente en effet un moyen relativement bon marché pour les Français de profiter de leurs deux, puis trois semaines de vacances. Sous l’effet de la massification des loisirs, cette pratique de plein air se sédentarise et est rapidement soumise à règlementation, dès les années 1960-1970. Une réelle industrie touristique du camping se développe alors, reposant en particulier sur un matériel technique adapté&amp;lt;ref&amp;gt;LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce film de vacances, qui retrace les vacances sous la tente à la Hohbuhl, non loin de Grendelbruch dans les Vosges en 1967, se situe donc temporellement juste avant le développement du camping de masse. En Alsace, le camping s’est implanté de façon précoce au début du XXe siècle sous l’influence allemande des associations excursionnistes et naturistes très puissantes dans la région. Grâce à la démocratisation de la voiture dans les années 1950, les citadins peuvent facilement partir à l’assaut de la montagne et profiter des jours fériés ou congés en famille. Dans cette séquence, on observe une forme de camping sauvage. Il est cependant assez étonnant pour le spectateur actuel de voir que le lieu choisi pour planter la tente se situe juste à côté d’une route de montagne. Bien que l’on voie ici passer une ou deux voitures, la fréquentation des axes routiers, d’autant plus les routes de montagne, était alors bien moins importante qu’aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le camping ou le bal des objets''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un loisir matériel''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette séquence témoigne de l’essor de la culture matérielle du camping dans les années 1960, soutenue par une production industrielle croissante. Depuis le début de la pratique, le matériel joue un rôle primordial pour les campeurs, devant allier légèreté et praticité&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid'', p.11&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela concerne tout d’abord la tente. Les familles Albert et Lemonnier en possèdent deux modèles qui représentent bien l’évolution de la pratique. La plus petite (de couleur beige) dite « canadienne », faite de pans de tissus tendus sur deux mâts, correspond au modèle des origines fait pour les sportifs itinérants. La plus grande (de couleur bleue), tente familiale à armature et fenêtres dans laquelle on tient debout, reflète la transformation de la pratique en un loisir familial. C’est une véritable maison en toile puisqu’elle possède un auvent qui fait office de salle à manger et une chambre séparée. Par ailleurs, les années 1960 marquent le passage de l’ère l’aluminium&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid''&amp;lt;/ref&amp;gt; au règne du plastique dans le matériel de camping. Les objets en métal léger sont encore bien représentés dans la séquence : table, chaises pliantes – voire chaises pour enfants -, lit de camp ; mais on observe déjà les premiers objets en plastique comme le matelas gonflable. Ce qui nécessite le plus de matériel est certainement la préparation et la consommation des repas. Les familles Albert et Lemonnier ne semblent pas disposer d’ustensiles spécifiques car elles ont ramené couverts, verres et assiettes en céramique de leur propre cuisine. Cependant, le prototype de l’objet du campeur est bien présent : le réchaud à essence (on voit le jerricane à l’arrière-plan). L’avant-dernière scène est en ce sens typique du camping qu’elle documente un savoir-faire particulier, la préparation du café le matin, qui est presque représentée comme un art. La caméra suit en effet tout le processus, de l’allumage du réchaud à la cérémonie de la première gorgée avalée par Jean Albert, qui se joue de la caméra en faisant d’abord des mimiques de dégoût avant de faire un signe d’approbation de la tête.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Camping Trigano.jpg|vignette|Affiche « Dans la nature on entend, le camping c’est Trigano, location sans caution », Imprimerie de la Cinématographie française, 1968, Source : Ville de Paris / Bibl. Forney / Roger-Viollet. Cote : AF 150779 GF]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une culture « camping »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux familles apparaissent donc comme étant très bien équipées pour la pratique. Il semble en effet que les Albert soient des habitués du camping. Un signe de cette longue expérience pourrait être les fanions accrochés à la tente canadienne représentant des drapeaux nationaux. Jean Albert les met effectivement en avant à plusieurs reprises à travers des gros plans, comme pour affirmer un statut d’expert de la pratique. Ils correspondent certainement à des pays où la famille a déjà campé. On reconnaît par exemple les drapeaux de la Suède, de la Suisse, de la Norvège (la ville de Trondheim, dont le nom est cousu sur l’un des fanions, se trouve en Norvège) ou encore de l’Autriche, pays où la famille Albert a passé ses vacances la même année. Tous ces éléments, associés aux multiples objets du quotidien composent donc une culture « camping ». Ils contribuent à ritualiser le loisir en instaurant des moments de convivialité autour de leur utilisation : le repas autour de la table, la détente dans la tente ou sur le lit de camp voire la lassitude sur le matelas gonflable.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une esthétique de la toile de tente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette matérialité de la pratique se retrouve jusque dans le cadrage des images. Il est en effet fort intéressant de remarquer que la toile de tente est très souvent présente au premier plan, venant obstruer une partie du champ. Il ne s’agit pas d’un défaut de cadrage car Jean Albert est un cinéaste amateur averti qui réfléchit ses angles de vue avec soin. Ces plans dénotent bien au contraire d’une volonté d’insérer à tout moment l’objet tente dans l’image. L’opérateur indique ainsi au spectateur soit qu’il se trouve dans la tente (00:03:24), soit qu’il se trouve derrière celle-ci (00:00:46), comme s’il s’agissait d’une prise de vue à la dérobée. Quoi qu’il en soit, l’opérateur contextualise de cette façon les images et leur donne de l’épaisseur. Jean Albert expérimente dans ce film ce qu’on pourrait appeler l’esthétique de la toile de tente. Ce regard cinématographique particulier révèle l’importance des objets dans la pratique du camping.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le film comme souvenir des vacances en familles'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette séquence est l’exemple typique d’un film de vacances. La caméra permet en effet à l’opérateur, en l’occurrence le père de famille, de créer un souvenir en retraçant le déroulé des journées et en mettant en scène les moments de bonheur. Le film documente les vacances en camping de la famille Albert et de la famille Lemonnier en 1967. Les Lemonnier sont des amis de longue date du couple Albert car ils étaient déjà présents lors du mariage de Jean et Denise en 1958, comme documenté dans le film « Dans le sillage d’une mariée » [[0003FH0004]]. Le film a été tourné en majeure partie par Jean Albert, même s’il a certainement prêté sa caméra à son ami ou à sa femme, puisqu’il apparaît lui-même à l’image dans l’une des dernières scènes en train de préparer le café. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une journée type au camping''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentant les différents moments de la journée de vacances – levée, jeux, repas, détente -  le film fait en quelque sorte office de journal de bord pour la famille. Il se déroule en effet sur plusieurs jours comme le prouvent par exemple les différentes expositions lumineuses (00:00:43 et 00:03:25). Dès le début, le contexte est planté : une voiture circule sur une route de montagne, bagages et matériel de camping sur le toit. Ce plan en mouvement, qui est filmé à partir de la voiture de derrière comme en témoigne l’apparition furtive du volant en bas de l’image, est un classique du départ en vacances. Il s’agit presque d’un topos cinématographique du film de vacances. Jean Albert filme ensuite à de nombreuses reprises les repas qui rythment les journées : déjeuner et petit-déjeuner. Enfin, l’opérateur suit les activités de loisir des enfants, principalement les jeux tels que le ballon ou la pétanque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le bonheur familial : les enfants''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se focalisant ainsi sur les enfants, le film de vacances veut donner à voir le bonheur familial afin de souder les membres. Jean Albert concentre ainsi son attention sur les moments de complicité entres parents et enfants. Il filme par exemple à deux reprises les enfants qui s’amusent à s’en prendre à M. Lemonnier - qui se prête allègrement au jeu - en le faisant rouler sur la pente (00:01:07) ou en l’attaquant (00:01:56). Il ne s’agit pas seulement de scènes de divertissement mais aussi de moments d’apprentissage. En bon père de famille, Jean Albert accorde une importance particulière à la transmission des savoirs aux enfants. Il fixe par exemple sur la pellicule son plus jeune fils en train de regarder à travers des jumelles (00:01:10) ou bien l’apprentissage du football par M. Lemonnier (00:03:17) qui, d’un geste de la main, enjoint le garçon de venir le rejoindre, certainement pour lui montrer la technique. Le résultat de cet apprentissage est tout aussi important puisqu’il est mis en valeur par des gros plans. C’est le cas lorsque l’aîné de ses fils plante une dague dans l’herbe ou lorsque les trois garçons lancent les boules de pétanque à la fin de la séquence, révélant la fierté du père. Mais toutes ces scènes ne sont pas filmées à la dérobée. Elles résultent souvent d’une mise en scène orchestrée par l’opérateur qui demande aux enfants de jouer aux acteurs. On le voit très bien à la seconde 00:01:33, lorsqu’il filme de l’intérieur de la tente la culbute de son fils à l’extérieur. C’est comme un spectacle, la toile de tente faisant office de rideaux. Autre élément visuel typique de ce bonheur familial, c’est le chien, fidèle compagnon des enfants. Il est particulièrement mis en valeur par les gros plans. On a donc affaire au regard d’un père qui construit à l’image le bonheur familial. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par cette focalisation sur les enfants, ce film est typique des productions familiales de vacances. Il révèle par ailleurs un regard cinématographique d’une très belle qualité qui met en avant la matérialité du camping.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CORBIN Alain « Les vacances et la nature revisitée (1830-1939) », dans : CORBIN Alain (dir.), ''L'avènement des loisirs : 1850-1960'', Paris, Flammarion, 2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RICHEZ Jean-Claude, « Les Vosges comme espace de loisir au XIXe siècle », dans : RAUCH André (dir.), ''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle'', Revue EPS ; Strasbourg : Centre de recherches européennes en éducation corporelle, 1994, p.91-102 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SIROST Olivier, « Les débuts du camping en France : du vieux campeur au village de toile », ''Ethnologie française'', 2001/4 (Vol. 31), p. 607-620. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2001-4-page-607.htm [consulté le 05/03/2019]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Mr_Lloyd_George.jpeg&amp;diff=11066</id>
		<title>Fichier:Mr Lloyd George.jpeg</title>
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		<updated>2019-05-24T08:23:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
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		<updated>2019-05-24T08:18:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : Camping et culture&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Camping et culture&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sports_d%27hiver_au_col_du_Donon_(0021FN0001)&amp;diff=11042</id>
		<title>Sports d'hiver au col du Donon (0021FN0001)</title>
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		<updated>2019-05-17T08:58:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sports d'hiver au col du Donon&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1934&lt;br /&gt;
|video=0021FN0001_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:07&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Fonds_Breesé_©_Sports_d'hiver_au_Donon.png&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Col du Donon&lt;br /&gt;
|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-05-10&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.50717, 7.14642&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport@ Winter sport@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence témoigne du développement des sports d'hiver en famille et des stations de ski dans les Vosges dans les années 1930.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des voitures arrêtées le long de la route enneigée au col du Donon, des maisons de l’autre côté. Des gens marchent sur la route au loin. Les enfants Breesé font une bataille de boules de neige sur le côté droit.&lt;br /&gt;
La route bordée de voitures filmée de l’autre côté. A l’arrière-plan, vue dégagée sur la plaine.&lt;br /&gt;
La route du Col du Donon, deux grandes fermes vosgiennes de part et d’autre.&lt;br /&gt;
Des bâtons de ski plantés dans la neige en bord de route, à côté des voitures garées.&lt;br /&gt;
Un homme descend une pente à ski à toute vitesse. Travelling gauche sur la piste remplie de skieurs.&lt;br /&gt;
Deux enfants descendent en levant les bras. Chute à ski. Une dame assise sur une luge, deux garçons debout derrière elle. Un homme passe, puis une femme en chasse-neige assez instable sur les skis. Un autre homme en chasse-neige. Un couple descend à deux la pente. Chute.&lt;br /&gt;
Un enfant tire une luge sur un chemin. Sur un autre chemin, deux enfants sur la luge et un homme marche derrière. La piste de ski à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
Sur un chemin de forêt, un enfant tire un autre sur une luge, suivi de la maman.&lt;br /&gt;
Un enfant au béret noir marche dans la neige.&lt;br /&gt;
Un homme à ski remontant une pente.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’histoire des sports d’hiver, particulièrement celle du ski, commence dans la deuxième partie du XIXe siècle, au moment où d’anciennes pratiques physiques utilitaires se constituent en loisirs dans les classes bourgeoises - la notion de sport moderne apparaît alors – et où la montagne devient un espace de promenade. Mode de déplacement utilisé depuis longtemps dans les pays scandinaves, le ski est introduit en France dans les années 1890 par des explorateurs ayant voyagé dans le grand Nord. Au début, c'est une affaire de randonneurs passionnés qui gravissent les premiers sommets enneigés. En parallèle, l’intérêt des armées pour ce nouveau mode de déplacement, en particulier pour la surveillance des frontières, contribue à faire connaître la pratique en France. Les premières stations de ski françaises ouvrent au début du XXe siècle, à l’exemple de Chamonix en 1908. En Alsace, qui est alors allemande, le ski prend son essor plus tôt en raison de l’influence de la Forêt-Noire où la pratique arrive de façon précoce en Europe. Dès les années 1890, des précurseurs allemands fondent des clubs et dispensent des cours, comme le Ski Club Todtnau en 1891 ou le Ski Club Forêt-Noire à Fribourg-en-Brisgau en 1895. Le premier Ski Club alsacien est fondé en 1896 à Strasbourg en tant que section du Club Vosgien, d’autres sociétés sportives sont ensuite créées à Colmar et à Mulhouse. Les skieurs des origines sont des citadins aisés et sportifs qui suivent ce « mouvement vers la montagne », favorisé par le développement du réseau de chemin de fer. Mais d’autres activités hivernales, présentes bien avant le développement du ski dans la région, sont pratiquées par de nombreux Alsaciens et connaissent un essor touristique comparable à celui du ski au début du XXe siècle. On peut citer le patin à glace, le bobsleigh ou encore la luge, dont la pratique est documentée dans le film. Ce dernier est composé de deux parties clairement distinctes. L’opérateur documente tout d’abord le lieu dans lequel la famille a choisi de passer la journée d’hiver, la station du col du Donon, puis il filme ses enfants qui s’adonnent à la luge. Cette séparation assez nette s’explique certainement par le fait que les Breesé ne pratiquaient pas le ski.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Découverte de la station de ski du Donon'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se concentrant au début sur les lieux, l’opérateur semble d’abord vouloir contextualiser et documenter son film de famille. Emile Breesé donne l’impression de découvrir la station de ski, ou du moins il parvient à reproduire le regard du touriste qui s’y rend pour la première fois. Il s’attache en effet à planter le décor en montrant la route du col du Donon et le paysage enneigé. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et de nombreux passants y marchent, signifiant déjà que le lieu est prisé. Contrairement à la situation actuelle, le col du Donon est au début du XXe siècle une station de sports d’hiver connue et très fréquentée des Alsaciens. Elle attirait alors du beau monde et des sportifs, notamment grâce à l’hôtel Vellada&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme c’est le cas pour la majorité des domaines skiables, en Allemagne comme en France, le développement du ski au Donon a été largement favorisé par la présence d’un établissement mais aussi par l’existence d’une route qui permet d’accéder aux pistes à partir de la vallée. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Donon (Alt 737m ) (...) btv1b102229411 1.jpg|vignette|droite|Le Donon (Alt.737m.) et Hôtel Velleda, 1935. Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, MCP002127]]&lt;br /&gt;
Le deuxième plan montre deux grandes bâtisses vosgiennes de part et d’autre de la route du col. On observe ici la présence de grandes lignes électriques, certainement installées depuis l’existence de la station de ski dans les années 1900. L’électrification des campagnes françaises s’est principalement faite à partir des années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », ''Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales'', vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
S’en suit un gros plan sur les bâtons de ski et les spatules plantés à côté d’une voiture qui permet en quelque sorte d’annoncer la séquence qui suit : nous allons voir du ski. Le plan suivant montre effectivement un skieur descendant une piste à toute vitesse. Emile Breesé donne ensuite à voir, grâce à un panoramique, l’intégralité de la piste de ski qui est déjà très fréquentée à cette époque. Si on observe bien le premier plan, on remarque au bas de la piste deux skieurs qui remontent la pente à pied (00:00:20). Les remonte-pentes, tire-fesses ou télésièges, n’étaient pas encore répandus  dans les années 1930, il fallait donc monter la pente à pied. Les premiers skis disposent en effet d’une fixation mobile permettant d’avoir le talon libre afin de remonter les pistes. Si les premiers essais sont réalisés dès 1908 en Forêt-Noire, le premier remonte tire-fesse est mis en service en 1937 dans les Vosges à la Schlucht&amp;lt;ref&amp;gt;GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', Strasbourg, 2001&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais ce n’est qu’à partir des années 1950 que les remonte-pentes colonisent les pistes. L’opérateur nous offre ensuite un petit florilège de skieurs débutants, tantôt instables sur les spatules, tantôt essayant de freiner en chasse-neige, voire chutant. Cette phase d’apprentissage de la glisse est exemplifiée ici par deux techniques : un enfant qui suit la trace d’un adulte et un couple qui apprend ensemble le mouvement. Madame Breesé et ses enfants sont filmés de dos au bas de la piste en train d’observer les skieurs passer, certainement assez admirateurs. Si les deux garçons semblent aussi conquis par la pratique, leur position debout indique une certaine impatience à pouvoir, eux-aussi, s’adonner aux plaisirs de la glisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une autre glisse à la mode : la luge'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Engwiller partie de luge garçonnets (...) btv1b102056508 1.jpg|vignette|gauche|Engwiller, partie de luge, garçonnets en costume local. Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, NIM12870 ]]&lt;br /&gt;
La famille Breesé est en fait venue passer une journée au Donon pour pratiquer la luge. C’est alors un sport d’hiver reconnu qui dispose d’espaces aménagés exclusivement pour sa pratique. L’objet est déjà présent au bas de la piste de ski lorsque la famille observe les sportifs. Mais il est d’abord utilisé en mode statique comme un tabouret par la maman. L’opposition est marquée par le plan suivant 00:00:43 lorsque le plus jeune des garçons apparaît à l’écran tirant sa luge sur un chemin. La luge est connue depuis longtemps dans la région, dans sa version utilitaire appelée « schlitte » pour les travaux de bûcheronnage mais aussi dans une version ludique pour les enfants. Elle est alors pratiquée tant dans les villages de montagne que dans la plaine sur les lacs et cours d’eau gelées, grâce à des bâtons pour se propulser. &lt;br /&gt;
Mais le développement des sports d’hiver impose une nouvelle façon de luger dans les massifs français, particulièrement dans les Vosges. Assis sur un traineau qu’on élance du haut d’une pente dédiée à l’activité, la luge devient une pratique de loisir respectée et appréciée des enfants comme des adultes. Des clubs de luge se créent, par exemple le « Rodelklub » de Strasbourg né en 1909, et organisent même des compétitions. On aménage alors des pistes de luge, à l’instar de la piste du Donon que l’on voit dans la séquence. La plus connue des Strasbourgeois était certainement celle du Struthof qui avait une longueur d’environ un kilomètre et une pente moyenne de 17%&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016, p.34&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:4-2-13 Gérardmer (descente en luge) (...)Agence Rol btv1b69237638 1.jpg|vignette|droite|Gérardmer, descente en luge, 1913. Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST EI-13 (233) Photographie de presse, Agence Roll ]]&lt;br /&gt;
Dans la séquence, on observe la piste du Donon qui est passe tantôt dans un champ, tantôt dans la forêt. Les pistes de luge sont en effet souvent aménagées sur des chemins de bûcherons tracés à travers la forêt. Les Breesé sont ici certainement en train de remonter la piste car on voit l’aîné des enfants tirer son petit frère assis sur la luge. Pour des raisons techniques évidentes, il aurait été bien plus difficile de filmer la descente à luge.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », ''Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales'', vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', Strasbourg, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, Wiltshire (Grande-Bretagne), 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sports_d%27hiver_au_col_du_Donon_(0021FN0001)&amp;diff=11036</id>
		<title>Sports d'hiver au col du Donon (0021FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sports_d%27hiver_au_col_du_Donon_(0021FN0001)&amp;diff=11036"/>
		<updated>2019-05-13T17:04:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sports d'hiver au col du Donon&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1934&lt;br /&gt;
|video=0021FN0001_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:07&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Fonds_Breesé_©_Sports_d'hiver_au_Donon.png&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Col du Donon&lt;br /&gt;
|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-05-10&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.50717, 7.14642&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport@ Winter sport@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence témoigne du développement des sports d'hiver en famille et des stations de ski dans les Vosges dans les années 1930.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des voitures arrêtées le long de la route enneigée au col du Donon, des maisons de l’autre côté. Des gens marchent sur la route au loin. Les enfants Breesé font une bataille de boules de neige sur le côté droit.&lt;br /&gt;
La route bordée de voitures filmée de l’autre côté. A l’arrière-plan, vue dégagée sur la plaine.&lt;br /&gt;
La route du Col du Donon, deux grandes fermes vosgiennes de part et d’autre.&lt;br /&gt;
Des bâtons de ski plantés dans la neige en bord de route, à côté des voitures garées.&lt;br /&gt;
Un homme descend une pente à ski à toute vitesse. Travelling gauche sur la piste remplie de skieurs.&lt;br /&gt;
Deux enfants descendent en levant les bras. Chute à ski. Une dame assise sur une luge, deux garçons debout derrière elle. Un homme passe, puis une femme en chasse-neige assez instable sur les skis. Un autre homme en chasse-neige. Un couple descend à deux la pente. Chute.&lt;br /&gt;
Un enfant tire une luge sur un chemin. Sur un autre chemin, deux enfants sur la luge et un homme marche derrière. La piste de ski à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
Sur un chemin de forêt, un enfant tire un autre sur une luge, suivi de la maman.&lt;br /&gt;
Un enfant au béret noir marche dans la neige.&lt;br /&gt;
Un homme à ski remontant une pente.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’histoire des sports d’hiver, particulièrement celle du ski, commence dans la deuxième partie du XIXe siècle, au moment où d’anciennes pratiques physiques utilitaires se constituent en loisirs dans les classes bourgeoises - la notion de sport moderne apparaît alors – et où la montagne devient un espace de promenade. Mode de déplacement utilisé depuis longtemps dans les pays scandinaves, le ski est introduit en France dans les années 1890 par des explorateurs ayant voyagé dans le grand Nord. C’est au début une affaire de randonneurs passionnés qui gravissent les premiers sommets enneigés. En parallèle, l’intérêt des armées pour ce nouveau mode de déplacement, en particulier pour la surveillance des frontières, contribue à faire connaître la pratique en France. Les premières stations de ski françaises ouvrent au début du XXe siècle, à l’exemple de Chamonix en 1908. En Alsace, qui est alors allemande, le ski prend son essor plus tôt en raison de l’influence de la Forêt-Noire où la pratique arrive de façon précoce en Europe. Dès les années 1890, des précurseurs allemands fondent des clubs et dispensent des cours, comme le Ski Club Todtnau en 1891 ou le Ski Club Forêt-Noire à Fribourg-en-Brisgau en 1895. Le premier Ski Club alsacien est fondé en 1896 à Strasbourg en tant que section du Club Vosgien, d’autres sociétés sportives sont ensuite créées à Colmar et à Mulhouse. Les premiers skieurs sont des citadins aisés et sportifs qui suivent ce « mouvement vers la montagne », favorisé par le développement du réseau de chemin de fer. Mais d’autres activités hivernales, présentes bien avant le développement du ski dans la région, sont pratiquées par de nombreux Alsaciens et connaissent un essor touristique comparable à celui du ski au début du XXe siècle. On peut citer le patin à glace, le bobsleigh ou encore la luge, dont la pratique est documentée dans le film. Ce dernier est composé de deux parties clairement distinctes. L’opérateur documente tout d’abord le lieu dans lequel la famille a choisi de passer la journée d’hiver, la station du col du Donon, puis il filme ses enfants qui s’adonnent à la luge. Cette séparation assez nette s’explique certainement par le fait que les Breesé ne pratiquaient pas le ski.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Découverte de la station de ski du Donon'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se concentrant au début sur les lieux, l’opérateur semble d’abord vouloir contextualiser et documenter son film de famille. Emile Breesé donne l’impression de découvrir la station de ski, ou du moins il parvient à reproduire le regard du touriste qui s’y rend pour la première fois. Il s’attache en effet à planter le décor en montrant la route du col du Donon et le paysage enneigé. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et de nombreux passants y marchent, signifiant déjà que le lieu est prisé. Contrairement à la situation actuelle, le col du Donon est au début du XXe siècle une station de sports d’hiver connue et très fréquentée des Alsaciens. Elle attirait alors du beau monde et des sportifs, notamment grâce à l’hôtel Vellada&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme c’est le cas pour la majorité des domaines skiables, en Allemagne comme en France, le développement du ski au Donon a été largement favorisé par la présence d’un établissement mais aussi par l’existence d’une route qui permet d’accéder aux pistes à partir de la vallée. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Donon (Alt 737m ) (...) btv1b102229411 1.jpg|vignette|droite|Le Donon (Alt.737m.) et Hôtel Velleda,1935. Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, MCP002127]]&lt;br /&gt;
Le deuxième plan montre deux grandes bâtisses vosgiennes de part et d’autre de la route du col. On observe ici la présence de grandes lignes électriques, certainement installées depuis l’existence de la station de ski dans les années 1900. L’électrification des campagnes françaises s’est principalement faite à partir des années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », ''Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales'', vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
S’en suit un gros plan sur les bâtons de ski et les spatules plantés à côté d’une voiture qui permet en quelque sorte d’annoncer la séquence qui suit : nous allons voir du ski. Le plan suivant montre effectivement un skieur descendant une piste à toute vitesse. Emile Breesé donne ensuite à voir, grâce à un panoramique, l’intégralité de la piste de ski qui est déjà très fréquentée à cette époque. Si on observe bien le premier plan, on remarque au bas de la piste deux skieurs qui remontent la pente à pied (00:00:20). Les remonte-pentes, tire-fesses ou télésièges, n’étaient pas encore répandus dans les stations de ski dans les années 1930, il fallait monter la pente à pied. Les premiers skis disposent en effet d’une fixation mobile permettant d’avoir le talon libre afin de remonter les pistes. Si les premiers essais sont réalisés dès 1908 en Forêt-Noire, le premier-remonte tire-fesse est mis en service en 1937 dans les Vosges à la Schlucht&amp;lt;ref&amp;gt;GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', 2001, Strasbourg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais ce n’est qu’à partir des années 1950 que les remonte-pentes colonisent les pistes. L’opérateur nous offre ensuite un petit florilège de skieurs débutants, tantôt instables sur les spatules, tantôt essayant de freiner en chasse-neige voire chutant. Cette phase d’apprentissage de la glisse est exemplifiée par deux techniques : un enfant qui suit la trace d’un adulte et un couple qui apprend ensemble le mouvement. Madame Breesé et ses enfants sont filmés de dos au bas de la piste en train d’observer les skieurs passer, assez admirateurs. Les deux garçons, debout quant à eux, semblent s’impatienter de pouvoir aussi s’adonner aux plaisirs de la glisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une autre glisse à la mode : la luge'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Engwiller partie de luge garçonnets (...) btv1b102056508 1.jpg|vignette|gauche|Engwiller, partie de luge, garçonnets en costume local. Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, NIM12870 ]]&lt;br /&gt;
La famille Breesé est en fait venue passer une journée au Donon pour pratiquer la luge. C’est en effet un sport d’hiver reconnu qui dispose d’espaces aménagés exclusivement pour sa pratique. L’objet est déjà présent au bas de la piste de ski lorsque la famille observe les sportifs. Mais il est d’abord utilisé ici en mode statique comme un tabouret par la maman. L’opposition est marquée par le plan suivant 00:00:43 lorsque le plus jeune des garçons apparaît à l’écran tirant sa luge sur un chemin. La luge est connue depuis longtemps dans la région, dans sa version utilitaire appelée « schlitte » pour les travaux de bûcheronnage mais aussi dans une version ludique pour les enfants. Elle est alors pratiquée tant dans les villages de montagne que dans la plaine sur les lacs et cours d’eau gelées grâce à des bâtons pour se propulser. &lt;br /&gt;
Mais le développement des sports d’hiver impose une nouvelle façon de luger dans les massifs français, particulièrement dans les Vosges. Assis sur un traineau qu’on élance du haut d’une pente dédiée à l’activité, la luge devient une pratique de loisir respectée et appréciée des enfants comme des adultes. Des clubs de luge se créent, à l’instar du « Rodelklub » de Strasbourg né en 1909, et organisent même des compétitions. On aménage alors des pistes de luge, à l’instar de la piste du Donon que l’on voit dans la séquence. La plus connue des Strasbourgeois était certainement celle du Struthof qui avait une longueur d’environ un kilomètre et une pente moyenne de 17%&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016, p.34&amp;lt;/ref&amp;gt;. Des compétitions de luge sont même organisées dans les plus grandes stations. &lt;br /&gt;
[[Fichier:4-2-13 Gérardmer (descente en luge) (...)Agence Rol btv1b69237638 1.jpg|vignette|droite|Gérardmer, descente en luge, 1913. Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST EI-13 (233) Photographie de presse, Agence Roll ]]&lt;br /&gt;
Dans la séquence, on observe la piste du Donon qui est aménagée tantôt dans un champ dégagé, tantôt dans la forêt. Les pistes de luge sont en effet souvent aménagées sur des chemins de bûcherons tracés à travers la forêt. Les Breesé sont ici certainement en train de remonter la piste car on voit l’aîné des enfants tirer son petit frère assis sur la luge. Pour des raisons techniques évidentes, il aurait été bien plus difficile de filmer la descente à luge.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », ''Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales'', vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', 2001, Strasbourg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, 2003, Wiltshire (Grande-Bretagne)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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		<title>Sports d'hiver au col du Donon (0021FN0001)</title>
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|Resume_fr=Cette séquence témoigne du développement des sports d'hiver en famille et des stations de ski dans les Vosges dans les années 1930.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des voitures arrêtées le long de la route enneigée au col du Donon, des maisons de l’autre côté. Des gens marchent sur la route au loin. Les enfants Breesé font une bataille de boules de neige sur le côté droit.&lt;br /&gt;
La route bordée de voitures filmée de l’autre côté. A l’arrière-plan, vue dégagée sur la plaine.&lt;br /&gt;
La route du Col du Donon, deux grandes fermes vosgiennes de part et d’autre.&lt;br /&gt;
Des bâtons de ski plantés dans la neige en bord de route, à côté des voitures garées.&lt;br /&gt;
Un homme descend une pente à ski à toute vitesse. Travelling gauche sur la piste remplie de skieurs.&lt;br /&gt;
Deux enfants descendent en levant les bras. Chute à ski. Une dame assise sur une luge, deux garçons debout derrière elle. Un homme passe, puis une femme en chasse-neige assez instable sur les skis. Un autre homme en chasse-neige. Un couple descend à deux la pente. Chute.&lt;br /&gt;
Un enfant tire une luge sur un chemin. Sur un autre chemin, deux enfants sur la luge et un homme marche derrière. La piste de ski à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
Sur un chemin de forêt, un enfant tire un autre sur une luge, suivi de la maman.&lt;br /&gt;
Un enfant au béret noir marche dans la neige.&lt;br /&gt;
Un homme à ski remontant une pente.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’histoire des sports d’hiver, particulièrement celle du ski, commence dans la deuxième partie du XIXe siècle, au moment où d’anciennes pratiques physiques utilitaires se constituent en loisirs dans les classes bourgeoises - la notion de sport moderne apparaît alors – et où la montagne devient un espace de promenade. Mode de déplacement utilisé depuis longtemps dans les pays scandinaves, le ski est introduit en France dans les années 1890 par des explorateurs ayant voyagé dans le grand Nord. C’est au début une affaire de randonneurs passionnés qui gravissent les premiers sommets enneigés. En parallèle, l’intérêt des armées pour ce nouveau mode de déplacement, en particulier pour la surveillance des frontières, contribue à faire connaître la pratique en France. Les premières stations de ski françaises ouvrent au début du XXe siècle, à l’exemple de Chamonix en 1908. En Alsace, qui est alors allemande, le ski prend son essor plus tôt en raison de l’influence de la Forêt-Noire où la pratique arrive de façon précoce en Europe. Dès les années 1890, des précurseurs allemands fondent des clubs et dispensent des cours, comme le Ski Club Todtnau en 1891 ou le Ski Club Forêt-Noire à Fribourg-en-Brisgau en 1895. Le premier Ski Club alsacien est fondé en 1896 à Strasbourg en tant que section du Club Vosgien, d’autres sociétés sportives sont ensuite créées à Colmar et à Mulhouse. Les premiers skieurs sont des citadins aisés et sportifs qui suivent ce « mouvement vers la montagne », favorisé par le développement du réseau de chemin de fer. Mais d’autres activités hivernales, présentes bien avant le développement du ski dans la région, sont pratiquées par de nombreux Alsaciens et connaissent un essor touristique comparable à celui du ski au début du XXe siècle. On peut citer le patin à glace, le bobsleigh ou encore la luge, dont la pratique est documentée dans le film. Ce dernier est composé de deux parties clairement distinctes. L’opérateur documente tout d’abord le lieu dans lequel la famille a choisi de passer la journée d’hiver, la station du col du Donon, puis il filme ses enfants qui s’adonnent à la luge. Cette séparation assez nette s’explique certainement par le fait que les Breesé ne pratiquaient pas le ski.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Découverte de la station de ski du Donon'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se concentrant au début sur les lieux, l’opérateur semble d’abord vouloir contextualiser et documenter son film de famille. Emile Breesé donne l’impression de découvrir la station de ski, ou du moins il parvient à reproduire le regard du touriste qui s’y rend pour la première fois. Il s’attache en effet à planter le décor en montrant la route du col du Donon et le paysage enneigé. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et de nombreux passants y marchent, signifiant déjà que le lieu est prisé. Contrairement à la situation actuelle, le col du Donon est au début du XXe siècle une station de sports d’hiver connue et très fréquentée des Alsaciens. Elle attirait alors du beau monde et des sportifs, notamment grâce à l’hôtel Vellada&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme c’est le cas pour la majorité des domaines skiables, en Allemagne comme en France, le développement du ski au Donon a été largement favorisé par la présence d’un établissement mais aussi par l’existence d’une route qui permet d’accéder aux pistes à partir de la vallée. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Donon (Alt 737m ) (...) btv1b102229411 1.jpg|vignette|droite|Le Donon (Alt.737m.) et Hôtel Velleda,1935. Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, MCP002127]]&lt;br /&gt;
Le deuxième plan montre deux grandes bâtisses vosgiennes de part et d’autre de la route du col. On observe ici la présence de grandes lignes électriques, certainement installées depuis l’existence de la station de ski dans les années 1900. L’électrification des campagnes françaises s’est principalement faite à partir des années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », ''Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales'', vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
S’en suit un gros plan sur les bâtons de ski et les spatules plantés à côté d’une voiture qui permet en quelque sorte d’annoncer la séquence qui suit : nous allons voir du ski. Le plan suivant montre effectivement un skieur descendant une piste à toute vitesse. Emile Breesé donne ensuite à voir, grâce à un panoramique, l’intégralité de la piste de ski qui est déjà très fréquentée à cette époque. Si on observe bien le premier plan, on remarque au bas de la piste deux skieurs qui remontent la pente à pied (00:00:20). Les remonte-pentes, tire-fesses ou télésièges, n’étaient pas encore répandus dans les stations de ski dans les années 1930, il fallait monter la pente à pied. Les premiers skis disposent en effet d’une fixation mobile permettant d’avoir le talon libre afin de remonter les pistes. Si les premiers essais sont réalisés dès 1908 en Forêt-Noire, le premier-remonte tire-fesse est mis en service en 1937 dans les Vosges à la Schlucht&amp;lt;ref&amp;gt;GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', 2001, Strasbourg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais ce n’est qu’à partir des années 1950 que les remonte-pentes colonisent les pistes. L’opérateur nous offre ensuite un petit florilège de skieurs débutants, tantôt instables sur les spatules, tantôt essayant de freiner en chasse-neige voire chutant. Cette phase d’apprentissage de la glisse est exemplifiée par deux techniques : un enfant qui suit la trace d’un adulte et un couple qui apprend ensemble le mouvement. Madame Breesé et ses enfants sont filmés de dos au bas de la piste en train d’observer les skieurs passer, assez admirateurs. Les deux garçons, debout quant à eux, semblent s’impatienter de pouvoir aussi s’adonner aux plaisirs de la glisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une autre glisse à la mode : la luge'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille Breesé est en fait venue passer une journée au Donon pour pratiquer la luge. C’est en effet un sport d’hiver reconnu qui dispose d’espaces aménagés exclusivement pour sa pratique. L’objet est déjà présent au bas de la piste de ski lorsque la famille observe les sportifs. Mais il est d’abord utilisé ici en mode statique comme un tabouret par la maman. L’opposition est marquée par le plan suivant 00:00:43 lorsque le plus jeune des garçons apparaît à l’écran tirant sa luge sur un chemin. La luge est connue depuis longtemps dans la région, dans sa version utilitaire appelée « schlitte » pour les travaux de bûcheronnage mais aussi dans une version ludique pour les enfants. Elle est alors pratiquée tant dans les villages de montagne que dans la plaine sur les lacs et cours d’eau gelées grâce à des bâtons pour se propulser. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Engwiller partie de luge garçonnets (...) btv1b102056508 1.jpg|vignette|gauche|Engwiller, partie de luge, garçonnets en costume local. Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, NIM12870 ]]&lt;br /&gt;
Mais le développement des sports d’hiver impose une nouvelle façon de luger dans les massifs français, particulièrement dans les Vosges. Assis sur un traineau qu’on élance du haut d’une pente dédiée à l’activité, la luge devient une pratique de loisir respectée et appréciée des enfants comme des adultes. Des clubs de luge se créent, à l’instar du « Rodelklub » de Strasbourg né en 1909, et organisent même des compétitions. On aménage alors des pistes de luge, à l’instar de la piste du Donon que l’on voit dans la séquence. La plus connue des Strasbourgeois était certainement celle du Struthof qui avait une longueur d’environ un kilomètre et une pente moyenne de 17%&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016, p.34&amp;lt;/ref&amp;gt;. Des compétitions de luge sont même organisées dans les plus grandes stations. &lt;br /&gt;
[[Fichier:4-2-13 Gérardmer (descente en luge) (...)Agence Rol btv1b69237638 1.jpg|vignette|droite|Gérardmer, descente en luge, 1913. Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST EI-13 (233) Photographie de presse, Agence Roll ]]&lt;br /&gt;
Dans la séquence, on observe la piste du Donon qui est aménagée tantôt dans un champ dégagé, tantôt dans la forêt. Les pistes de luge sont en effet souvent aménagées sur des chemins de bûcherons tracés à travers la forêt. Les Breesé sont ici certainement en train de remonter la piste car on voit l’aîné des enfants tirer son petit frère assis sur la luge. Pour des raisons techniques évidentes, il aurait été bien plus difficile de filmer la descente à luge.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », ''Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales'', vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', 2001, Strasbourg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, 2003, Wiltshire (Grande-Bretagne)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sports_d%27hiver_au_col_du_Donon_(0021FN0001)&amp;diff=11034</id>
		<title>Sports d'hiver au col du Donon (0021FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sports_d%27hiver_au_col_du_Donon_(0021FN0001)&amp;diff=11034"/>
		<updated>2019-05-13T16:59:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sports d'hiver au col du Donon&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1934&lt;br /&gt;
|video=0021FN0001_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:07&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Fonds_Breesé_©_Sports_d'hiver_au_Donon.png&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Col du Donon&lt;br /&gt;
|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-05-10&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.50717, 7.14642&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport@ Winter sport@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence témoigne du développement des loisirs hivernaux et des stations de ski dans les Vosges dans les années 1930.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des voitures arrêtées le long de la route enneigée au col du Donon, des maisons de l’autre côté. Des gens marchent sur la route au loin. Les enfants Breesé font une bataille de boules de neige sur le côté droit.&lt;br /&gt;
La route bordée de voitures filmée de l’autre côté. A l’arrière-plan, vue dégagée sur la plaine.&lt;br /&gt;
La route du Col du Donon, deux grandes fermes vosgiennes de part et d’autre.&lt;br /&gt;
Des bâtons de ski plantés dans la neige en bord de route, à côté des voitures garées.&lt;br /&gt;
Un homme descend une pente à ski à toute vitesse. Travelling gauche sur la piste remplie de skieurs.&lt;br /&gt;
Deux enfants descendent en levant les bras. Chute à ski. Une dame assise sur une luge, deux garçons debout derrière elle. Un homme passe, puis une femme en chasse-neige assez instable sur les skis. Un autre homme en chasse-neige. Un couple descend à deux la pente. Chute.&lt;br /&gt;
Un enfant tire une luge sur un chemin. Sur un autre chemin, deux enfants sur la luge et un homme marche derrière. La piste de ski à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
Sur un chemin de forêt, un enfant tire un autre sur une luge, suivi de la maman.&lt;br /&gt;
Un enfant au béret noir marche dans la neige.&lt;br /&gt;
Un homme à ski remontant une pente.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’histoire des sports d’hiver, particulièrement celle du ski, commence dans la deuxième partie du XIXe siècle, au moment où d’anciennes pratiques physiques utilitaires se constituent en loisirs dans les classes bourgeoises - la notion de sport moderne apparaît alors – et où la montagne devient un espace de promenade. Mode de déplacement utilisé depuis longtemps dans les pays scandinaves, le ski est introduit en France dans les années 1890 par des explorateurs ayant voyagé dans le grand Nord. C’est au début une affaire de randonneurs passionnés qui gravissent les premiers sommets enneigés. En parallèle, l’intérêt des armées pour ce nouveau mode de déplacement, en particulier pour la surveillance des frontières, contribue à faire connaître la pratique en France. Les premières stations de ski françaises ouvrent au début du XXe siècle, à l’exemple de Chamonix en 1908. En Alsace, qui est alors allemande, le ski prend son essor plus tôt en raison de l’influence de la Forêt-Noire où la pratique arrive de façon précoce en Europe. Dès les années 1890, des précurseurs allemands fondent des clubs et dispensent des cours, comme le Ski Club Todtnau en 1891 ou le Ski Club Forêt-Noire à Fribourg-en-Brisgau en 1895. Le premier Ski Club alsacien est fondé en 1896 à Strasbourg en tant que section du Club Vosgien, d’autres sociétés sportives sont ensuite créées à Colmar et à Mulhouse. Les premiers skieurs sont des citadins aisés et sportifs qui suivent ce « mouvement vers la montagne », favorisé par le développement du réseau de chemin de fer. Mais d’autres activités hivernales, présentes bien avant le développement du ski dans la région, sont pratiquées par de nombreux Alsaciens et connaissent un essor touristique comparable à celui du ski au début du XXe siècle. On peut citer le patin à glace, le bobsleigh ou encore la luge, dont la pratique est documentée dans le film. Ce dernier est composé de deux parties clairement distinctes. L’opérateur documente tout d’abord le lieu dans lequel la famille a choisi de passer la journée d’hiver, la station du col du Donon, puis il filme ses enfants qui s’adonnent à la luge. Cette séparation assez nette s’explique certainement par le fait que les Breesé ne pratiquaient pas le ski.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Découverte de la station de ski du Donon'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se concentrant au début sur les lieux, l’opérateur semble d’abord vouloir contextualiser et documenter son film de famille. Emile Breesé donne l’impression de découvrir la station de ski, ou du moins il parvient à reproduire le regard du touriste qui s’y rend pour la première fois. Il s’attache en effet à planter le décor en montrant la route du col du Donon et le paysage enneigé. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et de nombreux passants y marchent, signifiant déjà que le lieu est prisé. Contrairement à la situation actuelle, le col du Donon est au début du XXe siècle une station de sports d’hiver connue et très fréquentée des Alsaciens. Elle attirait alors du beau monde et des sportifs, notamment grâce à l’hôtel Vellada&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme c’est le cas pour la majorité des domaines skiables, en Allemagne comme en France, le développement du ski au Donon a été largement favorisé par la présence d’un établissement mais aussi par l’existence d’une route qui permet d’accéder aux pistes à partir de la vallée. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Donon (Alt 737m ) (...) btv1b102229411 1.jpg|vignette|droite|Le Donon (Alt.737m.) et Hôtel Velleda,1935. Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, MCP002127]]&lt;br /&gt;
Le deuxième plan montre deux grandes bâtisses vosgiennes de part et d’autre de la route du col. On observe ici la présence de grandes lignes électriques, certainement installées depuis l’existence de la station de ski dans les années 1900. L’électrification des campagnes françaises s’est principalement faite à partir des années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », ''Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales'', vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
S’en suit un gros plan sur les bâtons de ski et les spatules plantés à côté d’une voiture qui permet en quelque sorte d’annoncer la séquence qui suit : nous allons voir du ski. Le plan suivant montre effectivement un skieur descendant une piste à toute vitesse. Emile Breesé donne ensuite à voir, grâce à un panoramique, l’intégralité de la piste de ski qui est déjà très fréquentée à cette époque. Si on observe bien le premier plan, on remarque au bas de la piste deux skieurs qui remontent la pente à pied (00:00:20). Les remonte-pentes, tire-fesses ou télésièges, n’étaient pas encore répandus dans les stations de ski dans les années 1930, il fallait monter la pente à pied. Les premiers skis disposent en effet d’une fixation mobile permettant d’avoir le talon libre afin de remonter les pistes. Si les premiers essais sont réalisés dès 1908 en Forêt-Noire, le premier-remonte tire-fesse est mis en service en 1937 dans les Vosges à la Schlucht&amp;lt;ref&amp;gt;GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', 2001, Strasbourg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais ce n’est qu’à partir des années 1950 que les remonte-pentes colonisent les pistes. L’opérateur nous offre ensuite un petit florilège de skieurs débutants, tantôt instables sur les spatules, tantôt essayant de freiner en chasse-neige voire chutant. Cette phase d’apprentissage de la glisse est exemplifiée par deux techniques : un enfant qui suit la trace d’un adulte et un couple qui apprend ensemble le mouvement. Madame Breesé et ses enfants sont filmés de dos au bas de la piste en train d’observer les skieurs passer, assez admirateurs. Les deux garçons, debout quant à eux, semblent s’impatienter de pouvoir aussi s’adonner aux plaisirs de la glisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une autre glisse à la mode : la luge'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille Breesé est en fait venue passer une journée au Donon pour pratiquer la luge. C’est en effet un sport d’hiver reconnu qui dispose d’espaces aménagés exclusivement pour sa pratique. L’objet est déjà présent au bas de la piste de ski lorsque la famille observe les sportifs. Mais il est d’abord utilisé ici en mode statique comme un tabouret par la maman. L’opposition est marquée par le plan suivant 00:00:43 lorsque le plus jeune des garçons apparaît à l’écran tirant sa luge sur un chemin. La luge est connue depuis longtemps dans la région, dans sa version utilitaire appelée « schlitte » pour les travaux de bûcheronnage mais aussi dans une version ludique pour les enfants. Elle est alors pratiquée tant dans les villages de montagne que dans la plaine sur les lacs et cours d’eau gelées grâce à des bâtons pour se propulser. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Engwiller partie de luge garçonnets (...) btv1b102056508 1.jpg|vignette|gauche|Engwiller, partie de luge, garçonnets en costume local. Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, NIM12870 ]]&lt;br /&gt;
Mais le développement des sports d’hiver impose une nouvelle façon de luger dans les massifs français, particulièrement dans les Vosges. Assis sur un traineau qu’on élance du haut d’une pente dédiée à l’activité, la luge devient une pratique de loisir respectée et appréciée des enfants comme des adultes. Des clubs de luge se créent, à l’instar du « Rodelklub » de Strasbourg né en 1909, et organisent même des compétitions. On aménage alors des pistes de luge, à l’instar de la piste du Donon que l’on voit dans la séquence. La plus connue des Strasbourgeois était certainement celle du Struthof qui avait une longueur d’environ un kilomètre et une pente moyenne de 17%&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016, p.34&amp;lt;/ref&amp;gt;. Des compétitions de luge sont même organisées dans les plus grandes stations comme à Gérardmer en 1913. &lt;br /&gt;
[[Fichier:4-2-13 Gérardmer (descente en luge) (...)Agence Rol btv1b69237638 1.jpg|vignette|droite|Gérardmer, descente en luge, 1913. Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST EI-13 (233) Photographie de presse, Agence Roll ]]&lt;br /&gt;
Dans la séquence, on observe la piste du Donon qui est aménagée tantôt dans un champ dégagé, tantôt dans la forêt. Les pistes de luge sont en effet souvent aménagées sur des chemins de bûcherons tracés à travers la forêt. Les Breesé sont ici certainement en train de remonter la piste car on voit l’aîné des enfants tirer son petit frère assis sur la luge. Pour des raisons techniques évidentes, il aurait été bien plus difficile de filmer la descente à luge.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales, vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', 2001, Strasbourg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, 2003, Wiltshire (Grande-Bretagne)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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|Description_fr=Des voitures arrêtées le long de la route enneigée au col du Donon, des maisons de l’autre côté. Des gens marchent sur la route au loin. Les enfants Breesé font une bataille de boules de neige sur le côté droit.&lt;br /&gt;
La route bordée de voitures filmée de l’autre côté. A l’arrière-plan, vue dégagée sur la plaine.&lt;br /&gt;
La route du Col du Donon, deux grandes fermes vosgiennes de part et d’autre.&lt;br /&gt;
Des bâtons de ski plantés dans la neige en bord de route, à côté des voitures garées.&lt;br /&gt;
Un homme descend une pente à ski à toute vitesse. Travelling gauche sur la piste remplie de skieurs.&lt;br /&gt;
Deux enfants descendent en levant les bras. Chute à ski. Une dame assise sur une luge, deux garçons debout derrière elle. Un homme passe, puis une femme en chasse-neige assez instable sur les skis. Un autre homme en chasse-neige. Un couple descend à deux la pente. Chute.&lt;br /&gt;
Un enfant tire une luge sur un chemin. Sur un autre chemin, deux enfants sur la luge et un homme marche derrière. La piste de ski à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
Sur un chemin de forêt, un enfant tire un autre sur une luge, suivi de la maman.&lt;br /&gt;
Un enfant au béret noir marche dans la neige.&lt;br /&gt;
Un homme à ski remontant une pente.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’histoire des sports d’hiver, particulièrement celle du ski, commence dans la deuxième partie du XIXe siècle, au moment où d’anciennes pratiques physiques utilitaires se constituent en loisirs dans les classes bourgeoises - la notion de sport moderne apparaît alors – et où la montagne devient un espace de promenade. Mode de déplacement utilisé depuis longtemps dans les pays scandinaves, le ski est introduit en France dans les années 1890 par des explorateurs ayant voyagé dans le grand Nord. C’est au début une affaire de randonneurs passionnés qui gravissent les premiers sommets enneigés. En parallèle, l’intérêt des armées pour ce nouveau mode de déplacement, en particulier pour la surveillance des frontières, contribue à faire connaître la pratique en France. Les premières stations de ski françaises ouvrent au début du XXe siècle, à l’exemple de Chamonix en 1908. En Alsace, qui est alors allemande, le ski prend son essor plus tôt en raison de l’influence de la Forêt-Noire où la pratique arrive de façon précoce en Europe. Dès les années 1890, des précurseurs allemands fondent des clubs et dispensent des cours, comme le Ski Club Todtnau en 1891 ou le Ski Club Forêt-Noire à Fribourg-en-Brisgau en 1895. Le premier Ski Club alsacien est fondé en 1896 à Strasbourg en tant que section du Club Vosgien, d’autres sociétés sportives sont ensuite créées à Colmar et à Mulhouse. Les premiers skieurs sont des citadins aisés et sportifs qui suivent ce « mouvement vers la montagne », favorisé par le développement du réseau de chemin de fer. Mais d’autres activités hivernales, présentes bien avant le développement du ski dans la région, sont pratiquées par de nombreux Alsaciens et connaissent un essor touristique comparable à celui du ski au début du XXe siècle. On peut citer le patin à glace, le bobsleigh ou encore la luge, dont la pratique est documentée dans le film. Ce dernier est composé de deux parties clairement distinctes. L’opérateur documente tout d’abord le lieu dans lequel la famille a choisi de passer la journée d’hiver, la station du col du Donon, puis il filme ses enfants qui s’adonnent à la luge. Cette séparation assez nette s’explique certainement par le fait que les Breesé ne pratiquaient pas le ski.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Découverte de la station de ski du Donon'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se concentrant au début sur les lieux, l’opérateur semble d’abord vouloir contextualiser et documenter son film de famille. Emile Breesé donne l’impression de découvrir la station de ski, ou du moins il parvient à reproduire le regard du touriste qui s’y rend pour la première fois. Il s’attache en effet à planter le décor en montrant la route du col du Donon et le paysage enneigé. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et de nombreux passants y marchent, signifiant déjà que le lieu est prisé. Contrairement à la situation actuelle, le col du Donon est au début du XXe siècle une station de sports d’hiver connue et très fréquentée des Alsaciens. Elle attirait alors du beau monde et des sportifs, notamment grâce à l’hôtel Vellada&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme c’est le cas pour la majorité des domaines skiables, en Allemagne comme en France, le développement du ski au Donon a été largement favorisé par la présence d’un établissement mais aussi par l’existence d’une route qui permet d’accéder aux pistes à partir de la vallée. Le deuxième plan montre deux grandes bâtisses vosgiennes de part et d’autre de la route du col. On observe ici la présence de grandes lignes électriques, certainement installées depuis l’existence de la station de ski dans les années 1900. L’électrification des campagnes françaises s’est principalement faite à partir des années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », ''Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales'', vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
S’en suit un gros plan sur les bâtons de ski et les spatules plantés à côté d’une voiture qui permet en quelque sorte d’annoncer la séquence qui suit : nous allons voir du ski. Le plan suivant montre effectivement un skieur descendant une piste à toute vitesse. Emile Breesé donne ensuite à voir, grâce à un panoramique, l’intégralité de la piste de ski qui est déjà très fréquentée à cette époque. Si on observe bien le premier plan, on remarque au bas de la piste deux skieurs qui remontent la pente à pied (00:00:20). Les remonte-pentes, tire-fesses ou télésièges, n’étaient pas encore répandus dans les stations de ski dans les années 1930, il fallait monter la pente à pied. Les premiers skis disposent en effet d’une fixation mobile permettant d’avoir le talon libre afin de remonter les pistes. Si les premiers essais sont réalisés dès 1908 en Forêt-Noire, le premier-remonte tire-fesse est mis en service en 1937 dans les Vosges à la Schlucht&amp;lt;ref&amp;gt;GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', 2001, Strasbourg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais ce n’est qu’à partir des années 1950 que les remonte-pentes colonisent les pistes. L’opérateur nous offre ensuite un petit florilège de skieurs débutants, tantôt instables sur les spatules, tantôt essayant de freiner en chasse-neige voire chutant. Cette phase d’apprentissage de la glisse est exemplifiée par deux techniques : un enfant qui suit la trace d’un adulte et un couple qui apprend ensemble le mouvement. Madame Breesé et ses enfants sont filmés de dos au bas de la piste en train d’observer les skieurs passer, assez admirateurs. Les deux garçons, debout quant à eux, semblent s’impatienter de pouvoir aussi s’adonner aux plaisirs de la glisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une autre glisse à la mode : la luge'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille Breesé est en fait venue passer une journée au Donon pour pratiquer la luge. C’est en effet un sport d’hiver reconnu qui dispose d’espaces aménagés exclusivement pour sa pratique. L’objet est déjà présent au bas de la piste de ski lorsque la famille observe les sportifs. Mais il est d’abord utilisé ici en mode statique comme un tabouret par la maman. L’opposition est marquée par le plan suivant 00:00:43 lorsque le plus jeune des garçons apparaît à l’écran tirant sa luge sur un chemin. La luge est connue depuis longtemps dans la région, dans sa version utilitaire appelée « schlitte » pour les travaux de bûcheronnage mais aussi dans une version ludique pour les enfants. Elle est alors pratiquée tant dans les villages de montagne que dans la plaine sur les lacs et cours d’eau gelées grâce à des bâtons pour se propulser. Mais le développement des sports d’hiver impose une nouvelle façon de luger dans les massifs français, particulièrement dans les Vosges. Assis sur un traineau qu’on élance du haut d’une pente dédiée à l’activité, la luge devient une pratique de loisir respectée et appréciée des enfants comme des adultes. Des clubs de luge se créent, à l’instar du « Rodelklub » de Strasbourg né en 1909, et organisent même des compétitions. On aménage alors des pistes de luge, à l’instar de la piste du Donon que l’on voit dans la séquence. La plus connue des Strasbourgeois était certainement celle du Struthof qui avait une longueur d’environ un kilomètre et une pente moyenne de 17%&amp;lt;ref&amp;gt;KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016, p.34&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans la séquence, on observe la piste du Donon qui est aménagée tantôt dans un champ dégagé, tantôt dans la forêt. Les pistes de luge sont en effet souvent aménagées sur des chemins de bûcherons tracés à travers la forêt. Les Breesé sont ici certainement en train de remonter la piste car on voit l’aîné des enfants tirer son petit frère assis sur la luge. Pour des raisons techniques évidentes, il aurait été bien plus difficile de filmer la descente à luge.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHONNET Arnaud, « L'électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle », Histoire &amp;amp; Sociétés Rurales, vol. 19, n°1, 2003, pp. 193-219.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GAUCHET Grégoire, ''L’aventure du ski dans les Vosges'', 2001, Strasbourg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JOHN E., ALLEN B., ''Le ski en France 1840-1940'', traduit de l’américain par Alexander J. Susskind, 2003, Wiltshire (Grande-Bretagne)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Claude, GAUCHET Grégoire, ''Histoire des sports d’hiver et du ski en Alsace'', Pontarlier, 2016&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Camping_familial_%C3%A0_Grendelbruch_(Hohbuhl)_(0003FH0008)&amp;diff=11029</id>
		<title>Camping familial à Grendelbruch (Hohbuhl) (0003FH0008)</title>
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		<updated>2019-05-13T11:35:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amélie Kratz : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Camping familial à Grendelbruch&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0003FH0008_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Albert_aperçu.PNG&lt;br /&gt;
|username=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|userrealname=Amélie Kratz&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-04-23&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.4694, 7.30942&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Environment@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence tournée dans les Vosges à la fin des années 1960 documente les vacances sous la tente des familles Albert et Lemonnier. Malgré une mauvaise conservation – plusieurs parties sont illisibles -, la séquence dénote une très grande attention accordée par le caméraman à la composition de l’image afin de créer un souvenir d’un moment de bonheur familial.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Une voiture roule sur une route de montagne, bagages sur le toit. Plan en mouvement, la voiture est filmée à partir de la voiture qui la suit. On aperçoit le pare-brise et le volant.&lt;br /&gt;
Un enfant assis à une table de camping. Il boit dans un verre et porte un bavoir. Le champ est obstrué par la toile de tente sur la gauche. Motifs colorés type années 1970. La maman est assise au second plan sur une couverture dans l’herbe. A l’arrière-plan, on aperçoit la voiture garée en contre-bas sur le bord de la route. Le garçon sourit à la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête d’un chien noir qui mordille un os.&lt;br /&gt;
Deux tentes en contre-plongée à partir du bas de la colline, près de la route certainement. Rocher avec balisage rouge du C.V. au premier plan. Série d’arbre au second plan. A l’arrière-plan, les deux tentes. La tente de gauche, de couleur rouge et bleue, est relativement grande, fenêtre, table et chaises à l’entrée où est assis le reste de la famille. La tente de droite, de couleur beige est plus petite et plus basse, une - deux places certainement.&lt;br /&gt;
Plan serré sur l’entrée de la grande tente. Deux enfants mangent à une petite table. Trois adolescents assis sur une couverture. La maman est debout et entre dans la tente.&lt;br /&gt;
Plan sur les adolescents assis sur la couverture. L’une croque dans une tomate. L’autre boit. Un adulte se penche et leur parle.&lt;br /&gt;
Plan serré sur les deux garçonnets qui mangent à une petite table, assis sur des chaises de camping. Bavoirs, assiettes en céramique, couverts en métal, verres en céramiques. &lt;br /&gt;
Plan serré de profil sur l’un d’eux. Il mange une cuisse de poulet à la main. Un doudou sur la table. A l’arrière-plan, un panier en osier avec des bananes.&lt;br /&gt;
Quatre enfants s’amusent à faire rouler M. Lemonnier dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Noir&lt;br /&gt;
Profil d’un garçon qui regarde à travers des jumelles noires. M. Lemonnier de face qui regarde dans les jumelles et règle la mise au point.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la petite tente ouverte. Une femme est allongée dedans, la tête à l’entrée. Plusieurs fanions de couleur sont suspendus aux cordes de la tente. Il s’agit de drapeaux nationaux.&lt;br /&gt;
Tête de profil de Denise à partir de l’intérieur de la tente. Une petite fille se tient assise à l’entrée de la tente et regarde la caméra. Elles discutent et rient. La toile de tente dans le champ gauche.&lt;br /&gt;
Plan sur les voitures en contre bas, garées au bord de la route. Toile de tente et fanions au premier plan. Un paysage de moyenne montagne à l’arrière-plan. L’un des garçons apparaît soudain, il se jette sur l’herbe et regarde la caméra. On peut lire sur un des fanions bleus : « Trondheim ». On reconnaît le drapeau de la Norvège, le drapeau de la Suède, le drapeau du Danemark. A l’arrière-plan, un autre enfant court vers les voitures.&lt;br /&gt;
Le chien noir, type, court vers l’opérateur. Plan en plongé du haut de la pente. Voiture à l’arrière-plan. Une femme monte à grands pas la colline, un journal à la main.&lt;br /&gt;
Plan serré sur un des pères, « attaqués » par deux garçons qui l’enjambent. On s’amuse, on rit.&lt;br /&gt;
Paysage en plan large du haut de la colline. Deux voitures blanches garées en contre-bas. Une voiture noire roule. Panorama sur la gauche vers les deux tentes.&lt;br /&gt;
00:02:15 &lt;br /&gt;
Images sautent. Le petit garçon joue au ballon. Il perd le contrôle, le ballon roule. Il court le chercher en bas et remonte. Une voiture rouge passe.&lt;br /&gt;
Petit garçon fier face à la caméra. Le papa tient le ballon et lui parle. Il lui donne une leçon de football certainement.&lt;br /&gt;
Noir.&lt;br /&gt;
00:03:22 &lt;br /&gt;
Petit garçon joue à l’entrée de la petite tente avec les fanions. Autre jour, le soleil brille, certainement le matin. Il porte un pull rouge et un pantalon à motif. Il joue avec un ballon.&lt;br /&gt;
Plan serré sur la mère et une jeune fille qui descendent la colline. Toile de la grande tente au premier plan, dans la partie gauche du champ. Elles marchent vers l’opérateur un verre en verre à la main.&lt;br /&gt;
Plan sur la famille qui prend le petit-déjeuner entre les deux tentes. Un père est allongé sur un transat type plage, à ras du sol. Un garçon est allongé sur un matelas pneumatique rayé. Les deux mères s’activent autour de la table. On voit une machine à café italienne. Les plus petits courent autour. Une casserole en fonte dans l’herbe.&lt;br /&gt;
Un des garçons s’amuse à planter un couteau dans l’herbe. Gros plan sur le couteau type dague, manche en cuir, lame planté dans le sol.&lt;br /&gt;
Gros plan sur un fanion rouge, « Tyrol ». Drapeau français à côté. Travelling gauche sur les autres fanions puis au second plan le petit garçon assis à la petite table, chaise de camping, il boit un verre de lait dans un verre en verre. Il regarde la caméra.&lt;br /&gt;
Gros plan sur le visage de Denise qui discute.&lt;br /&gt;
00:04:17&lt;br /&gt;
Images sautent. Gros plan en contre-plongée sur le visage de M. Lemonnier, au bord du lit de camp.&lt;br /&gt;
Petit garçon dans le tente, puis il sort et s’étire. Il embrasse une femme.&lt;br /&gt;
Un berger avec son troupeau de brebis, deux chiens noirs. Deux garçons s’approchent pour regarder les moutons. Troupeau de mouton&lt;br /&gt;
00:05:40 &lt;br /&gt;
Plan serré sur Jean Albert accroupi dans l’herbe qui fait chauffer le café dans une machine italienne, sur un petit réchaud. Il met le nez sur la cafetière et tourne la molette du gaz. Gros plan sur la molette du gaz. Il se lève et se sert du café dans un verre. Il goûte à plusieurs reprises puis fait un signe d’approbation de la tête. &lt;br /&gt;
Gros plan sur la tête du chien, à l’arrière. Il se tourne.&lt;br /&gt;
Les trois garçons jouent aux boules. Gros plan sur les boules de couleur sur une couverture grise. Chacun lance une boule l’un après l’autre.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Pratique née à la fin du XIXe siècle dans les mouvements excursionnistes, auprès des citadins bourgeois qui cherchaient l’activité physique au grand air, le camping devient à partir des années 1950 un loisir familial et populaire. Depuis la mise en place des congés payés en 1936, il représente en effet un moyen relativement bon marché pour les Français de profiter de leurs deux, puis trois semaines de vacances. Sous l’effet de la massification des loisirs, cette pratique de plein air se sédentarise et est rapidement soumise à règlementation, dès les années 1960-1970. Une réelle industrie touristique du camping se développe alors, reposant en particulier sur un matériel technique adapté&amp;lt;ref&amp;gt;LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce film de vacances, qui retrace les vacances sous la tente à la Hohbuhl, non loin de Grendelbruch dans les Vosges en 1967, se situe donc temporellement juste avant le développement du camping de masse. En Alsace, le camping s’est implanté de façon précoce au début du XXe siècle sous l’influence allemande des associations excursionnistes et naturistes très puissantes dans la région. Grâce à la démocratisation de la voiture dans les années 1950, les citadins peuvent facilement partir à l’assaut de la montagne et profiter des jours fériés ou congés en famille. Dans cette séquence, on observe une forme de camping sauvage. Il est cependant assez étonnant pour le spectateur actuel de voir que le lieu choisi pour planter la tente se situe juste à côté d’une route de montagne. Bien que l’on voie ici passer une ou deux voitures, la fréquentation des axes routiers, d’autant plus les routes de montagne, était alors bien moins importante qu’aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le camping ou le bal des objets''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un loisir matériel''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette séquence témoigne de l’essor de la culture matérielle du camping dans les années 1960, soutenue par une production industrielle croissante. Depuis le début de la pratique, le matériel joue un rôle primordial pour les campeurs, devant allier légèreté et praticité&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid'', p.11&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela concerne tout d’abord la tente. Les familles Albert et Lemonnier en possèdent deux modèles qui représentent bien l’évolution de la pratique. La plus petite (de couleur beige) dite « canadienne », faite de pans de tissus tendus sur deux mâts, correspond au modèle des origines fait pour les sportifs itinérants. La plus grande (de couleur bleue), tente familiale à armature et fenêtres dans laquelle on tient debout, reflète la transformation de la pratique en un loisir familial. C’est une véritable maison en toile puisqu’elle possède un auvent qui fait office de salle à manger et une chambre séparée. Par ailleurs, les années 1960 marquent le passage de l’ère l’aluminium&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid''&amp;lt;/ref&amp;gt; au règne du plastique dans le matériel de camping. Les objets en métal léger sont encore bien représentés dans la séquence : table, chaises pliantes – voire chaises pour enfants -, lit de camp ; mais on observe déjà les premiers objets en plastique comme le matelas gonflable. Ce qui nécessite le plus de matériel est certainement la préparation et la consommation des repas. Les familles Albert et Lemonnier ne semblent pas disposer d’ustensiles spécifiques car elles ont ramené couverts, verres et assiettes en céramique de leur propre cuisine. Cependant, le prototype de l’objet du campeur est bien présent : le réchaud à essence (on voit le jerricane à l’arrière-plan). L’avant-dernière scène est en ce sens typique du camping qu’elle documente un savoir-faire particulier, la préparation du café le matin, qui est presque représentée comme un art. La caméra suit en effet tout le processus, de l’allumage du réchaud à la cérémonie de la première gorgée avalée par Jean Albert, qui se joue de la caméra en faisant d’abord des mimiques de dégoût avant de faire un signe d’approbation de la tête.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Camping Trigano.jpg|vignette|Affiche « Dans la nature on entend, le camping c’est Trigano, location sans caution », Imprimerie de la Cinématographie française, 1968, Source : Ville de Paris / Bibl. Forney / Roger-Viollet. Cote : AF 150779 GF]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une culture « camping »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux familles apparaissent donc comme étant très bien équipées pour la pratique. Il semble en effet que les Albert soient des habitués du camping. Un signe de cette longue expérience pourrait être les fanions accrochés à la tente canadienne représentant des drapeaux nationaux. Jean Albert les met effectivement en avant à plusieurs reprises à travers des gros plans, comme pour affirmer un statut d’expert de la pratique. Ils correspondent certainement à des pays où la famille a déjà campé. On reconnaît par exemple les drapeaux de la Suède, de la Suisse, de la Norvège (la ville de Trondheim, dont le nom est cousu sur l’un des fanions, se trouve en Norvège) ou encore de l’Autriche, pays où la famille Albert a passé ses vacances la même année. Tous ces éléments, associés aux multiples objets du quotidien composent donc une culture « camping ». Ils contribuent à ritualiser le loisir en instaurant des moments de convivialité autour de leur utilisation : le repas autour de la table, la détente dans la tente ou sur le lit de camp voire la lassitude sur le matelas gonflable.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une esthétique de la toile de tente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette matérialité de la pratique se retrouve jusque dans le cadrage des images. Il est en effet fort intéressant de remarquer que la toile de tente est très souvent présente au premier plan, venant obstruer une partie du champ. Il ne s’agit pas d’un défaut de cadrage car Jean Albert est un cinéaste amateur averti qui réfléchit ses angles de vue avec soin. Ces plans dénotent bien au contraire d’une volonté d’insérer à tout moment l’objet tente dans l’image. L’opérateur indique ainsi au spectateur soit qu’il se trouve dans la tente (00:03:24), soit qu’il se trouve derrière celle-ci (00:00:46), comme s’il s’agissait d’une prise de vue à la dérobée. Quoi qu’il en soit, l’opérateur contextualise de cette façon les images et leur donne de l’épaisseur. Jean Albert expérimente dans ce film ce qu’on pourrait appeler l’esthétique de la toile de tente. Ce regard cinématographique particulier révèle l’importance des objets dans la pratique du camping.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le film comme souvenir des vacances en familles'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette séquence est l’exemple typique d’un film de vacances. La caméra permet en effet à l’opérateur, en l’occurrence le père de famille, de créer un souvenir en retraçant le déroulé des journées et en mettant en scène les moments de bonheur. Le film documente les vacances en camping de la famille Albert et de la famille Lemonnier en 1967. Les Lemonnier sont des amis de longue date du couple Albert car ils étaient déjà présents lors du mariage de Jean et Denise en 1958, comme documenté dans le film « Dans le sillage d’une mariée » [[0003FH0004]]. Le film a été tourné en majeure partie par Jean Albert, même s’il a certainement prêté sa caméra à son ami ou à sa femme, puisqu’il apparaît lui-même à l’image dans l’une des dernières scènes en train de préparer le café. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Une journée type au camping''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentant les différents moments de la journée de vacances – levée, jeux, repas, détente -  le film fait en quelque sorte office de journal de bord pour la famille. Il se déroule en effet sur plusieurs jours comme le prouvent par exemple les différentes expositions lumineuses (00:00:43 et 00:03:25). Dès le début, le contexte est planté : une voiture circule sur une route de montagne, bagages et matériel de camping sur le toit. Ce plan en mouvement, qui est filmé à partir de la voiture de derrière comme en témoigne l’apparition furtive du volant en bas de l’image, est un classique du départ en vacances. Il s’agit presque d’un topos cinématographique du film de vacances. Jean Albert filme ensuite à de nombreuses reprises les repas qui rythment les journées : déjeuner et petit-déjeuner. Enfin, l’opérateur suit les activités de loisir des enfants, principalement les jeux tels que le ballon ou la pétanque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le bonheur familial : les enfants''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se focalisant ainsi sur les enfants, le film de vacances veut donner à voir le bonheur familial afin de souder les membres. Jean Albert concentre ainsi son attention sur les moments de complicité entres parents et enfants. Il filme par exemple à deux reprises les enfants qui s’amusent à s’en prendre à M. Lemonnier - qui se prête allègrement au jeu - en le faisant rouler sur la pente (00:01:07) ou en l’attaquant (00:01:56). Il ne s’agit pas seulement de scènes de divertissement mais aussi de moments d’apprentissage. En bon père de famille, Jean Albert accorde une importance particulière à la transmission des savoirs aux enfants. Il fixe par exemple sur la pellicule son plus jeune fils en train de regarder à travers des jumelles (00:01:10) ou bien l’apprentissage du football par M. Lemonnier (00:03:17) qui, d’un geste de la main, enjoint le garçon de venir le rejoindre, certainement pour lui montrer la technique. Le résultat de cet apprentissage est tout aussi important puisqu’il est mis en valeur par des gros plans. C’est le cas lorsque l’aîné de ses fils plante une dague dans l’herbe ou lorsque les trois garçons lancent les boules de pétanque à la fin de la séquence, révélant la fierté du père. Mais toutes ces scènes ne sont pas filmées à la dérobée. Elles résultent souvent d’une mise en scène orchestrée par l’opérateur qui demande aux enfants de jouer aux acteurs. On le voit très bien à la seconde 00:01:33, lorsqu’il filme de l’intérieur de la tente la culbute de son fils à l’extérieur. C’est comme un spectacle, la toile de tente faisant office de rideaux. Autre élément visuel typique de ce bonheur familial, c’est le chien, fidèle compagnon des enfants. Il est particulièrement mis en valeur par les gros plans. On a donc affaire au regard d’un père qui construit à l’image le bonheur familial. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par cette focalisation sur les enfants, ce film est typique des productions familiales de vacances. Il révèle par ailleurs un regard cinématographique d’une très belle qualité qui met en avant la matérialité du camping.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CORBIN Alain « Les vacances et la nature revisitée (1830-1939) », dans : CORBIN Alain (dir.), ''L'avènement des loisirs : 1850-1960'', Paris, Flammarion, 2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LEYMONERIE Claire, RENAUX Thierry, « Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs », ''Cahiers d'histoire de l'aluminium'', 2012/1 (N° 48), p. 4a-37a. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-histoire-de-l-aluminium-2012-1-page-4a.htm [consulté le 05/03/2019] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RICHEZ Jean-Claude, « Les Vosges comme espace de loisir au XIXe siècle », dans : RAUCH André (dir.), ''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle'', Revue EPS ; Strasbourg : Centre de recherches européennes en éducation corporelle, 1994, p.91-102 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SIROST Olivier, « Les débuts du camping en France : du vieux campeur au village de toile », ''Ethnologie française'', 2001/4 (Vol. 31), p. 607-620. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2001-4-page-607.htm [consulté le 05/03/2019]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Amélie Kratz</name></author>
		
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