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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
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		<updated>2020-05-13T10:04:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jamborée de la Paix Moisson de 1947&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
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|dateDebut=09081947&lt;br /&gt;
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|video=0129FH0004_1&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Jamborée.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Jamboree de la Paix, 1947&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean de Lattre de Tassigny&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Yvelines; Moisson; Seine&lt;br /&gt;
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|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.07658, 1.65752&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme le Jamboree de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr==== '''LE JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE''' ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la [[Fichier:affiche jamboree.jpg|200px|thumb|left|Affiche officielle du Jamboree de 1947]]guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. [[Fichier:plan jamboree.jpg|200px|thumb|right|Plan du Jamboree de 1947 avec les différents sous-camps]] Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== '''DES ALSACIENS AU JAMBOREE'''  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb n’a pas seulement livré un simple film sur le Jamborée, il a également monté un film très personnel. Né en 1909 à Strasbourg, le réalisateur est alsacien de naissance et montrer ce Jamborée de 1947 n’est pas un choix anodin. En effet, dans sa jeunesse il passe une grande partie de ses loisirs chez les Eclaireurs Unionistes : comme Louveteau puis Eclaireur et Chef de troupe. Adulte, il continue de se dévouer pour le scoutisme protestant et sera Commissaire régional des Eclaireurs Unionistes. Sa présence au sein du groupe des scouts alsaciens n’est donc pas un hasard. Rieb est particulièrement soigneux dans son film en lui donnant un titre dès le début et le divise en parties titrées également. On suit chronologiquement le dérouler du séjour, de l’arrivée des scouts en gare de Rosny-Jamboree au démantèlement du camp, en passant par les activités ludiques et les différentes cérémonies d’ouverture et de fermeture. Dans une grande partie du film, nous suivons un groupe de scout alsacien en visite dans le camp. Le réalisateur fait comme si le spectateur faisait en faisait partie. Certains plans sont particulièrement maîtrisés comme les plans fixes montrant le petit groupe traverser des lieux, à la manière d’un véritable film professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb semble particulièrement attaché à sa région natale et s’attarde sur certains détails qui relèvent de l’identité alsacienne. Le premier plan du camp est d’ailleurs la mise en place symbolique de la porte d’entrée du camp alsacien. Cette installation en bois est ornée de blasons dont celui de l’Alsace. A ces côtés, les armoiries de différentes villes alsaciennes : on distingue le lion rouge de Sélestat sur la poutre gauche, la bande rouge sur fond blanc de Strasbourg, la masse d’armes d’or de Colmar en haut à droite, Erstein etc. Elles correspondent aux villes principales alsaciennes et probablement aux villes d’où viennent les membres. Le camp ne manque pas à son lever de drapeau traditionnel chez les scouts de la Jamboree. Un lever qui a, en 1947, une forte signification pour les alsaciens qui, encore quelques années auparavant, étaient allemands pendant la guerre. Les moments symboliques se poursuivent puisque le commandant militaire Jean De Lattre de Tassigny rend visite au camp alsacien et franchit l’arche d’entrée. On l’a vu, De Lattre de Tassigny est très attaché au scoutisme français et la visite de ce camp est très importante. Le commandant fait partie des héros de la guerre et de la Libération de l’Alsace pendant l’hiver 1944-45. Geo Rieb s’attarde donc sur ce moment en montrant bien la joie et la fierté des jeunes alsaciens qui accueille leur libérateur. Une visite symbolique qui ne se fait pas sans humour puisque de jeunes garçons sont déguisés en costume traditionnel d’alsacienne et remettent un kouglof au chef militaire. Une démarche certes humoristique mais qui n’est pas sans rappeler les traditionnels remerciements faits aux chefs militaires libérateur dans l’après-guerre : une alsacienne qui offre des cadeaux à leur sauveur. La présence de l’Alsace dans un Jamboree international où les Allemands n’ont pas été conviés est très importante. De fait, elle joue un rôle dans la dynamique d’éducation populaire et de réintégration culturelle des alsaciens en France dans lesquels De Tassigny a participé également. Le scoutisme en Alsace participait à un vœu de pacification et de grand rassemblement. En tout, près de 600 scouts alsaciens ont participé au Jamboree. [[Fichier:général de lattre.jpg|200px|thumb|left|Le général de Lattre de Tassigny en 1946]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref aperçu de la cérémonie d’ouverture du Jamboree et de ses torches nocturnes, vient la partie où le spectateur visite le camp accompagné d’un groupe de scout : « En patrouille dans le Jamboree ». Les premiers plans de cette partie montrent bien le soin pris par Geo Rieb dans la réalisation de ce film. En effet, tous les mouvements et gestes des scouts alsaciens présents semblent avoir été ordonnés et appris comme un véritable scénario.  Les patrouilleurs passent ensuite sous une cathédrale de Strasbourg construite dans le camp. Encore là, l’identité alsacienne est avancée. Démarre donc la visite, premièrement dans les camps indiens puis vient un plan bref sur ce qui semble être un grand mirador alsacien avec, sur son toit, une cigogne. Les enfants regardent partout et montrent bien qu’il s’agit d’une visite-découverte du camp. Des filles apparaissent pour la première fois dans le film, dont trois sont habillées en alsacienne. Elles n’étaient effectivement pas absentes du Jamboree mais leur nombre était très faible. On voit ensuite la cathédrale Saint Paul de fortune construite dans le camp anglais. Les patrouilleurs alsaciens passent ensuite dans l’édifice le plus extraordinaire de l’évènement : le « Pourquoi Pas ? » bateau terrestre dans le camp lorrain. On les voit après traverser la porte du camp marocain. Ils visitent camp après camp l’ensemble du rassemblement. Le cinéaste amateur s’attarde sur le monument des scouts Unionistes auxquels il est particulièrement attaché puisqu’il en a fait lui-même partie. Il est à noter que tous les scouts, de toutes les croyances étaient représentés lors du Jamboree : les catholiques, les Juifs, les protestants, les hindouistes, les laïcs etc. Rieb filme ensuite une cérémonie qui correspond sans doute à celle du 14 août lors de la visite du Président français et du corps diplomatique. Dans cette séquence, mais également par la suite, le cinéaste s’attarde sur les instruments et les orchestres. Encore une fois, il y est très attaché et cela montre à nouveau un trait de sa personnalité. En effet, Rieb est lui-même héritier d’une dynastie de passionnés de musique et de danses alsaciennes. Geo Rieb père fut tromboniste à l’Opéra puis créa en 1948 le groupe « D’Luschtige Steckelburjer », « Les Joyeux Strasbourgeois », qui se consacrera à la musique alsacienne. Ce goût pour la musique se relève très largement dans son film. Il filme également des danses traditionnelles alsaciennes ainsi que des danses bretonnes qu’il a pu croiser lors de ses journées dans les campements. Par ailleurs, on peut voir des danses amérindiennes et maoris. L’ensemble de ces danses et costumes traditionnels prennent une grande place au sein du film et montre bien l’intérêt porté par le cinéaste. Parmi ces scènes, certains plans se focalisent sur des personnalités probablement importantes dans le scoutisme dont un où l’on voit sortir un grand nombre d’hommes d’une tente. Ils faisaient certainement partie des chefs scouts venus en renfort et qui avaient un sous camp dédié. Vient ensuite une partie consacrée aux scouts marins et aériens qui ont eu deux journées dédiées, celles du 15 et 16 août 1947.  Il faut également relever que le cinéaste fait des choix dans ce qu’il vaut montrer. Ici en l’occurrence, bien qu’il tente de faire un faire exhaustif, Geo Rieb ne montre pas la journée du 17 août durant laquelle les associations féminines ont visité le camp. Les 5 dernières minutes du film sont consacrées à la fin de l’évènement. Le lundi 18 août 1947 s’est déroulée la cérémonie des Adieux dont on a déjà parlé plus tôt. Rieb y filme principalement le grand ballon représentant la planète Terre qui roule sur les milliers de scouts rassemblés dans l’Arène. On ne le voit pas clairement sur le film mais la sphère fut, durant la cérémonie, attaquée par des « forces du mal » qui seront anéanties par la suite. En fin de cérémonie, les scouts, main dans la main, entonnèrent un &amp;quot;Ce n'est qu'un au revoir mes frères&amp;quot; pour se dire adieu. Cette mise en scène montre bien l’enjeu pacifique qui embaumait les tentes de cette Jamboree, seulement deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les scouts ont défilés en brandissant leurs bannières et leurs drapeaux nationaux. Le démantèlement n’aura lieu que le 20 août et dont on voit quelques images dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux films ont été réalisés pour cet évènement mais la plupart financé par le gouvernement français. Celui-ci, réalisé entièrement par un amateur, est donc particulièrement intéressant pour son approche et les informations qu'il nous livre concernant la vie dans les campements. Geo Rieb nous livre un reportage très personnel du Jamboree en s'attardant sur certaines activités pour lesquelles il porte un grand intérêt. Le film est cependant réalisé avec un  grand soin et un montage efficace qui témoignent de la passion du réalisateur pour les images et les films.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS Julien, Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947). In: ''Agora débats/jeunesses'', 40, 2006. La démocratie associative ? Perspectives historiques. pp. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GHERDANE Mehdi, 28 avril 2017, « Moisson : 70 ans après, des milliers de Scouts revivent le « Jamboree de la paix » », In : Le Parisien, URL : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/moisson-78840/moisson-70-ans-apres-des-milliers-de-scouts-revivent-le-jamboree-de-la-paix-28-04-2017-6899676.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://fr.scoutwiki.org/Jamboree_de_1947&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.latoilescoute.net/1947-6e-jamboree-mondial-moisson&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
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		<updated>2020-05-13T08:34:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme le Jamboree de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr==== LE JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la [[Fichier:affiche jamboree.jpg|200px|thumb|left|Affiche officielle du Jamboree de 1947]]guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. [[Fichier:plan jamboree.jpg|200px|thumb|right|Plan du Jamboree de 1947 avec les différents sous-camps]] Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DES ALSACIENS A LA JAMBOREE  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb n’a pas seulement livré un simple film sur le Jamborée, il a également monté un film très personnel. Né en 1909 à Strasbourg, le réalisateur est alsacien de naissance et montrer ce Jamborée de 1947 n’est pas un choix anodin. En effet, dans sa jeunesse il passe une grande partie de ses loisirs chez les Eclaireurs Unionistes : comme Louveteau puis Eclaireur et Chef de troupe. Adulte, il continue de se dévouer pour le scoutisme protestant et sera Commissaire régional des Eclaireurs Unionistes. Sa présence au sein du groupe des scouts alsaciens n’est donc pas un hasard. Rieb est particulièrement soigneux dans son film en lui donnant un titre dès le début et le divise en parties titrées également. On suit chronologiquement le dérouler du séjour, de l’arrivée des scouts en gare de Rosny-Jamboree au démantèlement du camp, en passant par les activités ludiques et les différentes cérémonies d’ouverture et de fermeture. Dans une grande partie du film, nous suivons un groupe de scout alsacien en visite dans le camp. Le réalisateur fait comme si le spectateur faisait en faisait partie. Certains plans sont particulièrement maîtrisés comme les plans fixes montrant le petit groupe traverser des lieux, à la manière d’un véritable film professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb semble particulièrement attaché à sa région natale et s’attarde sur certains détails qui relèvent de l’identité alsacienne. Le premier plan du camp est d’ailleurs la mise en place symbolique de la porte d’entrée du camp alsacien. Cette installation en bois est ornée de blasons dont celui de l’Alsace. A ces côtés, les armoiries de différentes villes alsaciennes : on distingue le lion rouge de Sélestat sur la poutre gauche, la bande rouge sur fond blanc de Strasbourg, la masse d’armes d’or de Colmar en haut à droite, Erstein etc. Elles correspondent aux villes principales alsaciennes et probablement aux villes d’où viennent les membres. Le camp ne manque pas à son lever de drapeau traditionnel chez les scouts de la Jamboree. Un lever qui a, en 1947, une forte signification pour les alsaciens qui, encore quelques années auparavant, étaient allemands pendant la guerre. Les moments symboliques se poursuivent puisque le commandant militaire Jean De Lattre de Tassigny rend visite au camp alsacien et franchit l’arche d’entrée. On l’a vu, De Lattre de Tassigny est très attaché au scoutisme français et la visite de ce camp est très importante. Le commandant fait partie des héros de la guerre et de la Libération de l’Alsace pendant l’hiver 1944-45. Geo Rieb s’attarde donc sur ce moment en montrant bien la joie et la fierté des jeunes alsaciens qui accueille leur libérateur. Une visite symbolique qui ne se fait pas sans humour puisque de jeunes garçons sont déguisés en costume traditionnel d’alsacienne et remettent un kouglof au chef militaire. Une démarche certes humoristique mais qui n’est pas sans rappeler les traditionnels remerciements faits aux chefs militaires libérateur dans l’après-guerre : une alsacienne qui offre des cadeaux à leur sauveur. La présence de l’Alsace dans un Jamboree international où les Allemands n’ont pas été conviés est très importante. De fait, elle joue un rôle dans la dynamique d’éducation populaire et de réintégration culturelle des alsaciens en France dans lesquels De Tassigny a participé également. Le scoutisme en Alsace participait à un vœu de pacification et de grand rassemblement. En tout, près de 600 scouts alsaciens ont participé au Jamboree. [[Fichier:général de lattre.jpg|200px|thumb|left|Le général de Lattre de Tassigny en 1946]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref aperçu de la cérémonie d’ouverture du Jamboree et de ses torches nocturnes, vient la partie où le spectateur visite le camp accompagné d’un groupe de scout : « En patrouille dans le Jamboree ». Les premiers plans de cette partie montrent bien le soin pris par Geo Rieb dans la réalisation de ce film. En effet, tous les mouvements et gestes des scouts alsaciens présents semblent avoir été ordonnés et appris comme un véritable scénario.  Les patrouilleurs passent ensuite sous une cathédrale de Strasbourg construite dans le camp. Encore là, l’identité alsacienne est avancée. Démarre donc la visite, premièrement dans les camps indiens puis vient un plan bref sur ce qui semble être un grand mirador alsacien avec, sur son toit, une cigogne. Les enfants regardent partout et montrent bien qu’il s’agit d’une visite-découverte du camp. Des filles apparaissent pour la première fois dans le film, dont trois sont habillées en alsacienne. Elles n’étaient effectivement pas absentes du Jamboree mais leur nombre était très faible. On voit ensuite la cathédrale Saint Paul de fortune construite dans le camp anglais. Les patrouilleurs alsaciens passent ensuite dans l’édifice le plus extraordinaire de l’évènement : le « Pourquoi Pas ? » bateau terrestre dans le camp lorrain. On les voit après traverser la porte du camp marocain. Ils visitent camp après camp l’ensemble du rassemblement. Le cinéaste amateur s’attarde sur le monument des scouts Unionistes auxquels il est particulièrement attaché puisqu’il en a fait lui-même partie. Il est à noter que tous les scouts, de toutes les croyances étaient représentés lors du Jamboree : les catholiques, les Juifs, les protestants, les hindouistes, les laïcs etc. Rieb filme ensuite une cérémonie qui correspond sans doute à celle du 14 août lors de la visite du Président français et du corps diplomatique. Dans cette séquence, mais également par la suite, le cinéaste s’attarde sur les instruments et les orchestres. Encore une fois, il y est très attaché et cela montre à nouveau un trait de sa personnalité. En effet, Rieb est lui-même héritier d’une dynastie de passionnés de musique et de danses alsaciennes. Geo Rieb père fut tromboniste à l’Opéra puis créa en 1948 le groupe « D’Luschtige Steckelburjer », « Les Joyeux Strasbourgeois », qui se consacrera à la musique alsacienne. Ce goût pour la musique se relève très largement dans son film. Il filme également des danses traditionnelles alsaciennes ainsi que des danses bretonnes qu’il a pu croiser lors de ses journées dans les campements. Par ailleurs, on peut voir des danses amérindiennes et maoris. L’ensemble de ces danses et costumes traditionnels prennent une grande place au sein du film et montre bien l’intérêt porté par le cinéaste. Parmi ces scènes, certains plans se focalisent sur des personnalités probablement importantes dans le scoutisme dont un où l’on voit sortir un grand nombre d’hommes d’une tente. Ils faisaient certainement partie des chefs scouts venus en renfort et qui avaient un sous camp dédié. Vient ensuite une partie consacrée aux scouts marins et aériens qui ont eu deux journées dédiées, celles du 15 et 16 août 1947.  Il faut également relever que le cinéaste fait des choix dans ce qu’il vaut montrer. Ici en l’occurrence, bien qu’il tente de faire un faire exhaustif, Geo Rieb ne montre pas la journée du 17 août durant laquelle les associations féminines ont visité le camp. Les 5 dernières minutes du film sont consacrées à la fin de l’évènement. Le lundi 18 août 1947 s’est déroulée la cérémonie des Adieux dont on a déjà parlé plus tôt. Rieb y filme principalement le grand ballon représentant la planète Terre qui roule sur les milliers de scouts rassemblés dans l’Arène. On ne le voit pas clairement sur le film mais la sphère fut, durant la cérémonie, attaquée par des « forces du mal » qui seront anéanties par la suite. En fin de cérémonie, les scouts, main dans la main, entonnèrent un &amp;quot;Ce n'est qu'un au revoir mes frères&amp;quot; pour se dire adieu. Cette mise en scène montre bien l’enjeu pacifique qui embaumait les tentes de cette Jamboree, seulement deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les scouts ont défilés en brandissant leurs bannières et leurs drapeaux nationaux. Le démantèlement n’aura lieu que le 20 août et dont on voit quelques images dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux films ont été réalisés pour cet évènement mais la plupart financé par le gouvernement français. Celui-ci, réalisé entièrement par un amateur, est donc particulièrement intéressant pour son approche et les informations qu'il nous livre concernant la vie dans les campements. Geo Rieb nous livre un reportage très personnel du Jamboree en s'attardant sur certaines activités pour lesquelles il porte un grand intérêt. Le film est cependant réalisé avec un  grand soin et un montage efficace qui témoignent de la passion du réalisateur pour les images et les films.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS Julien, Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947). In: ''Agora débats/jeunesses'', 40, 2006. La démocratie associative ? Perspectives historiques. pp. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GHERDANE Mehdi, 28 avril 2017, « Moisson : 70 ans après, des milliers de Scouts revivent le « Jamboree de la paix » », In : Le Parisien, URL : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/moisson-78840/moisson-70-ans-apres-des-milliers-de-scouts-revivent-le-jamboree-de-la-paix-28-04-2017-6899676.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://fr.scoutwiki.org/Jamboree_de_1947&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.latoilescoute.net/1947-6e-jamboree-mondial-moisson&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jambor%C3%A9e_de_la_Paix_Moisson_de_1947_(0129FH0004)&amp;diff=14729</id>
		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
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		<updated>2020-05-11T18:33:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jamborée de la Paix Moisson de 1947&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
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|dateFin=18081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0004_1&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Jamborée.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Jamboree de la Paix, 1947&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Yvelines; Moisson; Seine&lt;br /&gt;
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|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.07658, 1.65752&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr==== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la [[Fichier:affiche jamboree.jpg|200px|thumb|left|Affiche officielle du Jamboree de 1947]]guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. [[Fichier:plan jamboree.jpg|200px|thumb|right|Plan du Jamboree de 1947 avec les différents sous-camps]] Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DES ALSACIENS A LA JAMBOREE  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb n’a pas seulement livré un simple film sur le Jamborée, il a également monté un film très personnel. Né en 1909 à Strasbourg, le réalisateur est alsacien de naissance et montrer ce Jamborée de 1947 n’est pas un choix anodin. En effet, dans sa jeunesse il passe une grande partie de ses loisirs chez les Eclaireurs Unionistes : comme Louveteau puis Eclaireur et Chef de troupe. Adulte, il continue de se dévouer pour le scoutisme protestant et sera Commissaire régional des Eclaireurs Unionistes. Sa présence au sein du groupe des scouts alsaciens n’est donc pas un hasard. Rieb est particulièrement soigneux dans son film en lui donnant un titre dès le début et le divise en parties titrées également. On suit chronologiquement le dérouler du séjour, de l’arrivée des scouts en gare de Rosny-Jamboree au démantèlement du camp, en passant par les activités ludiques et les différentes cérémonies d’ouverture et de fermeture. Dans une grande partie du film, nous suivons un groupe de scout alsacien en visite dans le camp. Le réalisateur fait comme si le spectateur faisait en faisait partie. Certains plans sont particulièrement maîtrisés comme les plans fixes montrant le petit groupe traverser des lieux, à la manière d’un véritable film professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb semble particulièrement attaché à sa région natale et s’attarde sur certains détails qui relèvent de l’identité alsacienne. Le premier plan du camp est d’ailleurs la mise en place symbolique de la porte d’entrée du camp alsacien. Cette installation en bois est ornée de blasons dont celui de l’Alsace. A ces côtés, les armoiries de différentes villes alsaciennes : on distingue le lion rouge de Sélestat sur la poutre gauche, la bande rouge sur fond blanc de Strasbourg, la masse d’armes d’or de Colmar en haut à droite, Erstein etc. Elles correspondent aux villes principales alsaciennes et probablement aux villes d’où viennent les membres. Le camp ne manque pas à son lever de drapeau traditionnel chez les scouts de la Jamboree. Un lever qui a, en 1947, une forte signification pour les alsaciens qui, encore quelques années auparavant, étaient allemands pendant la guerre. Les moments symboliques se poursuivent puisque le commandant militaire Jean De Lattre de Tassigny rend visite au camp alsacien et franchit l’arche d’entrée. On l’a vu, De Lattre de Tassigny est très attaché au scoutisme français et la visite de ce camp est très importante. Le commandant fait partie des héros de la guerre et de la Libération de l’Alsace pendant l’hiver 1944-45. Geo Rieb s’attarde donc sur ce moment en montrant bien la joie et la fierté des jeunes alsaciens qui accueille leur libérateur. Une visite symbolique qui ne se fait pas sans humour puisque de jeunes garçons sont déguisés en costume traditionnel d’alsacienne et remettent un kouglof au chef militaire. Une démarche certes humoristique mais qui n’est pas sans rappeler les traditionnels remerciements faits aux chefs militaires libérateur dans l’après-guerre : une alsacienne qui offre des cadeaux à leur sauveur. La présence de l’Alsace dans un Jamboree international où les Allemands n’ont pas été conviés est très importante. De fait, elle joue un rôle dans la dynamique d’éducation populaire et de réintégration culturelle des alsaciens en France dans lesquels De Tassigny a participé également. Le scoutisme en Alsace participait à un vœu de pacification et de grand rassemblement. En tout, près de 600 scouts alsaciens ont participé au Jamboree. [[Fichier:général de lattre.jpg|200px|thumb|left|Le général de Lattre de Tassigny en 1946]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref aperçu de la cérémonie d’ouverture du Jamboree et de ses torches nocturnes, vient la partie où le spectateur visite le camp accompagné d’un groupe de scout : « En patrouille dans le Jamboree ». Les premiers plans de cette partie montrent bien le soin pris par Geo Rieb dans la réalisation de ce film. En effet, tous les mouvements et gestes des scouts alsaciens présents semblent avoir été ordonnés et appris comme un véritable scénario.  Les patrouilleurs passent ensuite sous une cathédrale de Strasbourg construite dans le camp. Encore là, l’identité alsacienne est avancée. Démarre donc la visite, premièrement dans les camps indiens puis vient un plan bref sur ce qui semble être un grand mirador alsacien avec, sur son toit, une cigogne. Les enfants regardent partout et montrent bien qu’il s’agit d’une visite-découverte du camp. Des filles apparaissent pour la première fois dans le film, dont trois sont habillées en alsacienne. Elles n’étaient effectivement pas absentes du Jamboree mais leur nombre était très faible. On voit ensuite la cathédrale Saint Paul de fortune construite dans le camp anglais. Les patrouilleurs alsaciens passent ensuite dans l’édifice le plus extraordinaire de l’évènement : le « Pourquoi Pas ? » bateau terrestre dans le camp lorrain. On les voit après traverser la porte du camp marocain. Ils visitent camp après camp l’ensemble du rassemblement. Le cinéaste amateur s’attarde sur le monument des scouts Unionistes auxquels il est particulièrement attaché puisqu’il en a fait lui-même partie. Il est à noter que tous les scouts, de toutes les croyances étaient représentés lors du Jamboree : les catholiques, les Juifs, les protestants, les hindouistes, les laïcs etc. Rieb filme ensuite une cérémonie qui correspond sans doute à celle du 14 août lors de la visite du Président français et du corps diplomatique. Dans cette séquence, mais également par la suite, le cinéaste s’attarde sur les instruments et les orchestres. Encore une fois, il y est très attaché et cela montre à nouveau un trait de sa personnalité. En effet, Rieb est lui-même héritier d’une dynastie de passionnés de musique et de danses alsaciennes. Geo Rieb père fut tromboniste à l’Opéra puis créa en 1948 le groupe « D’Luschtige Steckelburjer », « Les Joyeux Strasbourgeois », qui se consacrera à la musique alsacienne. Ce goût pour la musique se relève très largement dans son film. Il filme également des danses traditionnelles alsaciennes ainsi que des danses bretonnes qu’il a pu croiser lors de ses journées dans les campements. Par ailleurs, on peut voir des danses amérindiennes et maoris. L’ensemble de ces danses et costumes traditionnels prennent une grande place au sein du film et montre bien l’intérêt porté par le cinéaste. Parmi ces scènes, certains plans se focalisent sur des personnalités probablement importantes dans le scoutisme dont un où l’on voit sortir un grand nombre d’hommes d’une tente. Ils faisaient certainement partie des chefs scouts venus en renfort et qui avaient un sous camp dédié. Vient ensuite une partie consacrée aux scouts marins et aériens qui ont eu deux journées dédiées, celles du 15 et 16 août 1947.  Il faut également relever que le cinéaste fait des choix dans ce qu’il vaut montrer. Ici en l’occurrence, bien qu’il tente de faire un faire exhaustif, Geo Rieb ne montre pas la journée du 17 août durant laquelle les associations féminines ont visité le camp. Les 5 dernières minutes du film sont consacrées à la fin de l’évènement. Le lundi 18 août 1947 s’est déroulée la cérémonie des Adieux dont on a déjà parlé plus tôt. Rieb y filme principalement le grand ballon représentant la planète Terre qui roule sur les milliers de scouts rassemblés dans l’Arène. On ne le voit pas clairement sur le film mais la sphère fut, durant la cérémonie, attaquée par des « forces du mal » qui seront anéanties par la suite. En fin de cérémonie, les scouts, main dans la main, entonnèrent un &amp;quot;Ce n'est qu'un au revoir mes frères&amp;quot; pour se dire adieu. Cette mise en scène montre bien l’enjeu pacifique qui embaumait les tentes de cette Jamboree, seulement deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les scouts ont défilés en brandissant leurs bannières et leurs drapeaux nationaux. Le démantèlement n’aura lieu que le 20 août et dont on voit quelques images dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux films ont été réalisés pour cet évènement mais la plupart financé par le gouvernement français. Celui-ci, réalisé entièrement par un amateur, est donc particulièrement intéressant pour son approche et les informations qu'il nous livre concernant la vie dans les campements. Geo Rieb nous livre un reportage très personnel du Jamboree en s'attardant sur certaines activités pour lesquelles il porte un grand intérêt. Le film est cependant réalisé avec un  grand soin et un montage efficace qui témoignent de la passion du réalisateur pour les images et les films.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS Julien, Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947). In: ''Agora débats/jeunesses'', 40, 2006. La démocratie associative ? Perspectives historiques. pp. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GHERDANE Mehdi, 28 avril 2017, « Moisson : 70 ans après, des milliers de Scouts revivent le « Jamboree de la paix » », In : Le Parisien, URL : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/moisson-78840/moisson-70-ans-apres-des-milliers-de-scouts-revivent-le-jamboree-de-la-paix-28-04-2017-6899676.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://fr.scoutwiki.org/Jamboree_de_1947&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.latoilescoute.net/1947-6e-jamboree-mondial-moisson&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
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		<updated>2020-05-11T18:18:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Jamborée.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Jamboree de la Paix, 1947&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean de Lattre de Tassigny&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Yvelines; Moisson; Seine&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.07658, 1.65752&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr==== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la [[Fichier:affiche jamboree.jpg|200px|thumb|left|Affiche officielle du Jamboree de 1947]]guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. [[Fichier:plan jamboree.jpg|200px|thumb|right|Plan du Jamboree de 1947 avec les différents sous-camps]] Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DES ALSACIENS A LA JAMBOREE  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb n’a pas seulement livré un simple film sur le Jamborée, il a également monté un film très personnel. Né en 1909 à Strasbourg, le réalisateur est alsacien de naissance et montrer ce Jamborée de 1947 n’est pas un choix anodin. En effet, dans sa jeunesse il passe une grande partie de ses loisirs chez les Eclaireurs Unionistes : comme Louveteau puis Eclaireur et Chef de troupe. Adulte, il continue de se dévouer pour le scoutisme protestant et sera Commissaire régional des Eclaireurs Unionistes. Sa présence au sein du groupe des scouts alsaciens n’est donc pas un hasard. Rieb est particulièrement soigneux dans son film en lui donnant un titre dès le début et le divise en parties titrées également. On suit chronologiquement le dérouler du séjour, de l’arrivée des scouts en gare de Rosny-Jamboree au démantèlement du camp, en passant par les activités ludiques et les différentes cérémonies d’ouverture et de fermeture. Dans une grande partie du film, nous suivons un groupe de scout alsacien en visite dans le camp. Le réalisateur fait comme si le spectateur faisait en faisait partie. Certains plans sont particulièrement maîtrisés comme les plans fixes montrant le petit groupe traverser des lieux, à la manière d’un véritable film professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb semble particulièrement attaché à sa région natale et s’attarde sur certains détails qui relèvent de l’identité alsacienne. Le premier plan du camp est d’ailleurs la mise en place symbolique de la porte d’entrée du camp alsacien. Cette installation en bois est ornée de blasons dont celui de l’Alsace. A ces côtés, les armoiries de différentes villes alsaciennes : on distingue le lion rouge de Sélestat sur la poutre gauche, la bande rouge sur fond blanc de Strasbourg, la masse d’armes d’or de Colmar en haut à droite, Erstein etc. Elles correspondent aux villes principales alsaciennes et probablement aux villes d’où viennent les membres. Le camp ne manque pas à son lever de drapeau traditionnel chez les scouts de la Jamboree. Un lever qui a, en 1947, une forte signification pour les alsaciens qui, encore quelques années auparavant, étaient allemands pendant la guerre. Les moments symboliques se poursuivent puisque le commandant militaire Jean De Lattre de Tassigny rend visite au camp alsacien et franchit l’arche d’entrée. On l’a vu, De Lattre de Tassigny est très attaché au scoutisme français et la visite de ce camp est très importante. Le commandant fait partie des héros de la guerre et de la Libération de l’Alsace pendant l’hiver 1944-45. Geo Rieb s’attarde donc sur ce moment en montrant bien la joie et la fierté des jeunes alsaciens qui accueille leur libérateur. Une visite symbolique qui ne se fait pas sans humour puisque de jeunes garçons sont déguisés en costume traditionnel d’alsacienne et remettent un kouglof au chef militaire. Une démarche certes humoristique mais qui n’est pas sans rappeler les traditionnels remerciements faits aux chefs militaires libérateur dans l’après-guerre : une alsacienne qui offre des cadeaux à leur sauveur. La présence de l’Alsace dans un Jamboree international où les Allemands n’ont pas été conviés est très importante. De fait, elle joue un rôle dans la dynamique d’éducation populaire et de réintégration culturelle des alsaciens en France dans lesquels De Tassigny a participé également. Le scoutisme en Alsace participait à un vœu de pacification et de grand rassemblement. En tout, près de 600 scouts alsaciens ont participé au Jamboree. [[Fichier:général de lattre.jpg|200px|thumb|left|Le général de Lattre de Tassigny en 1946]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref aperçu de la cérémonie d’ouverture du Jamboree et de ses torches nocturnes, vient la partie où le spectateur visite le camp accompagné d’un groupe de scout : « En patrouille dans le Jamboree ». Les premiers plans de cette partie montrent bien le soin pris par Geo Rieb dans la réalisation de ce film. En effet, tous les mouvements et gestes des scouts alsaciens présents semblent avoir été ordonnés et appris comme un véritable scénario.  Les patrouilleurs passent ensuite sous une cathédrale de Strasbourg construite dans le camp. Encore là, l’identité alsacienne est avancée. Démarre donc la visite, premièrement dans les camps indiens puis vient un plan bref sur ce qui semble être un grand mirador alsacien avec, sur son toit, une cigogne. Les enfants regardent partout et montrent bien qu’il s’agit d’une visite-découverte du camp. Des filles apparaissent pour la première fois dans le film, dont trois sont habillées en alsacienne. Elles n’étaient effectivement pas absentes du Jamboree mais leur nombre était très faible. On voit ensuite la cathédrale Saint Paul de fortune construite dans le camp anglais. Les patrouilleurs alsaciens passent ensuite dans l’édifice le plus extraordinaire de l’évènement : le « Pourquoi Pas ? » bateau terrestre dans le camp lorrain. On les voit après traverser la porte du camp marocain. Ils visitent camp après camp l’ensemble du rassemblement. Le cinéaste amateur s’attarde sur le monument des scouts Unionistes auxquels il est particulièrement attaché puisqu’il en a fait lui-même partie. Il est à noter que tous les scouts, de toutes les croyances étaient représentés lors du Jamboree : les catholiques, les Juifs, les protestants, les hindouistes, les laïcs etc. Rieb filme ensuite une cérémonie qui correspond sans doute à celle du 14 août lors de la visite du Président français et du corps diplomatique. Dans cette séquence, mais également par la suite, le cinéaste s’attarde sur les instruments et les orchestres. Encore une fois, il y est très attaché et cela montre à nouveau un trait de sa personnalité. En effet, Rieb est lui-même héritier d’une dynastie de passionnés de musique et de danses alsaciennes. Geo Rieb père fut tromboniste à l’Opéra puis créa en 1948 le groupe « D’Luschtige Steckelburjer », « Les Joyeux Strasbourgeois », qui se consacrera à la musique alsacienne. Ce goût pour la musique se relève très largement dans son film. Il filme également des danses traditionnelles alsaciennes ainsi que des danses bretonnes qu’il a pu croiser lors de ses journées dans les campements. Par ailleurs, on peut voir des danses amérindiennes et maoris. L’ensemble de ces danses et costumes traditionnels prennent une grande place au sein du film et montre bien l’intérêt porté par le cinéaste. Parmi ces scènes, certains plans se focalisent sur des personnalités probablement importantes dans le scoutisme dont un où l’on voit sortir un grand nombre d’hommes d’une tente. Ils faisaient certainement partie des chefs scouts venus en renfort et qui avaient un sous camp dédié. Vient ensuite une partie consacrée aux scouts marins et aériens qui ont eu deux journées dédiées, celles du 15 et 16 août 1947.  Il faut également relever que le cinéaste fait des choix dans ce qu’il vaut montrer. Ici en l’occurrence, bien qu’il tente de faire un faire exhaustif, Geo Rieb ne montre pas la journée du 17 août durant laquelle les associations féminines ont visité le camp. Les 5 dernières minutes du film sont consacrées à la fin de l’évènement. Le lundi 18 août 1947 s’est déroulée la cérémonie des Adieux dont on a déjà parlé plus tôt. Rieb y filme principalement le grand ballon représentant la planète Terre qui roule sur les milliers de scouts rassemblés dans l’Arène. On ne le voit pas clairement sur le film mais la sphère fut, durant la cérémonie, attaquée par des « forces du mal » qui seront anéanties par la suite. Cette mise en scène montre bien l’enjeu pacifique qui embaumait les tentes de cette Jamboree, seulement deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les scouts ont défilés en brandissant leurs bannières et leurs drapeaux nationaux. Le démantèlement n’aura lieu que le 20 août et dont on voit quelques images dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux films ont été réalisés pour cet évènement mais la plupart financé par le gouvernement français. Celui-ci, réalisé entièrement par un amateur, est donc particulièrement intéressant pour son approche et les informations qu'il nous livre concernant la vie dans les campements. Geo Rieb nous livre un reportage très personnel du Jamboree en s'attardant sur certaines activités pour lesquelles il porte un grand intérêt. Le film est cependant réalisé avec un  grand soin et un montage efficace qui témoignent de la passion du réalisateur pour les images et les films.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS Julien, Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947). In: ''Agora débats/jeunesses'', 40, 2006. La démocratie associative ? Perspectives historiques. pp. 22-36.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jambor%C3%A9e_de_la_Paix_Moisson_de_1947_(0129FH0004)&amp;diff=14727</id>
		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jambor%C3%A9e_de_la_Paix_Moisson_de_1947_(0129FH0004)&amp;diff=14727"/>
		<updated>2020-05-11T18:06:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jamborée de la Paix Moisson de 1947&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=09081947&lt;br /&gt;
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|video=0129FH0004_1&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
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|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr==== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la [[Fichier:affiche jamboree.jpg|200px|thumb|left|Affiche officielle du Jamboree de 1947]]guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. [[Fichier:plan jamboree.jpg|200px|thumb|right|Plan du Jamboree de 1947 avec les différents sous-camps]] Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DES ALSACIENS A LA JAMBOREE  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb n’a pas seulement livré un simple film sur le Jamborée, il a également monté un film très personnel. Né en 1909 à Strasbourg, le réalisateur est alsacien de naissance et montrer ce Jamborée de 1947 n’est pas un choix anodin. En effet, dans sa jeunesse il passe une grande partie de ses loisirs chez les Eclaireurs Unionistes : comme Louveteau puis Eclaireur et Chef de troupe. Adulte, il continue de se dévouer pour le scoutisme protestant et sera Commissaire régional des Eclaireurs Unionistes. Sa présence au sein du groupe des scouts alsaciens n’est donc pas un hasard. Rieb est particulièrement soigneux dans son film en lui donnant un titre dès le début et le divise en parties titrées également. On suit chronologiquement le dérouler du séjour, de l’arrivée des scouts en gare de Rosny-Jamboree au démantèlement du camp, en passant par les activités ludiques et les différentes cérémonies d’ouverture et de fermeture. Dans une grande partie du film, nous suivons un groupe de scout alsacien en visite dans le camp. Le réalisateur fait comme si le spectateur faisait en faisait partie. Certains plans sont particulièrement maîtrisés comme les plans fixes montrant le petit groupe traverser des lieux, à la manière d’un véritable film professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb semble particulièrement attaché à sa région natale et s’attarde sur certains détails qui relèvent de l’identité alsacienne. Le premier plan du camp est d’ailleurs la mise en place symbolique de la porte d’entrée du camp alsacien. Cette installation en bois est ornée de blasons dont celui de l’Alsace. A ces côtés, les armoiries de différentes villes alsaciennes : on distingue le lion rouge de Sélestat sur la poutre gauche, la bande rouge sur fond blanc de Strasbourg, la masse d’armes d’or de Colmar en haut à droite, Erstein etc. Elles correspondent aux villes principales alsaciennes et probablement aux villes d’où viennent les membres. Le camp ne manque pas à son lever de drapeau traditionnel chez les scouts de la Jamboree. Un lever qui a, en 1947, une forte signification pour les alsaciens qui, encore quelques années auparavant, étaient allemands pendant la guerre. Les moments symboliques se poursuivent puisque le commandant militaire Jean De Lattre de Tassigny rend visite au camp alsacien et franchit l’arche d’entrée. On l’a vu, De Lattre de Tassigny est très attaché au scoutisme français et la visite de ce camp est très importante. Le commandant fait partie des héros de la guerre et de la Libération de l’Alsace pendant l’hiver 1944-45. Geo Rieb s’attarde donc sur ce moment en montrant bien la joie et la fierté des jeunes alsaciens qui accueille leur libérateur. Une visite symbolique qui ne se fait pas sans humour puisque de jeunes garçons sont déguisés en costume traditionnel d’alsacienne et remettent un kouglof au chef militaire. Une démarche certes humoristique mais qui n’est pas sans rappeler les traditionnels remerciements faits aux chefs militaires libérateur dans l’après-guerre : une alsacienne qui offre des cadeaux à leur sauveur. La présence de l’Alsace dans un Jamboree international où les Allemands n’ont pas été conviés est très importante. De fait, elle joue un rôle dans la dynamique d’éducation populaire et de réintégration culturelle des alsaciens en France dans lesquels De Tassigny a participé également. Le scoutisme en Alsace participait à un vœu de pacification et de grand rassemblement. En tout, près de 600 scouts alsaciens ont participé au Jamboree. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref aperçu de la cérémonie d’ouverture du Jamboree et de ses torches nocturnes, vient la partie où le spectateur visite le camp accompagné d’un groupe de scout : « En patrouille dans le Jamboree ». Les premiers plans de cette partie montrent bien le soin pris par Geo Rieb dans la réalisation de ce film. En effet, tous les mouvements et gestes des scouts alsaciens présents semblent avoir été ordonnés et appris comme un véritable scénario.  Les patrouilleurs passent ensuite sous une cathédrale de Strasbourg construite dans le camp. Encore là, l’identité alsacienne est avancée. Démarre donc la visite, premièrement dans les camps indiens puis vient un plan bref sur ce qui semble être un grand mirador alsacien avec, sur son toit, une cigogne. Les enfants regardent partout et montrent bien qu’il s’agit d’une visite-découverte du camp. Des filles apparaissent pour la première fois dans le film, dont trois sont habillées en alsacienne. Elles n’étaient effectivement pas absentes du Jamboree mais leur nombre était très faible. On voit ensuite la cathédrale Saint Paul de fortune construite dans le camp anglais. Les patrouilleurs alsaciens passent ensuite dans l’édifice le plus extraordinaire de l’évènement : le « Pourquoi Pas ? » bateau terrestre dans le camp lorrain. On les voit après traverser la porte du camp marocain. Ils visitent camp après camp l’ensemble du rassemblement. Le cinéaste amateur s’attarde sur le monument des scouts Unionistes auxquels il est particulièrement attaché puisqu’il en a fait lui-même partie. Il est à noter que tous les scouts, de toutes les croyances étaient représentés lors du Jamboree : les catholiques, les Juifs, les protestants, les hindouistes, les laïcs etc. Rieb filme ensuite une cérémonie qui correspond sans doute à celle du 14 août lors de la visite du Président français et du corps diplomatique. Dans cette séquence, mais également par la suite, le cinéaste s’attarde sur les instruments et les orchestres. Encore une fois, il y est très attaché et cela montre à nouveau un trait de sa personnalité. En effet, Rieb est lui-même héritier d’une dynastie de passionnés de musique et de danses alsaciennes. Geo Rieb père fut tromboniste à l’Opéra puis créa en 1948 le groupe « D’Luschtige Steckelburjer », « Les Joyeux Strasbourgeois », qui se consacrera à la musique alsacienne. Ce goût pour la musique se relève très largement dans son film. Il filme également des danses traditionnelles alsaciennes ainsi que des danses bretonnes qu’il a pu croiser lors de ses journées dans les campements. Par ailleurs, on peut voir des danses amérindiennes et maoris. L’ensemble de ces danses et costumes traditionnels prennent une grande place au sein du film et montre bien l’intérêt porté par le cinéaste. Parmi ces scènes, certains plans se focalisent sur des personnalités probablement importantes dans le scoutisme dont un où l’on voit sortir un grand nombre d’hommes d’une tente. Ils faisaient certainement partie des chefs scouts venus en renfort et qui avaient un sous camp dédié. Vient ensuite une partie consacrée aux scouts marins et aériens qui ont eu deux journées dédiées, celles du 15 et 16 août 1947.  Il faut également relever que le cinéaste fait des choix dans ce qu’il vaut montrer. Ici en l’occurrence, bien qu’il tente de faire un faire exhaustif, Geo Rieb ne montre pas la journée du 17 août durant laquelle les associations féminines ont visité le camp. Les 5 dernières minutes du film sont consacrées à la fin de l’évènement. Le lundi 18 août 1947 s’est déroulée la cérémonie des Adieux dont on a déjà parlé plus tôt. Rieb y filme principalement le grand ballon représentant la planète Terre qui roule sur les milliers de scouts rassemblés dans l’Arène. On ne le voit pas clairement sur le film mais la sphère fut, durant la cérémonie, attaquée par des « forces du mal » qui seront anéanties par la suite. Cette mise en scène montre bien l’enjeu pacifique qui embaumait les tentes de cette Jamboree, seulement deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les scouts ont défilés en brandissant leurs bannières et leurs drapeaux nationaux. Le démantèlement n’aura lieu que le 20 août et dont on voit quelques images dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux films ont été réalisés pour cet évènement mais la plupart financé par le gouvernement français. Celui-ci, réalisé entièrement par un amateur, est donc particulièrement intéressant pour son approche et les informations qu'il nous livre concernant la vie dans les campements. Geo Rieb nous livre un reportage très personnel du Jamboree en s'attardant sur certaines activités pour lesquelles il porte un grand intérêt. Le film est cependant réalisé avec un  grand soin et un montage efficace qui témoignent de la passion du réalisateur pour les images et les films.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS Julien, Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947). In: ''Agora débats/jeunesses'', 40, 2006. La démocratie associative ? Perspectives historiques. pp. 22-36.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Plan_jamboree.jpg&amp;diff=14726</id>
		<title>Fichier:Plan jamboree.jpg</title>
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		<updated>2020-05-11T18:05:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : https://fr.scoutwiki.org/Fichier:Plan_Jam47.jpg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
https://fr.scoutwiki.org/Fichier:Plan_Jam47.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
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		<updated>2020-05-11T18:02:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jamborée de la Paix Moisson de 1947&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=09081947&lt;br /&gt;
|dateFin=18081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0004_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:32:20&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Jamborée.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Jamboree de la Paix, 1947&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean de Lattre de Tassigny&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Yvelines; Moisson; Seine&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.07658, 1.65752&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr==== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la [[Fichier:affiche jamboree.jpg|200px|thumb|left|Affiche officielle du Jamboree de 1947]]guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DES ALSACIENS A LA JAMBOREE  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb n’a pas seulement livré un simple film sur le Jamborée, il a également monté un film très personnel. Né en 1909 à Strasbourg, le réalisateur est alsacien de naissance et montrer ce Jamborée de 1947 n’est pas un choix anodin. En effet, dans sa jeunesse il passe une grande partie de ses loisirs chez les Eclaireurs Unionistes : comme Louveteau puis Eclaireur et Chef de troupe. Adulte, il continue de se dévouer pour le scoutisme protestant et sera Commissaire régional des Eclaireurs Unionistes. Sa présence au sein du groupe des scouts alsaciens n’est donc pas un hasard. Rieb est particulièrement soigneux dans son film en lui donnant un titre dès le début et le divise en parties titrées également. On suit chronologiquement le dérouler du séjour, de l’arrivée des scouts en gare de Rosny-Jamboree au démantèlement du camp, en passant par les activités ludiques et les différentes cérémonies d’ouverture et de fermeture. Dans une grande partie du film, nous suivons un groupe de scout alsacien en visite dans le camp. Le réalisateur fait comme si le spectateur faisait en faisait partie. Certains plans sont particulièrement maîtrisés comme les plans fixes montrant le petit groupe traverser des lieux, à la manière d’un véritable film professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb semble particulièrement attaché à sa région natale et s’attarde sur certains détails qui relèvent de l’identité alsacienne. Le premier plan du camp est d’ailleurs la mise en place symbolique de la porte d’entrée du camp alsacien. Cette installation en bois est ornée de blasons dont celui de l’Alsace. A ces côtés, les armoiries de différentes villes alsaciennes : on distingue le lion rouge de Sélestat sur la poutre gauche, la bande rouge sur fond blanc de Strasbourg, la masse d’armes d’or de Colmar en haut à droite, Erstein etc. Elles correspondent aux villes principales alsaciennes et probablement aux villes d’où viennent les membres. Le camp ne manque pas à son lever de drapeau traditionnel chez les scouts de la Jamboree. Un lever qui a, en 1947, une forte signification pour les alsaciens qui, encore quelques années auparavant, étaient allemands pendant la guerre. Les moments symboliques se poursuivent puisque le commandant militaire Jean De Lattre de Tassigny rend visite au camp alsacien et franchit l’arche d’entrée. On l’a vu, De Lattre de Tassigny est très attaché au scoutisme français et la visite de ce camp est très importante. Le commandant fait partie des héros de la guerre et de la Libération de l’Alsace pendant l’hiver 1944-45. Geo Rieb s’attarde donc sur ce moment en montrant bien la joie et la fierté des jeunes alsaciens qui accueille leur libérateur. Une visite symbolique qui ne se fait pas sans humour puisque de jeunes garçons sont déguisés en costume traditionnel d’alsacienne et remettent un kouglof au chef militaire. Une démarche certes humoristique mais qui n’est pas sans rappeler les traditionnels remerciements faits aux chefs militaires libérateur dans l’après-guerre : une alsacienne qui offre des cadeaux à leur sauveur. La présence de l’Alsace dans un Jamboree international où les Allemands n’ont pas été conviés est très importante. De fait, elle joue un rôle dans la dynamique d’éducation populaire et de réintégration culturelle des alsaciens en France dans lesquels De Tassigny a participé également. Le scoutisme en Alsace participait à un vœu de pacification et de grand rassemblement. En tout, près de 600 scouts alsaciens ont participé au Jamboree. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref aperçu de la cérémonie d’ouverture du Jamboree et de ses torches nocturnes, vient la partie où le spectateur visite le camp accompagné d’un groupe de scout : « En patrouille dans le Jamboree ». Les premiers plans de cette partie montrent bien le soin pris par Geo Rieb dans la réalisation de ce film. En effet, tous les mouvements et gestes des scouts alsaciens présents semblent avoir été ordonnés et appris comme un véritable scénario.  Les patrouilleurs passent ensuite sous une cathédrale de Strasbourg construite dans le camp. Encore là, l’identité alsacienne est avancée. Démarre donc la visite, premièrement dans les camps indiens puis vient un plan bref sur ce qui semble être un grand mirador alsacien avec, sur son toit, une cigogne. Les enfants regardent partout et montrent bien qu’il s’agit d’une visite-découverte du camp. Des filles apparaissent pour la première fois dans le film, dont trois sont habillées en alsacienne. Elles n’étaient effectivement pas absentes du Jamboree mais leur nombre était très faible. On voit ensuite la cathédrale Saint Paul de fortune construite dans le camp anglais. Les patrouilleurs alsaciens passent ensuite dans l’édifice le plus extraordinaire de l’évènement : le « Pourquoi Pas ? » bateau terrestre dans le camp lorrain. On les voit après traverser la porte du camp marocain. Ils visitent camp après camp l’ensemble du rassemblement. Le cinéaste amateur s’attarde sur le monument des scouts Unionistes auxquels il est particulièrement attaché puisqu’il en a fait lui-même partie. Il est à noter que tous les scouts, de toutes les croyances étaient représentés lors du Jamboree : les catholiques, les Juifs, les protestants, les hindouistes, les laïcs etc. Rieb filme ensuite une cérémonie qui correspond sans doute à celle du 14 août lors de la visite du Président français et du corps diplomatique. Dans cette séquence, mais également par la suite, le cinéaste s’attarde sur les instruments et les orchestres. Encore une fois, il y est très attaché et cela montre à nouveau un trait de sa personnalité. En effet, Rieb est lui-même héritier d’une dynastie de passionnés de musique et de danses alsaciennes. Geo Rieb père fut tromboniste à l’Opéra puis créa en 1948 le groupe « D’Luschtige Steckelburjer », « Les Joyeux Strasbourgeois », qui se consacrera à la musique alsacienne. Ce goût pour la musique se relève très largement dans son film. Il filme également des danses traditionnelles alsaciennes ainsi que des danses bretonnes qu’il a pu croiser lors de ses journées dans les campements. Par ailleurs, on peut voir des danses amérindiennes et maoris. L’ensemble de ces danses et costumes traditionnels prennent une grande place au sein du film et montre bien l’intérêt porté par le cinéaste. Parmi ces scènes, certains plans se focalisent sur des personnalités probablement importantes dans le scoutisme dont un où l’on voit sortir un grand nombre d’hommes d’une tente. Ils faisaient certainement partie des chefs scouts venus en renfort et qui avaient un sous camp dédié. Vient ensuite une partie consacrée aux scouts marins et aériens qui ont eu deux journées dédiées, celles du 15 et 16 août 1947.  Il faut également relever que le cinéaste fait des choix dans ce qu’il vaut montrer. Ici en l’occurrence, bien qu’il tente de faire un faire exhaustif, Geo Rieb ne montre pas la journée du 17 août durant laquelle les associations féminines ont visité le camp. Les 5 dernières minutes du film sont consacrées à la fin de l’évènement. Le lundi 18 août 1947 s’est déroulée la cérémonie des Adieux dont on a déjà parlé plus tôt. Rieb y filme principalement le grand ballon représentant la planète Terre qui roule sur les milliers de scouts rassemblés dans l’Arène. On ne le voit pas clairement sur le film mais la sphère fut, durant la cérémonie, attaquée par des « forces du mal » qui seront anéanties par la suite. Cette mise en scène montre bien l’enjeu pacifique qui embaumait les tentes de cette Jamboree, seulement deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les scouts ont défilés en brandissant leurs bannières et leurs drapeaux nationaux. Le démantèlement n’aura lieu que le 20 août et dont on voit quelques images dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux films ont été réalisés pour cet évènement mais la plupart financé par le gouvernement français. Celui-ci, réalisé entièrement par un amateur, est donc particulièrement intéressant pour son approche et les informations qu'il nous livre concernant la vie dans les campements. Geo Rieb nous livre un reportage très personnel du Jamboree en s'attardant sur certaines activités pour lesquelles il porte un grand intérêt. Le film est cependant réalisé avec un  grand soin et un montage efficace qui témoignent de la passion du réalisateur pour les images et les films.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS Julien, Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947). In: ''Agora débats/jeunesses'', 40, 2006. La démocratie associative ? Perspectives historiques. pp. 22-36.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
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		<updated>2020-05-11T18:00:19Z</updated>

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|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr==== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la [[Fichier:affiche jamboree.png|200px|thumb|left|Affiche officielle du Jamboree de 1947]]guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DES ALSACIENS A LA JAMBOREE  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb n’a pas seulement livré un simple film sur le Jamborée, il a également monté un film très personnel. Né en 1909 à Strasbourg, le réalisateur est alsacien de naissance et montrer ce Jamborée de 1947 n’est pas un choix anodin. En effet, dans sa jeunesse il passe une grande partie de ses loisirs chez les Eclaireurs Unionistes : comme Louveteau puis Eclaireur et Chef de troupe. Adulte, il continue de se dévouer pour le scoutisme protestant et sera Commissaire régional des Eclaireurs Unionistes. Sa présence au sein du groupe des scouts alsaciens n’est donc pas un hasard. Rieb est particulièrement soigneux dans son film en lui donnant un titre dès le début et le divise en parties titrées également. On suit chronologiquement le dérouler du séjour, de l’arrivée des scouts en gare de Rosny-Jamboree au démantèlement du camp, en passant par les activités ludiques et les différentes cérémonies d’ouverture et de fermeture. Dans une grande partie du film, nous suivons un groupe de scout alsacien en visite dans le camp. Le réalisateur fait comme si le spectateur faisait en faisait partie. Certains plans sont particulièrement maîtrisés comme les plans fixes montrant le petit groupe traverser des lieux, à la manière d’un véritable film professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb semble particulièrement attaché à sa région natale et s’attarde sur certains détails qui relèvent de l’identité alsacienne. Le premier plan du camp est d’ailleurs la mise en place symbolique de la porte d’entrée du camp alsacien. Cette installation en bois est ornée de blasons dont celui de l’Alsace. A ces côtés, les armoiries de différentes villes alsaciennes : on distingue le lion rouge de Sélestat sur la poutre gauche, la bande rouge sur fond blanc de Strasbourg, la masse d’armes d’or de Colmar en haut à droite, Erstein etc. Elles correspondent aux villes principales alsaciennes et probablement aux villes d’où viennent les membres. Le camp ne manque pas à son lever de drapeau traditionnel chez les scouts de la Jamboree. Un lever qui a, en 1947, une forte signification pour les alsaciens qui, encore quelques années auparavant, étaient allemands pendant la guerre. Les moments symboliques se poursuivent puisque le commandant militaire Jean De Lattre de Tassigny rend visite au camp alsacien et franchit l’arche d’entrée. On l’a vu, De Lattre de Tassigny est très attaché au scoutisme français et la visite de ce camp est très importante. Le commandant fait partie des héros de la guerre et de la Libération de l’Alsace pendant l’hiver 1944-45. Geo Rieb s’attarde donc sur ce moment en montrant bien la joie et la fierté des jeunes alsaciens qui accueille leur libérateur. Une visite symbolique qui ne se fait pas sans humour puisque de jeunes garçons sont déguisés en costume traditionnel d’alsacienne et remettent un kouglof au chef militaire. Une démarche certes humoristique mais qui n’est pas sans rappeler les traditionnels remerciements faits aux chefs militaires libérateur dans l’après-guerre : une alsacienne qui offre des cadeaux à leur sauveur. La présence de l’Alsace dans un Jamboree international où les Allemands n’ont pas été conviés est très importante. De fait, elle joue un rôle dans la dynamique d’éducation populaire et de réintégration culturelle des alsaciens en France dans lesquels De Tassigny a participé également. Le scoutisme en Alsace participait à un vœu de pacification et de grand rassemblement. En tout, près de 600 scouts alsaciens ont participé au Jamboree. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref aperçu de la cérémonie d’ouverture du Jamboree et de ses torches nocturnes, vient la partie où le spectateur visite le camp accompagné d’un groupe de scout : « En patrouille dans le Jamboree ». Les premiers plans de cette partie montrent bien le soin pris par Geo Rieb dans la réalisation de ce film. En effet, tous les mouvements et gestes des scouts alsaciens présents semblent avoir été ordonnés et appris comme un véritable scénario.  Les patrouilleurs passent ensuite sous une cathédrale de Strasbourg construite dans le camp. Encore là, l’identité alsacienne est avancée. Démarre donc la visite, premièrement dans les camps indiens puis vient un plan bref sur ce qui semble être un grand mirador alsacien avec, sur son toit, une cigogne. Les enfants regardent partout et montrent bien qu’il s’agit d’une visite-découverte du camp. Des filles apparaissent pour la première fois dans le film, dont trois sont habillées en alsacienne. Elles n’étaient effectivement pas absentes du Jamboree mais leur nombre était très faible. On voit ensuite la cathédrale Saint Paul de fortune construite dans le camp anglais. Les patrouilleurs alsaciens passent ensuite dans l’édifice le plus extraordinaire de l’évènement : le « Pourquoi Pas ? » bateau terrestre dans le camp lorrain. On les voit après traverser la porte du camp marocain. Ils visitent camp après camp l’ensemble du rassemblement. Le cinéaste amateur s’attarde sur le monument des scouts Unionistes auxquels il est particulièrement attaché puisqu’il en a fait lui-même partie. Il est à noter que tous les scouts, de toutes les croyances étaient représentés lors du Jamboree : les catholiques, les Juifs, les protestants, les hindouistes, les laïcs etc. Rieb filme ensuite une cérémonie qui correspond sans doute à celle du 14 août lors de la visite du Président français et du corps diplomatique. Dans cette séquence, mais également par la suite, le cinéaste s’attarde sur les instruments et les orchestres. Encore une fois, il y est très attaché et cela montre à nouveau un trait de sa personnalité. En effet, Rieb est lui-même héritier d’une dynastie de passionnés de musique et de danses alsaciennes. Geo Rieb père fut tromboniste à l’Opéra puis créa en 1948 le groupe « D’Luschtige Steckelburjer », « Les Joyeux Strasbourgeois », qui se consacrera à la musique alsacienne. Ce goût pour la musique se relève très largement dans son film. Il filme également des danses traditionnelles alsaciennes ainsi que des danses bretonnes qu’il a pu croiser lors de ses journées dans les campements. Par ailleurs, on peut voir des danses amérindiennes et maoris. L’ensemble de ces danses et costumes traditionnels prennent une grande place au sein du film et montre bien l’intérêt porté par le cinéaste. Parmi ces scènes, certains plans se focalisent sur des personnalités probablement importantes dans le scoutisme dont un où l’on voit sortir un grand nombre d’hommes d’une tente. Ils faisaient certainement partie des chefs scouts venus en renfort et qui avaient un sous camp dédié. Vient ensuite une partie consacrée aux scouts marins et aériens qui ont eu deux journées dédiées, celles du 15 et 16 août 1947.  Il faut également relever que le cinéaste fait des choix dans ce qu’il vaut montrer. Ici en l’occurrence, bien qu’il tente de faire un faire exhaustif, Geo Rieb ne montre pas la journée du 17 août durant laquelle les associations féminines ont visité le camp. Les 5 dernières minutes du film sont consacrées à la fin de l’évènement. Le lundi 18 août 1947 s’est déroulée la cérémonie des Adieux dont on a déjà parlé plus tôt. Rieb y filme principalement le grand ballon représentant la planète Terre qui roule sur les milliers de scouts rassemblés dans l’Arène. On ne le voit pas clairement sur le film mais la sphère fut, durant la cérémonie, attaquée par des « forces du mal » qui seront anéanties par la suite. Cette mise en scène montre bien l’enjeu pacifique qui embaumait les tentes de cette Jamboree, seulement deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les scouts ont défilés en brandissant leurs bannières et leurs drapeaux nationaux. Le démantèlement n’aura lieu que le 20 août et dont on voit quelques images dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux films ont été réalisés pour cet évènement mais la plupart financé par le gouvernement français. Celui-ci, réalisé entièrement par un amateur, est donc particulièrement intéressant pour son approche et les informations qu'il nous livre concernant la vie dans les campements. Geo Rieb nous livre un reportage très personnel du Jamboree en s'attardant sur certaines activités pour lesquelles il porte un grand intérêt. Le film est cependant réalisé avec un  grand soin et un montage efficace qui témoignent de la passion du réalisateur pour les images et les films.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS Julien, Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947). In: ''Agora débats/jeunesses'', 40, 2006. La démocratie associative ? Perspectives historiques. pp. 22-36.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<updated>2020-05-11T17:58:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : https://fr.scoutwiki.org/Fichier:Jam47aff.jpg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
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		<updated>2020-05-11T17:45:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Jamborée.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Jamboree de la Paix, 1947&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean de Lattre de Tassigny&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Yvelines; Moisson; Seine&lt;br /&gt;
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|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.07658, 1.65752&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Texte du ti&lt;br /&gt;
=== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DES ALSACIENS A LA JAMBOREE  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb n’a pas seulement livré un simple film sur le Jamborée, il a également monté un film très personnel. Né en 1909 à Strasbourg, le réalisateur est alsacien de naissance et montrer ce Jamborée de 1947 n’est pas un choix anodin. En effet, dans sa jeunesse il passe une grande partie de ses loisirs chez les Eclaireurs Unionistes : comme Louveteau puis Eclaireur et Chef de troupe. Adulte, il continue de se dévouer pour le scoutisme protestant et sera Commissaire régional des Eclaireurs Unionistes. Sa présence au sein du groupe des scouts alsaciens n’est donc pas un hasard. Rieb est particulièrement soigneux dans son film en lui donnant un titre dès le début et le divise en parties titrées également. On suit chronologiquement le dérouler du séjour, de l’arrivée des scouts en gare de Rosny-Jamboree au démantèlement du camp, en passant par les activités ludiques et les différentes cérémonies d’ouverture et de fermeture. Dans une grande partie du film, nous suivons un groupe de scout alsacien en visite dans le camp. Le réalisateur fait comme si le spectateur faisait en faisait partie. Certains plans sont particulièrement maîtrisés comme les plans fixes montrant le petit groupe traverser des lieux, à la manière d’un véritable film professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb semble particulièrement attaché à sa région natale et s’attarde sur certains détails qui relèvent de l’identité alsacienne. Le premier plan du camp est d’ailleurs la mise en place symbolique de la porte d’entrée du camp alsacien. Cette installation en bois est ornée de blasons dont celui de l’Alsace. A ces côtés, les armoiries de différentes villes alsaciennes : on distingue le lion rouge de Sélestat sur la poutre gauche, la bande rouge sur fond blanc de Strasbourg, la masse d’armes d’or de Colmar en haut à droite, Erstein etc. Elles correspondent aux villes principales alsaciennes et probablement aux villes d’où viennent les membres. Le camp ne manque pas à son lever de drapeau traditionnel chez les scouts de la Jamboree. Un lever qui a, en 1947, une forte signification pour les alsaciens qui, encore quelques années auparavant, étaient allemands pendant la guerre. Les moments symboliques se poursuivent puisque le commandant militaire Jean De Lattre de Tassigny rend visite au camp alsacien et franchit l’arche d’entrée. On l’a vu, De Lattre de Tassigny est très attaché au scoutisme français et la visite de ce camp est très importante. Le commandant fait partie des héros de la guerre et de la Libération de l’Alsace pendant l’hiver 1944-45. Geo Rieb s’attarde donc sur ce moment en montrant bien la joie et la fierté des jeunes alsaciens qui accueille leur libérateur. Une visite symbolique qui ne se fait pas sans humour puisque de jeunes garçons sont déguisés en costume traditionnel d’alsacienne et remettent un kouglof au chef militaire. Une démarche certes humoristique mais qui n’est pas sans rappeler les traditionnels remerciements faits aux chefs militaires libérateur dans l’après-guerre : une alsacienne qui offre des cadeaux à leur sauveur. La présence de l’Alsace dans un Jamboree international où les Allemands n’ont pas été conviés est très importante. De fait, elle joue un rôle dans la dynamique d’éducation populaire et de réintégration culturelle des alsaciens en France dans lesquels De Tassigny a participé également. Le scoutisme en Alsace participait à un vœu de pacification et de grand rassemblement. En tout, près de 600 scouts alsaciens ont participé au Jamboree. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref aperçu de la cérémonie d’ouverture du Jamboree et de ses torches nocturnes, vient la partie où le spectateur visite le camp accompagné d’un groupe de scout : « En patrouille dans le Jamboree ». Les premiers plans de cette partie montrent bien le soin pris par Geo Rieb dans la réalisation de ce film. En effet, tous les mouvements et gestes des scouts alsaciens présents semblent avoir été ordonnés et appris comme un véritable scénario.  Les patrouilleurs passent ensuite sous une cathédrale de Strasbourg construite dans le camp. Encore là, l’identité alsacienne est avancée. Démarre donc la visite, premièrement dans les camps indiens puis vient un plan bref sur ce qui semble être un grand mirador alsacien avec, sur son toit, une cigogne. Les enfants regardent partout et montrent bien qu’il s’agit d’une visite-découverte du camp. Des filles apparaissent pour la première fois dans le film, dont trois sont habillées en alsacienne. Elles n’étaient effectivement pas absentes du Jamboree mais leur nombre était très faible. On voit ensuite la cathédrale Saint Paul de fortune construite dans le camp anglais. Les patrouilleurs alsaciens passent ensuite dans l’édifice le plus extraordinaire de l’évènement : le « Pourquoi Pas ? » bateau terrestre dans le camp lorrain. On les voit après traverser la porte du camp marocain. Ils visitent camp après camp l’ensemble du rassemblement. Le cinéaste amateur s’attarde sur le monument des scouts Unionistes auxquels il est particulièrement attaché puisqu’il en a fait lui-même partie. Il est à noter que tous les scouts, de toutes les croyances étaient représentés lors du Jamboree : les catholiques, les Juifs, les protestants, les hindouistes, les laïcs etc. Rieb filme ensuite une cérémonie qui correspond sans doute à celle du 14 août lors de la visite du Président français et du corps diplomatique. Dans cette séquence, mais également par la suite, le cinéaste s’attarde sur les instruments et les orchestres. Encore une fois, il y est très attaché et cela montre à nouveau un trait de sa personnalité. En effet, Rieb est lui-même héritier d’une dynastie de passionnés de musique et de danses alsaciennes. Geo Rieb père fut tromboniste à l’Opéra puis créa en 1948 le groupe « D’Luschtige Steckelburjer », « Les Joyeux Strasbourgeois », qui se consacrera à la musique alsacienne. Ce goût pour la musique se relève très largement dans son film. Il filme également des danses traditionnelles alsaciennes ainsi que des danses bretonnes qu’il a pu croiser lors de ses journées dans les campements. Par ailleurs, on peut voir des danses amérindiennes et maoris. L’ensemble de ces danses et costumes traditionnels prennent une grande place au sein du film et montre bien l’intérêt porté par le cinéaste. Parmi ces scènes, certains plans se focalisent sur des personnalités probablement importantes dans le scoutisme dont un où l’on voit sortir un grand nombre d’hommes d’une tente. Ils faisaient certainement partie des chefs scouts venus en renfort et qui avaient un sous camp dédié. Vient ensuite une partie consacrée aux scouts marins et aériens qui ont eu deux journées dédiées, celles du 15 et 16 août 1947.  Il faut également relever que le cinéaste fait des choix dans ce qu’il vaut montrer. Ici en l’occurrence, bien qu’il tente de faire un faire exhaustif, Geo Rieb ne montre pas la journée du 17 août durant laquelle les associations féminines ont visité le camp. Les 5 dernières minutes du film sont consacrées à la fin de l’évènement. Le lundi 18 août 1947 s’est déroulée la cérémonie des Adieux dont on a déjà parlé plus tôt. Rieb y filme principalement le grand ballon représentant la planète Terre qui roule sur les milliers de scouts rassemblés dans l’Arène. On ne le voit pas clairement sur le film mais la sphère fut, durant la cérémonie, attaquée par des « forces du mal » qui seront anéanties par la suite. Cette mise en scène montre bien l’enjeu pacifique qui embaumait les tentes de cette Jamboree, seulement deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les scouts ont défilés en brandissant leurs bannières et leurs drapeaux nationaux. Le démantèlement n’aura lieu que le 20 août et dont on voit quelques images dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux films ont été réalisés pour cet évènement mais la plupart financé par le gouvernement français. Celui-ci, réalisé entièrement par un amateur, est donc particulièrement intéressant pour son approche et les informations qu'il nous livre concernant la vie dans les campements. Geo Rieb nous livre un reportage très personnel du Jamboree en s'attardant sur certaines activités pour lesquelles il porte un grand intérêt. Le film est cependant réalisé avec un  grand soin et un montage efficace qui témoignent de la passion du réalisateur pour les images et les films.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS Julien, Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947). In: ''Agora débats/jeunesses'', 40, 2006. La démocratie associative ? Perspectives historiques. pp. 22-36.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jambor%C3%A9e_de_la_Paix_Moisson_de_1947_(0129FH0004)&amp;diff=14721</id>
		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
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		<updated>2020-05-11T17:35:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jamborée de la Paix Moisson de 1947&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0004&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Jamborée.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Yvelines&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Texte du ti&lt;br /&gt;
=== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DES ALSACIENS A LA JAMBOREE  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb n’a pas seulement livré un simple film sur le Jamborée, il a également monté un film très personnel. Né en 1909 à Strasbourg, le réalisateur est alsacien de naissance et montrer ce Jamborée de 1947 n’est pas un choix anodin. En effet, dans sa jeunesse il passe une grande partie de ses loisirs chez les Eclaireurs Unionistes : comme Louveteau puis Eclaireur et Chef de troupe. Adulte, il continue de se dévouer pour le scoutisme protestant et sera Commissaire régional des Eclaireurs Unionistes. Sa présence au sein du groupe des scouts alsaciens n’est donc pas un hasard. Rieb est particulièrement soigneux dans son film en lui donnant un titre dès le début et le divise en parties titrées également. On suit chronologiquement le dérouler du séjour, de l’arrivée des scouts en gare de Rosny-Jamboree au démantèlement du camp, en passant par les activités ludiques et les différentes cérémonies d’ouverture et de fermeture. Dans une grande partie du film, nous suivons un groupe de scout alsacien en visite dans le camp. Le réalisateur fait comme si le spectateur faisait en faisait partie. Certains plans sont particulièrement maîtrisés comme les plans fixes montrant le petit groupe traverser des lieux, à la manière d’un véritable film professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb semble particulièrement attaché à sa région natale et s’attarde sur certains détails qui relèvent de l’identité alsacienne. Le premier plan du camp est d’ailleurs la mise en place symbolique de la porte d’entrée du camp alsacien. Cette installation en bois est ornée de blasons dont celui de l’Alsace. A ces côtés, les armoiries de différentes villes alsaciennes : on distingue le lion rouge de Sélestat sur la poutre gauche, la bande rouge sur fond blanc de Strasbourg, la masse d’armes d’or de Colmar en haut à droite, Erstein etc. Elles correspondent aux villes principales alsaciennes et probablement aux villes d’où viennent les membres. Le camp ne manque pas à son lever de drapeau traditionnel chez les scouts de la Jamboree. Un lever qui a, en 1947, une forte signification pour les alsaciens qui, encore quelques années auparavant, étaient allemands pendant la guerre. Les moments symboliques se poursuivent puisque le commandant militaire Jean De Lattre de Tassigny rend visite au camp alsacien et franchit l’arche d’entrée. On l’a vu, De Lattre de Tassigny est très attaché au scoutisme français et la visite de ce camp est très importante. Le commandant fait partie des héros de la guerre et de la Libération de l’Alsace pendant l’hiver 1944-45. Geo Rieb s’attarde donc sur ce moment en montrant bien la joie et la fierté des jeunes alsaciens qui accueille leur libérateur. Une visite symbolique qui ne se fait pas sans humour puisque de jeunes garçons sont déguisés en costume traditionnel d’alsacienne et remettent un kouglof au chef militaire. Une démarche certes humoristique mais qui n’est pas sans rappeler les traditionnels remerciements faits aux chefs militaires libérateur dans l’après-guerre : une alsacienne qui offre des cadeaux à leur sauveur. La présence de l’Alsace dans un Jamboree international où les Allemands n’ont pas été conviés est très importante. De fait, elle joue un rôle dans la dynamique d’éducation populaire et de réintégration culturelle des alsaciens en France dans lesquels De Tassigny a participé également. Le scoutisme en Alsace participait à un vœu de pacification et de grand rassemblement. En tout, près de 600 scouts alsaciens ont participé au Jamboree. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref aperçu de la cérémonie d’ouverture du Jamboree et de ses torches nocturnes, vient la partie où le spectateur visite le camp accompagné d’un groupe de scout : « En patrouille dans le Jamboree ». Les premiers plans de cette partie montrent bien le soin pris par Geo Rieb dans la réalisation de ce film. En effet, tous les mouvements et gestes des scouts alsaciens présents semblent avoir été ordonnés et appris comme un véritable scénario.  Les patrouilleurs passent ensuite sous une cathédrale de Strasbourg construite dans le camp. Encore là, l’identité alsacienne est avancée. Démarre donc la visite, premièrement dans les camps indiens puis vient un plan bref sur ce qui semble être un grand mirador alsacien avec, sur son toit, une cigogne. Les enfants regardent partout et montrent bien qu’il s’agit d’une visite-découverte du camp. Des filles apparaissent pour la première fois dans le film, dont trois sont habillées en alsacienne. Elles n’étaient effectivement pas absentes du Jamboree mais leur nombre était très faible. On voit ensuite la cathédrale Saint Paul de fortune construite dans le camp anglais. Les patrouilleurs alsaciens passent ensuite dans l’édifice le plus extraordinaire de l’évènement : le « Pourquoi Pas ? » bateau terrestre dans le camp lorrain. On les voit après traverser la porte du camp marocain. Ils visitent camp après camp l’ensemble du rassemblement. Le cinéaste amateur s’attarde sur le monument des scouts Unionistes auxquels il est particulièrement attaché puisqu’il en a fait lui-même partie. Il est à noter que tous les scouts, de toutes les croyances étaient représentés lors du Jamboree : les catholiques, les Juifs, les protestants, les hindouistes, les laïcs etc. Rieb filme ensuite une cérémonie qui correspond sans doute à celle du 14 août lors de la visite du Président français et du corps diplomatique. Dans cette séquence, mais également par la suite, le cinéaste s’attarde sur les instruments et les orchestres. Encore une fois, il y est très attaché et cela montre à nouveau un trait de sa personnalité. En effet, Rieb est lui-même héritier d’une dynastie de passionnés de musique et de danses alsaciennes. Geo Rieb père fut tromboniste à l’Opéra puis créa en 1948 le groupe « D’Luschtige Steckelburjer », « Les Joyeux Strasbourgeois », qui se consacrera à la musique alsacienne. Ce goût pour la musique se relève très largement dans son film. Il filme également des danses traditionnelles alsaciennes ainsi que des danses bretonnes qu’il a pu croiser lors de ses journées dans les campements. Par ailleurs, on peut voir des danses amérindiennes et maoris. L’ensemble de ces danses et costumes traditionnels prennent une grande place au sein du film et montre bien l’intérêt porté par le cinéaste. Parmi ces scènes, certains plans se focalisent sur des personnalités probablement importantes dans le scoutisme dont un où l’on voit sortir un grand nombre d’hommes d’une tente. Ils faisaient certainement partie des chefs scouts venus en renfort et qui avaient un sous camp dédié. Vient ensuite une partie consacrée aux scouts marins et aériens qui ont eu deux journées dédiées, celles du 15 et 16 août 1947.  Il faut également relever que le cinéaste fait des choix dans ce qu’il vaut montrer. Ici en l’occurrence, bien qu’il tente de faire un faire exhaustif, Geo Rieb ne montre pas la journée du 17 août durant laquelle les associations féminines ont visité le camp. Les 5 dernières minutes du film sont consacrées à la fin de l’évènement. Le lundi 18 août 1947 s’est déroulée la cérémonie des Adieux dont on a déjà parlé plus tôt. Rieb y filme principalement le grand ballon représentant la planète Terre qui roule sur les milliers de scouts rassemblés dans l’Arène. On ne le voit pas clairement sur le film mais la sphère fut, durant la cérémonie, attaquée par des « forces du mal » qui seront anéanties par la suite. Cette mise en scène montre bien l’enjeu pacifique qui embaumait les tentes de cette Jamboree, seulement deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les scouts ont défilés en brandissant leurs bannières et leurs drapeaux nationaux. Le démantèlement n’aura lieu que le 20 août et dont on voit quelques images dans le film.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Texte du titre ==&lt;br /&gt;
=== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jambor%C3%A9e_de_la_Paix_Moisson_de_1947_(0129FH0004)&amp;diff=14719</id>
		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
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&lt;hr /&gt;
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|titre=Jamborée de la Paix Moisson de 1947&lt;br /&gt;
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|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Texte du titre ==&lt;br /&gt;
=== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
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|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 20 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Texte du titre ==&lt;br /&gt;
=== LA JAMBOREE DE 1947 : LE RETOUR DU SCOUTISME ET DE LA FRANCE ===&lt;br /&gt;
Le sujet de ce film est le Jamboree qui s’est déroulé à Moissons dans les Yvelines du 9 au 18 août 1947. Le Jamboree est un mot d’origine sud-africaine et désigne un grand rassemblement scout. Celui de Moisson s’inscrit dans les Jamborees mondiaux car ce fut le VIe, dix ans après le Ve Jamboree mondial qui s’est déroulé en Hollande. La France devait accueillir le Jamboree en 1941 mais la guerre fit annuler l’évènement. Une fois la guerre finie on cherche à organiser un nouveau Jamboree dès 1944. L’année 1946 était difficile car les conditions et la venue des participants demandaient trop d’efforts et de compromis. On décide donc de le faire en 1947, deux ans après la fin de la guerre. Elle devient symboliquement « le Jamboree de la Paix ». Cette structure fut créée en décembre 1944 par les quatre associations masculines du scoutisme français : les scouts de France, les Eclaireurs de France, les Eclaireurs unionistes de France et les Eclaireurs israélites de France. &lt;br /&gt;
Geo Rieb, réalisateur du film, semble vouloir montrer un aspect fondamental du Jamboree de 1947 : la diversité. En effet, l’évènement se déroulant près de deux ans après la paix, il est le premier rassemblement scout et le premier rassemblement international en France après la guerre. Appelé symboliquement « Jamboree de la Paix », la Jeunesse de différentes nations se rassemble et partage des moments fraternels. Très exactement 24 152 scouts, originaires de 40 pays différents, se sont rassemblés durant ces dix jours du mois d’août 47. Geo Rieb, dans ce film, prend un grand soin à montrer le plus grand nombre de campements étrangers et français. Dans le film on voit notamment les Américains du Nord, les Anglais, les Mexicains, les Marocains, les Algériens, les Islandais, les Indiens ainsi que certains pays d’Afrique. La diversité est accentuée dans le film par de longs plans sur certains scouts de pays lointains : africains, indiens, américains etc. Le réalisateur consacre même une partie « Ceux de la Nouvelle-Zélande » aux Néo-Zélandais déguisés en Maoris. Le film ne manque pas non plus de montrer différents campements français. Les premières images sont consacrées au campement alsacien auquel le réalisateur appartient. Ce dernier suivra d’ailleurs, tout au long de la vidéo, un petit groupe de scout venant d’Alsace en pleine visite des camps. On observe également que les scouts ne sont pas les seuls participants à l’évènement. Il y a également des civils dont près de 40 000 campeurs. Les grands absents paradoxaux à ce Jamborée de la Paix, sont les scouts allemands qui n'ont pas été invités officiellement par les organisateurs. Toutefois, une délégation de la Pfadfinderschaft Sankt Georg de Sarre était bien présente à ce rassemblement mais uniquement en tant que visiteurs. Geo Rieb, alsacien de naissance, n’a semble-t-il pas filmé ce petit groupe d’allemand. &lt;br /&gt;
Le réalisateur met également en exergue le caractère extraordinaire des structures mises en place lors du Jamborée de 1947. L’organisation de cet évènement demanda un travail considérable sous la direction du Commissaire général Henri Van Effenterre et du Chef de Camp Eugène Arnaud. Le film montre que les campements ont été installé sur un immense terrain plat en bord de Seine. Il s'étendait en effet sur près de 600 hectares et était divisé en sous-camps destinés aux scouts. Ces sous camps étaient eux-mêmes répartis entre les différentes nations et régions. Les Etats-Unis avaient par exemple 5 sous camps. Sur la Seine, une île, renommée « île de la tortue », abritait près de 500 scouts marins, dirigés par Pierre-Yves Labbe, qu’on peut apercevoir dans le film et leur campement nécessita la création d’un appontement sur le fleuve. Geo Rieb s’est attardé sur certaines activités liées à l’eau et à ce campement « hors-norme » : ballet d’avion, déplacements en bateau, nage etc. L’appontement n’est cependant pas la seule construction d’envergure construite pour l’occasion. Dans le film de Rieb, dès les premières images, on aperçoit une gare, celle de Rosny-Jamboree, construite exclusivement pour le Jamboree afin d’acheminer tous les participants directement sur le lieu. On voit arriver dans cette gare des milliers de scouts venus du monde entier en train ou en car. Le réalisateur a cherché à montrer l’envergure de l’évènement dès les premières images avec des plans balayant la foule et la gare. A l’intérieur même du terrain, le train &amp;quot;ex-Maginot&amp;quot;, récupéré de la véritable Ligne Maginot, fut mis en place et servit à véhiculer les scouts et 300 000 visiteurs pendant la durée des rencontres. Rieb a, à plusieurs reprises, filmé ce train dans son film avec un grand nombre de scouts installés dessus pour vadrouiller entre différentes parties du terrain. A côté de cela, d’autres infrastructures sont créées comme un bureau de poste, une banque, un marché d'échanges et même une police intérieure. Les grandes réalisations émanent également des participants scouts eux-mêmes. Geo Rieb s'attarde dans son film, au célèbre sous camp lorrain, qui se fît remarquer par un gigantesque bateau terrestre nommé &amp;quot;Pourquoi Pas ?&amp;quot; (en référence aux bateaux des expéditions antarctiques) et construit sur place : 40 mètres de long, 21 mètres de haut. Il fut inauguré le 12 août par le ministre de la Marine, M. Louis Jacquinot accompagné de l'Amiral Ortoli et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Les scouts s’y entraînaient pour l’obtention d’un brevet de gabier valable dans la marine. La « cérémonie des Adieux » du 18 août 1947 est également la preuve des moyens extraordinaires requisitionnés. Rieb a clairement montré l’ampleur du dernier rassemblement durant lequel les milliers de scouts se sont rassemblés.  La participation de personnalités importantes montre que les enjeux d’un tel évènement sont importants pour la France d’après-guerre. Le gouvernement français a d'ailleurs financé le projet à hauteur d'une centaine de millions de francs. Le président de la République s'est même rendu sur place. Le chef militaire Jean De Lattre de Tassigny rend également visite au campement et on le voit dès les premières images du film, en uniforme.  Ce dernier a beaucoup aidé le scoutisme français dans l’après-guerre et notamment lors d’une manifestation en avril 1945 à Paris, où un grand nombre de scout ont défilé dans les rues de la capitale. Le Jamboree était en fait une manière pour le gouvernement français de revenir sur la scène internationale.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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|lieux_ou_monuments=Yvelines&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film réalisé par Geo Rieb du 9 au 18 août 1947. Le réalisateur filme la Jamborée de la Paix qui s’est déroulée du 9 au 18 août 1947 à Moisson dans les Yvelines. Ce film va de l’arrivée des participants au démantèlement final des installations. Rieb y suit le groupe des scouts alsaciens, présente les différents campements, les activités, les groupes étrangers et montre différentes personnalités importantes scouts et militaires.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jambor%C3%A9e_de_la_Paix_Moisson_de_1947_(0129FH0004)&amp;diff=14653</id>
		<title>Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jambor%C3%A9e_de_la_Paix_Moisson_de_1947_(0129FH0004)&amp;diff=14653"/>
		<updated>2020-05-09T10:18:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Jamborée de la Paix Moisson de 1947 (0129FH0004).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jamborée de la Paix Moisson de 1947&lt;br /&gt;
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|dateDebut=09081947&lt;br /&gt;
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|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-12T18:13:34Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=La fête l'Ami Fritz à Obernai&lt;br /&gt;
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|thematique=Identity@ Traditions@ Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Fête de l’Ami Fritz à Obernai dans les années 1960 : déroulement du mariage de Fritz et de Sûzel reconstitué selon les traditions alsaciennes au début du XIXe siècle et plan sur la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du cinéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'hôtel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra parcourt tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins filmés directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. Cette foule n'est pas là sans raison: on reconstitue le célèbre mariage de l'Ami Fritz et son épouse Sûzel en suivant les traditions alsaciennes de l'époque. 			&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ami Fritz.JPEG|200px|thumb|right|Affiche pour la pièce de théâtre représentée au Théâtre Français de Paris]]&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit dans l'oisiveté et l'opulence pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz qu'il rencontre rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébrée lors de la fête qui a lieu à Obernai en reconstituant le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants, joués par des acteurs locaux, arrivent ainsi que les témoins et les convives. La signature du contrat de mariage se fait sur la scène, à la vue de tous, comme l'apogée de l'évènement. Le public nombreux montre bel et bien l'attrait des populations locales et des touristes pour les fêtes folkloriques alsaciennes. Elles sont une partie de l'identité régionale et transmettent des traditions singulières, propres à la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un tableau du folklore alsacien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mariage de l'Ami Fritz est une fête folklorique alsacienne et rassemble un certain nombre de traditions régionales comme les costumes et la nourriture. Si cette dernière n'est pas visible dans le film, la place donnée aux parures et aux déguisements n'est pas négligeable dans cette reconstitution. On peut apercevoir des costumes classiques de la première moitié du XIXe siècle mais également des costumes folkloriques traditionnels alsaciens. L'Alsace détient comme toutes les régions de France, son lot de traditions et d'habillements qui lui sont propres. La grande coiffe à noeud que l'on peut voir est devenue emblématique pour la région. Si elle n'a été portée dans que dans une petite partie de l'Alsace, et notamment le Kochersberg, le dessinateur Hansi a participé à sa popularisation. Avec elle, le costume traditionnel masculin est également devenu emblématique de la région: veste noire, dessous de veste rouge avec boutons dorés et grand chapeau noir. Limiter le costume traditionnel alsacien à cela serait oublier une grande partie du folklore. Dans la province, chaque région ou village détenait son costume et ses traditions. Il en existe donc une multitude. A la fête de l'Ami Fritz d'Obernai, on peut distinguer les chapeaux en fourrure de martre ou de putois que portaient les jeunes hommes du Nord de l'Alsace. Certains costumes ne se portent que lors des mariages et certains d'entre eux sont visibles ici. Les jeunes femmes non-mariées se coiffent d'un ruban rouge qui devient noir lorsqu'elles se marient. Ce costume est visible dans le film et porté par des jeunes filles. La mariée porte également un costume singulier qui la distingue des autres femmes présentes et habillées. La couronne de fleur est le symbole de la mariée alsacienne. Symbole de virginité, il est souvent accompagné de rubans offerts par les demoiselles d'honneur. Comme on peut le voir, les nattes sont inévitables pour la mariée alsacienne. A côté des costumes, le théâtre est un élément fondamental du paysage folklorique alsacien. Il suscite un certain attrait pour les populations locales et dialectophones. La pièce de &amp;quot;L'Ami Fritz&amp;quot; fait partie de ces pièces écrites pour être jouée sur des scènes populaires et grand public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film et le fond Lehmann dans sa globalité, montrent l'importance des fêtes populaires durant les Trente Glorieuses. L'essor de la classe moyenne et la multiplication des associations sont les grands critères permettant la mise en place de festivités de cette envergure. En filmant, le réalisateur donne de l'intérêt et cela révèle bien l'importance de ces rassemblements. Dans le cas du folklore, c'est l'identité alsacienne qui est en jeu ainsi que l'esprit de communauté. La mixité est également présente au regard du public présent. Personnes âgées et jeunes enfants se côtoient pour un même évènement.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHATRIAN Alexandre ERCKMANN Emile, L’Ami Fritz, Editions Serpenoise, 2004&lt;br /&gt;
LAUGEL Anselme, Costumes et coutumes d'Alsace, Place Stanislas, 2008&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du cinéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'hôtel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra parcourt tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins filmés directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. Cette foule n'est pas là sans raison: on reconstitue le célèbre mariage de l'Ami Fritz et son épouse Sûzel en suivant les traditions alsaciennes de l'époque. 			&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ami Fritz.jpeg|200px|thumb|right|Affiche pour la pièce de théâtre représentée au Théâtre Français de Paris]]&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit dans l'oisiveté et l'opulence pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz qu'il rencontre rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébrée lors de la fête qui a lieu à Obernai en reconstituant le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants, joués par des acteurs locaux, arrivent ainsi que les témoins et les convives. La signature du contrat de mariage se fait sur la scène, à la vue de tous, comme l'apogée de l'évènement. Le public nombreux montre bel et bien l'attrait des populations locales et des touristes pour les fêtes folkloriques alsaciennes. Elles sont une partie de l'identité régionale et transmettent des traditions singulières, propres à la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un tableau du folklore alsacien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mariage de l'Ami Fritz est une fête folklorique alsacienne et rassemble un certain nombre de traditions régionales comme les costumes et la nourriture. Si cette dernière n'est pas visible dans le film, la place donnée aux parures et aux déguisements n'est pas négligeable dans cette reconstitution. On peut apercevoir des costumes classiques de la première moitié du XIXe siècle mais également des costumes folkloriques traditionnels alsaciens. L'Alsace détient comme toutes les régions de France, son lot de traditions et d'habillements qui lui sont propres. La grande coiffe à noeud que l'on peut voir est devenue emblématique pour la région. Si elle n'a été portée dans que dans une petite partie de l'Alsace, et notamment le Kochersberg, le dessinateur Hansi a participé à sa popularisation. Avec elle, le costume traditionnel masculin est également devenu emblématique de la région: veste noire, dessous de veste rouge avec boutons dorés et grand chapeau noir. Limiter le costume traditionnel alsacien à cela serait oublier une grande partie du folklore. Dans la province, chaque région ou village détenait son costume et ses traditions. Il en existe donc une multitude. A la fête de l'Ami Fritz d'Obernai, on peut distinguer les chapeaux en fourrure de martre ou de putois que portaient les jeunes hommes du Nord de l'Alsace. Certains costumes ne se portent que lors des mariages et certains d'entre eux sont visibles ici. Les jeunes femmes non-mariées se coiffent d'un ruban rouge qui devient noir lorsqu'elles se marient. Ce costume est visible dans le film et porté par des jeunes filles. La mariée porte également un costume singulier qui la distingue des autres femmes présentes et habillées. La couronne de fleur est le symbole de la mariée alsacienne. Symbole de virginité, il est souvent accompagné de rubans offerts par les demoiselles d'honneur. Comme on peut le voir, les nattes sont inévitables pour la mariée alsacienne. A côté des costumes, le théâtre est un élément fondamental du paysage folklorique alsacien. Il suscite un certain attrait pour les populations locales et dialectophones. La pièce de &amp;quot;L'Ami Fritz&amp;quot; fait partie de ces pièces écrites pour être jouée sur des scènes populaires et grand public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film et le fond Lehmann dans sa globalité, montrent l'importance des fêtes populaires durant les Trente Glorieuses. L'essor de la classe moyenne et la multiplication des associations sont les grands critères permettant la mise en place de festivités de cette envergure. En filmant, le réalisateur donne de l'intérêt et cela révèle bien l'importance de ces rassemblements. Dans le cas du folklore, c'est l'identité alsacienne qui est en jeu ainsi que l'esprit de communauté. La mixité est également présente au regard du public présent. Personnes âgées et jeunes enfants se côtoient pour un même évènement.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHATRIAN Alexandre ERCKMANN Emile, L’Ami Fritz, Editions Serpenoise, 2004&lt;br /&gt;
LAUGEL Anselme, Costumes et coutumes d'Alsace, Place Stanislas, 2008&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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|Resume_fr=Fête de l’Ami Fritz à Obernai dans les années 1960 : déroulement du mariage de Fritz et de Sûzel reconstitué selon les traditions alsaciennes au début du XIXe siècle et plan sur la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du cinéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'hôtel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra parcourt tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins filmés directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. Cette foule n'est pas là sans raison: on reconstitue le célèbre mariage de l'Ami Fritz et son épouse Sûzel en suivant les traditions alsaciennes de l'époque. 			&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ami Fritz.jpg|200px|thumb|right|Affiche pour la pièce de théâtre représentée au Théâtre Français de Paris]]&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit dans l'oisiveté et l'opulence pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz qu'il rencontre rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébrée lors de la fête qui a lieu à Obernai en reconstituant le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants, joués par des acteurs locaux, arrivent ainsi que les témoins et les convives. La signature du contrat de mariage se fait sur la scène, à la vue de tous, comme l'apogée de l'évènement. Le public nombreux montre bel et bien l'attrait des populations locales et des touristes pour les fêtes folkloriques alsaciennes. Elles sont une partie de l'identité régionale et transmettent des traditions singulières, propres à la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un tableau du folklore alsacien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mariage de l'Ami Fritz est une fête folklorique alsacienne et rassemble un certain nombre de traditions régionales comme les costumes et la nourriture. Si cette dernière n'est pas visible dans le film, la place donnée aux parures et aux déguisements n'est pas négligeable dans cette reconstitution. On peut apercevoir des costumes classiques de la première moitié du XIXe siècle mais également des costumes folkloriques traditionnels alsaciens. L'Alsace détient comme toutes les régions de France, son lot de traditions et d'habillements qui lui sont propres. La grande coiffe à noeud que l'on peut voir est devenue emblématique pour la région. Si elle n'a été portée dans que dans une petite partie de l'Alsace, et notamment le Kochersberg, le dessinateur Hansi a participé à sa popularisation. Avec elle, le costume traditionnel masculin est également devenu emblématique de la région: veste noire, dessous de veste rouge avec boutons dorés et grand chapeau noir. Limiter le costume traditionnel alsacien à cela serait oublier une grande partie du folklore. Dans la province, chaque région ou village détenait son costume et ses traditions. Il en existe donc une multitude. A la fête de l'Ami Fritz d'Obernai, on peut distinguer les chapeaux en fourrure de martre ou de putois que portaient les jeunes hommes du Nord de l'Alsace. Certains costumes ne se portent que lors des mariages et certains d'entre eux sont visibles ici. Les jeunes femmes non-mariées se coiffent d'un ruban rouge qui devient noir lorsqu'elles se marient. Ce costume est visible dans le film et porté par des jeunes filles. La mariée porte également un costume singulier qui la distingue des autres femmes présentes et habillées. La couronne de fleur est le symbole de la mariée alsacienne. Symbole de virginité, il est souvent accompagné de rubans offerts par les demoiselles d'honneur. Comme on peut le voir, les nattes sont inévitables pour la mariée alsacienne. A côté des costumes, le théâtre est un élément fondamental du paysage folklorique alsacien. Il suscite un certain attrait pour les populations locales et dialectophones. La pièce de &amp;quot;L'Ami Fritz&amp;quot; fait partie de ces pièces écrites pour être jouée sur des scènes populaires et grand public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film et le fond Lehmann dans sa globalité, montrent l'importance des fêtes populaires durant les Trente Glorieuses. L'essor de la classe moyenne et la multiplication des associations sont les grands critères permettant la mise en place de festivités de cette envergure. En filmant, le réalisateur donne de l'intérêt et cela révèle bien l'importance de ces rassemblements. Dans le cas du folklore, c'est l'identité alsacienne qui est en jeu ainsi que l'esprit de communauté. La mixité est également présente au regard du public présent. Personnes âgées et jeunes enfants se côtoient pour un même évènement.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHATRIAN Alexandre ERCKMANN Emile, L’Ami Fritz, Editions Serpenoise, 2004&lt;br /&gt;
LAUGEL Anselme, Costumes et coutumes d'Alsace, Place Stanislas, 2008&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : L'Ami Fritz est à l'origine une pièce de théâtre qui a pu être représentée sur les scènes populaires de toute la France.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
L'Ami Fritz est à l'origine une pièce de théâtre qui a pu être représentée sur les scènes populaires de toute la France.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Banquet_en_l%27honneur_du_g%C3%A9n%C3%A9ral_Leclerc_(0005FH0006)&amp;diff=13339</id>
		<title>Banquet en l'honneur du général Leclerc (0005FH0006)</title>
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		<updated>2020-01-10T14:02:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Banquet en l'honneur du général Leclerc&lt;br /&gt;
|fonds=Weiss&lt;br /&gt;
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|dateDebut=1946&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:03:49&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weiss, Robert-Charles&lt;br /&gt;
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|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Art of living - Gastronomy&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Fête commémorative de la Libération de Strasbourg en présence du Général Leclerc le 23 novembre 1946. Un banquet, un discours du balcon de l’Hôtel de Ville et la remise des cadeaux sont représentés.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== La Libération de Strasbourg et le général Leclerc ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le général Philippe François Marie de Hautecloque, dit Leclerc, est intimement lié à l’Histoire de l’Alsace et de la ville de Strasbourg pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce lien est créé symboliquement dès l’année 1941 après la prise de l’oasis de Koufra en février. Le général y fait le serment avec ses hommes de ne déposer les armes que lorsque le drapeau tricolore flottera sur la cathédrale de Strasbourg. La ville devient alors un de ses objectifs centraux. En 1943, il forme la 2ème Division Blindée en Afrique qui sera l’une des forces armées françaises décisives dans la Libération de l’Alsace durant l’hiver 1944-45. La campagne militaire alsacienne se fait progressivement et sur deux fronts. Un au Sud déclenché au niveau de la Trouée de Belfort et l’autre des Vosges centrales. Les armées américaines se sont occupées du Nord de la région. L’armée du Sud est dirigée par le général Béthouart qui libère la ville de Mulhouse le 21 novembre 1944. Deux jours plus tard c’est au tour de Strasbourg d’être libérée par le Général Leclerc après une longue charge démarrée fin octobre dans les Vosges. Le général devient ainsi le personnage emblématique de la Libération de Strasbourg. Deux ans exactement après les faits, il revient pour la première fois dans la ville alsacienne à l’occasion d’une commémoration de grande envergure. Celle-ci commence le 22 novembre 1946 à Saverne et se termine le 24 novembre 1946 à Erstein. Durant ces trois jours, Leclerc suivra le chemin pris lors de la Libération de 1944 et s’arrêtera dans chaque village libéré au cours de la charge. Le 23 novembre, il arrive dans Strasbourg pour une journée organisée autour de la commémoration de la Libération de la ville. Après un passage en revue des troupes sur la place Kléber et une messe à la cathédrale le matin, le général,&lt;br /&gt;
 ainsi qu’un grand nombre de personnalités politiques et militaires, sont invités vers 12 heures à un banquet financé par la Mairie de Strasbourg. Ce banquet sera suivi de discours au balcon de l’Hôtel de Ville devant une Place Broglie noire de monde. C’est le maire de l’époque, Charles Frey, qui parle en premier et remet le diplôme de citoyen d’honneur au général en guise de remerciement symbolique. Dans son discours, Leclerc éprouve dès les premières phrases sa joie de retourner à Strasbourg après deux années d’absence et son émotion face à la restauration progressive de la ville. Il continue en rappelant les faits d’armes qui ont conduit à la Libération et termine son allocution par un cordiale : « Vive l’Alsace, vive la France ! ». Il s’en suit une série de dons offerts par la municipalité et différents corps de l’artisanat strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux d’une commémoration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe une tension dans la commémoration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale et particulièrement forte dans les années qui suivirent directement 1944 et 1945. Il y a un véritable désir de passer à l’après-guerre et d’en finir avec le passé douloureux. Certains plans du film témoignent de l’importance de l’évènement et de la commémoration : une place Broglie bondée et la présence de caméraman dans les coulisses des cérémonies. Le 23 novembre 1946 devient la commémoration la plus importante depuis la fin de la guerre car elle rassemble pour la première fois les grands libérateurs de Strasbourg en un même lieu. Elle est aussi de grande envergure puisqu’elle dure près de trois jours consécutifs et se déroule dans plusieurs lieux différents. Auprès du général Leclerc on peut voir Jacques Massu, lieutenant-colonel à la 2ème Division Blindée lors des opérations de 1944, présent en 1946 malgré ses multiples déplacements dans le monde. Avec eux, on distingue également Raoul Magrin-Vernerey, adjoint au général commandant supérieur des troupes du Levant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Par leur présence, ce rassemblement détient une importance particulière. La Mairie de Strasbourg a pris soin de ne pas uniquement inviter des personnalités politiques : sur le balcon on distingue à la gauche de Leclerc Marcel-Edmond Naegelen, adjoint au maire de Strasbourg en 1945 puis Ministre de l’Éducation Nationale en 1946. Sur un plan du balcon également, on aperçoit Thérèse de Gargan, l’épouse du Général Leclerc. Le film se divise en trois parties et est assuré par plusieurs personnes. On peut notamment observer dans la scène du balcon la prise, sous différents angles, du moment où Jacques Massu passe devant le Général Leclerc. [[Fichier:article journal.jpg|200px|thumb|right|L'article du journal Honneur et Patrie du 10 décembre 1946]] La première partie du film, bien que courte, est consacrée au banquet organisé en l’honneur des libérateurs. Ce dernier a débuté vers 12h00 directement après la messe qui eut lieu à la cathédrale en fin de matinée. Weiss n'a filmé qu'une table mais on peut aisément distinguer l'importance des invités. Ils correspondent pour la plupart aux personnes invitées à la revue des troupes du début de matinée place Kléber : des adjoints, des députés, des préfets, des sous préfets, des personnalités militaires etc. Le repas est servi par des serveuses portant un costume folklorique alsacien. Si cela peut apparaitre comme un détail, le symbole est particulièrement fort: c'est l'Alsace qui donne le repas aux libérateurs. Convivial et loin de la gastronomie complexe, le cochon à la broche est un repas traditionnel des grandes fêtes alsaciennes. Le folklore et l'identité sont encrés dans ce banquet comme pour montrer que rien n'a été perdu pendant la guerre. Une deuxième partie montre le discours du maire au cours duquel est décerné au général le titre de citoyen d'honneur. Il s'en suit le discours de Leclerc avec une présentation des deux autres personnalités militaires. La dernière partie, toujours sur le balcon de l’Hôtel de Ville, filme la remise de cadeaux au Général. Ces biens sont tous offerts par les différents corps de l'artisanat strasbourgeois. La Chambre des Métiers, qui est à l'initiative du projet,leur a laissé une entière liberté. Le premier cadeau que l'on aperçoit dans le film est un livre offert par les maitres relieurs de la ville et qui porte l'écusson de la Deuxième Division Blindée. Un plateau sculpté aux armoiries de Strasbourg est offert par Monsieur Deybach, un maitre sculpteur de la ville. Les patrons ferblantiers offrent, quant à eux, un chandelier exécuté par Jules Bayer à Strasbourg s'inspirant du vitrail de la Vierge dans la cathédrale. Un coffre est offert par les maîtres serruriers et exécuté par la maison Breininger de Strasbourg, l'ornementation, avec le blason de la ville, est exécutée par le maître serrurier Albert Meyer. Les vitriers strasbourgeois ont offert un paravent-triptique représentant la cathédrale. Celle ci apparait également sur le tableau offert par les Corporations de l'Habillement strasbourgeoises. Une commode miniature est offerte par le Syndicat du Bois du Bas-Rhin qui regroupe les ébénistes et les menuisiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort particulièrement de ce film est l'ampleur de l'évènement et c'est ce que le réalisateur a voulu démontrer. Les plans sur la foule immense, les festivités et l'attardement sur la remise des cadeaux montrent toute la gratitude de Strasbourg envers ses libérateurs. Si la commémoration a duré près de trois jours, ce film est un parfait témoignage de la cohésion lors des évènements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hotel de Ville de Strasbourg&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GRANIER Jacques,FOESSEL Georges,IRJUD Georges, &amp;quot;La Libération de Strasbourg&amp;quot;, La Nuée Bleue, 1994 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NAMER Gérard, &amp;quot;Bataille pour la mémoire&amp;quot;, Papyrus, Paris, 1983&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L'artisanat strasbourgeois a rendu à Leclerc un témoignage émouvant de reconnaissance&amp;quot; dans: Honneur et Patrie, du vendredi 13 décembre 1946&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Banquet en l'honneur du général Leclerc (0005FH0006)</title>
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|Resume_fr=Fête commémorative de la Libération de Strasbourg en présence du Général Leclerc le 23 novembre 1946. Un banquet, un discours du balcon de l’Hôtel de Ville et la remise des cadeaux sont représentés.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== La Libération de Strasbourg et le général Leclerc ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le général Philippe François Marie de Hautecloque, dit Leclerc, est intimement lié à l’Histoire de l’Alsace et de la ville de Strasbourg pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce lien est créé symboliquement dès l’année 1941 après la prise de l’oasis de Koufra en février. Le général y fait le serment avec ses hommes de ne déposer les armes que lorsque le drapeau tricolore flottera sur la cathédrale de Strasbourg. La ville devient alors un de ses objectifs centraux. En 1943, il forme la 2ème Division Blindée en Afrique qui sera l’une des forces armées françaises décisives dans la Libération de l’Alsace durant l’hiver 1944-45. La campagne militaire alsacienne se fait progressivement et sur deux fronts. Un au Sud déclenché au niveau de la Trouée de Belfort et l’autre des Vosges centrales. Les armées américaines se sont occupées du Nord de la région. L’armée du Sud est dirigée par le général Béthouart qui libère la ville de Mulhouse le 21 novembre 1944. Deux jours plus tard c’est au tour de Strasbourg d’être libérée par le Général Leclerc après une longue charge démarrée fin octobre dans les Vosges. Le général devient ainsi le personnage emblématique de la Libération de Strasbourg. Deux ans exactement après les faits, il revient pour la première fois dans la ville alsacienne à l’occasion d’une commémoration de grande envergure. Celle-ci commence le 22 novembre 1946 à Saverne et se termine le 24 novembre 1946 à Erstein. Durant ces trois jours, Leclerc suivra le chemin pris lors de la Libération de 1944 et s’arrêtera dans chaque village libéré au cours de la charge. Le 23 novembre, il arrive dans Strasbourg pour une journée organisée autour de la commémoration de la Libération de la ville. Après un passage en revue des troupes sur la place Kléber et une messe à la cathédrale le matin, le général,&lt;br /&gt;
 ainsi qu’un grand nombre de personnalités politiques et militaires, sont invités vers 12 heures à un banquet financé par la Mairie de Strasbourg. Ce banquet sera suivi de discours au balcon de l’Hôtel de Ville devant une Place Broglie noire de monde. C’est le maire de l’époque, Charles Frey, qui parle en premier et remet le diplôme de citoyen d’honneur au général en guise de remerciement symbolique. Dans son discours, Leclerc éprouve dès les premières phrases sa joie de retourner à Strasbourg après deux années d’absence et son émotion face à la restauration progressive de la ville. Il continue en rappelant les faits d’armes qui ont conduit à la Libération et termine son allocution par un cordiale : « Vive l’Alsace, vive la France ! ». Il s’en suit une série de dons offerts par la municipalité et différents corps de l’artisanat strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux d’une commémoration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe une tension dans la commémoration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale et particulièrement forte dans les années qui suivirent directement 1944 et 1945. Il y a un véritable désir de passer à l’après-guerre et d’en finir avec le passé douloureux. Certains plans du film témoignent de l’importance de l’évènement et de la commémoration : une place Broglie bondée et la présence de caméraman dans les coulisses des cérémonies. Le 23 novembre 1946 devient la commémoration la plus importante depuis la fin de la guerre car elle rassemble pour la première fois les grands libérateurs de Strasbourg en un même lieu. Elle est aussi de grande envergure puisqu’elle dure près de trois jours consécutifs et se déroule dans plusieurs lieux différents. Auprès du général Leclerc on peut voir Jacques Massu, lieutenant-colonel à la 2ème Division Blindée lors des opérations de 1944, présent en 1946 malgré ses multiples déplacements dans le monde. Avec eux, on distingue également Raoul Magrin-Vernerey, adjoint au général commandant supérieur des troupes du Levant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Par leur présence, ce rassemblement détient une importance particulière. La Mairie de Strasbourg a pris soin de ne pas uniquement inviter des personnalités politiques : sur le balcon on distingue à la gauche de Leclerc Marcel-Edmond Naegelen, adjoint au maire de Strasbourg en 1945 puis Ministre de l’Éducation Nationale en 1946. Sur un plan du balcon également, on aperçoit Thérèse de Gargan, l’épouse du Général Leclerc. Le film se divise en trois parties et est assuré par plusieurs personnes. On peut notamment observer dans la scène du balcon la prise, sous différents angles, du moment où Jacques Massu passe devant le Général Leclerc. [[Fichier:article journal.jpg|200px|thumb|right|L'article du journal Honneur et Patrie du 10 décembre 1946]] La première partie du film, bien que courte, est consacrée au banquet organisé en l’honneur des libérateurs. Une deuxième partie montre le discours du maire au cours duquel est décerné au général le titre de citoyen d'honneur. Il s'en suit le discours de Leclerc avec une présentation des deux autres personnalités militaires. La dernière partie, toujours sur le balcon de l’Hôtel de Ville, filme la remise de cadeaux au Général. Ces biens sont tous offerts par les différents corps de l'artisanat strasbourgeois. La Chambre des Métiers, qui est à l'initiative du projet,leur a laissé une entière liberté. Le premier cadeau que l'on aperçoit dans le film est un livre offert par les maitres relieurs de la ville et qui porte l'écusson de la Deuxième Division Blindée. Un plateau sculpté aux armoiries de Strasbourg est offert par Monsieur Deybach, un maitre sculpteur de la ville. Les patrons ferblantiers offrent, quant à eux, un chandelier exécuté par Jules Bayer à Strasbourg s'inspirant du vitrail de la Vierge dans la cathédrale. Un coffre est offert par les maîtres serruriers et exécuté par la maison Breininger de Strasbourg, l'ornementation, avec le blason de la ville, est exécutée par le maître serrurier Albert Meyer. Les vitriers strasbourgeois ont offert un paravent-triptique représentant la cathédrale. Celle ci apparait également sur le tableau offert par les Corporations de l'Habillement strasbourgeoises. Une commode miniature est offerte par le Syndicat du Bois du Bas-Rhin qui regroupe les ébénistes et les menuisiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort particulièrement de ce film est l'ampleur de l'évènement et c'est ce que le réalisateur a voulu démontrer. Les plans sur la foule immense, les festivités et l'attardement sur la remise des cadeaux montrent toute la gratitude de Strasbourg envers ses libérateurs. Si la commémoration a duré près de trois jours, ce film est un parfait témoignage de la cohésion lors des évènements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hotel de Ville de Strasbourg&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GRANIER Jacques,FOESSEL Georges,IRJUD Georges, &amp;quot;La Libération de Strasbourg&amp;quot;, La Nuée Bleue, 1994 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NAMER Gérard, &amp;quot;Bataille pour la mémoire&amp;quot;, Papyrus, Paris, 1983&lt;br /&gt;
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&amp;quot;L'artisanat strasbourgeois a rendu à Leclerc un témoignage émouvant de reconnaissance&amp;quot; dans: Honneur et Patrie, du vendredi 13 décembre 1946&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : Numéro du journal Honneur et Patrie dans lequel un article est consacré à l'hommage des artisans de Strasbourg envers le Général Leclerc.&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Numéro du journal Honneur et Patrie dans lequel un article est consacré à l'hommage des artisans de Strasbourg envers le Général Leclerc.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Défilé de la fête du sucre à Erstein vers 1965 avec chars, majorettes et orchestre symphonique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armés, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de savoir comment l'usine a fonctionné pendant la guerre. En 1946, le président Charles Grégoire, qui dirige depuis 1921, refait tourner l'usine en ruine avec des ouvriers non formés et des champs à betteraves retournés. Il meurt en 1951 et suit une longue liste de présidents et présidentes qui se succéderont. Pendant ce temps, la sucrerie Erstein poursuit sa modernisation, augmentant nettement sa productivité et par conséquent, diminuant ses effectifs. En 1983, les belges qui étaient toujours actionnaires majoritaires vendent leurs parts à une filiale du géant Saint-Louis. Une nouvelle équipe qui va considérablement moderniser le dispositif de l'usine en rénovant l'ensemble des bâtiments et en instaurant les raffineries de sucre de roux. &lt;br /&gt;
[[Fichier:sucrerie d'erstein.jpg|200px|thumb|right|La sucrerie d'Erstein aujourd'hui (2010)]]&lt;br /&gt;
== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés ou encore avec une thématique particulière. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernant uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette que l'on voit dans le film est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens. Le point de vue du réalisateur permet de prendre la vision des spectateurs. A la fin du film, Lehmann s'est déplacé vers la fin du cortège comme s'il voulait montrer l'envers du décor. Plusieurs groupes sont vus à différents moments du défilé et l'on peut voir en dernier plan le groupe &amp;quot;cow-boy&amp;quot; en fin de cortège à l'arrêt. On peut constater ainsi toute l'envergure de la fête. Lorsque le dernier groupe costumé à cheval arrive et salue la foule, le cortège change de sens et tous les groupes repassent devant la foule.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARTIN Marie-Paule, Du sucre à Erstein: un siècle d'une aventure humaine et industrielle, Carré Blanc, 2008&lt;br /&gt;
MICHEL FORSÉ. Les créations d’associations : un indicateur de changement social. Observations et diagnostics économiques : revue de l’OFCE, [s. l.], n. 1, p. 125, 1984.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Fichier:Sucrerie d'erstein.jpg</title>
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		<updated>2020-01-09T14:58:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : Aujourd'hui la sucrerie d'Erstein est un immense complexe industriel moteur de l'économie locale. 

Source: https://www.grandried.fr&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Aujourd'hui la sucrerie d'Erstein est un immense complexe industriel moteur de l'économie locale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source: https://www.grandried.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Fête du sucre à Erstein (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-09T13:35:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête du sucre à Erstein&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FI0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0113FI0005_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Fête_du_sucre_Erstein.jpg&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42149, 7.66308&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Défilé de la fête du sucre à Erstein vers 1965 avec chars, majorettes et orchestre symphonique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armés, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de savoir comment l'usine a fonctionné pendant la guerre. En 1946, le président Charles Grégoire, qui dirige depuis 1921, refait tourner l'usine en ruine avec des ouvriers non formés et des champs à betteraves retournés. Il meurt en 1951 et suit une longue liste de présidents et présidentes qui se succéderont. Pendant ce temps, la sucrerie Erstein poursuit sa modernisation, augmentant nettement sa productivité et par conséquent, diminuant ses effectifs. En 1983, les belges qui étaient toujours actionnaires majoritaires vendent leurs parts à une filiale du géant Saint-Louis. Une nouvelle équipe qui va considérablement moderniser le dispositif de l'usine en rénovant l'ensemble des bâtiments et en instaurant les raffineries de sucre de roux. &lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
sucrerie%20d'erstein.jpg| Actuellement la sucrerie est un immense complexe industrielle moteur de l'économie locale&lt;br /&gt;
Exemple.jpg|Description 2&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARTIN Marie-Paule, Du sucre à Erstein: un siècle d'une aventure humaine et industrielle, Carré Blanc, 2008&lt;br /&gt;
MICHEL FORSÉ. Les créations d’associations : un indicateur de changement social. Observations et diagnostics économiques : revue de l’OFCE, [s. l.], n. 1, p. 125, 1984.&lt;br /&gt;
|La sucrerie actuelle est un énorme complexe industrielle== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés ou encore avec une thématique particulière. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernant uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens. &lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|L'usine aujourd'hui, un complexe immense et moteur de l'économie locale&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
 De 1987 à 2000 la sucrerie a consacré près de 500 milions de francs à la modernisation_ Elle travaille actuellement environs 6000 tonnes de betteraves par jour et près de 65 000 tonnes de sucre par an_ La production de sucre est longue et nécessite des dispositifs de grande envergure_ Actuellement, l'usine est dotée de deux énormes dômes et de grands silos_ Le sucre Erstein est un pilier du patrimoine alimentaire alsacien et français dans une certaine mesure_ Il est le moteur économique de la ville d'Erstein et on comprend aisément la volonté des locaux de le célébrer_== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés avec des thématiques précises. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernent uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens. Dans les fêtes locales alsaciennes, le folklore n'est jamais très loin. Dans le défilé d'Erstein filmé par Lehmann on aperçoit des costumes traditionnels alsaciens. Cette présence apparait comme une nécessité et un rappel identitaire aux populations locales.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_du_sucre_%C3%A0_Erstein_(0113FI0005)&amp;diff=13251</id>
		<title>Fête du sucre à Erstein (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-09T13:27:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête du sucre à Erstein&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FI0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0113FI0005_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Fête_du_sucre_Erstein.jpg&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Défilé de la fête du sucre à Erstein vers 1965 avec chars, majorettes et orchestre symphonique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armés, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de savoir comment l'usine a fonctionné pendant la guerre. En 1946, le président Charles Grégoire, qui dirige depuis 1921, refait tourner l'usine en ruine avec des ouvriers non formés et des champs à betteraves retournés. Il meurt en 1951 et suit une longue liste de présidents et présidentes qui se succéderont. Pendant ce temps, la sucrerie Erstein poursuit sa modernisation, augmentant nettement sa productivité et par conséquent, diminuant ses effectifs. En 1983, les belges qui étaient toujours actionnaires majoritaires vendent leurs parts à une filiale du géant Saint-Louis. Une nouvelle équipe qui va considérablement moderniser le dispositif de l'usine en rénovant l'ensemble des bâtiments et en instaurant les raffineries de sucre roux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
file:///C:/Users/arnau/Pictures/sucrerie%20d'erstein.jpg  L'usine actuelle est un immense complexe industrielle moteur de l'économie locale&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARTIN Marie-Paule, Du sucre à Erstein: un siècle d'une aventure humaine et industrielle, Carré Blanc, 2008&lt;br /&gt;
MICHEL FORSÉ. Les créations d’associations : un indicateur de changement social. Observations et diagnostics économiques : revue de l’OFCE, [s. l.], n. 1, p. 125, 1984.&lt;br /&gt;
|La sucrerie actuelle est un énorme complexe industrielle== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés ou encore avec une thématique particulière. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernant uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens. &lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|L'usine aujourd'hui, un complexe immense et moteur de l'économie locale&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
 De 1987 à 2000 la sucrerie a consacré près de 500 milions de francs à la modernisation_ Elle travaille actuellement environs 6000 tonnes de betteraves par jour et près de 65 000 tonnes de sucre par an_ La production de sucre est longue et nécessite des dispositifs de grande envergure_ Actuellement, l'usine est dotée de deux énormes dômes et de grands silos_ Le sucre Erstein est un pilier du patrimoine alimentaire alsacien et français dans une certaine mesure_ Il est le moteur économique de la ville d'Erstein et on comprend aisément la volonté des locaux de le célébrer_== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés avec des thématiques précises. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernent uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens. Dans les fêtes locales alsaciennes, le folklore n'est jamais très loin. Dans le défilé d'Erstein filmé par Lehmann on aperçoit des costumes traditionnels alsaciens. Cette présence apparait comme une nécessité et un rappel identitaire aux populations locales.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Fête du sucre à Erstein (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-09T13:17:10Z</updated>

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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Fête_du_sucre_Erstein.jpg&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Défilé de la fête du sucre à Erstein vers 1965 avec chars, majorettes et orchestre symphonique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armés, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de savoir comment l'usine a fonctionné pendant la guerre. En 1946, le président Charles Grégoire, qui dirige depuis 1921, refait tourner l'usine en ruine avec des ouvriers non formés et des champs à betteraves retournés. Il meurt en 1951 et suit une longue liste de présidents et présidentes qui se succéderont. Pendant ce temps, la sucrerie Erstein poursuit sa modernisation, augmentant nettement sa productivité et par conséquent, diminuant ses effectifs. En 1983, les belges qui étaient toujours actionnaires majoritaires vendent leurs parts à une filiale du géant Saint-Louis. Une nouvelle équipe qui va considérablement moderniser le dispositif de l'usine en rénovant l'ensemble des bâtiments et en instaurant les raffineries de sucre roux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://apps.tourisme-alsace.info/photos/grandried/photos/214002222_1.jpg| La sucrerie actuelle est un énorme complexe industrielle  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés ou encore avec une thématique particulière. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernant uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens. &lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARTIN Marie-Paule, Du sucre à Erstein: un siècle d'une aventure humaine et industrielle, Carré Blanc, 2008&lt;br /&gt;
MICHEL FORSÉ. Les créations d’associations : un indicateur de changement social. Observations et diagnostics économiques : revue de l’OFCE, [s. l.], n. 1, p. 125, 1984.&lt;br /&gt;
|L'usine aujourd'hui, un complexe immense et moteur de l'économie locale&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
 De 1987 à 2000 la sucrerie a consacré près de 500 milions de francs à la modernisation_ Elle travaille actuellement environs 6000 tonnes de betteraves par jour et près de 65 000 tonnes de sucre par an_ La production de sucre est longue et nécessite des dispositifs de grande envergure_ Actuellement, l'usine est dotée de deux énormes dômes et de grands silos_ Le sucre Erstein est un pilier du patrimoine alimentaire alsacien et français dans une certaine mesure_ Il est le moteur économique de la ville d'Erstein et on comprend aisément la volonté des locaux de le célébrer_== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés avec des thématiques précises. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernent uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens. Dans les fêtes locales alsaciennes, le folklore n'est jamais très loin. Dans le défilé d'Erstein filmé par Lehmann on aperçoit des costumes traditionnels alsaciens. Cette présence apparait comme une nécessité et un rappel identitaire aux populations locales.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_du_sucre_%C3%A0_Erstein_(0113FI0005)&amp;diff=13237</id>
		<title>Fête du sucre à Erstein (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-09T12:52:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête du sucre à Erstein&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FI0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0113FI0005_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Fête_du_sucre_Erstein.jpg&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42149, 7.66308&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Défilé de la fête du sucre à Erstein vers 1965 avec chars, majorettes et orchestre symphonique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits &lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Description 1&lt;br /&gt;
Exemple.jpg|Description 2&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armés, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de savoir comment l'usine a fonctionné pendant la guerre. En 1946, le président Charles Grégoire, qui dirige depuis 1921, refait tourner l'usine en ruine avec des ouvriers non formés et des champs à betteraves retournés. Il meurt en 1951 et suit une longue liste de présidents et présidentes qui se succéderont. Pendant ce temps, la sucrerie Erstein poursuit sa modernisation, augmentant nettement sa productivité et par conséquent, diminuant ses effectifs. En 1983, les belges qui étaient toujours actionnaires majoritaires vendent leurs parts à une filiale du géant Saint-Louis. Une nouvelle équipe qui va considérablement moderniser le dispositif de l'usine en rénovant l'ensemble des bâtiments et en instaurant les raffineries de sucre roux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
file:///C:/Users/arnau/Pictures/sucrerie%20d'erstein.jpg| L'usine aujourd'hui, un complexe immense et moteur de l'économie locale&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
 De 1987 à 2000 la sucrerie a consacré près de 500 milions de francs à la modernisation. Elle travaille actuellement environs 6000 tonnes de betteraves par jour et près de 65 000 tonnes de sucre par an. La production de sucre est longue et nécessite des dispositifs de grande envergure. Actuellement, l'usine est dotée de deux énormes dômes et de grands silos. Le sucre Erstein est un pilier du patrimoine alimentaire alsacien et français dans une certaine mesure. Il est le moteur économique de la ville d'Erstein et on comprend aisément la volonté des locaux de le célébrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés avec des thématiques précises. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernent uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens. Dans les fêtes locales alsaciennes, le folklore n'est jamais très loin. Dans le défilé d'Erstein filmé par Lehmann on aperçoit des costumes traditionnels alsaciens. Cette présence apparait comme une nécessité et un rappel identitaire aux populations locales.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARTIN Marie-Paule, Du sucre à Erstein: un siècle d'une aventure humaine et industrielle, Carré Blanc, 2008&lt;br /&gt;
MICHEL FORSÉ. Les créations d’associations : un indicateur de changement social. Observations et diagnostics économiques : revue de l’OFCE, [s. l.], n. 1, p. 125, 1984.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_du_sucre_%C3%A0_Erstein_(0113FI0005)&amp;diff=12957</id>
		<title>Fête du sucre à Erstein (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:13:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête du sucre à Erstein&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FI0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42149, 7.66308&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Défilé de la fête du sucre à Erstein vers 1965 avec chars, majorettes et orchestre symphonique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armés, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de savoir comment l'usine a fonctionné pendant la guerre. En 1946, le président Charles Grégoire, qui dirige depuis 1921, refait tourner l'usine en ruine avec des ouvriers non formés et des champs à betteraves retournés. Il meurt en 1951 et suit une longue liste de présidents et présidentes qui se succéderont. Pendant ce temps, la sucrerie Erstein poursuit sa modernisation, augmentant nettement sa productivité et par conséquent, diminuant ses effectifs. En 1983, les belges qui étaient toujours actionnaires majoritaires vendent leurs parts à une filiale du géant Saint-Louis. Une nouvelle équipe qui va considérablement moderniser le dispositif de l'usine en rénovant l'ensemble des bâtiments et en instaurant les raffineries de sucre roux. De 1987 à 2000 la sucrerie a consacré près de 500 milions de francs à la modernisation. Elle travaille actuellement environs 6000 tonnes de betteraves par jour et près de 65 000 tonnes de sucre par an. La production de sucre est longue et nécessite des dispositifs de grande envergure. Actuellement, l'usine est dotée de deux énormes dômes et de grands silos. Le sucre Erstein est un pilier du patrimoine alimentaire alsacien et français dans une certaine mesure. Il est le moteur économique de la ville d'Erstein et on comprend aisément la volonté des locaux de le célébrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés avec des thématiques précises. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernent uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens. Dans les fêtes locales alsaciennes, le folklore n'est jamais très loin. Dans le défilé d'Erstein filmé par Lehmann on aperçoit des costumes traditionnels alsaciens. Cette présence apparait comme une nécessité et un rappel identitaire aux populations locales.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARTIN Marie-Paule, Du sucre à Erstein: un siècle d'une aventure humaine et industrielle, Carré Blanc, 2008&lt;br /&gt;
MICHEL FORSÉ. Les créations d’associations : un indicateur de changement social. Observations et diagnostics économiques : revue de l’OFCE, [s. l.], n. 1, p. 125, 1984.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Fête du sucre à Erstein (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:05:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
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|Resume_fr=Défilé de la fête du sucre à Erstein vers 1965 avec chars, majorettes et orchestre symphonique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armés, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de savoir comment l'usine a fonctionné pendant la guerre. En 1946, le président Charles Grégoire, qui dirige depuis 1921, refait tourner l'usine en ruine avec des ouvriers non formés et des champs à betteraves retournés. Il meurt en 1951 et suit une longue liste de présidents et présidentes qui se succéderont. Pendant ce temps, la sucrerie Erstein poursuit sa modernisation, augmentant nettement sa productivité et par conséquent, diminuant ses effectifs. En 1983, les belges qui étaient toujours actionnaires majoritaires vendent leurs parts à une filiale du géant Saint-Louis. Une nouvelle équipe qui va considérablement moderniser le dispositif de l'usine en rénovant l'ensemble des bâtiments et en instaurant les raffineries de sucre roux. De 1987 à 2000 la sucrerie a consacré près de 500 milions de francs à la modernisation. Elle travaille actuellement environs 6000 tonnes de betteraves par jour et près de 65 000 tonnes de sucre par an. La production de sucre est longue et nécessite des dispositifs de grande envergure. Actuellement, l'usine est dotée de deux énormes dômes et de grands silos. Le sucre Erstein est un pilier du patrimoine alimentaire alsacien et français dans une certaine mesure. Il est le moteur économique de la ville d'Erstein et on comprend aisément la volonté des locaux de le célébrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une fête alsacienne locale ==&lt;br /&gt;
Dans ce film du fond Lehmann, la fête à Erstein est révélatrice de ce que peut être une fête classique en Alsace. Il s'agit d'un défilé de chars, de majorettes et de différents groupes déguisés ou encore avec une thématique particulière. La fête a lieu fin août à Erstein et le passage principal du cortège est la place de l’Hôtel de Ville que l’on peut voir dans le film. Arrivants de la rue du monastère, les chars et groupes sont nombreux. A la manière du corso fleuri, les chars sont ornés de fleurs et numérotés en vue d’un concours final. Ils appartiennent souvent aux associations locales et permettent de les mettre en avant. Elles sont libres dans la décoration et les thèmes choisis. On peut voir un premier char portant les insignes de la sucrerie d’Erstein et qui ouvre probablement le défilé. Le principe de corso fleuri est assez répandu en Alsace dont le plus connu se déroule à Sélestat depuis 1929. Il s’agit ni plus ni moins d’un défilé de chars fleuris dans les rues à la manière d’un carnaval de février. C’est également une manière de rendre visible les acteurs et associations locales devant un public nombreux. Le mouvement associatif en France a augmenté de 39% entre 1937 et 1960. Il est révélateur des changements profonds dans la société et notamment de l’émancipation de la classe moyenne des Trente Glorieuses. Ces associations peuvent être sociales, religieuses ou encore sportives et tendent à renforcer le lien social. Dans les années 1960 elles sont ainsi nombreuses et variées. Sur ce film, bien qu’elles n’aient pas toutes un char, les associations de musiques défilent également à travers les orchestres symphoniques. Un type de groupe est particulièrement présent : celui des majorettes. Particulièrement en vogue dans les années 1960 en Alsace, les associations de majorettes concernant uniquement les jeunes filles d’une quinzaine d’années. On pourrait classer cette association comme étant une association de « loisir » car elle ne promeut pas un sport ni de la culture mais plutôt une activité de groupe. Le premier groupe de majorette est celui de la commune de Boofzheim, un village à une dizaine de kilomètres d’Erstein. Ce groupe n’aura perduré que quelques années mais témoigne bel et bien de l’effervescence des associations dans les villages alsaciens.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARTIN Marie-Paule, Du sucre à Erstein: un siècle d'une aventure humaine et industrielle, Carré Blanc, 2008&lt;br /&gt;
MICHEL FORSÉ. Les créations d’associations : un indicateur de changement social. Observations et diagnostics économiques : revue de l’OFCE, [s. l.], n. 1, p. 125, 1984.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_du_sucre_%C3%A0_Erstein_(0113FI0005)&amp;diff=12901</id>
		<title>Fête du sucre à Erstein (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-06T14:31:43Z</updated>

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|Contexte_et_analyse_fr=== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armées, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de savoir comment l'usine a fonctionné pendant la guerre. En 1946, le président Charles Grégoire, qui dirige depuis 1921, refait tourner l'usine en ruine avec des ouvriers non formés et des champs à betteraves retournés. Il meurt en 1951 et suit une longue liste de présidents et présidentes qui se succéderont. Pendant ce temps, la sucrerie Erstein poursuit sa modernisation, augmentant nettement sa productivité et par conséquent, diminuant ses effectifs. En 1983, les belges qui étaient toujours actionnaires majoritaires vendent leurs parts à une filiale du géant Saint-Louis. Une nouvelle équipe qui va considérablement moderniser le dispositif de l'usine en rénovant l'ensemble des bâtiments et en instaurant les raffineries de sucre roux. De 1987 à 2000 la sucrerie a consacré près de 500 milions de francs à la modernisation. Elle travaille actuellement environs 6000 tonnes de betteraves par jour.&lt;br /&gt;
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== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armées, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de savoir comment l'usine a fonctionné pendant la guerre. En 1946, le président Charles Grégoire, qui dirige depuis 1921, refait tourner l'usine en ruine avec des ouvriers non formés et des champs à betteraves retournés. Il meurt en 1951 et suit une longue liste de présidents et présidentes qui se succéderont. Pendant ce temps, la sucrerie Erstein poursuit sa modernisation, augmentant nettement sa productivité et par conséquent, diminuant ses effectifs. En 1983, les belges qui étaient toujours actionnaires majoritaires vendent leurs parts à une filiale du géant Saint-Louis. Une nouvelle équipe qui va considérablement moderniser le dispositif de l'usine en rénovant l'ensemble des bâtiments et en instaurant les raffineries de sucre roux. De 1987 à 2000 la sucrerie a consacré près de 500 milions de francs à la modernisation. Elle travaille actuellement environs 6000 tonnes de betteraves par jour.&lt;br /&gt;
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		<title>Fête du sucre à Erstein (0113FI0005)</title>
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== Le sucre à Erstein ==&lt;br /&gt;
Si la fête du sucre a lieu à Erstein c’est que celui-ci lui est profondément lié. De fait, il existe dans cette petite ville de campagne une importante activité industrielle autour de la betterave sucrière au point de devenir une véritable capitale du sucre alsacien. Au XIXe siècle les sucreries sont en plein essor et plusieurs naissent un peu partout en Alsace. Celle d’Erstein n’est fondée qu’en 1893 et bénéficie des innovations de la révolution industrielle, de la croissance économique et d’une loi fiscale allemande favorisant la création de sucrerie. L’entreprise est aux mains d’hommes de finance allemands et connait un véritable élan dix ans à peine après sa fondation. En 1920, l’entreprise est rachetée par des actionnaires belges décidés à lui donner un nouveau départ. Le rattachement à la France permet à l’usine de s’étendre dans le reste de la France mais les productions agricoles deviennent vite excédentaires et les produits alsaciens peinent à se placer. Malgré cela l’usine s’agrandit progressivement à mesure que les années défilent. Les betteraves sont amenées par bateaux, qui ont vogué sur le canal du Rhône au Rhin, ou par tramway, certains viennent même d’Alsace du Nord. Les chevaux sont également sollicités pour transporter les betteraves produites à proximité de l’usine. Des années 1920 à 1930 la modernisation se poursuit à vive allure et l'industrie se voit doter des technologies dernier cri. C'est en 1939 que l'essor s'interrompt avec l'entrée en guerre. Dès 1940, la sucrerie se voit sinistrée par les bombardements et les conflits armées, cinq bâtiments seront démolis. A la fin de la guerre l'usine est un monceau de ruine et les archives administratives ont totalement disparues si bien qu'il est difficile de&lt;br /&gt;
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-06T11:40:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
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|Resume_fr=Fête de l’Ami Fritz à Obernai dans les années 1960 : déroulement du mariage de Fritz et de Sûzel reconstitué selon les traditions alsaciennes au début du XIXe siècle et plan sur la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du vidéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'Hotel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra sillonne tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. Cette foule n'est pas là sans raison: on reconstitue le célèbre mariage de l'Ami Fritz et son épouse Sûzel en suivant les traditions alsaciennes de l'époque. 			&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit dans l'oisiveté et l'opulence pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz qu'il rencontre rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébrée lors de la fête qui a lieu à Obernai en reconstituant le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants, joués par des acteurs locaux, arrivent ainsi que les témoins et les convives. La signature du contrat de mariage se fait sur la scène, à la vue de tous, comme l'apogée de l'évènement. Le public nombreux montre bel et bien l'attrait des populations locales et des touristes pour les fêtes folkloriques alsaciennes. Elles sont une partie de l'identité régionale et transmettent des traditions singulières, propres à la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un tableau du folklore alsacien ==&lt;br /&gt;
Le mariage de l'Ami Fritz est une fête folklorique alsacienne et rassemble un certain nombre de traditions régionales comme les costumes et la nourriture. Si cette dernière n'est pas visible dans le film, la place donnée aux parures et aux déguisements n'est pas négligeable dans cette reconstitution. On peut apercevoir des costumes classiques de la première moitié du XIXe siècle mais également des costumes folkloriques traditionnels alsaciens. L'Alsace détient comme toutes les régions de France, son lot de traditions et d'habillements qui lui sont propres. La grande coiffe à noeud que l'on peut voir est devenue emblématique pour la région. Si elle n'a été portée dans que dans une petite partie de l'Alsace, et notamment le Kochersberg, le dessinateur Hansi a participé à sa popularisation. Avec elle, le costume traditionnel masculin est également devenu emblématique de la région: veste noire, dessous de veste rouge avec boutons dorés et grand chapeau noir. Limiter le costume traditionnel alsacien à cela serait oublier une grande partie du folklore. Dans la province, chaque région ou village détenait son costume et ses traditions. Il en existe donc une multitude. A la fête de l'Ami Fritz d'Obernai, on peut distinguer les chapeaux en fourrure de martre ou de putois que portaient les jeunes hommes du Nord de l'Alsace. Certains costumes ne se portent que lors des mariages et certains d'entre eux sont visibles ici. Les jeunes femmes non-mariées se coiffent d'un ruban rouge qui devient noir lorsqu'elles se marient. Ce costume est visible dans le film et porté par des jeunes filles. La mariée porte également un costume singulier qui la distingue des autres femmes présentes et habillées. La couronne de fleur est le symbole de la mariée alsacienne. Symbole de virginité, il est souvent accompagné de rubans offerts par les demoiselles d'honneur. Comme on peut le voir, les nattes sont inévitables pour la mariée alsacienne. A côté des costumes, le théâtre est un élément fondamental du paysage folklorique alsacien. Il suscite un certain attrait pour les populations locales et dialectophones. La pièce de &amp;quot;L'Ami Fritz&amp;quot; fait partie de ces pièces écrites pour être jouée sur des scènes populaires et grand public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film et le fond Lehmann dans sa globalité, montrent l'importance des fêtes populaires durant les Trente Glorieuses. L'essor de la classe moyenne et la multiplication des associations sont les grands critères permettant la mise en place de festivités de cette envergure. En filmant, le réalisateur donne de l'intérêt et cela révèle bien l'importance de ces rassemblements. Dans le cas du folklore, c'est l'identité alsacienne qui est en jeu ainsi que l'esprit de communauté. La mixité est également présente au regard du public présent. Personnes âgées et jeunes enfants se côtoient pour un même évènement.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHATRIAN Alexandre ERCKMANN Emile, L’Ami Fritz, Editions Serpenoise, 2004&lt;br /&gt;
LAUGEL Anselme, Costumes et coutumes d'Alsace, Place Stanislas, 2008&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=La fête l'Ami Fritz à Obernai&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
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|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Fête de l’Ami Fritz à Obernai dans les années 1960 : déroulement du mariage de Fritz et de Sûzel reconstituée selon les traditions alsaciennes au début du XIXe siècle et plan sur la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du vidéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'Hotel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra sillonne tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. Cette foule n'est pas là sans raison: on reconstitue le célèbre mariage de l'Ami Fritz et son épouse Sûzel en suivant les traditions alsaciennes de l'époque. 			&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit dans l'oisiveté et l'opulence pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz qu'il rencontre rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébrée lors de la fête qui a lieu à Obernai en reconstituant le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants, joués par des acteurs locaux, arrivent ainsi que les témoins et les convives. La signature du contrat de mariage se fait sur la scène, à la vue de tous, comme l'apogée de l'évènement. Le public nombreux montre bel et bien l'attrait des populations locales et des touristes pour les fêtes folkloriques alsaciennes. Elles sont une partie de l'identité régionale et transmettent des traditions singulières, propres à la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un tableau du folklore alsacien ==&lt;br /&gt;
Le mariage de l'Ami Fritz est une fête folklorique alsacienne et rassemble un certain nombre de traditions régionales comme les costumes et la nourriture. Si cette dernière n'est pas visible dans le film, la place donnée aux parures et aux déguisements n'est pas négligeable dans cette reconstitution. On peut apercevoir des costumes classiques de la première moitié du XIXe siècle mais également des costumes folkloriques traditionnels alsaciens. L'Alsace détient comme toutes les régions de France, son lot de traditions et d'habillements qui lui sont propres. La grande coiffe à noeud que l'on peut voir est devenue emblématique pour la région. Si elle n'a été portée dans que dans une petite partie de l'Alsace, et notamment le Kochersberg, le dessinateur Hansi a participé à sa popularisation. Avec elle, le costume traditionnel masculin est également devenu emblématique de la région: veste noire, dessous de veste rouge avec boutons dorés et grand chapeau noir. Limiter le costume traditionnel alsacien à cela serait oublier une grande partie du folklore. Dans la province, chaque région ou village détenait son costume et ses traditions. Il en existe donc une multitude. A la fête de l'Ami Fritz d'Obernai, on peut distinguer les chapeaux en fourrure de martre ou de putois que portaient les jeunes hommes du Nord de l'Alsace. Certains costumes ne se portent que lors des mariages et certains d'entre eux sont visibles ici. Les jeunes femmes non-mariées se coiffent d'un ruban rouge qui devient noir lorsqu'elles se marient. Ce costume est visible dans le film et porté par des jeunes filles. La mariée porte également un costume singulier qui la distingue des autres femmes présentes et habillées. La couronne de fleur est le symbole de la mariée alsacienne. Symbole de virginité, il est souvent accompagné de rubans offerts par les demoiselles d'honneur. Comme on peut le voir, les nattes sont inévitables pour la mariée alsacienne. A côté des costumes, le théâtre est un élément fondamental du paysage folklorique alsacien. Il suscite un certain attrait pour les populations locales et dialectophones. La pièce de &amp;quot;L'Ami Fritz&amp;quot; fait partie de ces pièces écrites pour être jouée sur des scènes populaires et grand public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film et le fond Lehmann dans sa globalité, montrent l'importance des fêtes populaires durant les Trente Glorieuses. L'essor de la classe moyenne et la multiplication des associations sont les grands critères permettant la mise en place de festivités de cette envergure. En filmant, le réalisateur donne de l'intérêt et cela révèle bien l'importance de ces rassemblements. Dans le cas du folklore, c'est l'identité alsacienne qui est en jeu ainsi que l'esprit de communauté. La mixité est également présente au regard du public présent. Personnes âgées et jeunes enfants se côtoient pour un même évènement.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHATRIAN Alexandre ERCKMANN Emile, L’Ami Fritz, Editions Serpenoise, 2004&lt;br /&gt;
LAUGEL Anselme, Costumes et coutumes d'Alsace, Place Stanislas, 2008&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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&lt;hr /&gt;
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|Resume_fr=Fête de l’Ami Fritz à Obernai dans les années 1960 : déroulement du mariage de Fritz et de Sûzel reconstituée selon les traditions alsaciennes au début du XIXe siècle et plan sur la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du vidéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'Hotel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra sillonne tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. Cette foule n'est pas là sans raison: on reconstitue le célèbre mariage de l'Ami Fritz et son épouse Sûzel en suivant les traditions alsaciennes de l'époque. 			&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit dans l'oisiveté et l'opulence pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz qu'il rencontre rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébrée lors de la fête qui a lieu à Obernai en reconstituant le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants, joués par des acteurs locaux, arrivent ainsi que les témoins et les convives. La signature du contrat de mariage se fait sur la scène, à la vue de tous, comme l'apogée de l'évènement. Le public nombreux montre bel et bien l'attrait des populations locales et des touristes pour les fêtes folkloriques alsaciennes. Elles sont une partie de l'identité régionale et transmettent des traditions singulières, propres à la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un tableau du folklore alsacien ==&lt;br /&gt;
Le mariage de l'Ami Fritz est une fête folklorique alsacienne et rassemble un certain nombre de traditions régionales comme les costumes et la nourriture. Si cette dernière n'est pas visible dans le film, la place donnée aux parures et aux déguisements n'est pas négligeable dans cette reconstitution. On peut apercevoir des costumes classiques de la première moitié du XIXe siècle mais également des costumes folkloriques traditionnels alsaciens. L'Alsace détient comme toutes les régions de France, son lot de traditions et d'habillements qui lui sont propres. La grande coiffe à noeud que l'on peut voir est devenue emblématique pour la région. Si elle n'a été portée dans que dans une petite partie de l'Alsace, et notamment le Kochersberg, le dessinateur Hansi a participé à sa popularisation. Avec elle, le costume traditionnel masculin est également devenu emblématique de la région: veste noire, dessous de veste rouge avec boutons dorés et grand chapeau noir. Limiter le costume traditionnel alsacien à cela serait oublier une grande partie du folklore. Dans la province, chaque région ou village détenait son costume et ses traditions. Il en existe donc une multitude. A la fête de l'Ami Fritz d'Obernai, on peut distinguer les chapeaux en fourrure de martre ou de putois que portaient les jeunes hommes du Nord de l'Alsace. Certains costumes ne se portent que lors des mariages et certains d'entre eux sont visibles ici. Les jeunes femmes non-mariées se coiffent d'un ruban rouge qui devient noir lorsqu'elles se marient. Ce costume est visible dans le film et porté par des jeunes filles. La mariée porte également un costume singulier qui la distingue des autres femmes présentes et habillées. La couronne de fleur est le symbole de la mariée alsacienne. Symbole de virginité, il est souvent accompagné de rubans offerts par les demoiselles d'honneur. Comme on peut le voir, les nattes sont inévitables pour la mariée alsacienne. A côté des costumes, le théâtre est un élément fondamental du paysage folklorique alsacien. Il suscite un certain attrait pour les populations locales et dialectophones. La pièce de &amp;quot;L'Ami Fritz&amp;quot; fait partie de ces pièces écrites pour être jouée sur des scènes populaires et grand public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film et le fond Lehmann dans sa globalité, montrent l'importance des fêtes populaires durant les Trente Glorieuses. L'essor de la classe moyenne et la multiplication des associations sont les grands critères permettant la mise en place de festivités de cette envergure. En filmant, le réalisateur donne de l'intérêt et cela révèle bien l'importance de ces rassemblements. Dans le cas du folklore, c'est l'identité alsacienne qui est en jeu ainsi que l'esprit de communauté.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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&lt;hr /&gt;
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|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du vidéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'Hotel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra sillonne tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. Cette foule n'est pas là sans raison: on reconstitue le célèbre mariage de l'Ami Fritz et son épouse Sûzel en suivant les traditions alsaciennes de l'époque. 			&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit dans l'oisiveté et l'opulence pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz qu'il rencontre rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébrée lors de la fête qui a lieu à Obernai en reconstituant le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants, joués par des acteurs locaux, arrivent ainsi que les témoins et les convives. La signature du contrat de mariage se fait sur la scène, à la vue de tous, comme l'apogée de l'évènement. Le public nombreux montre bel et bien l'attrait des populations locales et des touristes pour les fêtes folkloriques alsaciennes. Elles sont une partie de l'identité régionale et transmettent des traditions singulières, propres à la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un tableau du folklore alsacien ==&lt;br /&gt;
Le mariage de l'Ami Fritz est une fête folklorique alsacienne et rassemble un certain nombre de traditions régionales comme les costumes et la nourriture. Si cette dernière n'est pas visible dans le film, la place donnée aux parures et aux déguisements n'est pas négligeable dans cette reconstitution. On peut apercevoir des costumes classiques de la première moitié du XIXe siècle mais également des costumes folkloriques traditionnels alsaciens. L'Alsace détient comme toutes les régions de France, son lot de traditions et d'habillements qui lui sont propres. La grande coiffe à noeud que l'on peut voir est devenue emblématique pour la région. Si elle n'a été portée dans que dans une petite partie de l'Alsace, et notamment le Kochersberg, le dessinateur Hansi a participé à sa popularisation. Avec elle, le costume traditionnel masculin est également devenu emblématique de la région: veste noire, dessous de veste rouge avec boutons dorés et grand chapeau noir. Limiter le costume traditionnel alsacien à cela serait oublier une grande partie du folklore. Dans la province, chaque région ou village détenait son costume et ses traditions. Il en existe donc une multitude. A la fête de l'Ami Fritz d'Obernai, on peut distinguer les chapeaux en fourrure de martre ou de putois que portaient les jeunes hommes du Nord de l'Alsace. Certains costumes ne se portent que lors des mariages et certains d'entre eux sont visibles ici. Les jeunes femmes non-mariées se coiffent d'un ruban rouge qui devient noir lorsqu'elles se marient. Ce costume est visible dans le film et porté par des jeunes filles. La mariée porte également un costume singulier qui la distingue des autres femmes présentes et habillées. La couronne de fleur est le symbole de la mariée alsacienne. Symbole de virginité, il est souvent accompagné de rubans offerts par les demoiselles d'honneur. Comme on peut le voir, les nattes sont inévitables pour la mariée alsacienne. A côté des costumes, le théâtre est un élément fondamental du paysage folklorique alsacien. Il suscite un certain attrait pour les populations locales et dialectophones. La pièce de &amp;quot;L'Ami Fritz&amp;quot; fait partie de ses pièces écrites pour être jouée sur des scènes populaires et grand public.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Fête de l’Ami Fritz à Obernai dans les années 1960 : déroulement du mariage de Fritz et de Sûzel reconstituée selon les traditions alsaciennes au début du XIXe siècle et plan sur la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du vidéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'Hotel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra sillonne tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. Cette foule n'est pas là sans raison: on reconstitue le célèbre mariage de l'Ami Fritz et son épouse Sûzel en suivant les traditions alsaciennes de l'époque. 			&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit dans l'oisiveté et l'opulence pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz qu'il rencontre rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébrée lors de la fête qui a lieu à Obernai en reconstituant le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants, joués par des acteurs locaux, arrivent ainsi que les témoins et les convives. La signature du contrat de mariage se fait sur la scène, à la vue de tous, comme l'apogée de l'évènement. Le public nombreux montre bel et bien l'attrait des populations locales et des touristes pour les fêtes folkloriques alsaciennes. Elles sont une partie de l'identité régionale et transmettent des traditions singulières, propres à la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un tableau du folklore alsacien ==&lt;br /&gt;
Le mariage de l'Ami Fritz est une fête folklorique alsacienne et rassemble un certain nombre de traditions régionales comme les costumes et la nourriture. Si cette dernière n'est pas visible dans le film, la place donnée aux parures et aux déguisements n'est pas négligeable dans cette reconstitution. On peut apercevoir des costumes classiques de la première moitié du XIXe siècle mais également des costumes folkloriques traditionnels alsaciens. L'Alsace détient comme toutes les régions de France, son lot de traditions et d'habillements qui lui sont propres. La grande coiffe à noeud que l'on peut voir est devenue emblématique pour la région. Si elle n'a été portée dans que dans une petite partie de l'Alsace, et notamment le Kochersberg, le dessinateur Hansi a participé à sa popularisation. Avec elle, le costume traditionnel masculin est également devenu emblématique de la région: veste noire, dessous de veste rouge avec boutons dorés et grand chapeau noir. Limiter le costume traditionnel alsacien à cela serait oublier une grande partie du folklore. Dans la province, chaque région ou village détenait son costume et ses traditions. Il en existe donc une multitude.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-06T09:11:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Fête de l’Ami Fritz à Obernai dans les années 1960 : déroulement du mariage de Fritz et de Sûzel reconstituée selon les traditions alsaciennes au début du XIXe siècle et plan sur la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du vidéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'Hotel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra sillonne tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. Cette foule n'est pas là sans raison: on reconstitue le célèbre mariage de l'Ami Fritz et son épouse Sûzel en suivant les traditions alsaciennes de l'époque. 			&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit dans l'oisiveté et l'opulence pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz qu'il rencontre rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébrée lors de la fête qui a lieu à Obernai en reconstituant le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants, joués par des acteurs locaux, arrivent ainsi que les témoins et les convives. La signature du contrat de mariage se fait sur la scène, à la vue de tous, comme l'apogée de l'évènement. Le public nombreux montre bel et bien l'attrait des populations locales et des touristes pour les fêtes folkloriques alsaciennes. Elles sont une partie de l'identité régionale et transmettent des traditions singulières, propres à la région.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Arnaud Issler : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
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|Contexte_et_analyse_fr=== L'Ami Fritz à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1960, la ville d’Obernai a organisé cette fête folklorique à trois ou quatre reprises sous l’impulsion du maire M. Gillmann. En 1973, c’est Marlenheim qui décide de reprendre le flambeau en organisant les festivités dans son enceinte mais le mariage a pu être reconstitué dans d'autres villes comme Hunawihr. L’extrait ici a été filmé vers 1967 à Obernai lorsque l’évènement y avait encore lieu. Il est issu du fond Lehmann connu pour ses films sur la vie populaire et festive alsacienne. Grâce aux différentes positions du vidéaste nous pouvons aisément reconnaitre les lieux et monuments principaux de la ville: le beffroi, la mairie, l'Hotel &amp;quot;La Diligence&amp;quot;. Dans la majorité des plans, la caméra se positionne en hauteur à l’étage d’un bâtiment rue du Général Gouraud. De là, la caméra sillonne tout l’évènement. Certains plans sont néanmoins directement sur la place, à hauteur d’hommes ce qui permet de voir les orchestres, les acteurs et la foule. On y voit l’Hotel La Diligence, ville d’Obernai				&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Ami Fritz est une pièce de théâtre publiée en 1864 par le duo alsacien Erckmann-Chatrian. Elle y raconte l’histoire de Fritz Korbus un bavarois paisible se reposant sur l’héritage de son père. Il vit de cette façon pendant près de quinze ans. L’idée du mariage ne l’attire pas malgré les présentations de veuves faites par le rabbin David. C’est lors d’un diner entre amis organisé par Fritz que ce dernier rencontre Sûzel, une jeune femme issue d’une famille anabaptiste de Meisenthal. De cette rencontre découle un mariage mettant fin à la pièce. Cette union est célébré lors de la fête qui a lieu à Obernai. On y reconstitue le mariage de Fritz Kobus et de Sûzel selon les coutumes du début du XIXe siècle. Dans ce film on voit parfaitement la mise en place de la table où sera signé le contrat de mariage. Les deux amants arrivent ainsi que les témoins. Cela se fait sur la scène.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>L'Ami Fritz(0113FI0005)</title>
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Banquet en l'honneur du général Leclerc (0005FH0006)</title>
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|thematique=Art of living - Gastronomy&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Fête commémorative de la Libération de Strasbourg en présence du Général Leclerc le 23 novembre 1946. Un banquet, un discours du balcon de l’Hôtel de Ville et la remise des cadeaux sont représentés.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== La Libération de Strasbourg et le général Leclerc ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le général Philippe François Marie de Hautecloque, dit Leclerc, est intimement lié à l’Histoire de l’Alsace et de la ville de Strasbourg pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce lien est créé symboliquement dès l’année 1941 après la prise de l’oasis de Koufra en février. Le général y fait le serment avec ses hommes de ne déposer les armes que lorsque le drapeau tricolore flottera sur la cathédrale de Strasbourg. La ville devient alors un de ses objectifs centraux. En 1943, il forme la 2ème Division Blindée en Afrique qui sera l’une des forces armées françaises décisives dans la Libération de l’Alsace durant l’hiver 1944-45. La campagne militaire alsacienne se fait progressivement et sur deux fronts. Un au Sud déclenché au niveau de la Trouée de Belfort et l’autre des Vosges centrales. Les armées américaines se sont occupées du Nord de la région. L’armée du Sud est dirigée par le général Béthouart qui libère la ville de Mulhouse le 21 novembre 1944. Deux jours plus tard c’est au tour de Strasbourg d’être libérée par le Général Leclerc après une longue charge démarrée fin octobre dans les Vosges. Le général devient ainsi le personnage emblématique de la Libération de Strasbourg. Deux ans exactement après les faits, il revient pour la première fois dans la ville alsacienne à l’occasion d’une commémoration de grande envergure. Celle-ci commence le 22 novembre 1946 à Saverne et se termine le 24 novembre 1946 à Erstein. Durant ces trois jours, Leclerc suivra le chemin pris lors de la Libération de 1944 et s’arrêtera dans chaque village libéré au cours de la charge. Le 23 novembre, il arrive dans Strasbourg pour une journée organisée autour de la commémoration de la Libération de la ville. Après un passage en revue des troupes sur la place Kléber et une messe à la cathédrale le matin, le général,&lt;br /&gt;
 ainsi qu’un grand nombre de personnalités politiques et militaires, sont invités vers 12 heures à un banquet financé par la Mairie de Strasbourg. Ce banquet sera suivi de discours au balcon de l’Hôtel de Ville devant une Place Broglie noire de monde. C’est le maire de l’époque, Charles Frey, qui parle en premier et remet le diplôme de citoyen d’honneur au général en guise de remerciement symbolique. Dans son discours, Leclerc éprouve dès les premières phrases sa joie de retourner à Strasbourg après deux années d’absence et son émotion face à la restauration progressive de la ville. Il continue en rappelant les faits d’armes qui ont conduit à la Libération et termine son allocution par un cordiale : « Vive l’Alsace, vive la France ! ». Il s’en suit une série de dons offerts par la municipalité et différents corps de l’artisanat strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux d’une commémoration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe une tension dans la commémoration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale et particulièrement forte dans les années qui suivirent directement 1944 et 1945. Il y a un véritable désir de passer à l’après-guerre et d’en finir avec le passé douloureux. Certains plans du film témoignent de l’importance de l’évènement et de la commémoration : une place Broglie bondée et la présence de caméraman dans les coulisses des cérémonies. Le 23 novembre 1946 devient la commémoration la plus importante depuis la fin de la guerre car elle rassemble pour la première fois les grands libérateurs de Strasbourg en un même lieu. Elle est aussi de grande envergure puisqu’elle dure près de trois jours consécutifs et se déroule dans plusieurs lieux différents. Auprès du général Leclerc on peut voir Jacques Massu, lieutenant-colonel à la 2ème Division Blindée lors des opérations de 1944, présent en 1946 malgré ses multiples déplacements dans le monde. Avec eux, on distingue également Raoul Magrin-Vernerey, adjoint au général commandant supérieur des troupes du Levant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Par leur présence, ce rassemblement détient une importance particulière. La Mairie de Strasbourg a pris soin de ne pas uniquement inviter des personnalités politiques : sur le balcon on distingue à la gauche de Leclerc Marcel-Edmond Naegelen, adjoint au maire de Strasbourg en 1945 puis Ministre de l’Éducation Nationale en 1946. Sur un plan du balcon également, on aperçoit Thérèse de Gargan, l’épouse du Général Leclerc. Le film se divise en trois parties et est assuré par plusieurs personnes. On peut notamment observer dans la scène du balcon la prise, sous différents angles, du moment où Jacques Massu passe devant le Général Leclerc. La première partie du film, bien que courte, est consacrée au banquet organisé en l’honneur des libérateurs. Une deuxième partie montre le discours du maire au cours duquel est décerné au général le titre de citoyen d'honneur. Il s'en suit le discours de Leclerc avec une présentation des deux autres personnalités militaires. La dernière partie, toujours sur le balcon de l’Hôtel de Ville, filme la remise de cadeaux au Général. Ces biens sont tous offerts par les différents corps de l'artisanat strasbourgeois. La Chambre des Métiers, qui est à l'initiative du projet,leur a laissé une entière liberté. Le premier cadeau que l'on aperçoit dans le film est un livre offert par les maitres relieurs de la ville et qui porte l'écusson de la Deuxième Division Blindée. Un plateau sculpté aux armoiries de Strasbourg est offert par Monsieur Deybach, un maitre sculpteur de la ville. Les patrons ferblantiers offrent, quant à eux, un chandelier exécuté par Jules Bayer à Strasbourg s'inspirant du vitrail de la Vierge dans la cathédrale. Un coffre est offert par les maîtres serruriers et exécuté par la maison Breininger de Strasbourg, l'ornementation, avec le blason de la ville, est exécutée par le maître serrurier Albert Meyer. Les vitriers strasbourgeois ont offert un paravent-triptique représentant la cathédrale. Celle ci apparait également sur le tableau offert par les Corporations de l'Habillement strasbourgeoises. Une commode miniature est offerte par le Syndicat du Bois du Bas-Rhin qui regroupe les ébénistes et les menuisiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort particulièrement de ce film est l'ampleur de l'évènement et c'est ce que le réalisateur a voulu démontrer. Les plans sur la foule immense, les festivités et l'attardement sur la remise des cadeaux montrent toute la gratitude de Strasbourg envers ses libérateurs. Si la commémoration a duré près de trois jours, ce film est un parfait témoignage de la cohésion lors des évènements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hotel de Ville de Strasbourg&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GRANIER Jacques,FOESSEL Georges,IRJUD Georges, &amp;quot;La Libération de Strasbourg&amp;quot;, La Nuée Bleue, 1994 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NAMER Gérard, &amp;quot;Bataille pour la mémoire&amp;quot;, Papyrus, Paris, 1983&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L'artisanat strasbourgeois a rendu à Leclerc un témoignage émouvant de reconnaissance&amp;quot; dans: Honneur et Patrie, du vendredi 13 décembre 1946&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Banquet en l'honneur du général Leclerc (0005FH0006)</title>
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		<updated>2020-01-05T22:19:52Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Fête commémorative de la Libération de Strasbourg en présence du Général Leclerc le 23 novembre 1946. Un banquet, un discours du balcon de l’Hôtel de Ville et la remise des cadeaux sont représentés.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== La Libération de Strasbourg et le général Leclerc ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le général Philippe François Marie de Hautecloque, dit Leclerc, est intimement lié à l’Histoire de l’Alsace et de la ville de Strasbourg pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce lien est créé symboliquement dès l’année 1941 après la prise de l’oasis de Koufra en février. Le général y fait le serment avec ses hommes de ne déposer les armes que lorsque le drapeau tricolore flottera sur la cathédrale de Strasbourg. La ville devient alors un de ses objectifs centraux. En 1943, il forme la 2ème Division Blindée en Afrique qui sera l’une des forces armées françaises décisives dans la Libération de l’Alsace durant l’hiver 1944-45. La campagne militaire alsacienne se fait progressivement et sur deux fronts. Un au Sud déclenché au niveau de la Trouée de Belfort et l’autre des Vosges centrales. Les armées américaines se sont occupées du Nord de la région. L’armée du Sud est dirigée par le général Béthouart qui libère la ville de Mulhouse le 21 novembre 1944. Deux jours plus tard c’est au tour de Strasbourg d’être libérée par le Général Leclerc après une longue charge démarrée fin octobre dans les Vosges. Le général devient ainsi le personnage emblématique de la Libération de Strasbourg. Deux ans exactement après les faits, il revient pour la première fois dans la ville alsacienne à l’occasion d’une commémoration de grande envergure. Celle-ci commence le 22 novembre 1946 à Saverne et se termine le 24 novembre 1946 à Erstein. Durant ces trois jours, Leclerc suivra le chemin pris lors de la Libération de 1944 et s’arrêtera dans chaque village libéré au cours de la charge. Le 23 novembre, il arrive dans Strasbourg pour une journée organisée autour de la commémoration de la Libération de la ville. Après un passage en revue des troupes sur la place Kléber et une messe à la cathédrale le matin, le général, ainsi qu’un grand nombre de personnalités politiques et militaires, sont invités vers 12 heures à un banquet financé par la Mairie de Strasbourg. Ce banquet sera suivi de discours au balcon de l’Hôtel de Ville devant une Place Broglie noire de monde. C’est le maire de l’époque, Charles Frey, qui parle en premier et remet le diplôme de citoyen d’honneur au général en guise de remerciement symbolique. Dans son discours, Leclerc éprouve dès les premières phrases sa joie de retourner à Strasbourg après deux années d’absence et son émotion face à la restauration progressive de la ville. Il continue en rappelant les faits d’armes qui ont conduit à la Libération et termine son allocution par un cordiale : « Vive l’Alsace, vive la France ! ». Il s’en suit une série de dons offerts par la municipalité et différents corps de l’artisanat strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux d’une commémoration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe une tension dans la commémoration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale et particulièrement forte dans les années qui suivirent directement 1944 et 1945. Il y a un véritable désir de passer à l’après-guerre et d’en finir avec le passé douloureux. Certains plans du film témoignent de l’importance de l’évènement et de la commémoration : une place Broglie bondée et la présence de caméraman dans les coulisses des cérémonies. Le 23 novembre 1946 devient la commémoration la plus importante depuis la fin de la guerre car elle rassemble pour la première fois les grands libérateurs de Strasbourg en un même lieu. Elle est aussi de grande envergure puisqu’elle dure près de trois jours consécutifs et se déroule dans plusieurs lieux différents. Auprès du général Leclerc on peut voir Jacques Massu, lieutenant-colonel à la 2ème Division Blindée lors des opérations de 1944, présent en 1946 malgré ses multiples déplacements dans le monde. Avec eux, on distingue également Raoul Magrin-Vernerey, adjoint au général commandant supérieur des troupes du Levant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Par leur présence, ce rassemblement détient une importance particulière. La Mairie de Strasbourg a pris soin de ne pas uniquement inviter des personnalités politiques : sur le balcon on distingue à la gauche de Leclerc Marcel-Edmond Naegelen, adjoint au maire de Strasbourg en 1945 puis Ministre de l’Éducation Nationale en 1946. Sur un plan du balcon également, on aperçoit Thérèse de Gargan, l’épouse du Général Leclerc. Le film se divise en trois parties et est assuré par plusieurs personnes. On peut notamment observer dans la scène du balcon la prise, sous différents angles, du moment où Jacques Massu passe devant le Général Leclerc. La première partie du film, bien que courte, est consacrée au banquet organisé en l’honneur des libérateurs. Une deuxième partie montre le discours du maire au cours duquel est décerné au général le titre de citoyen d'honneur. Il s'en suit le discours de Leclerc avec une présentation des deux autres personnalités militaires. La dernière partie, toujours sur le balcon de l’Hôtel de Ville, filme la remise de cadeaux au Général. Ces biens sont tous offerts par les différents corps de l'artisanat strasbourgeois. La Chambre des Métiers, qui est à l'initiative du projet,leur a laissé une entière liberté. Le premier cadeau que l'on aperçoit dans le film est un livre offert par les maitres relieurs de la ville et qui porte l'écusson de la Deuxième Division Blindée. Un plateau sculpté aux armoiries de Strasbourg est offert par Monsieur Deybach, un maitre sculpteur de la ville. Les patrons ferblantiers offrent, quant à eux, un chandelier exécuté par Jules Bayer à Strasbourg s'inspirant du vitrail de la Vierge dans la cathédrale. Un coffre est offert par les maîtres serruriers et exécuté par la maison Breininger de Strasbourg, l'ornementation, avec le blason de la ville, est exécutée par le maître serrurier Albert Meyer. Les vitriers strasbourgeois ont offert un paravent-triptique représentant la cathédrale. Celle ci apparait également sur le tableau offert par les Corporations de l'Habillement strasbourgeoises. Une commode miniature est offerte par le Syndicat du Bois du Bas-Rhin qui regroupe les ébénistes et les menuisiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort particulièrement de ce film est l'ampleur de l'évènement et c'est ce que le réalisateur a voulu démontrer. Les plans sur la foule immense, les festivités et l'attardement sur la remise des cadeaux montrent toute la gratitude de Strasbourg envers ses libérateurs. Si la commémoration a duré près de trois jours, ce film est un parfait témoignage de la cohésion lors des évènements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hotel de Ville de Strasbourg&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GRANIER Jacques,FOESSEL Georges,IRJUD Georges, &amp;quot;La Libération de Strasbourg&amp;quot;, La Nuée Bleue, 1994 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NAMER Gérard, &amp;quot;Bataille pour la mémoire&amp;quot;, Papyrus, Paris, 1983&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L'artisanat strasbourgeois a rendu à Leclerc un témoignage émouvant de reconnaissance&amp;quot; dans: Honneur et Patrie, du vendredi 13 décembre 1946&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Fête du sucre à Erstein (0113FI0005)</title>
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Banquet en l'honneur du général Leclerc (0005FH0006)</title>
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Le général Philippe François Marie de Hautecloque, dit Leclerc, est intimement lié à l’Histoire de l’Alsace et de la ville de Strasbourg pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce lien est créé symboliquement dès l’année 1941 après la prise de l’oasis de Koufra en février. Le général y fait le serment avec ses hommes de ne déposer les armes que lorsque le drapeau tricolore flottera sur la cathédrale de Strasbourg. La ville devient alors un de ses objectifs centraux. En 1943, il forme la 2ème Division Blindée en Afrique qui sera l’une des forces armées françaises décisives dans la Libération de l’Alsace durant l’hiver 1944-45. La campagne militaire alsacienne se fait progressivement et sur deux fronts. Un au Sud déclenché au niveau de la Trouée de Belfort et l’autre des Vosges centrales. Les armées américaines se sont occupées du Nord de la région. L’armée du Sud est dirigée par le général Béthouart qui libère la ville de Mulhouse le 21 novembre 1944. Deux jours plus tard c’est au tour de Strasbourg d’être libérée par le Général Leclerc après une longue charge démarrée fin octobre dans les Vosges. Le général devient ainsi le personnage emblématique de la Libération de Strasbourg. Deux ans exactement après les faits, il revient pour la première fois dans la ville alsacienne à l’occasion d’une commémoration de grande envergure. Celle-ci commence le 22 novembre 1946 à Saverne et se termine le 24 novembre 1946 à Erstein. Durant ces trois jours, Leclerc suivra le chemin pris lors de la Libération de 1944 et s’arrêtera dans chaque village libéré au cours de la charge. Le 23 novembre, il arrive dans Strasbourg pour une journée organisée autour de la commémoration de la Libération de la ville. Après un passage en revue des troupes sur la place Kléber et une messe à la cathédrale le matin, le général, ainsi qu’un grand nombre de personnalités politiques et militaires, sont invités vers 12 heures à un banquet financé par la Mairie de Strasbourg. Ce banquet sera suivi de discours au balcon de l’Hôtel de Ville devant une Place Broglie noire de monde. C’est le maire de l’époque, Charles Frey, qui parle en premier et remet le diplôme de citoyen d’honneur au général en guise de remerciement symbolique. Dans son discours, Leclerc éprouve dès les premières phrases sa joie de retourner à Strasbourg après deux années d’absence et son émotion face à la restauration progressive de la ville. Il continue en rappelant les faits d’armes qui ont conduit à la Libération et termine son allocution par un cordiale : « Vive l’Alsace, vive la France ! ». Il s’en suit une série de dons offerts par la municipalité et différents corps de l’artisanat strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux d’une commémoration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe une tension dans la commémoration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale et particulièrement forte dans les années qui suivirent directement 1944 et 1945. Il y a un véritable désir de passer à l’après-guerre et d’en finir avec le passé douloureux. Certains plans du film témoignent de l’importance de l’évènement et de la commémoration : une place Broglie bondée et la présence de caméraman dans les coulisses des cérémonies. Le 23 novembre 1946 devient la commémoration la plus importante depuis la fin de la guerre car elle rassemble pour la première fois les grands libérateurs de Strasbourg en un même lieu. Elle est aussi de grande envergure puisqu’elle dure près de trois jours consécutifs et se déroule dans plusieurs lieux différents. Auprès du général Leclerc on peut voir Jacques Massu, lieutenant-colonel à la 2ème Division Blindée lors des opérations de 1944, présent en 1946 malgré ses multiples déplacements dans le monde. Avec eux, on distingue également Raoul Magrin-Vernerey, adjoint au général commandant supérieur des troupes du Levant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Par leur présence, ce rassemblement détient une importance particulière. La Mairie de Strasbourg a pris soin de ne pas uniquement inviter des personnalités politiques : sur le balcon on distingue à la gauche de Leclerc Marcel-Edmond Naegelen, adjoint au maire de Strasbourg en 1945 puis Ministre de l’Éducation Nationale en 1946. Sur un plan du balcon également, on aperçoit Thérèse de Gargan, l’épouse du Général Leclerc. Le film se divise en trois parties et est assuré par plusieurs personnes. On peut notamment observer dans la scène du balcon la prise, sous différents angles, du moment où Jacques Massu passe devant le Général Leclerc. La première partie du film, bien que courte, est consacrée au banquet organisé en l’honneur des libérateurs. Une deuxième partie montre le discours du maire au cours duquel est décerné au général le titre de citoyen d'honneur. Il s'en suit le discours de Leclerc avec une présentation des deux autres personnalités militaires. La dernière partie, toujours sur le balcon de l’Hôtel de Ville, filme la remise de cadeaux au Général. Ces biens sont tous offerts par les différents corps de l'artisanat strasbourgeois. La Chambre des Métiers, qui est à l'initiative du projet,leur a laissé une entière liberté. Le premier cadeau que l'on aperçoit dans le film est un livre offert par les maitres relieurs de la ville et qui porte l'écusson de la Deuxième Division Blindée. Un plateau sculpté aux armoiries de Strasbourg est offert par Monsieur Deybach, un maitre sculpteur de la ville. Les patrons ferblantiers offrent, quant à eux, un chandelier exécuté par Jules Bayer à Strasbourg s'inspirant du vitrail de la Vierge dans la cathédrale. Un coffre est offert par les maîtres serruriers et exécuté par la maison Breininger de Strasbourg, l'ornementation, avec le blason de la ville, est exécutée par le maître serrurier Albert Meyer. Les vitriers strasbourgeois ont offert un paravent-triptique représentant la cathédrale. Celle ci apparait également sur le tableau offert par les Corporations de l'Habillement strasbourgeoises. Une commode miniature est offerte par le Syndicat du Bois du Bas-Rhin qui regroupe les ébénistes et les menuisiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort particulièrement de ce film est l'ampleur de l'évènement et c'est ce que le réalisateur a voulu démontrer. Les plans sur la foule immense, les festivités et l'attardement sur la remise des cadeaux montrent toute la gratitude de Strasbourg envers ses libérateurs. Si la commémoration a duré près de trois jours, ce film est un parfait témoignage de la cohésion lors des évènements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hotel de Ville de Strasbourg&lt;br /&gt;
|Bibliographie=GRANIER Jacques,FOESSEL Georges,IRJUD Georges, &amp;quot;La Libération de Strasbourg&amp;quot;, La Nuée Bleue, 1994 &lt;br /&gt;
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&amp;quot;L'artisanat strasbourgeois a rendu à Leclerc un témoignage émouvant de reconnaissance&amp;quot; dans: Honneur et Patrie, du vendredi 13 décembre 1946&lt;br /&gt;
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		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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		<title>Banquet en l'honneur du général Leclerc (0005FH0006)</title>
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Le général Philippe François Marie de Hautecloque, dit Leclerc, est intimement lié à l’Histoire de l’Alsace et de la ville de Strasbourg pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce lien est créé symboliquement dès l’année 1941 après la prise de l’oasis de Koufra en février. Le général y fait le serment avec ses hommes de ne déposer les armes que lorsque le drapeau tricolore flottera sur la cathédrale de Strasbourg. La ville devient alors un de ses objectifs centraux. En 1943, il forme la 2ème Division Blindée en Afrique qui sera l’une des forces armées françaises décisives dans la Libération de l’Alsace durant l’hiver 1944-45. La campagne militaire alsacienne se fait progressivement et sur deux fronts. Un au Sud déclenché au niveau de la Trouée de Belfort et l’autre des Vosges centrales. Les armées américaines se sont occupées du Nord de la région. L’armée du Sud est dirigée par le général Béthouart qui libère la ville de Mulhouse le 21 novembre 1944. Deux jours plus tard c’est au tour de Strasbourg d’être libérée par le Général Leclerc après une longue charge démarrée fin octobre dans les Vosges. Le général devient ainsi le personnage emblématique de la Libération de Strasbourg. Deux ans exactement après les faits, il revient pour la première fois dans la ville alsacienne à l’occasion d’une commémoration de grande envergure. Celle-ci commence le 22 novembre 1946 à Saverne et se termine le 24 novembre 1946 à Erstein. Durant ces trois jours, Leclerc suivra le chemin pris lors de la Libération de 1944 et s’arrêtera dans chaque village libéré au cours de la charge. Le 23 novembre, il arrive dans Strasbourg pour une journée organisée autour de la commémoration de la Libération de la ville. Après un passage en revue des troupes sur la place Kléber et une messe à la cathédrale le matin, le général, ainsi qu’un grand nombre de personnalités politiques et militaires, sont invités vers 12 heures à un banquet financé par la Mairie de Strasbourg. Ce banquet sera suivi de discours au balcon de l’Hôtel de Ville devant une Place Broglie noire de monde. C’est le maire de l’époque, Charles Frey, qui parle en premier et remet le diplôme de citoyen d’honneur au général en guise de remerciement symbolique. Dans son discours, Leclerc éprouve dès les premières phrases sa joie de retourner à Strasbourg après deux années d’absence et son émotion face à la restauration progressive de la ville. Il continue en rappelant les faits d’armes qui ont conduit à la Libération et termine son allocution par un cordiale : « Vive l’Alsace, vive la France ! ». Il s’en suit une série de dons offerts par la municipalité et différents corps de l’artisanat strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux d’une commémoration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe une tension dans la commémoration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale et particulièrement forte dans les années qui suivirent directement 1944 et 1945. Il y a un véritable désir de passer à l’après-guerre et d’en finir avec le passé douloureux. Certains plans du film témoignent de l’importance de l’évènement et de la commémoration : une place Broglie bondée et la présence de caméraman dans les coulisses des cérémonies. Le 23 novembre 1946 devient la commémoration la plus importante depuis la fin de la guerre car elle rassemble pour la première fois les grands libérateurs de Strasbourg en un même lieu. Elle est aussi de grande envergure puisqu’elle dure près de trois jours consécutifs et se déroule dans plusieurs lieux différents. Auprès du général Leclerc on peut voir Jacques Massu, lieutenant-colonel à la 2ème Division Blindée lors des opérations de 1944, présent en 1946 malgré ses multiples déplacements dans le monde. Avec eux, on distingue également Raoul Magrin-Vernerey, adjoint au général commandant supérieur des troupes du Levant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Par leur présence, ce rassemblement détient une importance particulière. La Mairie de Strasbourg a pris soin de ne pas uniquement inviter des personnalités politiques : sur le balcon on distingue à la gauche de Leclerc Marcel-Edmond Naegelen, adjoint au maire de Strasbourg en 1945 puis Ministre de l’Éducation Nationale en 1946. Sur un plan du balcon également, on aperçoit Thérèse de Gargan, l’épouse du Général Leclerc. Le film se divise en trois parties et est assuré par plusieurs personnes. On peut notamment observer dans la scène du balcon la prise, sous différents angles, du moment où Jacques Massu passe devant le Général Leclerc. La première partie du film, bien que courte, est consacrée au banquet organisé en l’honneur des libérateurs. Une deuxième partie montre le discours du maire au cours duquel est décerné au général le titre de citoyen d'honneur. Il s'en suit le discours de Leclerc avec une présentation des deux autres personnalités militaires. La dernière partie, toujours sur le balcon de l’Hôtel de Ville, filme la remise de cadeaux au Général. Ces biens sont tous offerts par les différents corps de l'artisanat strasbourgeois. La Chambre des Métiers, qui est à l'initiative du projet,leur a laissé une entière liberté. Le premier cadeau que l'on aperçoit dans le film est un livre offert par les maitres relieurs de la ville et qui porte l'écusson de la Deuxième Division Blindée. Un plateau sculpté aux armoiries de Strasbourg est offert par Monsieur Deybach, un maitre sculpteur de la ville. Les patrons ferblantiers offrent, quant à eux, un chandelier exécuté par Jules Bayer à Strasbourg s'inspirant du vitrail de la Vierge dans la cathédrale. Un coffre est offert par les maîtres serruriers et exécuté par la maison Breininger de Strasbourg, l'ornementation, avec le blason de la ville, est exécutée par le maître serrurier Albert Meyer. Les vitriers strasbourgeois ont offert un paravent-triptique représentant la cathédrale. Celle ci apparait également sur le tableau offert par les Corporations de l'Habillement strasbourgeoises. Une commode miniature est offerte par le Syndicat du Bois du Bas-Rhin qui regroupe les ébénistes et les menuisiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort particulièrement de ce film est l'ampleur de l'évènement et c'est ce que le réalisateur a voulu démontrer. Les plans sur la foule immense, les festivités et l'attardement sur la remise des cadeaux montrent toute la gratitude de Strasbourg envers ses libérateurs. Si la commémoration a duré près de trois jours, ce film est un parfait témoignage de la cohésion lors des évènements.&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weiss, Robert-Charles&lt;br /&gt;
|username=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|userrealname=Arnaud Issler&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Art of living - Gastronomy&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Fête commémorative de la Libération de Strasbourg en présence du Général Leclerc le 23 novembre 1946. Un banquet, un discours du balcon de l’Hôtel de Ville et la remise des cadeaux sont représentés.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== La Libération de Strasbourg et le général Leclerc ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le général Philippe François Marie de Hautecloque, dit Leclerc, est intimement lié à l’Histoire de l’Alsace et de la ville de Strasbourg pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce lien est créé symboliquement dès l’année 1941 après la prise de l’oasis de Koufra en février. Le général y fait le serment avec ses hommes de ne déposer les armes que lorsque le drapeau tricolore flottera sur la cathédrale de Strasbourg. La ville devient alors un de ses objectifs centraux. En 1943, il forme la 2ème Division Blindée en Afrique qui sera l’une des forces armées françaises décisives dans la Libération de l’Alsace durant l’hiver 1944-45. La campagne militaire alsacienne se fait progressivement et sur deux fronts. Un au Sud déclenché au niveau de la Trouée de Belfort et l’autre des Vosges centrales. Les armées américaines se sont occupées du Nord de la région. L’armée du Sud est dirigée par le général Béthouart qui libère la ville de Mulhouse le 21 novembre 1944. Deux jours plus tard c’est au tour de Strasbourg d’être libérée par le Général Leclerc après une longue charge démarrée fin octobre dans les Vosges. Le général devient ainsi le personnage emblématique de la Libération de Strasbourg. Deux ans exactement après les faits, il revient pour la première fois dans la ville alsacienne à l’occasion d’une commémoration de grande envergure. Celle-ci commence le 22 novembre 1946 à Saverne et se termine le 24 novembre 1946 à Erstein. Durant ces trois jours, Leclerc suivra le chemin pris lors de la Libération de 1944 et s’arrêtera dans chaque village libéré au cours de la charge. Le 23 novembre, il arrive dans Strasbourg pour une journée organisée autour de la commémoration de la Libération de la ville. Après un passage en revue des troupes sur la place Kléber et une messe à la cathédrale le matin, le général, ainsi qu’un grand nombre de personnalités politiques et militaires, sont invités vers 12 heures à un banquet financé par la Mairie de Strasbourg. Ce banquet sera suivi de discours au balcon de l’Hôtel de Ville devant une Place Broglie noire de monde. C’est le maire de l’époque, Charles Frey, qui parle en premier et remet le diplôme de citoyen d’honneur au général en guise de remerciement symbolique. Dans son discours, Leclerc éprouve dès les premières phrases sa joie de retourner à Strasbourg après deux années d’absence et son émotion face à la restauration progressive de la ville. Il continue en rappelant les faits d’armes qui ont conduit à la Libération et termine son allocution par un cordiale : « Vive l’Alsace, vive la France ! ». Il s’en suit une série de dons offerts par la municipalité et différents corps de l’artisanat strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux d’une commémoration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe une tension dans la commémoration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale et particulièrement forte dans les années qui suivirent directement 1944 et 1945. Il y a un véritable désir de passer à l’après-guerre et d’en finir avec le passé douloureux. Certains plans du film témoignent de l’importance de l’évènement et de la commémoration : une place Broglie bondée et la présence de caméraman dans les coulisses des cérémonies. Le 23 novembre 1946 devient la commémoration la plus importante depuis la fin de la guerre car elle rassemble pour la première fois les grands libérateurs de Strasbourg en un même lieu. Elle est aussi de grande envergure puisqu’elle dure près de trois jours consécutifs et se déroule dans plusieurs lieux différents. Auprès du général Leclerc on peut voir Jacques Massu, lieutenant-colonel à la 2ème Division Blindée lors des opérations de 1944, présent en 1946 malgré ses multiples déplacements dans le monde. Avec eux, on distingue également Raoul Magrin-Vernerey, adjoint au général commandant supérieur des troupes du Levant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Par leur présence, ce rassemblement détient une importance particulière. La Mairie de Strasbourg a pris soin de ne pas uniquement inviter des personnalités politiques : sur le balcon on distingue à la gauche de Leclerc Marcel-Edmond Naegelen, adjoint au maire de Strasbourg en 1945 puis Ministre de l’Éducation Nationale en 1946. Sur un plan du balcon également, on aperçoit Thérèse de Gargan, l’épouse du Général Leclerc. Le film se divise en trois parties et est assuré par plusieurs personnes. On peut notamment observer dans la scène du balcon la prise, sous différents angles, du moment où Jacques Massu passe devant le Général Leclerc. La première partie du film, bien que courte, est consacrée au banquet organisé en l’honneur des libérateurs. Une deuxième partie montre le discours du maire au cours duquel est décerné au général le titre de citoyen d'honneur. Il s'en suit le discours de Leclerc avec une présentation des deux autres personnalités militaires. La dernière partie, toujours sur le balcon de l’Hôtel de Ville, filme la remise de cadeaux au Général. Ces biens sont tous offerts par les différents corps de l'artisanat strasbourgeois. La Chambre des Métiers, qui est à l'initiative du projet,leur a laissé une entière liberté. Le premier cadeau que l'on aperçoit dans le film est un livre offert par les maitres relieurs de la ville et qui porte l'écusson de la Deuxième Division Blindée. Un plateau sculpté aux armoiries de Strasbourg est offert par Monsieur Deybach, un maitre sculpteur de la ville. Les patrons ferblantiers offrent, quant à eux, un chandelier exécuté par Jules Bayer à Strasbourg s'inspirant du vitrail de la Vierge dans la cathédrale. Un coffre est offert par les maîtres serruriers et exécuté par la maison Breininger de Strasbourg, l'ornementation, avec le blason de la ville, est exécutée par le maître serrurier Albert Meyer. Les vitriers strasbourgeois ont offert un paravent-triptique représentant la cathédrale. Celle ci apparait également sur le tableau offert par les Corporations de l'Habillement strasbourgeoises. Une commode miniature est offerte par le Syndicat du Bois du Bas-Rhin qui regroupe les ébénistes et les menuisiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort particulièrement de ce film est l'ampleur de l'évènement et c'est ce que le réalisateur a voulu démontrer. Les plans sur la foule immense, les festivités et l'attardement sur la remise des cadeaux montrent toute la gratitude de Strasbourg envers ses libérateurs. Si la commémoration a duré près de trois jours, ce film est un parfait témoignage de la cohésion lors des évènements.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arnaud Issler</name></author>
		
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