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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-05-27T10:22:42Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=13387</id>
		<title>Route du vin (0075FS0007)</title>
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		<updated>2020-01-11T22:49:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sur la Route du Vin : Bergheim et Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FS0007&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|dateFin=1965&lt;br /&gt;
|video=0075FS0007_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:06:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Route_du_vin.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Bergheim; Route du Vin d'Alsace&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19457, 7.32045&lt;br /&gt;
|thematique=Rural life@ Natural and transformed landscape@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme une séquence de caméra embarquée en voiture. Il parcourt la route du vin de Ribeauvillé à Bergheim. Puis il filme des scènes quotidiennes à Bergheim et surtout dans la rue où se trouve son magasin à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panneau : « D. I Bis. Bergheim 3k. Haut-Koenigsbourg 17k. Haut-Rhin. Route du vin ». Plan de caméra embarquée sur une voiture. Une rue avec des arbres sur le côté de la route. Des vignes sur un enrochement à gauche. Le véhicule double une charrette tirée par un cheval et sort du village. Il double également deux personnes à bicyclette et circule sur une route au panorama pittoresque. Des poteaux électriques et des éléments de signalisation de virages longent la route. Des vignes partout. Court plan fixe du même type (maladresse ?). Plan de caméra embarquée continue. Le véhicule arrive dans un village. Des gens marchent sur la route. Un panneau : « Bergheim ». La voiture circule dans la rue et avance vers une porte médiévale avec une horloge. Mouvement panoramique du bas vers le haut de la porte médiévale. Le véhicule pénètre le bourg par la porte. Mouvement panoramique du bas vers le haut de l’autre côté de la porte. Des arbres taillés sur la petite place. Mouvements panoramiques du bas vers le haut en plan serré de la tour, panneau : 2,4 m de hauteur, une date : 1300, l’horloge, un petit clocher au sommet. Une charrette chargée de branche et tractée par un bœuf, un homme et un enfant sur la charrette. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur un lavoir au milieu d’une place pavée, avec des femmes. Plan serré sur les femmes qui discutent. Des femmes adultes et jeunes lavent le linge au lavoir. Plan serré sur un homme qui fume. Il déplace du bois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plan d’une rue pavée, on vaque à ses occupations, on se déplace à bicyclette, on porte des cannes à lait. Mouvement panoramique d’une devanture de commerce, des enseignes « Kodak » et « Lumière », puis une enseigne supplémentaire « Photo Kugler ». Des passants se déplacent dans la rue. Une femme balaye le trottoir. Plan fixe d’une rue avec des passants. À l’arrière-plan, une enseigne « Philips ». Un vieil homme s’arrête pour saluer une passante et une enfant. Court mouvement panoramique de la rue. Une voiture passe. On remarque une enseigne « ici développement et tirage des films […] en 8 heures. Une femme et un enfant regarde la vitrine. Plan rapproché de femmes qui discutent devant l’entrée d’un commerce. Des sacs à mains. Elles partent. Plan fixe et ralenti d’un homme qui pousse une petite charrette à bras chargée d’objets sur la rue pavée. Autres plans des passants.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Un réalisateur amateur sur la Route du Vin ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_caméra_embarquée.PNG|400px|thumb|left|Image de la caméra embarquée, tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Ce film amateur démontre les talents du réalisateur Jean-Georges Kugler. Lui, qui a l’habitude de projeter ses films à la maison le dimanche, lors des fêtes de famille ou au cinéma associatif de Ribeauvillé, propose cette fois-ci des séquences inhabituelles à la vue de ses spectateurs. Il commence par une séquence de caméra embarquée à bord d’une voiture sur la route qui relie Ribeauvillé et Bergheim. L’image est stable par rapport aux éléments visibles du véhicule, ce qui tend à montrer que l’appareil est directement fixé à la voiture et non pas tenu à la main lors de ce court voyage. Le réalisateur avait acheté une 4CV de la marque Renault peu après avoir commencé son commerce dans les rues de Ribeauvillé. Il s'agissait du premier succès de grande ampleur du constructeur français, le modèle étant le premier à avoir dépassé le million de vente. Le capot avant du véhicule, très bombé, est d'ailleurs reconnaissable dans cet extrait. Kugler faisait donc partie des 21% de Français qui possédaient une voiture individuelle en 1953 (J.-C. DAUMAS, ''La révolution matérielle...''). Autre curiosité, l’un des derniers plans du film est une courte séquence au ralenti d’un homme qui pousse une charrette à bras dans les rues de Ribeauvillé. Plus habituel en revanche, de nombreux mouvements panoramiques permettent d’apprécier la beauté des édifices de la route des vins et la vie quotidienne des habitants qui se trouvent sur son tracé.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le film est difficile à dater, mais il est certain qu’il fut tourné après mai 1953. En effet, le premier plan sur un panneau, tel un carton, présente le lieu de la séquence : « Route du Vin ». Or, celle-ci est inaugurée le 30 mai de l’année 1953. Quelques éléments permettent une hypothèse au sujet de la période de l'année filmée par le réalisateur. En effet, les vignes présentent à l'écran sont nues et taillées. La taille des vignes s'effectue généralement au début de l'année civile en janvier. Dans Bergheim, une charrette transporte des sarments de vignes, ce qui suggère que l'activité est encore en cours. Pourtant, les habitants du bourg semblent peu vêtus pour une période aussi froide de l'année. Tous ces éléments semblent montrer que le film est tourné vers la fin de l'hiver et le début du printemps (mars-avril).&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bergheim et Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Porte_Haute_de_Bergheim.PNG|500px|thumb|right|La Porte Haute de Bergheim, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le réalisateur part en voiture de sa ville d’habitation (Ribeauvillé) et se rend à Bergheim, situé à 3 kilomètres en empruntant la route départementale 1 bis. Ce bourg médiéval est entouré de remparts sur près de deux kilomètres. Datant du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont dominés par la Porte Haute filmée par le réalisateur. Situé sur la Route du Vin, Bergheim bénéficie d’une production viticole dynamique et très ancienne, dont on a des traces dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les « Riesling » et « Gewürztraminer » en constituent les cépages centraux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par Jean-Georges Kugler, le paysage est couvert de vignes. Des infrastructures sont parfois aménagées pour permettre le passage d’une route, tels les enrochements qui coupent la pente naturelle des collines viticoles et en solidifient la terrasse ainsi formée. Au moment du tournage, les hommes de Bergheim et leurs fils semblent s’occuper de la taille des vignes, puisqu’une charrette bourrée de leurs fines branches est filmée dans les rues du bourg. Les femmes quant à elle s’occupent du linge, à tout âge.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Après son petit périple sur la Route du Vin, Jean-Georges Kugler filme la vie quotidienne de Ribeauvillé. Il décide de se positionner devant son magasin, qui se situe dans la Grand Rue de la ville. C’est là qu’il filme les habitants dans leurs occupations. Si cette rue est un lieu de circulation bondé, il s’agit également d’un lieu de sociabilisation important. Les passants sont apprêtés et y discutent. D'ailleurs, Kugler filme pendant un temps important (une minute environ) une discussion de femmes à l’entrée d’une boutique de sacs. La rue, espace public par excellence, est le lieu de transmission des potins et des ragots. Sans doute parlent-elles des transformation du quartier et de l'apparition de ces boutiques qui vendent du matériel moderne, telles celles de Kugler ou l'enseigne « Philips ». Visiblement dans une dialogue passionné, les deux femmes sont interrompues par une troisième. Celle-ci semble indiquer que le réalisateur les filme. Surprises, elles coupent court à la discussion et se dispersent alors. Cela montre que les personnes filmées ne sont pas très habituées à l'être. Probablement n’apprécient-elles pas cette démarche et considèrent-elles cela comme une sorte de voyeurisme ou de curiosité déplacée.&lt;br /&gt;
Les habitants cherchent également les produits dont ils ont besoin. Certaines femmes portent d’ailleurs des paniers et des cannes à lait en aluminium.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Bien que Ribeauvillé se situe sur la Route du Vin est témoigne d’une tradition de viticulture aussi ancienne que Bergheim, c’est un milieu entre ruralité et urbanité qui transparaît à l’image. Les activités y sont davantage commerçantes et celles d’un pôle local d’échanges.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Entre modernité et comportement traditionnel. ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Magasin_de_Jean-Georges_Kugler.PNG|500px|thumb|left|Magasin de Jean-Georges Kugler, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Particularité de ce film amateur, un important contraste entre des éléments de modernité et des comportements traditionnels est observable. Route propre et bitumée, poteaux qui apportent l’électricité dans les villages, éléments de signalisation le long de la route et notamment dans les virages sinueux de la Route du Vin. Ces éléments contrastent avec l’absence notable de voiture lors du parcours effectué au début de la séquence. La route est empruntée en particulier par des personnes à bicyclettes et par des charrettes tractées par des animaux. Tout cela montre que malgré une production automobile en hausse tout au long du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le monde rural reste globalement à l’écart de cette évolution au moment du tournage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Bergheim, les femmes lavent le linge de manière traditionnelle au lavoir.&lt;br /&gt;
Cette tâche était exclusivement féminine et effectuée par des personnes de tout âge. On retrouve dans cet extrait des images similaires à celles filmées par Paul Spindler à Châtenois, deux à trois décennies plus tôt (voir [[Lavandières_à_Châtenois_(0026FN0004)|Lavandières à Châtenois]]). La petite place de la commune est aménagée pour cette tâche : petit canal, grande dalle en pierre, petite écluse pour gérer le niveau d’eau. Les arbres sur le côté permettent sûrement d’obtenir un peu d’ombre lors du travail de lavage en été. Kugler enregistre des images de lavandières effectuant une tâche physique importante, dans des postures inconfortables. Les femmes sont agenouillées dans des boîtes à laver pour pallier ce problème, ou en tout cas pour rendre leur tâche moins désagréable. Originellement biannuel, le travail du linge devint hebdomadaire dans les années 1930. Vingt années plus tard, avec l’avènement de la société de consommation et la démocratisation du lave-linge, on aurait pu s’attendre à une large diminution de cette activité. Or, en 1961, seul un quart des ménages alsaciens possèdent un tel équipement. Celui-ci va d’ailleurs de pair avec un raccordement aux canalisations d’eau et avec des politiques d’urbanisme en ce sens. Face à de tels investissements, on comprend facilement que pendant longtemps, le lave-linge reste un luxe et un équipement qu'il est exceptionnel de trouver dans les ménages en milieu rural alsacien.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Ribeauvillé, où le réalisateur filme les habitants qui vaquent à leurs occupations, rares sont les voitures qui passent dans le champ de la caméra, contrairement aux nombreuses bicyclettes et charrettes à bras présentes à l’image. D’ailleurs, les rues pavées de ces villages médiévaux et l’étroitesse des portes fortifiées (on aperçoit un panneau limitant la hauteur des véhicules à l’entrée de Bergheim) ne participent pas à la praticité de l’usage des routes et rues municipales pour les véhicules.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le réalisateur choisit de filmer dans la rue où se trouve son magasin de photographie. Il y propose un service rapide pour le développement des photos sur place en huit heures et vend du matériel « Kodak ». Un autre commerce constitue un élément de modernité au milieu des rues de la ville médiévale. En effet, l'enseigne « Philips » est aussi visible à l’image. Société néerlandaise, la firme produit et vend du matériel de technologies très modernes. Elle s’installe rapidement sur le podium des plus grandes entreprises qui dominent les marchés des téléviseurs et de l’électroménager, aux côtés de Thompson et Electrolux. De plus, Philips est aussi connue pour son activité au sein du secteur musical dans les années 1950-1960, moment où la chanson française connaît un âge d’or (G. Brassens, J. Brel, et d’autres encore).&lt;br /&gt;
Kugler filme donc davantage que l’avènement de la société de consommation. En effet, à travers ses images transparaît également l’implantation du marché de l’audio et du visuel dans le monde rural, filière dans laquelle il évolue lui-même et pour laquelle il témoigne d’un intérêt important. Ce film pourrait d’ailleurs être un test des nouveaux matériels de capture d’images par le réalisateur, matériels vendus dans son propre magasin.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Anny BLOCH-RAYMOND, « Bateaux-lavoirs, buanderies et blanchisseries. Des relations entre espaces publics, espaces privés » dans ''Revue des Sciences sociales'', n°13, n°13 bis, 1984.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude DAUMAS, ''La révolution matérielle : une histoire de la consommation : France XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; – XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle'', Paris, Flammarion, 2018.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. SCHAUB-FALLER, C. SITTLER, C. BONNET, T. RIEGER, R. SCHWAB, M. DOERFLINGER, « Bergheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 1, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 569-576.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=13386</id>
		<title>Route du vin (0075FS0007)</title>
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		<updated>2020-01-11T21:49:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sur la Route du Vin : Bergheim et Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Bergheim; Route du Vin d'Alsace&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme une séquence de caméra embarquée en voiture. Il parcourt la route du vin de Ribeauvillé à Bergheim. Puis il filme des scènes quotidiennes à Bergheim et surtout dans la rue où se trouve son magasin à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panneau : « D. I Bis. Bergheim 3k. Haut-Koenigsbourg 17k. Haut-Rhin. Route du vin ». Plan de caméra embarquée sur une voiture. Une rue avec des arbres sur le côté de la route. Des vignes sur un enrochement à gauche. Le véhicule double une charrette tirée par un cheval et sort du village. Il double également deux personnes à bicyclette et circule sur une route au panorama pittoresque. Des poteaux électriques et des éléments de signalisation de virages longent la route. Des vignes partout. Court plan fixe du même type (maladresse ?). Plan de caméra embarquée continue. Le véhicule arrive dans un village. Des gens marchent sur la route. Un panneau : « Bergheim ». La voiture circule dans la rue et avance vers une porte médiévale avec une horloge. Mouvement panoramique du bas vers le haut de la porte médiévale. Le véhicule pénètre le bourg par la porte. Mouvement panoramique du bas vers le haut de l’autre côté de la porte. Des arbres taillés sur la petite place. Mouvements panoramiques du bas vers le haut en plan serré de la tour, panneau : 2,4 m de hauteur, une date : 1300, l’horloge, un petit clocher au sommet. Une charrette chargée de branche et tractée par un bœuf, un homme et un enfant sur la charrette. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur un lavoir au milieu d’une place pavée, avec des femmes. Plan serré sur les femmes qui discutent. Des femmes adultes et jeunes lavent le linge au lavoir. Plan serré sur un homme qui fume. Il déplace du bois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plan d’une rue pavée, on vaque à ses occupations, on se déplace à bicyclette, on porte des cannes à lait. Mouvement panoramique d’une devanture de commerce, des enseignes « Kodak » et « Lumière », puis une enseigne supplémentaire « Photo Kugler ». Des passants se déplacent dans la rue. Une femme balaye le trottoir. Plan fixe d’une rue avec des passants. À l’arrière-plan, une enseigne « Philips ». Un vieil homme s’arrête pour saluer une passante et une enfant. Court mouvement panoramique de la rue. Une voiture passe. On remarque une enseigne « ici développement et tirage des films […] en 8 heures. Une femme et un enfant regarde la vitrine. Plan rapproché de femmes qui discutent devant l’entrée d’un commerce. Des sacs à mains. Elles partent. Plan fixe et ralenti d’un homme qui pousse une petite charrette à bras chargée d’objets sur la rue pavée. Autres plans des passants.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Un réalisateur amateur sur la Route du Vin ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_caméra_embarquée.PNG|400px|thumb|left|Image de la caméra embarquée, tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Ce film amateur démontre les talents du réalisateur Jean-Georges Kugler. Lui, qui a l’habitude de projeter ses films à la maison le dimanche, lors des fêtes de famille ou au cinéma associatif de Ribeauvillé, propose cette fois-ci des séquences inhabituelles à la vue de ses spectateurs. Il commence par une séquence de caméra embarquée à bord d’une voiture sur la route qui relie Ribeauvillé et Bergheim. L’image est stable par rapport aux éléments visibles du véhicule, ce qui tend à montrer que l’appareil est directement fixé à la voiture et non pas tenu à la main lors de ce court voyage. Le réalisateur avait acheté une 4CV de la marque Renault peu après avoir commencé son commerce dans les rues de Ribeauvillé. Il s'agissait du premier succès de grande ampleur du constructeur français, le modèle étant le premier à avoir dépassé le million de vente. Le capot avant du véhicule, très bombé, est d'ailleurs reconnaissable dans cet extrait. Kugler faisait donc partie des 21% de Français qui possédaient une voiture individuelle en 1953 (J.-C. DAUMAS, ''La révolution matérielle...''). Autre curiosité, l’un des derniers plans du film est une courte séquence au ralenti d’un homme qui pousse une charrette à bras dans les rues de Ribeauvillé. Plus habituel en revanche, de nombreux mouvements panoramiques permettent d’apprécier la beauté des édifices de la route des vins et la vie quotidienne des habitants qui se trouvent sur son tracé.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le film est difficile à dater, mais il est certain qu’il fut tourné après mai 1953. En effet, le premier plan sur un panneau, tel un carton, présente le lieu de la séquence : « Route du Vin ». Or, celle-ci est inaugurée le 30 mai de l’année 1953. Quelques éléments permettent une hypothèse au sujet de la période de l'année filmée par le réalisateur. En effet, les vignes présentent à l'écran sont nues et taillées. La taille des vignes s'effectue généralement au début de l'année civile en janvier. Dans Bergheim, une charrette transporte des sarments de vignes, ce qui suggère que l'activité est encore en cours. Pourtant, les habitants du bourg semblent peu vêtus pour une période aussi froide de l'année. Tous ces éléments semblent montrer que le film est tourné vers la fin de l'hiver et le début du printemps (mars-avril).&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bergheim et Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Porte_Haute_de_Bergheim.PNG|500px|thumb|right|La Porte Haute de Bergheim, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le réalisateur part en voiture de sa ville d’habitation (Ribeauvillé) et se rend à Bergheim, situé à 3 kilomètres en empruntant la route départementale 1 bis. Ce bourg médiéval est entouré de remparts sur près de deux kilomètres. Datant du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont dominés par la Porte Haute filmée par le réalisateur. Situé sur la Route du Vin, Bergheim bénéficie d’une production viticole dynamique et très ancienne, dont on a des traces dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les « Riesling » et « Gewürztraminer » en constituent les cépages centraux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par Jean-Georges Kugler, le paysage est couvert de vignes. Des infrastructures sont parfois aménagées pour permettre le passage d’une route, tels les enrochements qui coupent la pente naturelle des collines viticoles et en solidifient la terrasse ainsi formée. Au moment du tournage, les hommes de Bergheim et leurs fils semblent s’occuper de la taille des vignes, puisqu’une charrette bourrée de leurs fines branches est filmée dans les rues du bourg. Les femmes quant à elle s’occupent du linge, à tout âge.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Après son petit périple sur la Route du Vin, Jean-Georges Kugler filme la vie quotidienne de Ribeauvillé. Il décide de se positionner devant son magasin, qui se situe dans la Grand Rue de la ville. C’est là qu’il filme les habitants dans leurs occupations. Si cette rue est un lieu de circulation bondé, il s’agit également d’un lieu de sociabilisation important. Les passants sont apprêtés et y discutent. Ils cherchent également les produits dont ils ont besoin. Certaines femmes portent d’ailleurs des paniers et des cannes à lait en aluminium. En revanche, bien que Ribeauvillé se situe sur la Route du Vin est témoigne d’une tradition de viticulture aussi ancienne que Bergheim, c’est un milieu entre ruralité et urbanité qui transparaît à l’image. Les activités y sont davantage commerçantes et celles d’un pôle local d’échanges.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Entre modernité et comportement traditionnel. ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Magasin_de_Jean-Georges_Kugler.PNG|500px|thumb|left|Magasin de Jean-Georges Kugler, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Particularité de ce film amateur, un important contraste entre des éléments de modernité et des comportements traditionnels est observable. Route propre et bitumée, poteaux qui apportent l’électricité dans les villages, éléments de signalisation le long de la route et notamment dans les virages sinueux de la Route du Vin. Ces éléments contrastent avec l’absence notable de voiture lors du parcours effectué au début de la séquence. La route est empruntée en particulier par des personnes à bicyclettes et par des charrettes tractées par des animaux. Tout cela montre que malgré une production automobile en hausse tout au long du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le monde rural reste globalement à l’écart de cette évolution au moment du tournage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Bergheim, les femmes lavent le linge de manière traditionnelle au lavoir.&lt;br /&gt;
Cette tâche était exclusivement féminine et effectuée par des personnes de tout âge. On retrouve dans cet extrait des images similaires à celles filmées par Paul Spindler à Châtenois, deux à trois décennies plus tôt (voir [[Lavandières_à_Châtenois_(0026FN0004)|Lavandières à Châtenois]]). La petite place de la commune est aménagée pour cette tâche : petit canal, grande dalle en pierre, petite écluse pour gérer le niveau d’eau. Les arbres sur le côté permettent sûrement d’obtenir un peu d’ombre lors du travail de lavage en été. Kugler enregistre des images de lavandières effectuant une tâche physique importante, dans des postures inconfortables. Les femmes sont agenouillées dans des boîtes à laver pour pallier ce problème, ou en tout cas pour rendre leur tâche moins désagréable. Originellement biannuel, le travail du linge devint hebdomadaire dans les années 1930. Vingt années plus tard, avec l’avènement de la société de consommation et la démocratisation du lave-linge, on aurait pu s’attendre à une large diminution de cette activité. Or, en 1961, seul un quart des ménages alsaciens possèdent un tel équipement. Celui-ci va d’ailleurs de pair avec un raccordement aux canalisations d’eau et avec des politiques d’urbanisme en ce sens. Face à de tels investissements, on comprend facilement que pendant longtemps, le lave-linge reste un luxe et un équipement qu'il est exceptionnel de trouver dans les ménages en milieu rural alsacien.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Ribeauvillé, où le réalisateur filme les habitants qui vaquent à leurs occupations, rares sont les voitures qui passent dans le champ de la caméra, contrairement aux nombreuses bicyclettes et charrettes à bras présentes à l’image. D’ailleurs, les rues pavées de ces villages médiévaux et l’étroitesse des portes fortifiées (on aperçoit un panneau limitant la hauteur des véhicules à l’entrée de Bergheim) ne participent pas à la praticité de l’usage des routes et rues municipales pour les véhicules.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le réalisateur choisit de filmer dans la rue où se trouve son magasin de photographie. Il y propose un service rapide pour le développement des photos sur place en huit heures et vend du matériel « Kodak ». Un autre commerce constitue un élément de modernité au milieu des rues de la ville médiévale. En effet, une enseigne « Philips » est visible à l’image. Société néerlandaise, la firme produit et vend du matériel de technologies très modernes. Elle s’installe rapidement sur le podium des plus grandes entreprises qui dominent les marchés des téléviseurs et de l’électroménager, aux côtés de Thompson et Electrolux. De plus, Philips est aussi connue pour son activité au sein du secteur musical dans les années 1950-1960, moment où la chanson française connaît un âge d’or (G. Brassens, J. Brel, et d’autres encore).&lt;br /&gt;
Kugler filme donc davantage que l’avènement de la société de consommation. En effet, à travers ses images transparaît également l’implantation du marché de l’audio et du visuel dans le monde rural, filière dans laquelle il évolue lui-même et pour laquelle il témoigne d’un intérêt important. Ce film pourrait d’ailleurs être un test des nouveaux matériels de capture d’images par le réalisateur, matériels vendus dans son propre magasin.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Anny BLOCH-RAYMOND, « Bateaux-lavoirs, buanderies et blanchisseries. Des relations entre espaces publics, espaces privés » dans ''Revue des Sciences sociales'', n°13, n°13 bis, 1984.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude DAUMAS, ''La révolution matérielle : une histoire de la consommation : France XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; – XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle'', Paris, Flammarion, 2018.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. SCHAUB-FALLER, C. SITTLER, C. BONNET, T. RIEGER, R. SCHWAB, M. DOERFLINGER, « Bergheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 1, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 569-576.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=13385</id>
		<title>Route du vin (0075FS0007)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=13385"/>
		<updated>2020-01-11T21:47:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sur la Route du Vin : Bergheim et Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FS0007&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|dateFin=1965&lt;br /&gt;
|video=0075FS0007_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:06:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Route_du_vin.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Bergheim; Route du Vin d'Alsace&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19457, 7.32045&lt;br /&gt;
|thematique=Rural life@ Natural and transformed landscape@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme une séquence de caméra embarquée en voiture. Il parcourt la route du vin de Ribeauvillé à Bergheim. Puis il filme des scènes quotidiennes à Bergheim et surtout dans la rue où se trouve son magasin à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panneau : « D. I Bis. Bergheim 3k. Haut-Koenigsbourg 17k. Haut-Rhin. Route du vin ». Plan de caméra embarquée sur une voiture. Une rue avec des arbres sur le côté de la route. Des vignes sur un enrochement à gauche. Le véhicule double une charrette tirée par un cheval et sort du village. Il double également deux personnes à bicyclette et circule sur une route au panorama pittoresque. Des poteaux électriques et des éléments de signalisation de virages longent la route. Des vignes partout. Court plan fixe du même type (maladresse ?). Plan de caméra embarquée continue. Le véhicule arrive dans un village. Des gens marchent sur la route. Un panneau : « Bergheim ». La voiture circule dans la rue et avance vers une porte médiévale avec une horloge. Mouvement panoramique du bas vers le haut de la porte médiévale. Le véhicule pénètre le bourg par la porte. Mouvement panoramique du bas vers le haut de l’autre côté de la porte. Des arbres taillés sur la petite place. Mouvements panoramiques du bas vers le haut en plan serré de la tour, panneau : 2,4 m de hauteur, une date : 1300, l’horloge, un petit clocher au sommet. Une charrette chargée de branche et tractée par un bœuf, un homme et un enfant sur la charrette. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur un lavoir au milieu d’une place pavée, avec des femmes. Plan serré sur les femmes qui discutent. Des femmes adultes et jeunes lavent le linge au lavoir. Plan serré sur un homme qui fume. Il déplace du bois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plan d’une rue pavée, on vaque à ses occupations, on se déplace à bicyclette, on porte des cannes à lait. Mouvement panoramique d’une devanture de commerce, des enseignes « Kodak » et « Lumière », puis une enseigne supplémentaire « Photo Kugler ». Des passants se déplacent dans la rue. Une femme balaye le trottoir. Plan fixe d’une rue avec des passants. À l’arrière-plan, une enseigne « Philips ». Un vieil homme s’arrête pour saluer une passante et une enfant. Court mouvement panoramique de la rue. Une voiture passe. On remarque une enseigne « ici développement et tirage des films […] en 8 heures. Une femme et un enfant regarde la vitrine. Plan rapproché de femmes qui discutent devant l’entrée d’un commerce. Des sacs à mains. Elles partent. Plan fixe et ralenti d’un homme qui pousse une petite charrette à bras chargée d’objets sur la rue pavée. Autres plans des passants.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Un réalisateur amateur sur la Route du Vin ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_caméra_embarquée.PNG|400px|thumb|left|Image de la caméra embarquée, tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Ce film amateur démontre les talents du réalisateur Jean-Georges Kugler. Lui, qui a l’habitude de projeter ses films à la maison le dimanche, lors des fêtes de famille ou au cinéma associatif de Ribeauvillé, propose cette fois-ci des séquences inhabituelles à la vue de ses spectateurs. Il commence par une séquence de caméra embarquée à bord d’une voiture sur la route qui relie Ribeauvillé et Bergheim. L’image est stable par rapport aux éléments visibles du véhicule, ce qui tend à montrer que l’appareil est directement fixé à la voiture et non pas tenu à la main lors de ce court voyage. Le réalisateur avait acheté une 4CV de la marque Renault peu après avoir commencé son commerce dans les rues de Ribeauvillé. Il s'agissait du premier succès de grande ampleur du constructeur français, le modèle étant le premier à avoir dépassé le million de vente. Le capot avant du véhicule, très bombé, est d'ailleurs reconnaissable dans cet extrait. Kugler faisait donc partie des 21% de Français qui possédaient une voiture individuelle en 1953 (J.-C. DAUMAS, ''La révolution matérielle...''). Autre curiosité, l’un des derniers plans du film est une courte séquence au ralenti d’un homme qui pousse une charrette à bras dans les rues de Ribeauvillé. Plus habituel en revanche, de nombreux mouvements panoramiques permettent d’apprécier la beauté des édifices de la route des vins et la vie quotidienne des habitants qui se trouvent sur son tracé.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le film est difficile à dater, mais il est certain qu’il fut tourné après mai 1953. En effet, le premier plan sur un panneau, tel un carton, présente le lieu de la séquence : « Route du Vin ». Or, celle-ci est inaugurée le 30 mai de l’année 1953. Quelques éléments permettent une hypothèse au sujet de la période de l'année filmée par le réalisateur. En effet, les vignes présentent à l'écran sont nues et taillées. La taille des vignes s'effectue généralement au début de l'année civile en janvier. Dans Bergheim, une charrette semble transporter des sarments de vignes, ce qui suggère que l'activité est encore en cours. Pourtant, les habitants du bourg semblent peu vêtus pour une période aussi froide de l'année. Tous ces éléments semblent montrer que le film est tourné vers la fin de l'hiver et le début du printemps (mars-avril).&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bergheim et Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Porte_Haute_de_Bergheim.PNG|500px|thumb|right|La Porte Haute de Bergheim, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le réalisateur part en voiture de sa ville d’habitation (Ribeauvillé) et se rend à Bergheim, situé à 3 kilomètres en empruntant la route départementale 1 bis. Ce bourg médiéval est entouré de remparts sur près de deux kilomètres. Datant du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont dominés par la Porte Haute filmée par le réalisateur. Situé sur la Route du Vin, Bergheim bénéficie d’une production viticole dynamique et très ancienne, dont on a des traces dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les « Riesling » et « Gewürztraminer » en constituent les cépages centraux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par Jean-Georges Kugler, le paysage est couvert de vignes. Des infrastructures sont parfois aménagées pour permettre le passage d’une route, tels les enrochements qui coupent la pente naturelle des collines viticoles et en solidifient la terrasse ainsi formée. Au moment du tournage, les hommes de Bergheim et leurs fils semblent s’occuper de la taille des vignes, puisqu’une charrette bourrée de leurs fines branches est filmée dans les rues du bourg. Les femmes quant à elle s’occupent du linge, à tout âge.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Après son petit périple sur la Route du Vin, Jean-Georges Kugler filme la vie quotidienne de Ribeauvillé. Il décide de se positionner devant son magasin, qui se situe dans la Grand Rue de la ville. C’est là qu’il filme les habitants dans leurs occupations. Si cette rue est un lieu de circulation bondé, il s’agit également d’un lieu de sociabilisation important. Les passants sont apprêtés et y discutent. Ils cherchent également les produits dont ils ont besoin. Certaines femmes portent d’ailleurs des paniers et des cannes à lait en aluminium. En revanche, bien que Ribeauvillé se situe sur la Route du Vin est témoigne d’une tradition de viticulture aussi ancienne que Bergheim, c’est un milieu entre ruralité et urbanité qui transparaît à l’image. Les activités y sont davantage commerçantes et celles d’un pôle local d’échanges.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Entre modernité et comportement traditionnel. ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Magasin_de_Jean-Georges_Kugler.PNG|500px|thumb|left|Magasin de Jean-Georges Kugler, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Particularité de ce film amateur, un important contraste entre des éléments de modernité et des comportements traditionnels est observable. Route propre et bitumée, poteaux qui apportent l’électricité dans les villages, éléments de signalisation le long de la route et notamment dans les virages sinueux de la Route du Vin. Ces éléments contrastent avec l’absence notable de voiture lors du parcours effectué au début de la séquence. La route est empruntée en particulier par des personnes à bicyclettes et par des charrettes tractées par des animaux. Tout cela montre que malgré une production automobile en hausse tout au long du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le monde rural reste globalement à l’écart de cette évolution au moment du tournage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Bergheim, les femmes lavent le linge de manière traditionnelle au lavoir.&lt;br /&gt;
Cette tâche était exclusivement féminine et effectuée par des personnes de tout âge. On retrouve dans cet extrait des images similaires à celles filmées par Paul Spindler à Châtenois, deux à trois décennies plus tôt (voir [[Lavandières_à_Châtenois_(0026FN0004)|Lavandières à Châtenois]]). La petite place de la commune est aménagée pour cette tâche : petit canal, grande dalle en pierre, petite écluse pour gérer le niveau d’eau. Les arbres sur le côté permettent sûrement d’obtenir un peu d’ombre lors du travail de lavage en été. Kugler enregistre des images de lavandières effectuant une tâche physique importante, dans des postures inconfortables. Les femmes sont agenouillées dans des boîtes à laver pour pallier ce problème, ou en tout cas pour rendre leur tâche moins désagréable. Originellement biannuel, le travail du linge devint hebdomadaire dans les années 1930. Vingt années plus tard, avec l’avènement de la société de consommation et la démocratisation du lave-linge, on aurait pu s’attendre à une large diminution de cette activité. Or, en 1961, seul un quart des ménages alsaciens possèdent un tel équipement. Celui-ci va d’ailleurs de pair avec un raccordement aux canalisations d’eau et avec des politiques d’urbanisme en ce sens. Face à de tels investissements, on comprend facilement que pendant longtemps, le lave-linge reste un luxe et un équipement qu'il est exceptionnel de trouver dans les ménages en milieu rural alsacien.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Ribeauvillé, où le réalisateur filme les habitants qui vaquent à leurs occupations, rares sont les voitures qui passent dans le champ de la caméra, contrairement aux nombreuses bicyclettes et charrettes à bras présentes à l’image. D’ailleurs, les rues pavées de ces villages médiévaux et l’étroitesse des portes fortifiées (on aperçoit un panneau limitant la hauteur des véhicules à l’entrée de Bergheim) ne participent pas à la praticité de l’usage des routes et rues municipales pour les véhicules.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le réalisateur choisit de filmer dans la rue où se trouve son magasin de photographie. Il y propose un service rapide pour le développement des photos sur place en huit heures et vend du matériel « Kodak ». Un autre commerce constitue un élément de modernité au milieu des rues de la ville médiévale. En effet, une enseigne « Philips » est visible à l’image. Société néerlandaise, la firme produit et vend du matériel de technologies très modernes. Elle s’installe rapidement sur le podium des plus grandes entreprises qui dominent les marchés des téléviseurs et de l’électroménager, aux côtés de Thompson et Electrolux. De plus, Philips est aussi connue pour son activité au sein du secteur musical dans les années 1950-1960, moment où la chanson française connaît un âge d’or (G. Brassens, J. Brel, et d’autres encore).&lt;br /&gt;
Kugler filme donc davantage que l’avènement de la société de consommation. En effet, à travers ses images transparaît également l’implantation du marché de l’audio et du visuel dans le monde rural, filière dans laquelle il évolue lui-même et pour laquelle il témoigne d’un intérêt important. Ce film pourrait d’ailleurs être un test des nouveaux matériels de capture d’images par le réalisateur, matériels vendus dans son propre magasin.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Anny BLOCH-RAYMOND, « Bateaux-lavoirs, buanderies et blanchisseries. Des relations entre espaces publics, espaces privés » dans ''Revue des Sciences sociales'', n°13, n°13 bis, 1984.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude DAUMAS, ''La révolution matérielle : une histoire de la consommation : France XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; – XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle'', Paris, Flammarion, 2018.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. SCHAUB-FALLER, C. SITTLER, C. BONNET, T. RIEGER, R. SCHWAB, M. DOERFLINGER, « Bergheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 1, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 569-576.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
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		<title>Route du vin (0075FS0007)</title>
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		<updated>2020-01-10T17:31:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sur la Route du Vin : Bergheim et Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Route_du_vin.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Bergheim; Route du Vin d'Alsace&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19457, 7.32045&lt;br /&gt;
|thematique=Rural life@ Natural and transformed landscape@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme une séquence de caméra embarquée en voiture. Il parcourt la route du vin de Ribeauvillé à Bergheim. Puis il filme des scènes quotidiennes à Bergheim et surtout dans la rue où se trouve son magasin à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panneau : « D. I Bis. Bergheim 3k. Haut-Koenigsbourg 17k. Haut-Rhin. Route du vin ». Plan de caméra embarquée sur une voiture. Une rue avec des arbres sur le côté de la route. Des vignes sur un enrochement à gauche. Le véhicule double une charrette tirée par un cheval et sort du village. Il double également deux personnes à bicyclette et circule sur une route au panorama pittoresque. Des poteaux électriques et des éléments de signalisation de virages longent la route. Des vignes partout. Court plan fixe du même type (maladresse ?). Plan de caméra embarquée continue. Le véhicule arrive dans un village. Des gens marchent sur la route. Un panneau : « Bergheim ». La voiture circule dans la rue et avance vers une porte médiévale avec une horloge. Mouvement panoramique du bas vers le haut de la porte médiévale. Le véhicule pénètre le bourg par la porte. Mouvement panoramique du bas vers le haut de l’autre côté de la porte. Des arbres taillés sur la petite place. Mouvements panoramiques du bas vers le haut en plan serré de la tour, panneau : 2,4 m de hauteur, une date : 1300, l’horloge, un petit clocher au sommet. Une charrette chargée de branche et tractée par un bœuf, un homme et un enfant sur la charrette. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur un lavoir au milieu d’une place pavée, avec des femmes. Plan serré sur les femmes qui discutent. Des femmes adultes et jeunes lavent le linge au lavoir. Plan serré sur un homme qui fume. Il déplace du bois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plan d’une rue pavée, on vaque à ses occupations, on se déplace à bicyclette, on porte des cannes à lait. Mouvement panoramique d’une devanture de commerce, des enseignes « Kodak » et « Lumière », puis une enseigne supplémentaire « Photo Kugler ». Des passants se déplacent dans la rue. Une femme balaye le trottoir. Plan fixe d’une rue avec des passants. À l’arrière-plan, une enseigne « Philips ». Un vieil homme s’arrête pour saluer une passante et une enfant. Court mouvement panoramique de la rue. Une voiture passe. On remarque une enseigne « ici développement et tirage des films […] en 8 heures. Une femme et un enfant regarde la vitrine. Plan rapproché de femmes qui discutent devant l’entrée d’un commerce. Des sacs à mains. Elles partent. Plan fixe et ralenti d’un homme qui pousse une petite charrette à bras chargée d’objets sur la rue pavée. Autres plans des passants.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Un réalisateur amateur sur la Route du Vin ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_caméra_embarquée.PNG|400px|thumb|left|Image de la caméra embarquée, tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Ce film amateur démontre les talents du réalisateur Jean-Georges Kugler. Lui, qui a l’habitude de projeter ses films à la maison le dimanche, lors des fêtes de famille ou au cinéma associatif de Ribeauvillé, propose cette fois-ci des séquences inhabituelles à la vue de ses spectateurs. Il commence par une séquence de caméra embarquée à bord d’une voiture sur la route qui relie Ribeauvillé et Bergheim. L’image est stable par rapport aux éléments visibles du véhicule, ce qui tend à montrer que l’appareil est directement fixé à la voiture et non pas tenu à la main lors de ce court voyage. Le réalisateur avait acheté une 4CV de la marque Renault peu après avoir commencé son commerce dans les rues de Ribeauvillé. Il s'agissait du premier succès de grande ampleur du constructeur français, le modèle étant le premier à avoir dépassé le million de vente. Le capot avant du véhicule, très bombé, est d'ailleurs reconnaissable dans cet extrait. Kugler faisait donc partie des 21% de Français qui possédaient une voiture individuelle en 1953 (J.-C. DAUMAS, ''La révolution matérielle...''). Autre curiosité, l’un des derniers plans du film est une courte séquence au ralenti d’un homme qui pousse une charrette à bras dans les rues de Ribeauvillé. Plus habituel en revanche, de nombreux mouvements panoramiques permettent d’apprécier la beauté des édifices de la route des vins et la vie quotidienne des habitants qui se trouvent sur son tracé.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le film est difficile à dater, mais il est certain qu’il fut tourné après mai 1953. En effet, le premier plan sur un panneau, tel un carton, présente le lieu de la séquence : « Route du Vin ». Or, celle-ci est inaugurée le 30 mai de l’année 1953.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bergheim et Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Porte_Haute_de_Bergheim.PNG|500px|thumb|right|La Porte Haute de Bergheim, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le réalisateur part en voiture de sa ville d’habitation (Ribeauvillé) et se rend à Bergheim, situé à 3 kilomètres en empruntant la route départementale 1 bis. Ce bourg médiéval est entouré de remparts sur près de deux kilomètres. Datant du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont dominés par la Porte Haute filmée par le réalisateur. Situé sur la Route du Vin, Bergheim bénéficie d’une production viticole dynamique et très ancienne, dont on a des traces dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les « Riesling » et « Gewürztraminer » en constituent les cépages centraux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par Jean-Georges Kugler, le paysage est couvert de vignes. Des infrastructures sont parfois aménagées pour permettre le passage d’une route, tels les enrochements qui coupent la pente naturelle des collines viticoles et en solidifient la terrasse ainsi formée. Au moment du tournage, les hommes de Bergheim et leurs fils semblent s’occuper de la taille des vignes, puisqu’une charrette bourrée de leurs fines branches est filmée dans les rues du bourg. Les femmes quant à elle s’occupent du linge, à tout âge.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Après son petit périple sur la Route du Vin, Jean-Georges Kugler filme la vie quotidienne de Ribeauvillé. Il décide de se positionner devant son magasin, qui se situe dans la Grand Rue de la ville. C’est là qu’il filme les habitants dans leurs occupations. Si cette rue est un lieu de circulation bondé, il s’agit également d’un lieu de sociabilisation important. Les passants sont apprêtés et y discutent. Ils cherchent également les produits dont ils ont besoin. Certaines femmes portent d’ailleurs des paniers et des cannes à lait en aluminium. En revanche, bien que Ribeauvillé se situe sur la Route du Vin est témoigne d’une tradition de viticulture aussi ancienne que Bergheim, c’est un milieu entre ruralité et urbanité qui transparaît à l’image. Les activités y sont davantage commerçantes et celles d’un pôle local d’échanges.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Entre modernité et comportement traditionnel. ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Magasin_de_Jean-Georges_Kugler.PNG|500px|thumb|left|Magasin de Jean-Georges Kugler, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Particularité de ce film amateur, un important contraste entre des éléments de modernité et des comportements traditionnels est observable. Route propre et bitumée, poteaux qui apportent l’électricité dans les villages, éléments de signalisation le long de la route et notamment dans les virages sinueux de la Route du Vin. Ces éléments contrastent avec l’absence notable de voiture lors du parcours effectué au début de la séquence. La route est empruntée en particulier par des personnes à bicyclettes et par des charrettes tractées par des animaux. Tout cela montre que malgré une production automobile en hausse tout au long du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le monde rural reste globalement à l’écart de cette évolution au moment du tournage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Bergheim, les femmes lavent le linge de manière traditionnelle au lavoir.&lt;br /&gt;
Cette tâche était exclusivement féminine et effectuée par des personnes de tout âge. On retrouve dans cet extrait des images similaires à celles filmées par Paul Spindler à Châtenois, deux à trois décennies plus tôt (voir [[Lavandières_à_Châtenois_(0026FN0004)|Lavandières à Châtenois]]). La petite place de la commune est aménagée pour cette tâche : petit canal, grande dalle en pierre, petite écluse pour gérer le niveau d’eau. Les arbres sur le côté permettent sûrement d’obtenir un peu d’ombre lors du travail de lavage en été. Kugler enregistre des images de lavandières effectuant une tâche physique importante, dans des postures inconfortables. Les femmes sont agenouillées dans des boîtes à laver pour pallier ce problème, ou en tout cas pour rendre leur tâche moins désagréable. Originellement biannuel, le travail du linge devint hebdomadaire dans les années 1930. Vingt années plus tard, avec l’avènement de la société de consommation et la démocratisation du lave-linge, on aurait pu s’attendre à une large diminution de cette activité. Or, en 1961, seul un quart des ménages alsaciens possèdent un tel équipement. Celui-ci va d’ailleurs de pair avec un raccordement aux canalisations d’eau et avec des politiques d’urbanisme en ce sens. Face à de tels investissements, on comprend facilement que pendant longtemps, le lave-linge reste un luxe et un équipement qu'il est exceptionnel de trouver dans les ménages en milieu rural alsacien.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Ribeauvillé, où le réalisateur filme les habitants qui vaquent à leurs occupations, rares sont les voitures qui passent dans le champ de la caméra, contrairement aux nombreuses bicyclettes et charrettes à bras présentes à l’image. D’ailleurs, les rues pavées de ces villages médiévaux et l’étroitesse des portes fortifiées (on aperçoit un panneau limitant la hauteur des véhicules à l’entrée de Bergheim) ne participent pas à la praticité de l’usage des routes et rues municipales pour les véhicules.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le réalisateur choisit de filmer dans la rue où se trouve son magasin de photographie. Il y propose un service rapide pour le développement des photos sur place en huit heures et vend du matériel « Kodak ». Un autre commerce constitue un élément de modernité au milieu des rues de la ville médiévale. En effet, une enseigne « Philips » est visible à l’image. Société néerlandaise, la firme produit et vend du matériel de technologies très modernes. Elle s’installe rapidement sur le podium des plus grandes entreprises qui dominent les marchés des téléviseurs et de l’électroménager, aux côtés de Thompson et Electrolux. De plus, Philips est aussi connue pour son activité au sein du secteur musical dans les années 1950-1960, moment où la chanson française connaît un âge d’or (G. Brassens, J. Brel, et d’autres encore).&lt;br /&gt;
Kugler filme donc davantage que l’avènement de la société de consommation. En effet, à travers ses images transparaît également l’implantation du marché de l’audio et du visuel dans le monde rural, filière dans laquelle il évolue lui-même et pour laquelle il témoigne d’un intérêt important. Ce film pourrait d’ailleurs être un test des nouveaux matériels de capture d’images par le réalisateur, matériels vendus dans son propre magasin.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Anny BLOCH-RAYMOND, « Bateaux-lavoirs, buanderies et blanchisseries. Des relations entre espaces publics, espaces privés » dans ''Revue des Sciences sociales'', n°13, n°13 bis, 1984.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude DAUMAS, ''La révolution matérielle : une histoire de la consommation : France XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; – XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle'', Paris, Flammarion, 2018.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. SCHAUB-FALLER, C. SITTLER, C. BONNET, T. RIEGER, R. SCHWAB, M. DOERFLINGER, « Bergheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 1, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 569-576.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=13367</id>
		<title>Route du vin (0075FS0007)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=13367"/>
		<updated>2020-01-10T17:30:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sur la Route du Vin : Bergheim et Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FS0007&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|dateFin=1965&lt;br /&gt;
|video=0075FS0007_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:06:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Route_du_vin.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Bergheim; Route du Vin d'Alsace&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19457, 7.32045&lt;br /&gt;
|thematique=Rural life@ Natural and transformed landscape@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme une séquence de caméra embarquée en voiture. Il parcourt la route du vin de Ribeauvillé à Bergheim. Puis il filme des scènes quotidiennes à Bergheim et surtout dans la rue où se trouve son magasin à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panneau : « D. I Bis. Bergheim 3k. Haut-Koenigsbourg 17k. Haut-Rhin. Route du vin ». Plan de caméra embarquée sur une voiture. Une rue avec des arbres sur le côté de la route. Des vignes sur un enrochement à gauche. Le véhicule double une charrette tirée par un cheval et sort du village. Il double également deux personnes à bicyclette et circule sur une route au panorama pittoresque. Des poteaux électriques et des éléments de signalisation de virages longent la route. Des vignes partout. Court plan fixe du même type (maladresse ?). Plan de caméra embarquée continue. Le véhicule arrive dans un village. Des gens marchent sur la route. Un panneau : « Bergheim ». La voiture circule dans la rue et avance vers une porte médiévale avec une horloge. Mouvement panoramique du bas vers le haut de la porte médiévale. Le véhicule pénètre le bourg par la porte. Mouvement panoramique du bas vers le haut de l’autre côté de la porte. Des arbres taillés sur la petite place. Mouvements panoramiques du bas vers le haut en plan serré de la tour, panneau : 2,4 m de hauteur, une date : 1300, l’horloge, un petit clocher au sommet. Une charrette chargée de branche et tractée par un bœuf, un homme et un enfant sur la charrette. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur un lavoir au milieu d’une place pavée, avec des femmes. Plan serré sur les femmes qui discutent. Des femmes adultes et jeunes lavent le linge au lavoir. Plan serré sur un homme qui fume. Il déplace du bois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plan d’une rue pavée, on vaque à ses occupations, on se déplace à bicyclette, on porte des cannes à lait. Mouvement panoramique d’une devanture de commerce, des enseignes « Kodak » et « Lumière », puis une enseigne supplémentaire « Photo Kugler ». Des passants se déplacent dans la rue. Une femme balaye le trottoir. Plan fixe d’une rue avec des passants. À l’arrière-plan, une enseigne « Philips ». Un vieil homme s’arrête pour saluer une passante et une enfant. Court mouvement panoramique de la rue. Une voiture passe. On remarque une enseigne « ici développement et tirage des films […] en 8 heures. Une femme et un enfant regarde la vitrine. Plan rapproché de femmes qui discutent devant l’entrée d’un commerce. Des sacs à mains. Elles partent. Plan fixe et ralenti d’un homme qui pousse une petite charrette à bras chargée d’objets sur la rue pavée. Autres plans des passants.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Un réalisateur amateur sur la Route du Vin ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_caméra_embarquée.PNG|400px|thumb|left|Image de la caméra embarquée, tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Ce film amateur démontre les talents du réalisateur Jean-Georges Kugler. Lui, qui a l’habitude de projeter ses films à la maison le dimanche, lors des fêtes de famille ou au cinéma associatif de Ribeauvillé, propose cette fois-ci des séquences inhabituelles à la vue de ses spectateurs. Il commence par une séquence de caméra embarquée à bord d’une voiture sur la route qui relie Ribeauvillé et Bergheim. L’image est stable par rapport aux éléments visibles du véhicule, ce qui tend à montrer que l’appareil est directement fixé à la voiture et non pas tenu à la main lors de ce court voyage. Le réalisateur avait acheté une 4CV de la marque Renault peu après avoir commencé son commerce dans les rues de Ribeauvillé. Il s'agissait du premier succès de grande ampleur du constructeur français, le modèle étant le premier à avoir dépassé le million de vente. Le capot avant du véhicule, très bombé, est d'ailleurs reconnaissable dans cet extrait. Kugler faisait donc partie des 21% de Français qui possédaient une voiture individuelle en 1953 (J.-C. DAUMAS, &amp;quot;La révolution matérielle...&amp;quot;). Autre curiosité, l’un des derniers plans du film est une courte séquence au ralenti d’un homme qui pousse une charrette à bras dans les rues de Ribeauvillé. Plus habituel en revanche, de nombreux mouvements panoramiques permettent d’apprécier la beauté des édifices de la route des vins et la vie quotidienne des habitants qui se trouvent sur son tracé.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le film est difficile à dater, mais il est certain qu’il fut tourné après mai 1953. En effet, le premier plan sur un panneau, tel un carton, présente le lieu de la séquence : « Route du Vin ». Or, celle-ci est inaugurée le 30 mai de l’année 1953.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bergheim et Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Porte_Haute_de_Bergheim.PNG|500px|thumb|right|La Porte Haute de Bergheim, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le réalisateur part en voiture de sa ville d’habitation (Ribeauvillé) et se rend à Bergheim, situé à 3 kilomètres en empruntant la route départementale 1 bis. Ce bourg médiéval est entouré de remparts sur près de deux kilomètres. Datant du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont dominés par la Porte Haute filmée par le réalisateur. Situé sur la Route du Vin, Bergheim bénéficie d’une production viticole dynamique et très ancienne, dont on a des traces dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les « Riesling » et « Gewürztraminer » en constituent les cépages centraux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par Jean-Georges Kugler, le paysage est couvert de vignes. Des infrastructures sont parfois aménagées pour permettre le passage d’une route, tels les enrochements qui coupent la pente naturelle des collines viticoles et en solidifient la terrasse ainsi formée. Au moment du tournage, les hommes de Bergheim et leurs fils semblent s’occuper de la taille des vignes, puisqu’une charrette bourrée de leurs fines branches est filmée dans les rues du bourg. Les femmes quant à elle s’occupent du linge, à tout âge.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Après son petit périple sur la Route du Vin, Jean-Georges Kugler filme la vie quotidienne de Ribeauvillé. Il décide de se positionner devant son magasin, qui se situe dans la Grand Rue de la ville. C’est là qu’il filme les habitants dans leurs occupations. Si cette rue est un lieu de circulation bondé, il s’agit également d’un lieu de sociabilisation important. Les passants sont apprêtés et y discutent. Ils cherchent également les produits dont ils ont besoin. Certaines femmes portent d’ailleurs des paniers et des cannes à lait en aluminium. En revanche, bien que Ribeauvillé se situe sur la Route du Vin est témoigne d’une tradition de viticulture aussi ancienne que Bergheim, c’est un milieu entre ruralité et urbanité qui transparaît à l’image. Les activités y sont davantage commerçantes et celles d’un pôle local d’échanges.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Entre modernité et comportement traditionnel. ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Magasin_de_Jean-Georges_Kugler.PNG|500px|thumb|left|Magasin de Jean-Georges Kugler, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Particularité de ce film amateur, un important contraste entre des éléments de modernité et des comportements traditionnels est observable. Route propre et bitumée, poteaux qui apportent l’électricité dans les villages, éléments de signalisation le long de la route et notamment dans les virages sinueux de la Route du Vin. Ces éléments contrastent avec l’absence notable de voiture lors du parcours effectué au début de la séquence. La route est empruntée en particulier par des personnes à bicyclettes et par des charrettes tractées par des animaux. Tout cela montre que malgré une production automobile en hausse tout au long du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le monde rural reste globalement à l’écart de cette évolution au moment du tournage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Bergheim, les femmes lavent le linge de manière traditionnelle au lavoir.&lt;br /&gt;
Cette tâche était exclusivement féminine et effectuée par des personnes de tout âge. On retrouve dans cet extrait des images similaires à celles filmées par Paul Spindler à Châtenois, deux à trois décennies plus tôt (voir [[Lavandières_à_Châtenois_(0026FN0004)|Lavandières à Châtenois]]). La petite place de la commune est aménagée pour cette tâche : petit canal, grande dalle en pierre, petite écluse pour gérer le niveau d’eau. Les arbres sur le côté permettent sûrement d’obtenir un peu d’ombre lors du travail de lavage en été. Kugler enregistre des images de lavandières effectuant une tâche physique importante, dans des postures inconfortables. Les femmes sont agenouillées dans des boîtes à laver pour pallier ce problème, ou en tout cas pour rendre leur tâche moins désagréable. Originellement biannuel, le travail du linge devint hebdomadaire dans les années 1930. Vingt années plus tard, avec l’avènement de la société de consommation et la démocratisation du lave-linge, on aurait pu s’attendre à une large diminution de cette activité. Or, en 1961, seul un quart des ménages alsaciens possèdent un tel équipement. Celui-ci va d’ailleurs de pair avec un raccordement aux canalisations d’eau et avec des politiques d’urbanisme en ce sens. Face à de tels investissements, on comprend facilement que pendant longtemps, le lave-linge reste un luxe et un équipement qu'il est exceptionnel de trouver dans les ménages en milieu rural alsacien.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Ribeauvillé, où le réalisateur filme les habitants qui vaquent à leurs occupations, rares sont les voitures qui passent dans le champ de la caméra, contrairement aux nombreuses bicyclettes et charrettes à bras présentes à l’image. D’ailleurs, les rues pavées de ces villages médiévaux et l’étroitesse des portes fortifiées (on aperçoit un panneau limitant la hauteur des véhicules à l’entrée de Bergheim) ne participent pas à la praticité de l’usage des routes et rues municipales pour les véhicules.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le réalisateur choisit de filmer dans la rue où se trouve son magasin de photographie. Il y propose un service rapide pour le développement des photos sur place en huit heures et vend du matériel « Kodak ». Un autre commerce constitue un élément de modernité au milieu des rues de la ville médiévale. En effet, une enseigne « Philips » est visible à l’image. Société néerlandaise, la firme produit et vend du matériel de technologies très modernes. Elle s’installe rapidement sur le podium des plus grandes entreprises qui dominent les marchés des téléviseurs et de l’électroménager, aux côtés de Thompson et Electrolux. De plus, Philips est aussi connue pour son activité au sein du secteur musical dans les années 1950-1960, moment où la chanson française connaît un âge d’or (G. Brassens, J. Brel, et d’autres encore).&lt;br /&gt;
Kugler filme donc davantage que l’avènement de la société de consommation. En effet, à travers ses images transparaît également l’implantation du marché de l’audio et du visuel dans le monde rural, filière dans laquelle il évolue lui-même et pour laquelle il témoigne d’un intérêt important. Ce film pourrait d’ailleurs être un test des nouveaux matériels de capture d’images par le réalisateur, matériels vendus dans son propre magasin.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Anny BLOCH-RAYMOND, « Bateaux-lavoirs, buanderies et blanchisseries. Des relations entre espaces publics, espaces privés » dans ''Revue des Sciences sociales'', n°13, n°13 bis, 1984.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude DAUMAS, ''La révolution matérielle : une histoire de la consommation : France XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; – XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle'', Paris, Flammarion, 2018.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. SCHAUB-FALLER, C. SITTLER, C. BONNET, T. RIEGER, R. SCHWAB, M. DOERFLINGER, « Bergheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 1, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 569-576.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
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		<title>Route du vin (0075FS0007)</title>
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		<updated>2020-01-10T17:01:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sur la Route du Vin : Bergheim et Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Route_du_vin.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Bergheim; Route du Vin d'Alsace&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19457, 7.32045&lt;br /&gt;
|thematique=Rural life@ Natural and transformed landscape@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme une séquence de caméra embarquée en voiture. Il parcourt la route du vin de Ribeauvillé à Bergheim. Puis il filme des scènes quotidiennes à Bergheim et surtout dans la rue où se trouve son magasin à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panneau : « D. I Bis. Bergheim 3k. Haut-Koenigsbourg 17k. Haut-Rhin. Route du vin ». Plan de caméra embarquée sur une voiture. Une rue avec des arbres sur le côté de la route. Des vignes sur un enrochement à gauche. Le véhicule double une charrette tirée par un cheval et sort du village. Il double également deux personnes à bicyclette et circule sur une route au panorama pittoresque. Des poteaux électriques et des éléments de signalisation de virages longent la route. Des vignes partout. Court plan fixe du même type (maladresse ?). Plan de caméra embarquée continue. Le véhicule arrive dans un village. Des gens marchent sur la route. Un panneau : « Bergheim ». La voiture circule dans la rue et avance vers une porte médiévale avec une horloge. Mouvement panoramique du bas vers le haut de la porte médiévale. Le véhicule pénètre le bourg par la porte. Mouvement panoramique du bas vers le haut de l’autre côté de la porte. Des arbres taillés sur la petite place. Mouvements panoramiques du bas vers le haut en plan serré de la tour, panneau : 2,4 m de hauteur, une date : 1300, l’horloge, un petit clocher au sommet. Une charrette chargée de branche et tractée par un bœuf, un homme et un enfant sur la charrette. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur un lavoir au milieu d’une place pavée, avec des femmes. Plan serré sur les femmes qui discutent. Des femmes adultes et jeunes lavent le linge au lavoir. Plan serré sur un homme qui fume. Il déplace du bois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plan d’une rue pavée, on vaque à ses occupations, on se déplace à bicyclette, on porte des cannes à lait. Mouvement panoramique d’une devanture de commerce, des enseignes « Kodak » et « Lumière », puis une enseigne supplémentaire « Photo Kugler ». Des passants se déplacent dans la rue. Une femme balaye le trottoir. Plan fixe d’une rue avec des passants. À l’arrière-plan, une enseigne « Philips ». Un vieil homme s’arrête pour saluer une passante et une enfant. Court mouvement panoramique de la rue. Une voiture passe. On remarque une enseigne « ici développement et tirage des films […] en 8 heures. Une femme et un enfant regarde la vitrine. Plan rapproché de femmes qui discutent devant l’entrée d’un commerce. Des sacs à mains. Elles partent. Plan fixe et ralenti d’un homme qui pousse une petite charrette à bras chargée d’objets sur la rue pavée. Autres plans des passants.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Un réalisateur amateur sur la Route du Vin ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_caméra_embarquée.PNG|400px|thumb|left|Image de la caméra embarquée, tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Ce film amateur démontre les talents du réalisateur Jean-Georges Kugler. Lui, qui a l’habitude de projeter ses films à la maison le dimanche, lors des fêtes de famille ou au cinéma associatif de Ribeauvillé, propose cette fois-ci des séquences inhabituelles à la vue de ses spectateurs. Il commence par une séquence de caméra embarquée à bord d’une voiture sur la route qui relie Ribeauvillé et Bergheim. L’image est stable par rapport aux éléments visibles du véhicule, ce qui tend à montrer que l’appareil est directement fixé à la voiture et non pas tenu à la main lors de ce court voyage. Autre curiosité, l’un des derniers plans du film est une courte séquence au ralenti d’un homme qui pousse une charrette à bras dans les rues de Ribeauvillé. Plus habituel en revanche, de nombreux mouvements panoramiques permettent d’apprécier la beauté des édifices de la route des vins et la vie quotidienne des habitants qui se trouvent sur son tracé.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le film est difficile à dater, mais il est certain qu’il fut tourné après mai 1953. En effet, le premier plan sur un panneau, tel un carton, présente le lieu de la séquence : « Route du Vin ». Or, celle-ci est inaugurée le 30 mai de l’année 1953.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bergheim et Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Porte_Haute_de_Bergheim.PNG|500px|thumb|right|La Porte Haute de Bergheim, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le réalisateur part en voiture de sa ville d’habitation (Ribeauvillé) et se rend à Bergheim, situé à 3 kilomètres en empruntant la route départementale 1 bis. Ce bourg médiéval est entouré de remparts sur près de deux kilomètres. Datant du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont dominés par la Porte Haute filmée par le réalisateur. Situé sur la Route du Vin, Bergheim bénéficie d’une production viticole dynamique et très ancienne, dont on a des traces dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les « Riesling » et « Gewürztraminer » en constituent les cépages centraux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par Jean-Georges Kugler, le paysage est couvert de vignes. Des infrastructures sont parfois aménagées pour permettre le passage d’une route, tels les enrochements qui coupent la pente naturelle des collines viticoles et en solidifient la terrasse ainsi formée. Au moment du tournage, les hommes de Bergheim et leurs fils semblent s’occuper de la taille des vignes, puisqu’une charrette bourrée de leurs fines branches est filmée dans les rues du bourg. Les femmes quant à elle s’occupent du linge, à tout âge.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Après son petit périple sur la Route du Vin, Jean-Georges Kugler filme la vie quotidienne de Ribeauvillé. Il décide de se positionner devant son magasin, qui se situe dans la Grand Rue de la ville. C’est là qu’il filme les habitants dans leurs occupations. Si cette rue est un lieu de circulation bondé, il s’agit également d’un lieu de sociabilisation important. Les passants sont apprêtés et y discutent. Ils cherchent également les produits dont ils ont besoin. Certaines femmes portent d’ailleurs des paniers et des cannes à lait en aluminium. En revanche, bien que Ribeauvillé se situe sur la Route du Vin est témoigne d’une tradition de viticulture aussi ancienne que Bergheim, c’est un milieu entre ruralité et urbanité qui transparaît à l’image. Les activités y sont davantage commerçantes et celles d’un pôle local d’échanges.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Entre modernité et comportement traditionnel. ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Magasin_de_Jean-Georges_Kugler.PNG|500px|thumb|left|Magasin de Jean-Georges Kugler, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Particularité de ce film amateur, un important contraste entre des éléments de modernité et des comportements traditionnels est observable. Route propre et bitumée, poteaux qui apportent l’électricité dans les villages, éléments de signalisation le long de la route et notamment dans les virages sinueux de la Route du Vin. Ces éléments contrastent avec l’absence notable de voiture lors du parcours effectué au début de la séquence. La route est empruntée en particulier par des personnes à bicyclettes et par des charrettes tractées par des animaux. Tout cela montre que malgré une production automobile en hausse tout au long du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le monde rural reste globalement à l’écart de cette évolution au moment du tournage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Bergheim, les femmes lavent le linge de manière traditionnelle au lavoir.&lt;br /&gt;
Cette tâche était exclusivement féminine et effectuée par des personnes de tout âge. On retrouve dans cet extrait des images similaires à celles filmées par Paul Spindler à Châtenois, deux à trois décennies plus tôt (voir [[Lavandières_à_Châtenois_(0026FN0004)|Lavandières à Châtenois]]). La petite place de la commune est aménagée pour cette tâche : petit canal, grande dalle en pierre, petite écluse pour gérer le niveau d’eau. Les arbres sur le côté permettent sûrement d’obtenir un peu d’ombre lors du travail de lavage en été. Kugler enregistre des images de lavandières effectuant une tâche physique importante, dans des postures inconfortables. Les femmes sont agenouillées dans des boîtes à laver pour pallier ce problème, ou en tout cas pour rendre leur tâche moins désagréable. Originellement biannuel, le travail du linge devint hebdomadaire dans les années 1930. Vingt années plus tard, avec l’avènement de la société de consommation et la démocratisation du lave-linge, on aurait pu s’attendre à une large diminution de cette activité. Or, en 1961, seul un quart des ménages alsaciens possèdent un tel équipement. Celui-ci va d’ailleurs de pair avec un raccordement aux canalisations d’eau et avec des politiques d’urbanisme en ce sens. Face à de tels investissements, on comprend facilement que pendant longtemps, le lave-linge reste un luxe et un équipement qu'il est exceptionnel de trouver dans les ménages en milieu rural alsacien.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Ribeauvillé, où le réalisateur filme les habitants qui vaquent à leurs occupations, rares sont les voitures qui passent dans le champ de la caméra, contrairement aux nombreuses bicyclettes et charrettes à bras présentes à l’image. D’ailleurs, les rues pavées de ces villages médiévaux et l’étroitesse des portes fortifiées (on aperçoit un panneau limitant la hauteur des véhicules à l’entrée de Bergheim) ne participent pas à la praticité de l’usage des routes et rues municipales pour les véhicules.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le réalisateur choisit de filmer dans la rue où se trouve son magasin de photographie. Il y propose un service rapide pour le développement des photos sur place en huit heures et vend du matériel « Kodak ». Un autre commerce constitue un élément de modernité au milieu des rues de la ville médiévale. En effet, une enseigne « Philips » est visible à l’image. Société néerlandaise, la firme produit et vend du matériel de technologies très modernes. Elle est d’ailleurs connue pour son activité au sein du secteur musical dans les années 1950-1960, moment où la chanson française connaît un âge d’or (G. Brassens, J. Brel, et d’autres encore). C’est donc également l’implantation du marché de l’audio et du visuel dans le monde rural que le réalisateur capture, filière dans laquelle il évolue lui-même. Ce film pourrait d’ailleurs être un test des nouveaux matériels de capture d’images par le réalisateur, matériels vendus dans son propre magasin.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Anny BLOCH-RAYMOND, « Bateaux-lavoirs, buanderies et blanchisseries. Des relations entre espaces publics, espaces privés » dans ''Revue des Sciences sociales'', n°13, n°13 bis, 1984.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. SCHAUB-FALLER, C. SITTLER, C. BONNET, T. RIEGER, R. SCHWAB, M. DOERFLINGER, « Bergheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 1, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 569-576.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=13365</id>
		<title>Route du vin (0075FS0007)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=13365"/>
		<updated>2020-01-10T16:57:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sur la Route du Vin : Bergheim et Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FS0007&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|dateFin=1965&lt;br /&gt;
|video=0075FS0007_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:06:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Route_du_vin.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Bergheim; Route du Vin d'Alsace&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19457, 7.32045&lt;br /&gt;
|thematique=Rural life@ Natural and transformed landscape@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme une séquence de caméra embarquée en voiture. Il parcourt la route du vin de Ribeauvillé à Bergheim. Puis il filme des scènes quotidiennes à Bergheim et surtout dans la rue où se trouve son magasin à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panneau : « D. I Bis. Bergheim 3k. Haut-Koenigsbourg 17k. Haut-Rhin. Route du vin ». Plan de caméra embarquée sur une voiture. Une rue avec des arbres sur le côté de la route. Des vignes sur un enrochement à gauche. Le véhicule double une charrette tirée par un cheval et sort du village. Il double également deux personnes à bicyclette et circule sur une route au panorama pittoresque. Des poteaux électriques et des éléments de signalisation de virages longent la route. Des vignes partout. Court plan fixe du même type (maladresse ?). Plan de caméra embarquée continue. Le véhicule arrive dans un village. Des gens marchent sur la route. Un panneau : « Bergheim ». La voiture circule dans la rue et avance vers une porte médiévale avec une horloge. Mouvement panoramique du bas vers le haut de la porte médiévale. Le véhicule pénètre le bourg par la porte. Mouvement panoramique du bas vers le haut de l’autre côté de la porte. Des arbres taillés sur la petite place. Mouvements panoramiques du bas vers le haut en plan serré de la tour, panneau : 2,4 m de hauteur, une date : 1300, l’horloge, un petit clocher au sommet. Une charrette chargée de branche et tractée par un bœuf, un homme et un enfant sur la charrette. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur un lavoir au milieu d’une place pavée, avec des femmes. Plan serré sur les femmes qui discutent. Des femmes adultes et jeunes lavent le linge au lavoir. Plan serré sur un homme qui fume. Il déplace du bois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plan d’une rue pavée, on vaque à ses occupations, on se déplace à bicyclette, on porte des cannes à lait. Mouvement panoramique d’une devanture de commerce, des enseignes « Kodak » et « Lumière », puis une enseigne supplémentaire « Photo Kugler ». Des passants se déplacent dans la rue. Une femme balaye le trottoir. Plan fixe d’une rue avec des passants. À l’arrière-plan, une enseigne « Philips ». Un vieil homme s’arrête pour saluer une passante et une enfant. Court mouvement panoramique de la rue. Une voiture passe. On remarque une enseigne « ici développement et tirage des films […] en 8 heures. Une femme et un enfant regarde la vitrine. Plan rapproché de femmes qui discutent devant l’entrée d’un commerce. Des sacs à mains. Elles partent. Plan fixe et ralenti d’un homme qui pousse une petite charrette à bras chargée d’objets sur la rue pavée. Autres plans des passants.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Un réalisateur amateur sur la Route du Vin ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_caméra_embarquée.PNG|400px|thumb|left|Image de la caméra embarquée, tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Ce film amateur démontre les talents du réalisateur Jean-Georges Kugler. Lui, qui a l’habitude de projeter ses films à la maison le dimanche, lors des fêtes de famille ou au cinéma associatif de Ribeauvillé, propose cette fois-ci des séquences inhabituelles à la vue de ses spectateurs. Il commence par une séquence de caméra embarquée à bord d’une voiture sur la route qui relie Ribeauvillé et Bergheim. L’image est stable par rapport aux éléments visibles du véhicule, ce qui tend à montrer que l’appareil est directement fixé à la voiture et non pas tenu à la main lors de ce court voyage. Autre curiosité, l’un des derniers plans du film est une courte séquence au ralenti d’un homme qui pousse une charrette à bras dans les rues de Ribeauvillé. Plus habituel en revanche, de nombreux mouvements panoramiques permettent d’apprécier la beauté des édifices de la route des vins et la vie quotidienne des habitants qui se trouvent sur son tracé.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le film est difficile à dater, mais il est certain qu’il fut tourné après mai 1953. En effet, le premier plan sur un panneau, tel un carton, présente le lieu de la séquence : « Route du Vin ». Or, celle-ci est inaugurée le 30 mai de l’année 1953.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bergheim et Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Porte_Haute_de_Bergheim.PNG|500px|thumb|right|La Porte Haute de Bergheim, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le réalisateur part en voiture de sa ville d’habitation (Ribeauvillé) et se rend à Bergheim, situé à 3 kilomètres en empruntant la route départementale 1 bis. Ce bourg médiéval est entouré de remparts sur près de deux kilomètres. Datant du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont dominés par la Porte Haute filmée par le réalisateur. Situé sur la Route du Vin, Bergheim bénéficie d’une production viticole dynamique et très ancienne, dont on a des traces dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les « Riesling » et « Gewürztraminer » en constituent les cépages centraux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par Jean-Georges Kugler, le paysage est couvert de vignes. Des infrastructures sont parfois aménagées pour permettre le passage d’une route, tels les enrochements qui coupent la pente naturelle des collines viticoles et en solidifient la terrasse ainsi formée. Au moment du tournage, les hommes de Bergheim et leurs fils semblent s’occuper de la taille des vignes, puisqu’une charrette bourrée de leurs fines branches est filmée dans les rues du bourg. Les femmes quant à elle s’occupent du linge, à tout âge.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Après son petit périple sur la Route du Vin, Jean-Georges Kugler filme la vie quotidienne de Ribeauvillé. Il décide de se positionner devant son magasin, qui se situe dans la Grand Rue de la ville. C’est là qu’il filme les habitants dans leurs occupations. Si cette rue est un lieu de circulation bondé, il s’agit également d’un lieu de sociabilisation important. Les passants sont apprêtés et y discutent. Ils cherchent également les produits dont ils ont besoin. Certaines femmes portent d’ailleurs des paniers et des cannes à lait en aluminium. En revanche, bien que Ribeauvillé se situe sur la Route du Vin est témoigne d’une tradition de viticulture aussi ancienne que Bergheim, c’est un milieu entre ruralité et urbanité qui transparaît à l’image. Les activités y sont davantage commerçantes et celles d’un pôle local d’échanges.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Entre modernité et comportement traditionnel. ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Magasin_de_Jean-Georges_Kugler.PNG|500px|thumb|left|Magasin de Jean-Georges Kugler, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Particularité de ce film amateur, un important contraste entre des éléments de modernité et des comportements traditionnels est observable. Route propre et bitumée, poteaux qui apportent l’électricité dans les villages, éléments de signalisation le long de la route et notamment dans les virages sinueux de la Route du Vin. Ces éléments contrastent avec l’absence notable de voiture lors du parcours effectué au début de la séquence. La route est empruntée en particulier par des personnes à bicyclettes et par des charrettes tractées par des animaux. Tout cela montre que malgré une production automobile en hausse tout au long du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le monde rural reste globalement à l’écart de cette évolution au moment du tournage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Bergheim, les femmes lavent le linge de manière traditionnelle au lavoir.&lt;br /&gt;
Cette tâche était exclusivement féminine et effectuée par des personnes de tout âge. On retrouve dans cet extrait des images similaires à celles filmées par Paul Spindler à Châtenois, deux à trois décennies plus tôt (voir [[Lavandières_à_Châtenois_(0026FN0004)|Lavandières à Châtenois]]). La petite place de la commune est aménagée pour cette tâche : petit canal, grande dalle en pierre, petite écluse pour gérer le niveau d’eau. Les arbres sur le côté permettent sûrement d’obtenir un peu d’ombre lors du travail de lavage en été. Kugler enregistre des images de lavandières effectuant une tâche physique importante, dans des postures inconfortables. Les femmes sont agenouillées dans des boîtes à laver pour pallier ce problème, ou en tout cas pour rendre leur tâche moins désagréable. Originellement biannuel, le travail du linge devint hebdomadaire dans les années 1930. Vingt années plus tard, avec l’avènement de la société de consommation et la démocratisation du lave-linge, on aurait pu s’attendre à une large diminution de cette activité. Or, en 1961, seul un quart des ménages alsaciens possèdent un tel équipement. Celui-ci va d’ailleurs de pair avec un raccordement aux canalisations d’eau et avec des politiques d’urbanisme en ce sens. Face à de tels investissements, on comprend facilement que dans les années 1970, posséder un lave-linge reste exceptionnel dans le milieu rural alsacien.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Ribeauvillé, où le réalisateur filme les habitants qui vaquent à leurs occupations, rares sont les voitures qui passent dans le champ de la caméra, contrairement aux nombreuses bicyclettes et charrettes à bras présentes à l’image. D’ailleurs, les rues pavées de ces villages médiévaux et l’étroitesse des portes fortifiées (on aperçoit un panneau limitant la hauteur des véhicules à l’entrée de Bergheim) ne participent pas à la praticité de l’usage des routes et rues municipales pour les véhicules.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le réalisateur choisit de filmer dans la rue où se trouve son magasin de photographie. Il y propose un service rapide pour le développement des photos sur place en huit heures et vend du matériel « Kodak ». Un autre commerce constitue un élément de modernité au milieu des rues de la ville médiévale. En effet, une enseigne « Philips » est visible à l’image. Société néerlandaise, la firme produit et vend du matériel de technologies très modernes. Elle est d’ailleurs connue pour son activité au sein du secteur musical dans les années 1950-1960, moment où la chanson française connaît un âge d’or (G. Brassens, J. Brel, et d’autres encore). C’est donc également l’implantation du marché de l’audio et du visuel dans le monde rural que le réalisateur capture, filière dans laquelle il évolue lui-même. Ce film pourrait d’ailleurs être un test des nouveaux matériels de capture d’images par le réalisateur, matériels vendus dans son propre magasin.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. SCHAUB-FALLER, C. SITTLER, C. BONNET, T. RIEGER, R. SCHWAB, M. DOERFLINGER, « Bergheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 1, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 569-576.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12312</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
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		<updated>2019-12-28T20:46:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-28&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1952, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; pour filmer de hauts lieux touristiques alsaciens : Dambach-la-Ville, Orschwiller et le Haut-Koenigsbourg, Riquewihr et Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, très peu d'enfants sont visibles à l’écran. &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. La Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence. En revanche, il disposait de peu de places (ce qui explique sûrement l'absence des enfants pour réduire le nombre de personnes qui partent en excursion).&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue de la chapelle_Saint-Sébastien_de_Dambach.jpeg|400px|thumb|left|Photographie de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach, vue sur le village, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre offrir un large point de vue sur la plaine d'Alsace, la chapelle comporte un ossuaire parmi ses grands intérêts touristiques. Celui-ci se situe dans une cave voûtée à son pied, d’où le groupe semble partir. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements qu'elle contient. La population de Dambach avait pris part au ''Bundschuh'' de 1493 et à la Guerre des Paysans de 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna mal pour les paysans le 25 mai 1525 près de Scherwiller (localité peu éloignée). Selon la première proposition, les os seraient ceux des gens tombés lors de l'hécatombe. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|right|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que l'établissement est le restaurant « Au cheval Blanc », toujours en activité aujourd’hui, et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activités de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également un parfait court-métrage publicitaire pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des moments de convivialité que Charles Veltz capture. Les images proposent de montrer la beauté que la région a réussi à conserver/réparer, malgré la violence de la Seconde guerre mondiale. À ce titre, la séquence a une dimension particulière, sept années après la fin d'un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l'Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12311</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12311"/>
		<updated>2019-12-28T18:50:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-28&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1952, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; pour filmer de hauts lieux touristiques alsaciens : Dambach-la-Ville, Orschwiller et le Haut-Koenigsbourg, Riquewihr et Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue de la chapelle_Saint-Sébastien_de_Dambach.jpeg|400px|thumb|left|Photographie de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach, vue sur le village, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre offrir un large point de vue sur la plaine d'Alsace, la chapelle comporte un ossuaire parmi ses grands intérêts touristiques. Celui-ci se situe dans une cave voûtée à son pied, d’où le groupe semble partir. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements qu'elle contient. La population de Dambach avait pris part au ''Bundschuh'' de 1493 et à la Guerre des Paysans de 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna mal pour les paysans le 25 mai 1525 près de Scherwiller (localité peu éloignée). Selon la première proposition, les os seraient ceux des gens tombés lors de l'hécatombe. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|right|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que l'établissement est le restaurant « Au cheval Blanc », toujours en activité aujourd’hui, et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activités de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également un parfait court-métrage publicitaire pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des moments de convivialité que Charles Veltz capture. Les images proposent de montrer la beauté que la région a réussi à conserver/réparer, malgré la violence de la Seconde guerre mondiale. À ce titre, la séquence a une dimension particulière, sept années après la fin d'un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l'Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12310</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12310"/>
		<updated>2019-12-28T18:50:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1952, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; pour filmer de hauts lieux touristiques alsaciens : Dambach-la-Ville, Orschwiller et le Haut-Koenigsbourg, Riquewihr et Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue de la chapelle_Saint-Sébastien_de_Dambach.jpeg|400px|thumb|left|Photographie de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach, vue sur le village, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre offrir un large point de vue sur la plaine d'Alsace, la chapelle comporte un ossuaire parmi ses grands intérêts touristiques. Celui-ci se situe dans une cave voûtée à son pied, d’où le groupe semble partir. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements qu'elle contient. La population de Dambach avait pris part au ''Bundschuh'' de 1493 et à la Guerre des Paysans de 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna mal pour les paysans le 25 mai 1525 près de Scherwiller (localité peu éloignée). Selon la première proposition, les os seraient ceux des gens tombés lors de l'hécatombe. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|right|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que l'établissement est le restaurant « Au cheval Blanc », toujours en activité aujourd’hui, et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activités de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également un parfait court-métrage publicitaire pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des moments de convivialité que Charles Veltz capture. Les images proposent de montrer la beauté que la région a réussi à conserver/réparer, malgré la violence de la Seconde guerre mondiale. À ce titre, la séquence a une dimension particulière, sept années après la fin d'un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l'Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12309</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
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		<updated>2019-12-28T18:49:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1952, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; pour filmer de hauts lieux touristiques alsaciens : Dambach-la-Ville, Orschwiller et le Haut-Koenigsbourg, Riquewihr et Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue de la chapelle_Saint-Sébastien_de_Dambach.jpeg|400px|thumb|left|Photographie de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach, vue sur le village, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre offrir un large point de vue sur la plaine d'Alsace, la chapelle comporte un ossuaire parmi ses grands intérêts touristiques. Celui-ci se situe dans une cave voûtée à son pied, d’où le groupe semble partir. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements qu'elle contient. La population de Dambach avait pris part au ''Bundschuh'' de 1493 et à la Guerre des Paysans de 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna mal pour les paysans le 25 mai 1525 près de Scherwiller (localité peu éloignée). Selon la première proposition, les os seraient ceux des gens tombés lors de l'hécatombe. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|right|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que l'établissement est le restaurant « Au cheval Blanc », toujours en activité aujourd’hui, et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activités de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également un parfait court-métrage publicitaire pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des moments de convivialité que Charles Veltz capture. Les images proposent de montrer la beauté que la région a réussi à conserver/réparer, malgré la violence de la Seconde guerre mondiale. À ce titre, la séquence a une dimension particulière, sept années après la fin d'un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l'Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12308</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12308"/>
		<updated>2019-12-28T18:46:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1951, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; au vert pour filmer la ligne ferroviaire Rosheim-Saint-Nabor. Le groupe randonne de Ottrott à Heiligenstein, et partage des moments de loisirs qui closent la journée, dans cette région connue pour ses crus prestigieux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de villages touristiques locaux. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg. Il s'agit sûrement du printemps puisqu'il apparaît un arbre en fleur au cours de la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|thumb|center|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|450px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danses et jeux ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils s'adonnent à une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François UBERFILL, ''Rosheim 1870-1914 : une ville au temps du Reichsland'', Rosheim, Les Amis de Rosheim ; Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2017.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12307</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-28T18:46:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1951, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; au vert pour filmer la ligne ferroviaire Rosheim-Saint-Nabor. Le groupe randonne de Ottrott à Heiligenstein, et partage des moments de loisirs qui closent la journée, dans cette région connue pour ses crus prestigieux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de villages touristiques locaux. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg. Il s'agit sûrement du printemps puisqu'il apparaît un arbre en fleur au cours de la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|thumb|center|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|450px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danses et jeux ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils s'adonnent à une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François UBERFILL, ''Rosheim 1870-1914 : une ville au temps du Reichsland'', Rosheim, Les Amis de Rosheim ; Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2017.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12306</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12306"/>
		<updated>2019-12-28T18:43:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1952, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; pour filmer de hauts lieux touristiques alsaciens : Dambach-la-Ville, Orschwiller et le Haut-Koenigsbourg, Riquewihr et Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue de la chapelle_Saint-Sébastien_de_Dambach.jpeg|400px|thumb|left|Photographie de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach, vue sur le village, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre offrir un large point de vue sur la plaine d'Alsace, la chapelle comporte un ossuaire parmi ses grands intérêts touristiques. Celui-ci se situe dans une cave voûtée à son pied, d’où le groupe semble partir. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements qu'elle contient. La population de Dambach avait pris part au ''Bundschuh'' de 1493 et à la Guerre des Paysans de 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna mal pour les paysans le 25 mai 1525 près de Scherwiller (localité peu éloignée). Selon la première proposition, les os seraient ceux des gens tombés lors de l'hécatombe. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|right|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que l'établissement est le restaurant « Au cheval Blanc », toujours en activité aujourd’hui, et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activités de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également un parfait court-métrage publicitaire pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ». Ce sont des moments de convivialité que Charles Veltz capture. Les images proposent de montrer la beauté que la région a réussi à conserver/réparer, malgré la violence de la Seconde guerre mondiale. À ce titre, la séquence a une dimension particulière, sept années après la fin d'un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l'Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12305</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12305"/>
		<updated>2019-12-28T18:34:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue de la chapelle_Saint-Sébastien_de_Dambach.jpeg|400px|thumb|left|Photographie de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach, vue sur le village, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre offrir un large point de vue sur la plaine d'Alsace, la chapelle comporte un ossuaire parmi ses grands intérêts touristiques. Celui-ci se situe dans une cave voûtée à son pied, d’où le groupe semble partir. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements qu'elle contient. La population de Dambach avait pris part au ''Bundschuh'' de 1493 et à la Guerre des Paysans de 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna mal pour les paysans le 25 mai 1525 près de Scherwiller (localité peu éloignée). Selon la première proposition, les os seraient ceux des gens tombés lors de l'hécatombe. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|right|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que l'établissement est le restaurant « Au cheval Blanc », toujours en activité aujourd’hui, et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activité de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également un parfait court-métrage publicitaire pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12304</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12304"/>
		<updated>2019-12-28T18:32:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
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|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue de la chapelle_Saint-Sébastien_de_Dambach.jpeg|400px|thumb|left|Photographie de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach, vue sur le village, 1920, BNU de Strasbourg]]&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre offrir un large point de vue sur la plaine d'Alsace, la chapelle comporte un ossuaire parmi ses grands intérêts touristiques. Celui-ci se situe dans une cave voûtée à son pied, d’où le groupe semble partir. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements qu'elle contient. La population de Dambach avait pris part au Bundschuh en 1493 et à la Guerre des Paysans en 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna mal pour les paysans le 25 mai 1525 près de Scherwiller (localité peu éloignée). Selon la première proposition, les os seraient ceux des gens tombés lors de l'hécatombe. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|right|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que l'établissement est le restaurant « Au cheval Blanc », toujours en activité aujourd’hui, et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activité de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également un parfait court-métrage publicitaire pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12303</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12303"/>
		<updated>2019-12-28T18:31:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue de la chapelle_Saint-Sébastien_de_Dambach.jpeg|400px|thumb|left|Photographie de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach, vue sur le village, 1920, BNU de Strasbourg]]&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre offrir un large point de vue sur la plaine d'Alsace, la chapelle comporte un ossuaire parmi ses grands intérêts touristiques. Celui-ci se situe dans une cave voûtée à son pied, d’où le groupe semble partir. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements qu'elle contient. La population de Dambach avait pris part au Bundschuh en 1493 et à la Guerre des Paysans en 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna mal pour les paysans le 25 mai 1525 près de Scherwiller (localité peu éloignée). Selon la première proposition, les os seraient ceux des gens tombés lors de l'hécatombe. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|right|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que le restaurant est le restaurant « Au cheval Blanc » toujours, en activité aujourd’hui et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activité de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également un parfait court-métrage publicitaire pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue_de_la_chapelle_Saint-S%C3%A9bastien_de_Dambach.jpeg&amp;diff=12302</id>
		<title>Fichier:Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin - Vue de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach.jpeg</title>
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		<updated>2019-12-28T18:30:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : Titre : Dambach. 

Auteur : Staat, Frédéric. 
 
Éditeur : (Strasbourg). 

Date d'édition : 1920. 
 
Sujet : DAMBACH, Vue générale. 

Format : 30,5 x 21 cm ; 11,5 x 16,5 cm. 

Description : Collection numérique : Images d'Alsace. Originaux de la...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Titre : Dambach. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Auteur : Staat, Frédéric. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Éditeur : (Strasbourg). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Date d'édition : 1920. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Sujet : DAMBACH, Vue générale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Format : 30,5 x 21 cm ; 11,5 x 16,5 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Description : Collection numérique : Images d'Alsace. Originaux de la BNU Strasbourg.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, NIM28331.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12301</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12301"/>
		<updated>2019-12-28T18:29:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Vue de la chapelle_Saint-Sébastien_de_Dambach.jpeg|400px|thumb|left|Photographie de la chapelle Saint-Sébastien de Dambach, vue sur le village, 1920, BNU de Strasbourg]]&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Outre offrir un large point de vue sur la plaine d'Alsace, la chapelle comporte un ossuaire parmi ses grands intérêts touristiques. Celui-ci se situe dans une cave voûtée à son pied, d’où le groupe semble partir. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements qu'elle contient. La population de Dambach avait pris part au Bundschuh en 1493 et à la Guerre des Paysans en 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna mal pour les paysans le 25 mai 1525 près de Scherwiller (localité peu éloignée). Selon la première proposition, les os seraient ceux des gens tombés lors de l'hécatombe. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|right|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que le restaurant est le restaurant « Au cheval Blanc » toujours, en activité aujourd’hui et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activité de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également une parfaite publicité pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg&amp;diff=12300</id>
		<title>Fichier:Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin - Carte postale Riquewihr.jpeg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg&amp;diff=12300"/>
		<updated>2019-12-28T18:17:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : Titre : Reichenweier Dolder. 

Éditeur : (s.l). 
 
Date d'édition : 1920. 

Sujet : Riquewihr (Haut-Rhin). 

Format : N/B , 14 x 9 cm. 

Description : Collection numérique : Images d'Alsace. Originaux de la BNU Strasbourg. 

Source : Bibliothèque n...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Titre : Reichenweier Dolder. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éditeur : (s.l). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Date d'édition : 1920. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sujet : Riquewihr (Haut-Rhin). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Format : N/B , 14 x 9 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Description : Collection numérique : Images d'Alsace. Originaux de la BNU Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, MCP002014.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12299</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12299"/>
		<updated>2019-12-28T18:16:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Bus_Astra_Voyages.PNG|400px|thumb|right|Bus Astra Voyages modèle Renault R2163, image tirée du film, MIRA]]&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Parmi ses grands intérêts, la chapelle comporte un ossuaire, dans une cave voûtée à son pied d’où le groupe semble descendre. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements. La population de Dambach avait pris part au Bundschuh en 1493 et à la Guerre des Paysans en 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna à l’hécatombe le 25 mai 1525 près de Scherwiller, localité peu éloignée. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_d'Stindler_sur_la_route_du_vin_-_Carte_postale_Riquewihr.jpeg|400px|thumb|left|Carte postale de Riquewihr, 1920, BNU de Strasbourg]]&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine dite « Sinnbrunnen » à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que le restaurant est le restaurant « Au cheval Blanc » toujours, en activité aujourd’hui et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activité de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également une parfaite publicité pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
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		<title>Fichier:Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin - Bus Astra Voyages.PNG</title>
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		<updated>2019-12-28T18:08:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
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		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
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		<updated>2019-12-28T17:52:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme (Charles Veltz) avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Avec Charles Veltz descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un autre tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main, fait monter les personnes dans l'autocar. Cela laisse envisager qu'il organise sans doute l'excursion du groupe en collaboration avec la compagnie de transports. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois » fut créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932. Elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Parmi ses grands intérêts, la chapelle comporte un ossuaire, dans une cave voûtée à son pied d’où le groupe semble descendre. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements. La population de Dambach avait pris part au Bundschuh en 1493 et à la Guerre des Paysans en 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna à l’hécatombe le 25 mai 1525 près de Scherwiller, localité peu éloignée. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que le restaurant est le restaurant « Au cheval Blanc » toujours, en activité aujourd’hui et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activité de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également une parfaite publicité pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12296</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
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		<updated>2019-12-28T17:48:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un homme tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il est possible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages ». Là, Charles Veltz lui-même, une liste à la main fait monter les personnes dans l'autocar. La société « Astra Voyages », autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois ». Créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932, elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Parmi ses grands intérêts, la chapelle comporte un ossuaire, dans une cave voûtée à son pied d’où le groupe semble descendre. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements. La population de Dambach avait pris part au Bundschuh en 1493 et à la Guerre des Paysans en 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna à l’hécatombe le 25 mai 1525 près de Scherwiller, localité peu éloignée. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dernière étape de l’excursion, Ribeauvillé est la plus grande des localités visitées par le groupe. C’est là que le groupe se restaure, et y boit, car Ribeauvillé est également un lieu important de la viticulture, et ce, depuis le Moyen Âge. Difficile de savoir si le groupe est enivré ou s’il feint de l’être, sur cet escalier d’Hôtel-Restaurant. En tout cas, le réalisateur a voulu capturer ce moment pour montrer que l’on boit bien sur la route du vin.&lt;br /&gt;
La ville est connue pour ses nombreuses fêtes estivales : Fête du Kougelhopf en juin, Foire aux Vins en juillet, Fête des Ménétriers en septembre. Mais il semble que le groupe se soit rendu dans la ville à un autre moment.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Quelques éléments de la séquence nous permettent de situer l’endroit où se restaure le groupe. En effet, pour clore la séquence, Charles Veltz filme la sortie du groupe d’un Hôtel-Restaurant. Au-dessus de sa porte, un blason est visible. Le spectateur peut y remarquer une tête de cheval blanc. Plus tard, le groupe danse autour d’une fontaine. Sur ce même plan, un château est visible à l’arrière-plan. Il s’agit du Grand Ribeaupierre (autrement appelé Saint-Ulrich, ou Rappolstein), habitat des anciens seigneurs de Ribeaupierre, qui y exerçaient leur autorité jusqu’en 1673. Il ne fait donc aucun doute que le restaurant est le restaurant « Au cheval Blanc » toujours, en activité aujourd’hui et situé dans la Grand’Rue à côté de la « Fontaine de Ribeauvillé ».&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme et semble mettre en scène des séquences de joie et de partage : on danse en ronde autour de la fontaine, on plaisante en sortant du restaurant. Si ce film capture de beaux souvenirs de groupe, peut-être pour encourager les activité de ce qui semble être un club, cette séquence ferait également une parfaite publicité pour les excursions de la compagnie « Astra Voyages ».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12295</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12295"/>
		<updated>2019-12-28T16:40:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un homme tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il n’est pas impossible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages » autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois ». Créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932, elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Parmi ses grands intérêts, la chapelle comporte un ossuaire, dans une cave voûtée à son pied d’où le groupe semble descendre. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements. La population de Dambach avait pris part au Bundschuh en 1493 et à la Guerre des Paysans en 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna à l’hécatombe le 25 mai 1525 près de Scherwiller, localité peu éloignée. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Riquewihr ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Autre étape de l’excursion, le groupe s’arrête à Riquewihr, gros bourg viticole du Haut-Rhin. La localité est un haut lieu de visite en Alsace. Depuis longtemps, il y est entretenu une certaine animation et un « décor » afin que le village se présente comme la vitrine de l’Alsace.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme en contre-plongée un élément crucial du rempart : le Dolder, ou Porte Haute qui servait du XIIe au XVIe siècle. Ses colombages font directement échos à ceux des maisons ornées du bourg. Celui-ci dispose de nombreuses fontaines, dont l’une d’elle sert de sujet pour la caméra du réalisateur. En effet, Veltz filme la troupe qui pose devant la fontaine à côté du Dolder, à la manière d’une photo de groupe pour immortaliser la journée. On y reconnaît les armes des anciens seigneurs de Wurtemberg et de Montbéliard, auxquels le village appartenait dès le XIVe siècle.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
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		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
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		<updated>2019-12-28T16:25:35Z</updated>

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|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un homme tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ==== &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il n’est pas impossible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages » autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois ». Créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932, elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ==== &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Parmi ses grands intérêts, la chapelle comporte un ossuaire, dans une cave voûtée à son pied d’où le groupe semble descendre. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements. La population de Dambach avait pris part au Bundschuh en 1493 et à la Guerre des Paysans en 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna à l’hécatombe le 25 mai 1525 près de Scherwiller, localité peu éloignée. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ==== &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12293</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12293"/>
		<updated>2019-12-28T16:24:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1952&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19657, 7.31322&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un homme tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Des Strasbourgeois visitent l’Alsace ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1952, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de hauts lieux touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir dans le vignoble alsacien. Le trajet emprunté sera officiellement nommé « Route du Vin d’Alsace » en mai 1953, soit un an après le tournage de ce film. Mais ce nom est sûrement déjà bien ancré dans l’inconscient collectif alsacien avant l’inauguration officielle de la route. Cette excursion est l’occasion de rencontres et de partages, mais contrairement à l’excursion du groupe filmée l’année précédente (1951), cette sortie est plutôt destinée aux adultes, seule une enfant est visible à l’écran.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe se rassemble d’abord sur la place Gutenberg de Strasbourg. On aperçoit ses « Grandes Arcades » caractéristiques ainsi que le restaurant « Zuem Stadtwappe » toujours en activité aujourd’hui. Les gens qui le composent semblent venir de quartiers différents de Strasbourg. Certains viennent de la Porte et de la Place de l’Hôpital comme on peut le constater au début de la séquence. Depuis la Rue d’Or qui la prolonge permet d’ailleurs au réalisateur de filmer un magnifique plan de la cathédrale de Strasbourg. D’autres personnes arrivent de la Rue des Serruriers qui mènent à la place Gutenberg. Un bâtiment est en travaux le long de cette rue. Il n’est pas impossible qu’il s’agisse d’une reconstruction d’après-guerre encouragée par le plan Marshall signé en 1947.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et se réunissent autour d’un autocar de la compagnie « Astra Voyages » autrement appelé « Société des Transports Automobiles Strasbourgeois ». Créée par la CTS (Compagnie des Tramways Strasbourgeois) en 1932, elle avait pour vocation d’organiser des excursions à travers la région entière, mais également sur de grande distance en France et à l’étranger. L’autocar dans lequel rentre le groupe, et filmé, par Charles Veltz est un véhicule Renault de type R2163. Flambant neuf, il fut acquis par la société en 1951, soit un an avant l’excursion filmée dans la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Dambach-la-Ville ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première étape du groupe est à Dambach-la-Ville, l’une des plus grandes communes viticoles d’Alsace. Ils passent notamment par la chapelle Saint-Sébastien, située aux milieux des vignes au Nord-Ouest de la ville. Il s’agissait de l’église paroissiale du village d’Oberkirch, dont la population fut absorbée au XIIIe siècle par le bourg fortifié. L’édifice, remanié plusieurs fois, daterait du XIIe siècle et fut un lieu de pèlerinage fréquenté.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Parmi ses grands intérêts, la chapelle comporte un ossuaire, dans une cave voûtée à son pied d’où le groupe semble descendre. Plusieurs hypothèses coexistent sur l’origine des ossements. La population de Dambach avait pris part au Bundschuh en 1493 et à la Guerre des Paysans en 1525. Ces crises s’étaient terminées par une bataille qui tourna à l’hécatombe le 25 mai 1525 près de Scherwiller, localité peu éloignée. Autre hypothèse, les ossements pourraient être antérieurs à 1525 et simplement venir du cimetière de l’ancien village d’Oberkirch. À l’entrée de l’ossuaire, une inscription est notée à destination des visiteurs : « Ce que vous êtes, nous l’étions, Et ce que nous sommes, vous le deviendrez ».&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme l’une des trois portes gothiques de la ville médiévale, derniers vestiges de l’enceinte épiscopale datant du XIVe siècle. La beauté de ses maisons à colombages attire les touristes, même locaux. Parfois, on la nomme la « Riquewihr » du Nord. En 1920, Dambach est renommée Dambach-la-Ville.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Orschwiller ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du trajet, filmé par le réalisateur, l’église Saint-Maurice d’Orschwiller apparaît à l’écran sur une colline de vignes. L’autocar semble en effet longer ce village viticole et touristique dont l’église néo-classique remonte à 1782. On le reconnaît en partie grâce au point de vue caractéristique vers le château du Haut-Koenigsbourg. L’histoire de la forteresse est liée à celle du village. Elle est d’ailleurs située sur son territoire communal. Outre montrer les localités touristiques alsaciennes de premier ordre, ces éléments montrent aux spectateurs que le groupe se dirige vers le Sud de l’Alsace, en direction de Ribeauvillé et Riquewihr, deux autres villes majeures de la culture alsacienne.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12292</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
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		<updated>2019-12-28T14:34:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un homme tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12291</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
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		<updated>2019-12-28T14:32:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place Gutenberg; Cathédrale de Strasbourg; Dambach-la-Ville; Orschwiller; Riquewihr; Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.32695, 7.42006&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton « Cinq cent Club « d’Stindler » Excursion en autocar. Sur la route du Vin. ». Plan fixe et sombre sur des gens qui marche vers la caméra sur une grande place. Ils portent des sacs. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur une tour et la nef d’une église. Plan fixe sur la cathédrale de Strasbourg depuis une rue. Des gens regroupés attendent sur le trottoir. Une enseigne à l’arrière : « Chaussures. Grandes Arcades ». Un couple arrive. Une autre enseigne au fond : « Zuem Stadtwappe ». On continue à arriver. À l’arrière-plan, un bâtiment est en travaux. Plan fixe sur un autocar « Astra Voyages ». Les gens se regroupent vers l’entrée du bus. Un homme avec un papier dans les mains fait monter les gens dans l’autocar. À gauche un homme avec un uniforme et un chapeau. Les gens continuent à monter. Plan fixe en légère contre-plongée sur une église/chapelle blanche qui domine un champ et des vignes. Des gens habillés élégamment descendent et quittent le site de l’édifice. On observe la vue aux jumelles. On s’embrasse devant la caméra. Mouvement panoramique sur l’édifice religieux. Un grand homme descend sur le chemin, seul, avec les mains dans les poches. Plan fixe sur une rue et une porte de ville médiévale. Plan composé de caméra embarquée : le paysage qui défile avec vignes et église sur une colline et le rétroviseur du véhicule. Plan de caméra embarquée : les vignes, la même église et un grand château perché sur le haut d’une montagne. Plan sombre et mouvement panoramique du bas vers le haut : une rue pavée, une grande tour avec des colombages, une horloge et un petit clocher. Même plan en plus clair. Mouvement panoramique sur les gens qui posent sur une grande fontaine sculptée d’armes médiévales, puis sur la tour aux colombages en plan rapproché. On descend l’escalier d’un bâtiment avec l’enseigne « Hôtel Restaurant ». On est ivre ou on feint de l’être. On salue la caméra. Descend également l’homme en uniforme et chapeau. Un homme tombe presque dans l’escalier en rigolant. Les gens sortent d’un bâtiment sur une route pavée. Au-dessus de la porte un emblème : une tête de cheval blanc. Quatre hommes sortent à la queue leu leu et s’avancent de face vers la caméra. Plan fixe en contre-plongée d’un château médiéval perché sur une butte au-dessus des habitations. On chante bras-dessus bras-dessous et on chahute. On fait une ronde autour de la fontaine sur la place pavée. Les gens discutent devant l’autocar.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_d%27Stindler_sur_la_route_du_vin_(0033FN0001)&amp;diff=12290</id>
		<title>Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin (0033FN0001)</title>
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		<updated>2019-12-28T14:27:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club d'Stindler sur la route du vin&lt;br /&gt;
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|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Nicolas MENGUS et Jean-Michel RUDRAUF, ''Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace dictionnaire d’histoire et d’architecture'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013, p. 264-266.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, M. DOERFLINGER, « Dambach-la-Ville » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 4, Strasbourg, Editions Publitotal, 1983, p. 2222-2229.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
J.M. MONTAVON, P. FLUCK, T. RIEGER, R. REINBOLD, « Orschwiller » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 9, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 5728-5730.&lt;br /&gt;
H. NONN, F. LAMBACH, T. RIEGER, etc., « Riquewihr » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6458-6461.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
D. RAY, « Ribeaupierre (Grand) » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6416-6417.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Jean-Pierre ZIMMERMANN, ''Autobus et autocars de Strasbourg : 82 ans de transports urbains et interurbains'', Bernardswiller, I.D. l'Édition, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
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		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T20:02:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
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|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
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|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1951, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; au vert pour filmer la ligne ferroviaire Rosheim-Saint-Nabor. Le groupe randonne de Ottrott à Heiligenstein, et partage des moments de loisirs qui closent la journée, dans cette région connue pour ses crus prestigieux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de villages touristiques locaux. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg. Il s'agit sûrement du printemps puisqu'il apparaît un arbre en fleur au cours de la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|thumb|center|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|450px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danses et jeux ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils s'adonnent à une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=12284</id>
		<title>Route du vin (0075FS0007)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=12284"/>
		<updated>2019-12-27T18:40:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Route du vin (0075FS0007).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sur la Route du Vin : Bergheim et Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FS0007&lt;br /&gt;
|dateDebut=Après 1953&lt;br /&gt;
|video=0075FS0007_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Bergheim; Route du Vin d'Alsace&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19457, 7.32045&lt;br /&gt;
|thematique=Rural life@ Natural and transformed landscape@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le réalisateur filme une séquence de caméra embarquée en voiture. Il parcourt la route du vin de Ribeauvillé à Bergheim. Puis il filme des scènes quotidiennes à Bergheim et surtout dans la rue où se trouve son magasin à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panneau : « D. I Bis. Bergheim 3k. Haut-Koenigsbourg 17k. Haut-Rhin. Route du vin ». Plan de caméra embarquée sur une voiture. Une rue avec des arbres sur le côté de la route. Des vignes sur un enrochement à gauche. Le véhicule double une charrette tirée par un cheval et sort du village. Il double également deux personnes à bicyclette et circule sur une route au panorama pittoresque. Des poteaux électriques et des éléments de signalisation de virages longent la route. Des vignes partout. Court plan fixe du même type (maladresse ?). Plan de caméra embarquée continue. Le véhicule arrive dans un village. Des gens marchent sur la route. Un panneau : « Bergheim ». La voiture circule dans la rue et avance vers une porte médiévale avec une horloge. Mouvement panoramique du bas vers le haut de la porte médiévale. Le véhicule pénètre le bourg par la porte. Mouvement panoramique du bas vers le haut de l’autre côté de la porte. Des arbres taillés sur la petite place. Mouvements panoramiques du bas vers le haut en plan serré de la tour, panneau : 2,4 m de hauteur, une date : 1300, l’horloge, un petit clocher au sommet. Une charrette chargée de branche et tractée par un bœuf, un homme et un enfant sur la charrette. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur un lavoir au milieu d’une place pavée, avec des femmes. Plan serré sur les femmes qui discutent. Des femmes adultes et jeunes lavent le linge au lavoir. Plan serré sur un homme qui fume. Il déplace du bois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plan d’une rue pavée, on vaque à ses occupations, on se déplace à bicyclette, on porte des cannes à lait. Mouvement panoramique d’une devanture de commerce, des enseignes « Kodak » et « Lumière », puis une enseigne supplémentaire « Photo Kugler ». Des passants se déplacent dans la rue. Une femme balaye le trottoir. Plan fixe d’une rue avec des passants. À l’arrière-plan, une enseigne « Philips ». Un vieil homme s’arrête pour saluer une passante et une enfant. Court mouvement panoramique de la rue. Une voiture passe. On remarque une enseigne « ici développement et tirage des films […] en 8 heures. Une femme et un enfant regarde la vitrine. Plan rapproché de femmes qui discutent devant l’entrée d’un commerce. Des sacs à mains. Elles partent. Plan fixe et ralenti d’un homme qui pousse une petite charrette à bras chargée d’objets sur la rue pavée. Autres plans des passants.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Un réalisateur amateur sur la Route du Vin ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_caméra_embarquée.PNG|400px|thumb|left|Image de la caméra embarquée, tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Ce film amateur démontre les talents du réalisateur Jean-Georges Kugler. Lui, qui a l’habitude de projeter ses films à la maison le dimanche, lors des fêtes de famille ou au cinéma associatif de Ribeauvillé, propose cette fois-ci des séquences inhabituelles à la vue de ses spectateurs. Il commence par une séquence de caméra embarquée à bord d’une voiture sur la route qui relie Ribeauvillé et Bergheim. L’image est stable par rapport aux éléments visibles du véhicule, ce qui tend à montrer que l’appareil est directement fixé à la voiture et non pas tenu à la main lors de ce court voyage. Autre curiosité, l’un des derniers plans du film est une courte séquence au ralenti d’un homme qui pousse une charrette à bras dans les rues de Ribeauvillé. Plus habituel en revanche, de nombreux mouvements panoramiques permettent d’apprécier la beauté des édifices de la route des vins et la vie quotidienne des habitants qui se trouvent sur son tracé.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le film est difficile à dater, mais il est certain qu’il fut tourné après mai 1953. En effet, le premier plan sur un panneau, tel un carton, présente le lieu de la séquence : « Route du Vin ». Or, celle-ci est inaugurée le 30 mai de l’année 1953.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bergheim et Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Porte_Haute_de_Bergheim.PNG|500px|thumb|right|La Porte Haute de Bergheim, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le réalisateur part en voiture de sa ville d’habitation (Ribeauvillé) et se rend à Bergheim, situé à 3 kilomètres en empruntant la route départementale 1 bis. Ce bourg médiéval est entouré de remparts sur près de deux kilomètres. Datant du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont dominés par la Porte Haute filmée par le réalisateur. Situé sur la Route du Vin, Bergheim bénéficie d’une production viticole dynamique et très ancienne, dont on a des traces dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les « Riesling » et « Gewürztraminer » en constituent les cépages centraux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par Jean-Georges Kugler, le paysage est couvert de vignes. Des infrastructures sont parfois aménagées pour permettre le passage d’une route, tels les enrochements qui coupent la pente naturelle des collines viticoles et en solidifient la terrasse ainsi formée. Au moment du tournage, les hommes de Bergheim et leurs fils semblent s’occuper de la taille des vignes, puisqu’une charrette bourrée de leurs fines branches est filmée dans les rues du bourg. Les femmes quant à elle s’occupent du linge, à tout âge.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Après son petit périple sur la Route du Vin, Jean-Georges Kugler filme la vie quotidienne de Ribeauvillé. Il décide de se positionner devant son magasin, qui se situe dans la Grand Rue de la ville. C’est là qu’il filme les habitants dans leurs occupations. Si cette rue est un lieu de circulation bondé, il s’agit également d’un lieu de sociabilisation important. Les passants sont apprêtés et y discutent. Ils cherchent également les produits dont ils ont besoin. Certaines femmes portent d’ailleurs des paniers et des cannes à lait en aluminium. En revanche, bien que Ribeauvillé se situe sur la Route du Vin est témoigne d’une tradition de viticulture aussi ancienne que Bergheim, c’est un milieu entre ruralité et urbanité qui transparaît à l’image. Les activités y sont davantage commerçantes et celles d’un pôle local d’échanges.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Entre modernité et comportement traditionnel. ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Magasin_de_Jean-Georges_Kugler.PNG|500px|thumb|left|Magasin de Jean-Georges Kugler, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Particularité de ce film amateur, un important contraste entre des éléments de modernité et des comportements traditionnels est observable. Route propre et bitumée, poteaux qui apportent l’électricité dans les villages, éléments de signalisation le long de la route et notamment dans les virages sinueux de la Route du Vin. Ces éléments contrastent avec l’absence notable de voiture lors du parcours effectué au début de la séquence. La route est empruntée en particulier par des personnes à bicyclettes et par des charrettes tractées par des animaux. Tout cela montre que malgré une production automobile en hausse tout au long du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le monde rural reste globalement à l’écart de cette évolution au moment du tournage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Bergheim, les femmes lavent le linge de manière traditionnelle au lavoir sur une place du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Ribeauvillé, où le réalisateur filme les habitants qui vaquent à leurs occupations, rares sont les voitures qui passent dans le champ de la caméra, contrairement aux nombreuses bicyclettes et charrettes à bras présentes à l’image. D’ailleurs, les rues pavées de ces villages médiévaux et l’étroitesse des portes fortifiées (on aperçoit un panneau limitant la hauteur des véhicules à l’entrée de Bergheim) ne participent pas à la praticité de l’usage des routes et rues municipales pour les véhicules.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le réalisateur choisit de filmer dans la rue où se trouve son magasin de photographie. Il y propose un service rapide pour le développement des photos sur place en huit heures et vend du matériel « Kodak ». Un autre commerce constitue un élément de modernité au milieu des rues de la ville médiévale. En effet, une enseigne « Philips » est visible à l’image. Société néerlandaise, la firme produit et vend du matériel de technologies très modernes. Elle est d’ailleurs connue pour son activité au sein du secteur musical dans les années 1950-1960, moment où la chanson française connaît un âge d’or (G. Brassens, J. Brel, et d’autres encore). C’est donc également l’implantation du marché de l’audio et du visuel dans le monde rural que le réalisateur capture, filière dans laquelle il évolue lui-même. Ce film pourrait d’ailleurs être un test des nouveaux matériels de capture d’images par le réalisateur, matériels vendus dans son propre magasin.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. SCHAUB-FALLER, C. SITTLER, C. BONNET, T. RIEGER, R. SCHWAB, M. DOERFLINGER, « Bergheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 1, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 569-576.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12283</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T18:39:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|username=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|userrealname=Arthur Durand&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-12-27&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1951, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; au vert pour filmer la ligne ferroviaire Rosheim-Saint-Nabor. Le groupe randonne de Ottrott à Heiligenstein, et partage des moments de loisirs qui closent la journée, dans cette région connue pour ses crus prestigieux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg. Il s'agit sûrement du printemps puisqu'il apparaît un arbre en fleur au cours de la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|thumb|center|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|450px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danses et jeux ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12282</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T18:35:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1951, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; au vert pour filmer la ligne ferroviaire Rosheim-Saint-Nabor. Le groupe randonne de Ottrott à Heiligenstein, et partage des moments de loisirs qui closent la journée, dans cette région connue pour ses crus prestigieux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg. Il s'agit sûrement du printemps puisqu'il apparaît un arbre en fleur au cours de la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|thumb|center|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|450px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danses et jeux ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12281</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T18:30:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1951, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club &amp;quot;D'Stindler&amp;quot; au vert pour filmer la ligne secondaire Rosheim-Saint-Nabor, la randonnée de Ottrott à Heiligenstein, ainsi que les moments de partages et de loisirs qui closent la journée, dans cette région connue pour ses crus prestigieux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg. Il s'agit sûrement du printemps puisqu'il apparaît un arbre en fleur au cours de la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|thumb|center|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|450px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danses et jeux ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12280</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12280"/>
		<updated>2019-12-27T18:29:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1951, Charles Veltz profite d'une excursion du groupe strasbourgeois &amp;quot;Cinq cent Club ''D'Stindler&amp;quot; au vert pour filmer la ligne secondaire Rosheim-Saint-Nabor, la randonnée de Ottrott à Heiligenstein, ainsi que les moments de partages et de loisirs qui closent la journée, dans cette région connue pour ses crus prestigieux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg. Il s'agit sûrement du printemps puisqu'il apparaît un arbre en fleur au cours de la séquence.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|thumb|center|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|450px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danses et jeux ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12279</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12279"/>
		<updated>2019-12-27T18:20:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|thumb|center|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|450px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danse et jeux ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12278</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12278"/>
		<updated>2019-12-27T18:19:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|thumb|center|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|450px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danse et jeux ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12277</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T18:15:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|4500px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danse et jeux ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_pêche_à_la_ligne.PNG|400px|thumb|left|Jeu de pêche à la ligne, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_Jeux_de_p%C3%AAche_%C3%A0_la_ligne.PNG&amp;diff=12276</id>
		<title>Fichier:Cinq cent Club Heiligenstein - Jeux de pêche à la ligne.PNG</title>
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		<updated>2019-12-27T18:12:50Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
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		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T18:02:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1200px|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg|500px|thumb|right|Plan allemand de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor, BNU de Strasbourg.]]&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danse et jeux ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_Uebersichts-Plan_der_normalspurigen_Nebenbahn_Rosheim-Ottrott-Saint_Nabor_Maschek_Julius.jpeg&amp;diff=12272</id>
		<title>Fichier:Cinq cent Club Heiligenstein Uebersichts-Plan der normalspurigen Nebenbahn Rosheim-Ottrott-Saint Nabor Maschek Julius.jpeg</title>
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		<updated>2019-12-27T18:00:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : Titre : 
    Uebersichts-Plan der normalspurigen Nebenbahn Rosheim-Ottrott-Saint Nabor. 
Auteur : 
    Maschek, Julius. Cartographe. 
Sujet : 
    Rosheim-Saint-Nabor, chemin de fer -- Cartes. (XXe siècle). 
Source : 
    Bibliothèque nationale et un...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Titre : &lt;br /&gt;
    Uebersichts-Plan der normalspurigen Nebenbahn Rosheim-Ottrott-Saint Nabor. &lt;br /&gt;
Auteur : &lt;br /&gt;
    Maschek, Julius. Cartographe. &lt;br /&gt;
Sujet : &lt;br /&gt;
    Rosheim-Saint-Nabor, chemin de fer -- Cartes. (XXe siècle). &lt;br /&gt;
Source : &lt;br /&gt;
    Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, MCARTE10559.&lt;br /&gt;
Description : &lt;br /&gt;
    Échelle(s) : 1:25 000. Collection numérique : Cartes d'Alsace. Originaux de la BNU Strasbourg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12271</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12271"/>
		<updated>2019-12-27T17:48:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG|1000px|Horaires de la ligne Rosheim - St-Nabor publiés dans l'édition allemande des DNA à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902, Microfilm conservé à la BNU.]]&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danse et jeux ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Cinq_cent_Club_Heiligenstein_-_DNA_horaires_ligne_Rosheim_Saint-Nabor_1902.JPG&amp;diff=12270</id>
		<title>Fichier:Cinq cent Club Heiligenstein - DNA horaires ligne Rosheim Saint-Nabor 1902.JPG</title>
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		<updated>2019-12-27T17:47:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : Extrait de l'édition allemande des DNA du jeudi 22 juillet 1902.
N°169, Zweites Blatt. Horaires de la ligne Rosheim-Ottrott-Saint-Nabor publiés à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Extrait de l'édition allemande des DNA du jeudi 22 juillet 1902.&lt;br /&gt;
N°169, Zweites Blatt. Horaires de la ligne Rosheim-Ottrott-Saint-Nabor publiés à l'occasion de la mise en service de la ligne en 1902.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12269</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T17:32:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Le tourisme local ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Charles Veltz profite d’une excursion du groupe strasbourgeois « Cinq cent Club ‘’d’Stindler » pour sortir sa caméra et capturer des images de localités touristiques locales. Le club se rassemble dans les rues de Strasbourg pour partir vers la région de Molsheim. C’est l’occasion de rencontres et de partages entre petits et grands. Tandis qu’on salue la caméra, on en profite également pour montrer comment les enfants ont grandi.&lt;br /&gt;
Les gens qui composent le groupe sont apprêtés et plutôt chaudement habillés. La démarche est celle de citadins qui vont prendre l’air au vert dans le milieu rural proche de Strasbourg.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La ligne ferroviaire de Rosheim à Saint-Nabor ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois emprunte le train pour visiter les collines viticoles dans la région de Molsheim. Plus précisément, le réalisateur capture des images de la ligne secondaire de Rosheim à Saint-Nabor. Ouverte le 20 juillet 1902, la ligne s’étendait sur 11,7 kilomètres et reliait plusieurs localités : Rosheim, Boersch, Ottrott et Saint-Nabor. Initialement exploitée par la firme allemande Vering &amp;amp; Waechter jusqu’en 1918, elle fut ensuite intégrée au réseau de la CTS (Compagnie des tramways strasbourgeois) dès 1924. En 1947, le service fut supprimé entre Ottrott et Saint-Nabor. C’est pour cela que la troupe descend à Ottrott et privilégie la marche à pied pour la suite. Sept années plus tard, en 1954, c’est au tour de l’autre section entre Rosheim et Ottrott d’être arrêtée. Charles Veltz filme donc des images qui seront parmi les dernières à montrer cette ligne secondaire en activité. Outre relier les petites localités entre elles, cette courte ligne ferroviaire servait aussi et surtout à amener le train jusqu’à la carrière de Saint-Nabor, pour en transporter les pierres extraites.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ville de Rosheim est la première traversée par le groupe strasbourgeois. Deux gares la desservaient : une gare au centre-ville et la gare SNCF située à deux kilomètres, par laquelle les strasbourgeois arrivent. Cette dernière était située sur ligne principale Strasbourg-Obernai-Sélestat. C’est de cette gare que commence la ligne secondaire qui desservait la gare du centre-ville et les localités dans le prolongement. Rosheim présente des restes de son enceinte datant de 1361-1362 : la porte inférieure (Untertor) et la porte du Lion (Loewentor). C’est cette dernière que filme le réalisateur depuis le train.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le tourisme œnologique à Ottrott et Heiligenstein====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe strasbourgeois descend du train à Ottrott. Il en profite pour s’y restaurer et pour y boire avant la marche qui les attend. Le village est connu pour sa production d’un cru spécifique : « le rouge d’Ottrott », un pinot rouge se rapprochant du Beaujolais. Le groupe profite du beau temps pour manger à l’extérieur, dans un village où l’hôtellerie fournit l’essentiel du travail puisqu’il est doté d’un important équipement d’accueil.&lt;br /&gt;
Charles Veltz filme ensuite un panneau indiquant la direction d’Heiligenstein. Le groupe commence sa marche de cinq kilomètres vers ce village qui ne bénéficie pas de la desserte du train. Après le village de Saint-Nabor, la troupe arrive enfin au village viticole. Là, le réalisateur en profite pour filmer les vignes à l’entrée de localité. Celles-ci sont taillées, ce qui indique que cette excursion à lieu plutôt dans la première moitié de l’année. Le lieu est connu pour un cépage particulier et unique : le « Klevener ». Introduit en 1742 par Ehrard Wantz, qui en avait apporté un plant d’origine italienne, ce cépage fait la renommée du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Saint-Nabor ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa marche, le groupe traverse Saint-Nabor. Il s’agit d’un village situé au pied du Mont Saint-Odile, lieu de pèlerinage important que l’on aperçoit sur la crête d’une montagne dans la séquence. Charles Veltz capture quelques images du passage du groupe dans la localité, notamment à l’église catholique Saint-Nabor, un édifice qui comprend un large clocher et des contreforts anciens (XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Le village n’a pas pour activité principale la production de vin mais l’extraction à ciel ouvert de roches dures. Paradoxalement, le réalisateur ne filme pas la carrière, peut-être parce qu’on ne peut pas l’observer depuis le village. Cette carrière continuera son activité jusqu’en 2002.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Danse et jeux ====&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heiligenstein est la destination finale de l’excursion. Le chemin emprunté par le groupe est plus laborieux et pentu que les précédents. Les vêtements portés ne sont pas particulièrement adaptés à ce type de marche plus sportive. En effet, les gens enlèvent leurs vestes volontiers, et cherchent à se protéger d’un soleil apparemment éprouvant. Dans le village, le réalisateur filme les activités que le groupe décide de faire. Les adultes dansent d’abord la valse sur une terrasse, puis ils pratiquent une danse plus énergique :  c’est l’occasion de faire participer les enfants. Puis, on pratique des jeux. Les hommes jouent d’abord à la pêche à la ligne avec des objets au sol. Les femmes et les enfants sont ensuite invités à tester le jeu. Enfin, l’ensemble du groupe joue à Colin-Maillard, jeu où une personne à les yeux bandés et doit attraper les autres. Le réalisateur finit par un mouvement panoramique vers la plaine d’Alsace, pour montrer le panorama qui s’ouvre devant lui. Ce sont des moments de convivialité, intergénérationnelle, que Charles Veltz capture. Les images ont une dimension particulière six années après la fin d’un conflit particulièrement éprouvant pour la région et l’Europe en général.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12268</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T16:27:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Rosheim; Ottrott; Saint-Nabor; Heiligenstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, La route du vin d’Alsace, Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12267</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T16:23:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.42324, 7.45067&lt;br /&gt;
|thematique=Outdoor activities@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré'', préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), ''150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat'', Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Cinq_cent_Club_Heiligenstein(0033FN0009)&amp;diff=12266</id>
		<title>Cinq cent Club Heiligenstein(0033FN0009)</title>
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		<updated>2019-12-27T16:16:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Cinq cent Club Heiligenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1951&lt;br /&gt;
|video=0033FN0009_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton : « Excursion 1951 du Cinq Cent Club ‘’D’Stindler ». Un groupe de personnes pose dans la rue avec des sacs. D’autres les rejoignent. Certaines femmes saluent en direction de la caméra. Court mouvement panoramique sur un enfant. Il regarde vers la caméra, l’air dubitatif. Les adultes le poussent à marcher. Un petit enfant tient la main de sa mère. Il porte un short. Mouvement panoramique vers une femme qui s’approche de l’enfant, elle lui fait un signe de la main et lui touche la joue. Travelling depuis un train. On voit un village, une tour/porte médiévale, un enfant à bicyclette. Travelling depuis le train, plan sur un bâtiment avec l’enseigne « Rosheim-ville ». Travelling depuis le train, on voit la campagne, des champs, des poteaux électriques et ferroviaires, des maisons et des montagnes au loin. Façade d’un bâtiment avec l’enseigne « Ottrott » et l’écriteau « Buffet – bière du pêcheur ». Longue séquence sur les personnes de tout âge qui descendent du train, avec une coupure. Plan court sur les gens qui marchent. Mouvement panoramique lent sur les jeunes qui mangent des sandwichs ensemble, sur des tables et chaises à l’extérieur. Même type de plan sur les adultes. Une femme coupe du pain. Les adultes mangent et boivent du vin. Plan fixe sur un panneau : « Heiligenstein 5, Barr 7 ». Les filles et les garçons marchent en posant sur la route. On marche tous sur un sentier. Un court mouvement panoramique permet de voir le paysage, le village et la montagne au loin. Des bâtiments se devine sur la crête de la montagne. On s’approche d’un village au pied d’une colline. Une église blanche dépasse des maisons. On marche dans la rue. Court plan avec une coupe maladroite. Un homme marche en chantant et en faisant des grands gestes. Plus loin les autres suivent. On chahute. On marche, sans manteau et plus à l’aise. Panneau : « Saint-Nabor, D 103 ». Mouvement panoramique du bas vers le haut sur le clocher d’une église. Mouvement panoramique gauche droite sur des arbres en fleurs. On continue à marcher. Les enfants sur les épaules des adultes. On se protège du soleil. Panneau : « Heiligenstein, D 35 ». Panoramique gauche droite sur des vignes taillées. Un cheval boit dans une fontaine. Un homme tient sa bride. Plan en plongée sur les gens qui montent des escaliers. On grimace et on regarde le paysage. On danse la valse sur une grande terrasse. Puis on danse en sautillant. On joue à la pêche à ligne avec un bâton, du fil et des objets au sol. Plan fixe sur le clocher d’une église. Les enfants et les femmes jouent au même jeu. On joue à Colin-maillard. Mouvement panoramique du bas vers l’horizon et la plaine d’Alsace.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine : guide officiel illustré, préface de M.M. Monmarché, Paris, P. Mayeux, 1927.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. DUPUY (dir.), 150 ans de chemin de fer dans la région de Molsheim : histoire des voies ferrées de Strasbourg-Saâles et de Saverne-Sélestat, Molsheim, SHAME, 2014.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.-M. MONTAVON, C. CLAERR, M. DOERFLINGER, « Heiligenstein » dans Agnès ACKER (dir.), Encyclopédie de l’Alsace, Vol. 6, Strasbourg, Editions Publitotal, 1984, p. 3807-3808.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, D. RAY, « Ottrott » dans Agnès ACKER (dir.), Encyclopédie de l’Alsace, Vol. 10, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 5769-5771.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, T. RIEGER, « Saint-Nabor » dans Agnès ACKER (dir.), Encyclopédie de l’Alsace, Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6584.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M.-D. RISS, C. JEUNESSE, B. NORMAND, C. CLAERR, etc., « Rosheim » dans Agnès ACKER (dir.), Encyclopédie de l’Alsace, Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6511-6519.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Route_du_vin_(0075FS0007)&amp;diff=12255</id>
		<title>Route du vin (0075FS0007)</title>
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		<updated>2019-12-26T22:05:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Arthur Durand : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Sur la Route du Vin : Bergheim et Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FS0007&lt;br /&gt;
|dateDebut=Après 1953&lt;br /&gt;
|video=0075FS0007_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Bergheim; Route du Vin d'Alsace&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.19457, 7.32045&lt;br /&gt;
|thematique=Rural life@ Natural and transformed landscape@ Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le réalisateur filme une séquence de caméra embarquée en voiture. Il parcourt la route du vin de Ribeauvillé à Bergheim. Puis il filme des scènes quotidiennes à Bergheim et surtout dans la rue où se trouve son magasin à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panneau : « D. I Bis. Bergheim 3k. Haut-Koenigsbourg 17k. Haut-Rhin. Route du vin ». Plan de caméra embarquée sur une voiture. Une rue avec des arbres sur le côté de la route. Des vignes sur un enrochement à gauche. Le véhicule double une charrette tirée par un cheval et sort du village. Il double également deux personnes à bicyclette et circule sur une route au panorama pittoresque. Des poteaux électriques et des éléments de signalisation de virages longent la route. Des vignes partout. Court plan fixe du même type (maladresse ?). Plan de caméra embarquée continue. Le véhicule arrive dans un village. Des gens marchent sur la route. Un panneau : « Bergheim ». La voiture circule dans la rue et avance vers une porte médiévale avec une horloge. Mouvement panoramique du bas vers le haut de la porte médiévale. Le véhicule pénètre le bourg par la porte. Mouvement panoramique du bas vers le haut de l’autre côté de la porte. Des arbres taillés sur la petite place. Mouvements panoramiques du bas vers le haut en plan serré de la tour, panneau : 2,4 m de hauteur, une date : 1300, l’horloge, un petit clocher au sommet. Une charrette chargée de branche et tractée par un bœuf, un homme et un enfant sur la charrette. Mouvement panoramique du bas vers le haut sur un lavoir au milieu d’une place pavée, avec des femmes. Plan serré sur les femmes qui discutent. Des femmes adultes et jeunes lavent le linge au lavoir. Plan serré sur un homme qui fume. Il déplace du bois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plan d’une rue pavée, on vaque à ses occupations, on se déplace à bicyclette, on porte des cannes à lait. Mouvement panoramique d’une devanture de commerce, des enseignes « Kodak » et « Lumière », puis une enseigne supplémentaire « Photo Kugler ». Des passants se déplacent dans la rue. Une femme balaye le trottoir. Plan fixe d’une rue avec des passants. À l’arrière-plan, une enseigne « Philips ». Un vieil homme s’arrête pour saluer une passante et une enfant. Court mouvement panoramique de la rue. Une voiture passe. On remarque une enseigne « ici développement et tirage des films […] en 8 heures. Une femme et un enfant regarde la vitrine. Plan rapproché de femmes qui discutent devant l’entrée d’un commerce. Des sacs à mains. Elles partent. Plan fixe et ralenti d’un homme qui pousse une petite charrette à bras chargée d’objets sur la rue pavée. Autres plans des passants.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===== Un réalisateur amateur sur la Route du Vin ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_caméra_embarquée.PNG|400px|thumb|left|Image de la caméra embarquée, tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Ce film amateur démontre les talents du réalisateur Jean-Georges Kugler. Lui, qui a l’habitude de projeter ses films à la maison le dimanche, lors des fêtes de famille ou au cinéma associatif de Ribeauvillé, propose cette fois-ci des séquences inhabituelles à la vue de ses spectateurs. Il commence par une séquence de caméra embarquée à bord d’une voiture sur la route qui relie Ribeauvillé et Bergheim. L’image est stable par rapport aux éléments visibles du véhicule, ce qui tend à montrer que l’appareil est directement fixé à la voiture et non pas tenu à la main lors de ce court voyage. Autre curiosité, l’un des derniers plans du film est une courte séquence au ralenti d’un homme qui pousse une charrette à bras dans les rues de Ribeauvillé. Plus habituel en revanche, de nombreux mouvements panoramiques permettent d’apprécier la beauté des édifices de la route des vins et la vie quotidienne des habitants qui se trouvent sur son tracé.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le film est difficile à dater, mais il est certain qu’il fut tourné après mai 1953. En effet, le premier plan sur un panneau, tel un carton, présente le lieu de la séquence : « Route du Vin ». Or, celle-ci est inaugurée le 30 mai de l’année 1953.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bergheim et Ribeauvillé ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Porte_Haute_de_Bergheim.PNG|500px|thumb|right|La Porte Haute de Bergheim, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
Le réalisateur part en voiture de sa ville d’habitation (Ribeauvillé) et se rend à Bergheim, situé à 3 kilomètres en empruntant la route départementale 1 bis. Ce bourg médiéval est entouré de remparts sur près de deux kilomètres. Datant du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont dominés par la Porte Haute filmée par le réalisateur. Situé sur la Route du Vin, Bergheim bénéficie d’une production viticole dynamique et très ancienne, dont on a des traces dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les « Riesling » et « Gewürztraminer » en constituent les cépages centraux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par Jean-Georges Kugler, le paysage est couvert de vignes. Des infrastructures sont parfois aménagées pour permettre le passage d’une route, tels les enrochements qui coupent la pente naturelle des collines viticoles et en solidifient la terrasse ainsi formée. Au moment du tournage, les hommes de Bergheim et leurs fils semblent s’occuper de la taille des vignes, puisqu’une charrette bourrée de leurs fines branches est filmée dans les rues du bourg. Les femmes quant à elle s’occupent du linge, à tout âge.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Après son petit périple sur la Route du Vin, Jean-Georges Kugler filme la vie quotidienne de Ribeauvillé. Il décide de se positionner devant son magasin, qui se situe dans la Grand Rue de la ville. C’est là qu’il filme les habitants dans leurs occupations. Si cette rue est un lieu de circulation bondé, il s’agit également d’un lieu de sociabilisation important. Les passants sont apprêtés et y discutent. Ils cherchent également les produits dont ils ont besoin. Certaines femmes portent d’ailleurs des paniers et des cannes à lait en aluminium. En revanche, bien que Ribeauvillé se situe sur la Route du Vin est témoigne d’une tradition de viticulture aussi ancienne que Bergheim, c’est un milieu entre ruralité et urbanité qui transparaît à l’image. Les activités y sont davantage commerçantes et celles d’un pôle local d’échanges.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Entre modernité et comportement traditionnel. ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sur_la_Route_du_vin_-_Magasin_de_Jean-Georges_Kugler.PNG|500px|thumb|left|Magasin de Jean-Georges Kugler, image tirée du film, MIRA.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Particularité de ce film amateur, un important contraste entre des éléments de modernité et des comportements traditionnels est observable. Route propre et bitumée, poteaux qui apportent l’électricité dans les villages, éléments de signalisation le long de la route et notamment dans les virages sinueux de la Route du Vin. Ces éléments contrastent avec l’absence notable de voiture lors du parcours effectué au début de la séquence. La route est empruntée en particulier par des personnes à bicyclettes et par des charrettes tractées par des animaux. Tout cela montre que malgré une production automobile en hausse tout au long du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le monde rural reste globalement à l’écart de cette évolution au moment du tournage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Bergheim, les femmes lavent le linge de manière traditionnelle au lavoir sur une place du village.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À Ribeauvillé, où le réalisateur filme les habitants qui vaquent à leurs occupations, rares sont les voitures qui passent dans le champ de la caméra, contrairement aux nombreuses bicyclettes et charrettes à bras présentes à l’image. D’ailleurs, les rues pavées de ces villages médiévaux et l’étroitesse des portes fortifiées (on aperçoit un panneau limitant la hauteur des véhicules à l’entrée de Bergheim) ne participent pas à la praticité de l’usage des routes et rues municipales pour les véhicules.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le réalisateur choisit de filmer dans la rue où se trouve son magasin de photographie. Il y propose un service rapide pour le développement des photos sur place en huit heures et vend du matériel « Kodak ». Un autre commerce constitue un élément de modernité au milieu des rues de la ville médiévale. En effet, une enseigne « Philips » est visible à l’image. Société néerlandaise, la firme produit et vend du matériel de technologies très modernes. Elle est d’ailleurs connue pour son activité au sein du secteur musical dans les années 1950-1960, moment où la chanson française connaît un âge d’or (G. Brassens, J. Brel, et d’autres encore). C’est donc également l’implantation du marché de l’audio et du visuel dans le monde rural que le réalisateur capture, filière dans laquelle il évolue lui-même. Ce film pourrait d’ailleurs être un test des nouveaux matériels de capture d’images par le réalisateur, matériels vendus dans son propre magasin.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=C. LEIPP, F. LAMBACH, T. RIEGER, C. FRITZ, « Ribeauvillé » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 11, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 6419-6422.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. SCHAUB-FALLER, C. SITTLER, C. BONNET, T. RIEGER, R. SCHWAB, M. DOERFLINGER, « Bergheim » dans Agnès ACKER (dir.), ''Encyclopédie de l’Alsace'', Vol. 1, Strasbourg, Editions Publitotal, 1985, p. 569-576.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lucien SITTLER, ''La route du vin d’Alsace'', Colmar-Ingersheim, Éditions SAEP, 1969.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Arthur Durand</name></author>
		
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