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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=13490</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2020-01-14T15:37:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:41&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Rhin_Vogelgrun.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Rhin; Freiburg i.B.&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie d'une famille bourgeoise alsacienne. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. Nous voyons des préparatifs de départs en vacances. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptible dans la propreté de l’escalier et le soin apporté au jardin. Notons que la femme de Jean-Georges Kugler filme le départ de la voiture pour bien montrer l'action.&lt;br /&gt;
Au passage, nous remarquons que la famille vit dans l’aisance financière.  Lors de la période dite des « Trente Glorieuses », dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas chère et le pouvoir d’achat des travailleurs croît. En effet, la plupart des Alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|droite|©Numistral]]Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflit, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre mondiale ou la Deuxième Guerre mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970'', Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach dynamise le village: plus de 240 personnes choisissent de s’y installer  entre 1962 et 1975. De plus, la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix'', Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|©MIRA Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si la femme de Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961. En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les Français qui le détruisirent la première fois et les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules. Les coûts pour sa construction s'élèvent à 4,7 millions de Deutsch Mark (soit environ 2 403 070 euros) et sont pris en charge par l'Allemagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262. et Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|©MIRA Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|©MIRA Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé par sa femme fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montrée malgré son importance. Il s’agit de la vérification du coffre car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée sur-le-champ.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est dû à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élevait à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : ''Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg''&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg au rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace)'', Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar'', 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2020-01-14T15:35:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie d'une famille bourgeoise alsacienne. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. Nous voyons des préparatifs de départs en vacances. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptible dans la propreté de l’escalier et le soin apporté au jardin. Notons que la femme de Jean-Georges Kugler filme le départ de la voiture pour bien montrer l'action.&lt;br /&gt;
Au passage,  notons que la famille vit dans l’aisance financière.  Lors de la période dite des « Trente Glorieuses », dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas chère et le pouvoir d’achat des travailleurs croît. En effet, la plupart des Alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|droite|©Numistral]]Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflit, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre mondiale ou la Deuxième Guerre mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970'', Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach dynamise le village: plus de 240 personnes choisissent de s’y installer  entre 1962 et 1975. De plus, la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix'', Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|©MIRA Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si la femme de Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961. En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les Français qui le détruisirent la première fois et les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules. Les coûts pour sa construction s'élèvent à 4,7 millions de Deutsch Mark (soit environ 2 403 070 euros) et sont pris en charge par l'Allemagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262. et Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|©MIRA Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|©MIRA Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé par sa femme fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montrée malgré son importance. Il s’agit de la vérification du coffre car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée sur-le-champ.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est dû à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élevait à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : ''Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg''&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg au rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace)'', Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar'', 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=13488</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-14T15:05:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_12&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:17&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Breesé_Port_du_Rhin.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Gilbert Breesé&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Pont de Kehl&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.57593, 7.79892&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert son fils] et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme de la Première Guerre mondiale, la France reconquiert l’Alsace-Moselle. L’occupation de la Rhénanie en 1923 est décidée par Poincaré afin de récupérer en nature une partie des Réparations exigées de l'Allemagne par le traité de Versailles. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferroviaire de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise ou les multiples changements de la frontière franco-germanique de 1929 continuent de faire des ravages en Allemagne.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki|vignette|gauche|]]En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, la famille Bressé pendant une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferroviaire ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferroviaire du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il a étudié à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tend de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), ''La France et l'URSS dans l'Europe des années 30'', Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les Français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les Allemands écrasent l’armée française. Très rapidement, les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les Allemands détruisent à leur tour le pont lors de leur opération de retraite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|droite]]Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de créer une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perd sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|Pont du Rhin actuellement|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-14T15:02:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Breesé_Port_du_Rhin.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Gilbert Breesé&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Pont de Kehl&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.57593, 7.79892&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert son fils] et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme de la Première Guerre mondiale, la France reconquiert l’Alsace-Moselle. L’occupation de la Rhénanie en 1923 est décidée par Poincaré afin de récupérer en nature une partie des Réparations exigées de l'Allemagne par le traité de Versailles. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferroviaire de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise ou les multiples changements de la frontière franco-germanique de 1929 continuent de faire des ravages en Allemagne.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki A.S.|vignette|gauche|]]En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, la famille Bressé pendant une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferroviaire ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferroviaire du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il a étudié à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tend de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), ''La France et l'URSS dans l'Europe des années 30'', Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les Français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les Allemands écrasent l’armée française. Très rapidement, les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les Allemands détruisent à leur tour le pont lors de leur opération de retraite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|droite]]Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de créer une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perd sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|Pont du Rhin actuellement|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=13486</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=13486"/>
		<updated>2020-01-14T15:01:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert son fils] et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme de la Première Guerre mondiale, la France reconquiert l’Alsace-Moselle. L’occupation de la Rhénanie en 1923 est décidée par Poincaré afin de récupérer en nature une partie des Réparations exigées de l'Allemagne par le traité de Versailles. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferroviaire de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise ou les multiples changements de la frontière franco-germanique de 1929 continuent de faire des ravages en Allemagne.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png| ©Archi-Wiki Albert Schulz |vignette|gauche|]]En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, la famille Bressé pendant une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferroviaire ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferroviaire du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il a étudié à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tend de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), ''La France et l'URSS dans l'Europe des années 30'', Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les Français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les Allemands écrasent l’armée française. Très rapidement, les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les Allemands détruisent à leur tour le pont lors de leur opération de retraite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|droite]]Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de créer une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perd sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|Pont du Rhin actuellement|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12190</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12190"/>
		<updated>2019-12-07T16:20:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Rhin; Freiburg i.B.&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|droite|©Numistral]]Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970'', Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix'', Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|©MIRA Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262. et Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|©MIRA Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|©MIRA Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : ''Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg''&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace)'', Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar'', 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12189</id>
		<title>Le Rhin(0019FH0046)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12189"/>
		<updated>2019-12-07T16:19:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Le Rhin&lt;br /&gt;
|fonds=Guin&lt;br /&gt;
|idSupport=0019FH0046&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0019FH0046_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:34&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Guin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Rodolphe Klein&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.71356, 7.94192&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est tourné en 1956 en format 8mm. Il est en couleur et muet. Le réalisateur est sur une petite péniche et effectue une ballade touristique sur le Rhin. Durant la petite croisière, il filme plusieurs péniches de types différents et des hommes en tenue dominicale.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Amorce : repas familial&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:01] Plan statique, vue du Rhin depuis bateau, forêt visible en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:08] Réalisateur qui est sur le côté gauche de la péniche, bout de bord/couloir visible, trois bateaux à vapeur sont visibles à gauche, le premier crache le plus de fumée, sans doute un remorqueur à aubes, s’approche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:15] Plan droite-gauche du premier bateau/péniche qui passe à côté, forêt bien visible en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:19] Plan droite-gauche deuxième péniche passant, contient un chargement volumineux, probablement du sable ou de la potasse;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:24] Plan droite-gauche très rapide. Une troisième , une quatrième avec un chargement de sable contenu dans des soutes;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan d’une péniche qui dépasse celle où le réalisateur effectue le film;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:32] Plan statique qui montre la division du fleuve en deux parties, deux péniches vont vers la droite ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:35] Plan statique de trois hommes qui discutent, en habits du dimanche, un porte un chapeau, le deuxième est de dos et le troisième à les mains sur les hanches (+ moustache), des arbres et le fleuve en arrière plan, l’homme de dos se retourne pour chercher quelques choses, l’homme au chapeau salue le cameraman;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:40] Plan statique sur le Rhin et la forêt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:45] Une péniche chargée de sable/graviers dépasse la péniche de croisière;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:52] Plan statique sur l’avant du bateau, mat et plusieurs fanions/drapeaux, six hommes sont visibles et sont de dos;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:57] Plan statique d’une péniche remplie, cales fermées, son passage provoque des vagues;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:08] Plan d’un passage gauche-droite d’une petite péniche chargée de marchandises;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:12] Suite du plan statique sur les hommes à l’avant du bateau, sont toujours de dos;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Plan statique, les hommes descendent du ponton, un des hommes s’accoude à la rambarde, les hommes ont leur visage visible, sourient;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:19] Trois hommes descendent de la péniche, une cabine est visible, une femme est en arrière plan et sourit;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan fixe puis petit panoramique droite-gauche du bateau pris sur la terre ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:25]Panoramique droite-gauche d’une foule étant sur la terre ferme, maisons, arbres et voitures d’époque en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:27]Dernier panoramique gauche-droite sur la péniche de croisière.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le Rhin, un fleuve en pleine effervescence ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aménagement du Rhin.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg]]Les travaux d’aménagement commencés dans les années 1930 permettent au port de Bâle de retrouver une certaine vitalité.&lt;br /&gt;
Le commerce fluvial est plusieurs fois perturbé durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici, le film montre le rétablissement des flux commerciaux sur le Rhin. Entre 1950-1960, les échanges de marchandise augmentent sur le Rhin supérieur&amp;lt;ref&amp;gt;DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.  p.38-40.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, plusieurs plans montrent différents bateaux ayant chacun un usage précis. Le premier bateau est un chaland motorisé possédant des aubes. Il transporte des marchandises dans ses cales. Cela peut-être des céréales provenant de toute l’Allemagne ou bien spécifiquement de la Ruhr s’il agit de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p.80&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les céréales sont transformées dans les moulins alsaciens situés à proximité du fleuve proximité du fleuve.&lt;br /&gt;
Soulignons que les différents plans/séquences permettent de constater les innovations technologiques depuis l’apparition des bateaux à vapeur sur le Rhin. Ils permettaient de tirer des chalands chargés de minerais et de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Idem,&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La puissance du moteur, un atout essentiel ===&lt;br /&gt;
Dans le film, les radeaux n’existent plus mais il y a des automoteurs. Malgré des moteurs de nouvelle génération, la force du courant est telle que remonter le Rhin n’est pas chose aisée. Pour les petits chalands, il faut des bateaux remonteurs puissants&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid  p.42 et 46.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le premier plan montre un remorqueur à moteur diesel en pleine puissance. Il tracte le deuxième bateau, visible dans la deuxième séquence.  La séquence suivante montre le même cas de figure. Un chalands pousseur transporte beaucoup de marchandises et se fait tirer par un autre bateau remorqueur. Dans un autre plan (00:00:19), un long chaland transporte de la potasse en très grosse quantité. C’est parmi les premiers navires qui peuvent remonter le fleuve sans assistance. Les travaux entamés par l’ingénieur Tulla (1770-1828) et la réalisation du Grand Canal d’Alsace (1923-1970) en sont la résultante des moyens visibles dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les innovations technologiques, moteur du développement rhénan ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Transport des marchandises.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1825 il fallait 60 hommes pour diriger un bateau de 100 tonnes, en 1937 il faut 20 hommes pour manipuler un convoi remorqué de 8000 tonnes. En 1950, il faut 12 hommes répartis en 2 équipes pour le même gabarit. Notons que les radars équipent de plus en plus les navires après la guerre.  Ils permettent aux équipages d’être soulagés des risques de chavirement. Grâce aux radars, les pousseurs peuvent enfin naviguer la nuit. Les convois de même tonnage sont poussé comme c’est le cas dans plusieurs séquences du film.&lt;br /&gt;
Ici, le film ne montre pas la concurrence entre les flux de transport de marchandises effectués par la route et le flux de transport fluviaux. Pourtant, les différents ponts qui enjambent les rives du Rhin sont de plus en plus empruntés par les camions, plus rapides et ayant une capacité de rendement de plus en plus importante.&lt;br /&gt;
A cette époque, le tourisme fluvial est balbutiant, ici, le film montre que Rodolphe Klein est parmi les premiers à faire du tourisme sur le Rhin. Il n’est pas tout seul car il filme plusieurs fois ses amis. De plus, à la fin de son film, il filme un regroupement d’une trentaine de personnes.&lt;br /&gt;
Les différents chalands filmés ont une appartenance différente, cela prouve que le Rhin s’ouvre internationalement d’après les drapeaux filmés.&lt;br /&gt;
Le film montre clairement que les barrières douanières sont de moins en moins présentes car nous ne voyons pas de bateaux de douaniers empêchant la circulation des différents chalands. Dans la même optique, les hommes politiques français et allemands ont la volonté d’harmoniser fiscalement les taxes prélevées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Petite histoire de la canalisation du Rhin ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tulla.png|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1812, l’ingénieur badois Tulla préconise d’endiguer le Rhin afin de limiter ses crues&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.13&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Un problème apparaît, le flux du cours d’eau est accéléré et rends plus difficile sa remontée. Cela provoque l’abandon du Rhin car le chemin de fer est plus rapide, les orpailleurs et les pêcheurs ne peuvent plus exercer leur métier.&lt;br /&gt;
Quelques travaux de désenrochementsont réalisés entre Strasbourg et Bâle entre 1840 et 1870. Ce n’est qu’après la Première Guerre Mondiale, avec la reconquête de l’Alsace par la France que la canalisation du Rhin est véritablement amorcée.&lt;br /&gt;
Avec Traité de Versailles, la France a le droit d’aménager sa partie du Rhin alors que l’Allemagne a interdiction d’ériger tout dispositif économique et militaire.&lt;br /&gt;
En 1925, le projet pour construire huit usines hydroélectriques est approuvé. C’est la société privée « Énergie électrique du Rhin » qui construit la centrale de Kembs. Avec les problèmes économiques engendrés par la crise mondiale de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale, il y a un arrêt temporaire des travaux puis remise en marche du programme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La canalisation du Rhin permet de créer des zones de loisirs par exemple à Vogelgrün, Marckolsheim, Plobsheim, Gambsheim ou Rhinau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que grâce aux innovations technologiques, les bateaux pousseurs permettent aux bateliers d’avoir une vie de famille meilleure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années 1960-1970, les compagnies frontalières dynamisent les échanges économiques sur le Rhin. Des entreprises françaises et allemandes se coordonnent au sein de régions transfrontalières pour contrer les effets du libéralisme. En 1963, le territoire trinational nommé « Regio Basiliensis » est crée et lie les espaces économiques des villes de Fribourg, Mulhouse et Bâle. En 1964 est crée la communauté d’intérêts liant la moyenne Alsace au Brisgau (Colmar-Fribourg). Au nord de l’Alsace, les chambres de commerce de Strasbourg, Lahr et de Karlsruhe coopèrent dans le même but.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,''Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CRÉMIEUX-BRILHAC (Jean-Louis), ''L’aménagement du Rhin, La documentation photographique'', Paris, 1971.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOLLFUS (Jean), ''L'homme et le Rhin'', Gallimard, Paris, 1960.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12188</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12188"/>
		<updated>2019-12-07T16:18:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_12&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:17&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Gilbert Breesé&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Pont de Kehl&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.57593, 7.79892&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert son fils] et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise ou les multiples changements de la frontière franco-germanique de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), ''La France et l'URSS dans l'Europe des années 30'', Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|droite]]Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|Pont du Rhin actuellement|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12187</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
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		<updated>2019-12-07T16:16:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
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|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert son fils] et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise ou les multiples changements de la frontière franco-germanique de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), ''La France et l'URSS dans l'Europe des années 30'', Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|droite]]Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|Pont du Rhin actuellement|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12186</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12186"/>
		<updated>2019-12-07T16:13:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_12&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:17&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Gilbert Breesé&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Pont de Kehl&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.57593, 7.79892&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert son fils] et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise ou les multiples changements de la frontière franco-germanique de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), La France et l'URSS dans l'Europe des années 30, Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|droite]]Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), L’or du Rhin, histoire d’un fleuve, Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|Pont du Rhin actuellement|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2019-12-07T16:09:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Rhin; Freiburg i.B.&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|droite|©Numistral]]Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970'', Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix'', Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|©MIRA Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262. et Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|©MIRA Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|©MIRA Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : ''Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg''&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace)'', Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar'', 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12184</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12184"/>
		<updated>2019-12-07T16:07:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Rhin; Freiburg i.B.&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ce film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|droite|©Numistral]]== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970'', Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix'', Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|©MIRA Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262. et Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|©MIRA Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|©MIRA Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : ''Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg''&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace)'', Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar'', 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12183</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12183"/>
		<updated>2019-12-07T16:06:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Rhin; Freiburg i.B.&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|droite|©Numistral]]Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970'', Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix'', Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|©MIRA Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262. et Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|©MIRA Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|©MIRA Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : ''Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg''&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace)'', Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar'', 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12182</id>
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		<updated>2019-12-07T16:05:30Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
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|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé,; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Freiburg i.B.; Rhin&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|droite|©Numistral]]Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970'', Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix'', Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|©MIRA Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262. et Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|©MIRA Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|©MIRA Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : ''Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg''&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace)'', Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar'', 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12181</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2019-12-07T16:01:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ce film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme'', Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|centré|©Numistral]]&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970'', Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix'', Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|©MIRA Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262. et Wahner, Joseph (1964): ''Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II)''. In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|©MIRA Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|©MIRA Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : ''Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg''&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace)'', Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar'', 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12180</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12180"/>
		<updated>2019-12-07T15:51:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé,; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Freiburg i.B.; Rhin&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|centré|©Numistral]]&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I). In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262.  et Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II). In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : ''Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), ''Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace)'', Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, ''Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar'', 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), ''Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique'', Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12179</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2019-12-07T15:46:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
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|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé,; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Freiburg i.B.; Rhin&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|centré|©Numistral]]&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I). In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262.  et Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II). In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12178</id>
		<title>Le Rhin(0019FH0046)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12178"/>
		<updated>2019-12-07T15:38:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Le Rhin&lt;br /&gt;
|fonds=Guin&lt;br /&gt;
|idSupport=0019FH0046&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0019FH0046_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:34&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Guin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Rodolphe Klein&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.71356, 7.94192&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est tourné en 1956 en format 8mm. Il est en couleur et muet. Le réalisateur est sur une petite péniche et effectue une ballade touristique sur le Rhin. Durant la petite croisière, il filme plusieurs péniches de types différents et des hommes en tenue dominicale.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Amorce : repas familial&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:01] Plan statique, vue du Rhin depuis bateau, forêt visible en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:08] Réalisateur qui est sur le côté gauche de la péniche, bout de bord/couloir visible, trois bateaux à vapeur sont visibles à gauche, le premier crache le plus de fumée, sans doute un remorqueur à aubes, s’approche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:15] Plan droite-gauche du premier bateau/péniche qui passe à côté, forêt bien visible en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:19] Plan droite-gauche deuxième péniche passant, contient un chargement volumineux, probablement du sable ou de la potasse;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:24] Plan droite-gauche très rapide. Une troisième , une quatrième avec un chargement de sable contenu dans des soutes;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan d’une péniche qui dépasse celle où le réalisateur effectue le film;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:32] Plan statique qui montre la division du fleuve en deux parties, deux péniches vont vers la droite ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:35] Plan statique de trois hommes qui discutent, en habits du dimanche, un porte un chapeau, le deuxième est de dos et le troisième à les mains sur les hanches (+ moustache), des arbres et le fleuve en arrière plan, l’homme de dos se retourne pour chercher quelques choses, l’homme au chapeau salue le cameraman;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:40] Plan statique sur le Rhin et la forêt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:45] Une péniche chargée de sable/graviers dépasse la péniche de croisière;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:52] Plan statique sur l’avant du bateau, mat et plusieurs fanions/drapeaux, six hommes sont visibles et sont de dos;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:57] Plan statique d’une péniche remplie, cales fermées, son passage provoque des vagues;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:08] Plan d’un passage gauche-droite d’une petite péniche chargée de marchandises;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:12] Suite du plan statique sur les hommes à l’avant du bateau, sont toujours de dos;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Plan statique, les hommes descendent du ponton, un des hommes s’accoude à la rambarde, les hommes ont leur visage visible, sourient;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:19] Trois hommes descendent de la péniche, une cabine est visible, une femme est en arrière plan et sourit;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan fixe puis petit panoramique droite-gauche du bateau pris sur la terre ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:25]Panoramique droite-gauche d’une foule étant sur la terre ferme, maisons, arbres et voitures d’époque en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:27]Dernier panoramique gauche-droite sur la péniche de croisière.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le Rhin, un fleuve en pleine effervescence ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aménagement du Rhin.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg]]Les travaux d’aménagement commencés dans les années 1930 permettent au port de Bâle de retrouver une certaine vitalité.&lt;br /&gt;
Le commerce fluvial est plusieurs fois perturbé durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici, le film montre le rétablissement des flux commerciaux sur le Rhin. Entre 1950-1960, les échanges de marchandise augmentent sur le Rhin supérieur&amp;lt;ref&amp;gt;DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.  p.38-40.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, plusieurs plans montrent différents bateaux ayant chacun un usage précis. Le premier bateau est un chaland motorisé possédant des aubes. Il transporte des marchandises dans ses cales. Cela peut-être des céréales provenant de toute l’Allemagne ou bien spécifiquement de la Ruhr s’il agit de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p.80&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les céréales sont transformées dans les moulins alsaciens situés à proximité du fleuve proximité du fleuve.&lt;br /&gt;
Soulignons que les différents plans/séquences permettent de constater les innovations technologiques depuis l’apparition des bateaux à vapeur sur le Rhin. Ils permettaient de tirer des chalands chargés de minerais et de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Idem,&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La puissance du moteur, un atout essentiel ===&lt;br /&gt;
Dans le film, les radeaux n’existent plus mais il y a des automoteurs. Malgré des moteurs de nouvelle génération, la force du courant est telle que remonter le Rhin n’est pas chose aisée. Pour les petits chalands, il faut des bateaux remonteurs puissants&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid  p.42 et 46.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le premier plan montre un remorqueur à moteur diesel en pleine puissance. Il tracte le deuxième bateau, visible dans la deuxième séquence.  La séquence suivante montre le même cas de figure. Un chalands pousseur transporte beaucoup de marchandises et se fait tirer par un autre bateau remorqueur. Dans un autre plan (00:00:19), un long chaland transporte de la potasse en très grosse quantité. C’est parmi les premiers navires qui peuvent remonter le fleuve sans assistance. Les travaux entamés par l’ingénieur Tulla (1770-1828) et la réalisation du Grand Canal d’Alsace (1923-1970) en sont la résultante des moyens visibles dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les innovations technologiques, moteur du développement rhénan ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Transport des marchandises.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1825 il fallait 60 hommes pour diriger un bateau de 100 tonnes, en 1937 il faut 20 hommes pour manipuler un convoi remorqué de 8000 tonnes. En 1950, il faut 12 hommes répartis en 2 équipes pour le même gabarit. Notons que les radars équipent de plus en plus les navires après la guerre.  Ils permettent aux équipages d’être soulagés des risques de chavirement. Grâce aux radars, les pousseurs peuvent enfin naviguer la nuit. Les convois de même tonnage sont poussé comme c’est le cas dans plusieurs séquences du film.&lt;br /&gt;
Ici, le film ne montre pas la concurrence entre les flux de transport de marchandises effectués par la route et le flux de transport fluviaux. Pourtant, les différents ponts qui enjambent les rives du Rhin sont de plus en plus empruntés par les camions, plus rapides et ayant une capacité de rendement de plus en plus importante.&lt;br /&gt;
A cette époque, le tourisme fluvial est balbutiant, ici, le film montre que Rodolphe Klein est parmi les premiers à faire du tourisme sur le Rhin. Il n’est pas tout seul car il filme plusieurs fois ses amis. De plus, à la fin de son film, il filme un regroupement d’une trentaine de personnes.&lt;br /&gt;
Les différents chalands filmés ont une appartenance différente, cela prouve que le Rhin s’ouvre internationalement d’après les drapeaux filmés.&lt;br /&gt;
Le film montre clairement que les barrières douanières sont de moins en moins présentes car nous ne voyons pas de bateaux de douaniers empêchant la circulation des différents chalands. Dans la même optique, les hommes politiques français et allemands ont la volonté d’harmoniser fiscalement les taxes prélevées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Petite histoire de la canalisation du Rhin ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tulla.png|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1812, l’ingénieur badois Tulla préconise d’endiguer le Rhin afin de limiter ses crues&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.13&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Un problème apparaît, le flux du cours d’eau est accéléré et rends plus difficile sa remontée. Cela provoque l’abandon du Rhin car le chemin de fer est plus rapide, les orpailleurs et les pêcheurs ne peuvent plus exercer leur métier.&lt;br /&gt;
Quelques travaux de désenrochementsont réalisés entre Strasbourg et Bâle entre 1840 et 1870. Ce n’est qu’après la Première Guerre Mondiale, avec la reconquête de l’Alsace par la France que la canalisation du Rhin est véritablement amorcée.&lt;br /&gt;
Avec Traité de Versailles, la France a le droit d’aménager sa partie du Rhin alors que l’Allemagne a interdiction d’ériger tout dispositif économique et militaire.&lt;br /&gt;
En 1925, le projet pour construire huit usines hydroélectriques est approuvé. C’est la société privée « Énergie électrique du Rhin » qui construit la centrale de Kembs. Avec les problèmes économiques engendrés par la crise mondiale de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale, il y a un arrêt temporaire des travaux puis remise en marche du programme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La canalisation du Rhin permet de créer des zones de loisirs par exemple à Vogelgrün, Marckolsheim, Plobsheim, Gambsheim ou Rhinau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que grâce aux innovations technologiques, les bateaux pousseurs permettent aux bateliers d’avoir une vie de famille meilleure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années 1960-1970, les compagnies frontalières dynamisent les échanges économiques sur le Rhin. Des entreprises françaises et allemandes se coordonnent au sein de régions transfrontalières pour contrer les effets du libéralisme. En 1963, le territoire trinational nommé « Regio Basiliensis » est crée et lie les espaces économiques des villes de Fribourg, Mulhouse et Bâle. En 1964 est crée la communauté d’intérêts liant la moyenne Alsace au Brisgau (Colmar-Fribourg). Au nord de l’Alsace, les chambres de commerce de Strasbourg, Lahr et de Karlsruhe coopèrent dans le même but.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,''Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CRÉMIEUX-BRILHAC (Jean-Louis), ''L’aménagement du Rhin, La documentation photographique'', Paris, 1971.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOLLFUS (Jean), ''L'homme et le Rhin'', Gallimard, Paris, 1960.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12177</id>
		<title>Le Rhin(0019FH0046)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12177"/>
		<updated>2019-12-07T15:33:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Le Rhin&lt;br /&gt;
|fonds=Guin&lt;br /&gt;
|idSupport=0019FH0046&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0019FH0046_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:34&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Guin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Rodolphe Klein&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.71356, 7.94192&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est tourné en 1956. Il est en couleur et muet. Le réalisateur est sur une petite péniche et effectue une ballade touristique sur le Rhin. Durant la petite croisière, il filme plusieurs péniches de types différents et des hommes en tenue dominicale.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Amorce : repas familial&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:01] Plan statique, vue du Rhin depuis bateau, forêt visible en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:08] Réalisateur qui est sur le côté gauche de la péniche, bout de bord/couloir visible, trois bateaux à vapeur sont visibles à gauche, le premier crache le plus de fumée, sans doute un remorqueur à aubes, s’approche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:15] Plan droite-gauche du premier bateau/péniche qui passe à côté, forêt bien visible en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:19] Plan droite-gauche deuxième péniche passant, contient un chargement volumineux, probablement du sable ou de la potasse;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:24] Plan droite-gauche très rapide. Une troisième , une quatrième avec un chargement de sable contenu dans des soutes;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan d’une péniche qui dépasse celle où le réalisateur effectue le film;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:32] Plan statique qui montre la division du fleuve en deux parties, deux péniches vont vers la droite ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:35] Plan statique de trois hommes qui discutent, en habits du dimanche, un porte un chapeau, le deuxième est de dos et le troisième à les mains sur les hanches (+ moustache), des arbres et le fleuve en arrière plan, l’homme de dos se retourne pour chercher quelques choses, l’homme au chapeau salue le cameraman;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:40] Plan statique sur le Rhin et la forêt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:45] Une péniche chargée de sable/graviers dépasse la péniche de croisière;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:52] Plan statique sur l’avant du bateau, mat et plusieurs fanions/drapeaux, six hommes sont visibles et sont de dos;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:57] Plan statique d’une péniche remplie, cales fermées, son passage provoque des vagues;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:08] Plan d’un passage gauche-droite d’une petite péniche chargée de marchandises;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:12] Suite du plan statique sur les hommes à l’avant du bateau, sont toujours de dos;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Plan statique, les hommes descendent du ponton, un des hommes s’accoude à la rambarde, les hommes ont leur visage visible, sourient;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:19] Trois hommes descendent de la péniche, une cabine est visible, une femme est en arrière plan et sourit;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan fixe puis petit panoramique droite-gauche du bateau pris sur la terre ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:25]Panoramique droite-gauche d’une foule étant sur la terre ferme, maisons, arbres et voitures d’époque en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:27]Dernier panoramique gauche-droite sur la péniche de croisière.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le Rhin, un fleuve en pleine effervescence ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aménagement du Rhin.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg]]Les travaux d’aménagement commencés dans les années 1930 permettent au port de Bâle de retrouver une certaine vitalité.&lt;br /&gt;
Le commerce fluvial est plusieurs fois perturbé durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici, le film montre le rétablissement des flux commerciaux sur le Rhin. Entre 1950-1960, les échanges de marchandise augmentent sur le Rhin supérieur&amp;lt;ref&amp;gt;DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.  p.38-40.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, plusieurs plans montrent différents bateaux ayant chacun un usage précis. Le premier bateau est un chaland motorisé possédant des aubes. Il transporte des marchandises dans ses cales. Cela peut-être des céréales provenant de toute l’Allemagne ou bien spécifiquement de la Ruhr s’il agit de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p.80&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les céréales sont transformées dans les moulins alsaciens situés à proximité du fleuve proximité du fleuve.&lt;br /&gt;
Soulignons que les différents plans/séquences permettent de constater les innovations technologiques depuis l’apparition des bateaux à vapeur sur le Rhin. Ils permettaient de tirer des chalands chargés de minerais et de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Idem,&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La puissance du moteur, un atout essentiel ===&lt;br /&gt;
Dans le film, les radeaux n’existent plus mais il y a des automoteurs. Malgré des moteurs de nouvelle génération, la force du courant est telle que remonter le Rhin n’est pas chose aisée. Pour les petits chalands, il faut des bateaux remonteurs puissants&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid  p.42 et 46.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le premier plan montre un remorqueur à moteur diesel en pleine puissance. Il tracte le deuxième bateau, visible dans la deuxième séquence.  La séquence suivante montre le même cas de figure. Un chalands pousseur transporte beaucoup de marchandises et se fait tirer par un autre bateau remorqueur. Dans un autre plan (00:00:19), un long chaland transporte de la potasse en très grosse quantité. C’est parmi les premiers navires qui peuvent remonter le fleuve sans assistance. Les travaux entamés par l’ingénieur Tulla (1770-1828) et la réalisation du Grand Canal d’Alsace (1923-1970) en sont la résultante des moyens visibles dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les innovations technologiques, moteur du développement rhénan ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Transport des marchandises.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1825 il fallait 60 hommes pour diriger un bateau de 100 tonnes, en 1937 il faut 20 hommes pour manipuler un convoi remorqué de 8000 tonnes. En 1950, il faut 12 hommes répartis en 2 équipes pour le même gabarit. Notons que les radars équipent de plus en plus les navires après la guerre.  Ils permettent aux équipages d’être soulagés des risques de chavirement. Grâce aux radars, les pousseurs peuvent enfin naviguer la nuit. Les convois de même tonnage sont poussé comme c’est le cas dans plusieurs séquences du film.&lt;br /&gt;
Ici, le film ne montre pas la concurrence entre les flux de transport de marchandises effectués par la route et le flux de transport fluviaux. Pourtant, les différents ponts qui enjambent les rives du Rhin sont de plus en plus empruntés par les camions, plus rapides et ayant une capacité de rendement de plus en plus importante.&lt;br /&gt;
A cette époque, le tourisme fluvial est balbutiant, ici, le film montre que Rodolphe Klein est parmi les premiers à faire du tourisme sur le Rhin. Il n’est pas tout seul car il filme plusieurs fois ses amis. De plus, à la fin de son film, il filme un regroupement d’une trentaine de personnes.&lt;br /&gt;
Les différents chalands filmés ont une appartenance différente, cela prouve que le Rhin s’ouvre internationalement d’après les drapeaux filmés.&lt;br /&gt;
Le film montre clairement que les barrières douanières sont de moins en moins présentes car nous ne voyons pas de bateaux de douaniers empêchant la circulation des différents chalands. Dans la même optique, les hommes politiques français et allemands ont la volonté d’harmoniser fiscalement les taxes prélevées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Petite histoire de la canalisation du Rhin ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tulla.png|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1812, l’ingénieur badois Tulla préconise d’endiguer le Rhin afin de limiter ses crues&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), ''L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim'', Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.13&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Un problème apparaît, le flux du cours d’eau est accéléré et rends plus difficile sa remontée. Cela provoque l’abandon du Rhin car le chemin de fer est plus rapide, les orpailleurs et les pêcheurs ne peuvent plus exercer leur métier.&lt;br /&gt;
Quelques travaux de désenrochementsont réalisés entre Strasbourg et Bâle entre 1840 et 1870. Ce n’est qu’après la Première Guerre Mondiale, avec la reconquête de l’Alsace par la France que la canalisation du Rhin est véritablement amorcée.&lt;br /&gt;
Avec Traité de Versailles, la France a le droit d’aménager sa partie du Rhin alors que l’Allemagne a interdiction d’ériger tout dispositif économique et militaire.&lt;br /&gt;
En 1925, le projet pour construire huit usines hydroélectriques est approuvé. C’est la société privée « Énergie électrique du Rhin » qui construit la centrale de Kembs. Avec les problèmes économiques engendrés par la crise mondiale de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale, il y a un arrêt temporaire des travaux puis remise en marche du programme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La canalisation du Rhin permet de créer des zones de loisirs par exemple à Vogelgrün, Marckolsheim, Plobsheim, Gambsheim ou Rhinau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que grâce aux innovations technologiques, les bateaux pousseurs permettent aux bateliers d’avoir une vie de famille meilleure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années 1960-1970, les compagnies frontalières dynamisent les échanges économiques sur le Rhin. Des entreprises françaises et allemandes se coordonnent au sein de régions transfrontalières pour contrer les effets du libéralisme. En 1963, le territoire trinational nommé « Regio Basiliensis » est crée et lie les espaces économiques des villes de Fribourg, Mulhouse et Bâle. En 1964 est crée la communauté d’intérêts liant la moyenne Alsace au Brisgau (Colmar-Fribourg). Au nord de l’Alsace, les chambres de commerce de Strasbourg, Lahr et de Karlsruhe coopèrent dans le même but.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,''Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CRÉMIEUX-BRILHAC (Jean-Louis), ''L’aménagement du Rhin, La documentation photographique'', Paris, 1971.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOLLFUS (Jean), ''L'homme et le Rhin'', Gallimard, Paris, 1960.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12176</id>
		<title>Le Rhin(0019FH0046)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12176"/>
		<updated>2019-12-07T15:27:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Le Rhin&lt;br /&gt;
|fonds=Guin&lt;br /&gt;
|idSupport=0019FH0046&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0019FH0046_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:34&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Guin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Rodolphe Klein&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.71356, 7.94192&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est tourné en 1956. Il est en couleur et muet. Le réalisateur est sur une petite péniche et effectue une ballade touristique sur le Rhin. Durant la petite croisière, il filme plusieurs péniches de types différents et des hommes en tenue dominicale.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Amorce : repas familial&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:01] Plan statique, vue du Rhin depuis bateau, forêt visible en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:08] Réalisateur qui est sur le côté gauche de la péniche, bout de bord/couloir visible, trois bateaux à vapeur sont visibles à gauche, le premier crache le plus de fumée, sans doute un remorqueur à aubes, s’approche;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:15] Plan droite-gauche du premier bateau/péniche qui passe à côté, forêt bien visible en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:19] Plan droite-gauche deuxième péniche passant, contient un chargement volumineux, probablement du sable ou de la potasse;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:24] Plan droite-gauche très rapide. Une troisième , une quatrième avec un chargement de sable contenu dans des soutes;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan d’une péniche qui dépasse celle où le réalisateur effectue le film;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:32] Plan statique qui montre la division du fleuve en deux parties, deux péniches vont vers la droite ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:35] Plan statique de trois hommes qui discutent, en habits du dimanche, un porte un chapeau, le deuxième est de dos et le troisième à les mains sur les hanches (+ moustache), des arbres et le fleuve en arrière plan, l’homme de dos se retourne pour chercher quelques choses, l’homme au chapeau salue le cameraman;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:40] Plan statique sur le Rhin et la forêt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:45] Une péniche chargée de sable/graviers dépasse la péniche de croisière;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:52] Plan statique sur l’avant du bateau, mat et plusieurs fanions/drapeaux, six hommes sont visibles et sont de dos;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:57] Plan statique d’une péniche remplie, cales fermées, son passage provoque des vagues;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:08] Plan d’un passage gauche-droite d’une petite péniche chargée de marchandises;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:12] Suite du plan statique sur les hommes à l’avant du bateau, sont toujours de dos;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:15] Plan statique, les hommes descendent du ponton, un des hommes s’accoude à la rambarde, les hommes ont leur visage visible, sourient;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:19] Trois hommes descendent de la péniche, une cabine est visible, une femme est en arrière plan et sourit;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan fixe puis petit panoramique droite-gauche du bateau pris sur la terre ferme;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:25]Panoramique droite-gauche d’une foule étant sur la terre ferme, maisons, arbres et voitures d’époque en arrière plan;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:01:27]Dernier panoramique gauche-droite sur la péniche de croisière.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le Rhin, un fleuve en pleine effervescence ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aménagement du Rhin.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg]]Les travaux d’aménagement commencés dans les années 1930 permettent au port de Bâle de retrouver une certaine vitalité.&lt;br /&gt;
Le commerce fluvial est plusieurs fois perturbé durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici, le film montre le rétablissement des flux commerciaux sur le Rhin. Entre 1950-1960, les échanges de marchandise augmentent sur le Rhin supérieur&amp;lt;ref&amp;gt;DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers, Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.  p.38-40.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, plusieurs plans montrent différents bateaux ayant chacun un usage précis. Le premier bateau est un chaland motorisé possédant des aubes. Il transporte des marchandises dans ses cales. Cela peut-être des céréales provenant de toute l’Allemagne ou bien spécifiquement de la Ruhr s’il agit de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p.80&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les céréales sont transformées dans les moulins alsaciens situés à proximité du fleuve proximité du fleuve.&lt;br /&gt;
Soulignons que les différents plans/séquences permettent de constater les innovations technologiques depuis l’apparition des bateaux à vapeur sur le Rhin. Ils permettaient de tirer des chalands chargés de minerais et de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Idem,&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La puissance du moteur, un atout essentiel ===&lt;br /&gt;
Dans le film, les radeaux n’existent plus mais il y a des automoteurs. Malgré des moteurs de nouvelle génération, la force du courant est telle que remonter le Rhin n’est pas chose aisée. Pour les petits chalands, il faut des bateaux remonteurs puissants&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid  p.42 et 46.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le premier plan montre un remorqueur à moteur diesel en pleine puissance. Il tracte le deuxième bateau, visible dans la deuxième séquence.  La séquence suivante montre le même cas de figure. Un chalands pousseur transporte beaucoup de marchandises et se fait tirer par un autre bateau remorqueur. Dans un autre plan (00:00:19), un long chaland transporte de la potasse en très grosse quantité. C’est parmi les premiers navires qui peuvent remonter le fleuve sans assistance. Les travaux entamés par l’ingénieur Tulla (1770-1828) et la réalisation du Grand Canal d’Alsace (1923-1970) en sont la résultante des moyens visibles dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les innovations technologiques, moteur du développement rhénan ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Transport des marchandises.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1825 il fallait 60 hommes pour diriger un bateau de 100 tonnes, en 1937 il faut 20 hommes pour manipuler un convoi remorqué de 8000 tonnes. En 1950, il faut 12 hommes répartis en 2 équipes pour le même gabarit. Notons que les radars équipent de plus en plus les navires après la guerre.  Ils permettent aux équipages d’être soulagés des risques de chavirement. Grâce aux radars, les pousseurs peuvent enfin naviguer la nuit. Les convois de même tonnage sont poussé comme c’est le cas dans plusieurs séquences du film.&lt;br /&gt;
Ici, le film ne montre pas la concurrence entre les flux de transport de marchandises effectués par la route et le flux de transport fluviaux. Pourtant, les différents ponts qui enjambent les rives du Rhin sont de plus en plus empruntés par les camions, plus rapides et ayant une capacité de rendement de plus en plus importante.&lt;br /&gt;
A cette époque, le tourisme fluvial est balbutiant, ici, le film montre que Rodolphe Klein est parmi les premiers à faire du tourisme sur le Rhin. Il n’est pas tout seul car il filme plusieurs fois ses amis. De plus, à la fin de son film, il filme un regroupement d’une trentaine de personnes.&lt;br /&gt;
Les différents chalands filmés ont une appartenance différente, cela prouve que le Rhin s’ouvre internationalement d’après les drapeaux filmés.&lt;br /&gt;
Le film montre clairement que les barrières douanières sont de moins en moins présentes car nous ne voyons pas de bateaux de douaniers empêchant la circulation des différents chalands. Dans la même optique, les hommes politiques français et allemands ont la volonté d’harmoniser fiscalement les taxes prélevées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Petite histoire de la canalisation du Rhin ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tulla.png|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1812, l’ingénieur badois Tulla préconise d’endiguer le Rhin afin de limiter ses crues&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.13&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Un problème apparaît, le flux du cours d’eau est accéléré et rends plus difficile sa remontée. Cela provoque l’abandon du Rhin car le chemin de fer est plus rapide, les orpailleurs et les pêcheurs ne peuvent plus exercer leur métier.&lt;br /&gt;
Quelques travaux sont réalisés entre Strasbourg et Bâle de désenrochement sont réalisés entre 1840 et 1870. Ce n’est qu’après la Première Guerre Mondiale, avec la reconquête de l’Alsace par la France que la canalisation du Rhin est véritablement amorcée.&lt;br /&gt;
Avec Traité de Versailles, la France a le droit d’aménager sa partie du Rhin alors que l’Allemagne a interdiction d’ériger tout dispositif économique et militaire.&lt;br /&gt;
En 1925, le projet pour construire huit usines hydroélectriques est approuvé. C’est la société privée « Énergie électrique du Rhin » qui construit la centrale de Kembs. Avec les problèmes économiques engendrés par la crise mondiale de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale, il y a un arrêt temporaire des travaux puis remise en marche du programme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La canalisation du Rhin permet de créer des zones de loisirs par exemple à Vogelgrün, Marckolsheim, Plobsheim, Gambsheim ou Rhinau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que grâce aux innovations technologiques, les bateaux pousseurs permettent aux bateliers d’avoir une vie de famille meilleure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années 1960-1970, les compagnies frontalières dynamisent les échanges économiques sur le Rhin. Des entreprises françaises et allemandes se coordonnent au sein de régions transfrontalières pour contrer les effets du libéralisme. En 1963, le territoire trinational nommé « Regio Basiliensis » est crée et lie les espaces économiques des villes de Fribourg, Mulhouse et Bâle. En 1964 est crée la communauté d’intérêts liant la moyenne Alsace au Brisgau (Colmar-Fribourg). Au nord de l’Alsace, les chambres de commerce de Strasbourg, Lahr et de Karlsruhe coopèrent dans le même but.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,''Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CRÉMIEUX-BRILHAC (Jean-Louis), ''L’aménagement du Rhin, La documentation photographique'', Paris, 1971.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOLLFUS (Jean), ''L'homme et le Rhin'', Gallimard, Paris, 1960.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12175</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12175"/>
		<updated>2019-12-07T15:20:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_12&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:17&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Pont de Kehl&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.57593, 7.79892&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé son fils et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise ou les multiples changements de la frontière franco-germanique de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), La France et l'URSS dans l'Europe des années 30, Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|droite]]Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), L’or du Rhin, histoire d’un fleuve, Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|Pont du Rhin actuellement|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12174</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
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		<updated>2019-12-07T15:20:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
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|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé son fils et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), La France et l'URSS dans l'Europe des années 30, Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), L’or du Rhin, histoire d’un fleuve, Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|Pont du Rhin actuellement|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12173</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2019-12-07T11:35:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
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|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé,; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Freiburg i.B.; Rhin&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est produit par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur et muet. Il s’agit d’un départ en vacances. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs du voyage. Peu avant le passage de la frontière, il filme des panneaux étant sur le barrage de Vogelgrun puis il filme de loin le village de Vieux-Brisach. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé se faisant contrôler par un gendarme français puis sa femme filme le passage du Rhin. Sa femme filme l’arrivée en Allemagne et le contrôle du véhicule par un douanier allemand.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps ;&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés ;&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon ;&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil ;&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme ;&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe ;&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible ;&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun ;&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach,&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques ;&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane » ;&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche ;&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|centré|©Numistral]]&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I). In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262.  et Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II). In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12172</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2019-12-07T11:34:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
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|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est produit par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur et muet. Il s’agit d’un départ en vacances. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs du voyage. Peu avant le passage de la frontière, il filme des panneaux étant sur le barrage de Vogelgrun puis il filme de loin le village de Vieux-Brisach. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler]https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges est filmé se faisant contrôler par un gendarme français puis sa femme filme le passage du Rhin. Sa femme filme l’arrivée en Allemagne et le contrôle du véhicule par un douanier allemand.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps ;&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés ;&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon ;&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil ;&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme ;&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe ;&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible ;&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun ;&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach,&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques ;&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane » ;&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche ;&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|centré|©Numistral]]&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I). In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262.  et Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II). In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12171</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12171"/>
		<updated>2019-12-07T11:30:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé,; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Freiburg i.B.; Rhin&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est produit par Jean-Georges Kugler en 1962. Il est en couleur et muet. Il s’agit d’un départ en vacances. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs du voyage. Peu avant le passage de la frontière, il filme des panneaux étant sur le barrage de Vogelgrun puis il filme de loin le village de Vieux-Brisach. Jean-Georges Kugler est filmé se faisant contrôler par un gendarme français puis sa femme filme le passage du Rhin. Sa femme filme l’arrivée en Allemagne et le contrôle du véhicule par un douanier allemand.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps ;&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés ;&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon ;&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil ;&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme ;&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe ;&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible ;&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun ;&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach,&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques ;&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane » ;&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche ;&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|centré|©Numistral]]&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I). In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262.  et Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II). In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12170</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12170"/>
		<updated>2019-12-07T11:28:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; Joëlle et Chantal&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Ribeauvillé,; Vogelgrun; Breisach am Rhein; Freiburg i.B.; Rhin&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est produit par Jean-Georges Kugler en 1962. Il est en couleur et muet. Il s’agit d’un départ en vacances. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs du voyage. Peu avant le passage de la frontière, il filme des panneaux étant sur le barrage de Vogelgrun puis il filme de loin le village de Vieux-Brisach. Jean-Georges Kugler est filmé se faisant contrôler par un gendarme français puis sa femme filme le passage du Rhin. Sa femme filme l’arrivée en Allemagne et le contrôle du véhicule par un douanier allemand.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps ;&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés ;&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon ;&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil ;&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme ;&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe ;&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible ;&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun ;&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach,&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques ;&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane » ;&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche ;&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|centré|©Numistral]]&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules.&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I). In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262.  et Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II). In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]&lt;br /&gt;
Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
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		<updated>2019-12-07T11:22:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
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|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps ;&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés ;&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon ;&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil ;&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme ;&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe ;&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible ;&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun ;&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach,&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques ;&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane » ;&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche ;&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]&lt;br /&gt;
La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|centré|©Numistral]]&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I). In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262.  et Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II). In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|Passage à la douane française.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]&lt;br /&gt;
Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Fichier:Douanier allemand.png</title>
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		<updated>2019-12-07T11:21:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Jean-Geoges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Fichier:Douanier français.png</title>
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		<updated>2019-12-07T11:20:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Passage à la douane française.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Panneau_d%27ent%C3%A9e_en_Allemagne.png&amp;diff=12166</id>
		<title>Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png</title>
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		<updated>2019-12-07T11:18:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Franchissement de la frontière franco-allemande.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Pont_du_Rhin_%C3%A0_Brisach_Barclay_Illustrateur_btv1b10200382j.jpg&amp;diff=12165</id>
		<title>Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg</title>
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		<updated>2019-12-07T11:16:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le pont du Rhin au XIXe siècle.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Renault_dauphine.jpg&amp;diff=12164</id>
		<title>Fichier:Renault dauphine.jpg</title>
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		<updated>2019-12-07T11:13:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Une Renault dauphine.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12163</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12163"/>
		<updated>2019-12-07T11:00:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; sa fille&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Vosges, pont de Vogelgrun, Fribourg en Brisgau&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est produit par Jean-Georges Kugler en 1962. Il est en couleur et muet. Il s’agit d’un départ en vacances. Il filme sa femme et sa fille durant les derniers préparatifs du voyage. Peu avant le passage de la frontière, il filme des panneaux étant sur le barrage de Vogelgrun puis il filme de loin le village de Vieux-Brisach. Jean-Georges Kugler est filmé se faisant contrôler par un gendarme français puis sa femme filme le passage du Rhin. Sa femme filme l’arrivée en Allemagne et le contrôle du véhicule par un douanier allemand.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps ;&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés ;&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon ;&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil ;&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur une fille prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme ;&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe ;&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible ;&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun ;&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach,&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques ;&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane » ;&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche ;&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I). In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262.  et Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II). In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  183p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12162</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12162"/>
		<updated>2019-12-07T10:57:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Passage du Rhin à Vogelgrun&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075FH0018&lt;br /&gt;
|dateDebut=1962&lt;br /&gt;
|video=0075FH0018_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jean-Georges Kugler; sa femme; sa fille&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Vosges, pont de Vogelgrun, Fribourg en Brisgau&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.01869, 7.57482&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est produit par Jean-Georges Kugler en 1962. Il est en couleur et muet. Il s’agit d’un départ en vacances. Il filme sa femme et sa fille durant les derniers préparatifs du voyage. Peu avant le passage de la frontière, il filme des panneaux étant sur le barrage de Vogelgrun puis il filme de loin le village de Vieux-Brisach. Jean-Georges Kugler est filmé se faisant contrôler par un gendarme français puis sa femme filme le passage du Rhin. Sa femme filme l’arrivée en Allemagne et le contrôle du véhicule par un douanier allemand.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps ;&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés ;&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon ;&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil ;&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur une fille prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme ;&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe ;&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible ;&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun ;&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach,&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques ;&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane » ;&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche ;&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trente Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.29-30&amp;lt;/ref&amp;gt;. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader&amp;lt;ref&amp;gt;WACKERMANN (Gabriel), Les vacances des familles alsaciennes, analyse du comportement et des aspirations de la population d’une région de programme, Conférence Régionale des Unions Départementales d'Associations Familiales (Alsace), Strasbourg, 1968. p.153-154&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation d'un village: Vogelgrun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village&amp;lt;ref&amp;gt;Collectif, Centenaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar : 1870-1970, Imprimerie Alsatia, Colmar, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.15-19&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours, Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. p.206-210&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules&amp;lt;ref&amp;gt;Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (I). In: Bauingenieur, v. 39, n. 7 (juillet 1964), pp. 255-262.  et Wahner, Joseph (1964): Straßenbrücke über den Rhein bei Neuenburg und Breisach (II). In: Bauingenieur, v. 39, n. 8 (août 1964), pp. 293-302.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956&amp;lt;ref&amp;gt; D’après des données contenues dans les archives départementales du Haut-Rhin cote ADHR 9Fi465&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue&amp;lt;ref&amp;gt; http://www.archives.haut-rhin.fr/Histoire-de-l-Alsace/p134/Reconstruction-du-pont-de-Chalampe&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978&amp;lt;ref&amp;gt;JUNOD (Patrick) , ROTHAN (Roger), Le Rhin supérieur : la rencontre entre le génie civil et le génie écologique, Éditions R. Hirlé, Strasbourg, 1996.  &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour&amp;lt;ref&amp;gt; D’après une étude émanant de la ville de Freiburg : Straßenverkehrszählungen 2003 im Oberrheingebiet, Regierungspräsidium Freiburg&amp;lt;/ref&amp;gt;. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.dna.fr/economie/2019/04/05/ligne-colmar-fribourg-objectif-2026-2027&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Passage_du_Rhin_%C3%A0_Vogelgrun_(0075FH0018)&amp;diff=12161</id>
		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2019-12-07T10:47:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
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|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
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|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est produit par Jean-Georges Kugler en 1962. Il est en couleur et muet. Il s’agit d’un départ en vacances. Il filme sa femme et sa fille durant les derniers préparatifs du voyage. Peu avant le passage de la frontière, il filme des panneaux étant sur le barrage de Vogelgrun puis il filme de loin le village de Vieux-Brisach. Jean-Georges Kugler est filmé se faisant contrôler par un gendarme français puis sa femme filme le passage du Rhin. Sa femme filme l’arrivée en Allemagne et le contrôle du véhicule par un douanier allemand.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps ;&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés ;&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon ;&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil ;&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur une fille prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme ;&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe ;&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible ;&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun ;&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach,&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques ;&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane » ;&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche ;&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Les années 1960 ou l'essort des loisirs transfrontaliers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies.&lt;br /&gt;
	Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras).&lt;br /&gt;
La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptibles dans la propreté de l’escalier et que la famille vit dans l’aisance financière.  Précisons que nous sommes en plein dans la période dite des « Trentes Glorieuses ».  Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas cher et le pouvoir d’achat des travailleurs augmente. En effet, la plupart des alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture1. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 19622.&lt;br /&gt;
	Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader3.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Redynamisation du Haut-Rhin ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Étonnament, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est  important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflits, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village4&lt;br /&gt;
La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach permettent d’augmenter la population du village entre 1959 à 1975. Plus de 240 personnes choisissent de s’installer dans le village entre 1962 et 1975. Il faut noter que la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique5 6.&lt;br /&gt;
Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’ il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un nouveau pont ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Si Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961.En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les français qui le détruisirent la première fois et  les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules7.&lt;br /&gt;
Le douanier allemand filmé fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montré malgré son importance. Il s’agit de la vérification du capot car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée de suite comme aujourd’hui pour certains produits en cas de contrôle.&lt;br /&gt;
	L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 19568.&lt;br /&gt;
	Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue9. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est du à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrâles électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 195710. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 197811.&lt;br /&gt;
En 2003, la circulation du pont s’élève à environ 150 000 véhicules par jour12. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg sur le rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg13.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2019-12-07T10:40:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est produit par Jean-Georges Kugler en 1962. Il est en couleur et muet. Il s’agit d’un départ en vacances. Il filme sa femme et sa fille durant les derniers préparatifs du voyage. Peu avant le passage de la frontière, il filme des panneaux étant sur le barrage de Vogelgrun puis il filme de loin le village de Vieux-Brisach. Jean-Georges Kugler est filmé se faisant contrôler par un gendarme français puis sa femme filme le passage du Rhin. Sa femme filme l’arrivée en Allemagne et le contrôle du véhicule par un douanier allemand.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00]Amorce vide&lt;br /&gt;
[00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches,  très beau temps ;&lt;br /&gt;
[00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés ;&lt;br /&gt;
[00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon ;&lt;br /&gt;
[00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil ;&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur une fille prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme ;&lt;br /&gt;
[00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe ;&lt;br /&gt;
[00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture ;&lt;br /&gt;
[00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »&lt;br /&gt;
[00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible ;&lt;br /&gt;
[00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun ;&lt;br /&gt;
[00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach,&lt;br /&gt;
[00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques ;&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane » ;&lt;br /&gt;
[00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche ;&lt;br /&gt;
[00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon&lt;br /&gt;
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		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
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		<title>Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)</title>
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		<updated>2019-12-07T10:39:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ce film est produit par Jean-Georges Kugler en 1962. Il est en couleur et muet. Il s’agit d’un départ en vacances. Il filme sa femme et sa fille durant les derniers préparatifs du voyage. Peu avant le passage de la frontière, il filme des panneaux étant sur le barrage de Vogelgrun puis il filme de loin le village de Vieux-Brisach. Jean-Georges Kugler est filmé se faisant contrôler par un gendarme français puis sa femme filme le passage du Rhin. Sa femme filme l’arrivée en Allemagne et le contrôle du véhicule par un douanier allemand.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
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		<updated>2019-12-07T10:39:16Z</updated>

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		<updated>2019-12-05T15:47:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
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|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est tourné en 1956. Il est en couleur et muet. Le réalisateur est sur une petite péniche et effectue une ballade touristique sur le Rhin. Il y a plusieurs hommes sur le bateau et durant le voyage, le réalisateur filme plusieurs péniches de types différents qui croisent le chemin du bateau de croisière. Les hommes sont en costume sur le bateau. Ils descendent puis le réalisateur termine sa séquence par un plan statique de la péniche.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Amorce : repas familial&lt;br /&gt;
[00:00:01] Plan statique, vue du Rhin depuis bateau, forêt visible en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:00:08] Réalisateur qui est sur le côté gauche de la péniche, bout de bord/couloir visible, trois bateaux à vapeur sont visibles à gauche,&lt;br /&gt;
Le premier crache le plus de fumée, sans doute un remorqueur à aubes, s’approche,&lt;br /&gt;
[00:00:15] Plan droite-gauche du premier bateau/péniche qui passe à côté, forêt bien visible en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:00:19] Plan droite-gauche deuxième péniche passant, contient un chargement volumineux, probablement du sable ou de la potasse,  &lt;br /&gt;
[00:00:24] Plan droite-gauche très rapide. Une troisième , une quatrième avec un chargement de sable contenu dans des soutes,&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan d’une péniche qui dépasse celle où le réalisateur effectue le film,&lt;br /&gt;
[00:00:32] Plan statique qui montre la division du fleuve en deux parties, deux péniches vont vers la droite ;&lt;br /&gt;
[00:00:35] Plan statique de trois hommes qui discutent, en habits du dimanche, un porte un chapeau, le deuxième est de dos et le troisième à les mains sur les hanches (+ moustache), des arbres et le fleuve en arrière plan ;&lt;br /&gt;
L’homme de dos se retourne pour chercher quelques choses, l’homme au chapeau salue le cameraman,&lt;br /&gt;
[00:00:40] Plan statique sur le Rhin et la forêt ;&lt;br /&gt;
[00:00:45] Une péniche chargée de sable/graviers dépasse la péniche de croisière,&lt;br /&gt;
[00:00:52] Plan statique sur l’avant du bateau, mat et plusieurs fanions/drapeaux, six hommes sont visibles et sont de dos,&lt;br /&gt;
[00:00:57] Plan statique d’une péniche remplie, cales fermées, son passage provoque des vagues,&lt;br /&gt;
[00:01:08] Plan d’un passage gauche-droite d’une petite péniche chargée de marchandises,&lt;br /&gt;
[00:01:12] Suite du plan statique sur les hommes à l’avant du bateau, sont toujours de dos,&lt;br /&gt;
[00:01:15] Plan statique, les hommes descendent du ponton, un des hommes s’accoude à la rambarde, les hommes ont leur visage visible, sourient,&lt;br /&gt;
[00:01:19] Trois hommes descendent de la péniche, une cabine est visible, une femme est en arrière plan et sourit,&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan fixe puis petit panoramique droite-gauche du bateau pris sur la terre ferme ;&lt;br /&gt;
[00:01:25]Pano droite-gauche d’une foule étant sur la terre ferme, maisons, arbres et voitures d’époque en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:01:27]Dernier panoramique gauche-droite sur la péniche de croisière.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le Rhin, un fleuve en pleine effervescence ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aménagement du Rhin.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg]]Les travaux d’aménagement commencés dans les années 1930 permettent au port de Bâle de retrouver une certaine vitalité.&lt;br /&gt;
Le commerce fluvial est plusieurs fois perturbé durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici, le film montre le rétablissement des flux commerciaux sur le Rhin. Entre 1950-1960, les échanges de marchandise augmentent sur le Rhin supérieur&amp;lt;ref&amp;gt;DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers, Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.  p.38-40.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, plusieurs plans montrent différents bateaux ayant chacun un usage précis. Le premier bateau est un chaland motorisé possédant des aubes. Il transporte des marchandises dans ses cales. Cela peut-être des céréales provenant de toute l’Allemagne ou bien spécifiquement de la Ruhr s’il agit de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p.80&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les céréales sont transformées dans les moulins alsaciens situés à proximité du fleuve proximité du fleuve.&lt;br /&gt;
Soulignons que les différents plans/séquences permettent de constater les innovations technologiques depuis l’apparition des bateaux à vapeur sur le Rhin. Ils permettaient de tirer des chalands chargés de minerais et de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Idem,&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La puissance du moteur, un atout essentiel ===&lt;br /&gt;
Dans le film, les radeaux n’existent plus mais il y a des automoteurs. Malgré des moteurs de nouvelle génération, la force du courant est telle que remonter le Rhin n’est pas chose aisée. Pour les petits chalands, il faut des bateaux remonteurs puissants&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid  p.42 et 46.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le premier plan montre un remorqueur à moteur diesel en pleine puissance. Il tracte le deuxième bateau, visible dans la deuxième séquence.  La séquence suivante montre le même cas de figure. Un chalands pousseur transporte beaucoup de marchandises et se fait tirer par un autre bateau remorqueur. Dans un autre plan (00:00:19), un long chaland transporte de la potasse en très grosse quantité. C’est parmi les premiers navires qui peuvent remonter le fleuve sans assistance. Les travaux entamés par l’ingénieur Tulla (1770-1828) et la réalisation du Grand Canal d’Alsace (1923-1970) en sont la résultante des moyens visibles dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les innovations technologiques, moteur du développement rhénan ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Transport des marchandises.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1825 il fallait 60 hommes pour diriger un bateau de 100 tonnes, en 1937 il faut 20 hommes pour manipuler un convoi remorqué de 8000 tonnes. En 1950, il faut 12 hommes répartis en 2 équipes pour le même gabarit. Notons que les radars équipent de plus en plus les navires après la guerre.  Ils permettent aux équipages d’être soulagés des risques de chavirement. Grâce aux radars, les pousseurs peuvent enfin naviguer la nuit. Les convois de même tonnage sont poussé comme c’est le cas dans plusieurs séquences du film.&lt;br /&gt;
Ici, le film ne montre pas la concurrence entre les flux de transport de marchandises effectués par la route et le flux de transport fluviaux. Pourtant, les différents ponts qui enjambent les rives du Rhin sont de plus en plus empruntés par les camions, plus rapides et ayant une capacité de rendement de plus en plus importante.&lt;br /&gt;
A cette époque, le tourisme fluvial est balbutiant, ici, le film montre que Rodolphe Klein est parmi les premiers à faire du tourisme sur le Rhin. Il n’est pas tout seul car il filme plusieurs fois ses amis. De plus, à la fin de son film, il filme un regroupement d’une trentaine de personnes.&lt;br /&gt;
Les différents chalands filmés ont une appartenance différente, cela prouve que le Rhin s’ouvre internationalement d’après les drapeaux filmés.&lt;br /&gt;
Le film montre clairement que les barrières douanières sont de moins en moins présentes car nous ne voyons pas de bateaux de douaniers empêchant la circulation des différents chalands. Dans la même optique, les hommes politiques français et allemands ont la volonté d’harmoniser fiscalement les taxes prélevées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Petite histoire de la canalisation du Rhin ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tulla.png|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1812, l’ingénieur badois Tulla préconise d’endiguer le Rhin afin de limiter ses crues&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.13&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Un problème apparaît, le flux du cours d’eau est accéléré et rends plus difficile sa remontée. Cela provoque l’abandon du Rhin car le chemin de fer est plus rapide, les orpailleurs et les pêcheurs ne peuvent plus exercer leur métier.&lt;br /&gt;
Quelques travaux sont réalisés entre Strasbourg et Bâle de désenrochement sont réalisés entre 1840 et 1870. Ce n’est qu’après la Première Guerre Mondiale, avec la reconquête de l’Alsace par la France que la canalisation du Rhin est véritablement amorcée.&lt;br /&gt;
Avec Traité de Versailles, la France a le droit d’aménager sa partie du Rhin alors que l’Allemagne a interdiction d’ériger tout dispositif économique et militaire.&lt;br /&gt;
En 1925, le projet pour construire huit usines hydroélectriques est approuvé. C’est la société privée « Énergie électrique du Rhin » qui construit la centrale de Kembs. Avec les problèmes économiques engendrés par la crise mondiale de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale, il y a un arrêt temporaire des travaux puis remise en marche du programme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La canalisation du Rhin permet de créer des zones de loisirs par exemple à Vogelgrün, Marckolsheim, Plobsheim, Gambsheim ou Rhinau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que grâce aux innovations technologiques, les bateaux pousseurs permettent aux bateliers d’avoir une vie de famille meilleure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années 1960-1970, les compagnies frontalières dynamisent les échanges économiques sur le Rhin. Des entreprises françaises et allemandes se coordonnent au sein de régions transfrontalières pour contrer les effets du libéralisme. En 1963, le territoire trinational nommé « Regio Basiliensis » est crée et lie les espaces économiques des villes de Fribourg, Mulhouse et Bâle. En 1964 est crée la communauté d’intérêts liant la moyenne Alsace au Brisgau (Colmar-Fribourg). Au nord de l’Alsace, les chambres de commerce de Strasbourg, Lahr et de Karlsruhe coopèrent dans le même but.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,''Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CRÉMIEUX-BRILHAC (Jean-Louis), ''L’aménagement du Rhin, La documentation photographique'', Paris, 1971.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOLLFUS (Jean), ''L'homme et le Rhin'', Gallimard, Paris, 1960.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12153</id>
		<title>Le Rhin(0019FH0046)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12153"/>
		<updated>2019-12-05T15:45:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Le Rhin&lt;br /&gt;
|fonds=Guin&lt;br /&gt;
|idSupport=0019FH0046&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0019FH0046_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:34&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, Rodolphe&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Rodolphe Klein&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.71356, 7.94192&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est tourné par Rodolphe Klein en 1956. Il est en couleur et muet. Le réalisateur est sur une petite péniche et effectue une ballade touristique sur le Rhin. Il y a plusieurs hommes sur le bateau et durant le voyage, le réalisateur filme plusieurs péniches de types différents qui croisent le chemin du bateau de croisière. Les hommes sont en costume sur le bateau. Ils descendent puis le réalisateur termine sa séquence par un plan statique de la péniche.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Amorce : repas familial&lt;br /&gt;
[00:00:01] Plan statique, vue du Rhin depuis bateau, forêt visible en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:00:08] Réalisateur qui est sur le côté gauche de la péniche, bout de bord/couloir visible, trois bateaux à vapeur sont visibles à gauche,&lt;br /&gt;
Le premier crache le plus de fumée, sans doute un remorqueur à aubes, s’approche,&lt;br /&gt;
[00:00:15] Plan droite-gauche du premier bateau/péniche qui passe à côté, forêt bien visible en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:00:19] Plan droite-gauche deuxième péniche passant, contient un chargement volumineux, probablement du sable ou de la potasse,  &lt;br /&gt;
[00:00:24] Plan droite-gauche très rapide. Une troisième , une quatrième avec un chargement de sable contenu dans des soutes,&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan d’une péniche qui dépasse celle où le réalisateur effectue le film,&lt;br /&gt;
[00:00:32] Plan statique qui montre la division du fleuve en deux parties, deux péniches vont vers la droite ;&lt;br /&gt;
[00:00:35] Plan statique de trois hommes qui discutent, en habits du dimanche, un porte un chapeau, le deuxième est de dos et le troisième à les mains sur les hanches (+ moustache), des arbres et le fleuve en arrière plan ;&lt;br /&gt;
L’homme de dos se retourne pour chercher quelques choses, l’homme au chapeau salue le cameraman,&lt;br /&gt;
[00:00:40] Plan statique sur le Rhin et la forêt ;&lt;br /&gt;
[00:00:45] Une péniche chargée de sable/graviers dépasse la péniche de croisière,&lt;br /&gt;
[00:00:52] Plan statique sur l’avant du bateau, mat et plusieurs fanions/drapeaux, six hommes sont visibles et sont de dos,&lt;br /&gt;
[00:00:57] Plan statique d’une péniche remplie, cales fermées, son passage provoque des vagues,&lt;br /&gt;
[00:01:08] Plan d’un passage gauche-droite d’une petite péniche chargée de marchandises,&lt;br /&gt;
[00:01:12] Suite du plan statique sur les hommes à l’avant du bateau, sont toujours de dos,&lt;br /&gt;
[00:01:15] Plan statique, les hommes descendent du ponton, un des hommes s’accoude à la rambarde, les hommes ont leur visage visible, sourient,&lt;br /&gt;
[00:01:19] Trois hommes descendent de la péniche, une cabine est visible, une femme est en arrière plan et sourit,&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan fixe puis petit panoramique droite-gauche du bateau pris sur la terre ferme ;&lt;br /&gt;
[00:01:25]Pano droite-gauche d’une foule étant sur la terre ferme, maisons, arbres et voitures d’époque en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:01:27]Dernier panoramique gauche-droite sur la péniche de croisière.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le Rhin, un fleuve en pleine effervescence ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aménagement du Rhin.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg]]Les travaux d’aménagement commencés dans les années 1930 permettent au port de Bâle de retrouver une certaine vitalité.&lt;br /&gt;
Le commerce fluvial est plusieurs fois perturbé durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici, le film montre le rétablissement des flux commerciaux sur le Rhin. Entre 1950-1960, les échanges de marchandise augmentent sur le Rhin supérieur&amp;lt;ref&amp;gt;DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers, Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.  p.38-40.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, plusieurs plans montrent différents bateaux ayant chacun un usage précis. Le premier bateau est un chaland motorisé possédant des aubes. Il transporte des marchandises dans ses cales. Cela peut-être des céréales provenant de toute l’Allemagne ou bien spécifiquement de la Ruhr s’il agit de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p.80&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les céréales sont transformées dans les moulins alsaciens situés à proximité du fleuve proximité du fleuve.&lt;br /&gt;
Soulignons que les différents plans/séquences permettent de constater les innovations technologiques depuis l’apparition des bateaux à vapeur sur le Rhin. Ils permettaient de tirer des chalands chargés de minerais et de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Idem,&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La puissance du moteur, un atout essentiel ===&lt;br /&gt;
Dans le film, les radeaux n’existent plus mais il y a des automoteurs. Malgré des moteurs de nouvelle génération, la force du courant est telle que remonter le Rhin n’est pas chose aisée. Pour les petits chalands, il faut des bateaux remonteurs puissants&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid  p.42 et 46.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le premier plan montre un remorqueur à moteur diesel en pleine puissance. Il tracte le deuxième bateau, visible dans la deuxième séquence.  La séquence suivante montre le même cas de figure. Un chalands pousseur transporte beaucoup de marchandises et se fait tirer par un autre bateau remorqueur. Dans un autre plan (00:00:19), un long chaland transporte de la potasse en très grosse quantité. C’est parmi les premiers navires qui peuvent remonter le fleuve sans assistance. Les travaux entamés par l’ingénieur Tulla (1770-1828) et la réalisation du Grand Canal d’Alsace (1923-1970) en sont la résultante des moyens visibles dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les innovations technologiques, moteur du développement rhénan ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Transport des marchandises.jpg|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1825 il fallait 60 hommes pour diriger un bateau de 100 tonnes, en 1937 il faut 20 hommes pour manipuler un convoi remorqué de 8000 tonnes. En 1950, il faut 12 hommes répartis en 2 équipes pour le même gabarit. Notons que les radars équipent de plus en plus les navires après la guerre.  Ils permettent aux équipages d’être soulagés des risques de chavirement. Grâce aux radars, les pousseurs peuvent enfin naviguer la nuit. Les convois de même tonnage sont poussé comme c’est le cas dans plusieurs séquences du film.&lt;br /&gt;
Ici, le film ne montre pas la concurrence entre les flux de transport de marchandises effectués par la route et le flux de transport fluviaux. Pourtant, les différents ponts qui enjambent les rives du Rhin sont de plus en plus empruntés par les camions, plus rapides et ayant une capacité de rendement de plus en plus importante.&lt;br /&gt;
A cette époque, le tourisme fluvial est balbutiant, ici, le film montre que Rodolphe Klein est parmi les premiers à faire du tourisme sur le Rhin. Il n’est pas tout seul car il filme plusieurs fois ses amis. De plus, à la fin de son film, il filme un regroupement d’une trentaine de personnes.&lt;br /&gt;
Les différents chalands filmés ont une appartenance différente, cela prouve que le Rhin s’ouvre internationalement d’après les drapeaux filmés.&lt;br /&gt;
Le film montre clairement que les barrières douanières sont de moins en moins présentes car nous ne voyons pas de bateaux de douaniers empêchant la circulation des différents chalands. Dans la même optique, les hommes politiques français et allemands ont la volonté d’harmoniser fiscalement les taxes prélevées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Petite histoire de la canalisation du Rhin ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tulla.png|vignette|©Service de la navigation de Strasbourg|gauche]]En 1812, l’ingénieur badois Tulla préconise d’endiguer le Rhin afin de limiter ses crues&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.13&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Un problème apparaît, le flux du cours d’eau est accéléré et rends plus difficile sa remontée. Cela provoque l’abandon du Rhin car le chemin de fer est plus rapide, les orpailleurs et les pêcheurs ne peuvent plus exercer leur métier.&lt;br /&gt;
Quelques travaux sont réalisés entre Strasbourg et Bâle de désenrochement sont réalisés entre 1840 et 1870. Ce n’est qu’après la Première Guerre Mondiale, avec la reconquête de l’Alsace par la France que la canalisation du Rhin est véritablement amorcée.&lt;br /&gt;
Avec Traité de Versailles, la France a le droit d’aménager sa partie du Rhin alors que l’Allemagne a interdiction d’ériger tout dispositif économique et militaire.&lt;br /&gt;
En 1925, le projet pour construire huit usines hydroélectriques est approuvé. C’est la société privée « Énergie électrique du Rhin » qui construit la centrale de Kembs. Avec les problèmes économiques engendrés par la crise mondiale de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale, il y a un arrêt temporaire des travaux puis remise en marche du programme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La canalisation du Rhin permet de créer des zones de loisirs par exemple à Vogelgrün, Marckolsheim, Plobsheim, Gambsheim ou Rhinau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que grâce aux innovations technologiques, les bateaux pousseurs permettent aux bateliers d’avoir une vie de famille meilleure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années 1960-1970, les compagnies frontalières dynamisent les échanges économiques sur le Rhin. Des entreprises françaises et allemandes se coordonnent au sein de régions transfrontalières pour contrer les effets du libéralisme. En 1963, le territoire trinational nommé « Regio Basiliensis » est crée et lie les espaces économiques des villes de Fribourg, Mulhouse et Bâle. En 1964 est crée la communauté d’intérêts liant la moyenne Alsace au Brisgau (Colmar-Fribourg). Au nord de l’Alsace, les chambres de commerce de Strasbourg, Lahr et de Karlsruhe coopèrent dans le même but.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,''Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CRÉMIEUX-BRILHAC (Jean-Louis), ''L’aménagement du Rhin, La documentation photographique'', Paris, 1971.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOLLFUS (Jean), ''L'homme et le Rhin'', Gallimard, Paris, 1960.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12152</id>
		<title>Le Rhin(0019FH0046)</title>
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		<updated>2019-12-05T15:41:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Le Rhin&lt;br /&gt;
|fonds=Guin&lt;br /&gt;
|idSupport=0019FH0046&lt;br /&gt;
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|video=0019FH0046_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est tourné par Rodolphe Klein en 1956. Il est en couleur et muet. Le réalisateur est sur une petite péniche et effectue une ballade touristique sur le Rhin. Il y a plusieurs hommes sur le bateau et durant le voyage, le réalisateur filme plusieurs péniches de types différents qui croisent le chemin du bateau de croisière. Les hommes sont en costume sur le bateau. Ils descendent puis le réalisateur termine sa séquence par un plan statique de la péniche.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Amorce : repas familial&lt;br /&gt;
[00:00:01] Plan statique, vue du Rhin depuis bateau, forêt visible en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:00:08] Réalisateur qui est sur le côté gauche de la péniche, bout de bord/couloir visible, trois bateaux à vapeur sont visibles à gauche,&lt;br /&gt;
Le premier crache le plus de fumée, sans doute un remorqueur à aubes, s’approche,&lt;br /&gt;
[00:00:15] Plan droite-gauche du premier bateau/péniche qui passe à côté, forêt bien visible en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:00:19] Plan droite-gauche deuxième péniche passant, contient un chargement volumineux, probablement du sable ou de la potasse,  &lt;br /&gt;
[00:00:24] Plan droite-gauche très rapide. Une troisième , une quatrième avec un chargement de sable contenu dans des soutes,&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan d’une péniche qui dépasse celle où le réalisateur effectue le film,&lt;br /&gt;
[00:00:32] Plan statique qui montre la division du fleuve en deux parties, deux péniches vont vers la droite ;&lt;br /&gt;
[00:00:35] Plan statique de trois hommes qui discutent, en habits du dimanche, un porte un chapeau, le deuxième est de dos et le troisième à les mains sur les hanches (+ moustache), des arbres et le fleuve en arrière plan ;&lt;br /&gt;
L’homme de dos se retourne pour chercher quelques choses, l’homme au chapeau salue le cameraman,&lt;br /&gt;
[00:00:40] Plan statique sur le Rhin et la forêt ;&lt;br /&gt;
[00:00:45] Une péniche chargée de sable/graviers dépasse la péniche de croisière,&lt;br /&gt;
[00:00:52] Plan statique sur l’avant du bateau, mat et plusieurs fanions/drapeaux, six hommes sont visibles et sont de dos,&lt;br /&gt;
[00:00:57] Plan statique d’une péniche remplie, cales fermées, son passage provoque des vagues,&lt;br /&gt;
[00:01:08] Plan d’un passage gauche-droite d’une petite péniche chargée de marchandises,&lt;br /&gt;
[00:01:12] Suite du plan statique sur les hommes à l’avant du bateau, sont toujours de dos,&lt;br /&gt;
[00:01:15] Plan statique, les hommes descendent du ponton, un des hommes s’accoude à la rambarde, les hommes ont leur visage visible, sourient,&lt;br /&gt;
[00:01:19] Trois hommes descendent de la péniche, une cabine est visible, une femme est en arrière plan et sourit,&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan fixe puis petit panoramique droite-gauche du bateau pris sur la terre ferme ;&lt;br /&gt;
[00:01:25]Pano droite-gauche d’une foule étant sur la terre ferme, maisons, arbres et voitures d’époque en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:01:27]Dernier panoramique gauche-droite sur la péniche de croisière.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le Rhin, un fleuve en pleine effervescence ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aménagement du Rhin.jpg|vignette]]Les travaux d’aménagement commencés dans les années 1930 permettent au port de Bâle de retrouver une certaine vitalité.&lt;br /&gt;
Le commerce fluvial est plusieurs fois perturbé durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici, le film montre le rétablissement des flux commerciaux sur le Rhin. Entre 1950-1960, les échanges de marchandise augmentent sur le Rhin supérieur&amp;lt;ref&amp;gt;DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers, Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.  p.38-40.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, plusieurs plans montrent différents bateaux ayant chacun un usage précis. Le premier bateau est un chaland motorisé possédant des aubes. Il transporte des marchandises dans ses cales. Cela peut-être des céréales provenant de toute l’Allemagne ou bien spécifiquement de la Ruhr s’il agit de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p.80&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les céréales sont transformées dans les moulins alsaciens situés à proximité du fleuve proximité du fleuve.&lt;br /&gt;
Soulignons que les différents plans/séquences permettent de constater les innovations technologiques depuis l’apparition des bateaux à vapeur sur le Rhin. Ils permettaient de tirer des chalands chargés de minerais et de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Idem,&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La puissance du moteur, un atout essentiel ===&lt;br /&gt;
Dans le film, les radeaux n’existent plus mais il y a des automoteurs. Malgré des moteurs de nouvelle génération, la force du courant est telle que remonter le Rhin n’est pas chose aisée. Pour les petits chalands, il faut des bateaux remonteurs puissants&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid  p.42 et 46.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le premier plan montre un remorqueur à moteur diesel en pleine puissance. Il tracte le deuxième bateau, visible dans la deuxième séquence.  La séquence suivante montre le même cas de figure. Un chalands pousseur transporte beaucoup de marchandises et se fait tirer par un autre bateau remorqueur. Dans un autre plan (00:00:19), un long chaland transporte de la potasse en très grosse quantité. C’est parmi les premiers navires qui peuvent remonter le fleuve sans assistance. Les travaux entamés par l’ingénieur Tulla (1770-1828) et la réalisation du Grand Canal d’Alsace (1923-1970) en sont la résultante des moyens visibles dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les innovations technologiques, moteur du développement rhénan ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Transport des marchandises.jpg|vignette|Service de la navigation de Strasbourg]]En 1825 il fallait 60 hommes pour diriger un bateau de 100 tonnes, en 1937 il faut 20 hommes pour manipuler un convoi remorqué de 8000 tonnes. En 1950, il faut 12 hommes répartis en 2 équipes pour le même gabarit. Notons que les radars équipent de plus en plus les navires après la guerre.  Ils permettent aux équipages d’être soulagés des risques de chavirement. Grâce aux radars, les pousseurs peuvent enfin naviguer la nuit. Les convois de même tonnage sont poussé comme c’est le cas dans plusieurs séquences du film.&lt;br /&gt;
Ici, le film ne montre pas la concurrence entre les flux de transport de marchandises effectués par la route et le flux de transport fluviaux. Pourtant, les différents ponts qui enjambent les rives du Rhin sont de plus en plus empruntés par les camions, plus rapides et ayant une capacité de rendement de plus en plus importante.&lt;br /&gt;
A cette époque, le tourisme fluvial est balbutiant, ici, le film montre que Rodolphe Klein est parmi les premiers à faire du tourisme sur le Rhin. Il n’est pas tout seul car il filme plusieurs fois ses amis. De plus, à la fin de son film, il filme un regroupement d’une trentaine de personnes.&lt;br /&gt;
Les différents chalands filmés ont une appartenance différente, cela prouve que le Rhin s’ouvre internationalement d’après les drapeaux filmés.&lt;br /&gt;
Le film montre clairement que les barrières douanières sont de moins en moins présentes car nous ne voyons pas de bateaux de douaniers empêchant la circulation des différents chalands. Dans la même optique, les hommes politiques français et allemands ont la volonté d’harmoniser fiscalement les taxes prélevées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Petite histoire de la canalisation du Rhin ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tulla.png|vignette|gauche]]En 1812, l’ingénieur badois Tulla préconise d’endiguer le Rhin afin de limiter ses crues&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.13&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Un problème apparaît, le flux du cours d’eau est accéléré et rends plus difficile sa remontée. Cela provoque l’abandon du Rhin car le chemin de fer est plus rapide, les orpailleurs et les pêcheurs ne peuvent plus exercer leur métier.&lt;br /&gt;
Quelques travaux sont réalisés entre Strasbourg et Bâle de désenrochement sont réalisés entre 1840 et 1870. Ce n’est qu’après la Première Guerre Mondiale, avec la reconquête de l’Alsace par la France que la canalisation du Rhin est véritablement amorcée.&lt;br /&gt;
Avec Traité de Versailles, la France a le droit d’aménager sa partie du Rhin alors que l’Allemagne a interdiction d’ériger tout dispositif économique et militaire.&lt;br /&gt;
En 1925, le projet pour construire huit usines hydroélectriques est approuvé. C’est la société privée « Énergie électrique du Rhin » qui construit la centrale de Kembs. Avec les problèmes économiques engendrés par la crise mondiale de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale, il y a un arrêt temporaire des travaux puis remise en marche du programme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La canalisation du Rhin permet de créer des zones de loisirs par exemple à Vogelgrün, Marckolsheim, Plobsheim, Gambsheim ou Rhinau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que grâce aux innovations technologiques, les bateaux pousseurs permettent aux bateliers d’avoir une vie de famille meilleure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années 1960-1970, les compagnies frontalières dynamisent les échanges économiques sur le Rhin. Des entreprises françaises et allemandes se coordonnent au sein de régions transfrontalières pour contrer les effets du libéralisme. En 1963, le territoire trinational nommé « Regio Basiliensis » est crée et lie les espaces économiques des villes de Fribourg, Mulhouse et Bâle. En 1964 est crée la communauté d’intérêts liant la moyenne Alsace au Brisgau (Colmar-Fribourg). Au nord de l’Alsace, les chambres de commerce de Strasbourg, Lahr et de Karlsruhe coopèrent dans le même but.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,''Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CRÉMIEUX-BRILHAC (Jean-Louis), ''L’aménagement du Rhin, La documentation photographique'', Paris, 1971.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOLLFUS (Jean), ''L'homme et le Rhin'', Gallimard, Paris, 1960.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12151</id>
		<title>Le Rhin(0019FH0046)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Rhin(0019FH0046)&amp;diff=12151"/>
		<updated>2019-12-05T15:36:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Le Rhin&lt;br /&gt;
|fonds=Guin&lt;br /&gt;
|idSupport=0019FH0046&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0019FH0046_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:34&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, Rodolphe&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Rodolphe Klein&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.71356, 7.94192&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film est tourné par Rodolphe Klein en 1956. Il est en couleur et muet. Le réalisateur est sur une petite péniche et effectue une ballade touristique sur le Rhin. Il y a plusieurs hommes sur le bateau et durant le voyage, le réalisateur filme plusieurs péniches de types différents qui croisent le chemin du bateau de croisière. Les hommes sont en costume sur le bateau. Ils descendent puis le réalisateur termine sa séquence par un plan statique de la péniche.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Amorce : repas familial&lt;br /&gt;
[00:00:01] Plan statique, vue du Rhin depuis bateau, forêt visible en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:00:08] Réalisateur qui est sur le côté gauche de la péniche, bout de bord/couloir visible, trois bateaux à vapeur sont visibles à gauche,&lt;br /&gt;
Le premier crache le plus de fumée, sans doute un remorqueur à aubes, s’approche,&lt;br /&gt;
[00:00:15] Plan droite-gauche du premier bateau/péniche qui passe à côté, forêt bien visible en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:00:19] Plan droite-gauche deuxième péniche passant, contient un chargement volumineux, probablement du sable ou de la potasse,  &lt;br /&gt;
[00:00:24] Plan droite-gauche très rapide. Une troisième , une quatrième avec un chargement de sable contenu dans des soutes,&lt;br /&gt;
[00:00:28] Plan d’une péniche qui dépasse celle où le réalisateur effectue le film,&lt;br /&gt;
[00:00:32] Plan statique qui montre la division du fleuve en deux parties, deux péniches vont vers la droite ;&lt;br /&gt;
[00:00:35] Plan statique de trois hommes qui discutent, en habits du dimanche, un porte un chapeau, le deuxième est de dos et le troisième à les mains sur les hanches (+ moustache), des arbres et le fleuve en arrière plan ;&lt;br /&gt;
L’homme de dos se retourne pour chercher quelques choses, l’homme au chapeau salue le cameraman,&lt;br /&gt;
[00:00:40] Plan statique sur le Rhin et la forêt ;&lt;br /&gt;
[00:00:45] Une péniche chargée de sable/graviers dépasse la péniche de croisière,&lt;br /&gt;
[00:00:52] Plan statique sur l’avant du bateau, mat et plusieurs fanions/drapeaux, six hommes sont visibles et sont de dos,&lt;br /&gt;
[00:00:57] Plan statique d’une péniche remplie, cales fermées, son passage provoque des vagues,&lt;br /&gt;
[00:01:08] Plan d’un passage gauche-droite d’une petite péniche chargée de marchandises,&lt;br /&gt;
[00:01:12] Suite du plan statique sur les hommes à l’avant du bateau, sont toujours de dos,&lt;br /&gt;
[00:01:15] Plan statique, les hommes descendent du ponton, un des hommes s’accoude à la rambarde, les hommes ont leur visage visible, sourient,&lt;br /&gt;
[00:01:19] Trois hommes descendent de la péniche, une cabine est visible, une femme est en arrière plan et sourit,&lt;br /&gt;
[00:01:24] Plan fixe puis petit panoramique droite-gauche du bateau pris sur la terre ferme ;&lt;br /&gt;
[00:01:25]Pano droite-gauche d’une foule étant sur la terre ferme, maisons, arbres et voitures d’époque en arrière plan,&lt;br /&gt;
[00:01:27]Dernier panoramique gauche-droite sur la péniche de croisière.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== Le Rhin, un fleuve en pleine effervescence ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aménagement du Rhin.jpg|vignette]]Les travaux d’aménagement commencés dans les années 1930 permettent au port de Bâle de retrouver une certaine vitalité.&lt;br /&gt;
Le commerce fluvial est plusieurs fois perturbé durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici, le film montre le rétablissement des flux commerciaux sur le Rhin. Entre 1950-1960, les échanges de marchandise augmentent sur le Rhin supérieur&amp;lt;ref&amp;gt;DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers, Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.  p.38-40.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, plusieurs plans montrent différents bateaux ayant chacun un usage précis. Le premier bateau est un chaland motorisé possédant des aubes. Il transporte des marchandises dans ses cales. Cela peut-être des céréales provenant de toute l’Allemagne ou bien spécifiquement de la Ruhr s’il agit de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p.80&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les céréales sont transformées dans les moulins alsaciens situés à proximité du fleuve proximité du fleuve.&lt;br /&gt;
Soulignons que les différents plans/séquences permettent de constater les innovations technologiques depuis l’apparition des bateaux à vapeur sur le Rhin. Ils permettaient de tirer des chalands chargés de minerais et de charbon&amp;lt;ref&amp;gt;Idem,&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La puissance du moteur, un atout essentiel ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Transport des marchandises.jpg|vignette|Service de la navigation de Strasbourg]]&lt;br /&gt;
Dans le film, les radeaux n’existent plus mais il y a des automoteurs. Malgré des moteurs de nouvelle génération, la force du courant est telle que remonter le Rhin n’est pas chose aisée. Pour les petits chalands, il faut des bateaux remonteurs puissants&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid  p.42 et 46.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le premier plan montre un remorqueur à moteur diesel en pleine puissance. Il tracte le deuxième bateau, visible dans la deuxième séquence.  La séquence suivante montre le même cas de figure. Un chalands pousseur transporte beaucoup de marchandises et se fait tirer par un autre bateau remorqueur. Dans un autre plan (00:00:19), un long chaland transporte de la potasse en très grosse quantité. C’est parmi les premiers navires qui peuvent remonter le fleuve sans assistance. Les travaux entamés par l’ingénieur Tulla (1770-1828) et la réalisation du Grand Canal d’Alsace (1923-1970) en sont la résultante des moyens visibles dans le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les innovations technologiques, moteur du développement rhénan ===&lt;br /&gt;
En 1825 il fallait 60 hommes pour diriger un bateau de 100 tonnes, en 1937 il faut 20 hommes pour manipuler un convoi remorqué de 8000 tonnes. En 1950, il faut 12 hommes répartis en 2 équipes pour le même gabarit. Notons que les radars équipent de plus en plus les navires après la guerre.  Ils permettent aux équipages d’être soulagés des risques de chavirement. Grâce aux radars, les pousseurs peuvent enfin naviguer la nuit. Les convois de même tonnage sont poussé comme c’est le cas dans plusieurs séquences du film.&lt;br /&gt;
Ici, le film ne montre pas la concurrence entre les flux de transport de marchandises effectués par la route et le flux de transport fluviaux. Pourtant, les différents ponts qui enjambent les rives du Rhin sont de plus en plus empruntés par les camions, plus rapides et ayant une capacité de rendement de plus en plus importante.&lt;br /&gt;
A cette époque, le tourisme fluvial est balbutiant, ici, le film montre que Rodolphe Klein est parmi les premiers à faire du tourisme sur le Rhin. Il n’est pas tout seul car il filme plusieurs fois ses amis. De plus, à la fin de son film, il filme un regroupement d’une trentaine de personnes.&lt;br /&gt;
Les différents chalands filmés ont une appartenance différente, cela prouve que le Rhin s’ouvre internationalement d’après les drapeaux filmés par Rodolphe Klein.&lt;br /&gt;
Le film montre clairement que les barrières douanières sont de moins en moins présentes car nous ne voyons pas de bateaux de douaniers empêchant la circulation des différents chalands. Dans la même optique, les hommes politiques français et allemands ont la volonté d’harmoniser fiscalement les taxes prélevées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Petite histoire de la canalisation du Rhin ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tulla.png|vignette|gauche]]En 1812, l’ingénieur badois Tulla préconise d’endiguer le Rhin afin de limiter ses crues&amp;lt;ref&amp;gt;DESCOMBES (René), ROBINEAU (Guy), L’aménagement du Rhin à val de Strasbourg et la chute de Gambsheim, Service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1976. p.13&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Un problème apparaît, le flux du cours d’eau est accéléré et rends plus difficile sa remontée. Cela provoque l’abandon du Rhin car le chemin de fer est plus rapide, les orpailleurs et les pêcheurs ne peuvent plus exercer leur métier.&lt;br /&gt;
Quelques travaux sont réalisés entre Strasbourg et Bâle de désenrochement sont réalisés entre 1840 et 1870. Ce n’est qu’après la Première Guerre Mondiale, avec la reconquête de l’Alsace par la France que la canalisation du Rhin est véritablement amorcée.&lt;br /&gt;
Avec Traité de Versailles, la France a le droit d’aménager sa partie du Rhin alors que l’Allemagne a interdiction d’ériger tout dispositif économique et militaire.&lt;br /&gt;
En 1925, le projet pour construire huit usines hydroélectriques est approuvé. C’est la société privée « Énergie électrique du Rhin » qui construit la centrale de Kembs. Avec les problèmes économiques engendrés par la crise mondiale de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale, il y a un arrêt temporaire des travaux puis remise en marche du programme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La canalisation du Rhin permet de créer des zones de loisirs par exemple à Vogelgrün, Marckolsheim, Plobsheim, Gambsheim ou Rhinau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que grâce aux innovations technologiques, les bateaux pousseurs permettent aux bateliers d’avoir une vie de famille meilleure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années 1960-1970, les compagnies frontalières dynamisent les échanges économiques sur le Rhin. Des entreprises françaises et allemandes se coordonnent au sein de régions transfrontalières pour contrer les effets du libéralisme. En 1963, le territoire trinational nommé « Regio Basiliensis » est crée et lie les espaces économiques des villes de Fribourg, Mulhouse et Bâle. En 1964 est crée la communauté d’intérêts liant la moyenne Alsace au Brisgau (Colmar-Fribourg). Au nord de l’Alsace, les chambres de commerce de Strasbourg, Lahr et de Karlsruhe coopèrent dans le même but.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Deutsch-Französischer Historikerkomitees (2016 ; Düsseldorf) : Tagung,''Der Rhein : eine politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 bis heute : Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees Düsseldorf, 29. September bis 1. Oktober 2016 = Le Rhin : un espace partagé entre la France et l'Allemagne de 1815 à nos jours'', Hélène Miard-Delacroix, Stuttgart, 2018. 260p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CRÉMIEUX-BRILHAC (Jean-Louis), ''L’aménagement du Rhin, La documentation photographique'', Paris, 1971.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DOLLFUS (Jean), ''L'homme et le Rhin'', Gallimard, Paris, 1960.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DONNARD (Alain), FRIANT (Hervé), ''Guide du Rhin et instructions nautiques rhénanes à l'usage des pilotes militaires du Rhin, des bateliers, des pratiques du fleuve et des plaisanciers'', Service du Commissariat de la marine, Strasbourg, 1956.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Transport_des_marchandises.jpg&amp;diff=12150</id>
		<title>Fichier:Transport des marchandises.jpg</title>
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		<updated>2019-12-05T15:35:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Grâce aux innovations tecnhologiques, le transport des matières est plus important.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
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	<entry>
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		<updated>2019-12-05T15:31:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Gravure de Johann Gottfried Tulla&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Am%C3%A9nagement_du_Rhin.jpg&amp;diff=12148</id>
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		<updated>2019-12-05T15:27:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Aménagement du Rhin&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12147</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
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		<updated>2019-12-05T14:39:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_12&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Pont de Kehl&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.57593, 7.79892&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé son fils et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), La France et l'URSS dans l'Europe des années 30, Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour comprendre le sujet : le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle ou les multiples changements de la frontière franco-germanique. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), L’or du Rhin, histoire d’un fleuve, Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|Pont du Rhin actuellement|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12146</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12146"/>
		<updated>2019-12-05T14:36:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_12&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:17&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Pont de Kehl&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.57593, 7.79892&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé son fils et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), La France et l'URSS dans l'Europe des années 30, Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour comprendre le sujet : le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle ou les multiples changements de la frontière franco-germanique. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), L’or du Rhin, histoire d’un fleuve, Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12145</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
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		<updated>2019-12-05T14:26:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_12&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:17&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Pont de Kehl&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.57593, 7.79892&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé son fils et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]&lt;br /&gt;
En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), La France et l'URSS dans l'Europe des années 30, Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour comprendre le sujet : le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle ou les multiples changements de la frontière franco-germanique. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), L’or du Rhin, histoire d’un fleuve, Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pont du Rhin après 1945 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12144</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
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		<updated>2019-12-05T14:20:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé son fils et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]&lt;br /&gt;
En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), La France et l'URSS dans l'Europe des années 30, Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour comprendre le sujet : le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle ou les multiples changements de la frontière franco-germanique. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. =====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), L’or du Rhin, histoire d’un fleuve, Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== '''Le pont du Rhin après 1945''' =====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_(0021FN0002)&amp;diff=12142</id>
		<title>Strasbourg (0021FN0002)</title>
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		<updated>2019-12-05T14:16:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Schorn : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_12&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:17&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Pont de Kehl&lt;br /&gt;
|username=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|userrealname=Camille Schorn&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-11-07&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.57593, 7.79892&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Emile Breesé (1902 - 1987)] a filmé son fils et sa femme en 1932, en format 9,5mm. Le film à été tourné près du Pont de Kehl à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=[00:00:00] Plan statique, en bas un bout de chemin est visible, vue sur le Rhin et le pont de Kehl,&lt;br /&gt;
En arrière plan, il y a deux maisons à quatre pans en amont d’un pont, elles sont surélevées par rapport au Rhin, &lt;br /&gt;
Les maisons sont un poste de frontière allemand ;&lt;br /&gt;
A droite, il y a un mat du pont ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:04] Plan gauche droite, un garçon apparaît à gauche de l’image, d’abords il regarde devant lui puis il tourne sa tête vers l’objectif de la caméra, il s'agit de [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé];&lt;br /&gt;
Il a un pull épais blanc avec des rayures horizontales, un short noir et un bonnet/bérêt sombre ; &lt;br /&gt;
La caméra suit son mouvement de la gauche vers la droite, il regarde le réalisateur, sourit ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:06] Le garçon s’arrête au niveau d’une femme, il s'agit de sa mère ;&lt;br /&gt;
Elle porte un long manteau noir ayant une fourrure de même couleur au niveau du col, sa tête est tournée vers le garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:07 ]La maman prends la main du garçon, le garçon ne lâche pas des yeux le réalisateur et la caméra, il taquine sa mère en faisant mine de ne pas vouloir prendre sa main et marcher ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00 :08] Il est caché par sa mère, elle tiens un petit sac noir contre son ventre ;&lt;br /&gt;
Elle insiste pour qu’il marche, cela est visible dans l’expression de son visage ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:09]Plan droite gauche, les deux sont toujours souriants, en arrière plan il y a le pont ;&lt;br /&gt;
La mère et le fils marchent vers la  gauche, la caméra suit horizontalement le mouvement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:11] Les deux individus se tiennent la main et les balancent joyeusement ;&lt;br /&gt;
La dame tourne sa tête vers sa droite pour dire quelque chose au garçon ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[00:00:12] L’enfant et sa mère sortent du champ de vision, vue sur le Rhin et le poste frontière, petit pano gauche-droite mettant en visibilité les maisons arcades du pont.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=== '''Le contexte politique en 1932''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Première Guerre mondiale, la France reprends l’Alsace-Moselle. Le pays est dans une attitude agressive par l’invasion de la Rhénanie. Une partie des soldats français réquisitionnés passent par le pont ferrovière de Kehl. En effet, la région d’Offenbourg est occupée par la France. Ici, le film ne montre pas de militaires. La crise de 1929 continue de faire des ravages en Allemagne.[[Fichier:Coq en bronze crée par Albert Schulz.png|©Archi-Wiki Albert Schulz|vignette|gauche|]]&lt;br /&gt;
En 1932, un an avant les élections générales en Allemagne, le contexte politique mondial est tendu.&lt;br /&gt;
Ici, le film montre que la famille Bressé, fait une sortie dominicale. Le film ne nous permet pas de voir la fréquentation du pont ferrovière ni le type d’échanges économiques. La mère et l’enfant sont sur la rive française du Rhin à Strasbourg.&lt;br /&gt;
A cette époque, le pont ferrovière du Rhin fait partie du patrimoine architectural à voir absolument. Sur l’entrée française, un coq Gaulois trône et a été réalisé par Albert Schulz. &lt;br /&gt;
Albert Schulz est un sculpteur né le 15 avril 1871. D’après des recherches effectuées, Il fait ses études à Strasbourg de 1885 à 1889. Entre 1891 et 1892, il étudie à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à Munich de 1892 à 1895. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le film est réalisé, le pont sert pour le passage du tramway de la ligne 1 mais Émile Breesé n’a pas filmé le coq gaulois réalisé par Albert Schulz. Pourtant, cette statue en bronze est importante car elle symbolise le retour de la France sur les rives du Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maman et Gilbert Breesé ont des vêtements d’une qualité assez remarquable et montre un grand contraste entre leur niveau de vie et les difficultés des ouvriers.&lt;br /&gt;
L’enfant présent est le fils d’Émile Breesé. Il y a un contraste important entre les images du film et le contexte politique en Europe. En effet, celui-ci se tends de plus en plus.&lt;br /&gt;
Emile Breesé effectue plusieurs plans montrant le pont, cela montre la fierté concernant la facture de l’ouvrage.[[Fichier:3.png|©Numistral|vignette]]&lt;br /&gt;
Notons que durant l’année 1932 l’Allemagne se retire une première fois de la Conférence mondiale pour le désarmement car la France ne reconnaît pas l’égalité de l’Allemagne avec les alliés&amp;lt;ref&amp;gt;NARINSKII (Mikhail Matveevich), La France et l'URSS dans l'Europe des années 30, Presses Paris Sorbonne, 2005. p.1014. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela est dû au traité de Versailles qui limite drastiquement les capacités de l’armée allemande (100 000 hommes, pas d’aviation, flotte de guerre très réduite).&lt;br /&gt;
Le second semestre est politiquement houleux à l’autre côté de la frontière du Rhin. L’Allemagne se retire à nouveau de la Conférence. Franz von Papen déstabilise le Reichstag pour obtenir le pouvoir. La frontière du Rhin devient de moins en moins sûre du point de vue des français mais les strasbourgeois continuent de l’emprunter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Allemagne se réarme, particulièrement en Rhénanie. De ce fait, Hitler précipite la Seconde Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
[[Fichier:4.png|©Bundesarchiv|vignette|gauche]]Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont du Rhin subit les destructions françaises et allemandes.&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, ce sont les français qui détruisent des parties vitales du pont afin de ralentir les troupe allemandes. En 1940, les allemands écrasent l’armée française. Très rapidements les autorités allemandes décident de consolider le pont et construisent un pont en bois. En 1944 les allemands détruisent à leur tour le pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour comprendre le sujet : le contrôle du Rhin à Strasbourg entre 1648 jusqu’au XIXe siècle ou les multiples changements de la frontière franco-germanique. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg_au_XVIIIe_siècle.png|©Numistral|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Rhin est un fleuve frontière depuis le Traité de Westphalie signé en 1648 entre la France et le Saint Empire. A partir de cette date, l’Alsace et le Bade deviennent des territoires disputés entre la France et les états germaniques. Louis XIV demande l’édification d’un pont en bois est édifié pour permettre le passage des troupes françaises et des marchandises.&lt;br /&gt;
La frontière française repasse le Rhin entre 1804-1815, lorsque Napoléon Bonaparte conquiert le pouvoir et décide d’agrandir le territoire français vers l’Est.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== Après 1815, le Rhin est de nouveau un fleuve frontière entre l’Alsace et le Bade. =====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXe siècle, les politiques français ont la volonté de crée une Allemagne libérale tournée vers la France. Cela provoque en France l’apparition des premières idées nationalistes. Celui-ci promeut l’annexion de la rive droite du Rhin afin que la France puisse retrouver une place au sein de l’Europe. La construction d’un nouveau pont entre Strasbourg et Kehl dans les années 1830 est le symbole de cette volonté.&lt;br /&gt;
Dans les territoires allemands (Duché de Bavière, Duché de Bade), le sentiment anti français croit&amp;lt;ref&amp;gt;3  FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.275 &amp;lt;/ref&amp;gt;. La France est toujours vue comme une menace. Avec la prise de pouvoir de Napoléon III en 1852, les craintes allemandes sont ravivées. Dans le même temps, le nationalisme français reprends de la vigueur. Napoléon III ne veut pas d’une intervention militaire mais joue habilement sur le  nationalisme.&lt;br /&gt;
Malgré un contexte politique tendu épisodiquement, un pont ferroviaire est construit et il permet de stimuler les échanges entre la France et l’Allemagne&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.26 et 27&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Pour manifester sa méfiance, l’administration militaire allemande décide d‘établir entre 1859 et 1870 un complexe militaire  important dans la citadelle de Kehl. Trois bâtiments militaires sont construits et ils sont reliés par un tunnel souterrain. Ce complexe est édifié afin de contrer une éventuelle attaque surprise des troupes françaises. Pourtant, le pont n’est pas fermé aux échanges économiques malgré les tensions. En effet, des trains empruntent le pont plusieurs fois par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pont_de_Kehl_détruit_en_1870.png|©Numistral|vignette]]Bismarck joue sur la gallophobie&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), Une histoire du Rhin, Éditions Ramsay, Paris, 1979. p.276-277&amp;lt;/ref&amp;gt; pour justifier d’abords la déstabilisation de la frontière franco-allemande puis la Guerre franco-prussienne en 1870&amp;lt;ref&amp;gt;MEYER (Philippe), L’or du Rhin, histoire d’un fleuve, Éditions Perrin, Paris, 2011. p.291&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le pont de Kehl est partiellement détruit durant cette guerre car l’armée badoise dynamite l’accès côté allemand. Cela est fait pour empêcher les armées françaises de franchir le Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l’Alsace-Moselle est annexée à l’Empire Allemand, le Rhin perds sa fonction de fleuve-frontière. Pour autant, le Pont de Kehl et le fleuve deviennent un enjeu économique majeur avec l’essor industriel jusqu’à l’avènement de la Première Guerre Mondiale en août 1914&amp;lt;ref&amp;gt;BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine, Loco revue, Béthune, 2000. p.59-60 &amp;lt;/ref&amp;gt;. En effet, malgré la défaite française de 1870, la France n’interrompt pas les échanges commerciaux avec la Prusse. Il y a régulièrement des convois provenant de Champagne qui traversent le pont pour effectuer des livraisons de la célèbre boisson alcoolisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== '''Le pont du Rhin après 1945''' =====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	[[Fichier:Pont du Rhin actuellement..png|vignette]]Le Rhin devient le symbole de la sauvegarde de l’Europe occidentale. La puissance soviétique fait peur. En conséquence, le Rhin devient le symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande&amp;lt;ref&amp;gt;FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ... . p.284-285&amp;lt;/ref&amp;gt;. A cause de sa destruction en 1944, il n'était plus possible de passer le Rhin à Strasbourg. Un ouvrage provisoire permettait aux strasbourgeois de voir leur famille basée sur l'autre rive. Notons que le pont actuel a été construit en 1960 afin de remplacer définitivement le pont provisoire d'après guerre. Il présentait des signes de faiblesse et n'était plus adapté pour le passage des automobiles. En 1961, le fils d'[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Emile Émile Breesé], [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Brees%C3%A9,_Gilbert Gilbert Breesé] filma le pont pour les automobiles.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FERRO (Marc), AYÇOBERRY (Pierre), AILLERET (Jean-Claude), ''Une histoire du Rhin'', Éditions Ramsay, Paris, 1979. 459p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BUCHMANN (Jean), DUPUY (Jean-Marc), MAYER (Bernard), ''L ‘encyclopédie des chemins de fers d’Alsace-Lorraine'', Loco revue, Béthune, 2000. 349p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe), ''L’or du Rhin, histoire d’un fleuve'', Éditions Perrin, Paris, 2011. 437p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Schorn</name></author>
		
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