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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-04-09T22:32:16Z</updated>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=L%27art_humble_de_la_terre_et_du_feu_:_Soufflenheim_(0132FI0019)&amp;diff=15476</id>
		<title>L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim (0132FI0019)</title>
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		<updated>2020-09-10T17:41:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim&lt;br /&gt;
|fonds=Schott&lt;br /&gt;
|idSupport=0132FI0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1984&lt;br /&gt;
|video=0132FI0019_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:09:24&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Schott, Albert&lt;br /&gt;
|apercu=Potier_Betschodrf.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Soufflenheim&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Industry&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence est un extrait tiré d’un film d’Albert Schott. C’est un véritable documentaire, que son réalisateur ouvre en filmant le titre inscrit sur un panneau, « L’art de l’humble terre et du feu », avant d’afficher « film de Albert Schott ». Ainsi, il nous invite à découvrir la diversité et complexité de cet art ancien au cours d’un voyage en Alsace et en Lorraine. Il s’arrête à plusieurs endroits, dont le village Soufflenheim, auquel le présent extrait est dédié. Ses commentaires en voix-off révèlent sa grande connaissance de cette activité, qu’il a étudié afin d’offrir un documentaire riche et précis. Son documentaire est travaillé ; les séquences sont montées, et il leur superpose diverses musiques, ses commentaires ainsi que les explications des personnes qu’il a interviewés. En outre, il obtient des témoignages diversifiés de potiers et d’un conservateur de musée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Richesse et diversité des productions de céramique en Alsace et en Lorraine.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott atteste de l’abondance des objets de poterie et de céramique en Alsace et en Lorraine, dont le Musée de Sarrebourg possède une large collection. De la plus ancienne qui daterait de 1800 av. J-C jusqu’à l’époque de réalisation du film, les formes, motifs et couleurs des poteries ont sans cesse variés, tout comme les accessoires qui précèdent à leur fabrication ont progressé. Albert Schott se rend en Alsace du Nord, à Soufflenheim et à Betschdorf mais aussi en Lorraine, à Sarreguemines. La faïencerie, fondée en 1790, devint une grande manufacture au cours du XIXe siècle. &lt;br /&gt;
Albert Schott conclu son voyage par la faïencerie de Niderviller, une grande manufacture. Contrairement aux villages de Soufflenheim et Betschdorf, la production y est bien plus mécanisée et industrielle. Les techniques utilisées semblent également plus diversifiées, contrairement aux poteries artisanales qui se limitaient à leurs techniques locales traditionnelles. Loin de la petite entreprise familiale, cette manufacture emploie, en plus des ouvriers potiers, d’autres travailleurs, par exemple un cadre technique. La production y est faite à grande échelle et est très mesurée, contrôlée : on aperçoit de grands entrepôts, dans lesquels beaucoup de céramiques sont réalisées mécaniquement ou dans des moules, et les boudins de pâte sont coupés dans les proportions de l’objet qu’ils sont destinés à devenir. De manière générale, les machines sont bien plus présentes que dans les ateliers de Soufflenheim et Betschdorf et la production est standardisée. Les types de poterie et les motifs qui les décorent sont également moins traditionnels et locaux. Cependant, ce n’est pas là une critique de la production industrielle, et Albert Schott montre la dextérité des faïenciers qui interviennent dans les moulages. Il souligne également l’inventivité de la fabrique, qui propose chaque année jusqu’à 20 nouveaux décors. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Travail artisanal et traditionnel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott arrête sa caméra à Soufflenheim. C’est le village qui a abrité le plus d’ateliers de potiers, avec notamment plus d’une cinquantaine de potiers en 1891, ce qui lui a valu une grande renommée ainsi que la réputation de « cité des potiers ». L’activité de potiers est attestée jusqu’au Moyen-Age, mais pourrait remonter jusqu’au IIe siècle avant JC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott procède méthodiquement, et nous invite à découvrir l’activité de potiers, de l’extraction à la vente. Le film ouvre ainsi sur la matière première de la poterie ; l’argile. C’est la qualité de celle-ci qui a fait la renommée de Soufflenheim. Poreuse, elle permet de préserver et même d’amplifier la saveur des aliments qui y sont cuits. Elle a aussi la capacité de résister à de très hautes températures, ce qui en fait un matériau idéal pour les cuissons au four. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie été à l’origine essentiellement utilitaire, jusqu’à ce qu’au cours du XXe siècle, la concurrence de la fabrication industrielle ne vienne compromettre les artisans. Beaucoup se sont alors tournés vers des objets décoratifs. Cependant, ce basculement n’est pas général, ce dont atteste le film ; pourtant filmé à la fin du XXe siècle, l’atelier de Ernewein-Hass continue de produire des objets à destination culinaires. Albert Schott montre ainsi comment la maîtrise d’un savoir-faire ancestral, entretenu par des modernisations, a permis la survie de cet art. C’est là un point majeur qui ressort du documentaire : les potiers de Soufflenheim ont l’originalité d’associer production artisanale, garante de la tradition, à la modernité et l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est avec l’atelier Ernewein-Hass, maîtres potiers de père en fils, qu’Albert Schott nous fait découvrir ce métier traditionnel. L’authenticité de cette entreprise familiale, loin des grandes usines, est soulignée dès le début ; le père de famille, donc patron, y travaille et elle compte peu d’ouvriers. Seuls M. Ernewein-Haas, deux ouvriers et deux ouvrières apparaissent dans le film, et on peut sans doute imaginer que l’atelier n’en comptait guère plus. De plus, il est possible que certains des ouvriers et ouvrières fassent partie de la famille, comme l’une des ouvrières qui pourrait être Mme. Ernewein-Hass C’est la génération qui assure la transmission de la tradition artisanale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott souligne le talent de l'ouvrier qu'il filme, qui allie savoir-faire et amour du métier. Il confectionne son objet selon la méthode traditionnelle et son travail reste entièrement manuel, avec comme seuls accessoires une tour à l’aide de laquelle la poterie est façonnée et quelques outils simples. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir été modelées, l’intérieur de certaines poteries est trempé dans de l’engobe, afin de modifier la couleur de l’argile et de rendre la matière plus lisse, ce qui facilite le démoulage des aliments. Pour vitrifier les poteries, celles-ci sont recouvertes d’émail qui une fois passé au four devient transparent et donne cet aspect vernis aux objets. L’émail est un liquide composé de plomb qui étanchéifie les objets qu’il recouvre. L’engobe et l’émail sont tous deux appliqués en trempant les poteries dans des bassines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition consiste dans la technique de façonnage, mais également dans le choix des objets façonnés. En effet, beaucoup de récipients sont destinés à la préparation de plats typiquement alsaciens : on peut ainsi observer la conception de moules à Kougelhopf, mais les ateliers de Soufflenheim étaient également réputés pour leurs plats à baeckeofe, au coq au riesling ou à l’Osterlammele. La population alsacienne pouvait donc se procurer sur place les terrines nécessaires à la préparation de leurs recettes traditionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Façonnée et décorée manuellement, chaque pièce est unique. Les motifs sont appliqués à la main à l’aide d’un petit ustensile, une « burette » ou « barolet », au bout duquel est placé une plume d’oie. Plusieurs moyens existent pour décorer les poteries, mais celle-ci était la plus répandue à Soufflenheim, puisqu’en plus de permettre un dessin fin, précis et rapide, elle nécessitait peu de moyens. Les motifs et couleurs qui ornent les poteries de l’atelier de Ernewein-Hass sont divers. On observe d’abord une décoratrice en train de dessiner au creux d’une assiette une marguerite. Les motifs floraux et végétaux étaient très répandus à partir du XXe siècle, notamment la marguerite. Autour de la marguerite, la décoratrice trace des traits de couleur bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au niveau des décors qu’on remarque notamment une différence avec la manufacture de Sarreguemines. Comme observé précédemment, ceux de Soufflenheim présentaient presque uniquement des motifs locaux et traditionnels. La faïencerie de Sarreguemines offrait au contraire des objets aux illustrations nationales : &amp;quot;l’épopée de Jeanne d’Arc, les victoires napoléoniennes et des scènes humoristiques de la vie militaire&amp;quot;.  Ces motifs historiques, fortement teinté de patriotisme, étaient le résultat d’une volonté d’affirmer son appartenance à la France et son patriotisme lorsque l’Alsace-Lorraine été annexée. Les motifs ont ensuite été conservés et ont fait la renommée de la faïencerie.&lt;br /&gt;
Soufflenheim partageait sa proximité avec la forêt de Haguenau avec le village de Betschdorf. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
FICHIER:SOUFFLENHEIM-POTIER(2).JPEG|  Poteries de Soufflenheim&lt;br /&gt;
Exemple.jpg|Description 2&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Modernisation et innovation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les modernisations, le tour est électrique et n’a donc plus besoin d’être actionné avec le pied. Car si la volonté de préservation de la tradition est manifeste, les ateliers ont opéré certaines modernisations au début du XXe siècle pour s’assurer leur survie face à la concurrence aiguisée par la mondialisation. En dépit de ces évolutions, beaucoup de potiers seront contraints d’abandonner leur activité, faute de réussir à suivre la cadence. Albert Schott cherche à redonner son prestige à cette activité malmenée, souvent méconnue et à vanter les mérites de cette « fabrication [restée] artisanale à Soufflenheim », qui s’est maintenue face à l’exportation et à la standardisation de la production par des entreprises concurrentes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott précise que pour les « objets courants de grande diffusion », les potiers se servent de moules qui accélèrent et facilitent la production. Pour ces productions en série, la pâte est placée dans le moule et est étalée avec un bras tournant en forme de potence. En effet, même si les maîtres potiers s’évertuent à conserver la tradition ancestrale de confection des poteries, ils ont cependant intégré certaines aides mécaniques. Parmi les innovations techniques, on peut remarquer que le traditionnel four au bois, dont l’alimentation était fournie directement par la forêt de Haguenau, a été remplacé par un four au gaz. Comme nous l’avons évoqué précédemment, la tour n’est plus actionnée avec le pied mais électriquement et les potiers se sont également munis d’une machine pour éliminer l’eau de l’argile et de machines dotées de bras électriques pour mouler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, ces quelques innovations n’ont pour but que de faciliter la production, sans la dénaturer et la standardiser. Dans le film, chaque produit en train d’être confectionné l’est par la main humaine. Albert Schott insiste sur l’ingéniosité des potiers, dont l’imagination sans limite leur permet sans cesse de renouveler leur production. C’est principalement au niveau des couleurs et des motifs que ces innovations ont lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prospérité et renommée de l’activité''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim a fondé la célébrité du village en y attirant de nombreux touristes. Une fête de la poterie, signe du succès des céramiques, y tient également place tous les deux ans, au mois d'août. Les visiteurs y ont alors l’occasion de découvrir les ateliers des artisans. Ces fêtes ont toujours lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier : SOUFFLENHEIM-POTIER(2).JPEG|vignette|https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Soufflenheim-Potier(2).jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim permettait aux habitants locaux de procurer directement les plats nécessaires à la confection de leurs recettes traditionnelles, mais les poteries de Soufflenheim ont connu un succès tel qu’elles s’exportaient également par train à d’autres régions grâce à des catalogues de commandes. A plusieurs moments, les plans de Albert Schott en train de filmer un ouvrier ou une ouvrière au travail nous laisse découvrir en arrière-plan des étagères chargées de piles de plats, des tables couvertes de cruches. Malgré la concurrence des produits standardisés et à faibles coûts, certains ateliers artisanaux ont réussi à prospérer, notamment sur la promesse de produits authentiques, traditionnels et de qualité. En 1948, ils n’étaient cependant déjà plus que 15 ateliers à Soufflenheim, contre la cinquantaine d’établissements de 1891. Le XXe siècle qui a vu apparaitre de nouveaux matériaux, dont la fabrication industrielle s’est emparée, a ébranlé le commerce de beaucoup d’ateliers, qui pour survivre ont dû redoubler d’ingéniosité et de créativité. Pour se protéger de la concurrence, les potiers de Soufflenheim et de Betschdorf cherchent depuis quelques années l’indication géographique de produits industriels et artisanaux (IGPIA) pour leurs produits. Ce label leur permettrait de se démarquer de la concurrence étrangère et de faire-valoir leur authenticité et leur savoir-faire. Les critères qui seront retenus pour bénéficier de l’IGPIA sont actuellement encore débattus selon un article des Dernières Nouvelles d’Alsace (numéro du mardi 1er octobre 2019).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son documentaire, Albert Schott n’a de cesse de vanter les mérites des potiers d’Alsace-Lorraine et d’exprimer son admiration. Le film s’adresse directement aux spectateurs, et leur assure que les poteries « […] embelliront le décor de votre vie quotidienne ». Le processus de façonnage est quant à lui entièrement décrit, de l’extraction de l’argile jusqu’à la vente des produits, et dans un vocabulaire technique et très élogieux. Il a souhaité et réussi à redonner toute la grandeur à cet art, que le XXe siècle et l’industrialisation avaient dégradé. Il insiste notamment sur la supériorité du travail traditionnel, par rapport à la fabrication industrielle : « rien ne vaut le toucher ». En ouvrant son film sur une unique matière première, l’argile, il le prolonge en montrant toute l’immense diversité de couleurs, formes et fonctions que les potiers sont capables de donner à cette terre. A l’aide de différents outils et procédés, et de leur imagination, ceux-ci peuvent donner sans cesse vie à de nouveaux objets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je remercie le fils de M. Schott pour son aide et les précieuses informations qu’il m’a apportées. Celui-ci m’a expliqué que son père, Albert Schott, s’était pris d’intérêt pour les métiers traditionnels, notamment ceux de la forêt, autour du travail du bois. Par nostalgie et volonté de faire revivre ces métiers méconnus, et par intérêt pour la conservation des aliments, il s’est ensuite penché sur le métier de potier. Particulièrement séduit par l’Alsace, beaucoup de ses films y plantent leur décor. Ses films lui prenaient en moyenne un an de tournage, puisqu’il devait se déplacer entre divers lieux et qu’il fallait attendre la disponibilité de certains intervenants. Le montage prenait quant à lui plusieurs mois. Pour cela, il assemblait les petites séquences de 8 à 10 minutes qu’il avait filmé avec sa caméra super 8. Il rajoutait ensuite ses commentaires qu’il enregistrait à l’aide d’un microphone par-dessus le film. Parfois, il reproduisait lui-même certains bruitages. Enfin, il ajoutait un fond musique, la plupart du temps des chansons populaires d’Alsace et de Lorraine, des groupes folkloriques et parfois de la musique classique. Il disposait de plusieurs disques qu’il passait au tourne disque et dont il enregistrait la musique avec son microphone. Pour commenter ses films, il se renseignait au préalable avec des lectures sur son sujet, mais il collectait la majorité de ses informations en discutant avec les personnes qu’il rencontrait. Ses films étaient principalement diffusé dans des Villages Vacances Familles, et les séances pouvaient prendre place jusqu’à une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Philippe Hamman, “Une Entreprise De Mobilisation Patriotique : La Production De La Faïencerie De Sarreguemines (1871-1918).” ''Genèses'', no. 47, 2002, p. 140–161.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, &amp;quot;La céramique de Soufflenheim (Bas-Rhin) du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle. Typologie de la production et éléments de chronologie&amp;quot;, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 39, 1996, p.139-170.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, Nouveaux éléments pour la chronologie de la céramique de Soufflenheim au XIXe et au XXe siècle, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 53, 2010, p.161-175.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sitographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.alsace-poterie.fr/fr (poterie Ernewein-Hass)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-fete-sa-poterie-1439754950&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-lance-un-nouveau-marche-de-la-poterie-pour-maintenir-un-savoir-faire-ancestral-1502550579&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.mairie-soufflenheim.fr/programme-de-la-fete-de-la-poterie&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=L%27art_humble_de_la_terre_et_du_feu_:_Soufflenheim_(0132FI0019)&amp;diff=15475</id>
		<title>L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim (0132FI0019)</title>
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		<updated>2020-09-10T11:14:35Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Cette séquence est un extrait tiré d’un film d’Albert Schott. C’est un véritable documentaire, que son réalisateur ouvre en filmant le titre inscrit sur un panneau, « L’art de l’humble terre et du feu », avant d’afficher « film de Albert Schott ». Ainsi, il nous invite à découvrir la diversité et complexité de cet art ancien au cours d’un voyage en Alsace et en Lorraine. Il s’arrête à plusieurs endroits, dont le village Soufflenheim, auquel le présent extrait est dédié. Ses commentaires en voix-off révèlent sa grande connaissance de cette activité, qu’il a étudié afin d’offrir un documentaire riche et précis. Son documentaire est travaillé ; les séquences sont montées, et il leur superpose diverses musiques, ses commentaires ainsi que les explications des personnes qu’il a interviewés. En outre, il obtient des témoignages diversifiés de potiers et d’un conservateur de musée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Richesse et diversité des productions de céramique en Alsace et en Lorraine.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott atteste de l’abondance des objets de poterie et de céramique en Alsace et en Lorraine, dont le Musée de Sarrebourg possède une large collection. De la plus ancienne qui daterait de 1800 av. J-C jusqu’à l’époque de réalisation du film, les formes, motifs et couleurs des poteries ont sans cesse variés, tout comme les accessoires qui précèdent à leur fabrication ont progressé. Albert Schott se rend en Alsace du Nord, à Soufflenheim et à Betschdorf mais aussi en Lorraine, à Sarreguemines. La faïencerie, fondée en 1790, devint une grande manufacture au cours du XIXe siècle. &lt;br /&gt;
Albert Schott conclu son voyage par la faïencerie de Niderviller, une grande manufacture. Contrairement aux villages de Soufflenheim et Betschdorf, la production y est bien plus mécanisée et industrielle. Les techniques utilisées semblent également plus diversifiées, contrairement aux poteries artisanales qui se limitaient à leurs techniques locales traditionnelles. Loin de la petite entreprise familiale, cette manufacture emploie, en plus des ouvriers potiers, d’autres travailleurs, par exemple un cadre technique. La production y est faite à grande échelle et est très mesurée, contrôlée : on aperçoit de grands entrepôts, dans lesquels beaucoup de céramiques sont réalisées mécaniquement ou dans des moules, et les boudins de pâte sont coupés dans les proportions de l’objet qu’ils sont destinés à devenir. De manière générale, les machines sont bien plus présentes que dans les ateliers de Soufflenheim et Betschdorf et la production est standardisée. Les types de poterie et les motifs qui les décorent sont également moins traditionnels et locaux. Cependant, ce n’est pas là une critique de la production industrielle, et Albert Schott montre la dextérité des faïenciers qui interviennent dans les moulages. Il souligne également l’inventivité de la fabrique, qui propose chaque année jusqu’à 20 nouveaux décors. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Travail artisanal et traditionnel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott arrête sa caméra à Soufflenheim. C’est le village qui a abrité le plus d’ateliers de potiers, avec notamment plus d’une cinquantaine de potiers en 1891, ce qui lui a valu une grande renommée ainsi que la réputation de « cité des potiers ». L’activité de potiers est attestée jusqu’au Moyen-Age, mais pourrait remonter jusqu’au IIe siècle avant JC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott procède méthodiquement, et nous invite à découvrir l’activité de potiers, de l’extraction à la vente. Le film ouvre ainsi sur la matière première de la poterie ; l’argile. C’est la qualité de celle-ci qui a fait la renommée de Soufflenheim. Poreuse, elle permet de préserver et même d’amplifier la saveur des aliments qui y sont cuits. Elle a aussi la capacité de résister à de très hautes températures, ce qui en fait un matériau idéal pour les cuissons au four. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie été à l’origine essentiellement utilitaire, jusqu’à ce qu’au cours du XXe siècle, la concurrence de la fabrication industrielle ne vienne compromettre les artisans. Beaucoup se sont alors tournés vers des objets décoratifs. Cependant, ce basculement n’est pas général, ce dont atteste le film ; pourtant filmé à la fin du XXe siècle, l’atelier de Ernewein-Hass continue de produire des objets à destination culinaires. Albert Schott montre ainsi comment la maîtrise d’un savoir-faire ancestral, entretenu par des modernisations, a permis la survie de cet art. C’est là un point majeur qui ressort du documentaire : les potiers de Soufflenheim ont l’originalité d’associer production artisanale, garante de la tradition, à la modernité et l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est avec l’atelier Ernewein-Hass, maîtres potiers de père en fils, qu’Albert Schott nous fait découvrir ce métier traditionnel. L’authenticité de cette entreprise familiale, loin des grandes usines, est soulignée dès le début ; le père de famille, donc patron, y travaille et elle compte peu d’ouvriers. Seuls M. Ernewein-Haas, deux ouvriers et deux ouvrières apparaissent dans le film, et on peut sans doute imaginer que l’atelier n’en comptait guère plus. De plus, il est possible que certains des ouvriers et ouvrières fassent partie de la famille, comme l’une des ouvrières qui pourrait être Mme. Ernewein-Hass C’est la génération qui assure la transmission de la tradition artisanale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott souligne le talent de l'ouvrier qu'il filme, qui allie savoir-faire et amour du métier. Il confectionne son objet selon la méthode traditionnelle et son travail reste entièrement manuel, avec comme seuls accessoires une tour à l’aide de laquelle la poterie est façonnée et quelques outils simples. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir été modelées, l’intérieur de certaines poteries est trempé dans de l’engobe, afin de modifier la couleur de l’argile et de rendre la matière plus lisse, ce qui facilite le démoulage des aliments. Pour vitrifier les poteries, celles-ci sont recouvertes d’émail qui une fois passé au four devient transparent et donne cet aspect vernis aux objets. L’émail est un liquide composé de plomb qui étanchéifie les objets qu’il recouvre. L’engobe et l’émail sont tous deux appliqués en trempant les poteries dans des bassines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition consiste dans la technique de façonnage, mais également dans le choix des objets façonnés. En effet, beaucoup de récipients sont destinés à la préparation de plats typiquement alsaciens : on peut ainsi observer la conception de moules à Kougelhopf, mais les ateliers de Soufflenheim étaient également réputés pour leurs plats à baeckeofe, au coq au riesling ou à l’Osterlammele. La population alsacienne pouvait donc se procurer sur place les terrines nécessaires à la préparation de leurs recettes traditionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Façonnée et décorée manuellement, chaque pièce est unique. Les motifs sont appliqués à la main à l’aide d’un petit ustensile, une « burette » ou « barolet », au bout duquel est placé une plume d’oie. Plusieurs moyens existent pour décorer les poteries, mais celle-ci était la plus répandue à Soufflenheim, puisqu’en plus de permettre un dessin fin, précis et rapide, elle nécessitait peu de moyens. Les motifs et couleurs qui ornent les poteries de l’atelier de Ernewein-Hass sont divers. On observe d’abord une décoratrice en train de dessiner au creux d’une assiette une marguerite. Les motifs floraux et végétaux étaient très répandus à partir du XXe siècle, notamment la marguerite. Autour de la marguerite, la décoratrice trace des traits de couleur bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au niveau des décors qu’on remarque notamment une différence avec la manufacture de Sarreguemines. Comme observé précédemment, ceux de Soufflenheim présentaient presque uniquement des motifs locaux et traditionnels. La faïencerie de Sarreguemines offrait au contraire des objets aux illustrations nationales : &amp;quot;l’épopée de Jeanne d’Arc, les victoires napoléoniennes et des scènes humoristiques de la vie militaire&amp;quot;.  Ces motifs historiques, fortement teinté de patriotisme, étaient le résultat d’une volonté d’affirmer son appartenance à la France et son patriotisme lorsque l’Alsace-Lorraine été annexée. Les motifs ont ensuite été conservés et ont fait la renommée de la faïencerie.&lt;br /&gt;
Soufflenheim partageait sa proximité avec la forêt de Haguenau avec le village de Betschdorf. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Modernisation et innovation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les modernisations, le tour est électrique et n’a donc plus besoin d’être actionné avec le pied. Car si la volonté de préservation de la tradition est manifeste, les ateliers ont opéré certaines modernisations au début du XXe siècle pour s’assurer leur survie face à la concurrence aiguisée par la mondialisation. En dépit de ces évolutions, beaucoup de potiers seront contraints d’abandonner leur activité, faute de réussir à suivre la cadence. Albert Schott cherche à redonner son prestige à cette activité malmenée, souvent méconnue et à vanter les mérites de cette « fabrication [restée] artisanale à Soufflenheim », qui s’est maintenue face à l’exportation et à la standardisation de la production par des entreprises concurrentes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott précise que pour les « objets courants de grande diffusion », les potiers se servent de moules qui accélèrent et facilitent la production. Pour ces productions en série, la pâte est placée dans le moule et est étalée avec un bras tournant en forme de potence. En effet, même si les maîtres potiers s’évertuent à conserver la tradition ancestrale de confection des poteries, ils ont cependant intégré certaines aides mécaniques. Parmi les innovations techniques, on peut remarquer que le traditionnel four au bois, dont l’alimentation était fournie directement par la forêt de Haguenau, a été remplacé par un four au gaz. Comme nous l’avons évoqué précédemment, la tour n’est plus actionnée avec le pied mais électriquement et les potiers se sont également munis d’une machine pour éliminer l’eau de l’argile et de machines dotées de bras électriques pour mouler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, ces quelques innovations n’ont pour but que de faciliter la production, sans la dénaturer et la standardiser. Dans le film, chaque produit en train d’être confectionné l’est par la main humaine. Albert Schott insiste sur l’ingéniosité des potiers, dont l’imagination sans limite leur permet sans cesse de renouveler leur production. C’est principalement au niveau des couleurs et des motifs que ces innovations ont lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prospérité et renommée de l’activité''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim a fondé la célébrité du village en y attirant de nombreux touristes. Une fête de la poterie, signe du succès des céramiques, y tient également place tous les deux ans, au mois d'août. Les visiteurs y ont alors l’occasion de découvrir les ateliers des artisans. Ces fêtes ont toujours lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier : SOUFFLENHEIM-POTIER(2).JPEG|vignette|https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Soufflenheim-Potier(2).jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim permettait aux habitants locaux de procurer directement les plats nécessaires à la confection de leurs recettes traditionnelles, mais les poteries de Soufflenheim ont connu un succès tel qu’elles s’exportaient également par train à d’autres régions grâce à des catalogues de commandes. A plusieurs moments, les plans de Albert Schott en train de filmer un ouvrier ou une ouvrière au travail nous laisse découvrir en arrière-plan des étagères chargées de piles de plats, des tables couvertes de cruches. Malgré la concurrence des produits standardisés et à faibles coûts, certains ateliers artisanaux ont réussi à prospérer, notamment sur la promesse de produits authentiques, traditionnels et de qualité. En 1948, ils n’étaient cependant déjà plus que 15 ateliers à Soufflenheim, contre la cinquantaine d’établissements de 1891. Le XXe siècle qui a vu apparaitre de nouveaux matériaux, dont la fabrication industrielle s’est emparée, a ébranlé le commerce de beaucoup d’ateliers, qui pour survivre ont dû redoubler d’ingéniosité et de créativité. Pour se protéger de la concurrence, les potiers de Soufflenheim et de Betschdorf cherchent depuis quelques années l’indication géographique de produits industriels et artisanaux (IGPIA) pour leurs produits. Ce label leur permettrait de se démarquer de la concurrence étrangère et de faire-valoir leur authenticité et leur savoir-faire. Les critères qui seront retenus pour bénéficier de l’IGPIA sont actuellement encore débattus selon un article des Dernières Nouvelles d’Alsace (numéro du mardi 1er octobre 2019).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son documentaire, Albert Schott n’a de cesse de vanter les mérites des potiers d’Alsace-Lorraine et d’exprimer son admiration. Le film s’adresse directement aux spectateurs, et leur assure que les poteries « […] embelliront le décor de votre vie quotidienne ». Le processus de façonnage est quant à lui entièrement décrit, de l’extraction de l’argile jusqu’à la vente des produits, et dans un vocabulaire technique et très élogieux. Il a souhaité et réussi à redonner toute la grandeur à cet art, que le XXe siècle et l’industrialisation avaient dégradé. Il insiste notamment sur la supériorité du travail traditionnel, par rapport à la fabrication industrielle : « rien ne vaut le toucher ». En ouvrant son film sur une unique matière première, l’argile, il le prolonge en montrant toute l’immense diversité de couleurs, formes et fonctions que les potiers sont capables de donner à cette terre. A l’aide de différents outils et procédés, et de leur imagination, ceux-ci peuvent donner sans cesse vie à de nouveaux objets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je remercie le fils de M. Schott pour son aide et les précieuses informations qu’il m’a apportées. Celui-ci m’a expliqué que son père, Albert Schott, s’était pris d’intérêt pour les métiers traditionnels, notamment ceux de la forêt, autour du travail du bois. Par nostalgie et volonté de faire revivre ces métiers méconnus, et par intérêt pour la conservation des aliments, il s’est ensuite penché sur le métier de potier. Particulièrement séduit par l’Alsace, beaucoup de ses films y plantent leur décor. Ses films lui prenaient en moyenne un an de tournage, puisqu’il devait se déplacer entre divers lieux et qu’il fallait attendre la disponibilité de certains intervenants. Le montage prenait quant à lui plusieurs mois. Pour cela, il assemblait les petites séquences de 8 à 10 minutes qu’il avait filmé avec sa caméra super 8. Il rajoutait ensuite ses commentaires qu’il enregistrait à l’aide d’un microphone par-dessus le film. Parfois, il reproduisait lui-même certains bruitages. Enfin, il ajoutait un fond musique, la plupart du temps des chansons populaires d’Alsace et de Lorraine, des groupes folkloriques et parfois de la musique classique. Il disposait de plusieurs disques qu’il passait au tourne disque et dont il enregistrait la musique avec son microphone. Pour commenter ses films, il se renseignait au préalable avec des lectures sur son sujet, mais il collectait la majorité de ses informations en discutant avec les personnes qu’il rencontrait. Ses films étaient principalement diffusé dans des Villages Vacances Familles, et les séances pouvaient prendre place jusqu’à une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Philippe Hamman, “Une Entreprise De Mobilisation Patriotique : La Production De La Faïencerie De Sarreguemines (1871-1918).” ''Genèses'', no. 47, 2002, p. 140–161.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, &amp;quot;La céramique de Soufflenheim (Bas-Rhin) du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle. Typologie de la production et éléments de chronologie&amp;quot;, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 39, 1996, p.139-170.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, Nouveaux éléments pour la chronologie de la céramique de Soufflenheim au XIXe et au XXe siècle, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 53, 2010, p.161-175.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sitographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.alsace-poterie.fr/fr (poterie Ernewein-Hass)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-fete-sa-poterie-1439754950&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-lance-un-nouveau-marche-de-la-poterie-pour-maintenir-un-savoir-faire-ancestral-1502550579&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.mairie-soufflenheim.fr/programme-de-la-fete-de-la-poterie&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=L%27art_humble_de_la_terre_et_du_feu_:_Soufflenheim_(0132FI0019)&amp;diff=15474</id>
		<title>L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim (0132FI0019)</title>
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		<updated>2020-09-10T11:12:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim&lt;br /&gt;
|fonds=Schott&lt;br /&gt;
|idSupport=0132FI0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1984&lt;br /&gt;
|video=0132FI0019_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:09:24&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Schott, Albert&lt;br /&gt;
|apercu=Potier_Betschodrf.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Soufflenheim&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Industry&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence est un extrait tiré d’un film d’Albert Schott. C’est un véritable documentaire, que son réalisateur ouvre en filmant le titre inscrit sur un panneau, « L’art de l’humble terre et du feu », avant d’afficher « film de Albert Schott ». Ainsi, il nous invite à découvrir la diversité et complexité de cet art ancien au cours d’un voyage en Alsace et en Lorraine. Il s’arrête à plusieurs endroits, dont le village Soufflenheim, auquel le présent extrait est dédié. Ses commentaires en voix-off révèlent sa grande connaissance de cette activité, qu’il a étudié afin d’offrir un documentaire riche et précis. Son documentaire est travaillé ; les séquences sont montées, et il leur superpose diverses musiques, ses commentaires ainsi que les explications des personnes qu’il a interviewés. En outre, il obtient des témoignages diversifiés de potiers et d’un conservateur de musée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Richesse et diversité des productions de céramique en Alsace et en Lorraine.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott atteste de l’abondance des objets de poterie et de céramique en Alsace et en Lorraine, dont le Musée de Sarrebourg possède une large collection. De la plus ancienne qui daterait de 1800 av. J-C jusqu’à l’époque de réalisation du film, les formes, motifs et couleurs des poteries ont sans cesse variés, tout comme les accessoires qui précèdent à leur fabrication ont progressé. Albert Schott se rend en Alsace du Nord, à Soufflenheim et à Betschdorf mais aussi en Lorraine, à Sarreguemines. La faïencerie, fondée en 1790, devint une grande manufacture au cours du XIXe siècle. &lt;br /&gt;
Albert Schott conclu son voyage par la faïencerie de Niderviller, une grande manufacture. Contrairement aux villages de Soufflenheim et Betschdorf, la production y est bien plus mécanisée et industrielle. Les techniques utilisées semblent également plus diversifiées, contrairement aux poteries artisanales qui se limitaient à leurs techniques locales traditionnelles. Loin de la petite entreprise familiale, cette manufacture emploie, en plus des ouvriers potiers, d’autres travailleurs, par exemple un cadre technique. La production y est faite à grande échelle et est très mesurée, contrôlée : on aperçoit de grands entrepôts, dans lesquels beaucoup de céramiques sont réalisées mécaniquement ou dans des moules, et les boudins de pâte sont coupés dans les proportions de l’objet qu’ils sont destinés à devenir. De manière générale, les machines sont bien plus présentes que dans les ateliers de Soufflenheim et Betschdorf et la production est standardisée. Les types de poterie et les motifs qui les décorent sont également moins traditionnels et locaux. Cependant, ce n’est pas là une critique de la production industrielle, et Albert Schott montre la dextérité des faïenciers qui interviennent dans les moulages. Il souligne également l’inventivité de la fabrique, qui propose chaque année jusqu’à 20 nouveaux décors. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Travail artisanal et traditionnel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott arrête sa caméra à Soufflenheim. C’est le village qui a abrité le plus d’ateliers de potiers, avec notamment plus d’une cinquantaine de potiers en 1891, ce qui lui a valu une grande renommée ainsi que la réputation de « cité des potiers ». L’activité de potiers est attestée jusqu’au Moyen-Age, mais pourrait remonter jusqu’au IIe siècle avant JC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott procède méthodiquement, et nous invite à découvrir l’activité de potiers, de l’extraction à la vente. Le film ouvre ainsi sur la matière première de la poterie ; l’argile. C’est la qualité de celle-ci qui a fait la renommée de Soufflenheim. Poreuse, elle permet de préserver et même d’amplifier la saveur des aliments qui y sont cuits. Elle a aussi la capacité de résister à de très hautes températures, ce qui en fait un matériau idéal pour les cuissons au four. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie été à l’origine essentiellement utilitaire, jusqu’à ce qu’au cours du XXe siècle, la concurrence de la fabrication industrielle ne vienne compromettre les artisans. Beaucoup se sont alors tournés vers des objets décoratifs. Cependant, ce basculement n’est pas général, ce dont atteste le film ; pourtant filmé à la fin du XXe siècle, l’atelier de Ernewein-Hass continue de produire des objets à destination culinaires. Albert Schott montre ainsi comment la maîtrise d’un savoir-faire ancestral, entretenu par des modernisations, a permis la survie de cet art. C’est là un point majeur qui ressort du documentaire : les potiers de Soufflenheim ont l’originalité d’associer production artisanale, garante de la tradition, à la modernité et l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est avec l’atelier Ernewein-Hass, maîtres potiers de père en fils, qu’Albert Schott nous fait découvrir ce métier traditionnel. L’authenticité de cette entreprise familiale, loin des grandes usines, est soulignée dès le début ; le père de famille, donc patron, y travaille et elle compte peu d’ouvriers. Seuls M. Ernewein-Haas, deux ouvriers et deux ouvrières apparaissent dans le film, et on peut sans doute imaginer que l’atelier n’en comptait guère plus. De plus, il est possible que certains des ouvriers et ouvrières fassent partie de la famille, comme l’une des ouvrières qui pourrait être Mme. Ernewein-Hass C’est la génération qui assure la transmission de la tradition artisanale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott souligne le talent de l'ouvrier qu'il filme, qui allie savoir-faire et amour du métier. Il confectionne son objet selon la méthode traditionnelle et son travail reste entièrement manuel, avec comme seuls accessoires une tour à l’aide de laquelle la poterie est façonnée et quelques outils simples. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir été modelées, l’intérieur de certaines poteries est trempé dans de l’engobe, afin de modifier la couleur de l’argile et de rendre la matière plus lisse, ce qui facilite le démoulage des aliments. Pour vitrifier les poteries, celles-ci sont recouvertes d’émail qui une fois passé au four devient transparent et donne cet aspect vernis aux objets. L’émail est un liquide composé de plomb qui étanchéifie les objets qu’il recouvre. L’engobe et l’émail sont tous deux appliqués en trempant les poteries dans des bassines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition consiste dans la technique de façonnage, mais également dans le choix des objets façonnés. En effet, beaucoup de récipients sont destinés à la préparation de plats typiquement alsaciens : on peut ainsi observer la conception de moules à Kougelhopf, mais les ateliers de Soufflenheim étaient également réputés pour leurs plats à baeckeofe, au coq au riesling ou à l’Osterlammele. La population alsacienne pouvait donc se procurer sur place les terrines nécessaires à la préparation de leurs recettes traditionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Façonnée et décorée manuellement, chaque pièce est unique. Les motifs sont appliqués à la main à l’aide d’un petit ustensile, une « burette » ou « barolet », au bout duquel est placé une plume d’oie. Plusieurs moyens existent pour décorer les poteries, mais celle-ci était la plus répandue à Soufflenheim, puisqu’en plus de permettre un dessin fin, précis et rapide, elle nécessitait peu de moyens. Les motifs et couleurs qui ornent les poteries de l’atelier de Ernewein-Hass sont divers. On observe d’abord une décoratrice en train de dessiner au creux d’une assiette une marguerite. Les motifs floraux et végétaux étaient très répandus à partir du XXe siècle, notamment la marguerite. Autour de la marguerite, la décoratrice trace des traits de couleur bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au niveau des décors qu’on remarque notamment une différence avec la manufacture de Sarreguemines. Comme observé précédemment, ceux de Soufflenheim présentaient presque uniquement des motifs locaux et traditionnels. La faïencerie de Sarreguemines offrait au contraire des objets aux illustrations nationales : &amp;quot;l’épopée de Jeanne d’Arc, les victoires napoléoniennes et des scènes humoristiques de la vie militaire&amp;quot;.  Ces motifs historiques, fortement teinté de patriotisme, étaient le résultat d’une volonté d’affirmer son appartenance à la France et son patriotisme lorsque l’Alsace-Lorraine été annexée. Les motifs ont ensuite été conservés et ont fait la renommée de la faïencerie.&lt;br /&gt;
Soufflenheim partageait sa proximité avec la forêt de Haguenau avec le village de Betschdorf. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Modernisation et innovation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les modernisations, le tour est électrique et n’a donc plus besoin d’être actionné avec le pied. Car si la volonté de préservation de la tradition est manifeste, les ateliers ont opéré certaines modernisations au début du XXe siècle pour s’assurer leur survie face à la concurrence aiguisée par la mondialisation. En dépit de ces évolutions, beaucoup de potiers seront contraints d’abandonner leur activité, faute de réussir à suivre la cadence. Albert Schott cherche à redonner son prestige à cette activité malmenée, souvent méconnue et à vanter les mérites de cette « fabrication [restée] artisanale à Soufflenheim », qui s’est maintenue face à l’exportation et à la standardisation de la production par des entreprises concurrentes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott précise que pour les « objets courants de grande diffusion », les potiers se servent de moules qui accélèrent et facilitent la production. Pour ces productions en série, la pâte est placée dans le moule et est étalée avec un bras tournant en forme de potence. En effet, même si les maîtres potiers s’évertuent à conserver la tradition ancestrale de confection des poteries, ils ont cependant intégré certaines aides mécaniques. Parmi les innovations techniques, on peut remarquer que le traditionnel four au bois, dont l’alimentation était fournie directement par la forêt de Haguenau, a été remplacé par un four au gaz. Comme nous l’avons évoqué précédemment, la tour n’est plus actionnée avec le pied mais électriquement et les potiers se sont également munis d’une machine pour éliminer l’eau de l’argile et de machines dotées de bras électriques pour mouler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, ces quelques innovations n’ont pour but que de faciliter la production, sans la dénaturer et la standardiser. Dans le film, chaque produit en train d’être confectionné l’est par la main humaine. Albert Schott insiste sur l’ingéniosité des potiers, dont l’imagination sans limite leur permet sans cesse de renouveler leur production. C’est principalement au niveau des couleurs et des motifs que ces innovations ont lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prospérité et renommée de l’activité''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim a fondé la célébrité du village en y attirant de nombreux touristes. Une fête de la poterie, signe du succès des céramiques, y tient également place tous les deux ans, au mois d'août. Les visiteurs y ont alors l’occasion de découvrir les ateliers des artisans. Ces fêtes ont toujours lieu. &lt;br /&gt;
[[Fichier:SOUFFLENHEIM-POTIER(2).JPEG|vignette|https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Soufflenheim-Potier(2).jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim permettait aux habitants locaux de procurer directement les plats nécessaires à la confection de leurs recettes traditionnelles, mais les poteries de Soufflenheim ont connu un succès tel qu’elles s’exportaient également par train à d’autres régions grâce à des catalogues de commandes. A plusieurs moments, les plans de Albert Schott en train de filmer un ouvrier ou une ouvrière au travail nous laisse découvrir en arrière-plan des étagères chargées de piles de plats, des tables couvertes de cruches. Malgré la concurrence des produits standardisés et à faibles coûts, certains ateliers artisanaux ont réussi à prospérer, notamment sur la promesse de produits authentiques, traditionnels et de qualité. En 1948, ils n’étaient cependant déjà plus que 15 ateliers à Soufflenheim, contre la cinquantaine d’établissements de 1891. Le XXe siècle qui a vu apparaitre de nouveaux matériaux, dont la fabrication industrielle s’est emparée, a ébranlé le commerce de beaucoup d’ateliers, qui pour survivre ont dû redoubler d’ingéniosité et de créativité. Pour se protéger de la concurrence, les potiers de Soufflenheim et de Betschdorf cherchent depuis quelques années l’indication géographique de produits industriels et artisanaux (IGPIA) pour leurs produits. Ce label leur permettrait de se démarquer de la concurrence étrangère et de faire-valoir leur authenticité et leur savoir-faire. Les critères qui seront retenus pour bénéficier de l’IGPIA sont actuellement encore débattus selon un article des Dernières Nouvelles d’Alsace (numéro du mardi 1er octobre 2019).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son documentaire, Albert Schott n’a de cesse de vanter les mérites des potiers d’Alsace-Lorraine et d’exprimer son admiration. Le film s’adresse directement aux spectateurs, et leur assure que les poteries « […] embelliront le décor de votre vie quotidienne ». Le processus de façonnage est quant à lui entièrement décrit, de l’extraction de l’argile jusqu’à la vente des produits, et dans un vocabulaire technique et très élogieux. Il a souhaité et réussi à redonner toute la grandeur à cet art, que le XXe siècle et l’industrialisation avaient dégradé. Il insiste notamment sur la supériorité du travail traditionnel, par rapport à la fabrication industrielle : « rien ne vaut le toucher ». En ouvrant son film sur une unique matière première, l’argile, il le prolonge en montrant toute l’immense diversité de couleurs, formes et fonctions que les potiers sont capables de donner à cette terre. A l’aide de différents outils et procédés, et de leur imagination, ceux-ci peuvent donner sans cesse vie à de nouveaux objets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je remercie le fils de M. Schott pour son aide et les précieuses informations qu’il m’a apportées. Celui-ci m’a expliqué que son père, Albert Schott, s’était pris d’intérêt pour les métiers traditionnels, notamment ceux de la forêt, autour du travail du bois. Par nostalgie et volonté de faire revivre ces métiers méconnus, et par intérêt pour la conservation des aliments, il s’est ensuite penché sur le métier de potier. Particulièrement séduit par l’Alsace, beaucoup de ses films y plantent leur décor. Ses films lui prenaient en moyenne un an de tournage, puisqu’il devait se déplacer entre divers lieux et qu’il fallait attendre la disponibilité de certains intervenants. Le montage prenait quant à lui plusieurs mois. Pour cela, il assemblait les petites séquences de 8 à 10 minutes qu’il avait filmé avec sa caméra super 8. Il rajoutait ensuite ses commentaires qu’il enregistrait à l’aide d’un microphone par-dessus le film. Parfois, il reproduisait lui-même certains bruitages. Enfin, il ajoutait un fond musique, la plupart du temps des chansons populaires d’Alsace et de Lorraine, des groupes folkloriques et parfois de la musique classique. Il disposait de plusieurs disques qu’il passait au tourne disque et dont il enregistrait la musique avec son microphone. Pour commenter ses films, il se renseignait au préalable avec des lectures sur son sujet, mais il collectait la majorité de ses informations en discutant avec les personnes qu’il rencontrait. Ses films étaient principalement diffusé dans des Villages Vacances Familles, et les séances pouvaient prendre place jusqu’à une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Philippe Hamman, “Une Entreprise De Mobilisation Patriotique : La Production De La Faïencerie De Sarreguemines (1871-1918).” ''Genèses'', no. 47, 2002, p. 140–161.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, &amp;quot;La céramique de Soufflenheim (Bas-Rhin) du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle. Typologie de la production et éléments de chronologie&amp;quot;, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 39, 1996, p.139-170.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, Nouveaux éléments pour la chronologie de la céramique de Soufflenheim au XIXe et au XXe siècle, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 53, 2010, p.161-175.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sitographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.alsace-poterie.fr/fr (poterie Ernewein-Hass)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-fete-sa-poterie-1439754950&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-lance-un-nouveau-marche-de-la-poterie-pour-maintenir-un-savoir-faire-ancestral-1502550579&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.mairie-soufflenheim.fr/programme-de-la-fete-de-la-poterie&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
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		<title>Fichier:Soufflenheim-Potier(2).jpeg</title>
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		<updated>2020-09-10T11:09:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : Poteries de Soufflenheim&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Poteries de Soufflenheim&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=L%27art_humble_de_la_terre_et_du_feu_:_Soufflenheim_(0132FI0019)&amp;diff=15472</id>
		<title>L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim (0132FI0019)</title>
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		<updated>2020-09-10T11:05:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim&lt;br /&gt;
|fonds=Schott&lt;br /&gt;
|idSupport=0132FI0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1984&lt;br /&gt;
|video=0132FI0019_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
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|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Schott, Albert&lt;br /&gt;
|apercu=Potier_Betschodrf.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Soufflenheim&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Industry&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence est un extrait tiré d’un film d’Albert Schott. C’est un véritable documentaire, que son réalisateur ouvre en filmant le titre inscrit sur un panneau, « L’art de l’humble terre et du feu », avant d’afficher « film de Albert Schott ». Ainsi, il nous invite à découvrir la diversité et complexité de cet art ancien au cours d’un voyage en Alsace et en Lorraine. Il s’arrête à plusieurs endroits, dont le village Soufflenheim, auquel le présent extrait est dédié. Ses commentaires en voix-off révèlent sa grande connaissance de cette activité, qu’il a étudié afin d’offrir un documentaire riche et précis. Son documentaire est travaillé ; les séquences sont montées, et il leur superpose diverses musiques, ses commentaires ainsi que les explications des personnes qu’il a interviewés. En outre, il obtient des témoignages diversifiés de potiers et d’un conservateur de musée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Richesse et diversité des productions de céramique en Alsace et en Lorraine.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott atteste de l’abondance des objets de poterie et de céramique en Alsace et en Lorraine, dont le Musée de Sarrebourg possède une large collection. De la plus ancienne qui daterait de 1800 av. J-C jusqu’à l’époque de réalisation du film, les formes, motifs et couleurs des poteries ont sans cesse variés, tout comme les accessoires qui précèdent à leur fabrication ont progressé. Albert Schott se rend en Alsace du Nord, à Soufflenheim et à Betschdorf mais aussi en Lorraine, à Sarreguemines. La faïencerie, fondée en 1790, devint une grande manufacture au cours du XIXe siècle. &lt;br /&gt;
Albert Schott conclu son voyage par la faïencerie de Niderviller, une grande manufacture. Contrairement aux villages de Soufflenheim et Betschdorf, la production y est bien plus mécanisée et industrielle. Les techniques utilisées semblent également plus diversifiées, contrairement aux poteries artisanales qui se limitaient à leurs techniques locales traditionnelles. Loin de la petite entreprise familiale, cette manufacture emploie, en plus des ouvriers potiers, d’autres travailleurs, par exemple un cadre technique. La production y est faite à grande échelle et est très mesurée, contrôlée : on aperçoit de grands entrepôts, dans lesquels beaucoup de céramiques sont réalisées mécaniquement ou dans des moules, et les boudins de pâte sont coupés dans les proportions de l’objet qu’ils sont destinés à devenir. De manière générale, les machines sont bien plus présentes que dans les ateliers de Soufflenheim et Betschdorf et la production est standardisée. Les types de poterie et les motifs qui les décorent sont également moins traditionnels et locaux. Cependant, ce n’est pas là une critique de la production industrielle, et Albert Schott montre la dextérité des faïenciers qui interviennent dans les moulages. Il souligne également l’inventivité de la fabrique, qui propose chaque année jusqu’à 20 nouveaux décors. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Travail artisanal et traditionnel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott arrête sa caméra à Soufflenheim. C’est le village qui a abrité le plus d’ateliers de potiers, avec notamment plus d’une cinquantaine de potiers en 1891, ce qui lui a valu une grande renommée ainsi que la réputation de « cité des potiers ». L’activité de potiers est attestée jusqu’au Moyen-Age, mais pourrait remonter jusqu’au IIe siècle avant JC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott procède méthodiquement, et nous invite à découvrir l’activité de potiers, de l’extraction à la vente. Le film ouvre ainsi sur la matière première de la poterie ; l’argile. C’est la qualité de celle-ci qui a fait la renommée de Soufflenheim. Poreuse, elle permet de préserver et même d’amplifier la saveur des aliments qui y sont cuits. Elle a aussi la capacité de résister à de très hautes températures, ce qui en fait un matériau idéal pour les cuissons au four. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie été à l’origine essentiellement utilitaire, jusqu’à ce qu’au cours du XXe siècle, la concurrence de la fabrication industrielle ne vienne compromettre les artisans. Beaucoup se sont alors tournés vers des objets décoratifs. Cependant, ce basculement n’est pas général, ce dont atteste le film ; pourtant filmé à la fin du XXe siècle, l’atelier de Ernewein-Hass continue de produire des objets à destination culinaires. Albert Schott montre ainsi comment la maîtrise d’un savoir-faire ancestral, entretenu par des modernisations, a permis la survie de cet art. C’est là un point majeur qui ressort du documentaire : les potiers de Soufflenheim ont l’originalité d’associer production artisanale, garante de la tradition, à la modernité et l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est avec l’atelier Ernewein-Hass, maîtres potiers de père en fils, qu’Albert Schott nous fait découvrir ce métier traditionnel. L’authenticité de cette entreprise familiale, loin des grandes usines, est soulignée dès le début ; le père de famille, donc patron, y travaille et elle compte peu d’ouvriers. Seuls M. Ernewein-Haas, deux ouvriers et deux ouvrières apparaissent dans le film, et on peut sans doute imaginer que l’atelier n’en comptait guère plus. De plus, il est possible que certains des ouvriers et ouvrières fassent partie de la famille, comme l’une des ouvrières qui pourrait être Mme. Ernewein-Hass C’est la génération qui assure la transmission de la tradition artisanale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott souligne le talent de l'ouvrier qu'il filme, qui allie savoir-faire et amour du métier. Il confectionne son objet selon la méthode traditionnelle et son travail reste entièrement manuel, avec comme seuls accessoires une tour à l’aide de laquelle la poterie est façonnée et quelques outils simples. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir été modelées, l’intérieur de certaines poteries est trempé dans de l’engobe, afin de modifier la couleur de l’argile et de rendre la matière plus lisse, ce qui facilite le démoulage des aliments. Pour vitrifier les poteries, celles-ci sont recouvertes d’émail qui une fois passé au four devient transparent et donne cet aspect vernis aux objets. L’émail est un liquide composé de plomb qui étanchéifie les objets qu’il recouvre. L’engobe et l’émail sont tous deux appliqués en trempant les poteries dans des bassines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition consiste dans la technique de façonnage, mais également dans le choix des objets façonnés. En effet, beaucoup de récipients sont destinés à la préparation de plats typiquement alsaciens : on peut ainsi observer la conception de moules à Kougelhopf, mais les ateliers de Soufflenheim étaient également réputés pour leurs plats à baeckeofe, au coq au riesling ou à l’Osterlammele. La population alsacienne pouvait donc se procurer sur place les terrines nécessaires à la préparation de leurs recettes traditionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Façonnée et décorée manuellement, chaque pièce est unique. Les motifs sont appliqués à la main à l’aide d’un petit ustensile, une « burette » ou « barolet », au bout duquel est placé une plume d’oie. Plusieurs moyens existent pour décorer les poteries, mais celle-ci était la plus répandue à Soufflenheim, puisqu’en plus de permettre un dessin fin, précis et rapide, elle nécessitait peu de moyens. Les motifs et couleurs qui ornent les poteries de l’atelier de Ernewein-Hass sont divers. On observe d’abord une décoratrice en train de dessiner au creux d’une assiette une marguerite. Les motifs floraux et végétaux étaient très répandus à partir du XXe siècle, notamment la marguerite. Autour de la marguerite, la décoratrice trace des traits de couleur bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au niveau des décors qu’on remarque notamment une différence avec la manufacture de Sarreguemines. Comme observé précédemment, ceux de Soufflenheim présentaient presque uniquement des motifs locaux et traditionnels. La faïencerie de Sarreguemines offrait au contraire des objets aux illustrations nationales : &amp;quot;l’épopée de Jeanne d’Arc, les victoires napoléoniennes et des scènes humoristiques de la vie militaire&amp;quot;.  Ces motifs historiques, fortement teinté de patriotisme, étaient le résultat d’une volonté d’affirmer son appartenance à la France et son patriotisme lorsque l’Alsace-Lorraine été annexée. Les motifs ont ensuite été conservés et ont fait la renommée de la faïencerie.&lt;br /&gt;
Soufflenheim partageait sa proximité avec la forêt de Haguenau avec le village de Betschdorf. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Modernisation et innovation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les modernisations, le tour est électrique et n’a donc plus besoin d’être actionné avec le pied. Car si la volonté de préservation de la tradition est manifeste, les ateliers ont opéré certaines modernisations au début du XXe siècle pour s’assurer leur survie face à la concurrence aiguisée par la mondialisation. En dépit de ces évolutions, beaucoup de potiers seront contraints d’abandonner leur activité, faute de réussir à suivre la cadence. Albert Schott cherche à redonner son prestige à cette activité malmenée, souvent méconnue et à vanter les mérites de cette « fabrication [restée] artisanale à Soufflenheim », qui s’est maintenue face à l’exportation et à la standardisation de la production par des entreprises concurrentes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott précise que pour les « objets courants de grande diffusion », les potiers se servent de moules qui accélèrent et facilitent la production. Pour ces productions en série, la pâte est placée dans le moule et est étalée avec un bras tournant en forme de potence. En effet, même si les maîtres potiers s’évertuent à conserver la tradition ancestrale de confection des poteries, ils ont cependant intégré certaines aides mécaniques. Parmi les innovations techniques, on peut remarquer que le traditionnel four au bois, dont l’alimentation était fournie directement par la forêt de Haguenau, a été remplacé par un four au gaz. Comme nous l’avons évoqué précédemment, la tour n’est plus actionnée avec le pied mais électriquement et les potiers se sont également munis d’une machine pour éliminer l’eau de l’argile et de machines dotées de bras électriques pour mouler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, ces quelques innovations n’ont pour but que de faciliter la production, sans la dénaturer et la standardiser. Dans le film, chaque produit en train d’être confectionné l’est par la main humaine. Albert Schott insiste sur l’ingéniosité des potiers, dont l’imagination sans limite leur permet sans cesse de renouveler leur production. C’est principalement au niveau des couleurs et des motifs que ces innovations ont lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prospérité et renommée de l’activité''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim a fondé la célébrité du village en y attirant de nombreux touristes. Une fête de la poterie, signe du succès des céramiques, y tient également place tous les deux ans, au mois d'août. Les visiteurs y ont alors l’occasion de découvrir les ateliers des artisans. Ces fêtes ont toujours lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim permettait aux habitants locaux de procurer directement les plats nécessaires à la confection de leurs recettes traditionnelles, mais les poteries de Soufflenheim ont connu un succès tel qu’elles s’exportaient également par train à d’autres régions grâce à des catalogues de commandes. A plusieurs moments, les plans de Albert Schott en train de filmer un ouvrier ou une ouvrière au travail nous laisse découvrir en arrière-plan des étagères chargées de piles de plats, des tables couvertes de cruches. Malgré la concurrence des produits standardisés et à faibles coûts, certains ateliers artisanaux ont réussi à prospérer, notamment sur la promesse de produits authentiques, traditionnels et de qualité. En 1948, ils n’étaient cependant déjà plus que 15 ateliers à Soufflenheim, contre la cinquantaine d’établissements de 1891. Le XXe siècle qui a vu apparaitre de nouveaux matériaux, dont la fabrication industrielle s’est emparée, a ébranlé le commerce de beaucoup d’ateliers, qui pour survivre ont dû redoubler d’ingéniosité et de créativité. Pour se protéger de la concurrence, les potiers de Soufflenheim et de Betschdorf cherchent depuis quelques années l’indication géographique de produits industriels et artisanaux (IGPIA) pour leurs produits. Ce label leur permettrait de se démarquer de la concurrence étrangère et de faire-valoir leur authenticité et leur savoir-faire. Les critères qui seront retenus pour bénéficier de l’IGPIA sont actuellement encore débattus selon un article des Dernières Nouvelles d’Alsace (numéro du mardi 1er octobre 2019).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son documentaire, Albert Schott n’a de cesse de vanter les mérites des potiers d’Alsace-Lorraine et d’exprimer son admiration. Le film s’adresse directement aux spectateurs, et leur assure que les poteries « […] embelliront le décor de votre vie quotidienne ». Le processus de façonnage est quant à lui entièrement décrit, de l’extraction de l’argile jusqu’à la vente des produits, et dans un vocabulaire technique et très élogieux. Il a souhaité et réussi à redonner toute la grandeur à cet art, que le XXe siècle et l’industrialisation avaient dégradé. Il insiste notamment sur la supériorité du travail traditionnel, par rapport à la fabrication industrielle : « rien ne vaut le toucher ». En ouvrant son film sur une unique matière première, l’argile, il le prolonge en montrant toute l’immense diversité de couleurs, formes et fonctions que les potiers sont capables de donner à cette terre. A l’aide de différents outils et procédés, et de leur imagination, ceux-ci peuvent donner sans cesse vie à de nouveaux objets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je remercie le fils de M. Schott pour son aide et les précieuses informations qu’il m’a apportées. Celui-ci m’a expliqué que son père, Albert Schott, s’était pris d’intérêt pour les métiers traditionnels, notamment ceux de la forêt, autour du travail du bois. Par nostalgie et volonté de faire revivre ces métiers méconnus, et par intérêt pour la conservation des aliments, il s’est ensuite penché sur le métier de potier. Particulièrement séduit par l’Alsace, beaucoup de ses films y plantent leur décor. Ses films lui prenaient en moyenne un an de tournage, puisqu’il devait se déplacer entre divers lieux et qu’il fallait attendre la disponibilité de certains intervenants. Le montage prenait quant à lui plusieurs mois. Pour cela, il assemblait les petites séquences de 8 à 10 minutes qu’il avait filmé avec sa caméra super 8. Il rajoutait ensuite ses commentaires qu’il enregistrait à l’aide d’un microphone par-dessus le film. Parfois, il reproduisait lui-même certains bruitages. Enfin, il ajoutait un fond musique, la plupart du temps des chansons populaires d’Alsace et de Lorraine, des groupes folkloriques et parfois de la musique classique. Il disposait de plusieurs disques qu’il passait au tourne disque et dont il enregistrait la musique avec son microphone. Pour commenter ses films, il se renseignait au préalable avec des lectures sur son sujet, mais il collectait la majorité de ses informations en discutant avec les personnes qu’il rencontrait. Ses films étaient principalement diffusé dans des Villages Vacances Familles, et les séances pouvaient prendre place jusqu’à une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Philippe Hamman, “Une Entreprise De Mobilisation Patriotique : La Production De La Faïencerie De Sarreguemines (1871-1918).” ''Genèses'', no. 47, 2002, p. 140–161.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, &amp;quot;La céramique de Soufflenheim (Bas-Rhin) du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle. Typologie de la production et éléments de chronologie&amp;quot;, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 39, 1996, p.139-170.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, Nouveaux éléments pour la chronologie de la céramique de Soufflenheim au XIXe et au XXe siècle, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 53, 2010, p.161-175.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sitographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.alsace-poterie.fr/fr (poterie Ernewein-Hass)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-fete-sa-poterie-1439754950&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-lance-un-nouveau-marche-de-la-poterie-pour-maintenir-un-savoir-faire-ancestral-1502550579&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.mairie-soufflenheim.fr/programme-de-la-fete-de-la-poterie&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Soufflenheim-Potier(2)|vignette|https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Soufflenheim-Potier(2).jpg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim (0132FI0019)</title>
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		<updated>2020-09-10T08:42:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Cette séquence est un extrait tiré d’un film d’Albert Schott. C’est un véritable documentaire, que son réalisateur ouvre en filmant le titre inscrit sur un panneau, « L’art de l’humble terre et du feu », avant d’afficher « film de Albert Schott ». Ainsi, il nous invite à découvrir la diversité et complexité de cet art ancien au cours d’un voyage en Alsace et en Lorraine. Il s’arrête à plusieurs endroits, dont le village Soufflenheim, auquel le présent extrait est dédié. Ses commentaires en voix-off révèlent sa grande connaissance de cette activité, qu’il a étudié afin d’offrir un documentaire riche et précis. Son documentaire est travaillé ; les séquences sont montées, et il leur superpose diverses musiques, ses commentaires ainsi que les explications des personnes qu’il a interviewés. En outre, il obtient des témoignages diversifiés de potiers et d’un conservateur de musée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Richesse et diversité des productions de céramique en Alsace et en Lorraine.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott atteste de l’abondance des objets de poterie et de céramique en Alsace et en Lorraine, dont le Musée de Sarrebourg possède une large collection. De la plus ancienne qui daterait de 1800 av. J-C jusqu’à l’époque de réalisation du film, les formes, motifs et couleurs des poteries ont sans cesse variés, tout comme les accessoires qui précèdent à leur fabrication ont progressé. Albert Schott se rend en Alsace du Nord, à Soufflenheim et à Betschdorf mais aussi en Lorraine, à Sarreguemines. La faïencerie, fondée en 1790, devint une grande manufacture au cours du XIXe siècle. &lt;br /&gt;
Albert Schott conclu son voyage par la faïencerie de Niderviller, une grande manufacture. Contrairement aux villages de Soufflenheim et Betschdorf, la production y est bien plus mécanisée et industrielle. Les techniques utilisées semblent également plus diversifiées, contrairement aux poteries artisanales qui se limitaient à leurs techniques locales traditionnelles. Loin de la petite entreprise familiale, cette manufacture emploie, en plus des ouvriers potiers, d’autres travailleurs, par exemple un cadre technique. La production y est faite à grande échelle et est très mesurée, contrôlée : on aperçoit de grands entrepôts, dans lesquels beaucoup de céramiques sont réalisées mécaniquement ou dans des moules, et les boudins de pâte sont coupés dans les proportions de l’objet qu’ils sont destinés à devenir. De manière générale, les machines sont bien plus présentes que dans les ateliers de Soufflenheim et Betschdorf et la production est standardisée. Les types de poterie et les motifs qui les décorent sont également moins traditionnels et locaux. Cependant, ce n’est pas là une critique de la production industrielle, et Albert Schott montre la dextérité des faïenciers qui interviennent dans les moulages. Il souligne également l’inventivité de la fabrique, qui propose chaque année jusqu’à 20 nouveaux décors. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Travail artisanal et traditionnel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott arrête sa caméra à Soufflenheim. C’est le village qui a abrité le plus d’ateliers de potiers, avec notamment plus d’une cinquantaine de potiers en 1891, ce qui lui a valu une grande renommée ainsi que la réputation de « cité des potiers ». L’activité de potiers est attestée jusqu’au Moyen-Age, mais pourrait remonter jusqu’au IIe siècle avant JC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott procède méthodiquement, et nous invite à découvrir l’activité de potiers, de l’extraction à la vente. Le film ouvre ainsi sur la matière première de la poterie ; l’argile. C’est la qualité de celle-ci qui a fait la renommée de Soufflenheim. Poreuse, elle permet de préserver et même d’amplifier la saveur des aliments qui y sont cuits. Elle a aussi la capacité de résister à de très hautes températures, ce qui en fait un matériau idéal pour les cuissons au four. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie été à l’origine essentiellement utilitaire, jusqu’à ce qu’au cours du XXe siècle, la concurrence de la fabrication industrielle ne vienne compromettre les artisans. Beaucoup se sont alors tournés vers des objets décoratifs. Cependant, ce basculement n’est pas général, ce dont atteste le film ; pourtant filmé à la fin du XXe siècle, l’atelier de Ernewein-Hass continue de produire des objets à destination culinaires. Albert Schott montre ainsi comment la maîtrise d’un savoir-faire ancestral, entretenu par des modernisations, a permis la survie de cet art. C’est là un point majeur qui ressort du documentaire : les potiers de Soufflenheim ont l’originalité d’associer production artisanale, garante de la tradition, à la modernité et l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est avec l’atelier Ernewein-Hass, maîtres potiers de père en fils, qu’Albert Schott nous fait découvrir ce métier traditionnel. L’authenticité de cette entreprise familiale, loin des grandes usines, est soulignée dès le début ; le père de famille, donc patron, y travaille et elle compte peu d’ouvriers. Seuls M. Ernewein-Haas, deux ouvriers et deux ouvrières apparaissent dans le film, et on peut sans doute imaginer que l’atelier n’en comptait guère plus. De plus, il est possible que certains des ouvriers et ouvrières fassent partie de la famille, comme l’une des ouvrières qui pourrait être Mme. Ernewein-Hass C’est la génération qui assure la transmission de la tradition artisanale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott souligne le talent de l'ouvrier qu'il filme, qui allie savoir-faire et amour du métier. Il confectionne son objet selon la méthode traditionnelle et son travail reste entièrement manuel, avec comme seuls accessoires une tour à l’aide de laquelle la poterie est façonnée et quelques outils simples. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir été modelées, l’intérieur de certaines poteries est trempé dans de l’engobe, afin de modifier la couleur de l’argile et de rendre la matière plus lisse, ce qui facilite le démoulage des aliments. Pour vitrifier les poteries, celles-ci sont recouvertes d’émail qui une fois passé au four devient transparent et donne cet aspect vernis aux objets. L’émail est un liquide composé de plomb qui étanchéifie les objets qu’il recouvre. L’engobe et l’émail sont tous deux appliqués en trempant les poteries dans des bassines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition consiste dans la technique de façonnage, mais également dans le choix des objets façonnés. En effet, beaucoup de récipients sont destinés à la préparation de plats typiquement alsaciens : on peut ainsi observer la conception de moules à Kougelhopf, mais les ateliers de Soufflenheim étaient également réputés pour leurs plats à baeckeofe, au coq au riesling ou à l’Osterlammele. La population alsacienne pouvait donc se procurer sur place les terrines nécessaires à la préparation de leurs recettes traditionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Façonnée et décorée manuellement, chaque pièce est unique. Les motifs sont appliqués à la main à l’aide d’un petit ustensile, une « burette » ou « barolet », au bout duquel est placé une plume d’oie. Plusieurs moyens existent pour décorer les poteries, mais celle-ci était la plus répandue à Soufflenheim, puisqu’en plus de permettre un dessin fin, précis et rapide, elle nécessitait peu de moyens. Les motifs et couleurs qui ornent les poteries de l’atelier de Ernewein-Hass sont divers. On observe d’abord une décoratrice en train de dessiner au creux d’une assiette une marguerite. Les motifs floraux et végétaux étaient très répandus à partir du XXe siècle, notamment la marguerite. Autour de la marguerite, la décoratrice trace des traits de couleur bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au niveau des décors qu’on remarque notamment une différence avec la manufacture de Sarreguemines. Comme observé précédemment, ceux de Soufflenheim présentaient presque uniquement des motifs locaux et traditionnels. La faïencerie de Sarreguemines offrait au contraire des objets aux illustrations nationales : &amp;quot;l’épopée de Jeanne d’Arc, les victoires napoléoniennes et des scènes humoristiques de la vie militaire&amp;quot;.  Ces motifs historiques, fortement teinté de patriotisme, étaient le résultat d’une volonté d’affirmer son appartenance à la France et son patriotisme lorsque l’Alsace-Lorraine été annexée. Les motifs ont ensuite été conservés et ont fait la renommée de la faïencerie.&lt;br /&gt;
Soufflenheim partageait sa proximité avec la forêt de Haguenau avec le village de Betschdorf. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Modernisation et innovation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les modernisations, le tour est électrique et n’a donc plus besoin d’être actionné avec le pied. Car si la volonté de préservation de la tradition est manifeste, les ateliers ont opéré certaines modernisations au début du XXe siècle pour s’assurer leur survie face à la concurrence aiguisée par la mondialisation. En dépit de ces évolutions, beaucoup de potiers seront contraints d’abandonner leur activité, faute de réussir à suivre la cadence. Albert Schott cherche à redonner son prestige à cette activité malmenée, souvent méconnue et à vanter les mérites de cette « fabrication [restée] artisanale à Soufflenheim », qui s’est maintenue face à l’exportation et à la standardisation de la production par des entreprises concurrentes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott précise que pour les « objets courants de grande diffusion », les potiers se servent de moules qui accélèrent et facilitent la production. Pour ces productions en série, la pâte est placée dans le moule et est étalée avec un bras tournant en forme de potence. En effet, même si les maîtres potiers s’évertuent à conserver la tradition ancestrale de confection des poteries, ils ont cependant intégré certaines aides mécaniques. Parmi les innovations techniques, on peut remarquer que le traditionnel four au bois, dont l’alimentation était fournie directement par la forêt de Haguenau, a été remplacé par un four au gaz. Comme nous l’avons évoqué précédemment, la tour n’est plus actionnée avec le pied mais électriquement et les potiers se sont également munis d’une machine pour éliminer l’eau de l’argile et de machines dotées de bras électriques pour mouler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, ces quelques innovations n’ont pour but que de faciliter la production, sans la dénaturer et la standardiser. Dans le film, chaque produit en train d’être confectionné l’est par la main humaine. Albert Schott insiste sur l’ingéniosité des potiers, dont l’imagination sans limite leur permet sans cesse de renouveler leur production. C’est principalement au niveau des couleurs et des motifs que ces innovations ont lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prospérité et renommée de l’activité''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim a fondé la célébrité du village en y attirant de nombreux touristes. Une fête de la poterie, signe du succès des céramiques, y tient également place tous les deux ans, au mois d'août. Les visiteurs y ont alors l’occasion de découvrir les ateliers des artisans. Ces fêtes ont toujours lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim permettait aux habitants locaux de procurer directement les plats nécessaires à la confection de leurs recettes traditionnelles, mais les poteries de Soufflenheim ont connu un succès tel qu’elles s’exportaient également par train à d’autres régions grâce à des catalogues de commandes. A plusieurs moments, les plans de Albert Schott en train de filmer un ouvrier ou une ouvrière au travail nous laisse découvrir en arrière-plan des étagères chargées de piles de plats, des tables couvertes de cruches. Malgré la concurrence des produits standardisés et à faibles coûts, certains ateliers artisanaux ont réussi à prospérer, notamment sur la promesse de produits authentiques, traditionnels et de qualité. En 1948, ils n’étaient cependant déjà plus que 15 ateliers à Soufflenheim, contre la cinquantaine d’établissements de 1891. Le XXe siècle qui a vu apparaitre de nouveaux matériaux, dont la fabrication industrielle s’est emparée, a ébranlé le commerce de beaucoup d’ateliers, qui pour survivre ont dû redoubler d’ingéniosité et de créativité. Pour se protéger de la concurrence, les potiers de Soufflenheim et de Betschdorf cherchent depuis quelques années l’indication géographique de produits industriels et artisanaux (IGPIA) pour leurs produits. Ce label leur permettrait de se démarquer de la concurrence étrangère et de faire-valoir leur authenticité et leur savoir-faire. Les critères qui seront retenus pour bénéficier de l’IGPIA sont actuellement encore débattus selon un article des Dernières Nouvelles d’Alsace (numéro du mardi 1er octobre 2019).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son documentaire, Albert Schott n’a de cesse de vanter les mérites des potiers d’Alsace-Lorraine et d’exprimer son admiration. Le film s’adresse directement aux spectateurs, et leur assure que les poteries « […] embelliront le décor de votre vie quotidienne ». Le processus de façonnage est quant à lui entièrement décrit, de l’extraction de l’argile jusqu’à la vente des produits, et dans un vocabulaire technique et très élogieux. Il a souhaité et réussi à redonner toute la grandeur à cet art, que le XXe siècle et l’industrialisation avaient dégradé. Il insiste notamment sur la supériorité du travail traditionnel, par rapport à la fabrication industrielle : « rien ne vaut le toucher ». En ouvrant son film sur une unique matière première, l’argile, il le prolonge en montrant toute l’immense diversité de couleurs, formes et fonctions que les potiers sont capables de donner à cette terre. A l’aide de différents outils et procédés, et de leur imagination, ceux-ci peuvent donner sans cesse vie à de nouveaux objets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je remercie le fils de M. Schott pour son aide et les précieuses informations qu’il m’a apportées. Celui-ci m’a expliqué que son père, Albert Schott, s’était pris d’intérêt pour les métiers traditionnels, notamment ceux de la forêt, autour du travail du bois. Par nostalgie et volonté de faire revivre ces métiers méconnus, et par intérêt pour la conservation des aliments, il s’est ensuite penché sur le métier de potier. Particulièrement séduit par l’Alsace, beaucoup de ses films y plantent leur décor. Ses films lui prenaient en moyenne un an de tournage, puisqu’il devait se déplacer entre divers lieux et qu’il fallait attendre la disponibilité de certains intervenants. Le montage prenait quant à lui plusieurs mois. Pour cela, il assemblait les petites séquences de 8 à 10 minutes qu’il avait filmé avec sa caméra super 8. Il rajoutait ensuite ses commentaires qu’il enregistrait à l’aide d’un microphone par-dessus le film. Parfois, il reproduisait lui-même certains bruitages. Enfin, il ajoutait un fond musique, la plupart du temps des chansons populaires d’Alsace et de Lorraine, des groupes folkloriques et parfois de la musique classique. Il disposait de plusieurs disques qu’il passait au tourne disque et dont il enregistrait la musique avec son microphone. Pour commenter ses films, il se renseignait au préalable avec des lectures sur son sujet, mais il collectait la majorité de ses informations en discutant avec les personnes qu’il rencontrait. Ses films étaient principalement diffusé dans des Villages Vacances Familles, et les séances pouvaient prendre place jusqu’à une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Philippe Hamman, “Une Entreprise De Mobilisation Patriotique : La Production De La Faïencerie De Sarreguemines (1871-1918).” ''Genèses'', no. 47, 2002, p. 140–161.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, &amp;quot;La céramique de Soufflenheim (Bas-Rhin) du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle. Typologie de la production et éléments de chronologie&amp;quot;, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 39, 1996, p.139-170.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, Nouveaux éléments pour la chronologie de la céramique de Soufflenheim au XIXe et au XXe siècle, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 53, 2010, p.161-175.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sitographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.alsace-poterie.fr/fr (poterie Ernewein-Hass)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-fete-sa-poterie-1439754950&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.francebleu.fr/infos/societe/soufflenheim-lance-un-nouveau-marche-de-la-poterie-pour-maintenir-un-savoir-faire-ancestral-1502550579&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.mairie-soufflenheim.fr/programme-de-la-fete-de-la-poterie&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=L%27art_humble_de_la_terre_et_du_feu_:_Soufflenheim_(0132FI0019)&amp;diff=14609</id>
		<title>L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim (0132FI0019)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=L%27art_humble_de_la_terre_et_du_feu_:_Soufflenheim_(0132FI0019)&amp;diff=14609"/>
		<updated>2020-05-05T23:12:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim&lt;br /&gt;
|fonds=Schott&lt;br /&gt;
|idSupport=0132FI0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1984&lt;br /&gt;
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|duree=00:09:24&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Schott, Albert&lt;br /&gt;
|apercu=Potier_Betschodrf.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Soufflenheim&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Industry&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence est un extrait tiré d’un film d’Albert Schott. C’est un véritable documentaire, que son réalisateur ouvre en filmant le titre inscrit sur un panneau, « L’art de l’humble terre et du feu », avant d’afficher « film de Albert Schott ». Ainsi, il nous invite à découvrir la diversité et complexité de cet art ancien au cours d’un voyage en Alsace et en Lorraine. Il s’arrête à plusieurs endroits, dont le village Soufflenheim, auquel le présent extrait est dédié. Ses commentaires en voix-off révèlent sa grande connaissance de cette activité, qu’il a étudié afin d’offrir un documentaire riche et précis. Son documentaire est travaillé ; les séquences sont montées, et il leur superpose diverses musiques, ses commentaires ainsi que les explications des personnes qu’il a interviewés. En outre, il obtient des témoignages diversifiés de potiers et d’un conservateur de musée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''I. Richesse et diversité des productions de céramique en Alsace et en Lorraine.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott atteste de l’abondance des objets de poterie et de céramique en Alsace et en Lorraine, dont le Musée de Sarrebourg possède une large collection. De la plus ancienne qui daterait de 1800 av. J-C jusqu’à l’époque de réalisation du film, les formes, motifs et couleurs des poteries ont sans cesse variés, tout comme les accessoires qui précèdent à leur fabrication ont progressé. Albert Schott se rend en Alsace du Nord, à Soufflenheim et à Betschdorf mais aussi en Lorraine, à Sarreguemines. La faïencerie, fondée en 1790, devint une grande manufacture au cours du XIXe siècle. &lt;br /&gt;
Albert Schott conclu son voyage par la faïencerie de Niderviller, une grande manufacture. Contrairement aux villages de Soufflenheim et Betschdorf, la production y est bien plus mécanisée et industrielle. Les techniques utilisées semblent également plus diversifiées, contrairement aux poteries artisanales qui se limitaient à leurs techniques locales traditionnelles. Loin de la petite entreprise familiale, cette manufacture emploie, en plus des ouvriers potiers, d’autres travailleurs, par exemple un cadre technique. La production y est faite à grande échelle et est très mesurée, contrôlée : on aperçoit de grands entrepôts, dans lesquels beaucoup de céramiques sont réalisées mécaniquement ou dans des moules, et les boudins de pâte sont coupés dans les proportions de l’objet qu’ils sont destinés à devenir. De manière générale, les machines sont bien plus présentes que dans les ateliers de Soufflenheim et Betschdorf et la production est standardisée. Les types de poterie et les motifs qui les décorent sont également moins traditionnels et locaux. Cependant, ce n’est pas là une critique de la production industrielle, et Albert Schott montre la dextérité des faïenciers qui interviennent dans les moulages. Il souligne également l’inventivité de la fabrique, qui propose chaque année jusqu’à 20 nouveaux décors. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''II. Travail artisanal et traditionnel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott arrête sa caméra à Soufflenheim. C’est le village qui a abrité le plus d’ateliers de potiers, avec notamment plus d’une cinquantaine de potiers en 1891, ce qui lui a valu une grande renommée ainsi que la réputation de « cité des potiers ». L’activité de potiers est attestée jusqu’au Moyen-Age, mais pourrait remonter jusqu’au IIe siècle avant JC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott procède méthodiquement, et nous invite à découvrir l’activité de potiers, de l’extraction à la vente. Le film ouvre ainsi sur la matière première de la poterie ; l’argile. C’est la qualité de celle-ci qui a fait la renommée de Soufflenheim. Poreuse, elle permet de préserver et même d’amplifier la saveur des aliments qui y sont cuits. Elle a aussi la capacité de résister à de très hautes températures, ce qui en fait un matériau idéal pour les cuissons au four. La production de poterie été à l’origine essentiellement utilitaire, jusqu’à ce qu’au cours du XXe siècle, la concurrence de la fabrication industrielle ne vienne compromettre les artisans. Beaucoup se sont alors tournés vers des objets décoratifs. Cependant, ce basculement n’est pas général, ce dont atteste le film ; pourtant filmé à la fin du XXe siècle, l’atelier de Ernewein-Hass continue de produire des objets à destination culinaires. Albert Schott montre ainsi comment la maîtrise d’un savoir-faire ancestral, entretenu par des modernisations, a permis la survie de cet art. C’est là un point majeur qui ressort du documentaire : les potiers de Soufflenheim ont l’originalité d’associer production artisanale, garante de la tradition, à la modernité et l’innovation.&lt;br /&gt;
C’est avec l’atelier Ernewein-Hass, maîtres potiers de père en fils, qu’Albert Schott nous fait découvrir ce métier ancestral. L’authenticité de cette entreprise familiale, loin des grandes usines, est soulignée dès le début ; le père de famille, donc patron, y travaille et elle compte peu d’ouvriers. Seuls M. Ernewein-Haas, deux ouvriers et deux ouvrières apparaissent dans le film, et on peut sans doute imaginer que l’atelier n’en comptait guère plus. De plus, il est possible que certains des ouvriers et ouvrières fassent partie de la famille, comme l’une des ouvrières qui pourrait être Mme. Ernewein-Hass C’est la génération qui assure la transmission de la tradition artisanale. &lt;br /&gt;
Albert Schott souligne le talent de l'ouvrier qu'il filme, qui allie savoir-faire et amour du métier. Il confectionne son objet selon la méthode traditionnelle et son travail reste entièrement manuel, avec comme seuls accessoires une tour à l’aide de laquelle la poterie est façonnée et quelques outils simples. &lt;br /&gt;
Après avoir été modelées, l’intérieur de certaines poteries est trempé dans de l’engobe, afin de modifier la couleur de l’argile et de rendre la matière plus lisse, ce qui facilite le démoulage des aliments. Pour vitrifier les poteries, celles-ci sont recouvertes d’émail qui une fois passé au four devient transparent et donne cet aspect vernis aux objets. L’émail est un liquide composé de plomb qui étanchéifie les objets qu’il recouvre. L’engobe et l’émail sont tous deux appliqués en trempant les poteries dans des bassines. &lt;br /&gt;
La tradition est dans la technique de façonnage, mais également dans le choix des objets façonnés. En effet, beaucoup de récipients sont destinés à la préparation de plats typiquement alsaciens : on peut ainsi observer la conception de moules à Kougelhopf, mais les ateliers de Soufflenheim étaient également réputés pour leurs plats à baeckeofe, au coq au riesling ou à l’Osterlammele. La population alsacienne pouvait donc se procurer sur place les terrines nécessaires à la préparation de leurs recettes traditionnelles. &lt;br /&gt;
Façonnée et décorée manuellement, chaque pièce est unique. Les motifs sont appliqués à la main à l’aide d’un petit ustensile, une « burette » ou « barolet », au bout duquel est placé une plume d’oie. Plusieurs moyens existent pour décorer les poteries, mais celle-ci était la plus répandue à Soufflenheim, puisqu’en plus de permettre un dessin fin, précis et rapide, elle nécessitait peu de moyens. Les motifs et couleurs qui ornent les poteries de l’atelier de Ernewein-Hass sont divers. On observe d’abord une décoratrice en train de dessiner au creux d’une assiette une marguerite. Les motifs floraux et végétaux étaient très répandus à partir du XXe siècle, notamment la marguerite. Autour de la marguerite, la décoratrice trace des traits de couleur bleue. &lt;br /&gt;
C’est au niveau des décors qu’on remarque notamment une différence avec la manufacture de Sarreguemines. Comme observé précédemment, ceux de Soufflenheim présentaient presque uniquement des motifs locaux et traditionnels. La faïencerie de Sarreguemines offrait au contraire des objets aux illustrations nationales : « l’épopée de Jeanne d’Arc, les victoires napoléoniennes et des scènes humoristiques de la vie militaire ».  Ces motifs historiques, fortement teinté de patriotisme, étaient le résultat d’une volonté d’affirmer son appartenance à la France et son patriotisme lorsque l’Alsace-Lorraine été annexée. Les motifs ont ensuite été conservés et ont fait la renommée de la faïencerie.&lt;br /&gt;
Soufflenheim partageait sa proximité avec la forêt de Haguenau avec le village de Betschdorf. Artisanaux, les villages de potiers puiser les matériaux nécessaires à leur art dans les environs. Ils obtenaient des objets très variés l’un de l’autre à partir de la même terre en utilisant des techniques différentes. Originaire d’Allemagne, la technique du grès aurait été importée à Betschdorf au XVIIe siècle. Les poteries de Betschdorf sont facilement identifiables par leur couleur bleue, qui vient d’oxyde de cobalt, seule teinte résistant à la cuisson sur le grès de sel. Le sel est projeté sur les poteries en cours de cuisson, qui prennent alors un aspect verni. Le grès de Betschdorf n’est pas adapté à la cuisson des aliments, il sert à fabriquer de la vaisselle ou des objets décoratifs. Si les deux villages de potiers proposent une production selon les matériaux que leur environnement leur offre, la faïencerie de Sarreguemines utilisait une pâte à faïence qui était le résultat d’un mélange de matière dont certaines étaient importées d’autres régions de France et même de l’étranger&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''III. Modernisation et innovation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les modernisations, la tour est électrique et n’a donc plus besoin d’être actionnée avec le pied. Car si la volonté de préservation de la tradition est manifeste, les ateliers ont effectué certaines modernisations au début du XXe siècle pour s’assurer leur survie face à la concurrence aiguisée par la mondialisation. En dépit de ces évolutions, beaucoup de potiers seront contraints d’abandonner leur activité, faute de réussir à suivre la cadence. Albert Schott cherche à redonner son prestige à cette activité malmenée, souvent méconnue et à vanter les mérites de cette « fabrication [restée] artisanale à Soufflenheim », qui s’est maintenue face à l’exportation et à la standardisation de la production par des entreprises concurrentes. &lt;br /&gt;
Albert Schott précise que pour les « objets courants de grande diffusion », les potiers se servent de moules qui accélèrent et facilitent la production. Pour ces productions en série, la pâte est placée dans le moule et est étalée avec un bras tournant en forme de potence. En effet, même si les maîtres potiers s’évertuent à conserver la tradition ancestrale de confection des poteries, ils ont cependant intégré certaines aides mécaniques. Parmi les innovations techniques, on peut remarquer que le traditionnel four au bois, dont l’alimentation était fournie directement par la forêt de Haguenau, a été remplacé par un four au gaz. Comme nous l’avons évoqué précédemment, la tour n’est plus actionnée avec le pied mais électriquement et les potiers se sont également munis d’une machine pour éliminer l’eau de l’argile et de machines dotées de bras électriques pour mouler. Cependant, ces quelques innovations n’ont pour but que de faciliter la production, sans la dénaturer et la standardiser. Dans le film, chaque produit en train d’être confectionné l’est par la main humaine. Albert Schott insiste sur l’ingéniosité des potiers, dont l’imagination sans limite leur permet sans cesse de renouveler leur production. C’est principalement au niveau des couleurs et des motifs que ces innovations ont lieu. &lt;br /&gt;
Albert Schott filme également la commune du Ban de la Roche, qui comptait plusieurs ateliers, dont celui d’Antoine Drouillaux, célèbre céramiste. Albert Schott effectue un montage pour superposer l’interview de M. Drouillaux à l’image de ce dernier en pleine activité. Après avoir décrit tout le processus de confection de la poterie, il précise que certaines couleurs avec laquelle les décors sont effectués ont été déposées. C’est le vert et le rose, résultat de mélanges, dont ils sont les inventeurs. Il évoque également un « nouveau bleu mis au point cette année ». Ce célèbre céramiste a malheureusement fermé son atelier en 2014, selon un article du journal Ouest-France lui étant dédié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''VI. Prospérité et renommée de l’activité''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim a fondé la célébrité du village en y attirant de nombreux touristes. Une fête de la poterie, signe du succès des céramiques, y tient également place tous les deux ans. Les visiteurs y ont alors l’occasion de découvrir les ateliers des artisans. Ces fêtes ont toujours lieu, la prochaine se tenant en 2020. Betschdorf possède également sa fête des potiers.&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim permettait aux habitants locaux de procurer directement les plats nécessaires à la confection de leurs recettes traditionnelles, mais les poteries de Soufflenheim ont connu un succès tel qu’elles s’exportaient également par train à d’autres régions grâce à des catalogues de commandes. A plusieurs moments, les plans de Albert Schott en train de filmer un ouvrier ou une ouvrière au travail nous laisse découvrir en arrière-plan des étagères chargées de piles de plats, des tables couvertes de cruches. Malgré la concurrence des produits standardisés et à faibles coûts, certains ateliers artisanaux ont réussi à prospérer, notamment sur la promesse de produits authentiques, traditionnels et de qualité. En 1948, ils n’étaient cependant déjà plus que 15 ateliers à Soufflenheim, contre la cinquantaine d’établissements de 1891. Le XXe siècle qui a vu apparaitre de nouveaux matériaux, dont la fabrication industrielle s’est emparée, a ébranlé le commerce de beaucoup d’ateliers, qui pour survivre ont dû redoubler d’ingéniosité et de créativité. Pour se protéger de la concurrence, les potiers de Soufflenheim et de Betschdorf cherchent depuis quelques années l’indication géographique de produits industriels et artisanaux (IGPIA) pour leurs produits. Ce label leur permettrait de se démarquer de la concurrence étrangère et de faire-valoir leur authenticité et leur savoir-faire. Les critères qui seront retenus pour bénéficier de l’IGPIA sont actuellement encore débattus selon un article des Dernières Nouvelles d’Alsace (numéro du mardi 1er octobre 2019).&lt;br /&gt;
Dans son documentaire, Albert Schott n’a de cesse de vanter les mérites des potiers d’Alsace-Lorraine et d’exprimer son admiration. Le film s’adresse directement aux spectateurs, et leur assure que les poteries « […] embelliront le décor de votre vie quotidienne ». Le processus de façonnage est quant à lui entièrement décrit, de l’extraction de l’argile jusqu’à la vente des produits, et dans un vocabulaire technique et très élogieux. Il a souhaité et réussi à redonner toute la grandeur à cet art, que le XXe siècle et l’industrialisation avaient dégradé. Il insiste notamment sur la supériorité du travail traditionnel, par rapport à la fabrication industrielle : « rien ne vaut le toucher ». En ouvrant son film sur une unique matière première, l’argile, il le prolonge en montrant toute l’immense diversité de couleurs, formes et fonctions que les potiers sont capables de donner à cette terre. A l’aide de différents outils et procédés, et de leur imagination, ceux-ci peuvent donner sans cesse vie à de nouveaux objets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je remercie le fils de M. Schott pour son aide et les précieuses informations qu’il m’a apportées. Celui-ci m’a expliqué que son père, Albert Schott, s’était pris d’intérêt pour les métiers traditionnels, notamment ceux de la forêt, autour du travail du bois. Par nostalgie et volonté de faire revivre ces métiers méconnus, et par intérêt pour la conservation des aliments, il s’est ensuite penché sur le métier de potier. Particulièrement séduit par l’Alsace, beaucoup de ses films y plantent leur décor. Ses films lui prenaient en moyenne un an de tournage, puisqu’ils devaient se déplacer entre divers lieux et qu’il fallait attendre la disponibilité de certains intervenants. Le montage prenait quant à lui plusieurs mois. Pour cela, il assemblait les petites séquences de 8 à 10 minutes qu’il avait filmé avec sa caméra super 8. Il rajoutait ensuite ses commentaires qu’il enregistrait à l’aide d’un microphone par-dessus le film. Parfois, il reproduisait lui-même certains bruitages. Enfin, il ajoutait un fond musique, la plupart du temps des chansons populaires d’Alsace et de Lorraine, des groupes folkloriques et parfois de la musique classique. Il disposait de plusieurs disques qu’il passait au tourne disque et dont il enregistrait la musique avec son microphone. Pour commenter ses films, il se renseignait au préalable avec des lectures sur son sujet, mais il collectait la majorité de ses informations en discutant avec les personnes qu’il rencontrait. Ses films étaient principalement diffusé dans des Villages Vacances Familles, et les séances pouvaient prendre place jusqu’à une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Philippe Hamman, “Une Entreprise De Mobilisation Patriotique : La Production De La Faïencerie De Sarreguemines (1871-1918).” ''Genèses'', no. 47, 2002, p. 140–161.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, &amp;quot;La céramique de Soufflenheim (Bas-Rhin) du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle. Typologie de la production et éléments de chronologie&amp;quot;, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 39, 1996, p.139-170.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, Nouveaux éléments pour la chronologie de la céramique de Soufflenheim au XIXe et au XXe siècle, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 53, 2010, p.161-175.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=L%27art_humble_de_la_terre_et_du_feu_:_Soufflenheim_(0132FI0019)&amp;diff=14608</id>
		<title>L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim (0132FI0019)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=L%27art_humble_de_la_terre_et_du_feu_:_Soufflenheim_(0132FI0019)&amp;diff=14608"/>
		<updated>2020-05-05T18:45:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
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|titre=L'art humble de la terre et du feu : Soufflenheim&lt;br /&gt;
|fonds=Schott&lt;br /&gt;
|idSupport=0132FI0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1984&lt;br /&gt;
|video=0132FI0019_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:09:24&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Schott, Albert&lt;br /&gt;
|apercu=Potier_Betschodrf.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Soufflenheim&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Industry&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence est un extrait tiré d’un film d’Albert Schott. C’est un véritable documentaire, que son réalisateur ouvre en filmant le titre inscrit sur un panneau, « L’art de l’humble terre et du feu », avant d’afficher « film de Albert Schott ». Ainsi, il nous invite à découvrir la diversité et complexité de cet art ancien au cours d’un voyage en Alsace et en Lorraine. Il s’arrête à plusieurs endroits, dont le village Soufflenheim, auquel le présent extrait est dédié. Ses commentaires en voix-off révèlent sa grande connaissance de cette activité, qu’il a étudié afin d’offrir un documentaire riche et précis. Son documentaire est travaillé ; les séquences sont montées, et il leur superpose diverses musiques, ses commentaires ainsi que les explications des personnes qu’il a interviewés. En outre, il obtient des témoignages diversifiés de potiers et d’un conservateur de musée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''I. Richesse et diversité des productions de céramique en Alsace et en Lorraine.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott atteste de l’abondance des objets de poterie et de céramique en Alsace et en Lorraine, dont le Musée de Sarrebourg possède une large collection. De la plus ancienne qui daterait de 1800 av. J-C jusqu’à l’époque de réalisation du film, les formes, motifs et couleurs des poteries ont sans cesse variés, tout comme les accessoires qui précèdent à leur fabrication ont progressé. Albert Schott se rend en Alsace du Nord, à Soufflenheim et à Betschdorf mais aussi en Lorraine, à Sarreguemines. La faïencerie, fondée en 1790, devint une grande manufacture au cours du XIXe siècle. &lt;br /&gt;
Albert Schott conclu son voyage par la faïencerie de Niderviller, une grande manufacture. Contrairement aux villages de Soufflenheim et Betschdorf, la production y est bien plus mécanisée et industrielle. Les techniques utilisées semblent également plus diversifiées, contrairement aux poteries artisanales qui se limitaient à leurs techniques locales traditionnelles. Loin de la petite entreprise familiale, cette manufacture emploie, en plus des ouvriers potiers, d’autres travailleurs, par exemple un cadre technique. La production y est faite à grande échelle et est très mesurée, contrôlée : on aperçoit de grands entrepôts, dans lesquels beaucoup de céramiques sont réalisées mécaniquement ou dans des moules, et les boudins de pâte sont coupés dans les proportions de l’objet qu’ils sont destinés à devenir. De manière générale, les machines sont bien plus présentes que dans les ateliers de Soufflenheim et Betschdorf et la production est standardisée. Les types de poterie et les motifs qui les décorent sont également moins traditionnels et locaux. Cependant, ce n’est pas là une critique de la production industrielle, et Albert Schott montre la dextérité des faïenciers qui interviennent dans les moulages. Il souligne également l’inventivité de la fabrique, qui propose chaque année jusqu’à 20 nouveaux décors. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''II. Travail artisanal et traditionnel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Schott arrête sa caméra à Soufflenheim. C’est le village qui a abrité le plus d’ateliers de potiers, avec notamment plus d’une cinquantaine de potiers en 1891, ce qui lui a valu une grande renommée ainsi que la réputation de « cité des potiers ». L’activité de potiers est attestée jusqu’au Moyen-Age, mais pourrait remonter jusqu’au IIe siècle avant JC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le documentaire d’Albert Schott procède méthodiquement, et nous invite à découvrir l’activité de potiers, de l’extraction à la vente. Le film ouvre ainsi sur la matière première de la poterie ; l’argile. C’est la qualité de celle-ci qui a fait la renommée de Soufflenheim. Poreuse, elle permet de préserver et même d’amplifier la saveur des aliments qui y sont cuits. Elle a aussi la capacité de résister à de très hautes températures, ce qui en fait un matériau idéal pour les cuissons au four. La production de poterie été à l’origine essentiellement utilitaire, jusqu’à ce qu’au cours du XXe siècle, la concurrence de la fabrication industrielle ne vienne compromettre les artisans. Beaucoup se sont alors tournés vers des objets décoratifs. Cependant, ce basculement n’est pas général, ce dont atteste le film ; pourtant filmé à la fin du XXe siècle, l’atelier de Ernewein-Hass continue de produire des objets à destination culinaires. Albert Schott montre ainsi comment la maîtrise d’un savoir-faire ancestral, entretenu par des modernisations, a permis la survie de cet art. C’est là un point majeur qui ressort du documentaire : les potiers de Soufflenheim ont l’originalité d’associer production artisanale, garante de la tradition, à la modernité et l’innovation.&lt;br /&gt;
C’est avec l’atelier Ernewein-Hass, maîtres potiers de père en fils, qu’Albert Schott nous fait découvrir ce métier ancestral. L’authenticité de cette entreprise familiale, loin des grandes usines, est soulignée dès le début ; le père de famille, donc patron, y travaille et elle compte peu d’ouvriers. Seuls M. Ernewein-Haas, deux ouvriers et deux ouvrières apparaissent dans le film, et on peut sans doute imaginer que l’atelier n’en comptait guère plus. De plus, il est possible que certains des ouvriers et ouvrières fassent partie de la famille, comme l’une des ouvrières qui pourrait être Mme. Ernewein-Hass C’est la génération qui assure la transmission de la tradition artisanale. &lt;br /&gt;
Albert Schott souligne le talent de l'ouvrier qu'il filme, qui allie savoir-faire et amour du métier. Il confectionne son objet selon la méthode traditionnelle et son travail reste entièrement manuel, avec comme seuls accessoires une tour à l’aide de laquelle la poterie est façonnée et quelques outils simples. &lt;br /&gt;
Après avoir été modelées, l’intérieur de certaines poteries est trempé dans de l’engobe, afin de modifier la couleur de l’argile et de rendre la matière plus lisse, ce qui facilite le démoulage des aliments. Pour vitrifier les poteries, celles-ci sont recouvertes d’émail qui une fois passé au four devient transparent et donne cet aspect vernis aux objets. L’émail est un liquide composé de plomb qui étanchéifie les objets qu’il recouvre. L’engobe et l’émail sont tous deux appliqués en trempant les poteries dans des bassines. &lt;br /&gt;
La tradition est dans la technique de façonnage, mais également dans le choix des objets façonnés. En effet, beaucoup de récipients sont destinés à la préparation de plats typiquement alsaciens : on peut ainsi observer la conception de moules à Kougelhopf, mais les ateliers de Soufflenheim étaient également réputés pour leurs plats à baeckeofe, au coq au riesling ou à l’Osterlammele. La population alsacienne pouvait donc se procurer sur place les terrines nécessaires à la préparation de leurs recettes traditionnelles. &lt;br /&gt;
Façonnée et décorée manuellement, chaque pièce est unique. Les motifs sont appliqués à la main à l’aide d’un petit ustensile, une « burette » ou « barolet », au bout duquel est placé une plume d’oie. Plusieurs moyens existent pour décorer les poteries, mais celle-ci était la plus répandue à Soufflenheim, puisqu’en plus de permettre un dessin fin, précis et rapide, elle nécessitait peu de moyens. Les motifs et couleurs qui ornent les poteries de l’atelier de Ernewein-Hass sont divers. On observe d’abord une décoratrice en train de dessiner au creux d’une assiette une marguerite. Les motifs floraux et végétaux étaient très répandus à partir du XXe siècle, notamment la marguerite. Autour de la marguerite, la décoratrice trace des traits de couleur bleue. &lt;br /&gt;
C’est au niveau des décors qu’on remarque notamment une différence avec la manufacture de Sarreguemines. Comme observé précédemment, ceux de Soufflenheim présentaient presque uniquement des motifs locaux et traditionnels. La faïencerie de Sarreguemines offrait au contraire des objets aux illustrations nationales : « l’épopée de Jeanne d’Arc, les victoires napoléoniennes et des scènes humoristiques de la vie militaire ».  Ces motifs historiques, fortement teinté de patriotisme, étaient le résultat d’une volonté d’affirmer son appartenance à la France et son patriotisme lorsque l’Alsace-Lorraine été annexée. Les motifs ont ensuite été conservés et ont fait la renommée de la faïencerie.&lt;br /&gt;
Soufflenheim partageait sa proximité avec la forêt de Haguenau avec le village de Betschdorf. Artisanaux, les villages de potiers puiser les matériaux nécessaires à leur art dans les environs. Ils obtenaient des objets très variés l’un de l’autre à partir de la même terre en utilisant des techniques différentes. Originaire d’Allemagne, la technique du grès aurait été importée à Betschdorf au XVIIe siècle. Les poteries de Betschdorf sont facilement identifiables par leur couleur bleue, qui vient d’oxyde de cobalt, seule teinte résistant à la cuisson sur le grès de sel. Le sel est projeté sur les poteries en cours de cuisson, qui prennent alors un aspect verni. Le grès de Betschdorf n’est pas adapté à la cuisson des aliments, il sert à fabriquer de la vaisselle ou des objets décoratifs. Si les deux villages de potiers proposent une production selon les matériaux que leur environnement leur offre, la faïencerie de Sarreguemines utilisait une pâte à faïence qui était le résultat d’un mélange de matière dont certaines étaient importées d’autres régions de France et même de l’étranger&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''III. Modernisation et innovation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les modernisations, la tour est électrique et n’a donc plus besoin d’être actionnée avec le pied. Car si la volonté de préservation de la tradition est manifeste, les ateliers ont effectué certaines modernisations au début du XXe siècle pour s’assurer leur survie face à la concurrence aiguisée par la mondialisation. En dépit de ces évolutions, beaucoup de potiers seront contraints d’abandonner leur activité, faute de réussir à suivre la cadence. Albert Schott cherche à redonner son prestige à cette activité malmenée, souvent méconnue et à vanter les mérites de cette « fabrication [restée] artisanale à Soufflenheim », qui s’est maintenue face à l’exportation et à la standardisation de la production par des entreprises concurrentes. &lt;br /&gt;
Albert Schott précise que pour les « objets courants de grande diffusion », les potiers se servent de moules qui accélèrent et facilitent la production. Pour ces productions en série, la pâte est placée dans le moule et est étalée avec un bras tournant en forme de potence. En effet, même si les maîtres potiers s’évertuent à conserver la tradition ancestrale de confection des poteries, ils ont cependant intégré certaines aides mécaniques. Parmi les innovations techniques, on peut remarquer que le traditionnel four au bois, dont l’alimentation était fournie directement par la forêt de Haguenau, a été remplacé par un four au gaz. Comme nous l’avons évoqué précédemment, la tour n’est plus actionnée avec le pied mais électriquement et les potiers se sont également munis d’une machine pour éliminer l’eau de l’argile et de machines dotées de bras électriques pour mouler. Cependant, ces quelques innovations n’ont pour but que de faciliter la production, sans la dénaturer et la standardiser. Dans le film, chaque produit en train d’être confectionné l’est par la main humaine. Albert Schott insiste sur l’ingéniosité des potiers, dont l’imagination sans limite leur permet sans cesse de renouveler leur production. C’est principalement au niveau des couleurs et des motifs que ces innovations ont lieu. &lt;br /&gt;
Albert Schott filme également la commune du Ban de la Roche, qui comptait plusieurs ateliers, dont celui d’Antoine Drouillaux, célèbre céramiste. Albert Schott effectue un montage pour superposer l’interview de M. Drouillaux à l’image de ce dernier en pleine activité. Après avoir décrit tout le processus de confection de la poterie, il précise que certaines couleurs avec laquelle les décors sont effectués ont été déposées. C’est le vert et le rose, résultat de mélanges, dont ils sont les inventeurs. Il évoque également un « nouveau bleu mis au point cette année ». Ce célèbre céramiste a malheureusement fermé son atelier en 2014, selon un article du journal Ouest-France lui étant dédié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''VI. Prospérité et renommée de l’activité''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim a fondé la célébrité du village en y attirant de nombreux touristes. Une fête de la poterie, signe du succès des céramiques, y tient également place tous les deux ans. Les visiteurs y ont alors l’occasion de découvrir les ateliers des artisans. Ces fêtes ont toujours lieu, la prochaine se tenant en 2020. Betschdorf possède également sa fête des potiers.&lt;br /&gt;
La production de poterie à Soufflenheim permettait aux habitants locaux de procurer directement les plats nécessaires à la confection de leurs recettes traditionnelles, mais les poteries de Soufflenheim ont connu un succès tel qu’elles s’exportaient également par train à d’autres régions grâce à des catalogues de commandes. A plusieurs moments, les plans de Albert Schott en train de filmer un ouvrier ou une ouvrière au travail nous laisse découvrir en arrière-plan des étagères chargées de piles de plats, des tables couvertes de cruches. Malgré la concurrence des produits standardisés et à faibles coûts, certains ateliers artisanaux ont réussi à prospérer, notamment sur la promesse de produits authentiques, traditionnels et de qualité. En 1948, ils n’étaient cependant déjà plus que 15 ateliers à Soufflenheim, contre la cinquantaine d’établissements de 1891. Le XXe siècle qui a vu apparaitre de nouveaux matériaux, dont la fabrication industrielle s’est emparée, a ébranlé le commerce de beaucoup d’ateliers, qui pour survivre ont dû redoubler d’ingéniosité et de créativité. Pour se protéger de la concurrence, les potiers de Soufflenheim et de Betschdorf cherchent depuis quelques années l’indication géographique de produits industriels et artisanaux (IGPIA) pour leurs produits. Ce label leur permettrait de se démarquer de la concurrence étrangère et de faire-valoir leur authenticité et leur savoir-faire. Les critères qui seront retenus pour bénéficier de l’IGPIA sont actuellement encore débattus selon un article des Dernières Nouvelles d’Alsace (numéro du mardi 1er octobre 2019).&lt;br /&gt;
Dans son documentaire, Albert Schott n’a de cesse de vanter les mérites des potiers d’Alsace-Lorraine et d’exprimer son admiration. Le film s’adresse directement aux spectateurs, et leur assure que les poteries « […] embelliront le décor de votre vie quotidienne ». Le processus de façonnage est quant à lui entièrement décrit, de l’extraction de l’argile jusqu’à la vente des produits, et dans un vocabulaire technique et très élogieux. Il a souhaité et réussi à redonner toute la grandeur à cet art, que le XXe siècle et l’industrialisation avaient dégradé. Il insiste notamment sur la supériorité du travail traditionnel, par rapport à la fabrication industrielle : « rien ne vaut le toucher ». En ouvrant son film sur une unique matière première, l’argile, il le prolonge en montrant toute l’immense diversité de couleurs, formes et fonctions que les potiers sont capables de donner à cette terre. A l’aide de différents outils et procédés, et de leur imagination, ceux-ci peuvent donner sans cesse vie à de nouveaux objets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je remercie Jean-Jacques Schott pour son aide et les précieuses informations qu’il m’a apportées. Celui-ci m’a expliqué que son père, Albert Schott, s’était pris d’intérêt pour les métiers traditionnels, notamment ceux de la forêt, autour du travail du bois. Par nostalgie et volonté de faire revivre ces métiers méconnus, et par intérêt pour la conservation des aliments, il s’est ensuite penché sur le métier de potier. Particulièrement séduit par l’Alsace, beaucoup de ses films y plantent leur décor. Ses films lui prenaient en moyenne un an de tournage, puisqu’ils devaient se déplacer entre divers lieux et qu’il fallait attendre la disponibilité de certains intervenants. Le montage prenait quant à lui plusieurs mois. Pour cela, il assemblait les petites séquences de 8 à 10 minutes qu’il avait filmé avec sa caméra super 8. Il rajoutait ensuite ses commentaires qu’il enregistrait à l’aide d’un microphone par-dessus le film. Parfois, il reproduisait lui-même certains bruitages. Enfin, il ajoutait un fond musique, la plupart du temps des chansons populaires d’Alsace et de Lorraine, des groupes folkloriques et parfois de la musique classique. Il disposait de plusieurs disques qu’il passait au tourne disque et dont il enregistrait la musique avec son microphone. Pour commenter ses films, il se renseignait au préalable avec des lectures sur son sujet, mais il collectait la majorité de ses informations en discutant avec les personnes qu’il rencontrait. Ses films étaient principalement diffusé dans des Villages Vacances Familles, et les séances pouvaient prendre place jusqu’à une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Philippe Hamman, “Une Entreprise De Mobilisation Patriotique : La Production De La Faïencerie De Sarreguemines (1871-1918).” ''Genèses'', no. 47, 2002, p. 140–161.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, &amp;quot;La céramique de Soufflenheim (Bas-Rhin) du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle. Typologie de la production et éléments de chronologie&amp;quot;, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 39, 1996, p.139-170.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Pierre Legendre et Jean Maire, Nouveaux éléments pour la chronologie de la céramique de Soufflenheim au XIXe et au XXe siècle, ''Cahiers Alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire'' 53, 2010, p.161-175.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_la_travers%C3%A9e_de_Strasbourg_%C3%A0_la_nage_(0129FH0003)&amp;diff=13660</id>
		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-02-01T21:46:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage&lt;br /&gt;
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|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre la traversée à la nage de Strasbourg qui a eu lieu le 14 juillet 1947. Entre manifestation sportive et populaire, le film Emile Breesé témoigne de l’originalité de ces épreuves sportives.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’origine des traversées à la nage remonte à Paris, où le journal ''L’Auto'', suivi de la Société nationale d’Encouragement à la Natation organisent en 1905 et 1906 les premières traversées de la Seine. Opposées quant au public auquel les traversées devaient s’adresser, les deux organisations créent chacune leur traversée : celle de L’Auto pour les professionnels et celle de la SNES pour les amateurs. Seule différence entre les deux : la course des professionnelles est une « contre la montre », alors que celle des amateurs est une « course en ligne ». Très populaire, la traversée à la nage de Paris inspire ensuite les autres villes françaises, qui créent tour à tour leurs propres traversées. Encadrées par leurs sociétés de natation respectives, ces épreuves rassemblaient une foule de spectateurs sur les berges. En 1947, les traversées sont déjà rentrées dans l’ordinaire ; cette traversée, organisée par la Société de Natation de Strasbourg, est la 31ème de Strasbourg. Elle suscite pourtant toujours autant d’intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Popularité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers plan d’Emile Breesé montrent l’affluence sur les berges du Rhin que provoquait les traversées. La traversée est l'une des manifestations sportives les plus suivies et elle suscite l’intérêt des journaux généralistes. L’originalité de ces compétitions tenait au fait qu’elles étaient ouvertes à n’importe qui et qu’il n’était pas nécessaire d’appartenir à un club pour y participer. Dans les années 1950, quasiment toutes les villes de France possédait leur traversée, avant que des préoccupations liées à la pollution et à la sécurité ne viennent les supprimer, au profit de la nage en piscine. Les traversées revêtent un aspect sensationnel notamment à une époque où beaucoup ne savaient pas nager. Voir, dans leur fleuve, lac ou rivière, des nageurs et nageuses surprenait et captivait le public. Emile Breesé filme les départs de la course ; le pluriel s'impose car plusieurs catégories avaient été créées afin de s’adresser au plus grand nombre. Des catégories par âge, comme celle junior, d’autres par expérience, comme pour les débutants ou encore pour séparer les hommes et les femmes. Chaque catégorie pouvait ainsi avec plus d’équité, célébrer son vainqueur. Les femmes ont leur catégorie dans la compétition, et disposaient de leur propre section féminine à la Société de Nation de Strasbourg depuis 1919. Elles avaient cependant déjà accès à cette pratique sportive, et elles étaient d’ailleurs déjà trois compétitrices à la traversée de Paris de 1906. Leur participation assurait également le succès des traversées, car la présence féminine dans ce genre de pratique étonnait et suscitait l’intérêt d’un grand nombre de spectateurs. Elles ont pendant longtemps été l’argument annoncé par les journaux pour attirer la foule. A propos de la traversée, le journal des ''Dernières nouvelles d’Alsace'' titre « L’immense popularité de la Traversée de Strasbourg à la nage s’est manifestée hier ». Elles dénombrent 600 nageurs et nageuses, soulignent le « succès sans pareil » de cette 31ème traversée de Strasbourg et annoncent les résultats par catégorie : les deux groupes hommes et femmes sont chacun divisés en sous-catégories allant de sénior à junior (Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 juillet 1947, Strasbourg, BNU).&lt;br /&gt;
[[Fichier:DNA.jpg|vignette|Dernières nouvelles d'Alsace, 15 juillet 1947.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Particularités des traversées dans la pratique de la natation, éloignées de la norme sportive'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Émile Breesé filme les nageurs, on constate qu'ils sont suivis par des kayaks afin d’assurer leur sécurité. En effet, ces courses avaient lieu l’été pour que les nageurs n’aient pas à subir les conditions dangereuses du mauvais temps, mais des risques comme la crampe obligeaient ces précautions. Le départ de la course de fait dans l’eau et non en plongeant comme il est d’usage dans les piscines, sans doute pour éviter avec les chaudes températures de l’été un risque d’hydrocution. Les courses en ligne sont privilégiées pour les nages en eau libre car elles garantissent que les nageurs connaissent les mêmes conditions d’épreuves. En outre, les courses contre la montre présentent l’inconvénient que les nageurs peuvent subir différentes forces de courant. Pour le public aussi, l’épreuve en ligne a l’intérêt d’être plus claire car la victoire se constate immédiatement à la ligne d’arrivée. Émile Bressé filme les nageurs qui partent en peloton très serré, avant de filmer la progression de la course qui espace les nageurs. On peut voir que tous les nageurs nagent en crawl, qui est la nage la plus efficace en eau libre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHAFES (Jean-Pierre), « Traversées, une histoire d'amour et d'eau fraîche », Fédération Française de Natation, 2016, https://www.ffnatation.fr/actualites/disciplines/traversees-histoire-damour-et-deau-fraiche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MICHON (Bernard), FABER (Claudine), « Histoire du sport, bilan : 1981-1987 », ''Sciences sociales et sports, états et perspectives'', Strasbourg, 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VELEZ (Anne), ''Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939)'', thèse de doctorat, &lt;br /&gt;
volume 1, Angers, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-02-01T21:44:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre la traversée à la nage de Strasbourg qui a eu lieu le 14 juillet 1947. Entre manifestation sportive et populaire, le film Emile Breesé témoigne de l’originalité de ces épreuves sportives.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’origine des traversées à la nage remonte à Paris, où le journal ''L’Auto'', suivi de la Société nationale d’Encouragement à la Natation organisent en 1905 et 1906 les premières traversées de la Seine. Opposées quant au public auquel les traversées devaient s’adresser, les deux organisations créent chacune leur traversée : celle de L’Auto pour les professionnels et celle de la SNES pour les amateurs. Seule différence entre les deux : la course des professionnelles est une « contre la montre », alors que celle des amateurs est une « course en ligne ». Très populaire, la traversée à la nage de Paris inspire ensuite les autres villes françaises, qui créent tour à tour leurs propres traversées. Encadrées par leurs sociétés de natation respectives, ces épreuves rassemblaient une foule de spectateurs sur les berges. En 1947, les traversées sont déjà rentrées dans l’ordinaire ; cette traversée, organisée par la Société de Natation de Strasbourg, est la 31ème de Strasbourg. Elle suscite pourtant toujours autant d’intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Popularité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers plan d’Emile Breesé montrent l’affluence sur les berges du Rhin que provoquait les traversées. La traversée est l'une des manifestations sportives les plus suivies et elle suscite l’intérêt des journaux généralistes. L’originalité de ces compétitions tenait au fait qu’elles étaient ouvertes à n’importe qui et qu’il n’était pas nécessaire d’appartenir à un club pour y participer. Dans les années 1950, quasiment toutes les villes de France possédait leur traversée, avant que des préoccupations liées à la pollution et à la sécurité ne viennent les supprimer, au profit de la nage en piscine. Les traversées revêtent un aspect sensationnel notamment à une époque où beaucoup ne savaient pas nager. Voir, dans leur fleuve, lac ou rivière, des nageurs et nageuses surprenait et captivait le public. Emile Breesé filme les départs de la course ; le pluriel s'impose car plusieurs catégories avaient été créées afin de s’adresser au plus grand nombre. Des catégories par âge, comme celle junior, d’autres par expérience, comme pour les débutants ou encore pour séparer les hommes et les femmes. Chaque catégorie pouvait ainsi avec plus d’équité, célébrer son vainqueur. Les femmes ont leur catégorie dans la compétition, et disposaient de leur propre section féminine à la Société de Nation de Strasbourg depuis 1919. Elles avaient cependant déjà accès à cette pratique sportive, et elles étaient d’ailleurs déjà trois compétitrices à la traversée de Paris de 1906. Leur participation assurait également le succès des traversées, car la présence féminine dans ce genre de pratique étonnait et suscitait l’intérêt d’un grand nombre de spectateurs. Elles ont pendant longtemps été l’argument annoncé par les journaux pour attirer la foule. A propos de la traversée, le journal des ''Dernières nouvelles d’Alsace'' titre « L’immense popularité de la Traversée de Strasbourg à la nage s’est manifestée hier ». Elles dénombrent 600 nageurs et nageuses, soulignent le « succès sans pareil » de cette 31ème traversée de Strasbourg et annoncent les résultats par catégorie : les deux groupes hommes et femmes sont chacun divisés en sous-catégories allant de sénior à junior (Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 juillet 1947, Strasbourg, BNU).&lt;br /&gt;
[[Fichier:DNA.jpg|vignette|Dernières nouvelles d'Alsace]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Particularités des traversées dans la pratique de la natation, éloignées de la norme sportive'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Émile Breesé filme les nageurs, on constate qu'ils sont suivis par des kayaks afin d’assurer leur sécurité. En effet, ces courses avaient lieu l’été pour que les nageurs n’aient pas à subir les conditions dangereuses du mauvais temps, mais des risques comme la crampe obligeaient ces précautions. Le départ de la course de fait dans l’eau et non en plongeant comme il est d’usage dans les piscines, sans doute pour éviter avec les chaudes températures de l’été un risque d’hydrocution. Les courses en ligne sont privilégiées pour les nages en eau libre car elles garantissent que les nageurs connaissent les mêmes conditions d’épreuves. En outre, les courses contre la montre présentent l’inconvénient que les nageurs peuvent subir différentes forces de courant. Pour le public aussi, l’épreuve en ligne a l’intérêt d’être plus claire car la victoire se constate immédiatement à la ligne d’arrivée. Émile Bressé filme les nageurs qui partent en peloton très serré, avant de filmer la progression de la course qui espace les nageurs. On peut voir que tous les nageurs nagent en crawl, qui est la nage la plus efficace en eau libre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHAFES (Jean-Pierre), « Traversées, une histoire d'amour et d'eau fraîche », Fédération Française de Natation, 2016, https://www.ffnatation.fr/actualites/disciplines/traversees-histoire-damour-et-deau-fraiche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MICHON (Bernard), FABER (Claudine), « Histoire du sport, bilan : 1981-1987 », ''Sciences sociales et sports, états et perspectives'', Strasbourg, 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VELEZ (Anne), ''Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939)'', thèse de doctorat, &lt;br /&gt;
volume 1, Angers, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
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		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_la_travers%C3%A9e_de_Strasbourg_%C3%A0_la_nage_(0129FH0003)&amp;diff=13657</id>
		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Cette séquence montre la traversée à la nage de Strasbourg qui a eu lieu le 14 juillet 1947. Entre manifestation sportive et populaire, le film Emile Breesé témoigne de l’originalité de ces épreuves sportives.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’origine des traversées à la nage remonte à Paris, où le journal ''L’Auto'', suivi de la Société nationale d’Encouragement à la Natation organisent en 1905 et 1906 les premières traversées de la Seine. Opposées quant au public auquel les traversées devaient s’adresser, les deux organisations créent chacune leur traversée : celle de L’Auto pour les professionnels et celle de la SNES pour les amateurs. Seule différence entre les deux : la course des professionnelles est une « contre la montre », alors que celle des amateurs est une « course en ligne ». Très populaire, la traversée à la nage de Paris inspire ensuite les autres villes françaises, qui créent tour à tour leurs propres traversées. Encadrées par leurs sociétés de natation respectives, ces épreuves rassemblaient une foule de spectateurs sur les berges. En 1947, les traversées sont déjà rentrées dans l’ordinaire ; cette traversée, organisée par la Société de Natation de Strasbourg, est la 31ème de Strasbourg. Elle suscite pourtant toujours autant d’intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Popularité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers plan d’Emile Breesé montrent l’affluence sur les berges du Rhin que provoquait les traversées. La traversée est l'une des manifestations sportives les plus suivies et elle suscite l’intérêt des journaux généralistes. L’originalité de ces compétitions tenait au fait qu’elles étaient ouvertes à n’importe qui et qu’il n’était pas nécessaire d’appartenir à un club pour y participer. Dans les années 1950, quasiment toutes les villes de France possédait leur traversée, avant que des préoccupations liées à la pollution et à la sécurité ne viennent les supprimer, au profit de la nage en piscine. Les traversées revêtent un aspect sensationnel notamment à une époque où beaucoup ne savaient pas nager. Voir, dans leur fleuve, lac ou rivière, des nageurs et nageuses surprenait et captivait le public. Emile Breesé filme les départs de la course ; le pluriel s'impose car plusieurs catégories avaient été créées afin de s’adresser au plus grand nombre. Des catégories par âge, comme celle junior, d’autres par expérience, comme pour les débutants ou encore pour séparer les hommes et les femmes. Chaque catégorie pouvait ainsi avec plus d’équité, célébrer son vainqueur. Les femmes ont leur catégorie dans la compétition, et disposaient de leur propre section féminine à la Société de Nation de Strasbourg depuis 1919. Elles avaient cependant déjà accès à cette pratique sportive, et elles étaient d’ailleurs déjà trois compétitrices à la traversée de Paris de 1906. Leur participation assurait également le succès des traversées, car la présence féminine dans ce genre de pratique étonnait et suscitait l’intérêt d’un grand nombre de spectateurs. Elles ont pendant longtemps été l’argument annoncé par les journaux pour attirer la foule. A propos de la traversée, le journal des ''Dernières nouvelles d’Alsace'' titre « L’immense popularité de la Traversée de Strasbourg à la nage s’est manifestée hier ». Elles dénombrent 600 nageurs et nageuses, soulignent le « succès sans pareil » de cette 31ème traversée de Strasbourg et annoncent les résultats par catégorie : les deux groupes hommes et femmes sont chacun divisés en sous-catégories allant de sénior à junior (Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 juillet 1947, Strasbourg, BNU).&lt;br /&gt;
[[Fichier:00000003.pdf|vignette|Dernières nouvelles d'Alsace]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Particularités des traversées dans la pratique de la natation, éloignées de la norme sportive'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Émile Breesé filme les nageurs, on constate qu'ils sont suivis par des kayaks afin d’assurer leur sécurité. En effet, ces courses avaient lieu l’été pour que les nageurs n’aient pas à subir les conditions dangereuses du mauvais temps, mais des risques comme la crampe obligeaient ces précautions. Le départ de la course de fait dans l’eau et non en plongeant comme il est d’usage dans les piscines, sans doute pour éviter avec les chaudes températures de l’été un risque d’hydrocution. Les courses en ligne sont privilégiées pour les nages en eau libre car elles garantissent que les nageurs connaissent les mêmes conditions d’épreuves. En outre, les courses contre la montre présentent l’inconvénient que les nageurs peuvent subir différentes forces de courant. Pour le public aussi, l’épreuve en ligne a l’intérêt d’être plus claire car la victoire se constate immédiatement à la ligne d’arrivée. Émile Bressé filme les nageurs qui partent en peloton très serré, avant de filmer la progression de la course qui espace les nageurs. On peut voir que tous les nageurs nagent en crawl, qui est la nage la plus efficace en eau libre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHAFES (Jean-Pierre), « Traversées, une histoire d'amour et d'eau fraîche », Fédération Française de Natation, 2016, https://www.ffnatation.fr/actualites/disciplines/traversees-histoire-damour-et-deau-fraiche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MICHON (Bernard), FABER (Claudine), « Histoire du sport, bilan : 1981-1987 », ''Sciences sociales et sports, états et perspectives'', Strasbourg, 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VELEZ (Anne), ''Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939)'', thèse de doctorat, &lt;br /&gt;
volume 1, Angers, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
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|Contexte_et_analyse_fr=L’origine des traversées à la nage remonte à Paris, où le journal ''L’Auto'', suivi de la Société nationale d’Encouragement à la Natation organisent en 1905 et 1906 les premières traversées de la Seine. Opposées quant au public auquel les traversées devaient s’adresser, les deux organisations créent chacune leur traversée : celle de L’Auto pour les professionnels et celle de la SNES pour les amateurs. Seule différence entre les deux : la course des professionnelles est une « contre la montre », alors que celle des amateurs est une « course en ligne ». Très populaire, la traversée à la nage de Paris inspire ensuite les autres villes françaises, qui créent tour à tour leurs propres traversées. Encadrées par leurs sociétés de natation respectives, ces épreuves rassemblaient une foule de spectateurs sur les berges. En 1947, les traversées sont déjà rentrées dans l’ordinaire ; cette traversée, organisée par la Société de Natation de Strasbourg, est la 31ème de Strasbourg. Elle suscite pourtant toujours autant d’intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Popularité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers plan d’Emile Breesé montrent l’affluence sur les berges du Rhin que provoquait les traversées. La traversée est l'une des manifestations sportives les plus suivies et elle suscite l’intérêt des journaux généralistes. L’originalité de ces compétitions tenait au fait qu’elles étaient ouvertes à n’importe qui et qu’il n’était pas nécessaire d’appartenir à un club pour y participer. Dans les années 1950, quasiment toutes les villes de France possédait leur traversée, avant que des préoccupations liées à la pollution et à la sécurité ne viennent les supprimer, au profit de la nage en piscine. Les traversées revêtent un aspect sensationnel notamment à une époque où beaucoup ne savaient pas nager. Voir, dans leur fleuve, lac ou rivière, des nageurs et nageuses surprenait et captivait le public. Emile Breesé filme les départs de la course ; le pluriel s'impose car plusieurs catégories avaient été créées afin de s’adresser au plus grand nombre. Des catégories par âge, comme celle junior, d’autres par expérience, comme pour les débutants ou encore pour séparer les hommes et les femmes. Chaque catégorie pouvait ainsi avec plus d’équité, célébrer son vainqueur. Les femmes ont leur catégorie dans la compétition, et disposaient de leur propre section féminine à la Société de Nation de Strasbourg depuis 1919. Elles avaient cependant déjà accès à cette pratique sportive, et elles étaient d’ailleurs déjà trois compétitrices à la traversée de Paris de 1906. Leur participation assurait également le succès des traversées, car la présence féminine dans ce genre de pratique étonnait et suscitait l’intérêt d’un grand nombre de spectateurs. Elles ont pendant longtemps été l’argument annoncé par les journaux pour attirer la foule. A propos de la traversée, le journal des ''Dernières nouvelles d’Alsace'' titre « L’immense popularité de la Traversée de Strasbourg à la nage s’est manifestée hier ». Elles dénombrent 600 nageurs et nageuses, soulignent le « succès sans pareil » de cette 31ème traversée de Strasbourg et annoncent les résultats par catégorie : les deux groupes hommes et femmes sont chacun divisés en sous-catégories allant de sénior à junior (Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 juillet 1947, Strasbourg, BNU).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Particularités des traversées dans la pratique de la natation, éloignées de la norme sportive'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Émile Breesé filme les nageurs, on constate qu'ils sont suivis par des kayaks afin d’assurer leur sécurité. En effet, ces courses avaient lieu l’été pour que les nageurs n’aient pas à subir les conditions dangereuses du mauvais temps, mais des risques comme la crampe obligeaient ces précautions. Le départ de la course de fait dans l’eau et non en plongeant comme il est d’usage dans les piscines, sans doute pour éviter avec les chaudes températures de l’été un risque d’hydrocution. Les courses en ligne sont privilégiées pour les nages en eau libre car elles garantissent que les nageurs connaissent les mêmes conditions d’épreuves. En outre, les courses contre la montre présentent l’inconvénient que les nageurs peuvent subir différentes forces de courant. Pour le public aussi, l’épreuve en ligne a l’intérêt d’être plus claire car la victoire se constate immédiatement à la ligne d’arrivée. Émile Bressé filme les nageurs qui partent en peloton très serré, avant de filmer la progression de la course qui espace les nageurs. On peut voir que tous les nageurs nagent en crawl, qui est la nage la plus efficace en eau libre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHAFES (Jean-Pierre), « Traversées, une histoire d'amour et d'eau fraîche », Fédération Française de Natation, 2016, https://www.ffnatation.fr/actualites/disciplines/traversees-histoire-damour-et-deau-fraiche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MICHON (Bernard), FABER (Claudine), « Histoire du sport, bilan : 1981-1987 », ''Sciences sociales et sports, états et perspectives'', Strasbourg, 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VELEZ (Anne), ''Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939)'', thèse de doctorat, &lt;br /&gt;
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		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
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		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
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|Contexte_et_analyse_fr=L’origine des traversées à la nage remonte à Paris, où le journal ''L’Auto'', suivi de la Société nationale d’Encouragement à la Natation organisent en 1905 et 1906 les premières traversées de la Seine. Opposées quant au public auquel les traversées devaient s’adresser, les deux organisations créent chacune leur traversée : celle de L’Auto pour les professionnels et celle de la SNES pour les amateurs. Seule différence entre les deux : la course des professionnelles est une « contre la montre », alors que celle des amateurs est une « course en ligne ». Très populaire, la traversée à la nage de Paris inspire ensuite les autres villes françaises, qui créent tour à tour leurs propres traversées. Encadrées par leurs sociétés de natation respectives, ces épreuves rassemblaient une foule de spectateurs sur les berges. En 1947, les traversées sont déjà rentrées dans l’ordinaire ; cette traversée, organisée par la Société de Natation de Strasbourg, est la 31ème de Strasbourg. Elle suscite pourtant toujours autant d’intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Popularité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers plan d’Emile Breesé montrent l’affluence sur les berges du Rhin que provoquait les traversées. La traversée est l'une des manifestations sportives les plus suivies et elle suscite l’intérêt des journaux généralistes. L’originalité de ces compétitions tenait au fait qu’elles étaient ouvertes à n’importe qui et qu’il n’était pas nécessaire d’appartenir à un club pour y participer. Dans les années 1950, quasiment toutes les villes de France possédait leur traversée, avant que des préoccupations liées à la pollution et à la sécurité ne viennent les supprimer, au profit de la nage en piscine. Les traversées revêtent un aspect sensationnel notamment à une époque où beaucoup ne savaient pas nager. Voir, dans leur fleuve, lac ou rivière, des nageurs et nageuses surprenait et captivait le public. Emile Breesé filme les départs de la course ; le pluriel s'impose car plusieurs catégories avaient été créées afin de s’adresser au plus grand nombre. Des catégories par âge, comme celle junior, d’autres par expérience, comme pour les débutants ou encore pour séparer les hommes et les femmes. Chaque catégorie pouvait ainsi avec plus d’équité, célébrer son vainqueur. Les femmes ont leur catégorie dans la compétition, et disposaient de leur propre section féminine à la Société de Nation de Strasbourg depuis 1919. Elles avaient cependant déjà accès à cette pratique sportive, et elles étaient d’ailleurs déjà trois compétitrices à la traversée de Paris de 1906. Leur participation assurait également le succès des traversées, car la présence féminine dans ce genre de pratique étonnait et suscitait l’intérêt d’un grand nombre de spectateurs. Elles ont pendant longtemps été l’argument annoncé par les journaux pour attirer la foule. A propos de la traversée, le journal des ''Dernières nouvelles d’Alsace'' titre « L’immense popularité de la Traversée de Strasbourg à la nage s’est manifestée hier ». Elles dénombrent 600 nageurs et nageuses, soulignent le « succès sans pareil » de cette 31ème traversée de Strasbourg et annoncent les résultats par catégorie : les deux groupes hommes et femmes sont chacun divisés en sous-catégories allant de sénior à junior (Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 juillet 1947, Strasbourg, BNU).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Particularités des traversées dans la pratique de la natation, éloignées de la norme sportive'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Émile Breesé filme les nageurs, on constate qu'ils sont suivis par des kayaks afin d’assurer leur sécurité. En effet, ces courses avaient lieu l’été pour que les nageurs n’aient pas à subir les conditions dangereuses du mauvais temps, mais des risques comme la crampe obligeaient ces précautions. Le départ de la course de fait dans l’eau et non en plongeant comme il est d’usage dans les piscines, sans doute pour éviter avec les chaudes températures de l’été un risque d’hydrocution. Les courses en ligne sont privilégiées pour les nages en eau libre car elles garantissent que les nageurs connaissent les mêmes conditions d’épreuves. En outre, les courses contre la montre présentent l’inconvénient que les nageurs peuvent subir différentes forces de courant. Pour le public aussi, l’épreuve en ligne a l’intérêt d’être plus claire car la victoire se constate immédiatement à la ligne d’arrivée. Émile Bressé filme les nageurs qui partent en peloton très serré, avant de filmer la progression de la course qui espace les nageurs. On peut voir que tous les nageurs nagent en crawl, qui est la nage la plus efficace en eau libre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHAFES (Jean-Pierre), « Traversées, une histoire d'amour et d'eau fraîche », Fédération Française de Natation, 2016, https://www.ffnatation.fr/actualites/disciplines/traversees-histoire-damour-et-deau-fraiche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MICHON (Bernard), FABER (Claudine), « Histoire du sport, bilan : 1981-1987 », ''Sciences sociales et sports, états et perspectives'', Strasbourg, 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VELEZ (Anne), ''Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939)'', thèse de doctorat, &lt;br /&gt;
volume 1, Angers, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_la_travers%C3%A9e_de_Strasbourg_%C3%A0_la_nage_(0129FH0003)&amp;diff=13648</id>
		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_la_travers%C3%A9e_de_Strasbourg_%C3%A0_la_nage_(0129FH0003)&amp;diff=13648"/>
		<updated>2020-01-28T17:08:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=14071947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=TraverséenageStrasbourg.jpg&lt;br /&gt;
|username=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|userrealname=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-04&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre la traversée à la nage de Strasbourg qui a eu lieu le 14 juillet 1947. Entre manifestation sportive et populaire, le film Emile Breesé témoigne de l’originalité de ces épreuves sportives.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’origine des traversées à la nage remonte à Paris, où le journal ''L’Auto'', suivi de la Société nationale d’Encouragement à la Natation organisent en 1905 et 1906 les premières traversées de la Seine. Opposées quant au public auquel les traversées devaient s’adresser, les deux organisations créent chacune leur traversée : celle de L’Auto pour les professionnels et celle de la SNES pour les amateurs. Seule différence entre les deux : la course des professionnelles est une « contre la montre », alors que celle des amateurs est une « course en ligne ». Très populaire, la traversée à la nage de Paris inspire ensuite les autres villes françaises, qui créent tour à tour leurs propres traversées. Encadrées par leurs sociétés de natation respectives, ces épreuves rassemblaient une foule de spectateurs sur les berges. En 1947, les traversées sont déjà rentrées dans l’ordinaire ; cette traversée, organisée par la Société de Natation de Strasbourg, est la 31ème de Strasbourg. Elle suscite pourtant toujours autant d’intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Popularité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers plan d’Emile Breesé montrent l’affluence sur les berges du Rhin que provoquait les traversées. La traversée est l'une des manifestations sportives les plus suivies et elle suscite l’intérêt des journaux généralistes. L’originalité de ces compétitions tenait au fait qu’elles étaient ouvertes à n’importe qui et qu’il n’était pas nécessaire d’appartenir à un club pour y participer. Dans les années 1950, quasiment toutes les villes de France possédait leur traversée, avant que des préoccupations liées à la pollution et à la sécurité ne viennent les supprimer, au profit de la nage en piscine. Les traversées revêtent un aspect sensationnel notamment à une époque où beaucoup ne savaient pas nager. Voir, dans leur fleuve, lac ou rivière, des nageurs et nageuses surprenait et captivait le public. Emile Breesé filme les départs de la course ; le pluriel s'impose car plusieurs catégories avaient été créées afin de s’adresser au plus grand nombre. Des catégories par âge, comme celle junior, d’autres par expérience, comme pour les débutants ou encore pour séparer les hommes et les femmes. Chaque catégorie pouvait ainsi avec plus d’équité, célébrer son vainqueur. Les femmes ont leur catégorie dans la compétition, et disposaient de leur propre section féminine à la Société de Nation de Strasbourg depuis 1919. Elles avaient cependant déjà accès à cette pratique sportive, et elles étaient d’ailleurs déjà trois compétitrices à la traversée de Paris de 1906. Leur participation assurait également le succès des traversées, car la présence féminine dans ce genre de pratique étonnait et suscitait l’intérêt d’un grand nombre de spectateurs. Elles ont pendant longtemps été l’argument annoncé par les journaux pour attirer la foule. A propos de la traversée, le journal des ''Dernières nouvelles d’Alsace'' titre « L’immense popularité de la Traversée de Strasbourg à la nage s’est manifestée hier ». Elles dénombrent 600 nageurs et nageuses, soulignent le « succès sans pareil » de cette 31ème traversée de Strasbourg et annoncent les résultats par catégorie : les deux groupes hommes et femmes sont chacun divisés en sous-catégories allant de sénior à junior (Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 juillet 1947, Strasbourg, BNU).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:00000003.pdf|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Particularités des traversées dans la pratique de la natation, éloignées de la norme sportive'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Émile Breesé filme les nageurs, on constate qu'ils sont suivis par des kayaks afin d’assurer leur sécurité. En effet, ces courses avaient lieu l’été pour que les nageurs n’aient pas à subir les conditions dangereuses du mauvais temps, mais des risques comme la crampe obligeaient ces précautions. Le départ de la course de fait dans l’eau et non en plongeant comme il est d’usage dans les piscines, sans doute pour éviter avec les chaudes températures de l’été un risque d’hydrocution. Les courses en ligne sont privilégiées pour les nages en eau libre car elles garantissent que les nageurs connaissent les mêmes conditions d’épreuves. En outre, les courses contre la montre présentent l’inconvénient que les nageurs peuvent subir différentes forces de courant. Pour le public aussi, l’épreuve en ligne a l’intérêt d’être plus claire car la victoire se constate immédiatement à la ligne d’arrivée. Émile Bressé filme les nageurs qui partent en peloton très serré, avant de filmer la progression de la course qui espace les nageurs. On peut voir que tous les nageurs nagent en crawl, qui est la nage la plus efficace en eau libre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHAFES (Jean-Pierre), « Traversées, une histoire d'amour et d'eau fraîche », Fédération Française de Natation, 2016, https://www.ffnatation.fr/actualites/disciplines/traversees-histoire-damour-et-deau-fraiche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MICHON (Bernard), FABER (Claudine), « Histoire du sport, bilan : 1981-1987 », ''Sciences sociales et sports, états et perspectives'', Strasbourg, 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VELEZ (Anne), ''Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939)'', thèse de doctorat, &lt;br /&gt;
volume 1, Angers, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:00000003.pdf&amp;diff=13647</id>
		<title>Fichier:00000003.pdf</title>
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		<updated>2020-01-28T17:08:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 juillet 1947, Strasbourg, BNU&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0004)&amp;diff=13646</id>
		<title>Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0004)</title>
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		<updated>2020-01-28T16:51:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Festival de gymnastique à Ostwald&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0004_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:41&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=FestivalgymOstwald.jpg&lt;br /&gt;
|username=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|userrealname=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-04&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Gymnastic&lt;br /&gt;
|Resume_fr=La séquence montre le festival de gymnastique qui a eu lieu à Ostwald en 1936.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Sous le Second Empire, la médecine, alertée par le péril sanitaire encouru par la population, recommande la pratique de la gymnastique. D’abord méfiants, les individus évolueront rapidement et adhéreront à la pratique. En plus de son intérêt hygiéniste, la défaite franco-prusse lui confère une teinte forte revancharde et nationaliste. Plus qu’une simple pratique sportive, la gymnastique déborde alors sur des domaines dont elle servira les objectifs ; formation de citoyens-soldats (idée renforcée par le traumatisme des « provinces perdues »), de républicains et d’individus socialisés. Pour toutes ces raisons, la gymnastique reste pendant longtemps une pratique essentiellement masculine. Les préoccupations hygiénistes, cependant premières à sa popularisation, permettent une présence féminine mais qui reste moindre. Le développement de la gymnastique en Alsace-Lorraine continue avec l’annexion allemande : la politique de germanisation s’appuie, en plus de l’enseignement de la langue allemande, par la pratique obligatoire du « Turnen » (gymnastique en allemand), perçu comme une pratique capable de développer la force morale et physique des adolescents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Importance des démonstrations publiques'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film s’ouvre sur la foule des spectateurs affluents au festival. Par cette séquence, Emile Breesé nous montre l’intérêt que suscitaient ces fêtes et la sympathie et l’enthousiasme de la société dont elles bénéficiaient. En effet, les sociétés de gymnastes comptaient à cette époque beaucoup d’élèves et la plupart des villes en avait une. Elles organisaient de grands festivals et des compétitions à différentes échelles, à l’image du concours régional de l’Avant-garde du Rhin, qui eut lieu en du 11 au 13 juillet 1936 à Strasbourg (Les Jeunes d’Alsace : bulletin des cercles catholiques, n°26, 28 juin 1936). Les gymnastes filmés par Emile Bressé sont sans doute ceux de la société gymnastique de Saint-Ostwald, qui était affiliée à l’arrondissement de Strasbourg-ville au sein de l’Avant-garde du Rhin. (Annuaire de la Fédération gymnastique et sportives des patronages de France, 1934). Le très court instant dédié à la foule permet de distinguer que ces événements s’adressaient à tous : enfants, femmes et hommes de tout âge. Mais le festival ne se borne pas à de simples démonstrations de gymnastique. Une autre séquence suivante nous laisse entrevoir un trio de cuivre (le hors champs cachant peut-être un orchestre). Dans toutes les scènes, les champs sont remplis de monde ; ces festivités, qui dépassaient le cadre sportif, s’adressaient à tous et étaient l’occasion de se retrouver le week-end autour de ces animations. Le film se clôture sur l’image d’un homme en train de parler devant la foule, notes en main, sans doute en plein discours. En effet, héritées de la défaite de 1871 puis renouvelées par la victoire de 1918, les démonstrations d’appartenance à la République étaient communément mêlées aux exercices de gymnastiques des. Ainsi, les exercices de gymnastique se retrouvaient mêlés au sein de ces festivités à des discours et défilés exacerbant les valeurs de la République.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La pratique de la gymnastique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Bressée, observateur habitué des fêtes et des activités sportives , nous montre la diversité de la gymnastique, tant au niveau de ses gymnastes que de sa pratique. Seule constance : la pratique semble exclusivement masculine, puisqu’aucune femme gymnaste n’est identifiable dans cette séquence. La première séquence de gymnastique filmée par Emile Bressé montre des garçons assez jeunes, avançant en rang, bâtons en mains et d’une démarche militaire. En effet, la défaite de 1871 avait inscrit profondément ses amertumes dans la pratique de la gymnastique : poursuivant l’idéal du citoyen-soldat, les échos militaires restent en 1936 implicitement palpables. Leur tenue vestimentaire est identique est composée d’un tee-shirt et d’un short blancs et de chaussures et chaussettes hautes noires. Ils s’adonnent ensuite à des exercices simples en synchronisation. Le réalisateur nous montre ensuite de jeunes hommes, plus âgés que les garçons précédents, en train de réaliser une pyramide sur des barres de gymnastiques. La pratique de la gymnastique privilégiait le collectif sur l’individualité, et chercher par ses activités à renforcer le sentiment de cohésion du groupe. Les promoteurs de la gymnastique souhaitaient qu’elle consolide chez ses pratiquants le sentiment d’appartenance à un groupe, et multipliaient alors les activités symbolisant physiquement l’unité : pyramides ou exercices collectifs en tout genre. Les démonstrations publiques représentaient toujours le collectif, rarement les prestations individuelles. La dernière séquence de gymnastique montre pourtant un jeune homme, seul, qui réalise des exercices plus compliqués et exigeant sans doute plus d’expérience et de souplesse que les deux démonstrations précédentes. Il y avait ainsi des exercices adaptés au niveau et à l’âge des pratiquants : exercices au sol relevant de la marche militaire, pyramides ou barres. Ainsi, Emile Breesé filme les démonstrations des gymnastiques, mais nous montre aussi que ces festivités n’avaient pas qu’un caractère exclusivement sportif : entre la musique, les défilés et les discours, nous constatons l’importance du caractère public et festif qu’avait à l’époque ces événements.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=DREIDEMY (Éric), « La gymnastique à l'école pour germaniser l'Alsace-Lorraine (1870-1890) », ''Staps'', vol. 80, no. 2, 2008, pp. 7-22.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET (Thierry), « Chapitre II. Les résistances du modèle gymnique », ''Histoire du sport'', Paris, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0004)&amp;diff=13645</id>
		<title>Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0004)</title>
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		<updated>2020-01-28T16:50:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Festival de gymnastique à Ostwald&lt;br /&gt;
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|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
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|username=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|userrealname=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-04&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Gymnastic&lt;br /&gt;
|Resume_fr=La séquence montre le festival de gymnastique qui a eu lieu à Ostwald en 1936.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Sous le Second Empire, la médecine, alertée par le péril sanitaire encouru par la population, recommande la pratique de la gymnastique. D’abord méfiants, les individus évolueront rapidement et adhéreront à la pratique. En plus de son intérêt hygiéniste, la défaite franco-prusse lui confère une teinte forte revancharde et nationaliste. Plus qu’une simple pratique sportive, la gymnastique déborde alors sur des domaines dont elle servira les objectifs ; formation de citoyens-soldats (idée renforcée par le traumatisme des « provinces perdues »), de républicains et d’individus socialisés. Pour toutes ces raisons, la gymnastique reste pendant longtemps une pratique essentiellement masculine. Les préoccupations hygiénistes, cependant premières à sa popularisation, permettent une présence féminine mais qui reste moindre. Le développement de la gymnastique en Alsace-Lorraine continue avec l’annexion allemande : la politique de germanisation s’appuie, en plus de l’enseignement de la langue allemande, par la pratique obligatoire du « Turnen » (gymnastique en allemand), perçu comme une pratique capable de développer la force morale et physique des adolescents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Importance des démonstrations publiques'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film s’ouvre sur la foule des spectateurs affluents au festival. Par cette séquence, Emile Breesé nous montre l’intérêt que suscitaient ces fêtes et la sympathie et l’enthousiasme de la société dont elles bénéficiaient. En effet, les sociétés de gymnastes comptaient à cette époque beaucoup d’élèves et la plupart des villes en avait une. Elles organisaient de grands festivals et des compétitions à différentes échelles, à l’image du concours régional de l’Avant-garde du Rhin, qui eut lieu en du 11 au 13 juillet 1936 à Strasbourg (Les Jeunes d’Alsace : bulletin des cercles catholiques, n°26, 28 juin 1936). Les gymnastes filmés par Emile Bressé sont sans doute ceux de la société gymnastique de Saint-Ostwald, qui était affiliée à l’arrondissement de Strasbourg-ville au sein de l’Avant-garde du Rhin. (Annuaire de la Fédération gymnastique et sportives des patronages de France, 1934).&lt;br /&gt;
 Le très court instant dédié à la foule permet de distinguer que ces événements s’adressaient à tous : enfants, femmes et hommes de tout âge. Mais le festival ne se borne pas à de simples démonstrations de gymnastique. Une autre séquence suivante nous laisse entrevoir un trio de cuivre (le hors champs cachant peut-être un orchestre). Dans toutes les scènes, les champs sont remplis de monde ; ces festivités, qui dépassaient le cadre sportif, s’adressaient à tous et étaient l’occasion de se retrouver le week-end autour de ces animations. Le film se clôture sur l’image d’un homme en train de parler devant la foule, notes en main, sans doute en plein discours. En effet, héritées de la défaite de 1871 puis renouvelées par la victoire de 1918, les démonstrations d’appartenance à la République étaient communément mêlées aux exercices de gymnastiques des. Ainsi, les exercices de gymnastique se retrouvaient mêlés au sein de ces festivités à des discours et défilés exacerbant les valeurs de la République.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La pratique de la gymnastique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Bressée, observateur habitué des fêtes et des activités sportives , nous montre la diversité de la gymnastique, tant au niveau de ses gymnastes que de sa pratique. Seule constance : la pratique semble exclusivement masculine, puisqu’aucune femme gymnaste n’est identifiable dans cette séquence. La première séquence de gymnastique filmée par Emile Bressé montre des garçons assez jeunes, avançant en rang, bâtons en mains et d’une démarche militaire. En effet, la défaite de 1871 avait inscrit profondément ses amertumes dans la pratique de la gymnastique : poursuivant l’idéal du citoyen-soldat, les échos militaires restent en 1936 implicitement palpables. Leur tenue vestimentaire est identique est composée d’un tee-shirt et d’un short blancs et de chaussures et chaussettes hautes noires. Ils s’adonnent ensuite à des exercices simples en synchronisation. Le réalisateur nous montre ensuite de jeunes hommes, plus âgés que les garçons précédents, en train de réaliser une pyramide sur des barres de gymnastiques. La pratique de la gymnastique privilégiait le collectif sur l’individualité, et chercher par ses activités à renforcer le sentiment de cohésion du groupe. Les promoteurs de la gymnastique souhaitaient qu’elle consolide chez ses pratiquants le sentiment d’appartenance à un groupe, et multipliaient alors les activités symbolisant physiquement l’unité : pyramides ou exercices collectifs en tout genre. Les démonstrations publiques représentaient toujours le collectif, rarement les prestations individuelles. La dernière séquence de gymnastique montre pourtant un jeune homme, seul, qui réalise des exercices plus compliqués et exigeant sans doute plus d’expérience et de souplesse que les deux démonstrations précédentes. Il y avait ainsi des exercices adaptés au niveau et à l’âge des pratiquants : exercices au sol relevant de la marche militaire, pyramides ou barres. Ainsi, Emile Breesé filme les démonstrations des gymnastiques, mais nous montre aussi que ces festivités n’avaient pas qu’un caractère exclusivement sportif : entre la musique, les défilés et les discours, nous constatons l’importance du caractère public et festif qu’avait à l’époque ces événements.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=DREIDEMY (Éric), « La gymnastique à l'école pour germaniser l'Alsace-Lorraine (1870-1890) », ''Staps'', vol. 80, no. 2, 2008, pp. 7-22.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET (Thierry), « Chapitre II. Les résistances du modèle gymnique », ''Histoire du sport'', Paris, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0004)&amp;diff=13644</id>
		<title>Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0004)</title>
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		<updated>2020-01-28T16:43:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Festival de gymnastique à Ostwald&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=FestivalgymOstwald.jpg&lt;br /&gt;
|username=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|userrealname=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-04&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Gymnastic&lt;br /&gt;
|Resume_fr=La séquence montre le festival de gymnastique qui a eu lieu à Ostwald en 1936.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Sous le Second Empire, la médecine, alertée par le péril sanitaire encouru par la population, recommande la pratique de la gymnastique. D’abord méfiants, les individus évolueront rapidement et adhéreront à la pratique. En plus de son intérêt hygiéniste, la défaite franco-prusse lui confère une teinte forte revancharde et nationaliste. Plus qu’une simple pratique sportive, la gymnastique déborde alors sur des domaines dont elle servira les objectifs ; formation de citoyens-soldats (idée renforcée par le traumatisme des « provinces perdues »), de républicains et d’individus socialisés. Pour toutes ces raisons, la gymnastique reste pendant longtemps une pratique essentiellement masculine. Les préoccupations hygiénistes, cependant premières à sa popularisation, permettent une présence féminine mais qui reste moindre. Le développement de la gymnastique en Alsace-Lorraine continue avec l’annexion allemande : la politique de germanisation s’appuie, en plus de l’enseignement de la langue allemande, par la pratique obligatoire du « Turnen » (gymnastique en allemand), perçu comme une pratique capable de développer la force morale et physique des adolescents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Importance des démonstrations publiques'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film s’ouvre sur la foule des spectateurs affluents au festival. Par cette séquence, Emile Breesé nous montre l’intérêt que suscitaient ces fêtes et la sympathie et l’enthousiasme de la société dont elles bénéficiaient. En effet, les sociétés de gymnastes comptaient à cette époque beaucoup d’élèves et la plupart des villes en avait une. Elles organisaient de grands festivals et des compétitions à différentes échelles, à l’image du concours régional de l’Avant-garde du Rhin, qui eut lieu en du 11 au 13 juillet 1936 à Strasbourg (Les Jeunes d’Alsace : bulletin des cercles catholiques, n°26, 28 juin 1936).&lt;br /&gt;
 Les gymnastes filmés par Emile Bressé sont sans doute ceux de la société gymnastique de Saint-Ostwald, qui était affiliée à l’arrondissement de Strasbourg-ville au sein de l’Avant-garde du Rhin. (Annuaire de la Fédération gymnastique et sportives des patronages de France, 1934).&lt;br /&gt;
 Le très court instant dédié à la foule permet de distinguer que ces événements s’adressaient à tous : enfants, femmes et hommes de tout âge. Mais le festival ne se borne pas à de simples démonstrations de gymnastique. Une autre séquence suivante nous laisse entrevoir un trio de cuivre (le hors champs cachant peut-être un orchestre). Dans toutes les scènes, les champs sont remplis de monde ; ces festivités, qui dépassaient le cadre sportif, s’adressaient à tous et étaient l’occasion de se retrouver le week-end autour de ces animations. Le film se clôture sur l’image d’un homme en train de parler devant la foule, notes en main, sans doute en plein discours. En effet, héritées de la défaite de 1871 puis renouvelées par la victoire de 1918, les démonstrations d’appartenance à la République étaient communément mêlées aux exercices de gymnastiques des. Ainsi, les exercices de gymnastique se retrouvaient mêlés au sein de ces festivités à des discours et défilés exacerbant les valeurs de la République.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La pratique de la gymnastique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Bressée, observateur habitué des fêtes et des activités sportives , nous montre la diversité de la gymnastique, tant au niveau de ses gymnastes que de sa pratique. Seule constance : la pratique semble exclusivement masculine, puisqu’aucune femme gymnaste n’est identifiable dans cette séquence. La première séquence de gymnastique filmée par Emile Bressé montre des garçons assez jeunes, avançant en rang, bâtons en mains et d’une démarche militaire. En effet, la défaite de 1871 avait inscrit profondément ses amertumes dans la pratique de la gymnastique : poursuivant l’idéal du citoyen-soldat, les échos militaires restent en 1936 implicitement palpables. Leur tenue vestimentaire est identique est composée d’un tee-shirt et d’un short blancs et de chaussures et chaussettes hautes noires. Ils s’adonnent ensuite à des exercices simples en synchronisation. Le réalisateur nous montre ensuite de jeunes hommes, plus âgés que les garçons précédents, en train de réaliser une pyramide sur des barres de gymnastiques. La pratique de la gymnastique privilégiait le collectif sur l’individualité, et chercher par ses activités à renforcer le sentiment de cohésion du groupe. Les promoteurs de la gymnastique souhaitaient qu’elle consolide chez ses pratiquants le sentiment d’appartenance à un groupe, et multipliaient alors les activités symbolisant physiquement l’unité : pyramides ou exercices collectifs en tout genre. Les démonstrations publiques représentaient toujours le collectif, rarement les prestations individuelles. La dernière séquence de gymnastique montre pourtant un jeune homme, seul, qui réalise des exercices plus compliqués et exigeant sans doute plus d’expérience et de souplesse que les deux démonstrations précédentes. Il y avait ainsi des exercices adaptés au niveau et à l’âge des pratiquants : exercices au sol relevant de la marche militaire, pyramides ou barres. Ainsi, Emile Breesé filme les démonstrations des gymnastiques, mais nous montre aussi que ces festivités n’avaient pas qu’un caractère exclusivement sportif : entre la musique, les défilés et les discours, nous constatons l’importance du caractère public et festif qu’avait à l’époque ces événements.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=DREIDEMY (Éric), « La gymnastique à l'école pour germaniser l'Alsace-Lorraine (1870-1890) », ''Staps'', vol. 80, no. 2, 2008, pp. 7-22.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET (Thierry), « Chapitre II. Les résistances du modèle gymnique », ''Histoire du sport'', Paris, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_la_travers%C3%A9e_de_Strasbourg_%C3%A0_la_nage_(0129FH0003)&amp;diff=13643</id>
		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-28T16:38:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=14071947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
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|username=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|userrealname=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-04&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre la traversée à la nage de Strasbourg qui a eu lieu le 14 juillet 1947. Entre manifestation sportive et populaire, le film Emile Breesé témoigne de l’originalité de ces épreuves sportives.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’origine des traversées à la nage remonte à Paris, où le journal ''L’Auto'', suivi de la Société nationale d’Encouragement à la Natation organisent en 1905 et 1906 les premières traversées de la Seine. Opposées quant au public auquel les traversées devaient s’adresser, les deux organisations créent chacune leur traversée : celle de L’Auto pour les professionnels et celle de la SNES pour les amateurs. Seule différence entre les deux : la course des professionnelles est une « contre la montre », alors que celle des amateurs est une « course en ligne ». Très populaire, la traversée à la nage de Paris inspire ensuite les autres villes françaises, qui créent tour à tour leurs propres traversées. Encadrées par leurs sociétés de natation respectives, ces épreuves rassemblaient une foule de spectateurs sur les berges. En 1947, les traversées sont déjà rentrées dans l’ordinaire ; cette traversée, organisée par la Société de Natation de Strasbourg, est la 31ème de Strasbourg. Elle suscite pourtant toujours autant d’intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Popularité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers plan d’Emile Breesé montrent l’affluence sur les berges du Rhin que provoquait les traversées. La traversée est l'une des manifestations sportives les plus suivies et elle suscite l’intérêt des journaux généralistes. L’originalité de ces compétitions tenait au fait qu’elles étaient ouvertes à n’importe qui et qu’il n’était pas nécessaire d’appartenir à un club pour y participer. Dans les années 1950, quasiment toutes les villes de France possédait leur traversée, avant que des préoccupations liées à la pollution et à la sécurité ne viennent les supprimer, au profit de la nage en piscine. Les traversées revêtent un aspect sensationnel notamment à une époque où beaucoup ne savaient pas nager. Voir, dans leur fleuve, lac ou rivière, des nageurs et nageuses surprenait et captivait le public. Emile Breesé filme les départs de la course ; le pluriel s'impose car plusieurs catégories avaient été créées afin de s’adresser au plus grand nombre. Des catégories par âge, comme celle junior, d’autres par expérience, comme pour les débutants ou encore pour séparer les hommes et les femmes. Chaque catégorie pouvait ainsi avec plus d’équité, célébrer son vainqueur. Les femmes ont leur catégorie dans la compétition, et disposaient de leur propre section féminine à la Société de Nation de Strasbourg depuis 1919. Elles avaient cependant déjà accès à cette pratique sportive, et elles étaient d’ailleurs déjà trois compétitrices à la traversée de Paris de 1906. Leur participation assurait également le succès des traversées, car la présence féminine dans ce genre de pratique étonnait et suscitait l’intérêt d’un grand nombre de spectateurs. Elles ont pendant longtemps été l’argument annoncé par les journaux pour attirer la foule. A propos de la traversée, le journal des ''Dernières nouvelles d’Alsace'' titre « L’immense popularité de la Traversée de Strasbourg à la nage s’est manifestée hier ». Elles dénombrent 600 nageurs et nageuses, soulignent le « succès sans pareil » de cette 31ème traversée de Strasbourg et annoncent les résultats par catégorie : les deux groupes hommes et femmes sont chacun divisés en sous-catégories allant de sénior à junior (Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 juillet 1947, Strasbourg, BNU).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Particularités des traversées dans la pratique de la natation, éloignées de la norme sportive'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Émile Breesé filme les nageurs, on constate qu'ils sont suivis par des kayaks afin d’assurer leur sécurité. En effet, ces courses avaient lieu l’été pour que les nageurs n’aient pas à subir les conditions dangereuses du mauvais temps, mais des risques comme la crampe obligeaient ces précautions. Le départ de la course de fait dans l’eau et non en plongeant comme il est d’usage dans les piscines, sans doute pour éviter avec les chaudes températures de l’été un risque d’hydrocution. Les courses en ligne sont privilégiées pour les nages en eau libre car elles garantissent que les nageurs connaissent les mêmes conditions d’épreuves. En outre, les courses contre la montre présentent l’inconvénient que les nageurs peuvent subir différentes forces de courant. Pour le public aussi, l’épreuve en ligne a l’intérêt d’être plus claire car la victoire se constate immédiatement à la ligne d’arrivée. Émile Bressé filme les nageurs qui partent en peloton très serré, avant de filmer la progression de la course qui espace les nageurs. On peut voir que tous les nageurs nagent en crawl, qui est la nage la plus efficace en eau libre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHAFES (Jean-Pierre), « Traversées, une histoire d'amour et d'eau fraîche », Fédération Française de Natation, 2016, https://www.ffnatation.fr/actualites/disciplines/traversees-histoire-damour-et-deau-fraiche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MICHON (Bernard), FABER (Claudine), « Histoire du sport, bilan : 1981-1987 », ''Sciences sociales et sports, états et perspectives'', Strasbourg, 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VELEZ (Anne), ''Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939)'', thèse de doctorat, &lt;br /&gt;
volume 1, Angers, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_handball_chez_les_%C3%A9claireurs_(0129FH0003)&amp;diff=13642</id>
		<title>A travers les sports : le handball chez les éclaireurs (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-28T16:29:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le handball chez les éclaireurs&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_2&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:55&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Eclaireurs_handball.jpg&lt;br /&gt;
|username=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|userrealname=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-04&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Volleyball&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre un groupe d’Eclaireurs en pleine partie de handball. Filmée en 1947, elle témoigne de l’importance des mouvements de jeunesse dans l’encadrement des jeunes alsaciens à cette époque, et de l’originalité de leur éducation par rapport à celles plus traditionnelles transmises par la famille et l’école. Elle souligne également l’importance de la nature au sein de la pédagogie scoute.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=D’origine allemande, le handball est d’abord importé en Alsace et Lorraine au début du XXe. Le handball connait alors relativement peu de succès, à l’instar du basket-ball ou du volley-ball. En 1936, une épreuve de handball est intégrée aux jeux olympiques : pour la première et dernière fois, il est pratiqué à 11 et sur gazon. Il faudra attendre 1972 pour que le handball réintègre la pratique olympique. Il est alors joué à 7 et en intérieur. C’est la création de la Fédération française de Handball en 1941 sous le régime de Vichy qui lance son succès et l’étend au reste de la France. La Fédération est dissoute en 1944 et ne sera récréée qu’en 1952. A l’origine, le handball était pratiqué à 11 en extérieur, jusqu’aux années 50 où la pratique par équipe de 7 et en gymnase devient plus courante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Geo Rieb s'est impliqué tout au long de sa vie dans les Éclaireurs unionistes. Les Éclaireurs unionistes sont l’une des branches du scoutisme : aux côtés des Scouts de France pour les catholiques, des Éclaireurs laïcs et des Éclaireurs israélites destinés aux juifs, les Éclaireurs unionistes s'adressent aux protestants. Les jeunes garçons de 11 à 15 ans sont conviés à joindre ce mouvement qui allie la maxime scoute délivrée par Baden-Powell au protestantisme. En effet, le mouvement scout est créé en 1907 par Baden-Powell et ne se décline d’abord que dans le catholicisme, avant d’être adapté à d’autres confessions. Interdit pendant l’occupation, le scoutisme français devient à la Libération partenaire du Ministère de la Jeunesse et des Sports. L’après-guerre marque aussi un bond dans l’adhésion des jeunes alsaciens dans les organisations, après les années de l’Occupation durant lesquelles le seul choix était la participation aux jeunesses hitlériennes, sinon celle à des réunions secrètes interdites. A l’époque de la réalisation de ce film (1947), les mouvements de jeunesse connaissent donc leur apogée : le nombre d’adhésion à ces groupes est en pleine augmentation et les politiques mises en place leurs sont favorables (institutionnellement et économiquement) . Les mouvements de jeunesse obtiennent alors une place centrale dans la formation de la jeunesse . L’année 1947 voit également la réunion mondiale du scoutisme lors du Jamboree de la paix qui eut lieu à Moisson en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Importance du plein air et de la nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans doute filmés en été, les éclaireurs sont habillés en culotte courte, dont la coupe permet la pratique d’activités physiques intenses. Certains sont même torse nu, ce qui nous indique que la partie en cours demande beaucoup d’efforts physiques. Le foulard, accessoire emblématique de l’uniforme scout, est présent, mais plutôt que d’être noué autour du cou on peut distinguer plusieurs garçons l’ayant attaché autour de leur tête en guise de bandeau. Ils jouent sur un terrain aménagé de buts, en extérieur. On distingue quelques habitations autour du terrain, mais l’endroit semble à l’extérieur de la ville. En effet, les réunions des éclaireurs, qui ont lieu en général 1 à 2 fois par semaine, s’établissent à l’extérieur de la ville, dans les campagnes, qui bénéficient de plus grands espaces. La conviction des bienfaits de la vie en nature est à l’origine de la maxime scoute. La nature est perçue comme le cadre le plus propice au développement des jeunes, tant sur le plan physique que moral. La séquence témoigne de l’importance du sport et du plein air dans les mouvements de jeunesse. Chez le scoutisme notamment, l’aspiration au retour à la nature est très présente, presque un culte au plein air, qui s’oppose au phénomène de concentration urbaine de l’époque. Ce film montre la volonté originale des chefs éclaireurs d’apporter une éducation pédagogique basée sur le sport en plein air. Dans le cas présent, les éclaireurs jouent au handball, un sport physique et d’endurance, dont l’effort nécessité pour le pratiquer est visible dans les séquences filmées par le réalisateur : on voit les garçons courir, sans cesse en mouvements et la scène se clos par un montage d’interceptions successives du ballon par le goal. La caméra de Geo Rieb suit le ballon, ce qui amplifie l’impression de mouvements incessants. A la différence des autres joueurs, tous habillés de blanc, les deux goals se distinguent volontairement par un haut noir. En handball, les goals portent effectivement une tenue différente de celle des joueurs pour faciliter la différenciation.  Le montage de plusieurs séquences brouille la compréhension du déroulement de la partie, mais il semble que Geo Rieb ait filmé deux parties différentes, puisque l'on peut distinguer des moments où les goals sont habillés d’un short blanc et d’un haut noir, et d’autres où ils sont tout en noir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pédagogie du jeu et du sport'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A un moment, la partie est interrompue par l’arbitre, sans doute après un hors-jeu ou une faute et il remet le ballon en jeu en le lançant entre deux joueurs de chaque équipe. Aucune protestation n’a lieu et les décisions de l’arbitre sont respectées. Cet instant nous montre que ce genre d’activités favorisaient l’apprentissage de la communication et de la vie en communauté, par le respect de l’autorité et la conformité à un rôle attitré. Le jeu collectif permet de renforcer le sentiment de complémentarité du groupe. Dans les jeux collectifs, l’entraide, le respect des règles et de l’arbitre sont indispensables. Les chefs éclaireurs ne prennent pas part au jeu et se bornent au rôle d’encadrant : les éclaireurs doivent s’organiser et prendre eux-mêmes des initiatives. L’autonomie et l’initiative sont des valeurs piliers de la maxime scoute. Le jeu et le sport deviennent des moyens pédagogiques de transmettre et apprendre ses valeurs aux jeunes. De telles activités sont d’autant plus efficaces qu’elles suscitent naturellement l’adhésion des jeunes. En effet, bien que ce jeu ait sans doute était pensé par les chefs éclaireurs comme un outil pédagogique de transmission des valeurs scoutes, c’est avant tout un moment de distraction. D’ailleurs, alors que seulement quelques éclaireurs y participent, ils attirent l’intérêt de tous les autres membres du groupe. L’enthousiasme des joueurs est palpable durant tout le film. Ce film témoigne de la prise en charge de la jeunesse par d’autres institution que l’école et la famille : les jeunes sont encadrés par des mouvements de jeunesse qui développent de nouvelles pédagogies pour développer, parallèlement à l’instruction scolaire, la santé physique des jeunes et pour les préparer à la vie adulte. &lt;br /&gt;
A l’époque de ce film, en 1947, le handball est en pleine expansion, mais sa pratique reste faible ; en 1944, avant la dissolution de la Fédération française de Handball, celle-ci ne comptait que 5780 fédérés. Ainsi, sans doute par manque de connaissance précise des règles, peut-être par insouciance, les éclaireurs multiplient les erreurs de jeu. L’amateurisme de la partie est renforcée par le fait qu’ils semblent jouer sur un terrain de foot, notamment à cause des cages anormalement grandes pour le handball.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS (Julien), ''Toujours prêts ! Scoutismes et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée bleue, 2007. &lt;br /&gt;
FUCHS (Julien), « Concurrences et ententes au sein des mouvements de jeunesse. Le cas alsacien (1918-1960) », ''Vingtième Siècle. Revue d'histoire'', vol. 119, no. 3, 2013, pp. 113-126.&lt;br /&gt;
''Encyclopédie générale des sports et sociétés sportives de France'', Ardo, 1946.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0004)&amp;diff=12646</id>
		<title>Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0004)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0004)&amp;diff=12646"/>
		<updated>2020-01-05T11:34:25Z</updated>

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|Resume_fr=La séquence montre le festival de gymnastique qui a eu lieu à Ostwald en 1936.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Sous le Second Empire, la médecine, alertée par le péril sanitaire encouru par la population, recommande la pratique de la gymnastique. D’abord méfiants, les individus évolueront rapidement et adhéreront à la pratique. En plus de son intérêt hygiéniste, la défaite franco-prusse lui confère une teinte forte revancharde et nationaliste. Plus qu’une simple pratique sportive, la gymnastique déborde alors sur des domaines dont elle servira les objectifs ; formation de citoyens-soldats (idée renforcée par le traumatisme des « provinces perdues »), de républicains et d’individus socialisés.  Pour toutes ces raisons, la gymnastique reste pendant longtemps une pratique essentiellement masculine. Les préoccupations hygiénistes, cependant premières à sa popularisation, permettent une présence féminine mais qui reste moindre. Le développement de la gymnastique en Alsace-Lorraine continue avec l’annexion allemande : la politique de germanisation s’appuie, en plus de l’enseignement de la langue allemande, par la pratique obligatoire du « Turnen » (gymnastique en allemand), perçu comme une pratique capable de développer la force morale et physique des adolescents.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Importance des démonstrations publiques''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo s’ouvre sur la foule des spectateurs affluents au festival. Par cette séquence, Emile Breesé nous montre l’intérêt que suscitaient ces fêtes et la sympathie et l’enthousiasme de la société dont elles bénéficiaient. En effet, les sociétés de gymnastes comptaient à cette époque beaucoup d’élèves et la plupart des villes en avait une. Elles organisaient de grands festivals, à l’image de celui d’Ostwald en 1936, qui rassemblaient des centaines voire des milliers de gymnastes et de spectateurs. Le très court instant dédié à la foule permet de distinguer que ces événements s’adressaient à tous : enfants, femmes et hommes de tout âge. &lt;br /&gt;
Mais le festival ne se borne pas à de simples démonstrations de gymnastique. Une autre séquence suivante nous laisse entrevoir un trio de cuivre (le hors champs cachant peut-être un orchestre). Dans toutes les scènes, les champs sont remplis de monde ; ces festivités, qui dépassaient le cadre sportif, s’adressaient à tous et étaient l’occasion de se retrouver le week-end autour de ces animations.&lt;br /&gt;
Le film se clôture sur l’image d’un homme en train de parler devant la foule, notes en main, sans doute en plein discours. En effet, encore hérité de la défaite de 1871, il était de coutume de mêler aux exercices de gymnastiques des démonstrations d’appartenance à la République. Ainsi, les exercices de gymnastique se retrouvaient mêlés au sein de ces festivités à des discours et défilés exacerbant les valeurs de la République. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La pratique de la gymnastique''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Bressée, observateur habitué des fêtes et des activités sportives , nous montre la diversité de la gymnastique, tant au niveau de ses gymnastes que de sa pratique. Seule constance : la pratique semble exclusivement masculine, puisqu’aucune femme gymnaste n’est identifiable dans cette séquence.&lt;br /&gt;
La première séquence de gymnastique filmée par Emile Bressé montre des garçons assez jeunes, avançant en rang, bâtons en mains et d’une démarche militaire. En effet, la défaite de 1871 avait inscrit profondément ses amertumes dans la pratique de la gymnastique : poursuivant l’idéal du citoyen-soldat, les échos militaires restent en 1936 implicitement palpables. Leur tenue vestimentaire est identique est composée d’un tee-shirt et d’un short blancs et de chaussures et chaussettes hautes noires. Ils s’adonnent ensuite à des exercices simples en synchronisation. &lt;br /&gt;
Le réalisateur nous montre ensuite de jeunes hommes, plus âgés que les garçons précédents, en train de réaliser une pyramide sur des barres de gymnastiques. La pratique de la gymnastique privilégiait le collectif sur l’individualité, et chercher par ses activités à renforcer le sentiment de cohésion du groupe. Les promoteurs de la gymnastique souhaitaient qu’elle consolide chez ses pratiquants le sentiment d’appartenance à un groupe, et multipliaient alors les activités symbolisant physiquement l’unité : pyramides ou exercices collectifs en tout genre. Les démonstrations publiques représentaient toujours le collectif, rarement les prestations individuelles. &lt;br /&gt;
La dernière séquence de gymnastique montre pourtant un jeune homme, seul, qui réalise des exercices plus compliqués et exigeant sans doute plus d’expérience et de souplesse que les deux démonstrations précédentes. Il y avait ainsi des exercices adaptés au niveau et à l’âge des pratiquants : exercices au sol relevant de la marche militaire, pyramides ou barres.&lt;br /&gt;
Ainsi, Emile Breesé filme les démonstrations des gymnastiques, mais nous montre aussi que ces festivités n’avaient pas qu’un caractère exclusivement sportif : entre la musique, les défilés et les discours, nous constatons l’importance du caractère public et festif qu’avait à l’époque ces événements.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=DREIDEMY (Éric), « La gymnastique à l'école pour germaniser l'Alsace-Lorraine (1870-1890) », ''Staps'', vol. 80, no. 2, 2008, pp. 7-22.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET (Thierry), « Chapitre II. Les résistances du modèle gymnique », ''Histoire du sport'', Paris, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_la_travers%C3%A9e_de_Strasbourg_%C3%A0_la_nage_(0129FH0003)&amp;diff=12645</id>
		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T11:30:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
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|dateDebut=14071947&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
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|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre la traversée à la nage de Strasbourg qui a eu lieu le 14 juillet 1947. Entre manifestation sportive et populaire, le film Emile Breesé témoigne de l’originalité de ces épreuves sportives.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’origine des traversées à la nage remonte à Paris, où le journal l’Auto, suivi de la Société nationale d’Encouragement à la Natation organisent en 1905 et 1906 les premières traversées de la Seine. Opposées quant au public auquel les traversées devaient s’adresser, les deux organisations créent chacune leur traversée : celle de l’Auto pour les professionnels et celle de la SNES pour les amateurs. Seule différence entre les deux : la course des professionnelles est une « contre la montre », alors que celle des amateurs est une « course en ligne ». Très populaire, la traversée à la nage de Paris inspire ensuite les autres villes françaises, qui créent tour à tour leurs propres traversées. Encadrées par leurs sociétés de natation respectives, ces épreuves rameutaient une foule de spectateurs sur les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Popularité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers plan d’Emile Breesé montrent l’affluence sur les berges du Rhin que provoquait les traversées. À la suite de la popularité de la traversée de Paris, les villes disposant d’une étendue d’eau avaient toutes créées, sous l’impulsion des clubs de natation, leurs propres traversées. La traversée devient la manifestation sportive la plus suivie et elle suscite même l’intérêt des journaux généralistes, d’habitude détournés du fait sportif. L’originalité de ces compétitions étaient qu’elles étaient ouvertes à n’importe qui et qu’il n’était pas nécessaire d’appartenir à un club pour y participer. Dans les années 50, quasiment toutes les villes de France possédait leur traversée, avant que des préoccupations liées à la pollution et à la sécurité ne viennent les supprimer, au profit de la nage en piscine. Les traversées revêtent un aspect sensationnel notamment à une époque où beaucoup ne savaient pas nager. Voir, dans leur fleuve, lac ou rivière, des nageurs et nageuses&lt;br /&gt;
Catégories proposées &lt;br /&gt;
Emile Breesé filme les départs de la course ; au pluriel car plusieurs catégories avaient été créées afin de s’adresser au plus grand nombre. Des catégories par âge, comme celle junior, d’autres par expérience, comme pour les débutants ou encore pour séparer les hommes et les femmes. Chaque catégorie pouvait ainsi avec plus d’équité, célébrer son vainqueur. Les femmes ont leur catégorie dans la compétition, et disposait de leur propre section féminine à la Société de Nation de Strasbourg depuis 1919. Elles avaient cependant déjà accès à cette pratique sportive, et elles sont d’ailleurs déjà trois compétitrices à la traversée de Paris de 1906. Leur participation participait également du succès des traversées, car la présence féminine dans ce genre de pratique étonnait et suscitait l’intérêt d’un grand nombre de spectateurs. Elles ont pendant longtemps été l’argument clamé/annoncé/ par les journaux pour attirer la foule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Particularités des traversées dans la pratique de la natation, éloignées de la norme sportive'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’Emile Breesé filme les nageurs, on constate que les nageurs sont suivis par des kayaks afin d’assurer leur sécurité. En effet, ces courses avaient lieu l’été pour que les nageurs n’aient pas à subir les conditions dangereuses du mauvais temps, mais des risques comme la crampe obligeait ces précautions. Le départ de la course de fait dans l’eau et non en plongeant comme il est d’usage dans les piscines, sans doute pour éviter avec les chaudes températures de l’été un risque d’hydrocution. Les compétitions en eau libre sont des courses en ligne, dans lesquelles les nageurs partent en même temps, contrairement au type de courses « contre la montre », où les nageurs partent tour à tour. Les courses en ligne sont privilégiées pour les nages en eau libre car elles assurent que les nageurs connaissent les mêmes conditions d’épreuves. En revanche, les courses contre la montre présentent l’inconvénient que les nageurs peuvent subir différentes forces de courant. Pour le public aussi, l’épreuve en ligne a l’intérêt d’être plus clair car la victoire se constate immédiatement à la ligne d’arrivée. Emile Bressé filme les nageurs qui partent en peloton très serré, avant de filmer la progression de la course qui espace les nageurs. On peut voir que tous les nageurs nagent en crawl, qui est la nage la plus efficace en eau libre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHAFES (Jean-Pierre), « Traversées, une histoire d'amour et d'eau fraîche », Fédération Française de Natation, 2016, https://www.ffnatation.fr/actualites/disciplines/traversees-histoire-damour-et-deau-fraiche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MICHON (Bernard), FABER (Claudine), « Histoire du sport, bilan : 1981-1987 », ''Sciences sociales et sports, états et perspectives'', Strasbourg, 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VELEZ (Anne), ''Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939)'', thèse de doctorat, &lt;br /&gt;
volume 1, Angers, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_la_travers%C3%A9e_de_Strasbourg_%C3%A0_la_nage_(0129FH0003)&amp;diff=12644</id>
		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T11:29:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Cette séquence montre la traversée à la nage de Strasbourg qui a eu lieu le 14 juillet 1947. Entre manifestation sportive et populaire, le film Emile Breesé témoigne de l’originalité de ces épreuves sportives.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’origine des traversées à la nage remonte à Paris, où le journal l’Auto, suivi de la Société nationale d’Encouragement à la Natation organisent en 1905 et 1906 les premières traversées de la Seine. Opposées quant au public auquel les traversées devaient s’adresser, les deux organisations créent chacune leur traversée : celle de l’Auto pour les professionnels et celle de la SNES pour les amateurs. Seule différence entre les deux : la course des professionnelles est une « contre la montre », alors que celle des amateurs est une « course en ligne ». Très populaire, la traversée à la nage de Paris inspire ensuite les autres villes françaises, qui créent tour à tour leurs propres traversées. Encadrées par leurs sociétés de natation respectives, ces épreuves rameutaient une foule de spectateurs sur les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Popularité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers plan d’Emile Breesé montrent l’affluence sur les berges du Rhin que provoquait les traversées. À la suite de la popularité de la traversée de Paris, les villes disposant d’une étendue d’eau avaient toutes créées, sous l’impulsion des clubs de natation, leurs propres traversées. La traversée devient la manifestation sportive la plus suivie et elle suscite même l’intérêt des journaux généralistes, d’habitude détournés du fait sportif. L’originalité de ces compétitions étaient qu’elles étaient ouvertes à n’importe qui et qu’il n’était pas nécessaire d’appartenir à un club pour y participer. Dans les années 50, quasiment toutes les villes de France possédait leur traversée, avant que des préoccupations liées à la pollution et à la sécurité ne viennent les supprimer, au profit de la nage en piscine. Les traversées revêtent un aspect sensationnel notamment à une époque où beaucoup ne savaient pas nager. Voir, dans leur fleuve, lac ou rivière, des nageurs et nageuses&lt;br /&gt;
Catégories proposées &lt;br /&gt;
Emile Breesé filme les départs de la course ; au pluriel car plusieurs catégories avaient été créées afin de s’adresser au plus grand nombre. Des catégories par âge, comme celle junior, d’autres par expérience, comme pour les débutants ou encore pour séparer les hommes et les femmes. Chaque catégorie pouvait ainsi avec plus d’équité, célébrer son vainqueur. Les femmes ont leur catégorie dans la compétition, et disposait de leur propre section féminine à la Société de Nation de Strasbourg depuis 1919. Elles avaient cependant déjà accès à cette pratique sportive, et elles sont d’ailleurs déjà trois compétitrices à la traversée de Paris de 1906. Leur participation participait également du succès des traversées, car la présence féminine dans ce genre de pratique étonnait et suscitait l’intérêt d’un grand nombre de spectateurs. Elles ont pendant longtemps été l’argument clamé/annoncé/ par les journaux pour attirer la foule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Particularités des traversées dans la pratique de la natation, éloignées de la norme sportive'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’Emile Breesé filme les nageurs, on constate que les nageurs sont suivis par des kayaks afin d’assurer leur sécurité. En effet, ces courses avaient lieu l’été pour que les nageurs n’aient pas à subir les conditions dangereuses du mauvais temps, mais des risques comme la crampe obligeait ces précautions. Le départ de la course de fait dans l’eau et non en plongeant comme il est d’usage dans les piscines, sans doute pour éviter avec les chaudes températures de l’été un risque d’hydrocution. Les compétitions en eau libre sont des courses en ligne, dans lesquelles les nageurs partent en même temps, contrairement au type de courses « contre la montre », où les nageurs partent tour à tour. Les courses en ligne sont privilégiées pour les nages en eau libre car elles assurent que les nageurs connaissent les mêmes conditions d’épreuves. En revanche, les courses contre la montre présentent l’inconvénient que les nageurs peuvent subir différentes forces de courant. Pour le public aussi, l’épreuve en ligne a l’intérêt d’être plus clair car la victoire se constate immédiatement à la ligne d’arrivée. Emile Bressé filme les nageurs qui partent en peloton très serré, avant de filmer la progression de la course qui espace les nageurs. On peut voir que tous les nageurs nagent en crawl, qui est la nage la plus efficace en eau libre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=CHAFES (Jean-Pierre), « Traversées, une histoire d'amour et d'eau fraîche », Fédération Française de Natation, 2016, https://www.ffnatation.fr/actualites/disciplines/traversees-histoire-damour-et-deau-fraiche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MICHON (Bernard), FABER (Claudine), « Histoire du sport, bilan : 1981-1987 », ''Sciences sociales et sports, états et perspectives'', Strasbourg, 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VELEZ (Anne), Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939), thèse de doctorat, &lt;br /&gt;
volume 1, Angers, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
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		<title>A travers les sports : le handball chez les éclaireurs (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T11:11:22Z</updated>

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|thematique=Volleyball&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre un groupe d’Eclaireurs en pleine partie de handball. Filmée en 1947, elle témoigne de l’importance des mouvements de jeunesse dans l’encadrement des jeunes alsaciens à cette époque, et de l’originalité de leur éducation par rapport à celles plus traditionnelles transmises par la famille et l’école. Elle souligne également l’importance de la nature au sein de la pédagogie scoute.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Geo Rieb s'est impliqué tout au long de sa vie dans les Éclaireurs unionistes. Les Éclaireurs unionistes sont l’une des branches du scoutisme : aux côtés des Scouts de France pour les catholiques, des Éclaireurs laïcs et des Éclaireurs israélites destinés aux juifs, les Éclaireurs unionistes s'adressent aux protestants. Les jeunes garçons de 11 à 15 ans sont conviés à joindre ce mouvement qui allie la maxime scoute délivrée par Baden-Powell au protestantisme. En effet, le mouvement scout est créé en 1907 par Baden-Powell et ne se décline d’abord que dans le catholicisme, avant d’être adapté à d’autres confessions. Interdit pendant l’occupation, le scoutisme français devient à la Libération partenaire du Ministère de la Jeunesse et des Sports. L’après-guerre marque aussi un bond dans l’adhésion des jeunes alsaciens dans les organisations, après les années de l’Occupation durant lesquelles le seul choix était la participation aux jeunesses hitlériennes, sinon celle à des réunions secrètes interdites. A l’époque de la réalisation de ce film (1947), les mouvements de jeunesse connaissent donc leur apogée : le nombre d’adhésion à ces groupes est en pleine augmentation et les politiques mises en place leurs sont favorables (institutionnellement et économiquement) . Les mouvements de jeunesse obtiennent alors une place centrale dans la formation de la jeunesse . L’année 1947 voit également la réunion mondiale du scoutisme lors du Jamboree de la paix qui eut lieu à Moisson en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Importance du plein air et de la nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans doute filmés en été, les éclaireurs sont habillés en culotte courte, dont la coupe permet la pratique d’activités physiques intenses. Certains sont même torse nu, ce qui nous indique que la partie en cours demande beaucoup d’efforts physiques. Le foulard, accessoire emblématique de l’uniforme scout, est présent, mais plutôt que d’être noué autour du cou on peut distinguer plusieurs garçons l’ayant attaché autour de leur tête en guise de bandeau. Ils jouent sur un terrain aménagé de buts, en extérieur. On distingue quelques habitations autour du terrain, mais l’endroit semble à l’extérieur de la ville. En effet, les réunions des éclaireurs, qui ont lieu en général 1 à 2 fois par semaine, s’établissent à l’extérieur de la ville, dans les campagnes, qui bénéficient de plus grands espaces. La conviction des bienfaits de la vie en nature est à l’origine de la maxime scoute. La nature est perçue comme le cadre le plus propice au développement des jeunes, tant sur le plan physique que moral. La séquence témoigne de l’importance du sport et du plein air dans les mouvements de jeunesse. Chez le scoutisme notamment, l’aspiration au retour à la nature est très présente, presque un culte au plein air, qui s’oppose au phénomène de concentration urbaine de l’époque. Ce film montre la volonté originale des chefs éclaireurs d’apporter une éducation pédagogique basée sur le sport en plein air. Dans le cas présent, les éclaireurs jouent au handball, un sport physique et d’endurance, dont l’effort nécessité pour le pratiquer est visible dans les séquences filmées par le réalisateur : on voit les garçons courir, sans cesse en mouvements et la scène se clos par un montage d’interceptions successives du ballon par le goal. La caméra de Geo Rieb suit le ballon, ce qui amplifie l’impression de mouvements incessants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pédagogie du jeu et du sport'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A un moment, la partie est interrompue par l’arbitre, sans doute après un hors-jeu ou une faute et il remet le ballon en jeu en le lançant entre deux joueurs de chaque équipe. Aucune protestation n’a lieu et les décisions de l’arbitre sont respectées. Cet instant nous montre que ce genre d’activités favorisaient l’apprentissage de la communication et de la vie en communauté, par le respect de l’autorité et la conformité à un rôle attitré. Le jeu collectif permet de renforcer le sentiment de complémentarité du groupe. Dans les jeux collectifs, l’entraide, le respect des règles et de l’arbitre sont indispensables. Les chefs éclaireurs ne prennent pas part au jeu et se bornent au rôle d’encadrant : les éclaireurs doivent s’organiser et prendre eux-mêmes des initiatives. L’autonomie et l’initiative sont des valeurs piliers de la maxime scoute. Le jeu et le sport deviennent des moyens pédagogiques de transmettre et apprendre ses valeurs aux jeunes. De telles activités sont d’autant plus efficaces qu’elles suscitent naturellement l’adhésion des jeunes. En effet, bien que ce jeu ait sans doute était pensé par les chefs éclaireurs comme un outil pédagogique de transmission des valeurs scoutes, c’est avant tout un moment de distraction. D’ailleurs, alors que seulement quelques éclaireurs y participent, ils attirent l’intérêt de tous les autres membres du groupe. L’enthousiasme des joueurs est palpable durant tout le film. Ce film témoigne de la prise en charge de la jeunesse par d’autres institution que l’école et la famille : les jeunes sont encadrés par des mouvements de jeunesse qui développent de nouvelles pédagogies pour développer, parallèlement à l’instruction scolaire, la santé physique des jeunes et pour les préparer à la vie adulte.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS (Julien), ''Toujours prêts ! Scoutismes et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée bleue, 2007. FUCHS (Julien), « Concurrences et ententes au sein des mouvements de jeunesse. Le cas alsacien (1918-1960) », ''Vingtième Siècle. Revue d'histoire'', vol. 119, no. 3, 2013, pp. 113-126.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_handball_chez_les_%C3%A9claireurs_(0129FH0003)&amp;diff=12642</id>
		<title>A travers les sports : le handball chez les éclaireurs (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T11:06:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : &lt;/p&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Volleyball&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre un groupe d’Eclaireurs en pleine partie de handball. Filmée en 1947, elle témoigne de l’importance des mouvements de jeunesse dans l’encadrement des jeunes alsaciens à cette époque, et de l’originalité de leur éducation par rapport à celles plus traditionnelles transmises par la famille et l’école. Elle souligne également l’importance de la nature au sein de la pédagogie scoute.&lt;br /&gt;
|Description_fr='''Importance du plein air et de la nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans doute filmés en été, les éclaireurs sont habillés en culotte courte, dont la coupe permet la pratique d’activités physiques intenses. Certains sont même torse nu, ce qui nous indique que la partie en cours demande beaucoup d’efforts physiques. Le foulard, accessoire emblématique de l’uniforme scout, est présent, mais plutôt que d’être noué autour du cou on peut distinguer plusieurs garçons l’ayant attaché autour de leur tête en guise de bandeau. Ils jouent sur un terrain aménagé de buts, en extérieur. On distingue quelques habitations autour du terrain, mais l’endroit semble à l’extérieur de la ville. En effet, les réunions des éclaireurs, qui ont lieu en général 1 à 2 fois par semaine, s’établissent à l’extérieur de la ville, dans les campagnes, qui bénéficient de plus grands espaces. La conviction des bienfaits de la vie en nature est à l’origine de la maxime scoute. La nature est perçue comme le cadre le plus propice au développement des jeunes, tant sur le plan physique que moral. La séquence témoigne de l’importance du sport et du plein air dans les mouvements de jeunesse. Chez le scoutisme notamment, l’aspiration au retour à la nature est très présente, presque un culte au plein air, qui s’oppose au phénomène de concentration urbaine de l’époque. Ce film montre la volonté originale des chefs éclaireurs d’apporter une éducation pédagogique basée sur le sport en plein air. Dans le cas présent, les éclaireurs jouent au handball, un sport physique et d’endurance, dont l’effort nécessité pour le pratiquer est visible dans les séquences filmées par le réalisateur : on voit les garçons courir, sans cesse en mouvements et la scène se clos par un montage d’interceptions successives du ballon par le goal. La caméra de Geo Rieb suit le ballon, ce qui amplifie l’impression de mouvements incessants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pédagogie du jeu et du sport'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A un moment, la partie est interrompue par l’arbitre, sans doute après un hors-jeu ou une faute et il remet le ballon en jeu en le lançant entre deux joueurs de chaque équipe. Aucune protestation n’a lieu et les décisions de l’arbitre sont respectées. Cet instant nous montre que ce genre d’activités favorisaient l’apprentissage de la communication et de la vie en communauté, par le respect de l’autorité et la conformité à un rôle attitré. Le jeu collectif permet de renforcer le sentiment de complémentarité du groupe. Dans les jeux collectifs, l’entraide, le respect des règles et de l’arbitre sont indispensables. Les chefs éclaireurs ne prennent pas part au jeu et se bornent au rôle d’encadrant : les éclaireurs doivent s’organiser et prendre eux-mêmes des initiatives. L’autonomie et l’initiative sont des valeurs piliers de la maxime scoute. Le jeu et le sport deviennent des moyens pédagogiques de transmettre et apprendre ses valeurs aux jeunes. De telles activités sont d’autant plus efficaces qu’elles suscitent naturellement l’adhésion des jeunes. En effet, bien que ce jeu ait sans doute était pensé par les chefs éclaireurs comme un outil pédagogique de transmission des valeurs scoutes, c’est avant tout un moment de distraction. D’ailleurs, alors que seulement quelques éclaireurs y participent, ils attirent l’intérêt de tous les autres membres du groupe. L’enthousiasme des joueurs est palpable durant tout le film. Ce film témoigne de la prise en charge de la jeunesse par d’autres institution que l’école et la famille : les jeunes sont encadrés par des mouvements de jeunesse qui développent de nouvelles pédagogies pour développer, parallèlement à l’instruction scolaire, la santé physique des jeunes et pour les préparer à la vie adulte.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Geo Rieb s'est impliqué tout au long de sa vie dans les Éclaireurs unionistes. Les Éclaireurs unionistes sont l’une des branches du scoutisme : aux côtés des Scouts de France pour les catholiques, des Éclaireurs laïcs et des Éclaireurs israélites destinés aux juifs, les Éclaireurs unionistes s'adressent aux protestants. Les jeunes garçons de 11 à 15 ans sont conviés à joindre ce mouvement qui allie la maxime scoute délivrée par Baden-Powell au protestantisme. En effet, le mouvement scout est créé en 1907 par Baden-Powell et ne se décline d’abord que dans le catholicisme, avant d’être adapté à d’autres confessions. Interdit pendant l’occupation, le scoutisme français devient à la Libération partenaire du Ministère de la Jeunesse et des Sports. L’après-guerre marque aussi un bond dans l’adhésion des jeunes alsaciens dans les organisations, après les années de l’Occupation durant lesquelles le seul choix était la participation aux jeunesses hitlériennes, sinon celle à des réunions secrètes interdites. A l’époque de la réalisation de ce film (1947), les mouvements de jeunesse connaissent donc leur apogée : le nombre d’adhésion à ces groupes est en pleine augmentation et les politiques mises en place leurs sont favorables (institutionnellement et économiquement) . Les mouvements de jeunesse obtiennent alors une place centrale dans la formation de la jeunesse . L’année 1947 voit également la réunion mondiale du scoutisme lors du Jamboree de la paix qui eut lieu à Moisson en France.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=FUCHS (Julien), ''Toujours prêts ! Scoutismes et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée bleue, 2007. FUCHS (Julien), « Concurrences et ententes au sein des mouvements de jeunesse. Le cas alsacien (1918-1960) », ''Vingtième Siècle. Revue d'histoire'', vol. 119, no. 3, 2013, pp. 113-126.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_la_travers%C3%A9e_de_Strasbourg_%C3%A0_la_nage_(0129FH0003)&amp;diff=12560</id>
		<title>A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-04T14:11:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : Modifié automatiquement depuis la page Bas:A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage (0129FH0003).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : la traversée de Strasbourg à la nage&lt;br /&gt;
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|dateDebut=14071947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|userrealname=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-04&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0004)&amp;diff=12556</id>
		<title>Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0004)</title>
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		<updated>2020-01-04T14:08:44Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|video=0021FN0004_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|username=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
|userrealname=Geneviève Velicitat&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Utilisateur:Genevi%C3%A8ve_Velicitat&amp;diff=12546</id>
		<title>Utilisateur:Geneviève Velicitat</title>
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		<updated>2020-01-04T13:52:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Geneviève Velicitat : Cette séquence montre un groupe d’Éclaireurs en pleine partie de handball.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Contexte et analyse''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Rieb s'est impliqué tout au long de sa vie dans les Éclaireurs unionistes. Les Éclaireurs unionistes sont l’une des branches du scoutisme : aux côtés des Scouts de France pour les catholiques, des Éclaireurs laïcs et des Éclaireurs israélites destinés aux juifs, les Éclaireurs unionistes s'adressent aux protestants. Les jeunes garçons de 11 à 15 ans  sont conviés à joindre ce mouvement qui allie la maxime scoute délivrée par Baden-Powell au protestantisme. En effet, le mouvement scout est créé en 1907 par Baden-Powell et ne se décline d’abord que dans le catholicisme, avant d’être adapté à d’autres confessions. Interdit pendant l’occupation, le scoutisme français devient à la Libération partenaire du Ministère de la Jeunesse et des Sports. L’après-guerre marque aussi un bond dans l’adhésion des jeunes alsaciens dans les organisations, après les années de l’Occupation durant lesquelles le seul choix était la participation aux jeunesses hitlériennes, sinon celle à des réunions secrètes interdites.  A l’époque de la réalisation de ce film (1947), les mouvements de jeunesse connaissent donc leur apogée : le nombre d’adhésion à ces groupes est en pleine augmentation et les politiques mises en place leurs sont favorables (institutionnellement et économiquement) . Les mouvements de jeunesse obtiennent alors une place centrale dans la formation de la jeunesse . L’année 1947 voit également la réunion mondiale du scoutisme lors du Jamboree de la paix qui eut lieu à Moisson en France. Filmée en 1947, cette séquence témoigne de l’importance des mouvements de jeunesse dans l’encadrement des jeunes alsaciens à cette époque, et de l’originalité de leur éducation par rapport à celles plus traditionnelles transmises par la famille et l’école. Elle souligne également l’importance de la nature au sein de la pédagogie scoute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Importance du plein air et de la nature''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans doute filmés en été, les éclaireurs sont habillés en culotte courte, dont la coupe permet la pratique d’activités physiques intenses. Certains sont même torse nu, ce qui nous indique que la partie en cours demande beaucoup d’efforts physiques. Le foulard, accessoire emblématique de l’uniforme scout, est présent, mais plutôt que d’être noué autour du cou on peut distinguer plusieurs garçons l’ayant attaché autour de leur tête en guise de bandeau. Ils jouent sur un terrain aménagé de buts, en extérieur. On distingue quelques habitations autour du terrain, mais l’endroit semble à l’extérieur de la ville. En effet, les réunions des éclaireurs, qui ont lieu en général 1 à 2 fois par semaine, s’établissent à l’extérieur de la ville, dans les campagnes, qui bénéficient de plus grands espaces. La conviction des bienfaits de la vie en nature est à l’origine de la maxime scoute. La nature est perçue comme le cadre le plus propice au développement des jeunes, tant sur le plan physique que moral. &lt;br /&gt;
La séquence témoigne de l’importance du sport et du plein air dans les mouvements de jeunesse. Chez le scoutisme notamment, l’aspiration au retour à la nature est très présente, presque un culte au plein air, qui s’oppose au phénomène de concentration urbaine de l’époque. Ce film montre la volonté originale des chefs éclaireurs d’apporter une éducation pédagogique basée sur le sport en plein air. Dans le cas présent, les éclaireurs jouent au handball, un sport physique et d’endurance, dont l’effort nécessité pour le pratiquer est visible dans les séquences filmées par le réalisateur : on voit les garçons courir, sans cesse en mouvements et la scène se clos par un montage d’interceptions successives du ballon par le goal. La caméra de Geo Rieb suit le ballon, ce qui amplifie l’impression de mouvements incessants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pédagogie du jeu et du sport''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A un moment, la partie est interrompue par l’arbitre, sans doute après un hors-jeu ou une faute et il remet le ballon en jeu en le lançant entre deux joueurs de chaque équipe. Aucune protestation n’a lieu et les décisions de l’arbitre sont respectées. Cet instant nous montre que ce genre d’activités favorisaient l’apprentissage de la communication et de la vie en communauté, par le respect de l’autorité et la conformité à un rôle attitré. Le jeu collectif permet de renforcer le sentiment de complémentarité du groupe. Dans les jeux collectifs, l’entraide, le respect des règles et de l’arbitre sont indispensables. Les chefs éclaireurs ne prennent pas part au jeu et se bornent au rôle d’encadrant : les éclaireurs doivent s’organiser et prendre eux-mêmes des initiatives. L’autonomie et l’initiative sont des valeurs piliers de la maxime scoute. Le jeu et le sport deviennent des moyens pédagogiques de transmettre et apprendre ses valeurs aux jeunes.&lt;br /&gt;
De telles activités sont d’autant plus efficaces qu’elles suscitent naturellement l’adhésion des jeunes. En effet, bien que ce jeu ait sans doute était pensé par les chefs éclaireurs comme un outil pédagogique de transmission des valeurs scoutes, c’est avant tout un moment de distraction. D’ailleurs, alors que seulement quelques éclaireurs y participent, ils attirent l’intérêt de tous les autres membres du groupe. L’enthousiasme des joueurs est palpable durant tout le film.&lt;br /&gt;
Ce film témoigne de la prise en charge de la jeunesse par d’autres institution que l’école et la famille : les jeunes sont encadrés par des mouvements de jeunesse qui développent de nouvelles pédagogies pour développer, parallèlement à l’instruction scolaire, la santé physique des jeunes et pour les préparer à la vie adulte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (Julien), Toujours prêts ! Scoutismes et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970, Strasbourg, La Nuée bleue, 2007.&lt;br /&gt;
FUCHS (Julien), « Concurrences et ententes au sein des mouvements de jeunesse. Le cas alsacien (1918-1960) », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, vol. 119, no. 3, 2013, pp. 113-126.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
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		<title>A travers les sports : le handball chez les éclaireurs (0129FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-04T13:37:16Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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		<author><name>Geneviève Velicitat</name></author>
		
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