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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Pfifferdaj_de_Ribeauvill%C3%A9_(0113FI0005)&amp;diff=12822</id>
		<title>Pfifferdaj de Ribeauvillé (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-05T19:23:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Pfifferdaj de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FI0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0113FI0005_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Robert Lehmann saisit sur bobine Super 8mm les images de la 629ème édition du ''Pfifferdaj'' de Ribeauvillé en 1967.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par une succession de plans rapides s’enchaînant pendant les quarante premières secondes et filmant diverses personnes, lieux et objets qui semblent incohérents. On observe premièrement trois pompiers en tenue de cérémonie sur des cyclomoteurs, puis un plan très succinct de cavaliers de la Renaissance qui nous indique le caractère historique du défilé qui va suivre. S’en suivent des plans des rues de Ribeauvillé grâce auxquels on constate l’ampleur de la fête à la vue du nombre important de personnes déambulant dans le village. Ces plans sont entrecoupés par trois zooms qui se concentrent premièrement sur le blason de la commune dit ‘’d'argent à la main bénissant de carnation posée en pal et habillée d'azur, accompagnée de trois écussons de gueules, deux et un’’ puis sur la statue du flutiste de Ribeauvillé, le ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300 ‘’ qui rappelle au spectateur qu’il assiste au ''Pfifferdaj''. Le second zoom a le même rôle en s’attardant sur le restaurant ''Pfifferhüs'', littéralement la ‘’ maison du flutiste/siffleur ‘’. Le dernier concerne le château Saint-Ulrich, l’une des possessions des suzerains de Ribeauvillé, les seigneurs de Ribeaupierre qui seraient les instigateurs de la fête. Trois femmes sont également filmées à plusieurs reprises, faisant sûrement partie de l’entourage du cinéaste, la plus âgée étant Mme Lehmann, la mère de ce dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vient l’heure du défilé inauguré par la fanfare des pompiers et suivie par une succession de chars aux inspirations médiévales, on y retrouve entre autres Clovis et l’épisode du vase de Soissons, le blason des Ribeaupierre ‘’d’argent à trois écussons de gueules’’ ou encore de ce qui semble être des chevaliers croisés malgré le manque de rigueur historique dans la restitution de l’armure. On observe également des chars aux inspirations plus contemporaines, reproduisant notamment des scènes de l’Ancien Régime et du Premier Empire comme la fuite de Louis XVI à Varennes ou la présence de grognards. Ces reconstitutions historiques sont entrecoupées par le défilé de fanfares ou de personnes revêtant le costume traditionnel alsacien. Le défilé est filmé en plan large pour capturer le char ou les personnes concernées et la foule, la plupart du temps de face mais aussi quelque fois de dos afin de visualiser toutes les subtilités. On remarque que la caméra suit littéralement celui ou celle qui défile en effectuant un travelling de droite à gauche pour souligner l’effet de mouvement et saisir l’élément filmé plus longtemps. Un autre zoom se concentre sur une mère et ses deux filles observant le défilé à la fenêtre, témoignage de l’attrait des habitants pour l’événement, l’une des filles étant d’ailleurs elle aussi parée du costume traditionnel alsacien. A l’issue du défilé on observe la foule qui se disperse dans les rues et l’on constate que le cinéaste se retrouve à l’entrée du village, en témoignent les guichets qui délivrent les billets d’entrée comme l’indique la banderole. On observe un dernier passage des chars dudit défilé qui semblent rentrer à l’entrepôt à la vue de l’inactivité des figurants qui jouaient auparavant leur rôle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’année 1967 est l’occasion pour les Ribeauvillois de célébrer la 577e fête des ménétriers qui au-delà de constituer une simple attraction au cœur de cette célèbre cité médiévale du Haut-Rhin, représente un véritable héritage folklorique et historique d’une tradition plusieurs fois centenaire. L’accent est mis sur l’histoire nationale dans une Alsace qui vingt ans plus tôt subissait le joug nazi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le ''Pfifferdaj'', dimension légendaire et folklorique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Pfifferdaj'', littéralement le jour du flutiste/siffleur en dialecte, est traduit en français par la fête des ménétriers. Au Moyen Âge, un ménétrier s’apparente au ménestrel, c’est-à-dire qu’il joue d’un instrument en public et de manière profane, hors du cadre religieux. La légende de l’origine du ''Pfifferdaj'' remonte au Bas Moyen Âge lorsqu’un noble de Ribeauvillé, village alors nommé ''Rappschwir'' en alsacien, fait preuve de générosité à l’égard d’un ménétrier ayant cassé son instrument. Le donateur en question n’est autre qu’un membre de la famille des Ribeaupierre, seigneurs du bourg depuis le XIIe siècle grâce à l’évêque de Bâle qui cède à leur ancêtre Egenolphe d’Urslingen la seigneurie éponyme. La puissante corporation des ménétriers choisit alors le seigneur de Ribeaupierre comme suzerain. La réalité est plus complexe et relève d’un calcul politique de la part de l’Empereur, l’Alsace faisant alors partie du Saint-Empire romain germanique. Ce dernier choisit les Ribeaupierre pour contenir la corporation qui par sa nature publique pouvait se révéler être un dangereux adversaire politique. C’est ainsi que lors du jour de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, les ménétriers se réunissaient pour régler les divergences politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi naît une tradition qui avec le temps a évolué, se muant en fête locale célébrée tous les ans. Un autre aspect du terme ''Pfiffer'' qui n’est pas forcément discernable dans sa retranscription française est la place prépondérante de la figure du joueur de flûte dans le folklore ribeauvillois. Robert Lehmann nous l’indique lorsqu’il s’attarde quelques secondes sur la statue du ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300’’. Là encore il est possible d’établir un parallèle entre la réalité historique et la légende, le flutiste étant lui-même un ménétrier. L’Alsace étant teintée de culture germanique, cette statue évoque sans doute la légende du joueur de flûte de Hamelin, un conte faisant écho à une catastrophe légendaire survenue en 1284 à Hamelin en Basse-Saxe durant laquelle un flutiste s’illustre en chassant les rats hors de la ville devenant ainsi un symbole protecteur aux quatre coins du Saint-Empire romain germanique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un aspect historique revendiqué'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà du folklore germanique qui entoure la légende des premiers ''Pfifferdaj'' et des enjeux politiques inhérents à la noblesse impériale, la fête des ménétriers telle qu’elle se déroule en 1967 revendique une histoire quasiment identique au reste de la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les chars filmés par Robert Lehmann rappellent de grands épisodes de l’histoire nationale. On aperçoit premièrement un char à l’effigie des Gaulois où un chef est porté par ses guerriers sur un bouclier, coutume purement gauloise dans l’imaginaire collectif bien que celle-ci soit plutôt pratiquée par des tribus germaniques comme les Francs. Le char suivant est une représentation du roi Clovis châtiant le guerrier ayant brisé le vase de Soissons, épisode incontournable dans l’historiographie française. Vient ensuite une jeune fille sur un cheval immaculée de blanc, symbole de la pureté et de la virginité, accompagnée par un écuyer revêtant une tenue du Bas Moyen Âge. La jeune fille en question pourrait être une représentation de Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défilent par la suite des chevaliers parés d’une croix rouge sur un manteau blanc, possiblement une référence à l’ordre monastique et militaire des Templiers, ordre très influent dans le Royaume de France mais bien moins dans le Saint-Empire où l’Ordre Teutonique domine. L’Ancien Régime est lui aussi représenté avec ce qui semble être une reproduction de la fuite à Varennes de Louis XVI qui précède le char du Premier Empire sur lequel on distingue des grognards. Ces représentations permettent d’intégrer la culture alsacienne à une culture commune avec la France une vingtaine d’année après le retour dans le giron français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête populaire dans un village pittoresque''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ribeauvillé constitue la cité médiévale alsacienne par excellence. Ses maisons à colombages typiques de la région sont inspirées des huttes du Haut Moyen Âge appelées les ''Ständerhüs'' qui s’imposent alors comme les premières habitations urbaines et dont les quatre piliers angulaires forment l’essentiel. La Renaissance permet la mise en place des encorbellements, c’est-à-dire l’avancée d’étage en d’étage permettant d’augmenter la hauteur de ces maisons à colombage qui par la suite bénéficient de décorations notamment sur les pignons ou encore d’encadrements de fenêtres sculptés. Souvent, on retrouve des ornements sur les linteaux des portes, le poutrage ou les garde-fous des balcons qui symbolisent le métier du propriétaire, la date de fondation, le régime politique ou parfois des manières de défendre l’habitation en témoigne la présence de pentagrammes ou d’étoiles à six branches. On constate dans les prises de vue de Robert Lehmann la prédominance de ces maisons à colombages qui font la réputation du village haut-rhinois comme une cité médiévale en plein cœur du vignoble. Le ''Pfifferdaj'' est ainsi l’occasion pour les habitants et les associations tels le Comité des Fêtes ou les Pfiffer Fêteurs de mettre en valeur ce patrimoine culturel en organisant encore de nos jours la fête qui a lieu chaque année le premier dimanche du mois de septembre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=KLEIN Georges et RIVIERE Georges-Henri, ''Arts et traditions populaires d’Alsace: la maison rurale et l’artisanat d’autrefois'', Colmar, Alsatia, 1973, 255; 104; 16 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LESER (Gérard) et RENAULT (Christophe), ''Mythes et symboles d’Alsace'', Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe) et THADDEN (Rudolf) von, ''Histoire de l’Alsace'', Paris, Perrin, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SOCIETE D’ARCHEOLOGIE LORRAINE, « Les seigneurs de Ribeaupierre », dans ''Mémoires de la Société d’Archéologie Lorraine et du Musée Historique Lorrain'', vol. 23, 1873, 464 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Pfifferdaj_de_Ribeauvill%C3%A9_(0113FI0005)&amp;diff=12821</id>
		<title>Pfifferdaj de Ribeauvillé (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-05T19:22:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Pfifferdaj de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FI0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0113FI0005_1&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Robert Lehmann saisit sur bobine Super 8mm les images de la 629ème édition du ''Pfifferdaj'' de Ribeauvillé en 1967.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par une succession de plans rapides s’enchaînant pendant les quarante premières secondes et filmant diverses personnes, lieux et objets qui semblent incohérents. On observe premièrement trois pompiers en tenue de cérémonie sur des cyclomoteurs, puis un plan très succinct de cavaliers de la Renaissance qui nous indique le caractère historique du défilé qui va suivre. S’en suivent des plans des rues de Ribeauvillé grâce auxquels on constate l’ampleur de la fête à la vue du nombre important de personnes déambulant dans le village. Ces plans sont entrecoupés par trois zooms qui se concentrent premièrement sur le blason de la commune dit ‘’d'argent à la main bénissant de carnation posée en pal et habillée d'azur, accompagnée de trois écussons de gueules, deux et un’’ puis sur la statue du flutiste de Ribeauvillé, le ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300 ‘’ qui rappelle au spectateur qu’il assiste au ''Pfifferdaj''. Le second zoom a le même rôle en s’attardant sur le restaurant ''Pfifferhüs'', littéralement la ‘’ maison du flutiste/siffleur ‘’. Le dernier concerne le château Saint-Ulrich, l’une des possessions des suzerains de Ribeauvillé, les seigneurs de Ribeaupierre qui seraient les instigateurs de la fête. Trois femmes sont également filmées à plusieurs reprises, faisant sûrement partie de l’entourage du cinéaste, la plus âgée étant Mme Lehmann, la mère de ce dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vient l’heure du défilé inauguré par la fanfare des pompiers et suivie par une succession de chars aux inspirations médiévales, on y retrouve entre autres Clovis et l’épisode du vase de Soissons, le blason des Ribeaupierre ‘’d’argent à trois écussons de gueules’’ ou encore de ce qui semble être des chevaliers croisés malgré le manque de rigueur historique dans la restitution de l’armure. On observe également des chars aux inspirations plus contemporaines, reproduisant notamment des scènes de l’Ancien Régime et du Premier Empire comme la fuite de Louis XVI à Varennes ou la présence de grognards. Ces reconstitutions historiques sont entrecoupées par le défilé de fanfares ou de personnes revêtant le costume traditionnel alsacien. Le défilé est filmé en plan large pour capturer le char ou les personnes concernées et la foule, la plupart du temps de face mais aussi quelque fois de dos afin de visualiser toutes les subtilités. On remarque que la caméra suit littéralement celui ou celle qui défile en effectuant un travelling de droite à gauche pour souligner l’effet de mouvement et saisir l’élément filmé plus longtemps. Un autre zoom se concentre sur une mère et ses deux filles observant le défilé à la fenêtre, témoignage de l’attrait des habitants pour l’événement, l’une des filles étant d’ailleurs elle aussi parée du costume traditionnel alsacien. A l’issue du défilé on observe la foule qui se disperse dans les rues et l’on constate que le cinéaste se retrouve à l’entrée du village, en témoignent les guichets qui délivrent les billets d’entrée comme l’indique la banderole. On observe un dernier passage des chars dudit défilé qui semblent rentrer à l’entrepôt à la vue de l’inactivité des figurants qui jouaient auparavant leur rôle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’année 1967 est l’occasion pour les Ribeauvillois de célébrer la 577e fête des ménétriers qui au-delà de constituer une simple attraction au cœur de cette célèbre cité médiévale du Haut-Rhin, représente un véritable héritage folklorique et historique d’une tradition plusieurs fois centenaire. L’accent est mis sur l’histoire nationale dans une Alsace qui vingt ans plus tôt subissait le joug nazi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Pfifferdaj, dimension légendaire et folklorique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Pfifferdaj'', littéralement le jour du flutiste/siffleur en dialecte, est traduit en français par la fête des ménétriers. Au Moyen Âge, un ménétrier s’apparente au ménestrel, c’est-à-dire qu’il joue d’un instrument en public et de manière profane, hors du cadre religieux. La légende de l’origine du ''Pfifferdaj'' remonte au Bas Moyen Âge lorsqu’un noble de Ribeauvillé, village alors nommé ''Rappschwir'' en alsacien, fait preuve de générosité à l’égard d’un ménétrier ayant cassé son instrument. Le donateur en question n’est autre qu’un membre de la famille des Ribeaupierre, seigneurs du bourg depuis le XIIe siècle grâce à l’évêque de Bâle qui cède à leur ancêtre Egenolphe d’Urslingen la seigneurie éponyme. La puissante corporation des ménétriers choisit alors le seigneur de Ribeaupierre comme suzerain. La réalité est plus complexe et relève d’un calcul politique de la part de l’Empereur, l’Alsace faisant alors partie du Saint-Empire romain germanique. Ce dernier choisit les Ribeaupierre pour contenir la corporation qui par sa nature publique pouvait se révéler être un dangereux adversaire politique. C’est ainsi que lors du jour de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, les ménétriers se réunissaient pour régler les divergences politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi naît une tradition qui avec le temps a évolué, se muant en fête locale célébrée tous les ans. Un autre aspect du terme ''Pfiffer'' qui n’est pas forcément discernable dans sa retranscription française est la place prépondérante de la figure du joueur de flûte dans le folklore ribeauvillois. Robert Lehmann nous l’indique lorsqu’il s’attarde quelques secondes sur la statue du ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300’’. Là encore il est possible d’établir un parallèle entre la réalité historique et la légende, le flutiste étant lui-même un ménétrier. L’Alsace étant teintée de culture germanique, cette statue évoque sans doute la légende du joueur de flûte de Hamelin, un conte faisant écho à une catastrophe légendaire survenue en 1284 à Hamelin en Basse-Saxe durant laquelle un flutiste s’illustre en chassant les rats hors de la ville devenant ainsi un symbole protecteur aux quatre coins du Saint-Empire romain germanique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un aspect historique revendiqué'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà du folklore germanique qui entoure la légende des premiers ''Pfifferdaj'' et des enjeux politiques inhérents à la noblesse impériale, la fête des ménétriers telle qu’elle se déroule en 1967 revendique une histoire quasiment identique au reste de la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les chars filmés par Robert Lehmann rappellent de grands épisodes de l’histoire nationale. On aperçoit premièrement un char à l’effigie des Gaulois où un chef est porté par ses guerriers sur un bouclier, coutume purement gauloise dans l’imaginaire collectif bien que celle-ci soit plutôt pratiquée par des tribus germaniques comme les Francs. Le char suivant est une représentation du roi Clovis châtiant le guerrier ayant brisé le vase de Soissons, épisode incontournable dans l’historiographie française. Vient ensuite une jeune fille sur un cheval immaculée de blanc, symbole de la pureté et de la virginité, accompagnée par un écuyer revêtant une tenue du Bas Moyen Âge. La jeune fille en question pourrait être une représentation de Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défilent par la suite des chevaliers parés d’une croix rouge sur un manteau blanc, possiblement une référence à l’ordre monastique et militaire des Templiers, ordre très influent dans le Royaume de France mais bien moins dans le Saint-Empire où l’Ordre Teutonique domine. L’Ancien Régime est lui aussi représenté avec ce qui semble être une reproduction de la fuite à Varennes de Louis XVI qui précède le char du Premier Empire sur lequel on distingue des grognards. Ces représentations permettent d’intégrer la culture alsacienne à une culture commune avec la France une vingtaine d’année après le retour dans le giron français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête populaire dans un village pittoresque''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ribeauvillé constitue la cité médiévale alsacienne par excellence. Ses maisons à colombages typiques de la région sont inspirées des huttes du Haut Moyen Âge appelées les ''Ständerhüs'' qui s’imposent alors comme les premières habitations urbaines et dont les quatre piliers angulaires forment l’essentiel. La Renaissance permet la mise en place des encorbellements, c’est-à-dire l’avancée d’étage en d’étage permettant d’augmenter la hauteur de ces maisons à colombage qui par la suite bénéficient de décorations notamment sur les pignons ou encore d’encadrements de fenêtres sculptés. Souvent, on retrouve des ornements sur les linteaux des portes, le poutrage ou les garde-fous des balcons qui symbolisent le métier du propriétaire, la date de fondation, le régime politique ou parfois des manières de défendre l’habitation en témoigne la présence de pentagrammes ou d’étoiles à six branches. On constate dans les prises de vue de Robert Lehmann la prédominance de ces maisons à colombages qui font la réputation du village haut-rhinois comme une cité médiévale en plein cœur du vignoble. Le ''Pfifferdaj'' est ainsi l’occasion pour les habitants et les associations tels le Comité des Fêtes ou les Pfiffer Fêteurs de mettre en valeur ce patrimoine culturel en organisant encore de nos jours la fête qui a lieu chaque année le premier dimanche du mois de septembre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=KLEIN Georges et RIVIERE Georges-Henri, ''Arts et traditions populaires d’Alsace: la maison rurale et l’artisanat d’autrefois'', Colmar, Alsatia, 1973, 255; 104; 16 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LESER (Gérard) et RENAULT (Christophe), ''Mythes et symboles d’Alsace'', Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe) et THADDEN (Rudolf) von, ''Histoire de l’Alsace'', Paris, Perrin, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SOCIETE D’ARCHEOLOGIE LORRAINE, « Les seigneurs de Ribeaupierre », dans ''Mémoires de la Société d’Archéologie Lorraine et du Musée Historique Lorrain'', vol. 23, 1873, 464 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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		<title>Pfifferdaj de Ribeauvillé (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-05T19:19:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Pfifferdaj de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
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|Description_fr=Ce film débute par une succession de plans rapides s’enchaînant pendant les quarante premières secondes et filmant diverses personnes, lieux et objets qui semblent incohérents. On observe premièrement trois pompiers en tenue de cérémonie sur des cyclomoteurs, puis un plan très succinct de cavaliers de la Renaissance qui nous indique le caractère historique du défilé qui va suivre. S’en suivent des plans des rues de Ribeauvillé grâce auxquels on constate l’ampleur de la fête à la vue du nombre important de personnes déambulant dans le village. Ces plans sont entrecoupés par trois zooms qui se concentrent premièrement sur le blason de la commune dit ‘’d'argent à la main bénissant de carnation posée en pal et habillée d'azur, accompagnée de trois écussons de gueules, deux et un’’ puis sur la statue du flutiste de Ribeauvillé, le ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300 ‘’ qui rappelle au spectateur qu’il assiste au ''Pfifferdaj''. Le second zoom a le même rôle en s’attardant sur le restaurant ''Pfifferhüs'', littéralement la ‘’ maison du flutiste/siffleur ‘’. Le dernier concerne le château Saint-Ulrich, l’une des possessions des suzerains de Ribeauvillé, les seigneurs de Ribeaupierre qui seraient les instigateurs de la fête. Trois femmes sont également filmées à plusieurs reprises, faisant sûrement partie de l’entourage du cinéaste, la plus âgée étant Mme Lehmann, la mère de ce dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vient l’heure du défilé inauguré par la fanfare des pompiers et suivie par une succession de chars aux inspirations médiévales, on y retrouve entre autres Clovis et l’épisode du vase de Soissons, le blason des Ribeaupierre ‘’d’argent à trois écussons de gueules’’ ou encore de ce qui semble être des chevaliers croisés malgré le manque de rigueur historique dans la restitution de l’armure. On observe également des chars aux inspirations plus contemporaines, reproduisant notamment des scènes de l’Ancien Régime et du Premier Empire comme la fuite de Louis XVI à Varennes ou la présence de grognards. Ces reconstitutions historiques sont entrecoupées par le défilé de fanfares ou de personnes revêtant le costume traditionnel alsacien. Le défilé est filmé en plan large pour capturer le char ou les personnes concernées et la foule, la plupart du temps de face mais aussi quelque fois de dos afin de visualiser toutes les subtilités. On remarque que la caméra suit littéralement celui ou celle qui défile en effectuant un travelling de droite à gauche pour souligner l’effet de mouvement et saisir l’élément filmé plus longtemps. Un autre zoom se concentre sur une mère et ses deux filles observant le défilé à la fenêtre, témoignage de l’attrait des habitants pour l’événement, l’une des filles étant d’ailleurs elle aussi parée du costume traditionnel alsacien. A l’issue du défilé on observe la foule qui se disperse dans les rues et l’on constate que le cinéaste se retrouve à l’entrée du village, en témoigne les guichets qui délivrent les billets d’entrée comme l’indique la banderole. On observe un dernier passage des chars dudit défilé qui semblent rentrer à l’entrepôt à la vue de l’inactivité des figurants qui jouaient auparavant leur rôle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’année 1967 est l’occasion pour les Ribeauvillois de célébrer la 577e fête des ménétriers qui au-delà de constituer une simple attraction au cœur de cette célèbre cité médiévale du Haut-Rhin, représente un véritable héritage folklorique et historique d’une tradition plusieurs fois centenaire. L’accent est mis sur l’histoire nationale dans une Alsace qui vingt ans plus tôt subissait le joug nazi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Pfifferdaj, dimension légendaire et folklorique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Pfifferdaj'', littéralement le jour du flutiste/siffleur en dialecte, est traduit en français par la fête des ménétriers. Au Moyen Âge, un ménétrier s’apparente au ménestrel, c’est-à-dire qu’il joue d’un instrument en public et de manière profane, hors du cadre religieux. La légende de l’origine du ''Pfifferdaj'' remonte au Bas Moyen Âge lorsqu’un noble de Ribeauvillé, village alors nommé ''Rappschwir'' en alsacien, fait preuve de générosité à l’égard d’un ménétrier ayant cassé son instrument. Le donateur en question n’est autre qu’un membre de la famille des Ribeaupierre, seigneurs du bourg depuis le XIIe siècle grâce à l’évêque de Bâle qui cède à leur ancêtre Egenolphe d’Urslingen la seigneurie éponyme. La puissante corporation des ménétriers choisit alors le seigneur de Ribeaupierre comme suzerain. La réalité est plus complexe et relève d’un calcul politique de la part de l’Empereur, l’Alsace faisant alors partie du Saint-Empire romain germanique. Ce dernier choisit les Ribeaupierre pour contenir la corporation qui par sa nature publique pouvait se révéler être un dangereux adversaire politique. C’est ainsi que lors du jour de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, les ménétriers se réunissaient pour régler les divergences politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi naît une tradition qui avec le temps a évolué, se muant en fête locale célébrée tous les ans. Un autre aspect du terme ''Pfiffer'' qui n’est pas forcément discernable dans sa retranscription française est la place prépondérante de la figure du joueur de flûte dans le folklore ribeauvillois. Robert Lehmann nous l’indique lorsqu’il s’attarde quelques secondes sur la statue du ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300’’. Là encore il est possible d’établir un parallèle entre la réalité historique et la légende, le flutiste étant lui-même un ménétrier. L’Alsace étant teintée de culture germanique, cette statue évoque sans doute la légende du joueur de flûte de Hamelin, un conte faisant écho à une catastrophe légendaire survenue en 1284 à Hamelin en Basse-Saxe durant laquelle un flutiste s’illustre en chassant les rats hors de la ville devenant ainsi un symbole protecteur aux quatre coins du Saint-Empire romain germanique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un aspect historique revendiqué'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà du folklore germanique qui entoure la légende des premiers ''Pfifferdaj'' et des enjeux politiques inhérents à la noblesse impériale, la fête des ménétriers telle qu’elle se déroule en 1967 revendique une histoire quasiment identique au reste de la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les chars filmés par Robert Lehmann rappellent de grands épisodes de l’histoire nationale. On aperçoit premièrement un char à l’effigie des Gaulois où un chef est porté par ses guerriers sur un bouclier, coutume purement gauloise dans l’imaginaire collectif bien que celle-ci soit plutôt pratiquée par des tribus germaniques comme les Francs. Le char suivant est une représentation du roi Clovis châtiant le guerrier ayant brisé le vase de Soissons, épisode incontournable dans l’historiographie française. Vient ensuite une jeune fille sur un cheval immaculée de blanc, symbole de la pureté et de la virginité, accompagnée par un écuyer revêtant une tenue du Bas Moyen Âge. La jeune fille en question pourrait être une représentation de Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défilent par la suite des chevaliers parés d’une croix rouge sur un manteau blanc, possiblement une référence à l’ordre monastique et militaire des Templiers, ordre très influent dans le Royaume de France mais bien moins dans le Saint-Empire où l’Ordre Teutonique domine. L’Ancien Régime est lui aussi représenté avec ce qui semble être une reproduction de la fuite à Varennes de Louis XVI qui précède le char du Premier Empire sur lequel on distingue des grognards. Ces représentations permettent d’intégrer la culture alsacienne à une culture commune avec la France une vingtaine d’année après le retour dans le giron français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête populaire dans un village pittoresque''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ribeauvillé constitue la cité médiévale alsacienne par excellence. Ses maisons à colombages typiques de la région sont inspirées des huttes du Haut Moyen Âge appelées les ''Ständerhüs'' qui s’imposent alors comme les premières habitations urbaines et dont les quatre piliers angulaires forment l’essentiel. La Renaissance permet la mise en place des encorbellements, c’est-à-dire l’avancée d’étage en d’étage permettant d’augmenter la hauteur de ces maisons à colombage qui par la suite bénéficient de décorations notamment sur les pignons ou encore d’encadrements de fenêtres sculptés. Souvent, on retrouve des ornements sur les linteaux des portes, le poutrage ou les garde-fous des balcons qui symbolisent le métier du propriétaire, la date de fondation, le régime politique ou parfois des manières de défendre l’habitation en témoigne la présence de pentagrammes ou d’étoiles à six branches. On constate dans les prises de vue de Robert Lehmann la prédominance de ces maisons à colombages qui font la réputation du village haut-rhinois comme une cité médiévale en plein cœur du vignoble. Le ''Pfifferdaj'' est ainsi l’occasion pour les habitants et les associations tels le Comité des Fêtes ou les Pfiffer Fêteurs de mettre en valeur ce patrimoine culturel en organisant encore de nos jours la fête qui a lieu chaque année le premier dimanche du mois de septembre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=KLEIN Georges et RIVIERE Georges-Henri, ''Arts et traditions populaires d’Alsace: la maison rurale et l’artisanat d’autrefois'', Colmar, Alsatia, 1973, 255; 104; 16 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LESER (Gérard) et RENAULT (Christophe), ''Mythes et symboles d’Alsace'', Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe) et THADDEN (Rudolf) von, ''Histoire de l’Alsace'', Paris, Perrin, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SOCIETE D’ARCHEOLOGIE LORRAINE, « Les seigneurs de Ribeaupierre », dans ''Mémoires de la Société d’Archéologie Lorraine et du Musée Historique Lorrain'', vol. 23, 1873, 464 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12812</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T19:14:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
|fonds=Fritz&lt;br /&gt;
|idSupport=0104FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1958&lt;br /&gt;
|video=0104FH0003_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Fritz, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1958.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du ''Land'' bavarois. On note même par la suite la présence du ''Union Jack'' sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort qui affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12811</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T19:08:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
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|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du ''Land'' bavarois. On note même par la suite la présence du ''Union Jack'' sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_de_la_bi%C3%A8re_%C3%A0_Schiltigheim(0021FN0005)&amp;diff=12810</id>
		<title>Fête de la bière à Schiltigheim(0021FN0005)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_de_la_bi%C3%A8re_%C3%A0_Schiltigheim(0021FN0005)&amp;diff=12810"/>
		<updated>2020-01-05T19:03:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête de la bière à Schiltigheim&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1957&lt;br /&gt;
|video=0021FN0005_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:01:26&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Gilbert&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le défilé de la Fête de la bière schilikoise de 1957 en pleine cité des Brasseurs.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par des images en noir et blanc de cavaliers en costume de la Renaissance portant des étendards publicitaires de la brasserie schilikoise historique Perle suivis par la fanfare des pompiers locaux reconnaissables à leurs uniformes. A ces plans larges en noir et blanc succèdent des plans plus resserrés en couleur qui se concentrent sur les chars, les fanfares ou les danseurs folkloriques. On constate que le cinéaste change de nombreuses fois de position en effectuant des prises de vues courtes afin de présenter une vision d’ensemble de l’élément filmé. Pour filmer les chars en mouvement il suit leur trajectoire en effectuant plusieurs travellings sur l’axe gauche-droite et vice-versa. Le cortège est composé de manière particulièrement hétéroclite, on observe tout d’abord des chars fleuris avec des jeunes femmes en robe bouffantes, une maison alsacienne traditionnelle avec son nid de cigogne puis une locomotive et un moulin. Ensuite, des chars à l’effigie de plusieurs pays et époques deviennent l’objet de la caméra qui cette fois-ci capture en plongée afin de saisir l’intégralité des éléments. Le premier char représente la Hongrie, puis un pays slave, peut-être la Russie, vient un char africain et un défilé de soldats de l’Ancien Régime qui devancent ce qui semble être un char représentant Louis XVI, Marie-Antoinette et la Cour. La séquence se termine avec le passage d’un char asiatique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, et plus particulièrement le Bas-Rhin, sont des régions brassicoles par excellence. La commune de Schiltigheim est ainsi surnommée la cité des Brasseurs en raison de son nombre important de brasseries aussi bien artisanales qu’internationales qui s’implantent dans la commune dès le XVIIIe siècle. Afin de célébrer la prospérité de l’industrie de la bière, on organise une fête alors même que les brasseries schilikoises sont sur le déclin comme la brasserie Perle qui d’après le film d’Emile Breesé sponsorise l’événement et qui cependant met la clef sous la porte en 1971. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Schiltigheim, une cité brassicole'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prospérité de Schiltigheim dès l’implantation des premières brasseries au XVIIIe siècle est dû à plusieurs facteurs qui font de la ville un endroit parfait pour produire le breuvage. Premièrement, elle bénéficie d’un environnement géologique favorable à la production et à la conservation de la bière. Elle est également à la pointe des innovations scientifiques en termes de techniques de fermentation comme la fermentation basse qui induit la réalisation d’une bière blonde peu alcoolisée, la ''Pils'', ou encore en termes de pasteurisation. L’équipement est lui aussi perfectionné et l’industrie schilikoise profite dès la Révolution industrielle de l’emploi du verre et du chemin de fer pour commercer avec des contrées éloignées et acquérir une renommée jusqu’à Paris qui en 1854 ne se trouve plus qu’à un jour de train de Strasbourg grâce à l’ouverture de la ligne ferroviaire. On sélectionne l’orge, le houblon, l’engrais qui sert à les faire pousser, l’eau que l’on utilise dans les brasseries et les levures afin d’obtenir un résultat toujours plus optimal qui garantit la prospérité à Schiltigheim. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ainsi que se produit une constante applicable à plusieurs grandes cités brassicoles à travers l’Europe, les locaux des brasseries Strasbourgeoises devenant trop étroits pour une production toujours plus importante, la plupart s’implantent dans les communes adjacentes de Cronenbourg, Koenigshofen et bien sûr Schiltigheim. Cette délocalisation est telle qu’à la fin du XIXe siècle, la moitié des bières dites ‘’de Strasbourg’’ proviennent en réalité de Schiltigheim. Après la Seconde Guerre mondiale, la bière alsacienne connaît un regain d’intérêt grâce à un rééquipement industriel et une modernisation qui résultent à 80% d’un autofinancement des brasseurs en moyenne. Ainsi, la production passe de 1 025 000 hectolitres en 1949 à 2 226 700 hectolitres en 1956 sur 12 000 000 d’hectolitres produits en France, la bière alsacienne représente cependant 45% des bières vendues en France alors qu’elle ne constitue que 21% de la production, signe évident de son succès dans l’hexagone. L’Alsacien est également un grand buveur en ce milieu de XXe siècle puisqu’il consomme en moyenne 150 litres de bière par an, dépassant le record national européen détenu par les Belges avec 135 litres par an contre 21 litres pour les Français, au-delà de l’intérêt économique qu’elle apporte à la région, la bière est une véritable culture en Alsace. A propos de culture, on constate grâce aux études de Robert Zeyl que la culture du houblon est prédominante dans le Bas-Rhin et quasiment inexistante dans le Haut-Rhin, département axé sur l’exploitation de la vigne. C’est entre Haguenau et Strasbourg, dans la région du Kochersberg, que se trouve la majorité des houblonnières alsaciennes qui ensemble atteignent 4185 hectares de superficie en 1913 pour une moyenne de trois mille pieds de houblon par hectare. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La fête de la bière, une mobilisation schilikoise'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est en conséquence pertinent pour une cité brassicole telle que Schiltigheim d’organiser une fête de la bière, boisson qui assure le développement et la stabilité économique mais aussi l’influence culturelle de la ville. On remarque à travers le film d’Emile Breesé que la fête de la bière est non seulement une mobilisation citoyenne schilikoise, en témoigne la présence des sapeurs-pompiers et des figurants, mais également une fête qui tient à rappeler non seulement la dimension universelle de la bière grâce aux chars représentant différents pays et continents, mais aussi la dimension historique du breuvage soulignée par le char de l’Ancien Régime. Cette prospérité et cette joie qui émane de ce film amateur se retrouvent mis à mal durant les décennies suivantes lorsque plusieurs brasseries schilikoises ferment leurs portes comme la brasserie Perle en 1971 et Schutzenberger en 2006 ou finissent rachetés par des compagnies internationales tel que les brasseries l’Espérance et Fischer, rachetées par Heineken respectivement en 1972 et en 1996.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BEAUJEU-GARNIER (Jacqueline), « La bière d’Alsace », dans ''L’Information Géographique'', n° 2, vol. 22, 1958, p. 71.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CLERY (Pierre), KOEHL (Chanel) et JARRY (Xavier), ''La bière: du Nil antique à Schiltigheim'', Tours, Éditions Sutton, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ZEYL (Robert), « La culture du houblon en Alsace », dans ''Annales de géographie,'' n° 222, vol. 39, 1930, p. 569-578.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12809</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12809"/>
		<updated>2020-01-05T19:00:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
|fonds=Fritz&lt;br /&gt;
|idSupport=0104FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1958&lt;br /&gt;
|video=0104FH0003_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Fritz, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1958.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Pfifferdaj_de_Ribeauvill%C3%A9_(0113FI0005)&amp;diff=12808</id>
		<title>Pfifferdaj de Ribeauvillé (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:59:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Pfifferdaj de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FI0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0113FI0005_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Robert Lehmann saisit sur bobine Super 8mm les images de la 629ème édition du ''Pfifferdaj'' de Ribeauvillé en 1967.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par une succession de plan rapides s’enchaînant pendant les quarante premières secondes et filmant diverses personnes, lieux et objets qui semblent incohérents. On observe premièrement trois pompiers en tenue de cérémonie sur des cyclomoteurs, puis un plan très succinct de cavaliers de la Renaissance qui nous indique le caractère historique du défilé qui va suivre. S’en suivent des plans des rues de Ribeauvillé grâce auxquels on constate l’ampleur de la fête à la vue du nombre important de personnes déambulant dans le village. Ces plans sont entrecoupés par trois zooms qui se concentrent premièrement sur le blason de la commune dit ‘’d'argent à la main bénissant de carnation posée en pal et habillée d'azur, accompagnée de trois écussons de gueules, deux et un’’ puis sur la statue du flutiste de Ribeauvillé, le ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300 ‘’ qui rappelle au spectateur qu’il assiste au ''Pfifferdaj''. Le second zoom a le même rôle en s’attardant sur le restaurant ''Pfifferhüs'', littéralement la ‘’ maison du flutiste/siffleur ‘’. Le dernier concerne le château Saint-Ulrich, l’une des possessions des suzerains de Ribeauvillé, les seigneurs de Ribeaupierre qui seraient les instigateurs de la fête. Trois femmes sont également filmées à plusieurs reprises, faisant sûrement partie de l’entourage du cinéaste, la plus âgée étant Mme Lehmann, la mère de ce dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vient l’heure du défilé inauguré par la fanfare des pompiers et suivie par une succession de chars aux inspirations médiévales, on y retrouve entre autres Clovis et l’épisode du vase de Soissons, le blason des Ribeaupierre ‘’d’argent à trois écussons de gueules’’ ou encore de ce qui semble être des chevaliers croisés malgré le manque de rigueur historique dans la restitution de l’armure. On observe également des chars aux inspirations plus contemporaines, reproduisant notamment des scènes de l’Ancien Régime et du Premier Empire comme la fuite de Louis XVI à Varennes ou la présence de grognards. Ces reconstitutions historiques sont entrecoupées par le défilé de fanfares ou de personnes revêtant le costume traditionnel alsacien. Le défilé est filmé en plan large pour capturer le char ou les personnes concernées et la foule, la plupart du temps de face mais aussi quelque fois de dos afin de visualiser toutes les subtilités. On remarque que la caméra suit littéralement celui ou celle qui défile en effectuant un travelling de droite à gauche pour souligner l’effet de mouvement et saisir l’élément filmé plus longtemps. Un autre zoom se concentre sur une mère et ses deux filles observant le défilé à la fenêtre, témoignage de l’attrait des habitants pour l’événement, l’une des filles étant d’ailleurs elle aussi parée du costume traditionnel alsacien. A l’issue du défilé on observe la foule qui se disperse dans les rues et l’on constate que le cinéaste se retrouve à l’entrée du village, en témoigne les guichets qui délivrent les billets d’entrée comme l’indique la banderole. On observe un dernier passage des chars dudit défilé qui semblent rentrer à l’entrepôt à la vue de l’inactivité des figurants qui jouaient auparavant leur rôle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’année 1967 est l’occasion pour les Ribeauvillois de célébrer la 577e fête des ménétriers qui au-delà de constituer une simple attraction au cœur de cette célèbre cité médiévale du Haut-Rhin, représente un véritable héritage folklorique et historique d’une tradition plusieurs fois centenaire. L’accent est mis sur l’histoire nationale dans une Alsace qui vingt ans plus tôt subissait le joug nazi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Pfifferdaj, dimension légendaire et folklorique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Pfifferdaj'', littéralement le jour du flutiste/siffleur en dialecte, est traduit en français par la fête des ménétriers. Au Moyen Âge, un ménétrier s’apparente au ménestrel, c’est-à-dire qu’il joue d’un instrument en public et de manière profane, hors du cadre religieux. La légende de l’origine du ''Pfifferdaj'' remonte au Bas Moyen Âge lorsqu’un noble de Ribeauvillé, village alors nommé ''Rappschwir'' en alsacien, fait preuve de générosité à l’égard d’un ménétrier ayant cassé son instrument. Le donateur en question n’est autre qu’un membre de la famille des Ribeaupierre, seigneurs du bourg depuis le XIIe siècle grâce à l’évêque de Bâle qui cède à leur ancêtre Egenolphe d’Urslingen la seigneurie éponyme. La puissante corporation des ménétriers choisit alors le seigneur de Ribeaupierre comme suzerain. La réalité est plus complexe et relève d’un calcul politique de la part de l’Empereur, l’Alsace faisant alors partie du Saint-Empire romain germanique. Ce dernier choisit les Ribeaupierre pour contenir la corporation qui par sa nature publique pouvait se révéler être un dangereux adversaire politique. C’est ainsi que lors du jour de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, les ménétriers se réunissaient pour régler les divergences politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi naît une tradition qui avec le temps a évolué, se muant en fête locale célébrée tous les ans. Un autre aspect du terme ''Pfiffer'' qui n’est pas forcément discernable dans sa retranscription française est la place prépondérante de la figure du joueur de flûte dans le folklore ribeauvillois. Robert Lehmann nous l’indique lorsqu’il s’attarde quelques secondes sur la statue du ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300’’. Là encore il est possible d’établir un parallèle entre la réalité historique et la légende, le flutiste étant lui-même un ménétrier. L’Alsace étant teintée de culture germanique, cette statue évoque sans doute la légende du joueur de flûte de Hamelin, un conte faisant écho à une catastrophe légendaire survenue en 1284 à Hamelin en Basse-Saxe durant laquelle un flutiste s’illustre en chassant les rats hors de la ville devenant ainsi un symbole protecteur aux quatre coins du Saint-Empire romain germanique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un aspect historique revendiqué'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà du folklore germanique qui entoure la légende des premiers ''Pfifferdaj'' et des enjeux politiques inhérents à la noblesse impériale, la fête des ménétriers telle qu’elle se déroule en 1967 revendique une histoire quasiment identique au reste de la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les chars filmés par Robert Lehmann rappellent de grands épisodes de l’histoire nationale. On aperçoit premièrement un char à l’effigie des Gaulois où un chef est porté par ses guerriers sur un bouclier, coutume purement gauloise dans l’imaginaire collectif bien que celle-ci soit plutôt pratiquée par des tribus germaniques comme les Francs. Le char suivant est une représentation du roi Clovis châtiant le guerrier ayant brisé le vase de Soissons, épisode incontournable dans l’historiographie française. Vient ensuite une jeune fille sur un cheval immaculée de blanc, symbole de la pureté et de la virginité, accompagnée par un écuyer revêtant une tenue du Bas Moyen Âge. La jeune fille en question pourrait être une représentation de Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défilent par la suite des chevaliers parés d’une croix rouge sur un manteau blanc, possiblement une référence à l’ordre monastique et militaire des Templiers, ordre très influent dans le Royaume de France mais bien moins dans le Saint-Empire où l’Ordre Teutonique domine. L’Ancien Régime est lui aussi représenté avec ce qui semble être une reproduction de la fuite à Varennes de Louis XVI qui précède le char du Premier Empire sur lequel on distingue des grognards. Ces représentations permettent d’intégrer la culture alsacienne à une culture commune avec la France une vingtaine d’année après le retour dans le giron français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête populaire dans un village pittoresque''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ribeauvillé constitue la cité médiévale alsacienne par excellence. Ses maisons à colombages typiques de la région sont inspirées des huttes du Haut Moyen Âge appelées les ''Ständerhüs'' qui s’imposent alors comme les premières habitations urbaines et dont les quatre piliers angulaires forment l’essentiel. La Renaissance permet la mise en place des encorbellements, c’est-à-dire l’avancée d’étage en d’étage permettant d’augmenter la hauteur de ces maisons à colombage qui par la suite bénéficient de décorations notamment sur les pignons ou encore d’encadrements de fenêtres sculptés. Souvent, on retrouve des ornements sur les linteaux des portes, le poutrage ou les garde-fous des balcons qui symbolisent le métier du propriétaire, la date de fondation, le régime politique ou parfois des manières de défendre l’habitation en témoigne la présence de pentagrammes ou d’étoiles à six branches. On constate dans les prises de vue de Robert Lehmann la prédominance de ces maisons à colombages qui font la réputation du village haut-rhinois comme une cité médiévale en plein cœur du vignoble. Le ''Pfifferdaj'' est ainsi l’occasion pour les habitants et les associations tels le Comité des Fêtes ou les Pfiffer Fêteurs de mettre en valeur ce patrimoine culturel en organisant encore de nos jours la fête qui a lieu chaque année le premier dimanche du mois de septembre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=KLEIN Georges et RIVIERE Georges-Henri, ''Arts et traditions populaires d’Alsace: la maison rurale et l’artisanat d’autrefois'', Colmar, Alsatia, 1973, 255; 104; 16 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LESER (Gérard) et RENAULT (Christophe), ''Mythes et symboles d’Alsace'', Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe) et THADDEN (Rudolf) von, ''Histoire de l’Alsace'', Paris, Perrin, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SOCIETE D’ARCHEOLOGIE LORRAINE, « Les seigneurs de Ribeaupierre », dans ''Mémoires de la Société d’Archéologie Lorraine et du Musée Historique Lorrain'', vol. 23, 1873, 464 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Pfifferdaj_de_Ribeauvill%C3%A9_(0113FI0005)&amp;diff=12807</id>
		<title>Pfifferdaj de Ribeauvillé (0113FI0005)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Pfifferdaj_de_Ribeauvill%C3%A9_(0113FI0005)&amp;diff=12807"/>
		<updated>2020-01-05T18:58:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Pfifferdaj de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FI0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0113FI0005_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Robert Lehmann saisit sur bobine Super 8mm les images de la 629ème édition du Pfifferdaj de Ribeauvillé en 1967.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par une succession de plan rapides s’enchaînant pendant les quarante premières secondes et filmant diverses personnes, lieux et objets qui semblent incohérents. On observe premièrement trois pompiers en tenue de cérémonie sur des cyclomoteurs, puis un plan très succinct de cavaliers de la Renaissance qui nous indique le caractère historique du défilé qui va suivre. S’en suivent des plans des rues de Ribeauvillé grâce auxquels on constate l’ampleur de la fête à la vue du nombre important de personnes déambulant dans le village. Ces plans sont entrecoupés par trois zooms qui se concentrent premièrement sur le blason de la commune dit ‘’d'argent à la main bénissant de carnation posée en pal et habillée d'azur, accompagnée de trois écussons de gueules, deux et un’’ puis sur la statue du flutiste de Ribeauvillé, le ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300 ‘’ qui rappelle au spectateur qu’il assiste au ''Pfifferdaj''. Le second zoom a le même rôle en s’attardant sur le restaurant ''Pfifferhüs'', littéralement la ‘’ maison du flutiste/siffleur ‘’. Le dernier concerne le château Saint-Ulrich, l’une des possessions des suzerains de Ribeauvillé, les seigneurs de Ribeaupierre qui seraient les instigateurs de la fête. Trois femmes sont également filmées à plusieurs reprises, faisant sûrement partie de l’entourage du cinéaste, la plus âgée étant Mme Lehmann, la mère de ce dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vient l’heure du défilé inauguré par la fanfare des pompiers et suivie par une succession de chars aux inspirations médiévales, on y retrouve entre autres Clovis et l’épisode du vase de Soissons, le blason des Ribeaupierre ‘’d’argent à trois écussons de gueules’’ ou encore de ce qui semble être des chevaliers croisés malgré le manque de rigueur historique dans la restitution de l’armure. On observe également des chars aux inspirations plus contemporaines, reproduisant notamment des scènes de l’Ancien Régime et du Premier Empire comme la fuite de Louis XVI à Varennes ou la présence de grognards. Ces reconstitutions historiques sont entrecoupées par le défilé de fanfares ou de personnes revêtant le costume traditionnel alsacien. Le défilé est filmé en plan large pour capturer le char ou les personnes concernées et la foule, la plupart du temps de face mais aussi quelque fois de dos afin de visualiser toutes les subtilités. On remarque que la caméra suit littéralement celui ou celle qui défile en effectuant un travelling de droite à gauche pour souligner l’effet de mouvement et saisir l’élément filmé plus longtemps. Un autre zoom se concentre sur une mère et ses deux filles observant le défilé à la fenêtre, témoignage de l’attrait des habitants pour l’événement, l’une des filles étant d’ailleurs elle aussi parée du costume traditionnel alsacien. A l’issue du défilé on observe la foule qui se disperse dans les rues et l’on constate que le cinéaste se retrouve à l’entrée du village, en témoigne les guichets qui délivrent les billets d’entrée comme l’indique la banderole. On observe un dernier passage des chars dudit défilé qui semblent rentrer à l’entrepôt à la vue de l’inactivité des figurants qui jouaient auparavant leur rôle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’année 1967 est l’occasion pour les Ribeauvillois de célébrer la 577e fête des ménétriers qui au-delà de constituer une simple attraction au cœur de cette célèbre cité médiévale du Haut-Rhin, représente un véritable héritage folklorique et historique d’une tradition plusieurs fois centenaire. L’accent est mis sur l’histoire nationale dans une Alsace qui vingt ans plus tôt subissait le joug nazi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Pfifferdaj, dimension légendaire et folklorique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Pfifferdaj'', littéralement le jour du flutiste/siffleur en dialecte, est traduit en français par la fête des ménétriers. Au Moyen Âge, un ménétrier s’apparente au ménestrel, c’est-à-dire qu’il joue d’un instrument en public et de manière profane, hors du cadre religieux. La légende de l’origine du ''Pfifferdaj'' remonte au Bas Moyen Âge lorsqu’un noble de Ribeauvillé, village alors nommé ''Rappschwir'' en alsacien, fait preuve de générosité à l’égard d’un ménétrier ayant cassé son instrument. Le donateur en question n’est autre qu’un membre de la famille des Ribeaupierre, seigneurs du bourg depuis le XIIe siècle grâce à l’évêque de Bâle qui cède à leur ancêtre Egenolphe d’Urslingen la seigneurie éponyme. La puissante corporation des ménétriers choisit alors le seigneur de Ribeaupierre comme suzerain. La réalité est plus complexe et relève d’un calcul politique de la part de l’Empereur, l’Alsace faisant alors partie du Saint-Empire romain germanique. Ce dernier choisit les Ribeaupierre pour contenir la corporation qui par sa nature publique pouvait se révéler être un dangereux adversaire politique. C’est ainsi que lors du jour de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, les ménétriers se réunissaient pour régler les divergences politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi naît une tradition qui avec le temps a évolué, se muant en fête locale célébrée tous les ans. Un autre aspect du terme ''Pfiffer'' qui n’est pas forcément discernable dans sa retranscription française est la place prépondérante de la figure du joueur de flûte dans le folklore ribeauvillois. Robert Lehmann nous l’indique lorsqu’il s’attarde quelques secondes sur la statue du ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300’’. Là encore il est possible d’établir un parallèle entre la réalité historique et la légende, le flutiste étant lui-même un ménétrier. L’Alsace étant teintée de culture germanique, cette statue évoque sans doute la légende du joueur de flûte de Hamelin, un conte faisant écho à une catastrophe légendaire survenue en 1284 à Hamelin en Basse-Saxe durant laquelle un flutiste s’illustre en chassant les rats hors de la ville devenant ainsi un symbole protecteur aux quatre coins du Saint-Empire romain germanique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un aspect historique revendiqué'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà du folklore germanique qui entoure la légende des premiers ''Pfifferdaj'' et des enjeux politiques inhérents à la noblesse impériale, la fête des ménétriers telle qu’elle se déroule en 1967 revendique une histoire quasiment identique au reste de la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les chars filmés par Robert Lehmann rappellent de grands épisodes de l’histoire nationale. On aperçoit premièrement un char à l’effigie des Gaulois où un chef est porté par ses guerriers sur un bouclier, coutume purement gauloise dans l’imaginaire collectif bien que celle-ci soit plutôt pratiquée par des tribus germaniques comme les Francs. Le char suivant est une représentation du roi Clovis châtiant le guerrier ayant brisé le vase de Soissons, épisode incontournable dans l’historiographie française. Vient ensuite une jeune fille sur un cheval immaculée de blanc, symbole de la pureté et de la virginité, accompagnée par un écuyer revêtant une tenue du Bas Moyen Âge. La jeune fille en question pourrait être une représentation de Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défilent par la suite des chevaliers parés d’une croix rouge sur un manteau blanc, possiblement une référence à l’ordre monastique et militaire des Templiers, ordre très influent dans le Royaume de France mais bien moins dans le Saint-Empire où l’Ordre Teutonique domine. L’Ancien Régime est lui aussi représenté avec ce qui semble être une reproduction de la fuite à Varennes de Louis XVI qui précède le char du Premier Empire sur lequel on distingue des grognards. Ces représentations permettent d’intégrer la culture alsacienne à une culture commune avec la France une vingtaine d’année après le retour dans le giron français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête populaire dans un village pittoresque''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ribeauvillé constitue la cité médiévale alsacienne par excellence. Ses maisons à colombages typiques de la région sont inspirées des huttes du Haut Moyen Âge appelées les ''Ständerhüs'' qui s’imposent alors comme les premières habitations urbaines et dont les quatre piliers angulaires forment l’essentiel. La Renaissance permet la mise en place des encorbellements, c’est-à-dire l’avancée d’étage en d’étage permettant d’augmenter la hauteur de ces maisons à colombage qui par la suite bénéficient de décorations notamment sur les pignons ou encore d’encadrements de fenêtres sculptés. Souvent, on retrouve des ornements sur les linteaux des portes, le poutrage ou les garde-fous des balcons qui symbolisent le métier du propriétaire, la date de fondation, le régime politique ou parfois des manières de défendre l’habitation en témoigne la présence de pentagrammes ou d’étoiles à six branches. On constate dans les prises de vue de Robert Lehmann la prédominance de ces maisons à colombages qui font la réputation du village haut-rhinois comme une cité médiévale en plein cœur du vignoble. Le ''Pfifferdaj'' est ainsi l’occasion pour les habitants et les associations tels le Comité des Fêtes ou les Pfiffer Fêteurs de mettre en valeur ce patrimoine culturel en organisant encore de nos jours la fête qui a lieu chaque année le premier dimanche du mois de septembre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=KLEIN Georges et RIVIERE Georges-Henri, ''Arts et traditions populaires d’Alsace: la maison rurale et l’artisanat d’autrefois'', Colmar, Alsatia, 1973, 255; 104; 16 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LESER (Gérard) et RENAULT (Christophe), ''Mythes et symboles d’Alsace'', Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe) et THADDEN (Rudolf) von, ''Histoire de l’Alsace'', Paris, Perrin, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SOCIETE D’ARCHEOLOGIE LORRAINE, « Les seigneurs de Ribeaupierre », dans ''Mémoires de la Société d’Archéologie Lorraine et du Musée Historique Lorrain'', vol. 23, 1873, 464 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Pfifferdaj_de_Ribeauvill%C3%A9_(0113FI0005)&amp;diff=12806</id>
		<title>Pfifferdaj de Ribeauvillé (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:55:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Pfifferdaj de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par une succession de plan rapides s’enchaînant pendant les quarante premières secondes et filmant diverses personnes, lieux et objets qui semblent incohérents. On observe premièrement trois pompiers en tenue de cérémonie sur des cyclomoteurs, puis un plan très succinct de cavaliers de la Renaissance qui nous indique le caractère historique du défilé qui va suivre. S’en suivent des plans des rues de Ribeauvillé grâce auxquels on constate l’ampleur de la fête à la vue du nombre important de personnes déambulant dans le village. Ces plans sont entrecoupés par trois zooms qui se concentrent premièrement sur le blason de la commune dit ‘’d'argent à la main bénissant de carnation posée en pal et habillée d'azur, accompagnée de trois écussons de gueules, deux et un’’ puis sur la statue du flutiste de Ribeauvillé, le ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300 ‘’ qui rappelle au spectateur qu’il assiste au ''Pfifferdaj''. Le second zoom a le même rôle en s’attardant sur le restaurant ''Pfifferhüs'', littéralement la ‘’ maison du flutiste/siffleur ‘’. Le dernier concerne le château Saint-Ulrich, l’une des possessions des suzerains de Ribeauvillé, les seigneurs de Ribeaupierre qui seraient les instigateurs de la fête. Trois femmes sont également filmées à plusieurs reprises, faisant sûrement partie de l’entourage du cinéaste, la plus âgée étant Mme Lehmann, la mère de ce dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vient l’heure du défilé inauguré par la fanfare des pompiers et suivie par une succession de chars aux inspirations médiévales, on y retrouve entre autres Clovis et l’épisode du vase de Soissons, le blason des Ribeaupierre ‘’d’argent à trois écussons de gueules’’ ou encore de ce qui semble être des chevaliers croisés malgré le manque de rigueur historique dans la restitution de l’armure. On observe également des chars aux inspirations plus contemporaines, reproduisant notamment des scènes de l’Ancien Régime et du Premier Empire comme la fuite de Louis XVI à Varennes ou la présence de grognards. Ces reconstitutions historiques sont entrecoupées par le défilé de fanfares ou de personnes revêtant le costume traditionnel alsacien. Le défilé est filmé en plan large pour capturer le char ou les personnes concernées et la foule, la plupart du temps de face mais aussi quelque fois de dos afin de visualiser toutes les subtilités. On remarque que la caméra suit littéralement celui ou celle qui défile en effectuant un travelling de droite à gauche pour souligner l’effet de mouvement et saisir l’élément filmé plus longtemps. Un autre zoom se concentre sur une mère et ses deux filles observant le défilé à la fenêtre, témoignage de l’attrait des habitants pour l’événement, l’une des filles étant d’ailleurs elle aussi parée du costume traditionnel alsacien. A l’issue du défilé on observe la foule qui se disperse dans les rues et l’on constate que le cinéaste se retrouve à l’entrée du village, en témoigne les guichets qui délivrent les billets d’entrée comme l’indique la banderole. On observe un dernier passage des chars dudit défilé qui semblent rentrer à l’entrepôt à la vue de l’inactivité des figurants qui jouaient auparavant leur rôle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’année 1967 est l’occasion pour les Ribeauvillois de célébrer la 577e fête des ménétriers qui au-delà de constituer une simple attraction au cœur de cette célèbre cité médiévale du Haut-Rhin, représente un véritable héritage folklorique et historique d’une tradition plusieurs fois centenaire. L’accent est mis sur l’histoire nationale dans une Alsace qui vingt ans plus tôt subissait le joug nazi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Pfifferdaj, dimension légendaire et folklorique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Pfifferdaj'', littéralement le jour du flutiste/siffleur en dialecte, est traduit en français par la fête des ménétriers. Au Moyen Âge, un ménétrier s’apparente au ménestrel, c’est-à-dire qu’il joue d’un instrument en public et de manière profane, hors du cadre religieux. La légende de l’origine du ''Pfifferdaj'' remonte au Bas Moyen Âge lorsqu’un noble de Ribeauvillé, village alors nommé ''Rappschwir'' en alsacien, fait preuve de générosité à l’égard d’un ménétrier ayant cassé son instrument. Le donateur en question n’est autre qu’un membre de la famille des Ribeaupierre, seigneurs du bourg depuis le XIIe siècle grâce à l’évêque de Bâle qui cède à leur ancêtre Egenolphe d’Urslingen la seigneurie éponyme. La puissante corporation des ménétriers choisit alors le seigneur de Ribeaupierre comme suzerain. La réalité est plus complexe et relève d’un calcul politique de la part de l’Empereur, l’Alsace faisant alors partie du Saint-Empire romain germanique. Ce dernier choisit les Ribeaupierre pour contenir la corporation qui par sa nature publique pouvait se révéler être un dangereux adversaire politique. C’est ainsi que lors du jour de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, les ménétriers se réunissaient pour régler les divergences politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi naît une tradition qui avec le temps a évolué, se muant en fête locale célébrée tous les ans. Un autre aspect du terme ''Pfiffer'' qui n’est pas forcément discernable dans sa retranscription française est la place prépondérante de la figure du joueur de flûte dans le folklore ribeauvillois. Robert Lehmann nous l’indique lorsqu’il s’attarde quelques secondes sur la statue du ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300’’. Là encore il est possible d’établir un parallèle entre la réalité historique et la légende, le flutiste étant lui-même un ménétrier. L’Alsace étant teintée de culture germanique, cette statue évoque sans doute la légende du joueur de flûte de Hamelin, un conte faisant écho à une catastrophe légendaire survenue en 1284 à Hamelin en Basse-Saxe durant laquelle un flutiste s’illustre en chassant les rats hors de la ville devenant ainsi un symbole protecteur aux quatre coins du Saint-Empire romain germanique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un aspect historique revendiqué'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà du folklore germanique qui entoure la légende des premiers ''Pfifferdaj'' et des enjeux politiques inhérents à la noblesse impériale, la fête des ménétriers telle qu’elle se déroule en 1967 revendique une histoire quasiment identique au reste de la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les chars filmés par Robert Lehmann rappellent de grands épisodes de l’histoire nationale. On aperçoit premièrement un char à l’effigie des Gaulois où un chef est porté par ses guerriers sur un bouclier, coutume purement gauloise dans l’imaginaire collectif bien que celle-ci soit plutôt pratiquée par des tribus germaniques comme les Francs. Le char suivant est une représentation du roi Clovis châtiant le guerrier ayant brisé le vase de Soissons, épisode incontournable dans l’historiographie française. Vient ensuite une jeune fille sur un cheval immaculée de blanc, symbole de la pureté et de la virginité, accompagnée par un écuyer revêtant une tenue du Bas Moyen Âge. La jeune fille en question pourrait être une représentation de Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défilent par la suite des chevaliers parés d’une croix rouge sur un manteau blanc, possiblement une référence à l’ordre monastique et militaire des Templiers, ordre très influent dans le Royaume de France mais bien moins dans le Saint-Empire où l’Ordre Teutonique domine. L’Ancien Régime est lui aussi représenté avec ce qui semble être une reproduction de la fuite à Varennes de Louis XVI qui précède le char du Premier Empire sur lequel on distingue des grognards. Ces représentations permettent d’intégrer la culture alsacienne à une culture commune avec la France une vingtaine d’année après le retour dans le giron français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête populaire dans un village pittoresque''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ribeauvillé constitue la cité médiévale alsacienne par excellence. Ses maisons à colombages typiques de la région sont inspirées des huttes du Haut Moyen Âge appelées les ''Ständerhüs'' qui s’imposent alors comme les premières habitations urbaines et dont les quatre piliers angulaires forment l’essentiel. La Renaissance permet la mise en place des encorbellements, c’est-à-dire l’avancée d’étage en d’étage permettant d’augmenter la hauteur de ces maisons à colombage qui par la suite bénéficient de décorations notamment sur les pignons ou encore d’encadrements de fenêtres sculptés. Souvent, on retrouve des ornements sur les linteaux des portes, le poutrage ou les garde-fous des balcons qui symbolisent le métier du propriétaire, la date de fondation, le régime politique ou parfois des manières de défendre l’habitation en témoigne la présence de pentagrammes ou d’étoiles à six branches. On constate dans les prises de vue de Robert Lehmann la prédominance de ces maisons à colombages qui font la réputation du village haut-rhinois comme une cité médiévale en plein cœur du vignoble. Le ''Pfifferdaj'' est ainsi l’occasion pour les habitants et les associations tels le Comité des Fêtes ou les Pfiffer Fêteurs de mettre en valeur ce patrimoine culturel en organisant encore de nos jours la fête qui a lieu chaque année le premier dimanche du mois de septembre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=KLEIN Georges et RIVIERE Georges-Henri, ''Arts et traditions populaires d’Alsace: la maison rurale et l’artisanat d’autrefois'', Colmar, Alsatia, 1973, 255; 104; 16 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LESER (Gérard) et RENAULT (Christophe), ''Mythes et symboles d’Alsace'', Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe) et THADDEN (Rudolf) von, ''Histoire de l’Alsace'', Paris, Perrin, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SOCIETE D’ARCHEOLOGIE LORRAINE, « Les seigneurs de Ribeaupierre », dans ''Mémoires de la Société d’Archéologie Lorraine et du Musée Historique Lorrain'', vol. 23, 1873, 464 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Pfifferdaj_de_Ribeauvill%C3%A9_(0113FI0005)&amp;diff=12805</id>
		<title>Pfifferdaj de Ribeauvillé (0113FI0005)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:53:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Pfifferdaj de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FI0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1967&lt;br /&gt;
|video=0113FI0005_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Lehmann, Robert&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par une succession de plan rapides s’enchaînant pendant les quarante premières secondes et filmant diverses personnes, lieux et objets qui semblent incohérents. On observe premièrement trois pompiers en tenue de cérémonie sur des cyclomoteurs, puis un plan très succinct de cavaliers de la Renaissance qui nous indique le caractère historique du défilé qui va suivre. S’en suivent des plans des rues de Ribeauvillé grâce auxquels on constate l’ampleur de la fête à la vue du nombre important de personnes déambulant dans le village. Ces plans sont entrecoupés par trois zooms qui se concentrent premièrement sur le blason de la commune dit ‘’d'argent à la main bénissant de carnation posée en pal et habillée d'azur, accompagnée de trois écussons de gueules, deux et un’’ puis sur la statue du flutiste de Ribeauvillé, le ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300 ‘’ qui rappelle au spectateur qu’il assiste au ''Pfifferdaj''. Le second zoom a le même rôle en s’attardant sur le restaurant ''Pfifferhüs'', littéralement la ‘’ maison du flutiste/siffleur ‘’. Le dernier concerne le château Saint-Ulrich, l’une des possessions des suzerains de Ribeauvillé, les seigneurs de Ribeaupierre qui seraient les instigateurs de la fête. Trois femmes sont également filmées à plusieurs reprises, faisant sûrement partie de l’entourage du cinéaste, la plus âgée étant Mme Lehmann, la mère de ce dernier. Puis vient l’heure du défilé inauguré par la fanfare des pompiers et suivie par une succession de chars aux inspirations médiévales, on y retrouve entre autres Clovis et l’épisode du vase de Soissons, le blason des Ribeaupierre ‘’d’argent à trois écussons de gueules’’ ou encore de ce qui semble être des chevaliers croisés malgré le manque de rigueur historique dans la restitution de l’armure. On observe également des chars aux inspirations plus contemporaines, reproduisant notamment des scènes de l’Ancien Régime et du Premier Empire comme la fuite de Louis XVI à Varennes ou la présence de grognards. Ces reconstitutions historiques sont entrecoupées par le défilé de fanfares ou de personnes revêtant le costume traditionnel alsacien. Le défilé est filmé en plan large pour capturer le char ou les personnes concernées et la foule, la plupart du temps de face mais aussi quelque fois de dos afin de visualiser toutes les subtilités. On remarque que la caméra suit littéralement celui ou celle qui défile en effectuant un travelling de droite à gauche pour souligner l’effet de mouvement et saisir l’élément filmé plus longtemps. Un autre zoom se concentre sur une mère et ses deux filles observant le défilé à la fenêtre, témoignage de l’attrait des habitants pour l’événement, l’une des filles étant d’ailleurs elle aussi parée du costume traditionnel alsacien. A l’issue du défilé on observe la foule qui se disperse dans les rues et l’on constate que le cinéaste se retrouve à l’entrée du village, en témoigne les guichets qui délivrent les billets d’entrée comme l’indique la banderole. On observe un dernier passage des chars dudit défilé qui semblent rentrer à l’entrepôt à la vue de l’inactivité des figurants qui jouaient auparavant leur rôle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’année 1967 est l’occasion pour les Ribeauvillois de célébrer la 577e fête des ménétriers qui au-delà de constituer une simple attraction au cœur de cette célèbre cité médiévale du Haut-Rhin, représente un véritable héritage folklorique et historique d’une tradition plusieurs fois centenaire. L’accent est mis sur l’histoire nationale dans une Alsace qui vingt ans plus tôt subissait le joug nazi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Pfifferdaj, dimension légendaire et folklorique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''Pfifferdaj'', littéralement le jour du flutiste/siffleur en dialecte, est traduit en français par la fête des ménétriers. Au Moyen Âge, un ménétrier s’apparente au ménestrel, c’est-à-dire qu’il joue d’un instrument en public et de manière profane, hors du cadre religieux. La légende de l’origine du ''Pfifferdaj'' remonte au Bas Moyen Âge lorsqu’un noble de Ribeauvillé, village alors nommé ''Rappschwir'' en alsacien, fait preuve de générosité à l’égard d’un ménétrier ayant cassé son instrument. Le donateur en question n’est autre qu’un membre de la famille des Ribeaupierre, seigneurs du bourg depuis le XIIe siècle grâce à l’évêque de Bâle qui cède à leur ancêtre Egenolphe d’Urslingen la seigneurie éponyme. La puissante corporation des ménétriers choisit alors le seigneur de Ribeaupierre comme suzerain. La réalité est plus complexe et relève d’un calcul politique de la part de l’Empereur, l’Alsace faisant alors partie du Saint-Empire romain germanique. Ce dernier choisit les Ribeaupierre pour contenir la corporation qui par sa nature publique pouvait se révéler être un dangereux adversaire politique. C’est ainsi que lors du jour de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, les ménétriers se réunissaient pour régler les divergences politiques. Ainsi naît une tradition qui avec le temps a évolué, se muant en fête locale célébrée tous les ans. Un autre aspect du terme ''Pfiffer'' qui n’est pas forcément discernable dans sa retranscription française est la place prépondérante de la figure du joueur de flûte dans le folklore ribeauvillois. Robert Lehmann nous l’indique lorsqu’il s’attarde quelques secondes sur la statue du ‘’''Pfiffer'' de l’an 1300’’. Là encore il est possible d’établir un parallèle entre la réalité historique et la légende, le flutiste étant lui-même un ménétrier. L’Alsace étant teintée de culture germanique, cette statue évoque sans doute la légende du joueur de flûte de Hamelin, un conte faisant écho à une catastrophe légendaire survenue en 1284 à Hamelin en Basse-Saxe durant laquelle un flutiste s’illustre en chassant les rats hors de la ville devenant ainsi un symbole protecteur aux quatre coins du Saint-Empire romain germanique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un aspect historique revendiqué'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà du folklore germanique qui entoure la légende des premiers ''Pfifferdaj'' et des enjeux politiques inhérents à la noblesse impériale, la fête des ménétriers telle qu’elle se déroule en 1967 revendique une histoire quasiment identique au reste de la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les chars filmés par Robert Lehmann rappellent de grands épisodes de l’histoire nationale. On aperçoit premièrement un char à l’effigie des Gaulois où un chef est porté par ses guerriers sur un bouclier, coutume purement gauloise dans l’imaginaire collectif bien que celle-ci soit plutôt pratiquée par des tribus germaniques comme les Francs. Le char suivant est une représentation du roi Clovis châtiant le guerrier ayant brisé le vase de Soissons, épisode incontournable dans l’historiographie française. Vient ensuite une jeune fille sur un cheval immaculée de blanc, symbole de la pureté et de la virginité, accompagnée par un écuyer revêtant une tenue du Bas Moyen Âge. La jeune fille en question pourrait être une représentation de Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans. Défilent par la suite des chevaliers parés d’une croix rouge sur un manteau blanc, possiblement une référence à l’ordre monastique et militaire des Templiers, ordre très influent dans le Royaume de France mais bien moins dans le Saint-Empire où l’Ordre Teutonique domine. L’Ancien Régime est lui aussi représenté avec ce qui semble être une reproduction de la fuite à Varennes de Louis XVI qui précède le char du Premier Empire sur lequel on distingue des grognards. Ces représentations permettent d’intégrer la culture alsacienne à une culture commune avec la France une vingtaine d’année après le retour dans le giron français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête populaire dans un village pittoresque''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ribeauvillé constitue la cité médiévale alsacienne par excellence. Ses maisons à colombages typiques de la région sont inspirées des huttes du Haut Moyen Âge appelées les ''Ständerhüs'' qui s’imposent alors comme les premières habitations urbaines et dont les quatre piliers angulaires forment l’essentiel. La Renaissance permet la mise en place des encorbellements, c’est-à-dire l’avancée d’étage en d’étage permettant d’augmenter la hauteur de ces maisons à colombage qui par la suite bénéficient de décorations notamment sur les pignons ou encore d’encadrements de fenêtres sculptés. Souvent, on retrouve des ornements sur les linteaux des portes, le poutrage ou les garde-fous des balcons qui symbolisent le métier du propriétaire, la date de fondation, le régime politique ou parfois des manières de défendre l’habitation en témoigne la présence de pentagrammes ou d’étoiles à six branches. On constate dans les prises de vue de Robert Lehmann la prédominance de ces maisons à colombages qui font la réputation du village haut-rhinois comme une cité médiévale en plein cœur du vignoble. Le ''Pfifferdaj'' est ainsi l’occasion pour les habitants et les associations tels le Comité des Fêtes ou les Pfiffer Fêteurs de mettre en valeur ce patrimoine culturel en organisant encore de nos jours la fête qui a lieu chaque année le premier dimanche du mois de septembre.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=KLEIN Georges et RIVIERE Georges-Henri, ''Arts et traditions populaires d’Alsace: la maison rurale et l’artisanat d’autrefois'', Colmar, Alsatia, 1973, 255; 104; 16 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LESER (Gérard) et RENAULT (Christophe), ''Mythes et symboles d’Alsace'', Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Philippe) et THADDEN (Rudolf) von, ''Histoire de l’Alsace'', Paris, Perrin, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SOCIETE D’ARCHEOLOGIE LORRAINE, « Les seigneurs de Ribeaupierre », dans ''Mémoires de la Société d’Archéologie Lorraine et du Musée Historique Lorrain'', vol. 23, 1873, 464 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_de_la_bi%C3%A8re_%C3%A0_Schiltigheim(0021FN0005)&amp;diff=12802</id>
		<title>Fête de la bière à Schiltigheim(0021FN0005)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_de_la_bi%C3%A8re_%C3%A0_Schiltigheim(0021FN0005)&amp;diff=12802"/>
		<updated>2020-01-05T18:45:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête de la bière à Schiltigheim&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0005&lt;br /&gt;
|dateDebut=1957&lt;br /&gt;
|video=0021FN0005_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Gilbert&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le défilé de la Fête de la bière schilikoise de 1957 en pleine cité des Brasseurs.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par des images en noir et blanc de cavaliers en costume de la Renaissance portant des étendards publicitaires de la brasserie schilikoise historique Perle suivis par la fanfare des pompiers locaux reconnaissables à leurs uniformes. A ces plans larges en noir et blanc succèdent des plans plus resserrés en couleur qui se concentrent sur les chars, les fanfares ou les danseurs folkloriques. On constate que le cinéaste change de nombreuses fois de position en effectuant des prises de vues courtes afin de présenter une vision d’ensemble de l’élément filmé. Pour filmer les chars en mouvement il suit leur trajectoire en effectuant plusieurs travellings sur l’axe gauche-droite et vice-versa. Le cortège est composé de manière particulièrement hétéroclite, on observe tout d’abord des chars fleuris avec des jeunes femmes en robe bouffantes, une maison alsacienne traditionnelle avec son nid de cigogne puis une locomotive et un moulin. Ensuite, des chars à l’effigie de plusieurs pays et époques deviennent l’objet de la caméra qui cette fois-ci capture en plongée afin de saisir l’intégralité des éléments. Le premier char représente la Hongrie, puis un pays slave, peut-être la Russie, vient un char africain et un défilé de soldats de l’Ancien Régime qui devancent ce qui semble être un char représentant Louis XVI, Marie-Antoinette et la Cour. La séquence se termine avec le passage d’un char asiatique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, et plus particulièrement le Bas-Rhin, sont des régions brassicoles par excellence. La commune de Schiltigheim est ainsi surnommée la cité des Brasseurs en raison de son nombre important de brasseries aussi bien artisanales qu’internationales qui s’implantent dans la commune dès le XVIIIe siècle. Afin de célébrer la prospérité de l’industrie de la bière, on organise une fête alors même que les brasseries schilikoises sont sur le déclin comme la brasserie Perle qui d’après le film d’Emile Breesé sponsorise l’événement et qui cependant met la clef sous la porte en 1971. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Schiltigheim, une cité brassicole'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prospérité de Schiltigheim dès l’implantation des premières brasseries au XVIIIe siècle est dû à plusieurs facteurs qui font de la ville un endroit parfait pour produire le breuvage. Premièrement, elle bénéficie d’un environnement géologique favorable à la production et à la conservation de la bière. Elle est également à la pointe des innovations scientifiques en termes de techniques de fermentation comme la fermentation basse qui induit la réalisation d’une bière blonde peu alcoolisée, la ''Pils'', ou encore en termes de pasteurisation. L’équipement est lui aussi perfectionné et l’industrie schilikoise profite dès la Révolution industrielle de l’emploi du verre et du chemin de fer pour commercer avec des contrées éloignées et acquérir une renommée jusqu’à Paris qui en 1854 ne se trouve plus qu’à un jour de train de Strasbourg grâce à l’ouverture de la ligne ferroviaire. On sélectionne l’orge, le houblon, l’engrais qui sert à les faire pousser, l’eau que l’on utilise dans les brasseries et les levures afin d’obtenir un résultat toujours plus optimal qui garantit la prospérité à Schiltigheim. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ainsi que se produit une constante applicable à plusieurs grandes cités brassicoles à travers l’Europe, les locaux des brasseries Strasbourgeoises devenant trop étroits pour une production toujours plus importante, la plupart s’implantent dans les communes adjacentes de Cronenbourg, Koenigshofen et bien sûr Schiltigheim. Cette délocalisation est telle qu’à la fin du XIXe siècle, la moitié des bières dites ‘’de Strasbourg’’ proviennent en réalité de Schiltigheim. Après la Seconde Guerre mondiale, la bière alsacienne connaît un regain d’intérêt grâce à un rééquipement industriel et une modernisation qui résultent à 80% d’un autofinancement des brasseurs en moyenne. Ainsi, la production passe de 1 025 000 hectolitres en 1949 à 2 226 700 hectolitres en 1956 sur 12 000 000 d’hectolitres produits en France, la bière alsacienne représente cependant 45% des bières vendues en France alors qu’elle ne constitue que 21% de la production, signe évident de son succès dans l’hexagone. L’Alsacien est également un grand buveur en ce milieu de XXe siècle puisqu’il consomme en moyenne 150 litres de bière par an, dépassant le record national européen détenu par les Belges avec 135 litres par an contre 21 litres pour les Français, au-delà de l’intérêt économique qu’elle apporte à la région, la bière est une véritable culture en Alsace. A propos de culture, on constate grâce à la carte ci-joint que la culture du houblon est prédominante dans le Bas-Rhin et quasiment inexistante dans le Haut-Rhin, département axé sur l’exploitation de la vigne. C’est entre Haguenau et Strasbourg, dans la région du Kochersberg, que se trouve la majorité des houblonnières alsaciennes qui ensemble atteignent 4185 hectares de superficie en 1913 pour une moyenne de trois mille pieds de houblon par hectare. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La fête de la bière, une mobilisation schilikoise'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est en conséquence pertinent pour une cité brassicole telle que Schiltigheim d’organiser une fête de la bière, boisson qui assure le développement et la stabilité économique mais aussi l’influence culturelle de la ville. On remarque à travers le film d’Emile Breesé que la fête de la bière est non seulement une mobilisation citoyenne schilikoise, en témoigne la présence des sapeurs-pompiers et des figurants, mais également une fête qui tient à rappeler non seulement la dimension universelle de la bière grâce aux chars représentant différents pays et continents, mais aussi la dimension historique du breuvage soulignée par le char de l’Ancien Régime. Cette prospérité et cette joie qui émane de ce film amateur se retrouvent mis à mal durant les décennies suivantes lorsque plusieurs brasseries schilikoises ferment leurs portes comme la brasserie Perle en 1971 et Schutzenberger en 2006 ou finissent rachetés par des compagnies internationales tel que les brasseries l’Espérance et Fischer, rachetées par Heineken respectivement en 1972 et en 1996.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BEAUJEU-GARNIER (Jacqueline), « La bière d’Alsace », dans ''L’Information Géographique'', n° 2, vol. 22, 1958, p. 71.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CLERY (Pierre), KOEHL (Chanel) et JARRY (Xavier), ''La bière: du Nil antique à Schiltigheim'', Tours, Éditions Sutton, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ZEYL (Robert), « La culture du houblon en Alsace », dans ''Annales de géographie,'' n° 222, vol. 39, 1930, p. 569-578.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_de_la_bi%C3%A8re_%C3%A0_Schiltigheim(0021FN0005)&amp;diff=12801</id>
		<title>Fête de la bière à Schiltigheim(0021FN0005)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:45:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête de la bière à Schiltigheim&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Breesé, Gilbert&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme la Fête de la bière schilikoise de 1957 en pleine cité des Brasseurs.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par des images en noir et blanc de cavaliers en costume de la Renaissance portant des étendards publicitaires de la brasserie schilikoise historique Perle suivis par la fanfare des pompiers locaux reconnaissables à leurs uniformes. A ces plans larges en noir et blanc succèdent des plans plus resserrés en couleur qui se concentrent sur les chars, les fanfares ou les danseurs folkloriques. On constate que le cinéaste change de nombreuses fois de position en effectuant des prises de vues courtes afin de présenter une vision d’ensemble de l’élément filmé. Pour filmer les chars en mouvement il suit leur trajectoire en effectuant plusieurs travellings sur l’axe gauche-droite et vice-versa. Le cortège est composé de manière particulièrement hétéroclite, on observe tout d’abord des chars fleuris avec des jeunes femmes en robe bouffantes, une maison alsacienne traditionnelle avec son nid de cigogne puis une locomotive et un moulin. Ensuite, des chars à l’effigie de plusieurs pays et époques deviennent l’objet de la caméra qui cette fois-ci capture en plongée afin de saisir l’intégralité des éléments. Le premier char représente la Hongrie, puis un pays slave, peut-être la Russie, vient un char africain et un défilé de soldats de l’Ancien Régime qui devancent ce qui semble être un char représentant Louis XVI, Marie-Antoinette et la Cour. La séquence se termine avec le passage d’un char asiatique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, et plus particulièrement le Bas-Rhin, sont des régions brassicoles par excellence. La commune de Schiltigheim est ainsi surnommée la cité des Brasseurs en raison de son nombre important de brasseries aussi bien artisanales qu’internationales qui s’implantent dans la commune dès le XVIIIe siècle. Afin de célébrer la prospérité de l’industrie de la bière, on organise une fête alors même que les brasseries schilikoises sont sur le déclin comme la brasserie Perle qui d’après le film d’Emile Breesé sponsorise l’événement et qui cependant met la clef sous la porte en 1971. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Schiltigheim, une cité brassicole'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prospérité de Schiltigheim dès l’implantation des premières brasseries au XVIIIe siècle est dû à plusieurs facteurs qui font de la ville un endroit parfait pour produire le breuvage. Premièrement, elle bénéficie d’un environnement géologique favorable à la production et à la conservation de la bière. Elle est également à la pointe des innovations scientifiques en termes de techniques de fermentation comme la fermentation basse qui induit la réalisation d’une bière blonde peu alcoolisée, la ''Pils'', ou encore en termes de pasteurisation. L’équipement est lui aussi perfectionné et l’industrie schilikoise profite dès la Révolution industrielle de l’emploi du verre et du chemin de fer pour commercer avec des contrées éloignées et acquérir une renommée jusqu’à Paris qui en 1854 ne se trouve plus qu’à un jour de train de Strasbourg grâce à l’ouverture de la ligne ferroviaire. On sélectionne l’orge, le houblon, l’engrais qui sert à les faire pousser, l’eau que l’on utilise dans les brasseries et les levures afin d’obtenir un résultat toujours plus optimal qui garantit la prospérité à Schiltigheim. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ainsi que se produit une constante applicable à plusieurs grandes cités brassicoles à travers l’Europe, les locaux des brasseries Strasbourgeoises devenant trop étroits pour une production toujours plus importante, la plupart s’implantent dans les communes adjacentes de Cronenbourg, Koenigshofen et bien sûr Schiltigheim. Cette délocalisation est telle qu’à la fin du XIXe siècle, la moitié des bières dites ‘’de Strasbourg’’ proviennent en réalité de Schiltigheim. Après la Seconde Guerre mondiale, la bière alsacienne connaît un regain d’intérêt grâce à un rééquipement industriel et une modernisation qui résultent à 80% d’un autofinancement des brasseurs en moyenne. Ainsi, la production passe de 1 025 000 hectolitres en 1949 à 2 226 700 hectolitres en 1956 sur 12 000 000 d’hectolitres produits en France, la bière alsacienne représente cependant 45% des bières vendues en France alors qu’elle ne constitue que 21% de la production, signe évident de son succès dans l’hexagone. L’Alsacien est également un grand buveur en ce milieu de XXe siècle puisqu’il consomme en moyenne 150 litres de bière par an, dépassant le record national européen détenu par les Belges avec 135 litres par an contre 21 litres pour les Français, au-delà de l’intérêt économique qu’elle apporte à la région, la bière est une véritable culture en Alsace. A propos de culture, on constate grâce à la carte ci-joint que la culture du houblon est prédominante dans le Bas-Rhin et quasiment inexistante dans le Haut-Rhin, département axé sur l’exploitation de la vigne. C’est entre Haguenau et Strasbourg, dans la région du Kochersberg, que se trouve la majorité des houblonnières alsaciennes qui ensemble atteignent 4185 hectares de superficie en 1913 pour une moyenne de trois mille pieds de houblon par hectare. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La fête de la bière, une mobilisation schilikoise'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est en conséquence pertinent pour une cité brassicole telle que Schiltigheim d’organiser une fête de la bière, boisson qui assure le développement et la stabilité économique mais aussi l’influence culturelle de la ville. On remarque à travers le film d’Emile Breesé que la fête de la bière est non seulement une mobilisation citoyenne schilikoise, en témoigne la présence des sapeurs-pompiers et des figurants, mais également une fête qui tient à rappeler non seulement la dimension universelle de la bière grâce aux chars représentant différents pays et continents, mais aussi la dimension historique du breuvage soulignée par le char de l’Ancien Régime. Cette prospérité et cette joie qui émane de ce film amateur se retrouvent mis à mal durant les décennies suivantes lorsque plusieurs brasseries schilikoises ferment leurs portes comme la brasserie Perle en 1971 et Schutzenberger en 2006 ou finissent rachetés par des compagnies internationales tel que les brasseries l’Espérance et Fischer, rachetées par Heineken respectivement en 1972 et en 1996.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BEAUJEU-GARNIER (Jacqueline), « La bière d’Alsace », dans ''L’Information Géographique'', n° 2, vol. 22, 1958, p. 71.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CLERY (Pierre), KOEHL (Chanel) et JARRY (Xavier), ''La bière: du Nil antique à Schiltigheim'', Tours, Éditions Sutton, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ZEYL (Robert), « La culture du houblon en Alsace », dans ''Annales de géographie,'' n° 222, vol. 39, 1930, p. 569-578.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_de_la_bi%C3%A8re_%C3%A0_Schiltigheim(0021FN0005)&amp;diff=12800</id>
		<title>Fête de la bière à Schiltigheim(0021FN0005)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:41:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête de la bière à Schiltigheim&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|Description_fr=Ce film débute par des images en noir et blanc de cavaliers en costume de la Renaissance portant des étendards publicitaires de la brasserie schilikoise historique Perle suivis par la fanfare des pompiers locaux reconnaissables à leurs uniformes. A ces plans larges en noir et blanc succèdent des plans plus resserrés en couleur qui se concentrent sur les chars, les fanfares ou les danseurs folkloriques. On constate que le cinéaste change de nombreuses fois de position en effectuant des prises de vues courtes afin de présenter une vision d’ensemble de l’élément filmé. Pour filmer les chars en mouvement il suit leur trajectoire en effectuant plusieurs travellings sur l’axe gauche-droite et vice-versa. Le cortège est composé de manière particulièrement hétéroclite, on observe tout d’abord des chars fleuris avec des jeunes femmes en robe bouffantes, une maison alsacienne traditionnelle avec son nid de cigogne puis une locomotive et un moulin. Ensuite, des chars à l’effigie de plusieurs pays et époques deviennent l’objet de la caméra qui cette fois-ci capture en plongée afin de saisir l’intégralité des éléments. Le premier char représente la Hongrie, puis un pays slave, peut-être la Russie, vient un char africain et un défilé de soldats de l’Ancien Régime qui devancent ce qui semble être un char représentant Louis XVI, Marie-Antoinette et la Cour. La séquence se termine avec le passage d’un char asiatique.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, et plus particulièrement le Bas-Rhin, sont des régions brassicoles par excellence. La commune de Schiltigheim est ainsi surnommée la cité des Brasseurs en raison de son nombre important de brasseries aussi bien artisanales qu’internationales qui s’implantent dans la commune dès le XVIIIe siècle. Afin de célébrer la prospérité de l’industrie de la bière, on organise une fête alors même que les brasseries schilikoises sont sur le déclin comme la brasserie Perle qui d’après le film d’Emile Breesé sponsorise l’événement et qui cependant met la clef sous la porte en 1971. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Schiltigheim, une cité brassicole'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prospérité de Schiltigheim dès l’implantation des premières brasseries au XVIIIe siècle est dû à plusieurs facteurs qui font de la ville un endroit parfait pour produire le breuvage. Premièrement, elle bénéficie d’un environnement géologique favorable à la production et à la conservation de la bière. Elle est également à la pointe des innovations scientifiques en termes de techniques de fermentation comme la fermentation basse qui induit la réalisation d’une bière blonde peu alcoolisée, la ''Pils'', ou encore en termes de pasteurisation. L’équipement est lui aussi perfectionné et l’industrie schilikoise profite dès la Révolution industrielle de l’emploi du verre et du chemin de fer pour commercer avec des contrées éloignées et acquérir une renommée jusqu’à Paris qui en 1854 ne se trouve plus qu’à un jour de train de Strasbourg grâce à l’ouverture de la ligne ferroviaire. On sélectionne l’orge, le houblon, l’engrais qui sert à les faire pousser, l’eau que l’on utilise dans les brasseries et les levures afin d’obtenir un résultat toujours plus optimal qui garantit la prospérité à Schiltigheim. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ainsi que se produit une constante applicable à plusieurs grandes cités brassicoles à travers l’Europe, les locaux des brasseries Strasbourgeoises devenant trop étroits pour une production toujours plus importante, la plupart s’implantent dans les communes adjacentes de Cronenbourg, Koenigshofen et bien sûr Schiltigheim. Cette délocalisation est telle qu’à la fin du XIXe siècle, la moitié des bières dites ‘’de Strasbourg’’ proviennent en réalité de Schiltigheim. Après la Seconde Guerre mondiale, la bière alsacienne connaît un regain d’intérêt grâce à un rééquipement industriel et une modernisation qui résultent à 80% d’un autofinancement des brasseurs en moyenne. Ainsi, la production passe de 1 025 000 hectolitres en 1949 à 2 226 700 hectolitres en 1956 sur 12 000 000 d’hectolitres produits en France, la bière alsacienne représente cependant 45% des bières vendues en France alors qu’elle ne constitue que 21% de la production, signe évident de son succès dans l’hexagone. L’Alsacien est également un grand buveur en ce milieu de XXe siècle puisqu’il consomme en moyenne 150 litres de bière par an, dépassant le record national européen détenu par les Belges avec 135 litres par an contre 21 litres pour les Français, au-delà de l’intérêt économique qu’elle apporte à la région, la bière est une véritable culture en Alsace. A propos de culture, on constate grâce à la carte ci-joint que la culture du houblon est prédominante dans le Bas-Rhin et quasiment inexistante dans le Haut-Rhin, département axé sur l’exploitation de la vigne. C’est entre Haguenau et Strasbourg, dans la région du Kochersberg, que se trouve la majorité des houblonnières alsaciennes qui ensemble atteignent 4185 hectares de superficie en 1913 pour une moyenne de trois mille pieds de houblon par hectare. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La fête de la bière, une mobilisation schilikoise'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est en conséquence pertinent pour une cité brassicole telle que Schiltigheim d’organiser une fête de la bière, boisson qui assure le développement et la stabilité économique mais aussi l’influence culturelle de la ville. On remarque à travers le film d’Emile Breesé que la fête de la bière est non seulement une mobilisation citoyenne schilikoise, en témoigne la présence des sapeurs-pompiers et des figurants, mais également une fête qui tient à rappeler non seulement la dimension universelle de la bière grâce aux chars représentant différents pays et continents, mais aussi la dimension historique du breuvage soulignée par le char de l’Ancien Régime. Cette prospérité et cette joie qui émane de ce film amateur se retrouvent mis à mal durant les décennies suivantes lorsque plusieurs brasseries schilikoises ferment leurs portes comme la brasserie Perle en 1971 et Schutzenberger en 2006 ou finissent rachetés par des compagnies internationales tel que les brasseries l’Espérance et Fischer, rachetées par Heineken respectivement en 1972 et en 1996.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BEAUJEU-GARNIER (Jacqueline), « La bière d’Alsace », dans ''L’Information Géographique'', n° 2, vol. 22, 1958, p. 71.&lt;br /&gt;
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CLERY (Pierre), KOEHL (Chanel) et JARRY (Xavier), ''La bière: du Nil antique à Schiltigheim'', Tours, Éditions Sutton, 2019.&lt;br /&gt;
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ZEYL (Robert), « La culture du houblon en Alsace », dans ''Annales de géographie,'' n° 222, vol. 39, 1930, p. 569-578.&lt;br /&gt;
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		<title>Fête de la bière à Schiltigheim(0021FN0005)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:41:00Z</updated>

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|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, et plus particulièrement le Bas-Rhin, sont des régions brassicoles par excellence. La commune de Schiltigheim est ainsi surnommée la cité des Brasseurs en raison de son nombre important de brasseries aussi bien artisanales qu’internationales qui s’implantent dans la commune dès le XVIIIe siècle. Afin de célébrer la prospérité de l’industrie de la bière, on organise une fête alors même que les brasseries schilikoises sont sur le déclin comme la brasserie Perle qui d’après le film d’Emile Breesé sponsorise l’événement et qui cependant met la clef sous la porte en 1971. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Schiltigheim, une cité brassicole'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prospérité de Schiltigheim dès l’implantation des premières brasseries au XVIIIe siècle est dû à plusieurs facteurs qui font de la ville un endroit parfait pour produire le breuvage. Premièrement, elle bénéficie d’un environnement géologique favorable à la production et à la conservation de la bière. Elle est également à la pointe des innovations scientifiques en termes de techniques de fermentation comme la fermentation basse qui induit la réalisation d’une bière blonde peu alcoolisée, la ''Pils'', ou encore en termes de pasteurisation. L’équipement est lui aussi perfectionné et l’industrie schilikoise profite dès la Révolution industrielle de l’emploi du verre et du chemin de fer pour commercer avec des contrées éloignées et acquérir une renommée jusqu’à Paris qui en 1854 ne se trouve plus qu’à un jour de train de Strasbourg grâce à l’ouverture de la ligne ferroviaire. On sélectionne l’orge, le houblon, l’engrais qui sert à les faire pousser, l’eau que l’on utilise dans les brasseries et les levures afin d’obtenir un résultat toujours plus optimal qui garantit la prospérité à Schiltigheim. C’est ainsi que se produit une constante applicable à plusieurs grandes cités brassicoles à travers l’Europe, les locaux des brasseries Strasbourgeoises devenant trop étroits pour une production toujours plus importante, la plupart s’implantent dans les communes adjacentes de Cronenbourg, Koenigshofen et bien sûr Schiltigheim. Cette délocalisation est telle qu’à la fin du XIXe siècle, la moitié des bières dites ‘’de Strasbourg’’ proviennent en réalité de Schiltigheim. Après la Seconde Guerre mondiale, la bière alsacienne connaît un regain d’intérêt grâce à un rééquipement industriel et une modernisation qui résultent à 80% d’un autofinancement des brasseurs en moyenne. Ainsi, la production passe de 1 025 000 hectolitres en 1949 à 2 226 700 hectolitres en 1956 sur 12 000 000 d’hectolitres produits en France, la bière alsacienne représente cependant 45% des bières vendues en France alors qu’elle ne constitue que 21% de la production, signe évident de son succès dans l’hexagone. L’Alsacien est également un grand buveur en ce milieu de XXe siècle puisqu’il consomme en moyenne 150 litres de bière par an, dépassant le record national européen détenu par les Belges avec 135 litres par an contre 21 litres pour les Français, au-delà de l’intérêt économique qu’elle apporte à la région, la bière est une véritable culture en Alsace. A propos de culture, on constate grâce à la carte ci-joint que la culture du houblon est prédominante dans le Bas-Rhin et quasiment inexistante dans le Haut-Rhin, département axé sur l’exploitation de la vigne. C’est entre Haguenau et Strasbourg, dans la région du Kochersberg, que se trouve la majorité des houblonnières alsaciennes qui ensemble atteignent 4185 hectares de superficie en 1913 pour une moyenne de trois mille pieds de houblon par hectare. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La fête de la bière, une mobilisation schilikoise'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est en conséquence pertinent pour une cité brassicole telle que Schiltigheim d’organiser une fête de la bière, boisson qui assure le développement et la stabilité économique mais aussi l’influence culturelle de la ville. On remarque à travers le film d’Emile Breesé que la fête de la bière est non seulement une mobilisation citoyenne schilikoise, en témoigne la présence des sapeurs-pompiers et des figurants, mais également une fête qui tient à rappeler non seulement la dimension universelle de la bière grâce aux chars représentant différents pays et continents, mais aussi la dimension historique du breuvage soulignée par le char de l’Ancien Régime. Cette prospérité et cette joie qui émane de ce film amateur se retrouvent mis à mal durant les décennies suivantes lorsque plusieurs brasseries schilikoises ferment leurs portes comme la brasserie Perle en 1971 et Schutzenberger en 2006 ou finissent rachetés par des compagnies internationales tel que les brasseries l’Espérance et Fischer, rachetées par Heineken respectivement en 1972 et en 1996.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BEAUJEU-GARNIER (Jacqueline), « La bière d’Alsace », dans ''L’Information Géographique'', n° 2, vol. 22, 1958, p. 71.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CLERY (Pierre), KOEHL (Chanel) et JARRY (Xavier), ''La bière: du Nil antique à Schiltigheim'', Tours, Éditions Sutton, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ZEYL (Robert), « La culture du houblon en Alsace », dans ''Annales de géographie,'' n° 222, vol. 39, 1930, p. 569-578.&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12797</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12797"/>
		<updated>2020-01-05T18:33:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
|fonds=Fritz&lt;br /&gt;
|idSupport=0104FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1958&lt;br /&gt;
|video=0104FH0003_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Fritz, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Costumes Alsaciens.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12794</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:32:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
|fonds=Fritz&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
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'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Costumes Alsaciens.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Costumes_Alsaciens.jpg&amp;diff=12793</id>
		<title>Fichier:Costumes Alsaciens.jpg</title>
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		<updated>2020-01-05T18:32:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;KAUFFMANN (Paul), Costumes traditionnels d'Alsace, aquarelle parue dans L'Illustration, 1919.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12790</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:26:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
|fonds=Fritz&lt;br /&gt;
|idSupport=0104FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1958&lt;br /&gt;
|video=0104FH0003_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Fritz, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12788</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:26:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
|fonds=Fritz&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Fritz, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Costume Alsacien|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:23:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
|fonds=Fritz&lt;br /&gt;
|idSupport=0104FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1958&lt;br /&gt;
|video=0104FH0003_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Fritz, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12785</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:20:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Costume alsacien.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Costume alsacien, lithographie aquarellée provenant du Fonds Ancely (XIXe siècle)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:15:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Fritz, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12782</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:14:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
|fonds=Fritz&lt;br /&gt;
|idSupport=0104FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1958&lt;br /&gt;
|video=0104FH0003_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Fritz, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|username=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T18:08:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
|fonds=Fritz&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Fritz capture la 93ème édition du week-end folklorique de Wissembourg se déroulant lors de la Pentecôte 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Contexte et analyse'''&lt;br /&gt;
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Cette 93e édition du week-end folklorique, fêté traditionnellement à la Pentecôte depuis 1865 à Wissembourg est l’occasion pour Jean-Georges Fritz de capturer en format 8mm des manifestations de la culture alsacienne, rhénane, française et européenne à travers un défilé et diverses danses. La présence de nombreuses cultures et nations met en exergue la dimension internationale du concept de folklore au lendemain d’un grand événement de la construction européenne, le traité de Rome de 1957.&lt;br /&gt;
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'''Fêter le folklore à Wissembourg, plusieurs échelles pour un même concept'''&lt;br /&gt;
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Le défilé de la fête du folklore à Wissembourg nous renseigne sur la volonté de penser le folklore à trois échelles différentes. Premièrement, l’échelle locale qui regroupe les villages alsaciens dont les représentants sont présents pour fêter le folklore régional. On retrouve des communes relativement peu peuplées comme Berstett ou Blaesheim mais aussi des localités plus importantes au niveau de la démographie et de la superficie comme Colmar. Dans le cas de Wissembourg, la ville sous-vosgienne exerçait déjà une influence prépondérante au début du XVIIe siècle, c’est-à-dire quand la région faisait encore partie du Saint-Empire romain germanique. C’est dans ce contexte que Wissembourg se développe autour de la viticulture et du commerce du vin. Son accroissement est également dû au manque de concurrence urbaine dans une région de l’Alsace qui reste alors majoritairement rurale et paysanne. On dénote aussi de nombreuses corporations d’artisans et de commerçants qui sont représentés au début du défilé. Par la suite, la Révolution française fait de la ville un chef-lieu d’arrondissement et cette dernière compte 6000 habitants en 1821 tandis que les autres villes frontalières du Nord ne dépassent pas les 4500 âmes. Wissembourg, véritable ‘’ville-frontière’’ comme la qualifie le géographe Michel Rochefort affirme que les périodes de croissances et de déclins de la ville correspondent aux changements de frontières entre France et Allemagne. Ainsi, on dénote un essor considérable au XVIIIe siècle avec l’entrée dans le giron français, puis une décadence de 1820 à 1870, une recrudescence lors du retour sous influence allemande, puis un nouveau déclin après la Première Guerre mondiale. L’intégration de la ville dans une interface rhénane ne fait donc aucun doute, de nos jours cette dernière ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’Allemagne. Cette proximité avec l’Allemagne et la Suisse transparaît dans les images de Jean-Georges Fritz où l’on aperçoit tour à tour des chapeaux au couleurs allemandes, des drapeaux bavarois et un char Suisse, signes d’une proximité culturelle. Enfin, on observe une dimension internationale par la diversité des chars qui représentent de nombreux pays des quatre coins de l’Europe. Les chars Anglais, Néerlandais, Norvégiens et Yougoslaves témoignent d’une volonté de célébrer le folklore comme un concept transcendant les frontières dans une Europe qui l’année précédente, posait les bases de la construction européenne avec le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les danses et les costumes alsaciens, expressions de la tradition'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La danse folklorique alsacienne est avant tout codifiée par la tenue des participants. Pour les hommes, le pantalon est à la mode sous la révolution puis attesté par l’iconographie du XIXe siècle, il est assez large et se ferme par un pont appelé ''Latz''. Les jours de fête on revêt traditionnellement le pantalon blanc bien que celui-ci tend à disparaître de manière générale à la Belle Epoque au profit d’une coupe plus moderne excepté dans les cantons les plus conservateurs où il est encore porté les jours de fête. Le gilet trouve son origine au XVIe siècle, il est appelé le ''Brutschi'' qui est un terme unisexe. C’est un élément de référence du costume alsacien qui au XIXe siècle connaîtra une évolution avec l’incrustation de dessins dans un ''Brutschi'' taillé dans du velours pour les grandes occasions. S’ajoutent à cela les redingotes longues appelées ''Mutze'' symbolisant l’habit bien ajusté et élancé ‘’à la française’’. Lors des jours de fête, on chausse la ''Rinckenschüeh'', apparue au XVIIIe siècle, ces chaussures sont décolletées sur le dessus et arborent une boucle métallique sur le coup de pied. Enfin, le chapeau traditionnel est le ''Dreimachster'', littéralement trois mâts qui se généralise au XVIIe siècle pour les dimanches et les jours de fête. Le costume féminin est quant à lui composé d’une chemise blanche dont l’encolure est appelée le ''Nackmäntele'', littéralement le ‘’manteau de nuque’’, parfois accompagné du ''Flor'' qui est une écharpe de soie. La jupe jouit quant à elle de deux dénominations en fonction de l’appartenance confessionnelle de celle qui la porte. Ainsi, les protestantes portent une ''Rock'' tandis que les catholiques arborent une ''Kutt''. L’industrie textile mulhousienne permet au XIXe siècle la démocratisation de la jupe en cotonnade imprimée taillée assez large. Le corselet ou ''Rockbruscht'' vient compléter la tenue. Typiquement paysan, il trouve son origine dans la cotte paysanne du XIIIe siècle puis demeure un élément de la tenue de travail bien qu’il soit remplacé par le corset baleiné porté sous la chemise pour les jours de fête à partir du XIXe siècle. Les bas et les chaussures ne sont pas spécifiquement paysans a contrario du corselet, bien que les bas tricotés, les ''Zwickelstrümpfe'', soient à l’origine des réalisations de paysannes. Au XIXe siècle apparaissent les bas industriels grâce à l’industrie mulhousienne et les bottines appelées ''Bottinle'' qui arborent souvent un nœud au coup de pied. Enfin, la coiffe portée les jours de fête est appelée le ''Hüb'' ou ''Haube'' qui se porte nouée sous le menton. La danse folklorique fait quant à elle partie intégrante du patrimoine culturel alsacien. Déjà au XVIIe siècle, elle est décrite par le notable français Lazare de la Salle qui la qualifie ‘’d’étrange bal (…) composé de quinze ou vingt personnes (…) tournant tous ensemble à la ronde (…) avec des contorsions de corps, de têtes, de bras, si déréglés et en faisant un tel charivari de leurs pieds qu’à peine entendait-on les instruments, quoiqu’il y en eût sept qui jouaient comme des désespérés’’. La danse alsacienne est primitivement liée à des rites religieux qui étaient souvent réprimées voir interdits par l’autorité ecclésiastique locale puisque teintée d’une certaine forme de paganisme. On cherche au XVIe siècle à la réguler en imposant des rythmes ternaires, danses autorisées puisque leurs structures évoquent la Trinité. Les danses folkloriques contemporaines conservent cependant bien des aspects de ces danses païennes tels les cris stridents pour éloigner les esprits mauvais ou le fait de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour respecter l’ordre cosmique. Ainsi, la danse folklorique, loin de constituer un simple amusement est à l’origine extrêmement symbolique et accompagne les rites de fécondités comme le ''Sewensprung'', la danse des sept sauts lors de laquelle les participants se roulent par terre pour invoquer la fertilité ou encore le ''Schüffelniner'', le neuf de pique, où les danseuses frappent neuf fois dans leurs mains symbolisant les neufs mois de gestation. Les influences étrangères sont aussi à noter, ainsi le XIXe siècle permet l’apparition et la popularisation dans la région de danses polonaises comme la ''polka'' ou la ''scottisch'' qui provient d’Ecosse. La transmission de cette culture de la danse est encore aujourd’hui assurée par bon nombre de groupes folkloriques dont les prestations s’enchaînent lors des fêtes ou pour des besoins touristiques.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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|Description_fr=Ce film débute par un plan en plongée d’un enfant maniant un tricycle à traction manuelle et portant un chiot devant ce qui semble être une grange, cette séquence est sûrement intégrée au montage par soucis d’économie de pellicule. On assiste ensuite au défilé durant lequel le cinéaste opère à une distance très proche de l’événement en question, il conserve cependant un plan fixe qui lui permet de capturer chaque groupe de la même manière bien qu’il change de position au bout de deux minutes de film afin de capturer la scène sous un autre angle. Le défilé s’ouvre par la présence de cavaliers de la Renaissance et de paroissiens de Wissembourg affiliés à l’église Saint-Paul comme indiqué sur l’écriteau porté par le jeune garçon, processus qui est répété par la suite pour la plupart des groupes et des chars qui défilent. S’en suivent plusieurs groupes représentant le folklore local où diverses tenues traditionnelles et corps de métiers sont observables. On y retrouve les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vignerons. Ces groupes sont accompagnés de fanfares et de chars comme celui représentant la Suisse, signe de la dimension internationale de la culture et du folklore rhénan, une perspective confirmée par le groupe suivant défilant au couleur du Land bavarois. On note même par la suite la présence du Union Jack sur un char puis d’autres à l’effigie de la Norvège, des Pays-Bas, et de la Yougoslavie, témoignages de la volonté de célébrer le folklore de manière internationale. Différentes localités alsaciennes sont représentées, notamment Blaesheim, Truchtersheim, Berstett et Colmar dont les danseurs folkloriques assurent le spectacle, le défilé étant clôturé par le char du pays de Wissembourg. Par la suite, on assiste à la performance de plusieurs groupes de danseurs folkloriques qui sont premièrement filmés en contre-plongée parmi la foule puis en plongée depuis un poste en hauteur qui permet de distinguer le spectacle de manière plus nette.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, Éd. SAEP, 1993, 125 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROCHEFORT Michel, « Rôle perturbateur des frontières sur le réseau des petites villes en Alsace », in ''Bulletin de l’Association de Géographes Français'', n° 255, vol. 33, 1956, p. 10-20.&lt;br /&gt;
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|userrealname=Guillaume Bapst&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12765</id>
		<title>Folklore à Wissembourg (0104FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Folklore_%C3%A0_Wissembourg_(0104FH0003)&amp;diff=12765"/>
		<updated>2020-01-05T17:45:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaume Bapst : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Folklore à Wissembourg (0104FH0003).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Folklore à Wissembourg&lt;br /&gt;
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|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
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		<author><name>Guillaume Bapst</name></author>
		
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