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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-04-30T11:58:58Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13462</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-14T10:37:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg »&amp;lt;ref&amp;gt;BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937, Barr, Le Verger Editeur, 2017, p 67&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg »&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid., p74&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio&amp;lt;ref&amp;gt;Archive municipale de Strasbourg : 72 W 1760&amp;lt;/ref&amp;gt; qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon&amp;lt;ref&amp;gt;Archive municipale de Strasbourg : 234 MW 385&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme&amp;lt;ref&amp;gt;CHAUVEAU Agnès, Introduction à l'histoire des médias en France de 1881 à nos jours, Paris, Armand Colin, 1999, p35&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer (voir annexe 2). Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires (voir annexe 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes&amp;lt;ref&amp;gt;HAU Michel et VOGLER Bernard, Histoire économique de l‘Alsace, Strasbourg, la Nuée bleu, 1997, p279&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Le modèle Tetradyne créée en 1932. Le modèle : Pentadyne en bois, le deuxième modèle est créé en 1933, il est composé de 3 lampes-écran, une penthode (diode), il est en  monoréglage, il comporte un Cadran lumineux, ainsi que 3 boutons et ce modèle coûtait 1650 francs français. Un autre modèle : l'Hexadyne était en bois, et fut créée en 1932, il est composé de : six lampes dont une valve, il est en monoréglage, comporte des Haut-parleurs licence Thomson-Houston et ce modèle coûtait 2 550 francs français. D’autres modèles ont vu le jour avec des noms plus explicites  comme le Troubadour de 1934 qui a également un boîtier en bois, il coûtait 1850 francs français.  À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ALMEIDA Fabrice, ''Histoire des médias en France : de la Grande guerre à nos jours'', Paris, Flammarion 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHAUVEAU Agnès, ''Introduction à l'histoire des médias en France de 1881 à nos jours'', Paris, Armand Colin, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13460</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-13T18:16:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
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|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon&amp;lt;ref&amp;gt;Archive municipale de Strasbourg : 234 MW 385&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer (voir annexe 2). Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires (voir annexe 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Le modèle Tetradyne créée en 1932. Le modèle : Pentadyne en bois, le deuxième modèle est créé en 1933, il est composé de 3 lampes-écran, une penthode (diode), il est en  monoréglage, il comporte un Cadran lumineux, ainsi que 3 boutons et ce modèle coûtait 1650 francs français. Un autre modèle : l'Hexadyne était en bois, et fut créée en 1932, il est composé de : six lampes dont une valve, il est en monoréglage, comporte des Haut-parleurs licence Thomson-Houston et ce modèle coûtait 2 550 francs français. D’autres modèles ont vu le jour avec des noms plus explicites  comme le Troubadour de 1934 qui a également un boîtier en bois, il coûtait 1850 francs français.  À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ALMEIDA Fabrice, ''Histoire des médias en France : de la Grande guerre à nos jours'', Paris, Flammarion 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHAUVEAU Agnès, ''Introduction à l'histoire des médias en France de 1881 à nos jours'', Paris, Armand Colin, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13459</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13459"/>
		<updated>2020-01-13T18:15:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon&amp;lt;ref&amp;gt;Archive municipale de Strasbourg : 234 MW 385&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer (voir annexe 2). Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires (voir annexe 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Le modèle Tetradyne créée en 1932. Le modèle : Pentadyne en bois, le deuxième modèle est créé en 1933, il est composé de 3 lampes-écran, une penthode (diode), il est en  monoréglage, il comporte un Cadran lumineux, ainsi que 3 boutons et ce modèle coûtait 1650 francs français. Un autre modèle : l'Hexadyne était en bois, et fut créée en 1932, il est composé de : six lampes dont une valve, il est en monoréglage, comporte des Haut-parleurs licence Thomson-Houston et ce modèle coûtait 2 550 francs français. D’autres modèles ont vu le jour avec des noms plus explicites  comme le Troubadour de 1934 qui a également un boîtier en bois, il coûtait 1850 francs français.  À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ALMEIDA Fabrice, ''Histoire des médias en France : de la Grande guerre à nos jours'', Paris, Flammarion 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHAUVEAU Agnès, ''Introduction à l'histoire des médias en France de 1881 à nos jours'', Paris, Armand Colin, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-13T18:14:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film s’apparente à un récit de voyage, un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. Au moment de la victoire alliée sur la Wehrmacht, l’Allemagne et Berlin ont été divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une française, une britannique, une américaine et une soviétique. L’Allemagne est occupée de 1945 à 1949. La ville de Berlin évolue également beaucoup durant ces années. C’est entre 1948 et 1949 qu’a lieu le blocus de Berlin. Les Soviétiques bloquent l’accès terrestre à Berlin à la France, l’Angleterre et les États-Unis. C’est également en 1948 que commence un effacement des puissances occidentales en Allemagne de l’Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, deux États ont été créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. L’occupation allemande continue de 1949 à 1954, mais sur un territoire maintenant divisé en deux. Une réelle affirmation de la RFA a lieu durant cette période. Les alliées affirment de nombreuses fois leur volonté absolue de rester à Berlin et d’en assurer la sécurité ( en 1948 à New York ou encore à Londres en 1954). En 1955 sont signés les accords de Paris, qui mettent fin à l’occupation de la RFA. La RFA retrouve sa souveraineté. Néanmoins en RFA, les troupes alliées restent sur le territoire allemand, dans le cadre  de l’OTAN.  Cependant il est dit lors des accords de Paris : « les Trois Puissances se réservent les droits et les responsabilités antérieurement exercés ou détenus par elles en ce qui concerne Berlin ». La ville de Berlin continue d’avoir un statut particulier, ou les alliées ont encore un contrôle sur la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 1953 des insurrections éclatent à Berlin-Est pour protester contre la hausse des cadences de travail, mais cette révolte est violemment réprimée. Suite aux fuites des manifestants et aux départs réguliers vers l'Ouest, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 Allemands de l’Est par an à l’Ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. En 1971 a lieu un nouvel accord : l’accord quadriparti sur Berlin entre les 4 puissances, URSS, France, Angleterre et États-Unis, qui entérine la libre circulation entre la RFA et Berlin-Ouest et empêche l’intégration de Berlin-Ouest à la RFA. La visite d'Hippolyte Laemmel prend place durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin, une ville qui subit une présence étrangère. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin (voir annexe 3). Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de symboles de la présence française à Berlin. Les militaires français ont la charge du contrôle de ses déplacements et doivent en assurer la sécurité. Les troupes françaises sont responsables de ces lieux et de leur fonctionnement dû au statut particulier de Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavant et à l’occupation des Alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Cet endroit n’est pas choisi au hasard: cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections de Berlin-Est. C’est également l'une des plus grandes avenues de Berlin, située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de ''Charlottenburg'' anciennement sous occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale défilant dans la capitale du pays vaincu, toujours occupée. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont présents. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’État français. Les défilés avaient comme rôle de montrer que Berlin était protégé par les puissances occidentales et que la ville n’était pas abandonnée. Bien qu’Hippolyte Laemmel filme pendant la période de la détente, les évènements qui se sont déroulés 15 auparavant sont encore dans les mémoires. Berlin est un symbole protégé. L’URSS a également célébré de son côté le Jour de la Victoire pour les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’une enseigne figurant Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Ces bâtiments se sont construits afin d’organiser la vie des expatriés.  Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. L'unique présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une présence militaire permanente des Français sur le sol de Berlin. Ce quartier montre une présence française militaire sur le sol de Berlin-Ouest. C’est exactement la même chose avec les défilés militaires. Les troupes françaises , anglaises et américaines étaient chargées d’assurer la sécurité de Berlin Ouest, car la RFA n’était pas autorisée à faire entrer ses propres troupes dans Berlin. L’existence de Berlin-Ouest était donc dépendante des troupes étrangères présentes sur son territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres films disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance. Il cherche toujours à avoir le meilleur angle de vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il crée aussi ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage et livre des informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité par son départ, et commence à filmer à bord, le couloir du train, puis les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable substitut à l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques, afin d'en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', qui était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969 et mesurant 220 mètres de haut. Le cinéaste nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791 et a été surmontée d'un quadrige sculpté en 1793. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''No man's land'' entourant le mur de Berlin. &lt;br /&gt;
Laemmel filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci a été reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. La visite de Berlin-Ouest s'achève par un plan sur une bouche du métro berlinois, qui a été mis en service en 1902. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments de Berlin-Est: l’université de Humboldt, fondé en 1809, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945, qui fut reconstruite en 1963. Il s'attarde aussi sur les Trabant, plus précisément des Trabant 601, fabriquées à partir de 1964, un véritable symbole de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les  différents scènes filmé par Hippolyte Laemmel sont également une vision touristique de la ville. Le choix des bâtiments nous donne ici une perception particulière de Berlin. Hippolyte Laemmel se fait ici, le miroir de Berlin, et le reflet qu’ils nous en donnent est dû à sa propre perception. Ce reflet est déformé par ses choix. Il ne nous montre pas tout Berlin par exemple, il décide de ne pas nous montrer le ''checkpoint charlie'', ni le musée de ''Pergam''. La représentation de Berlin qu’il nous offre et néanmoins intéressante. Nous pouvons voir que la ville côté Ouest est en plein développement. Les routes sont bien entretenues. Les voitures sont nombreuses, la ville est bien prospère. La ville cherche à attirer les touristes à travers ses nombreux bâtiments historiques ou les musées. Du côté de Berlin-Est, la représentation qu’ils nous en donnent est faite à travers les Trabants dans un premier temps. Sa représentation est beaucoup plus furtive, due à sa présence plus courte. Cela ne l’empêche pas de prendre en vidéo des lieux symboliques. Sa représentation de Berlin est malgré tout passionnante, car elle nous offre une véritable partie de ''l’Alltagsgechichte'' (histoire quotidienne) de Berlin en 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée à Berlin, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, le train est forcé de passer le mur: Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé: le ''no man’s land'' où sont entreposées des barrières anti char, apparaît sur les images. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’Ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, où de nombreuses personnes sont présentes et travaillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage (voir annexe 1). Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le ''Checkpoint Charlie''. Mais Hippolyte Laemmel utilise l’un des deux seuls points de passage de l'ancienne zone française, plus précisément celui de la  : ''Chausseestrasse'' (voir annexe 2). Il permet uniquement le passage pour les personnes venant de l’Ouest et allant à l’Est. Au retour, lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13457</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-13T18:10:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon&amp;lt;ref&amp;gt;Archive municipale de Strasbourg : 234 MW 385&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer (voir annexe 2). Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires (voir annexe 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Le modèle Tetradyne créée en 1932. Le modèle : Pentadyne en bois, le deuxième modèle est créé en 1933, il est composé de 3 lampes-écran, une penthode (diode), il est en  monoréglage, il comporte un Cadran lumineux, ainsi que 3 boutons et ce modèle coûtait 1650 francs français. Un autre modèle : l'Hexadyne était en bois, et fut créée en 1932, il est composé de : six lampes dont une valve, il est en monoréglage, comporte des Haut-parleurs licence Thomson-Houston et ce modèle coûtait 2 550 francs français. D’autres modèles ont vu le jour avec des noms plus explicites  comme le Troubadour de 1934 qui a également un boîtier en bois, il coûtait 1850 francs français.  À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
ALMEIDA Fabrice, ''Histoire des médias en France : de la Grande guerre à nos jours'', Paris, Flammarion 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHAUVEAU Agnès, ''Introduction à l'histoire des médias en France de 1881 à nos jours'', Paris, Armand Colin, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13456</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13456"/>
		<updated>2020-01-13T18:10:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon&amp;lt;ref&amp;gt;Archive municipale de Strasbourg : 234 MW 385&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer (voir annexe 2). Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires (voir annexe 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Le modèle Tetradyne créée en 1932. Le modèle : Pentadyne en bois, le deuxième modèle est créé en 1933, il est composé de 3 lampes-écran, une penthode (diode), il est en  monoréglage, il comporte un Cadran lumineux, ainsi que 3 boutons et ce modèle coûtait 1650 francs français. Un autre modèle : l'Hexadyne était en bois, et fut créée en 1932, il est composé de : six lampes dont une valve, il est en monoréglage, comporte des Haut-parleurs licence Thomson-Houston et ce modèle coûtait 2 550 francs français. D’autres modèles ont vu le jour avec des noms plus explicites  comme le Troubadour de 1934 qui a également un boîtier en bois, il coûtait 1850 francs français.  À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archive municipale de Strasbourg : 234 MW 385&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ALMEIDA Fabrice, ''Histoire des médias en France : de la Grande guerre à nos jours'', Paris, Flammarion 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHAUVEAU Agnès, ''Introduction à l'histoire des médias en France de 1881 à nos jours'', Paris, Armand Colin, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13455</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13455"/>
		<updated>2020-01-13T18:08:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer (voir annexe 2). Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires (voir annexe 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Le modèle Tetradyne créée en 1932. Le modèle : Pentadyne en bois, le deuxième modèle est créé en 1933, il est composé de 3 lampes-écran, une penthode (diode), il est en  monoréglage, il comporte un Cadran lumineux, ainsi que 3 boutons et ce modèle coûtait 1650 francs français. Un autre modèle : l'Hexadyne était en bois, et fut créée en 1932, il est composé de : six lampes dont une valve, il est en monoréglage, comporte des Haut-parleurs licence Thomson-Houston et ce modèle coûtait 2 550 francs français. D’autres modèles ont vu le jour avec des noms plus explicites  comme le Troubadour de 1934 qui a également un boîtier en bois, il coûtait 1850 francs français.  À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archive municipale de Strasbourg : 234 MW 385&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ALMEIDA Fabrice, ''Histoire des médias en France : de la Grande guerre à nos jours'', Paris, Flammarion 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHAUVEAU Agnès, ''Introduction à l'histoire des médias en France de 1881 à nos jours'', Paris, Armand Colin, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-13T18:06:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film s’apparente à un récit de voyage, un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. Au moment de la victoire alliée sur la Wehrmacht, l’Allemagne et Berlin ont été divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une française, une britannique, une américaine et une soviétique. L’Allemagne est occupée de 1945 à 1949. La ville de Berlin évolue également beaucoup durant ces années. C’est entre 1948 et 1949 qu’a lieu le blocus de Berlin. Les Soviétiques bloquent l’accès terrestre à Berlin à la France, l’Angleterre et les États-Unis. C’est également en 1948 que commence un effacement des puissances occidentales en Allemagne de l’Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, deux États ont été créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. L’occupation allemande continue de 1949 à 1954, mais sur un territoire maintenant divisé en deux. Une réelle affirmation de la RFA a lieu durant cette période. Les alliées affirment de nombreuses fois leur volonté absolue de rester à Berlin et d’en assurer la sécurité ( en 1948 à New York ou encore à Londres en 1954). En 1955 sont signés les accords de Paris, qui mettent fin à l’occupation de la RFA. La RFA retrouve sa souveraineté. Néanmoins en RFA, les troupes alliées restent sur le territoire allemand, dans le cadre  de l’OTAN.  Cependant il est dit lors des accords de Paris : « les Trois Puissances se réservent les droits et les responsabilités antérieurement exercés ou détenus par elles en ce qui concerne Berlin ». La ville de Berlin continue d’avoir un statut particulier, ou les alliées ont encore un contrôle sur la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 1953 des insurrections éclatent à Berlin-Est pour protester contre la hausse des cadences de travail, mais cette révolte est violemment réprimée. Suite aux fuites des manifestants et aux départs réguliers vers l'Ouest, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 Allemands de l’Est par an à l’Ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. En 1971 a lieu un nouvel accord : l’accord quadriparti sur Berlin entre les 4 puissances, URSS, France, Angleterre et États-Unis, qui entérine la libre circulation entre la RFA et Berlin-Ouest et empêche l’intégration de Berlin-Ouest à la RFA. La visite d'Hippolyte Laemmel prend place durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin, une ville qui subit une présence étrangère. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin (voir annexe 3). Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de symboles de la présence française à Berlin. Les militaires français ont la charge du contrôle de ses déplacements et doivent en assurer la sécurité. Les troupes françaises sont responsables de ces lieux et de leur fonctionnement dû au statut particulier de Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavant et à l’occupation des Alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Cet endroit n’est pas choisi au hasard: cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections de Berlin-Est. C’est également l'une des plus grandes avenues de Berlin, située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de ''Charlottenburg'' anciennement sous occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale défilant dans la capitale du pays vaincu, toujours occupée. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont présents. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’État français. Les défilés avaient comme rôle de montrer que Berlin était protégé par les puissances occidentales et que la ville n’était pas abandonnée. Bien qu’Hippolyte Laemmel filme pendant la période de la détente, les évènements qui se sont déroulés 15 auparavant sont encore dans les mémoires. Berlin est un symbole protégé. L’URSS a également célébré de son côté le Jour de la Victoire pour les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’une enseigne figurant Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Ces bâtiments se sont construits afin d’organiser la vie des expatriés.  Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. L'unique présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une présence militaire permanente des Français sur le sol de Berlin. Ce quartier montre une présence française militaire sur le sol de Berlin-Ouest. C’est exactement la même chose avec les défilés militaires. Les troupes françaises , anglaises et américaines étaient chargées d’assurer la sécurité de Berlin Ouest, car la RFA n’était pas autorisée à faire entrer ses propres troupes dans Berlin. L’existence de Berlin-Ouest était donc dépendante des troupes étrangères présentes sur son territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres films disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance. Il cherche toujours à avoir le meilleur angle de vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il crée aussi ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage et livre des informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité par son départ, et commence à filmer à bord, le couloir du train, puis les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable substitut à l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques, afin d'en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', qui était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969 et mesurant 220 mètres de haut. Le cinéaste nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791 et a été surmontée d'un quadrige sculpté en 1793. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''No man's land'' entourant le mur de Berlin. &lt;br /&gt;
Laemmel filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci a été reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. La visite de Berlin-Ouest s'achève par un plan sur une bouche du métro berlinois, qui a été mis en service en 1902. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments de Berlin-Est: l’université de Humboldt, fondé en 1809, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945, qui fut reconstruite en 1963. Il s'attarde aussi sur les Trabant, plus précisément des Trabant 601, fabriquées à partir de 1964, un véritable symbole de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les  différents scènes filmé par Hippolyte Laemmel sont également une vision touristique de la ville. Le choix des bâtiments nous donne ici une perception particulière de Berlin. Hippolyte Laemmel se fait ici, le miroir de Berlin, et le reflet qu’ils nous en donnent est dû à sa propre perception. Ce reflet est déformé par ses choix. Il ne nous montre pas tout Berlin par exemple, il décide de ne pas nous montrer le ''checkpoint charlie'', ni le musée de ''Pergam''. La représentation de Berlin qu’il nous offre et néanmoins intéressante. Nous pouvons voir que la ville côté Ouest est en plein développement. Les routes sont bien entretenues. Les voitures sont nombreuses, la ville est bien prospère. La ville cherche à attirer les touristes à travers ses nombreux bâtiments historiques ou les musées. Du côté de Berlin-Est, la représentation qu’ils nous en donnent est faite à travers les Trabants dans un premier temps. Sa représentation est beaucoup plus furtive, due à sa présence plus courte. Cela ne l’empêche pas de prendre en vidéo des lieux symboliques. Sa représentation de Berlin est malgré tout passionnante, car elle nous offre une véritable partie de ''l’alltagsgechichte'' (histoire quotidienne) de Berlin en 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée à Berlin, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, le train est forcé de passer le mur: Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé: le ''no man’s land'' où sont entreposées des barrières anti char, apparaît sur les images. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’Ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, où de nombreuses personnes sont présentes et travaillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage (voir annexe 1). Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le ''Checkpoint Charlie''. Mais Hippolyte Laemmel utilise l’un des deux seuls points de passage de l'ancienne zone française, plus précisément celui de la  : ''Chausseestrasse'' (voir annexe 2). Il permet uniquement le passage pour les personnes venant de l’Ouest et allant à l’Est. Au retour, lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-13T18:05:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film s’apparente à un récit de voyage, un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. Au moment de la victoire alliée sur la Wehrmacht, l’Allemagne et Berlin ont été divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une française, une britannique, une américaine et une soviétique. L’Allemagne est occupée de 1945 à 1949. La ville de Berlin évolue également beaucoup durant ces années. C’est entre 1948 et 1949 qu’a lieu le blocus de Berlin. Les Soviétiques bloquent l’accès terrestre à Berlin à la France, l’Angleterre et les États-Unis. C’est également en 1948 que commence un effacement des puissances occidentales en Allemagne de l’Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, deux États ont été créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. L’occupation allemande continue de 1949 à 1954, mais sur un territoire maintenant divisé en deux. Une réelle affirmation de la RFA a lieu durant cette période. Les alliées affirment de nombreuses fois leur volonté absolue de rester à Berlin et d’en assurer la sécurité ( en 1948 à New York ou encore à Londres en 1954). En 1955 sont signés les accords de Paris, qui mettent fin à l’occupation de la RFA. La RFA retrouve sa souveraineté. Néanmoins en RFA, les troupes alliées restent sur le territoire allemand, dans le cadre  de l’OTAN.  Cependant il est dit lors des accords de Paris : « les Trois Puissances se réservent les droits et les responsabilités antérieurement exercés ou détenus par elles en ce qui concerne Berlin ». La ville de Berlin continue d’avoir un statut particulier, ou les alliées ont encore un contrôle sur la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 1953 des insurrections éclatent à Berlin-Est pour protester contre la hausse des cadences de travail, mais cette révolte est violemment réprimée. Suite aux fuites des manifestants et aux départs réguliers vers l'Ouest, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 Allemands de l’Est par an à l’Ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. En 1971 a lieu un nouvel accord : l’accord quadriparti sur Berlin entre les 4 puissances, URSS, France, Angleterre et États-Unis, qui entérine la libre circulation entre la RFA et Berlin-Ouest et empêche l’intégration de Berlin-Ouest à la RFA. La visite d'Hippolyte Laemmel prend place durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin, une ville qui subit une présence étrangère. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin (voir annexe 3). Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de symboles de la présence française à Berlin. Les militaires français ont la charge du contrôle de ses déplacements et doivent en assurer la sécurité. Les troupes françaises sont responsables de ces lieux et de leur fonctionnement dû au statut particulier de Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavant et à l’occupation des Alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Cet endroit n’est pas choisi au hasard: cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections de Berlin-Est. C’est également l'une des plus grandes avenues de Berlin, située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de ''Charlottenburg'' anciennement sous occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale défilant dans la capitale du pays vaincu, toujours occupée. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont présents. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’État français. Les défilés avaient comme rôle de montrer que Berlin était protégé par les puissances occidentales et que la ville n’était pas abandonnée. Bien qu’Hippolyte Laemmel filme pendant la période de la détente, les évènements qui se sont déroulés 15 auparavant sont encore dans les mémoires. Berlin est un symbole protégé. L’URSS a également célébré de son côté le Jour de la Victoire pour les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’une enseigne figurant Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Ces bâtiments se sont construits afin d’organiser la vie des expatriés.  Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. L'unique présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une présence militaire permanente des Français sur le sol de Berlin. Ce quartier montre une présence française militaire sur le sol de Berlin-Ouest. C’est exactement la même chose avec les défilés militaires. Les troupes françaises , anglaises et américaines étaient chargées d’assurer la sécurité de Berlin Ouest, car la RFA n’était pas autorisée à faire entrer ses propres troupes dans Berlin. L’existence de Berlin-Ouest était donc dépendante des troupes étrangères présentes sur son territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres films disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance. Il cherche toujours à avoir le meilleur angle de vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il crée aussi ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage et livre des informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité par son départ, et commence à filmer à bord, le couloir du train, puis les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable substitut à l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques, afin d'en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', qui était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969 et mesurant 220 mètres de haut. Le cinéaste nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791 et a été surmontée d'un quadrige sculpté en 1793. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''No man's land'' entourant le mur de Berlin. &lt;br /&gt;
Laemmel filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci a été reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. La visite de Berlin-Ouest s'achève par un plan sur une bouche du métro berlinois, qui a été mis en service en 1902. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments de Berlin-Est: l’université de Humboldt, fondé en 1809, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945, qui fut reconstruite en 1963. Il s'attarde aussi sur les Trabant, plus précisément des Trabant 601, fabriquées à partir de 1964, un véritable symbole de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les  différents scènes filmé par Hippolyte Laemmel sont également une vision touristique de la ville. Le choix des bâtiments nous donne ici une perception particulière de Berlin. Hippolyte Laemmel se fait ici, le miroir de Berlin, et le reflet qu’ils nous en donnent est dû à sa propre perception. Ce reflet est déformé par ses choix. Il ne nous montre pas tout Berlin par exemple, il décide de ne pas nous montrer le ''checkpoint charlie'', ni le musée de ''Pergam''. La représentation de Berlin qu’il nous offre et néanmoins intéressante. Nous pouvons voir que la ville côté Ouest est en plein développement. Les routes sont bien entretenues. Les voitures sont nombreuses, la ville est bien prospère. La ville cherche à attirer les touristes à travers ses nombreux bâtiments historiques ou les musées. Du côté de Berlin-Est, la représentation qu’ils nous en donnent est faite à travers les Trabants dans un premier temps. Sa représentation est beaucoup plus furtive, due à sa présence plus courte. Cela ne l’empêche pas de prendre en vidéo des lieux symboliques. Sa représentation de Berlin est malgré tout passionnante, car elle nous offre une véritable partie de ''l’alltagsgechichte'' (histoire quotidienne) de Berlin en 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée à Berlin, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, le train est forcé de passer le mur: Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé: le ''no man’s land'' où sont entreposées des barrières anti char, apparaît sur les images. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’Ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, où de nombreuses personnes sont présentes et travaillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le ''Checkpoint Charlie''. Mais Hippolyte Laemmel utilise l’un des deux seuls points de passage de l'ancienne zone française, plus précisément celui de la  : ''Chausseestrasse''. Il permet uniquement le passage pour les personnes venant de l’Ouest et allant à l’Est. Au retour, lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-13T18:04:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film s’apparente à un récit de voyage, un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. Au moment de la victoire alliée sur la Wehrmacht, l’Allemagne et Berlin ont été divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une française, une britannique, une américaine et une soviétique. L’Allemagne est occupée de 1945 à 1949. La ville de Berlin évolue également beaucoup durant ces années. C’est entre 1948 et 1949 qu’a lieu le blocus de Berlin. Les Soviétiques bloquent l’accès terrestre à Berlin à la France, l’Angleterre et les États-Unis. C’est également en 1948 que commence un effacement des puissances occidentales en Allemagne de l’Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, deux États ont été créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. L’occupation allemande continue de 1949 à 1954, mais sur un territoire maintenant divisé en deux. Une réelle affirmation de la RFA a lieu durant cette période. Les alliées affirment de nombreuses fois leur volonté absolue de rester à Berlin et d’en assurer la sécurité ( en 1948 à New York ou encore à Londres en 1954). En 1955 sont signés les accords de Paris, qui mettent fin à l’occupation de la RFA. La RFA retrouve sa souveraineté. Néanmoins en RFA, les troupes alliées restent sur le territoire allemand, dans le cadre  de l’OTAN.  Cependant il est dit lors des accords de Paris : « les Trois Puissances se réservent les droits et les responsabilités antérieurement exercés ou détenus par elles en ce qui concerne Berlin ». La ville de Berlin continue d’avoir un statut particulier, ou les alliées ont encore un contrôle sur la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 1953 des insurrections éclatent à Berlin-Est pour protester contre la hausse des cadences de travail, mais cette révolte est violemment réprimée. Suite aux fuites des manifestants et aux départs réguliers vers l'Ouest, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 Allemands de l’Est par an à l’Ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. En 1971 a lieu un nouvel accord : l’accord quadriparti sur Berlin entre les 4 puissances, URSS, France, Angleterre et États-Unis, qui entérine la libre circulation entre la RFA et Berlin-Ouest et empêche l’intégration de Berlin-Ouest à la RFA. La visite d'Hippolyte Laemmel prend place durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin, une ville qui subit présence étrangère. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin (voir annexe 3). Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de symboles de la présence française à Berlin. Les militaires français ont la charge du contrôle de ses déplacements et doivent en assurer la sécurité. Les troupes françaises sont responsables de ces lieux et de leur fonctionnement dû au statut particulier de Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavant et à l’occupation des Alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Cet endroit n’est pas choisi au hasard: cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections de Berlin-Est. C’est également l'une des plus grandes avenues de Berlin, située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de ''Charlottenburg'' anciennement sous occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale défilant dans la capitale du pays vaincu, toujours occupée. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont présents. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’État français. Les défilés avaient comme rôle de montrer que Berlin était protégé par les puissances occidentales et que la ville n’était pas abandonnée. Bien qu’Hippolyte Laemmel filme pendant la période de la détente, les évènements qui se sont déroulés 15 auparavant sont encore dans les mémoires. Berlin est un symbole protégé. L’URSS a également célébré de son côté le Jour de la Victoire pour les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’une enseigne figurant Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Ces bâtiments se sont construits afin d’organiser la vie des expatriés.  Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. L'unique présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une présence militaire permanente des Français sur le sol de Berlin. Ce quartier montre une présence française militaire sur le sol de Berlin-Ouest. C’est exactement la même chose avec les défilés militaires. Les troupes françaises , anglaises et américaines étaient chargées d’assurer la sécurité de Berlin Ouest, car la RFA n’était pas autorisée à faire entrer ses propres troupes dans Berlin. L’existence de Berlin-Ouest était donc dépendante des troupes étrangères présentes sur son territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres films disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance. Il cherche toujours à avoir le meilleur angle de vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il crée aussi ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage et livre des informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité par son départ, et commence à filmer à bord, le couloir du train, puis les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable substitut à l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques, afin d'en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', qui était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969 et mesurant 220 mètres de haut. Le cinéaste nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791 et a été surmontée d'un quadrige sculpté en 1793. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''No man's land'' entourant le mur de Berlin. &lt;br /&gt;
Laemmel filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci a été reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. La visite de Berlin-Ouest s'achève par un plan sur une bouche du métro berlinois, qui a été mis en service en 1902. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments de Berlin-Est: l’université de Humboldt, fondé en 1809, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945, qui fut reconstruite en 1963. Il s'attarde aussi sur les Trabant, plus précisément des Trabant 601, fabriquées à partir de 1964, un véritable symbole de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les  différents scènes filmé par Hippolyte Laemmel sont également une vision touristique de la ville. Le choix des bâtiments nous donne ici une perception particulière de Berlin. Hippolyte Laemmel se fait ici, le miroir de Berlin, et le reflet qu’ils nous en donnent est dû à sa propre perception. Ce reflet est déformé par ses choix. Il ne nous montre pas tout Berlin par exemple, il décide de ne pas nous montrer le ''checkpoint charlie'', ni le musée de ''Pergam''. La représentation de Berlin qu’il nous offre et néanmoins intéressante. Nous pouvons voir que la ville côté Ouest est en plein développement. Les routes sont bien entretenues. Les voitures sont nombreuses, la ville est bien prospère. La ville cherche à attirer les touristes à travers ses nombreux bâtiments historiques ou les musées. Du côté de Berlin-Est, la représentation qu’ils nous en donnent est faite à travers les Trabants dans un premier temps. Sa représentation est beaucoup plus furtive, due à sa présence plus courte. Cela ne l’empêche pas de prendre en vidéo des lieux symboliques. Sa représentation de Berlin est malgré tout passionnante, car elle nous offre une véritable partie de ''l’alltagsgechichte'' (histoire quotidienne) de Berlin en 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée à Berlin, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, le train est forcé de passer le mur: Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé: le ''no man’s land'' où sont entreposées des barrières anti char, apparaît sur les images. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’Ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, où de nombreuses personnes sont présentes et travaillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le ''Checkpoint Charlie''. Mais Hippolyte Laemmel utilise l’un des deux seuls points de passage de l'ancienne zone française, plus précisément celui de la  : ''Chausseestrasse''. Il permet uniquement le passage pour les personnes venant de l’Ouest et allant à l’Est. Au retour, lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-13T18:01:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film s’apparente à un récit de voyage, un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. Au moment de la victoire alliée sur la Wehrmacht, l’Allemagne et Berlin ont été divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une française, une britannique, une américaine et une soviétique. L’Allemagne est occupée de 1945 à 1949. La ville de Berlin évolue également beaucoup durant ces années. C’est entre 1948 et 1949 qu’a lieu le blocus de Berlin. Les Soviétiques bloquent l’accès terrestre à Berlin à la France, l’Angleterre et les États-Unis. C’est également en 1948 que commence un effacement des puissances occidentales en Allemagne de l’Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, deux États ont été créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. L’occupation allemande continue de 1949 à 1954, mais sur un territoire maintenant divisé en deux. Une réelle affirmation de la RFA a lieu durant cette période. Les alliées affirment de nombreuses fois leur volonté absolue de rester à Berlin et d’en assurer la sécurité ( en 1948 à New York ou encore à Londres en 1954). En 1955 sont signés les accords de Paris, qui mettent fin à l’occupation de la RFA. La RFA retrouve sa souveraineté. Néanmoins en RFA, les troupes alliées restent sur le territoire allemand, dans le cadre  de l’OTAN.  Cependant il est dit lors des accords de Paris : « les Trois Puissances se réservent les droits et les responsabilités antérieurement exercés ou détenus par elles en ce qui concerne Berlin ». La ville de Berlin continue d’avoir un statut particulier, ou les alliées ont encore un contrôle sur la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 1953 des insurrections éclatent à Berlin-Est pour protester contre la hausse des cadences de travail, mais cette révolte est violemment réprimée. Suite aux fuites des manifestants et aux départs réguliers vers l'Ouest, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 Allemands de l’Est par an à l’Ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. En 1971 a lieu un nouvel accord : l’accord quadriparti sur Berlin entre les 4 puissances, URSS, France, Angleterre et États-Unis, qui entérine la libre circulation entre la RFA et Berlin-Ouest et empêche l’intégration de Berlin-Ouest à la RFA. La visite d'Hippolyte Laemmel prend place durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin, une ville qui subit présence étrangère. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavant et à l’occupation des Alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Cet endroit n’est pas choisi au hasard: cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections de Berlin-Est. C’est également l'une des plus grandes avenues de Berlin, située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de ''Charlottenburg'' anciennement sous occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale défilant dans la capitale du pays vaincu, toujours occupée. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont présents. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’État français. L’URSS a également célébré de son côté le Jour de la Victoire pour les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’une enseigne figurant Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. L'unique présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une présence militaire permanente des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres films disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance. Il cherche toujours à avoir le meilleur angle de vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il crée aussi ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage et livre des informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité par son départ, et commence à filmer à bord, le couloir du train, puis les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable substitut à l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques, afin d'en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', qui était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969 et mesurant 220 mètres de haut. Le cinéaste nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791 et a été surmontée d'un quadrige sculpté en 1793. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''No man's land'' entourant le mur de Berlin. &lt;br /&gt;
Laemmel filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci a été reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. La visite de Berlin-Ouest s'achève par un plan sur une bouche du métro berlinois, qui a été mis en service en 1902. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments de Berlin-Est: l’université de Humboldt, fondé en 1809, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945, qui fut reconstruite en 1963. Il s'attarde aussi sur les Trabant, plus précisément des Trabant 601, fabriquées à partir de 1964, un véritable symbole de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée à Berlin, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, le train est forcé de passer le mur: Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé: le ''no man’s land'' où sont entreposées des barrières anti char, apparaît sur les images. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’Ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, où de nombreuses personnes sont présentes et travaillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le ''Checkpoint Charlie''. Mais Hippolyte Laemmel utilise l’un des deux seuls points de passage de l'ancienne zone française, plus précisément celui de la  : ''Chausseestrasse''. Il permet uniquement le passage pour les personnes venant de l’Ouest et allant à l’Est. Au retour, lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-13T18:00:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film s’apparente à un récit de voyage, un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. Au moment de la victoire alliée sur la Wehrmacht, l’Allemagne et Berlin ont été divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une française, une britannique, une américaine et une soviétique. L’Allemagne est occupée de 1945 à 1949. La ville de Berlin évolue également beaucoup durant ces années. C’est entre 1948 et 1949 qu’a lieu le blocus de Berlin. Les Soviétiques bloquent l’accès terrestre à Berlin à la France, l’Angleterre et les États-Unis. C’est également en 1948 que commence un effacement des puissances occidentales en Allemagne de l’Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, deux États ont été créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. L’occupation allemande continue de 1949 à 1954, mais sur un territoire maintenant divisé en deux. Une réelle affirmation de la RFA a lieu durant cette période. Les alliées affirment de nombreuses fois leur volonté absolue de rester à Berlin et d’en assurer la sécurité ( en 1948 à New York ou encore à Londres en 1954). En 1955 sont signés les accords de Paris, qui mettent fin à l’occupation de la RFA. La RFA retrouve sa souveraineté. Néanmoins en RFA, les troupes alliées restent sur le territoire allemand, dans le cadre  de l’OTAN.  Cependant il est dit lors des accords de Paris : « les Trois Puissances se réservent les droits et les responsabilités antérieurement exercés ou détenus par elles en ce qui concerne Berlin ». La ville de Berlin continue d’avoir un statut particulier, ou les alliées ont encore un contrôle sur la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 1953 des insurrections éclatent à Berlin-Est pour protester contre la hausse des cadences de travail, mais cette révolte est violemment réprimée. Suite aux fuites des manifestants et aux départs réguliers vers l'Ouest, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 Allemands de l’Est par an à l’Ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. En 1971 a lieu un nouvel accord : l’accord quadriparti sur Berlin entre les 4 puissances, URSS, France, Angleterre et États-Unis, qui entérine la libre circulation entre la RFA et Berlin-Ouest et empêche l’intégration de Berlin-Ouest à la RFA. La visite d'Hippolyte Laemmel prend place durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavant et à l’occupation des Alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Cet endroit n’est pas choisi au hasard: cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections de Berlin-Est. C’est également l'une des plus grandes avenues de Berlin, située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de ''Charlottenburg'' anciennement sous occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale défilant dans la capitale du pays vaincu, toujours occupée. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont présents. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’État français. L’URSS a également célébré de son côté le Jour de la Victoire pour les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’une enseigne figurant Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. L'unique présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une présence militaire permanente des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres films disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance. Il cherche toujours à avoir le meilleur angle de vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il crée aussi ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage et livre des informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité par son départ, et commence à filmer à bord, le couloir du train, puis les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable substitut à l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques, afin d'en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', qui était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969 et mesurant 220 mètres de haut. Le cinéaste nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791 et a été surmontée d'un quadrige sculpté en 1793. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''No man's land'' entourant le mur de Berlin. &lt;br /&gt;
Laemmel filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci a été reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. La visite de Berlin-Ouest s'achève par un plan sur une bouche du métro berlinois, qui a été mis en service en 1902. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments de Berlin-Est: l’université de Humboldt, fondé en 1809, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945, qui fut reconstruite en 1963. Il s'attarde aussi sur les Trabant, plus précisément des Trabant 601, fabriquées à partir de 1964, un véritable symbole de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée à Berlin, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, le train est forcé de passer le mur: Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé: le ''no man’s land'' où sont entreposées des barrières anti char, apparaît sur les images. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’Ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, où de nombreuses personnes sont présentes et travaillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le ''Checkpoint Charlie''. Mais Hippolyte Laemmel utilise l’un des deux seuls points de passage de l'ancienne zone française, plus précisément celui de la  : ''Chausseestrasse''. Il permet uniquement le passage pour les personnes venant de l’Ouest et allant à l’Est. Au retour, lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13449</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-13T17:57:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
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|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer (voir annexe 2). Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires (voir annexe 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Le modèle Tetradyne créée en 1932. Le modèle : Pentadyne en bois, le deuxième modèle est créé en 1933, il est composé de 3 lampes-écran, une penthode (diode), il est en  monoréglage, il comporte un Cadran lumineux, ainsi que 3 boutons et ce modèle coûtait 1650 francs français. Un autre modèle : l'Hexadyne était en bois, et fut créée en 1932, il est composé de : six lampes dont une valve, il est en monoréglage, comporte des Haut-parleurs licence Thomson-Houston et ce modèle coûtait 2 550 francs français. D’autres modèles ont vu le jour avec des noms plus explicites  comme le Troubadour de 1934 qui a également un boîtier en bois, il coûtait 1850 francs français.  À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archive municipale de Strasbourg : 234 MW 385&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ALMEIDA Fabrice, ''Histoire des médias en France : de la Grande guerre à nos jours'', Paris, Flammarion 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHAUVEAU Agnès, ''Introduction à l'histoire des médias en France de 1881 à nos jours'', Paris, Armand Colin, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13448</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13448"/>
		<updated>2020-01-13T17:55:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer (voir annexe 2). Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires (voir annexe 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Le modèle Tetradyne créée en 1932. Le modèle : Pentadyne en bois, le deuxième modèle est créé en 1933, il est composé de 3 lampes-écran, une penthode (diode), il est en  monoréglage, il comporte un Cadran lumineux, ainsi que 3 boutons et ce modèle coûtait 1650 francs français. Un autre modèle : l'Hexadyne était en bois, et fut créée en 1932, il est composé de : six lampes dont une valve, il est en monoréglage, comporte des Haut-parleurs licence Thomson-Houston et ce modèle coûtait 2 550 francs français. D’autres modèles ont vu le jour avec des noms plus explicites  comme le Troubadour de 1934 qui a également un boîtier en bois, il coûtait 1850 francs français.  À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-13T17:53:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
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|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : le Tetradyne, le Pentadyne, l'Hexadyne. À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13446</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=13446"/>
		<updated>2020-01-13T17:52:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Foire_expo_Wacken.jpg&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Emile Breesé filme le premier pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg » en 1936. Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait faire remonter jusqu’aux foires du Moyen Âge. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme celle de Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, dont les plus connues sont les expositions universelles. À Strasbourg, les expositions se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871, sous l'impulsion des chambres de commerces et d’industrie. La première, « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie », se tient en 1895. Les expositions sur différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce ne sont pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent à rythmer le calendrier. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. En outre, Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken, un quartier choisi car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923, on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg, mais il faudra attendre 1926 pour que la foire-exposition du Wacken devienne un rendez-vous régulier, chaque automne. La première foire de 1926, focalisée sur la gastronomie, remporte un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Ce dernier, achevé durant l’été 1927, devient un symbole de la modernité. À partir de 1927, la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques, et les différents pavillons ont chacun sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants à venir de tous les pays frontaliers. Le succès mitigé amène la décision de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs un « office municipal de propagande et des expositions », qui demeure mal connu. Les dossiers personnels de personnes ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927, permettent heureusement d'en savoir un peu plus. Son poste de responsable pour l'organisation de la foire du Wacken, indique qu'on lui assigne le rôle de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant, la volonté politique d'attirer les des touristes se solde par un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un pavillon autour de la radio ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. Il semblerait que les images qu’il nous montre ont été filmées lors de la foire-exposition de 1936. Pour la première fois depuis la création de cette foire, la radio est présente. Ce n’est donc pas étonnant qu’Émile Breesé décide de filmer ce pavillon, pour montrer le développement de son équipement de travail, son violon d’Ingres. En effet nous pouvons retrouver plusieurs brèves dans des organes de presse de l’époque comme dans le Nouveau Journal du 11 septembre 1936, qui souligne l’importance de ce premier salon. Ce lieu est véritablement mis en avant à travers le discours par Monsieur Wolff, représentant du pavillon, le jour de l’inauguration. Les exposants essayent également de mettre en avant leur stand grâce une loterie gratuite. Elle a pour but d’attirer le plus grand nombre de visiteurs à travers les différents prix offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura, deux grandes marques provenant de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française, signe de l’internationalisation de la foire. Afin que le pavillon reste agréable, tous les exposants doivent faire fonctionner leur appareil sur le même poste émetteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La radio connaît un véritable essor durant l’entre-guerre.  C’est en 1920 que naissent les premiers postes de Radio. En France naît un modèle de double secteur, ou radio privée et radio publique coexiste cote à côte. Ainsi au début des années 30, ils existent treize émetteurs privés. Cependant à partir de 1933, une reprise en main du réseau par l’état a lieu. L’instauration de la redevance en mai 1933 rend les stations publiques dépendantes, elles sont privées des revenus publicitaires en 1935.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance des équipements radios est constante. En 1933, il y a 1,3 million de postes de radio en France. En 1938, il y a 4,7 millions de récepteurs. C’est une industrie en plein essor. Il y a également de plus en plus de programmes. La journée radiophonique s’allonge. En 1930, elle dure 5 heures, alors qu’en 1935, des stations diffusent entre 17h et 18h de programme. Ce nouveau média invente ses propres formats. Les journées radiophoniques commencent le matin avec de la musique, des revues de presse et des nouvelles, de la météorologie. Le soir, il y a des retransmissions  de radio-concert. Les stations privées inventent  des formulent d’émissions comme radio-crochet ou la course au trésor.  L’information joue un rôle important dans la programmation de la radio. Elle représente plus de 20 % du temps de diffusions entre 1930 et 1939. Dans un premier temps, les informations sont reprises et lues des journaux, et la radio n’est qu’un relais. Mais peu à peu à travers le sport plus précisément le Tour de France, la radio essaye de créer ses propres reportages. En 1935 un véritable conflit oppose les journaux et la radio. Les journaux voient dans la radio un véritable concurrent.  La radio est également de plus en plus utilisée dans la politique et même dans les campagnes à partir de 1932 et des essais d’André Tardieu lors des élections législatives françaises. En 1934, Gaston Doumergue utilise les ondes pour la première fois afin de parler directement à la nation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales à l'honneur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des vendeurs locaux sont également mis en valeur: Pierre Benjamin possédait un magasin de vente de postes de radio, qui se trouvait au 8, avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car il les filme plusieurs fois: nous pouvons penser qu’ils se connaissaient. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand, tenu par un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop sombre pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Rone, qui était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled. Ces boutiques vendaient des modèles similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise locale Elcosa, fondée en 1924. Elle crée des récepteurs de TSF (Télégraphie sans fil) qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio utilisant des ondes hertziennes. Dans les années 1930, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. L'usine située à la Meinau produit à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : le Tetradyne, le Pentadyne, l'Hexadyne. À Strasbourg, la boutique se situait de 1928 à 1934 au 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis en 1934-1935 au 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Elcoas possédait également une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin a ouvert un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Voyage_%C3%A0_Berlin_par_le_train_militaire_fran%C3%A7ais_du_9_au_13_mai_1975_(0083FI0006)&amp;diff=12970</id>
		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T18:07:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
|video=0083FI0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 ont lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavent et à l’occupation des alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de ''Charlottenburg'' qui est sous occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu, toujours occupée. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont présents. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’une enseigne de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. L'unique présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable substitue à l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', qui était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant mis en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945, qui fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de passer le mur. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un ''no man’s land'' où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le ''checkpoint Charlie''. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : ''Chausseestrasse''. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12969</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:56:23Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et devient un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à deux grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses produits. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprises locales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de le distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg promeut également d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro quatre de la place de l’Homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence. En effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasins de Radio comme Radio d’Alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides. Cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse bon nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12968</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12968"/>
		<updated>2020-01-06T17:52:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
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|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et devient un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui s'y déroulent. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans le domaine de la radiophonie. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à deux grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses produits. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprises locales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg met également en avant d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro 4 de la place de l’homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence, en effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasin de Radio comme Radio d’alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides, cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12967</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:48:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et devient un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé en son sein comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui ont lieu. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans la radio. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à 2 grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses vendeurs. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprise locale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg met également en avant d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro 4 de la place de l’homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence, en effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasin de Radio comme Radio d’alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides, cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12966</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12966"/>
		<updated>2020-01-06T17:46:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
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|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et devient un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé dedans comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui ont lieu. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans la radio. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à 2 grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses vendeurs. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprise locale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg met également en avant d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro 4 de la place de l’homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence, en effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasin de Radio comme Radio d’alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides, cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:42:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
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|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
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|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 ont lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavent et à l’occupation des alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de ''Charlottenburg'' qui est sous occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu, toujours occupée. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont présents. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’une enseigne de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. L'unique présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable substitue à l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', qui était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant mis en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945, qui fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de passer le mur. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un ''no man’s land'' où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le ''checkpoint Charlie''. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Voyage_%C3%A0_Berlin_par_le_train_militaire_fran%C3%A7ais_du_9_au_13_mai_1975_(0083FI0006)&amp;diff=12964</id>
		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:30:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
|video=0083FI0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 ont lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavent et à l’occupation des alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de ''Charlottenburg'' qui est sous occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:30:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 ont lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavent et à l’occupation des alliés. Le défilé se passe sur la ''Strasse des 17. Juni.'' Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:28:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
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|video=0083FI0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 ont lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavent et à l’occupation des alliés. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Voyage_%C3%A0_Berlin_par_le_train_militaire_fran%C3%A7ais_du_9_au_13_mai_1975_(0083FI0006)&amp;diff=12961</id>
		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:27:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
|video=0083FI0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 ont lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavent et à l’occupation des alliées. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:26:39Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 ont lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande 30 ans auparavent et à l’occupation. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:23:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
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|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 ont lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:20:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niederbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12956</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12956"/>
		<updated>2020-01-06T17:11:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Foire exposition au Wacken E (0021FN0002).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et est un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé dedans comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui ont lieu. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans la radio. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à 2 grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses vendeurs. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprise locale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg met également en avant d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro 4 de la place de l’homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence, en effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasin de Radio comme Radio d’alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides, cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12955</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:10:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et est un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé dedans comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui ont lieu. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans la radio. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à 2 grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses vendeurs. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprise locale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg met également en avant d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro 4 de la place de l’homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence, en effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasin de Radio comme Radio d’alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides, cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, ''Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken, Strasbourg,'' Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12954</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12954"/>
		<updated>2020-01-06T17:08:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et est un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé dedans comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui ont lieu. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans la radio. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à 2 grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses vendeurs. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprise locale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg met également en avant d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro 4 de la place de l’homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence, en effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasin de Radio comme Radio d’alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides, cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937, Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, Histoire économique de l‘Alsace, Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, Strasbourg au fil des commerces 1900-1930, Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, Le Wacken, Strasbourg, Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de ''La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France'', le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png|200px|thumb|left|Exemple d'affiche utilisé lors des Foires-Expositions à Strasbourg]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Foire-Exposition_de_Strasbourg_1931.png&amp;diff=12953</id>
		<title>Fichier:Foire-Exposition de Strasbourg 1931.png</title>
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		<updated>2020-01-06T17:07:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : Affiche de la Foire-Exposition de Strasbourg en 1931. issue de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Disponible sous : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb419083107&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Affiche de la Foire-Exposition de Strasbourg en 1931. issue de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Disponible sous : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb419083107&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-06T17:04:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et est un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé dedans comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui ont lieu. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans la radio. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à 2 grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses vendeurs. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprise locale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg met également en avant d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro 4 de la place de l’homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence, en effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasin de Radio comme Radio d’alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides, cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937, Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, Histoire économique de l‘Alsace, Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, Strasbourg au fil des commerces 1900-1930, Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, Le Wacken, Strasbourg, Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de la La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France, le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio_Elcosa.png|200px|thumb|left|Publicité pour le nouveau modèle de radio : Le Pentadyne]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Radio_Elcosa.png&amp;diff=12950</id>
		<title>Fichier:Radio Elcosa.png</title>
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		<updated>2020-01-06T17:00:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : Publicité pour la Radio :&amp;quot;La Pentadyne&amp;quot; de la marque Elcosa
disponible sous : https://www.radiomuseum.org/r/elcosa_pentadyne.html&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Publicité pour la Radio :&amp;quot;La Pentadyne&amp;quot; de la marque Elcosa&lt;br /&gt;
disponible sous : https://www.radiomuseum.org/r/elcosa_pentadyne.html&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12949</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12949"/>
		<updated>2020-01-06T16:58:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et est un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé dedans comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui ont lieu. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans la radio. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à 2 grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses vendeurs. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprise locale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg met également en avant d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro 4 de la place de l’homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence, en effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasin de Radio comme Radio d’alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides, cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, Rétro d'expos : quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937, Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, Histoire économique de l‘Alsace, Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, Strasbourg au fil des commerces 1900-1930, Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, Le Wacken, Strasbourg, Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Publicité ''Radio Ronex'']] Issu des publicités de la La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France, le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radio-Ronex.png|200px|thumb|left| La devanture de la boutique de Radio-Ronex]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Voyage_%C3%A0_Berlin_par_le_train_militaire_fran%C3%A7ais_du_9_au_13_mai_1975_(0083FI0006)&amp;diff=12948</id>
		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:54:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niderbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:54:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niderbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fichier:Gare_de_Berlin-Tagel.png|200px|thumb|left|la gare de Berlin-Tegel]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<updated>2020-01-06T16:53:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : Gare de Berlin-Tegel
source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:09010163_Berlin-Tegel,_Buddestra%C3%9Fe_2-4_002.jpg#/media/Fichier:09010163_Berlin-Tegel,_Buddestraße_2-4_002.jpg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Gare de Berlin-Tegel&lt;br /&gt;
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		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:51:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
|video=0083FI0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niderbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et des points de passage]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:50:30Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niderbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et de ses points de passages]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chausseestraße.png|200px|thumb|left|Le point de passage de la Chausseestraße]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<updated>2020-01-06T16:49:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : L’ancien poste-frontière Chausseestraße
Source : Landesarchiv Berlin 0141447/D. Lohse
Disponible sur : https://www.berlin.de/mauer/fr/lieux/anciens-postes-frontieres/chausseestrasse/&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
L’ancien poste-frontière Chausseestraße&lt;br /&gt;
Source : Landesarchiv Berlin 0141447/D. Lohse&lt;br /&gt;
Disponible sur : https://www.berlin.de/mauer/fr/lieux/anciens-postes-frontieres/chausseestrasse/&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:46:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niderbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Carte_de_berlin_et_des_points_de_passage.png|200px|thumb|left|Carte de Berlin et de ses points de passages]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Fichier:Carte de berlin et des points de passage.png</title>
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		<updated>2020-01-06T16:40:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Karte_berliner_mauer-fr.png#/media/Fichier:Karte_berliner_mauer-fr.png&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Karte_berliner_mauer-fr.png#/media/Fichier:Karte_berliner_mauer-fr.png&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Foire_exposition_au_Wacken_E_(0021FN0002)&amp;diff=12934</id>
		<title>Foire exposition au Wacken E (0021FN0002)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:37:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Foire exposition au Wacken -2&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0002&lt;br /&gt;
|video=0021FN0002_14&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:35&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Foire européenne de Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Parc exposition Wacken&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Strasbourg, european capital&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Emile Breesé filme le pavillon de la radio lors de la « Foire européenne de Strasbourg ». Nous pouvons retrouver plusieurs marques de radio, ainsi que plusieurs boutiques de Strasbourg qui y sont présentes.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un plan en plongée sur la foire-exposition du Wacken. Nous apercevons deux personnes qui doivent faire partie des exposants. Dans l’allée il y a deux autres personnes qui discutent ensemble.  On semble pouvoir lire sur un écriteau sur un stand : SOLURA.  Ensuite la caméra se déplace, et nous laisse apercevoir entre deux stands une roue dans laquelle des objets sont exposés et sur laquelle il est écrit T.S.F. Sur le stand à sa suite on peut lire : « Pierre Benjamin ». Il y a ensuite un changement de plan on voit le pavillon en entier et où l’on peut lire une multitude de marques comme SIREST, PATHE, ET ERLECO, etc. Des gens sont présents dans les allées entre les stands. Il y a ensuite un changement de plan ou Emile Breesé présente particulièrement le stand de Pierre Benjamin. Avant d’avoir un autre changement de plan. Il se repositionne en hauteur au centre de la foire exposition et filme en plongée sur les stands. Notre œil est directement attiré par le panneau SIREST au centre de la foire. Emile Breesé filme ensuite les allées. La qualité est assez mauvaise, mais nous pouvons apercevoir un homme en face du caméraman. Nous pouvons lire au-dessus de lui, le nom du stand à sa gauche qui se nomme Radio Ronex. Il y a un dernier changement de plan, mais l’image reste de mauvaise qualité et on peut apercevoir un homme qui traverse l’allée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les foires-expositions sont issues d’une longue tradition qu’on pourrait remonter jusqu’au moyen-âge à travers les foires. On en retrouve trace tout au long du XIX siècle à travers des expositions comme à Vienne en 1835 sur l’artisanat. Il existe aussi les grandes manifestations internationales, comme les plus connues : les expositions universelles. Les expositions à Strasbourg se développent après l’annexion par le Reich allemand en 1871. Elles sont issues de la volonté des chambres de commerces et d’industrie. La première a lieu à l’Orangerie en 1895, c’est « l’exposition industrielle et artisanale du parc de l’Orangerie ». Les expositions de différentes thématiques se succèdent. La ville de Strasbourg encourage ces démarches et crée un service spécifique. Ainsi entre 1895 et 1914, ce n’est pas moins de huit expositions qui se déroulent à Strasbourg. Lorsque Strasbourg redevient française en 1918, les expositions continuent de se dérouler. Dès 1919 a lieu une exposition pour célébrer le retour de l’Alsace à la France. Strasbourg par sa position à la frontière, joue un rôle de vitrine de son pays. De tout nouveaux pavillons sont créés au Wacken. Le quartier est choisi, car il est desservi par le tram. Ces expositions sont des évènements publicitaires et commerciaux. Dès 1923 : on essaye d’instaurer une foire annuelle à Strasbourg. Il faudra cependant attendre 1926, pour qu’une foire-exposition annuelle au Wacken soit mise en place. Elle aura lieu chaque automne. La première foire est portée sur la gastronomie en 1926 et est un véritable succès. En réponse à cette première réussite, il est décidé de construire une plus grande galerie. C’est Paul Doppf qui est chargé de la construction. Il décide de rénover les bâtiments déjà existants, d’aménager le terrain et de construire le Grand Palais. Le Grand Palais est fini durant l’été 1927 et est un symbole de la modernité. À partir de 1927 la Foire-exposition gastronomique de Strasbourg est nommée :  « Foire-Exposition de Strasbourg ». Elle s’ouvre ainsi à toutes les activités économiques et ne reste plus seulement cloisonnée à la gastronomie. Ainsi il existe différents pavillons, chacun ayant sa spécialité. Très vite la foire-exposition de Strasbourg a pour but de devenir internationale et pour ce faire encourage les exposants de tous les pays frontaliers. Cependant cela reste très marginal. Afin de renforcer cette idée, il est décidé de changer le nom en 1933 et de l’appeler « Foire européenne de Strasbourg ». Le film amateur qui nous est offert de voir a été filmé par Émile Breesé. Il nous présente ici uniquement un pavillon.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les foires-expositions, entre propagande et vente === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-exposition peuvent se développer à Strasbourg grâce aux facilités de transport. En effet la ville est particulièrement bien desservie par les chemins de fer. Un service de la mairie est dédié aux expositions et à la propagande. De 1919 à 1935, on peut retrouver dans les comptes rendus administratifs : un « office municipal de propagande et des expositions. » Cet office reste cependant peu connu. Il est connu grâce aux dossiers personnels d’individus ayant travaillé dedans comme celui de Charles Baruthio qui en fut le responsable à partir de 1927. C’est lui qui organise également les foires-expositions. L’exposition a pour but de mettre en valeur la ville de Strasbourg, ainsi que son industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les foires-expositions du Wacken ont également comme but d’attirer les touristes. Dès la fin de la guerre, des projets sont imaginés afin d’attirer des visiteurs à Strasbourg. La foire-exposition du Wacken a également pour  but d’attirer le plus de personnes possible. C’est toute la famille qui est ciblée, ainsi un feu d’artifice appelé « la fête de la nuit » est organisé en même temps que la foire-exposition. Il y a également des courses de tricycle et de trottinettes, ainsi que des concours de poupée qui ont lieu. Afin de rendre populaire la foire-exposition, de la publicité est mise en place à travers des affiches. Ces affiches ont pour but de faire venir le plus grand nombre de personnes. Ainsi en 1931 près de 51 000 francs sont investis dans la propagande en France, mais aussi dans les autres pays européens. Cependant malgré une volonté politique de faire venir des touristes, cela est un semi-échec. Le public est fortement local, tendance entretenue par la distribution gratuite de tickets d’entrées aux employés municipaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un pavillon sur la radio. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emile Breesé était passionné d’équipement radio. Il a travaillé dans la radio. Ce n’est donc pas étonnant qu’il décide de filmer le pavillon dédié à l’audiovisuel. En effet, nous pouvons retrouver plusieurs stands issus de l’audiovisuel comme Pathé ou bien encore Solura. Ce qui est intéressant c’est que nous avons ici à faire à 2 grandes marques issues de pays différents. Solura est une marque belge et Pathé est une marque française. Il y a une réelle volonté de la part de la foire européenne d’internationaliser ses vendeurs. Toutes ses marques ont pour but de présenter leurs postes de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut également voir grâce aux différents plans les stands où sont entreposées de nombreuses radios, ce qui ne nous laisse guère le choix sur le pavillon dans lequel nous nous trouvons, c’est-à-dire le pavillon de la radio. Cependant la Foire-Exposition est présenté à Strasbourg et décide également de mettre en avant des entreprise locale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des entreprises locales mises en avant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également des vendeurs locaux qui sont mis en avant comme Pierre Benjamin qui possédait un magasin de vente des postes de radio, qui se trouvait au 8 avenue des Vosges. Son étal est ici, lors de la foire-exposition remplie de poste de radio, afin de montrer les différents modèles en vente. La foire-exposition de Strasbourg essaye toujours de mettre en avant les entreprises locales. Emile Breesé a l’air de s’intéresser à eux, car ce sont eux qu’il filme plusieurs fois. Nous pouvons penser qu’ils se connaissaient ce qui explique pourquoi il est revenu plusieurs fois sur eux. Ainsi lorsqu’il filme en plongée, il fait un zoom sur le stand. Le stand est tenu par deux personnes, un homme et une femme. Lors du dernier plan, il filme à nouveau le stand de Pierre Benjamin. Un homme s’avance vers lui, on peut supposer qu’il s’agit du propriétaire du stand, mais l’image est trop foncée pour nous permettre de distinguer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire-exposition de Strasbourg met également en avant d’autres boutiques de radio de Strasbourg comme Radio Ronex. C’était était un magasin de radio à Strasbourg. Il était situé au numéro 4 de la place de l’homme de Fer. Il vendait des radios à tous les prix mais devait faire face à une grosse concurrence, en effet à Strasbourg il existait une multitude d’autres magasin de Radio comme Radio d’alsace, Radio Bourse, Radio-Braun , Radio Jost ou encore Schmid Dubled qui vendait également des radios. On pouvait retrouver dans ces boutiques des appareils semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C’est également le cas de l’entreprise Elcosa, qui est une entreprise locale. Elle crée des récepteurs de TSF qui sont des postes émetteur et le plus souvent récepteur de radio. TSF signifie Télégraphie sans fil et se base sur l'utilisation des ondes hertziennes. Cette entreprise fut créée en 1924. Dans les années 30, Elcosa est agréé comme fournisseur de matériel électrique et radioélectrique des ministères de la Guerre et de la Marine. Leur usine se situe à la Meinau. Il s’inspire à partir de 1932 des récepteurs américains et sort de nombreux récepteurs comme : Tetradyne, Pentadyne, l'Hexadyne. Ils avaient également des boutiques : une à Strasbourg de 1928 à 1934 : 4 Rue des Francs-Bourgeois, puis une autre de 1934 à 1935 à Strasbourg : 3 Rue Schertz avant de revenir en 1935 au 4 rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient une succursale à Mulhouse à partir de 1935 au 24 rue des Maréchaux, et enfin un magasin de vente au 26 rue de la Pépinière à Paris à partir de 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans un premier temps nous pourrions croire que ce pavillon n’attire pas les foules. En effet quand Émile Breesé filme lors des premières secondes, les allées du pavillon ont l’air vides, cependant lorsque Émile Breesé change de plan et fait un plan en plongée sur tout le hall du pavillon à huit secondes, l’image change et nous laisse découvrir qu’il y a beaucoup de visiteurs. Les allées sont remplies, ce qui nous montre la réussite de la foire-exposition et du pavillon qui intéresse nombre de personnes.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BACHMANN Claire, BEIL Marie et BURCKEL Franck, Rétro d'expos : ''quarante ans d'expositions : Strasbourg 1895-1937'', Barr, Le Verger Editeur, 2017&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAU Michel et VOGLER Bernard, ''Histoire économique de l‘Alsace'', Strasbourg, la Nuée bleu, 1997&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAUFFMANN Vincent et WENDLING Phillipe, ''Strasbourg au fil des commerces 1900-1930'''', Ars-sur-Moselle, Serge Domini éditeur, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le Wacken'', Strasbourg, Oberlin, 1985.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Pub_radio_ronex.png|200px|thumb|left| Issu des publicités de la La Tribune juive : organe indépendant du judaïsme de l'Est de la France, le 25 décembre 1936. Nous y retrouvons Radio-Ronex.&lt;br /&gt;
Disponible sous : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290442w/f1]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Voyage_%C3%A0_Berlin_par_le_train_militaire_fran%C3%A7ais_du_9_au_13_mai_1975_(0083FI0006)&amp;diff=12930</id>
		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:30:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niderbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, ''Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande'', 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:30:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
|video=0083FI0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niderbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de ''Tiergarten'' et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le ''Kurt Schumacher Damm'' au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du ''Reichstag'', un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la ''Fernsehturm'', c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un ''no man's land'' du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de ''Tiergarten'', monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de ''Treptower Park'', un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la ''Alte Kommandantur'', bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, ''Les Français à Berlin'', 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, ''Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations'', Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, ''L'Allemagne depuis 1945'', Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande, 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, ''Une histoire de Berlin'', Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, ''BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire,'' Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, ''Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989'', Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<updated>2020-01-06T16:21:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : Devanture de la boutique Radio Ronex, disponble sur https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france/strasbourg/67-strasbourg-devanture-magasin-radio-ronex-d19-23-3-15-306262895.html&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Devanture de la boutique Radio Ronex, disponble sur https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france/strasbourg/67-strasbourg-devanture-magasin-radio-ronex-d19-23-3-15-306262895.html&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:12:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=051975&lt;br /&gt;
|video=0083FI0006_1&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niderbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de Tiergarten et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le Kurt Schumacher Damm au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du Reichstag, un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la Fernsehturm, c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un no man land du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de Tiergarten, monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de Treptower Park, un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la Alte Kommandantur, bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, Les Français à Berlin, 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations, Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, L'Allemagne depuis 1945, Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande, 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, Une histoire de Berlin, Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire, Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989, Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Voyage_%C3%A0_Berlin_par_le_train_militaire_fran%C3%A7ais_du_9_au_13_mai_1975_(0083FI0006)&amp;diff=12925</id>
		<title>Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975 (0083FI0006)</title>
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		<updated>2020-01-06T16:11:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;JBRoos : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Voyage à Berlin par le train militaire français du 9 au 13 mai 1975&lt;br /&gt;
|fonds=Rinck&lt;br /&gt;
|idSupport=0083FI0006&lt;br /&gt;
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|video=0083FI0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Laemmel, Hippolyte Louis&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Journée des forces alliées Berlin 10 mai 1975&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasse des 17 Juni; Fernsehturm; Reichstag; Porte de Brandebourg,; l’église du Souvenir; aéroport de Tegel; Gare de Tegel; Quartier Napoléon; Berlin&lt;br /&gt;
|username=JBRoos&lt;br /&gt;
|userrealname=Jean-Baptiste Roos&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cross-border tourism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En mai 1975, Hippolyte Laemmel part en voyage avec une délégation française à Berlin. Il décide de filmer son voyage.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le film débute par un carton où l’on peut lire : « Voyage à Berlin du 9 au 14 mai 1975 ». Le plan suivant nous présente une plaque où l’on peut lire : « train militaire français de Berlin, Berlin-Tegel Strasbourg et retour ». Le caméraman filme le voyage dans le train, il nous présente le couloir du train. Il filme également à travers la fenêtre, le rideau de fer. Il nous montre les défenses antichars. Le Plan suivant dévoile le visage des personnes qui l’accompagnent dans le train, avant qu’il filme à nouveau le paysage par la fenêtre. L’arrivée à la gare est filmée et l’on peut voir de nombreuses voitures stationnées. Le plan suivant se passe sur le quai de la gare. Il est 9h45. La gare française Berlin-Tegel nous est montrée avant que le caméraman décide de réduire le zoom et nous laisse voir les voitures garées devant la gare. Il nous montre ensuite une plaque pour nous montrer les évènements qu’il va filmer sur laquelle il est écrit : « Journée des forces alliées Berlin 10 mai ».Nous pouvons voir qu’il y a du monde qui vient observer le défilé. Le défilé s’ouvre par une fanfare, puis par des soldats habillés avec une ceinture rouge. Il vient ensuite une seconde fanfare avec des tambours bleu blanc et rouge. Il s’en suit une présentation des drapeaux des trois occupants de l’ouest de l’Allemagne : La France, L’Angleterre et les États-Unis. Il y a ensuite un changement de plan où nous apercevons une voiture civile avec sur le capot un fanion tricolore, une DS 23, voiture officielle de l’état français, suivi d’une voiture avec le drapeau anglais et pour finir une voiture avec le drapeau américain entouré de jeeps militaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan. Trois hommes, qu’on suppose être les trois généraux responsables de chaque zone s’avancent. Ils passent en revue les troupes. Après eux, ce sont les porte-drapeaux français, anglais et américains qui passent devant les soldats et les spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Changement de plan, le défilé militaire continue où on peut voir une fanfare où tous les soldats sont habillés en noir. Il vient ensuite un défilé de militaires américains avec leurs armes. Il y a ensuite un nouveau plan, où l’on voit une fanfare défiler devant les spectateurs. Les membres de la fanfare sont habillés en noir avec des épaulettes jaunes et un béret rouge. Ils sont suivis de militaires armés portant un uniforme brun et un béret rouge. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau britannique, avec le drapeau anglais. Un nouveau changement de plan qui laisse place à une nouvelle fanfare, devancée par une majorette maniant un bâton métallique. Le costume de cette fanfare est : un habit vert, des épaulettes rouges, et un béret noir. Ils sont suivis de militaires armés habillés d’une veste et d’un pantalon vert, d’une chemise jaune, d’une ceinture, de bottes blanches et d’un béret noir. Au centre de ce régiment se trouve le porte-drapeau français. Enfin, c’est au tour de la fanfare américaine, et à leur suite, les soldats américains, habillés tout en gris, avec des boutons dorés, un casque, des gants blancs et des chaussures noires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a ensuite une nouvelle image, qui nous montre un plan de Berlin. On peut apercevoir au centre une ligne rouge : le mur de Berlin. À la suite du plan, un carton apparait montrant qu’il s’agit de « Berlin-Ouest », suivi de « Le Mur ». Hippolyte Laemmel montre une rue on peut distinguer au loin le mur avec le drapeau de la République démocratique allemande (RDA). Le plan se rapproche sur le mirador du mur avec deux hommes en train de surveiller. L’homme de gauche a des jumelles. Il regarde le caméraman. Le plan suivant nous montre que Hippolyte Laemmel s’est rapproché du mur et qu’il est devant un portail ouvert. La caméra zoome ensuite vers le mirador. Sous le mirador, il y a un homme qui regarde avec des jumelles à travers une petite fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Une rue nous est montrée avec des bâtiments délabrés et détruits, mais de beaux arbres sont plantés juste devant. Un nouveau plan nous offre une nouvelle vision de cette rue, ils filment un pan du mur, ou l’ont peu lire : « Die Mauer muss fallen ! » ( le mur doit tomber). Le plan suivant est pris en hauteur par Hippolyte Laemmel qui a du grimper sur le mur, afin d’avoir une vue à l’intérieur du mur, il zoome à l’intérieur, et nous pouvons voir des défenses anti char à l’intérieur du mur sur toute sa longueur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sur un nouveau plan, nous pouvons distinguer des défenses anti char plus précisément. Il prend également en vidéo une église rouge derrière le mur. Une seconde du plan montre l’arrière d’un bus rempli d’hommes. Le plan suivant en contre-plongée depuis la fenêtre d’un immeuble montre l’intérieur du mur où l’on peut voir à nouveau les défenses anti char. À l’arrière-plan nous pouvons voir une grande route. Sur la façade d’un immeuble, on peut apercevoir un drapeau de la RDA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Plan suivant montre l’intérieur du mur du côté de Berlin-Est. On y distingue une route et des voitures qu’on devine être des trabants. Le plan suivant s’arrête sur panneau délimitant la fin du secteur français. Il filme ensuite une tour d’observation qui permet de voir par-dessus le mur. Cette tour est remplie de personnes qui cherchent à voir de l’autre coté du mur. Différentes personnes circulent sur la tour. On peut lire sur le mur devant la tour : « …Weg ! KZ » (chemin ! camp de concentration). Hippolyte Laemmel fait un gros plan sur un homme qui se rapproche. Il filme ensuite les escaliers de la tour d’observation. Dans l’escalier se trouve un homme habillé en costume militaire. Il filme ensuite un bâtiment devant lequel on peut apercevoir une fontaine avec des jeux d’eau. Nous avons ensuite un nouveau point de vue de ce bâtiment depuis un parc.  &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel nous montre ensuite le palais du Reichstag. Il filme ensuite la Fernsehturm. Il revient ensuite au palais du Reichstag sur lequel il zoome et sur lequel on peut lire : « dem deutschen Volke ». Il dévoile ensuite la porte du Brandebourg, ainsi qu’un monument aux morts : le mémorial soviétique de Tiergarten. Il expose ensuite de nouveau la porte de Brandebourg ou l’on peut voir un panneau sur lequel il est écrit : « Achtung ! Sie verlassen jetzt West-Berlin. » &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous sommes de nouveau au mémorial soviétique de Tiergarten. Il zoome afin  de montrer deux soldats postés sur le monument. L’auteur filme ensuite le stade olympique de 1936. Il présente l’intérieur, les gradins, la pelouse du stade. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, ils sont à la piscine. Un homme en train de sauter au plongeoir est filmé. Hippolyte Laemmel filme ensuite la route de Berlin, où l’on peut voir de nombreuses voitures. Il filme ensuite l’église du souvenir. &lt;br /&gt;
Nouveau plan, nous pouvons voir un immeuble. Il fait voir une entrée du métro de Berlin. L’auteur filme ensuite une grande route, ou l’on peut voir de nombreuses voitures, ainsi qu’un centre commercial en arrière-plan. Hippolyte Laemmel filme depuis l’aéroport la route qui mène à l’aéroport. Il filme ensuite le tarmac, l’aéroport, ainsi que la tour aérienne vue de l’extérieur. Sur le tarmac de nombreuses personnes sont présentes. Il filme ensuite l’arrière d’un bus. L’auteur filme depuis la tour aérienne, l’aéroport de Berlin-Tegel. Il filme le tarmac de l’aéroport depuis son poste, il filme également les pistes de décollage. Il filme également l’intérieur de la tour de contrôle. On peut voir énormément de machines-personne. Il filme également Berlin depuis son poste privilégié.&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Berlin-Est», Hippolyte Laemmel filme ensuite l’université de Humboldt. On peut voir sur le parking devant l’université que toutes les places sont prises par les trabants. Il la filme sous plusieurs angles. Il nous montre ensuite l’opéra de Berlin-Est où l’on peut lire : « Deutsche Staatsoper » aujourd’hui renommé : Staatsoper Unter den Linden. Il présente ensuite le Mémorial Soviétique de Treptower Park. Il filme ensuite des personnes sur un pont. Il montre ensuite la Alte Kommandantur, et nous pouvons distinguer sur le même plan la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin. Hippolyte Laemmel nous expose la porte de Brandebourg vue du côté est. Sur le plan suivant il filme et zoome de nouveau sur la Fernsehturm. Il nous emmène ensuite avec lui, dans son bus, lors de son retour en passant un poste-frontière pour revenir à Berlin-Ouest. Il passe par le point de passage de Chausseestraße. Un garde-frontière vérifie leurs papiers.&lt;br /&gt;
Le plan suivant nous montre un panneau-stop, et une enseigne avec Napoléon sur son cheval.  L’image suivante nous montre une plaque sur laquelle on peut lire : « Quartier Napoléon, l’empereur Napoléon 1er est entré à Berlin le 27 octobre 1806 après la victoire à Iena ». &lt;br /&gt;
Le plan suivant est composé d’une route, de bâtiments et du drapeau français. Ensuite nous pouvons lire : « logement de passage MOSKOVA ». &lt;br /&gt;
Les secondes suivantes nous montrent la bâtisse. Il y a une piscine. Hippolyte Laemmel nous montre ensuite une route, puis 5 hommes qui discutent ensemble.&lt;br /&gt;
	Un nouveau carton apparaît sur lequel on peut lire : « Le pot du départ ». Il filme les participants au pot, certains portent des habits militaires, d’autres sont en costume. Il montre ensuite la table du buffet ainsi qu’une serveuse qui semble préparer les serviettes pour le repas. Nous pouvons ensuite retrouver cette assemblée composée essentiellement d’hommes. Il nous emmène ensuite de nouveau avec lui dans un bus et filme une plaque sur laquelle on peut lire : «  PAVILLON DU LAC, le pavillon du lac est un cercle français qui n’est pas ouvert au public. Il est réservé exclusivement aux membres des forces françaises et alliés, des missions et consulats accrédités et à leurs invités. » Hippolyte Laemmel filme ensuite le lac sous différents plans ainsi que son port. Il filme ensuite des hommes attablés. Le plan se termine par une vue sur un canard.&lt;br /&gt;
	Hippolyte Laemmel filme également le départ, nous pouvons voir le quai de la gare et le train qui va partir. Il filme également quand le train commence son départ. Il filme par la fenêtre le train, ainsi que ses voisins de fenêtres. Il re filme le mur de Berlin, ainsi que Berlin qui s’éloigne. Il filme ensuite un monument avec un dôme qui se situe devant un fleuve. Il filme ensuite son départ où plusieurs plans se succèdent montrant  les voies ferrées, et le paysage allemand.  Il filme également lorsqu’il passe la frontière sur le Rhin. Pour finir,  Hippolyte Laemmel filme son arrivée à Strasbourg, on peut voir au loin la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il filme son arrivée à la gare de Strasbourg. Un carton &amp;quot;Fin&amp;quot; clôture le film.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document qui s’offre à nous s’apparente à un récit de voyage. C’est un genre ancien qui remonte jusqu’aux récits de pèlerinage. Le récit de voyage est particulièrement affectionné par les historiens. L’intérêt d’un tel document se porte sur le nouvel apport moderne de ce genre. L’auteur de ce film amateur de voyage est réalisé par Hyppolyte Laemmel (1910-1987), instituteur à Niderbronn et conseiller municipal dans les années 1960. Il participe à un voyage à Berlin en mai 1975. A cette période, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation au terme de la Seconde Guerre mondiale entre les différents vainqueurs : une Française, une Anglaise, une Américaine et une Russe. En 1949, deux États sont créés : La République démocratique allemande (RDA) à l’Est dont la capitale est Berlin-Est et la République fédérale d'Allemagne (RFA) à l’Ouest dont la capitale était Bonn. Berlin est partagé entre la RDA et la RFA. De plus, un véritable « rideau de fer » s’abat en Europe entre les deux camps occidental et communiste rendant les communications et les déplacements de plus en plus compliqués. Ainsi les deux parties de Berlin vont évoluer indépendamment l’une de l’autre, chacune suivant les dispositions de son État. En juin 1953 a lieu à Berlin-Est des insurrections qui démarrent pour protester contre la hausse des cadences de travail. Mais celle-ci est matée par l’intervention de l’Armée rouge. Suite à ces insurrections et aux fuites des manifestants qui ont suivies, il est décidé en 1961 de construire un mur à l’intérieur même de Berlin. Ce mur a pour but d’empêcher la fuite en moyenne de 200 000 allemands de l’est par an à l’ouest. Un mur long de 165 km coupe physiquement Berlin en deux. La visite de Hippolyte Laemmel a lieu durant la phase de détente qui a débuté en 1963. Il arrive le 9 mai 1975 à Berlin à l’aide d’un train militaire dans la gare française de Tegel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== I)	Berlin, une ville sous occupation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel arrive à la gare française de Berlin. Cette gare sert au transport militaire français. Elle sert à desservir les trains qui sont réservés aux membres des forces armées françaises et aux membres de leur famille et ils sont utilisés gratuitement. Hippolyte a aussi visité l’aéroport français de Tegel. L’aéroport a été construit en 1948 sous les ordres des Français après avoir eu l’accord des Américains. Dans un premier temps l’aéroport est uniquement militaire, mais à partir de 1960 l’aéroport s’ouvre également au trafic aérien civil jusqu’à l’ouverture de l'aéroport civil de Tegel en 1974. Ces lieux sont des symboles de la domination et de l’occupation française sur Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel est également témoin du défilé militaire des forces alliées à Berlin le 10 mai. Il décide de le filmer. Ce défilé est en hommage à la capitulation allemande et à l’occupation alliées 30 ans auparavant. Le défilé se passe sur la Strasse des 17. Juni. Un endroit qui n’est pas choisi au hasard, car cette rue porte son nom en hommage au 17 juin 1953 et aux insurrections qui ont eu lieu dans Berlin-Est. C’est également une des plus grandes avenues de Berlin. Elle est située dans le quartier de Tiergarten et de Charlottenburg qui est sous l’occupation britannique. Le défilé montre les forces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale qui défilent dans la capitale du pays vaincu et est toujours occupé. Le défilé se veut avant tout un moment festif. Il y a énormément de spectateurs. Les fanfares militaires sont mises en avant, suivies d’une parade militaire, où tous les pays vainqueurs du camp occidental sont mis en avant. Ainsi, trois voitures coupent l’avenue avec les fanions représentant leurs pays. La voiture française est une DS 23, voiture officielle de l’état français. L’URSS a également célébré de son côté les 30 ans de l’armistice le 9 mai 1975 à travers : le Jour de la Victoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La présence française est également visible à travers le quartier général des forces armées françaises aussi appelé Quartier Napoléon que Hyppolite Laemmel visite aussi. Il filme une plaque où l’on peut lire : Quartier Napoléon ainsi qu’un logo de Napoléon. Ce quartier est situé sur le Kurt Schumacher Damm au nord de Berlin. Il comporte un cinéma, un stade, une piscine, un mess (hôtel et restaurant militaires), la Poste Française aux armées, une gendarmerie, un lycée, une école et une chapelle. La piscine et le mess ont été filmés par Hippolyte Laemmel. Les images filmées nous montrent seulement la présence d’hommes. La seule présence féminine qui nous est donnée d’apercevoir est à travers une serveuse. Les seules personnes visibles lors du voyage d’Hippolyte Laemmel sont donc des hommes. Ce quartier montre une occupation militaire des Français sur le sol de Berlin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== II)	Un voyage touristique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film est l’un des derniers réalisés par Hippolyte Laemmel. On sent une certaine aisance et une certaine habitude à utiliser sa caméra. Il a filmé de nombreuses fois déjà, comme nous le montrent ses autres vidéos disponibles. Il était passionné par le cinéma. Il essaye de faire de beaux plans, il zoome et dézoome avec aisance.. Il cherche toujours à avoir la meilleure vision et pour cela n’hésite pas à prendre de la hauteur pour filmer. Il n’hésite pas  non plus à créer ses propres cartons pour mieux expliquer son voyage ou d’utiliser les informations écrites. Hippolyte Laemmel fait un voyage touristique avant tout. Il a l’air particulièrement excité de son départ, et commence à filmer à bord du train. Il filme le couloir du train et les paysages visibles de sa fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra est un véritable remplaçant de l’appareil photo. En effet, Hippolyte Laemmel décide de filmer tous les bâtiments touristiques, les places touristiques. On peut justement supposer qu’il fait ça pour en garder une trace. Ainsi il réalise une capture filmique du palais du Reichstag, un bâtiment construit en 1894 pour abriter l’assemblée du Reich. Puis la Fernsehturm, c’était une tour émettrice de signaux de télévision construite en 1969, la tour mesure 220 mètres. L’auteur nous montre ensuite la porte de Brandebourg, qui a été construite en 1791. En 1793, il est rajouté le quadrige. La porte de Brandebourg se situe en plein milieu d’un no man land du au mur. &lt;br /&gt;
Il filme ensuite le mémorial soviétique de Tiergarten, monument construit en 1945 en hommage aux morts de l’Armée rouge tombés pendant la bataille de Berlin, puis le stade olympique de 1936, qui vient d’être rénové en 1974 pour la Coupe du monde de Football, enfin l’église du Souvenir, construit en 1895, dont le clocher a été conservé malgré le bombardement de Berlin. Celle-ci est reconstruite  entre 1959 à 1961 par Egon Eiermann, en hommage aux destructions. Il termine par un plan sur une bouche du métro berlinois, celui-ci étant rentré en service en 1902. &lt;br /&gt;
Hippolyte Laemmel filme également les principaux monuments dans Berlin-Est comme : l’université de Humboldt, fondé en 1809, les Trabants, plus précisément des Trabants 601, fabriqués à partir de 1964 et qui est un symbole de la RDA, l’opéra de Berlin, construit en 1742, le Mémorial Soviétique de Treptower Park, un cimetière militaire situé dans le parc de Treptow en hommage à tous les combattants de l'Armée rouge tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, la Alte Kommandantur, bâtiment édifié au XVIII siècle, devenu à l’époque le ministère des Affaires étrangères de la RDA, et enfin il nous montre la Cathédrale Sainte-Hedwidge de Berlin, construit en 1773, partie détruite lors du siège de Berlin de 1945. Mais elle fut reconstruite en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, Hippolyte Laemmel filme avec grand intérêt le mur de Berlin qui est devenu une véritable attraction touristique. Toute une partie de son film est dédiée uniquement au mur de Berlin et il écrit même un carton pour le présenter. Ce mur a évolué depuis 1961, date de sa création. Il représente la ville de Berlin. En effet du côté ouest, il est tagué. Le mur est très mal perçu par les Berlinois comme nous le montrent certains tags que l’auteur a filmés, en effet nous pouvons lire en allemand : « Le mur doit tomber ». Cependant il fait partie de la vie quotidienne des Berlinois. Il utilise une tour d’observation pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, cette tour est peut être utilisée par des familles pour se revoir. Des familles ont pu être séparées en l’espace d’une nuit en 1961. Le mur de Berlin est donc un objet d’attraction comme de séparation pour Berlin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== III)	Berlin une ville coupée en deux par un mur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son arrivée dans le train, Hippolyte Laemmel s’intéresse au mur et le filme. Il nous montre que pour arriver à la gare de Tegel, ils sont obligés de le passer. Ainsi Berlin-Ouest est une véritable enclave en RDA. La carte présentée à 3 minutes 46, illustre particulièrement bien cette séparation, visible par un trait rouge qui coupe Berlin en son sein. Le mur est particulièrement bien protégé. Nous pouvons voir un no man’s land où sont entreposées des barrières anti char, par peur d’une attaque. Berlin est au centre de la psychose issue de la guerre froide, on craint une attaque à n’importe quel moment. Un chemin de ronde est visible, où les gardes-frontières de la RDA circulent. Il y a également des miradors qui servent à surveiller ce qui se passe à l’ouest. En effet ils sont placés de telle sorte que l’on puisse regarder ce qu’il se passe à l’ouest. Leur rôle n’est donc pas d’empêcher d’éventuels fuyards, mais bien de surveiller ce qui se passe de l’autre-côté du mur. Hippolyte Laemmel nous le montre bien avec sa caméra, les gardes-frontières postés dans les miradors le surveillent avec des jumelles, ainsi que d’autres sont visibles dans de petites fenêtres sous le mirador et surveillent également l’ouest. Ce sont les gardes-frontières mobiles, qui se déplacent au cœur du mur, qui ont pour but d’empêcher les fuyards. Le mur est un lieu de bouillonnement humain, ou de nombreuses personnes sont présentes et travaillent dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pouvoir traverser le mur, il n’existe que quelques rares points de passage. Tous les points de passages sont situés à la surface. Ainsi le métro de Berlin-Ouest passait par des stations fantômes où des soldats de la RDA patrouillaient pour s’assurer que personne ne descende de la rame, ni ne monte dedans. Les points de passages sont au nombre de huit à Berlin. Le plus connu est le checkpoint Charlie. Mais Hippolyte Laemmel n’utilise pas celui-ci pour traverser le mur. Il utilise l’un des deux seuls points de passage de la zone française, plus précisément celui de la  : Chausseestrasse. Il permettait uniquement le passage pour les personnes venant de l’ouest et allant à l’est. Nous pouvons voir au retour que lui et les membres de son bus sont arrêtés et doivent remettre leurs papiers d’identité à un garde-frontière de la RDA avant de les laisser passer. Les points de passages sont extrêmement surveillés. Ils sont les seuls accès pour traverser Berlin coupé en deux par un mur infranchissable.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BRUMTER Christian, Les Français à Berlin, 1945-1994, Paris, Riveneuve éditions, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLIN Nicole, Le Mur de Berlin: Histoire, mémoires, représentations, Bruxelles, Peter Lang, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FRIYSCH-BOURNAZEL Renata, L'Allemagne depuis 1945, Paris, Hachette, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENARD Jacqueline, Berlin-Ouest : histoire d'une île allemande, 1945-1989, Paris, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER Phillipe, Une histoire de Berlin, Paris, Berlin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANSON David, BERLIN Histoire, Promenade, Anthologie et Dictionnaire, Paris, Robert Laffont, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TAYLOR Frederick, Le Mur de Berlin : 13 août 1961-9 novembre 1989, Paris, J.-C. Lattès, 2009.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>JBRoos</name></author>
		
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