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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_(0016FH0001)&amp;diff=7720</id>
		<title>Mariage (0016FH0001)</title>
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		<updated>2019-01-09T14:53:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
|fonds=Klein&lt;br /&gt;
|idSupport=0016FH0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1949&lt;br /&gt;
|video=0016FH0001&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|duree=00:04:05&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|realisateurs=Inconnu&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.57.12.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage juif 1949&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage juif; Cérémonie religieuse; Rabbin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Etienne, Klein; Rolande, Singer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Chapelle militaire de Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58629, 7.75126&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc de la cérémonie religieuse juive du mariage du photographe Étienne Klein (1923-1999)&amp;lt;ref&amp;gt; MIRA: Images en ligne - Réalisateur: Etienne Klein. http://www.miralsace.eu/images-en-ligne/mariage &amp;lt;/ref&amp;gt;avec Rolande Singer (1930-2009) en l’année 1949, mettant en exergue les rites judaïques accomplis par le couple, le rabbin et les invités. Tandis que la plus grande partie de la célébration est tournée à l’intérieur du temple, la dernière scène montre le cortège nuptial sortant.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les années 1880 jusqu'après la Deuxième Guerre mondiale, les pogroms et la montée du nationalisme notamment en Europe centrale menacent fortement les communautés juives. Au début du XXe siècle, la région de l'Alsace devient un des principaux refuges pour les juifs persécutés. Ainsi, en 1939, environ 30 000 juifs sont établis en Alsace dont 10 000 à Strasbourg. En septembre 1939, au moment de la mobilisation générale, plus de deux tiers sont évacués vers le sud-ouest de la France et une année plus tard, les nazis ont fait de l’Alsace une région ''judenrein''. Après la guerre, sur les 10 000 juifs strasbourgeois, environ 8 000 revenaient, les autres ont péri en déportation ou se sont installés ailleurs.&amp;lt;ref&amp;gt;Max WARSCHAWSKI, &amp;quot;Histoire des juifs de Strasbourg&amp;quot;, ASIJA http://judaisme.sdv.fr/histoire/villes/strasbrg/hist/index.htm&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le mariage juif enregistré sur film, a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été pillée et incendiée par la jeunesse hitlérienne en 1940. La ruine fut dynamitée l'année suivante.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg synagogue quai Kléber après incendie 1940.jpg|vignette|La synagogue de Strasbourg située au quai Kléber après l'incendie en septembre 1940, décembre 1940, © ASIJA]]&lt;br /&gt;
 &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La construction de la nouvelle synagogue de Strasbourg ne commence qu’en 1954 et s’achève en 1958. Désormais, la synagogue de la Paix est la deuxième plus grande synagogue d’Europe après celle de Budapest. Cette construction traduit aussi le renouveau du judaïsme en Alsace. Effectivement, le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_(0016FH0001)&amp;diff=7719</id>
		<title>Mariage (0016FH0001)</title>
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		<updated>2019-01-09T14:51:51Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
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|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les années 1880 jusqu'après la Deuxième Guerre mondiale, les pogroms et la montée du nationalisme notamment en Europe centrale menacent fortement les communautés juives. Au début du XXe siècle, la région de l'Alsace devient un des principaux refuges pour les juifs persécutés. Ainsi, en 1939, environ 30 000 juifs sont établis en Alsace dont 10 000 à Strasbourg. En septembre 1939, au moment de la mobilisation générale, plus de deux tiers sont évacués vers le sud-ouest de la France et une année plus tard, les nazis ont fait de l’Alsace une région ''judenrein''. Après la guerre, sur les 10 000 juifs strasbourgeois, environ 8 000 revenaient, les autres ont péri en déportation ou se sont installés ailleurs.&amp;lt;ref&amp;gt;Max WARSCHAWSKI, &amp;quot;Histoire des juifs de Strasbourg&amp;quot;, ASIJA (http://judaisme.sdv.fr/histoire/villes/strasbrg/hist/index.htm)&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le mariage juif enregistré sur film, a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été pillée et incendiée par la jeunesse hitlérienne en 1940. La ruine fut dynamitée l'année suivante.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg synagogue quai Kléber après incendie 1940.jpg|vignette|La synagogue de Strasbourg située au quai Kléber après l'incendie en septembre 1940, décembre 1940, © ASIJA]]&lt;br /&gt;
 &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La construction de la nouvelle synagogue de Strasbourg ne commence qu’en 1954 et s’achève en 1958. Désormais, la synagogue de la Paix est la deuxième plus grande synagogue d’Europe après celle de Budapest. Cette construction traduit aussi le renouveau du judaïsme en Alsace. Effectivement, le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
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'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<updated>2019-01-09T14:41:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
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|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58629, 7.75126&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc de la cérémonie religieuse juive du mariage du photographe Étienne Klein (1923-1999)&amp;lt;ref&amp;gt; MIRA: Images en ligne - Réalisateur: Etienne Klein. http://www.miralsace.eu/images-en-ligne/mariage &amp;lt;/ref&amp;gt;avec Rolande Singer (1930-2009) en l’année 1949, mettant en exergue les rites judaïques accomplis par le couple, le rabbin et les invités. Tandis que la plus grande partie de la célébration est tournée à l’intérieur du temple, la dernière scène montre le cortège nuptial sortant.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les années 1880 jusqu'après la Deuxième Guerre mondiale, les pogroms et la montée du nationalisme notamment en Europe centrale menacent fortement les communautés juives. Au début du XXe siècle, la région de l'Alsace devient un des principaux refuges pour les juifs persécutés. Ainsi, en 1939, environ 30 000 juifs sont établis en Alsace dont 10 000 à Strasbourg. En septembre 1939, au moment de la mobilisation générale, plus de deux tiers sont évacués vers le sud-ouest de la France et une année plus tard, les nazis ont fait de l’Alsace une région ''judenrein''. Après la guerre, sur les 10 000 juifs strasbourgeois, environ 8 000 revenaient, les autres ont péri en déportation ou se sont installés ailleurs.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le mariage juif enregistré sur film, a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été pillée et incendiée par la jeunesse hitlérienne en 1940. La ruine fut dynamitée l'année suivante.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg synagogue quai Kléber après incendie 1940.jpg|vignette|La synagogue de Strasbourg située au quai Kléber après l'incendie en septembre 1940, décembre 1940, © ASIJA]]&lt;br /&gt;
 &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La construction de la nouvelle synagogue de Strasbourg ne commence qu’en 1954 et s’achève en 1958. Désormais, la synagogue de la Paix est la deuxième plus grande synagogue d’Europe après celle de Budapest. Cette construction traduit aussi le renouveau du judaïsme en Alsace. Effectivement, le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_(0016FH0001)&amp;diff=7717</id>
		<title>Mariage (0016FH0001)</title>
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		<updated>2019-01-09T14:39:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
|fonds=Klein&lt;br /&gt;
|idSupport=0016FH0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1949&lt;br /&gt;
|video=0016FH0001&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|realisateurs=Inconnu&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.57.12.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage juif 1949&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage juif; Cérémonie religieuse; Rabbin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Etienne, Klein; Rolande, Singer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Chapelle militaire de Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
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|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les années 1880 jusqu'après la Deuxième Guerre mondiale, les pogroms et la montée du nationalisme en Europe centrale menacent fortement les communautés juives et au début du XXe siècle, la région de l'Alsace devient un refuge pour les juifs persécutés dans leur pays d'origine. Ainsi, en 1939, environ 30 000 juifs sont établis en Alsace dont 10 000 à Strasbourg. En septembre 1939, au moment de la mobilisation générale, plus de deux tiers sont évacués vers le sud-ouest de la France et une année plus tard, les nazis ont fait de l’Alsace une région ''judenrein''. Après la guerre, sur les 10 000 juifs strasbourgeois, environ 8 000 revenaient, les autres ont péri en déportation ou se sont installés ailleurs.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le mariage juif enregistré sur film, a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été pillée et incendiée par la jeunesse hitlérienne en 1940. La ruine fut dynamitée l'année suivante.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg synagogue quai Kléber après incendie 1940.jpg|vignette|La synagogue de Strasbourg située au quai Kléber après l'incendie en septembre 1940, décembre 1940, © ASIJA]]&lt;br /&gt;
 &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La construction de la nouvelle synagogue de Strasbourg ne commence qu’en 1954 et s’achève en 1958. Désormais, la synagogue de la Paix est la deuxième plus grande synagogue d’Europe après celle de Budapest. Cette construction traduit aussi le renouveau du judaïsme en Alsace. Effectivement, le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<updated>2019-01-09T14:23:16Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1939, environ 30 000 juifs sont établis en Alsace dont 10 000 à Strasbourg. En septembre 1939, au moment de la mobilisation générale, plus de deux tiers sont évacués vers le sud-ouest de la France et une année plus tard, les nazis ont fait de l’Alsace une région ''judenrein''. Après la guerre, sur les 10 000 juifs strasbourgeois, environ 8 000 revenaient, les autres ont péri en déportation ou se sont installés ailleurs.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le mariage juif enregistré sur film, a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été pillée et incendiée par la jeunesse hitlérienne en 1940. La ruine fut dynamitée l'année suivante.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg synagogue quai Kléber après incendie 1940.jpg|vignette|La synagogue de Strasbourg située au quai Kléber après l'incendie en septembre 1940, décembre 1940, © ASIJA]]&lt;br /&gt;
 &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La construction de la nouvelle synagogue de Strasbourg ne commence qu’en 1954 et s’achève en 1958. Désormais, la synagogue de la Paix est la deuxième plus grande synagogue d’Europe après celle de Budapest. Cette construction traduit aussi le renouveau du judaïsme en Alsace. Effectivement, le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_(0016FH0001)&amp;diff=7714</id>
		<title>Mariage (0016FH0001)</title>
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		<updated>2019-01-09T14:20:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
|fonds=Klein&lt;br /&gt;
|idSupport=0016FH0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1949&lt;br /&gt;
|video=0016FH0001&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:05&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|realisateurs=Inconnu&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.57.12.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage juif 1949&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage juif; Cérémonie religieuse; Rabbin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Etienne, Klein; Rolande, Singer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Chapelle militaire de Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58629, 7.75126&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc de la cérémonie religieuse juive du mariage du photographe Étienne Klein (1923-1999)&amp;lt;ref&amp;gt; MIRA: Images en ligne - Réalisateur: Etienne Klein. http://www.miralsace.eu/images-en-ligne/mariage &amp;lt;/ref&amp;gt;avec Rolande Singer (1930-2009) en l’année 1949, mettant en exergue les rites judaïques accomplis par le couple, le rabbin et les invités. Tandis que la plus grande partie de la célébration est tournée à l’intérieur du temple, la dernière scène montre le cortège nuptial sortant.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1939, environ 30 000 juifs sont établis en Alsace dont 10 000 à Strasbourg. En septembre 1939, au moment de la mobilisation générale, plus de deux tiers sont évacués vers le sud-ouest de la France et une année plus tard, les nazis ont fait de l’Alsace une région ''judenrein''. Après la guerre, sur les 10 000 juifs strasbourgeois, environ 8 000 revenaient, les autres ont péri en déportation ou se sont installés ailleurs.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le mariage juif enregistré sur film, a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été pillée et incendiée par la jeunesse hitlérienne en 1940. La ruine fut dynamitée l'année suivante.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg synagogue quai Kléber après incendie 1940.jpg|vignette|La synagogue de Strasbourg située au quai Kléber après l'incendie en septembre 1940, décembre 1940, ASIJA]]&lt;br /&gt;
 &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La construction de la nouvelle synagogue de Strasbourg ne commence qu’en 1954 et s’achève en 1958. Désormais, la synagogue de la Paix est la deuxième plus grande synagogue d’Europe après celle de Budapest. Cette construction traduit aussi le renouveau du judaïsme en Alsace. Effectivement, le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_(0016FH0001)&amp;diff=7713</id>
		<title>Mariage (0016FH0001)</title>
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		<updated>2019-01-09T14:19:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
|fonds=Klein&lt;br /&gt;
|idSupport=0016FH0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1949&lt;br /&gt;
|video=0016FH0001&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Tournage en noir et blanc de la cérémonie religieuse juive du mariage du photographe Étienne Klein (1923-1999)&amp;lt;ref&amp;gt; MIRA: Images en ligne - Réalisateur: Etienne Klein. http://www.miralsace.eu/images-en-ligne/mariage &amp;lt;/ref&amp;gt;avec Rolande Singer (1930-2009) en l’année 1949, mettant en exergue les rites judaïques accomplis par le couple, le rabbin et les invités. Tandis que la plus grande partie de la célébration est tournée à l’intérieur du temple, la dernière scène montre le cortège nuptial sortant.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En 1939, environ 30 000 juifs sont établis en Alsace dont 10 000 à Strasbourg. En septembre 1939, au moment de la mobilisation générale, plus de deux tiers sont évacués vers le sud-ouest de la France et une année plus tard, les nazis ont fait de l’Alsace une région ''judenrein''. Après la guerre, sur les 10 000 juifs strasbourgeois, environ 8 000 revenaient, les autres ont péri en déportation ou se sont installés ailleurs.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le mariage juif enregistré sur film, a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été pillée et incendiée par la jeunesse hitlérienne en 1940. La ruine fut dynamitée l'année suivante.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Strasbourg synagogue quai Kléber après incendie 1940.jpg|vignette|La synagogue de Strasbourg située au quai Kléber après l'incendie en septembre 1940, décembre 1940, ASIJA]]&lt;br /&gt;
 &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La construction de la nouvelle synagogue de Strasbourg ne commence qu’en 1954 et s’achève en 1958. Désormais, la synagogue de la Paix est la deuxième plus grande synagogue d’Europe après celle de Budapest. Cette construction traduit aussi le renouveau du judaïsme en Alsace. Effectivement, le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Strasbourg_synagogue_quai_Kl%C3%A9ber_apr%C3%A8s_incendie_1940.jpg&amp;diff=7712</id>
		<title>Fichier:Strasbourg synagogue quai Kléber après incendie 1940.jpg</title>
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		<updated>2019-01-09T14:00:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Strasbourg synagogue quai Kléber après incendie 1940&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_%C3%A0_Strasbourg_(0034FS0012)&amp;diff=7368</id>
		<title>Mariage à Strasbourg (0034FS0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_%C3%A0_Strasbourg_(0034FS0012)&amp;diff=7368"/>
		<updated>2019-01-05T17:32:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage catholique filmé par Robert Jenny à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Steegmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0034FS0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0034FS0012&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:17&lt;br /&gt;
|genre=Fiction&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jenny, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.11.50.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1932&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Auberge; Repas de noces; Catholique; Epouse; Epoux; Photographie&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jenny, Robert&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Strasbourg; Eglise Saint-Pierre-le-Vieux&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58292, 7.73998&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc des noces d’un couple à Strasbourg en 1932, réalisé par Robert Jenny (1884-1945).&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/robert-jenny MIRA: Portraits de cinéastes - Robert Jenny].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il met l’accent sur les rituels qui suivent la cérémonie religieuse, à savoir la sortie de l’église et le repas de noces.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo débute avec la sortie de l’église des mariés accompagnés du cortège nuptial. Ils sont entourés d’une foule d’invités et de passants qui les saluent. Le couple et les membres de leurs familles respectives montent l’un après l’autre dans un autobus en vue de les emmener à l’auberge pour le repas nuptial.&lt;br /&gt;
Le cinéaste Robert Jenny, installé à droite du scénario, filme d’abord le couple et les invités qui sortent de l’église pour former la queue devant l’autobus. Pour ce faire, il approche l’image et enregistre les visages des invités en gros plan. Puis, il change de position et enregistre le scénario de l’autre côté de la rue au grand-angle avec une partie du bâtiment de l’église Saint-Pierre-le-Vieux. L’autobus est garé devant l’entrée de l’église, la foule des invités et les gens circulent dans la rue. Un tiers de la vidéo entière, soit plus de cinq minutes, est essentiellement consacrée au spectacle devant l’église.&lt;br /&gt;
Le lieu de tournage change ensuite. Le cinéaste tourne à l’auberge où ont lieu les festivités nuptiales.&lt;br /&gt;
Sur la terrasse de l’auberge, des jeunes filles, des femmes y compris la mariée posent une à une devant la caméra. Parmi elles, on perçoit une femme d’un certain âge qui est habillée d’un costume alsacien traditionnel.&lt;br /&gt;
Le mari pour sa part défile tout seul et avant de rejoindre sa femme qui l’attend dans le hall d’entrée de l’auberge, il plaisante avec la caméra en tirant sa langue.&lt;br /&gt;
Le défilé est alors suivi d’une scène étrange où le cinéaste filme un âne pendant plusieurs dizaines de secondes.&lt;br /&gt;
Malheureusement, les images du repas de noces sont mal-éclairées et rendent le scénario difficilement identifiable. Les invités et les époux sont assis à table, entourés de fleurs, de nourriture et de boissons. Le cinéaste s’efforce à nouveau d’enregistrer les visages des invités à gros plan. Le repas s’achève par un discours présenté par l’époux.&lt;br /&gt;
Finalement, on aperçoit la prise de photo du groupe nuptial avec la tour de la cathédrale de Strasbourg à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
La dernière scène enregistrée sur vidéo consiste en le déguisement de deux invités qui veulent apparemment blaguer avec les jeunes mariés. Une personne a mis un costume avec un haut-de-forme, représentant le mari, alors que son compagnon porte le voile et le bouquet de fleurs de l’épouse. Ils paraissent jouer aux époux.&lt;br /&gt;
Il convient de noter que le regard-caméra est très présent pendant toute la vidéo. Les invités sont gênés lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils sont filmés et ils détournent leur regard en ricanant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Un mariage catholique'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie religieuse a lieu dans l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg. Cette église présente un aspect particulier. Elle a regroupé sous un seul toit deux églises à croyances différentes, l’une catholique et l’autre protestante, séparées seulement par un mur construit au XVIIe siècle, mais détruit aujourd’hui. L’entrée donnant sur la rue du 22 Novembre par laquelle sort le couple au début de la vidéo avant de monter dans le bus héberge le culte catholique. L’entrée de l’église protestante se trouve du côté de la Grand-Rue.&lt;br /&gt;
La religion de la famille est confirmée par la vieille dame au costume traditionnel d’Alsace. Elle porte la coiffure à grand nœud noir, originaire de Kochersberg, du pays de Hanau et du sud de Strasbourg, symbole de la mariée catholique.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mariée catholique .png|vignette|Mariée catholique en Alsace - image tirée du film 0034FS0012 (4min50s)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Entre tradition et modernité'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le repas de noces constitue le côté profane de la cérémonie de mariage et le point culminant des célébrations consignant l’union de deux familles. Il permet par ailleurs aux hôtes de s’entretenir avec les mariés. Le repas de noces est habituellement divisé en deux parties. D’abord les hôtes s’adonnent à boire et à manger. Le repas est interrompu par une pause où les invités se divertissent entre eux ou se promènent à l’air. La fête reprend par le bal au cours duquel sont présentés des chansons, danses et des jeux. À ce moment de la fête sont jouées aussi des saynètes drôles, telles que le déguisement d’une invitée en époux et de son compagnon en épouse.&lt;br /&gt;
Tandis que l’ancienne tradition alsacienne veut que le repas de noces ait lieu chez les parents de la mariée où des filles d’honneur aident l’épouse et sa mère à confectionner les plats, les familles des jeunes mariés de la vidéo se rendent dans une auberge.&lt;br /&gt;
En général, on ne se rend pas directement à table à la sortie de l’église. La société nuptiale dans la vidéo profite des belles localités pour défiler et poser devant les caméras sur la terrasse. Il s’agit d’éterniser et de solenniser ces moments rayonnants de la vie sociale.&lt;br /&gt;
Conformément à la coutume du repas de noces, les époux sont assis au milieu de l’assemblée, entourés de leurs parents respectifs. Sur la table, drapée de nappes blanches, sont posées d’énormes vases à fleurs, des plats succulents, des bouteilles et de couverts fins, témoignant du côté festif et gaspilleur de l’évènement. Le mariage est un événement qui sort de l’ordinaire et il est d’usage de consommer d’énormes quantités de nourriture et de boissons.&lt;br /&gt;
Après le repas, une photo du groupe nuptial est prise à l’extérieur sur la terrasse de l’auberge avec la silhouette de la cathédrale à l’arrière-fond. En effet, avec la propagation progressive de la technique photographique au tournant du siècle, la photographie de mariage devient une pratique et une coutume courantes qui s’inscrivent de façon nécessaire dans le rituel nuptial. La fonction principale de la photographie consiste à témoigner de l’union de deux familles par le biais de l’union de deux individus en enregistrant l’événement sur photo.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre BOURDIEU, Marie-Claire BOURDIEU, « Le paysan et la photographie » dans ''Revue française de sociologie'', 1965, p.165. &amp;lt;/ref&amp;gt; En revanche, dans le premier tiers du XXe siècle, l’enregistrement des festivités de mariage sur film était encore moins répandu et généralement réservé aux familles fortunées. Or, il appert que le cinéaste Robert Jenny a connu les mariés et leurs familles, étant donné que les invités filmés plaisantent ou interagissent avec lui dans plusieurs scènes.&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, il paraît que la vieille dame en costume alsacien incarne le volet traditionnel du mariage tandis que la présence du cinéaste témoigne de la lente disparition des anciennes coutumes et de l’apparition de nouveaux rituels nuptiaux, créant ainsi une alternance, respectivement un lien entre les legs du passé et de la modernité.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome V-A). Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris,'' Robert Laffont, 1969, p.169.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le mariage traditionnel en Alsace'', Est Libris, 2004. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le mariage en Alsace. Études de quelques coutumes passées et présentes'', Strasbourg, Editions Oberlin, 1975.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace'', Strasbourg, Editions du Donon, 2013.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''Les costumes alsaciens. Un enchantement,'' dir. groupe folklorique D’Kochloeffel, groupe d’Art Populaire de Berstett et les Musées de Strasbourg pour tourisme-alsace.com - https://www.tourisme-alsace.com/medias/pdf/divers/costume-alsacien.pdf&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_%C3%A0_Strasbourg_(0034FS0012)&amp;diff=7367</id>
		<title>Mariage à Strasbourg (0034FS0012)</title>
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		<updated>2019-01-05T17:30:30Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage catholique filmé par Robert Jenny à Strasbourg&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Jenny, Robert&lt;br /&gt;
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|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58292, 7.73998&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc des noces d’un couple à Strasbourg en 1932, réalisé par Robert Jenny (1884-1945).&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/robert-jenny MIRA: Portraits de cinéastes - Robert Jenny].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il met l’accent sur les rituels qui suivent la cérémonie religieuse, à savoir la sortie de l’église et le repas de noces.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo débute avec la sortie de l’église des mariés accompagnés du cortège nuptial. Ils sont entourés d’une foule d’invités et de passants qui les saluent. Le couple et les membres de leurs familles respectives montent l’un après l’autre dans un autobus en vue de les emmener à l’auberge pour le repas nuptial.&lt;br /&gt;
Le cinéaste Robert Jenny, installé à droite du scénario, filme d’abord le couple et les invités qui sortent de l’église pour former la queue devant l’autobus. Pour ce faire, il approche l’image et enregistre les visages des invités en gros plan. Puis, il change de position et enregistre le scénario de l’autre côté de la rue au grand-angle avec une partie du bâtiment de l’église Saint-Pierre-le-Vieux. L’autobus est garé devant l’entrée de l’église, la foule des invités et les gens circulent dans la rue. Un tiers de la vidéo entière, soit plus de cinq minutes, est essentiellement consacrée au spectacle devant l’église.&lt;br /&gt;
Le lieu de tournage change ensuite. Le cinéaste tourne à l’auberge où ont lieu les festivités nuptiales.&lt;br /&gt;
Sur la terrasse de l’auberge, des jeunes filles, des femmes y compris la mariée posent une à une devant la caméra. Parmi elles, on perçoit une femme d’un certain âge qui est habillée d’un costume alsacien traditionnel.&lt;br /&gt;
Le mari pour sa part défile tout seul et avant de rejoindre sa femme qui l’attend dans le hall d’entrée de l’auberge, il plaisante avec la caméra en tirant sa langue.&lt;br /&gt;
Le défilé est alors suivi d’une scène étrange où le cinéaste filme un âne pendant plusieurs dizaines de secondes.&lt;br /&gt;
Malheureusement, les images du repas de noces sont mal-éclairées et rendent le scénario difficilement identifiable. Les invités et les époux sont assis à table, entourés de fleurs, de nourriture et de boissons. Le cinéaste s’efforce à nouveau d’enregistrer les visages des invités à gros plan. Le repas s’achève par un discours présenté par l’époux.&lt;br /&gt;
Finalement, on aperçoit la prise de photo du groupe nuptial avec la tour de la cathédrale de Strasbourg à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
La dernière scène enregistrée sur vidéo consiste en le déguisement de deux invités qui veulent apparemment blaguer avec les jeunes mariés. Une personne a mis un costume avec un haut-de-forme, représentant le mari, alors que son compagnon porte le voile et le bouquet de fleurs de l’épouse. Ils paraissent jouer aux époux.&lt;br /&gt;
Il convient de noter que le regard-caméra est très présent pendant toute la vidéo. Les invités sont gênés lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils sont filmés et ils détournent leur regard en ricanant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Un mariage catholique'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie religieuse a lieu dans l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg. Cette église présente un aspect particulier. Elle a regroupé sous un seul toit deux églises à croyances différentes, l’une catholique et l’autre protestante, séparées seulement par un mur construit au XVIIe siècle, mais détruit aujourd’hui. L’entrée donnant sur la rue du 22 Novembre par laquelle sort le couple au début de la vidéo avant de monter dans le bus héberge le culte catholique. L’entrée de l’église protestante se trouve du côté de la Grand-Rue.&lt;br /&gt;
La religion de la famille est confirmée par la vieille dame au costume traditionnel d’Alsace. Elle porte la coiffure à grand nœud noir, originaire de Kochersberg, du pays de Hanau et du sud de Strasbourg, symbole de la mariée catholique.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mariée catholique .png|vignette|Mariée catholique en Alsace - image tirée du film 0034FS0012]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Entre tradition et modernité'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le repas de noces constitue le côté profane de la cérémonie de mariage et le point culminant des célébrations consignant l’union de deux familles. Il permet par ailleurs aux hôtes de s’entretenir avec les mariés. Le repas de noces est habituellement divisé en deux parties. D’abord les hôtes s’adonnent à boire et à manger. Le repas est interrompu par une pause où les invités se divertissent entre eux ou se promènent à l’air. La fête reprend par le bal au cours duquel sont présentés des chansons, danses et des jeux. À ce moment de la fête sont jouées aussi des saynètes drôles, telles que le déguisement d’une invitée en époux et de son compagnon en épouse.&lt;br /&gt;
Tandis que l’ancienne tradition alsacienne veut que le repas de noces ait lieu chez les parents de la mariée où des filles d’honneur aident l’épouse et sa mère à confectionner les plats, les familles des jeunes mariés de la vidéo se rendent dans une auberge.&lt;br /&gt;
En général, on ne se rend pas directement à table à la sortie de l’église. La société nuptiale dans la vidéo profite des belles localités pour défiler et poser devant les caméras sur la terrasse. Il s’agit d’éterniser et de solenniser ces moments rayonnants de la vie sociale.&lt;br /&gt;
Conformément à la coutume du repas de noces, les époux sont assis au milieu de l’assemblée, entourés de leurs parents respectifs. Sur la table, drapée de nappes blanches, sont posées d’énormes vases à fleurs, des plats succulents, des bouteilles et de couverts fins, témoignant du côté festif et gaspilleur de l’évènement. Le mariage est un événement qui sort de l’ordinaire et il est d’usage de consommer d’énormes quantités de nourriture et de boissons.&lt;br /&gt;
Après le repas, une photo du groupe nuptial est prise à l’extérieur sur la terrasse de l’auberge avec la silhouette de la cathédrale à l’arrière-fond. En effet, avec la propagation progressive de la technique photographique au tournant du siècle, la photographie de mariage devient une pratique et une coutume courantes qui s’inscrivent de façon nécessaire dans le rituel nuptial. La fonction principale de la photographie consiste à témoigner de l’union de deux familles par le biais de l’union de deux individus en enregistrant l’événement sur photo.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre BOURDIEU, Marie-Claire BOURDIEU, « Le paysan et la photographie » dans ''Revue française de sociologie'', 1965, p.165. &amp;lt;/ref&amp;gt; En revanche, dans le premier tiers du XXe siècle, l’enregistrement des festivités de mariage sur film était encore moins répandu et généralement réservé aux familles fortunées. Or, il appert que le cinéaste Robert Jenny a connu les mariés et leurs familles, étant donné que les invités filmés plaisantent ou interagissent avec lui dans plusieurs scènes.&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, il paraît que la vieille dame en costume alsacien incarne le volet traditionnel du mariage tandis que la présence du cinéaste témoigne de la lente disparition des anciennes coutumes et de l’apparition de nouveaux rituels nuptiaux, créant ainsi une alternance, respectivement un lien entre les legs du passé et de la modernité.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome V-A). Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris,'' Robert Laffont, 1969, p.169.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le mariage traditionnel en Alsace'', Est Libris, 2004. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le mariage en Alsace. Études de quelques coutumes passées et présentes'', Strasbourg, Editions Oberlin, 1975.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace'', Strasbourg, Editions du Donon, 2013.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''Les costumes alsaciens. Un enchantement,'' dir. groupe folklorique D’Kochloeffel, groupe d’Art Populaire de Berstett et les Musées de Strasbourg pour tourisme-alsace.com - https://www.tourisme-alsace.com/medias/pdf/divers/costume-alsacien.pdf&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<title>Mariage (0016FH0001)</title>
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		<updated>2019-01-05T17:29:35Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
|fonds=Klein&lt;br /&gt;
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|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.57.12.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage juif 1949&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage juif; Cérémonie religieuse; Rabbin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Etienne, Klein; Rolande, Singer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Chapelle militaire de Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58629, 7.75126&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc de la cérémonie religieuse juive du mariage du photographe Étienne Klein (1923-1999)&amp;lt;ref&amp;gt; MIRA: Images en ligne - Réalisateur: Etienne Klein. http://www.miralsace.eu/images-en-ligne/mariage &amp;lt;/ref&amp;gt;avec Rolande Singer (1930-2009) en l’année 1949, mettant en exergue les rites judaïques accomplis par le couple, le rabbin et les invités. Tandis que la plus grande partie de la célébration est tournée à l’intérieur du temple, la dernière scène montre le cortège nuptial sortant.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mariage a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été détruite par la jeunesse hitlérienne en 1940.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important sur vidéo. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_%C3%A0_Strasbourg_(0034FS0012)&amp;diff=7365</id>
		<title>Mariage à Strasbourg (0034FS0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_%C3%A0_Strasbourg_(0034FS0012)&amp;diff=7365"/>
		<updated>2019-01-05T17:20:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage catholique filmé par Robert Jenny à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Steegmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0034FS0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0034FS0012&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:17&lt;br /&gt;
|genre=Fiction&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jenny, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.11.50.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1932&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Auberge; Repas de noces; Catholique; Epouse; Epoux; Photographie&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jenny, Robert&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Strasbourg; Eglise Saint-Pierre-le-Vieux&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58292, 7.73998&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc des noces d’un couple à Strasbourg en 1932, réalisé par Robert Jenny (1884-1945).&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/robert-jenny MIRA: Portraits de cinéastes - Robert Jenny].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il met l’accent sur les rituels qui suivent la cérémonie religieuse, à savoir la sortie de l’église et le repas de noces.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo débute avec la sortie de l’église des mariés accompagnés du cortège nuptial. Ils sont entourés d’une foule d’invités et de passants qui les saluent. Le couple et les membres de leurs familles respectives montent l’un après l’autre dans un autobus en vue de les emmener à l’auberge pour le repas nuptial.&lt;br /&gt;
Le cinéaste Robert Jenny, installé à droite du scénario, filme d’abord le couple et les invités qui sortent de l’église pour former la queue devant l’autobus. Pour ce faire, il approche l’image et enregistre les visages des invités en gros plan. Puis, il change de position et enregistre le scénario de l’autre côté de la rue au grand-angle avec une partie du bâtiment de l’église Saint-Pierre-le-Vieux. L’autobus est garé devant l’entrée de l’église, la foule des invités et les gens circulent dans la rue. Un tiers de la vidéo entière, soit plus de cinq minutes, est essentiellement consacrée au spectacle devant l’église.&lt;br /&gt;
Le lieu de tournage change ensuite. Le cinéaste tourne à l’auberge où ont lieu les festivités nuptiales.&lt;br /&gt;
Sur la terrasse de l’auberge, des jeunes filles, des femmes y compris la mariée posent une à une devant la caméra. Parmi elles, on perçoit une femme d’un certain âge qui est habillée d’un costume alsacien traditionnel.&lt;br /&gt;
Le mari pour sa part défile tout seul et avant de rejoindre sa femme qui l’attend dans le hall d’entrée de l’auberge, il plaisante avec la caméra en tirant sa langue.&lt;br /&gt;
Le défilé est alors suivi d’une scène étrange où le cinéaste filme un âne pendant plusieurs dizaines de secondes.&lt;br /&gt;
Malheureusement, les images du repas de noces sont mal-éclairées et rendent le scénario difficilement identifiable. Les invités et les époux sont assis à table, entourés de fleurs, de nourriture et de boissons. Le cinéaste s’efforce à nouveau d’enregistrer les visages des invités à gros plan. Le repas s’achève par un discours présenté par l’époux.&lt;br /&gt;
Finalement, on aperçoit la prise de photo du groupe nuptial avec la tour de la Cathédrale de Strasbourg à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
La dernière scène enregistrée sur vidéo consiste en le déguisement de deux invités qui veulent apparemment blaguer avec les jeunes mariés. Une personne a mis un costume avec un haut-de-forme, représentant le mari, alors que son compagnon porte le voile et le bouquet de fleurs de l’épouse. Ils paraissent jouer aux époux.&lt;br /&gt;
Il convient de noter que le regard-caméra est très présent pendant toute la vidéo. Les invités sont gênés lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils sont filmés et ils détournent leur regard en ricanant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Un mariage catholique'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie religieuse a lieu dans l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg. Cette église présente un aspect particulier. Elle a regroupé sous un seul toit deux églises à croyances différentes, l’une catholique et l’autre protestante, séparées seulement par un mur construit au XVIIe siècle, mais détruit aujourd’hui. L’entrée donnant sur la rue du 22 Novembre par laquelle sort le couple au début de la vidéo avant de monter dans le bus héberge le culte catholique. L’entrée de l’église protestante se trouve du côté de la Grand-Rue.&lt;br /&gt;
La religion de la famille est confirmée par la vieille dame au costume traditionnel d’Alsace. Elle porte la coiffure à grand nœud noir, originaire de Kochersberg, du pays de Hanau et du sud de Strasbourg, symbole de la mariée catholique.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mariée catholique .png|vignette|Mariée catholique en Alsace - image tirée du film 0034FS0012]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Entre tradition et modernité'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le repas de noces constitue le côté profane de la cérémonie de mariage et le point culminant des célébrations consignant l’union de deux familles. Il permet par ailleurs aux hôtes de s’entretenir avec les mariés. Le repas de noces est habituellement divisé en deux parties. D’abord les hôtes s’adonnent à boire et à manger. Le repas est interrompu par une pause où les invités se divertissent entre eux ou se promènent à l’air. La fête reprend par le bal au cours duquel sont présentés des chansons, danses et des jeux. À ce moment de la fête sont jouées aussi des saynètes drôles, telles que le déguisement d’une invitée en époux et de son compagnon en épouse.&lt;br /&gt;
Tandis que l’ancienne tradition alsacienne veut que le repas de noces ait lieu chez les parents de la mariée où des filles d’honneur aident l’épouse et sa mère à confectionner les plats, les familles des jeunes mariés de la vidéo se rendent dans une auberge.&lt;br /&gt;
En général, on ne se rend pas directement à table à la sortie de l’église. La société nuptiale dans la vidéo profite des belles localités pour défiler et poser devant les caméras sur la terrasse. Il s’agit d’éterniser et de solenniser ces moments rayonnants de la vie sociale.&lt;br /&gt;
Conformément à la coutume du repas de noces, les époux sont assis au milieu de l’assemblée, entourés de leurs parents respectifs. Sur la table, drapée de nappes blanches, sont posées d’énormes vases à fleurs, des plats succulents, des bouteilles et de couverts fins, témoignant du côté festif et gaspilleur de l’évènement. Le mariage est un événement qui sort de l’ordinaire et il est d’usage de consommer d’énormes quantités de nourriture et de boissons.&lt;br /&gt;
Après le repas, une photo du groupe nuptial est prise à l’extérieur sur la terrasse de l’auberge avec la silhouette de la cathédrale à l’arrière-fond. En effet, avec la propagation progressive de la technique photographique au tournant du siècle, la photographie de mariage devient une pratique et une coutume courantes qui s’inscrivent de façon nécessaire dans le rituel nuptial. La fonction principale de la photographie consiste à témoigner de l’union de deux familles par le biais de l’union de deux individus en enregistrant l’événement sur photo.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre BOURDIEU, Marie-Claire BOURDIEU, « Le paysan et la photographie » dans ''Revue française de sociologie'', 1965, p.165. &amp;lt;/ref&amp;gt; En revanche, dans le premier tiers du XXe siècle, l’enregistrement des festivités de mariage sur film était encore moins répandu et généralement réservé aux familles fortunées. Or, il appert que le cinéaste Robert Jenny a connu les mariés et leurs familles, étant donné que les invités filmés plaisantent ou interagissent avec lui dans plusieurs scènes.&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, il paraît que la vieille dame en costume alsacien incarne le volet traditionnel du mariage tandis que la présence du cinéaste témoigne de la lente disparition des anciennes coutumes et de l’apparition de nouveaux rituels nuptiaux, créant ainsi une alternance, respectivement un lien entre les legs du passé et de la modernité.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome V-A). Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris,'' Robert Laffont, 1969, p.169.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le mariage traditionnel en Alsace'', Est Libris, 2004. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le mariage en Alsace. Études de quelques coutumes passées et présentes'', Strasbourg, Editions Oberlin, 1975.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace'', Strasbourg, Editions du Donon, 2013.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''Les costumes alsaciens. Un enchantement,'' dir. groupe folklorique D’Kochloeffel, groupe d’Art Populaire de Berstett et les Musées de Strasbourg pour tourisme-alsace.com - https://www.tourisme-alsace.com/medias/pdf/divers/costume-alsacien.pdf&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_%C3%A0_Strasbourg_(0034FS0012)&amp;diff=7364</id>
		<title>Mariage à Strasbourg (0034FS0012)</title>
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		<updated>2019-01-05T17:15:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage catholique filmé par Robert Jenny à Strasbourg&lt;br /&gt;
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|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
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Il met l’accent sur les rituels qui suivent la cérémonie religieuse, à savoir la sortie de l’église et le repas de noces.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo débute avec la sortie de l’église des mariés accompagnés du cortège nuptial. Ils sont entourés d’une foule d’invités et de passants qui les saluent. Le couple et les membres de leurs familles respectives montent l’un après l’autre dans un autobus en vue de les emmener à l’auberge pour le repas nuptial.&lt;br /&gt;
Le cinéaste Robert Jenny, installé à droite du scénario, filme d’abord le couple et les invités qui sortent de l’église pour former la queue devant l’autobus. Pour ce faire, il approche l’image et enregistre les visages des invités en gros plan. Puis, il change de position et enregistre le scénario de l’autre côté de la rue au grand-angle avec une partie du bâtiment de l’église Saint-Pierre-le-Vieux. L’autobus est garé devant l’entrée de l’église, la foule des invités et les gens circulent dans la rue. Un tiers de la vidéo entière, soit plus de cinq minutes, est essentiellement consacrée au spectacle devant l’église.&lt;br /&gt;
Le lieu de tournage change ensuite. Le cinéaste tourne à l’auberge où ont lieu les festivités nuptiales.&lt;br /&gt;
Sur la terrasse de l’auberge, des jeunes filles, des femmes y compris la mariée posent une à une devant la caméra. Parmi elles, on perçoit une femme d’un certain âge qui est habillée d’un costume alsacien traditionnel.&lt;br /&gt;
Le mari pour sa part défile tout seul et avant de rejoindre sa femme qui l’attend dans le hall d’entrée de l’auberge, il plaisante avec la caméra en tirant sa langue.&lt;br /&gt;
Le défilé est alors suivi d’une scène étrange où le cinéaste filme un âne pendant plusieurs dizaines de secondes.&lt;br /&gt;
Malheureusement, les images du repas de noces sont mal-éclairées et rendent le scénario difficilement identifiable. Les invités et les époux sont assis à table, entourés de fleurs, de nourriture et de boissons. Le cinéaste s’efforce à nouveau d’enregistrer les visages des invités à gros plan. Le repas s’achève par un discours présenté par l’époux.&lt;br /&gt;
Finalement, on aperçoit la prise de photo du groupe nuptial avec la tour de la Cathédrale de Strasbourg à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
La dernière scène enregistrée sur vidéo consiste en le déguisement de deux invités qui veulent apparemment blaguer avec les jeunes mariés. Une personne a mis un costume avec un haut-de-forme, représentant le mari, alors que son compagnon porte le voile et le bouquet de fleurs de l’épouse. Ils paraissent jouer aux époux.&lt;br /&gt;
Il convient de noter que le regard-caméra est très présent pendant toute la vidéo. Les invités sont gênés lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils sont filmés et ils détournent leur regard en ricanant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Un mariage catholique'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie religieuse a lieu dans l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg. Cette église présente un aspect particulier. Elle a regroupé sous un seul toit deux églises à croyances différentes, l’une catholique et l’autre protestante, séparées seulement par un mur construit au XVIIe siècle, mais détruit aujourd’hui. L’entrée donnant sur la rue du 22 Novembre par laquelle sort le couple au début de la vidéo avant de monter dans le bus héberge le culte catholique. L’entrée de l’église protestante se trouve du côté de la Grand-Rue.&lt;br /&gt;
La religion de la famille est confirmée par la vieille dame au costume traditionnel d’Alsace. Elle porte la coiffure à grand nœud noir, originaire de Kochersberg, du pays de Hanau et du sud de Strasbourg, symbole de la mariée catholique.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mariée catholique .png|vignette|Mariée catholique en Alsace - image tirée du filme 0034FS0012]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Entre tradition et modernité'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le repas de noces constitue le côté profane de la cérémonie de mariage et le point culminant des célébrations consignant l’union de deux familles. Il permet par ailleurs aux hôtes de s’entretenir avec les mariés. Le repas de noces est habituellement divisé en deux parties. D’abord les hôtes s’adonnent à boire et à manger. Le repas est interrompu par une pause où les invités se divertissent entre eux ou se promènent à l’air. La fête reprend par le bal au cours duquel sont présentés des chansons, danses et des jeux. À ce moment de la fête sont jouées aussi des saynètes drôles, telles que le déguisement d’une invitée en époux et de son compagnon en épouse.&lt;br /&gt;
Tandis que l’ancienne tradition alsacienne veut que le repas de noces ait lieu chez les parents de la mariée où des filles d’honneur aident l’épouse et sa mère à la confectionner les plats, les familles des jeunes mariés de la vidéo se rendent dans une auberge.&lt;br /&gt;
En général, on ne se rend pas directement à table à la sortie de l’église. La société nuptiale dans la vidéo profite des belles localités pour défiler et poser devant les caméras sur la terrasse. Il s’agit d’éterniser et de solenniser ces moments rayonnants de la vie sociale.&lt;br /&gt;
Conformément à la coutume du repas de noces, les époux sont assis au milieu de l’assemblée, entourés de leurs parents respectifs. Sur la table, drapée de nappes blanches, sont posées d’énormes vases à fleurs, des plats succulents, des bouteilles et de couverts fins, témoignant du côté festif et gaspilleur de l’évènement. Le mariage est un événement qui sort de l’ordinaire et il est d’usage de consommer d’énormes quantités de nourriture et de boissons.&lt;br /&gt;
Après le repas, une photo du groupe nuptial est prise à l’extérieur sur la terrasse de l’auberge avec la silhouette de la cathédrale à l’arrière-fond. En effet, avec la propagation progressive de la technique photographique au tournant du siècle, la photographie de mariage devient une pratique et une coutume courantes qui s’inscrivent de façon nécessaire dans le rituel nuptial. La fonction principale de la photographie consiste à témoigner de l’union de deux familles par le biais de l’union de deux individus en enregistrant l’événement sur photo. En revanche, dans le premier tiers du XXe siècle, l’enregistrement des festivités de mariage sur film était encore moins répandu et généralement réservé aux familles fortunées. Or, il appert que le cinéaste Robert Jenny a connu les mariés et leurs familles, étant donné que les invités filmés plaisantent ou interagissent avec lui dans plusieurs scènes.&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, il paraît que la vieille dame en costume alsacien incarne le volet traditionnel du mariage tandis que la présence du cinéaste témoigne de la lente disparition des anciennes coutumes et de l’apparition de nouveaux rituels nuptiaux, créant ainsi une alternance, respectivement un lien entre les legs du passé et de la modernité.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome V-A). Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris,'' Robert Laffont, 1969, p.169.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le mariage traditionnel en Alsace'', Est Libris, 2004. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le mariage en Alsace. Études de quelques coutumes passées et présentes'', Strasbourg, Editions Oberlin, 1975.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace'', Strasbourg, Editions du Donon, 2013.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''Les costumes alsaciens. Un enchantement,'' dir. groupe folklorique D’Kochloeffel, groupe d’Art Populaire de Berstett et les Musées de Strasbourg pour tourisme-alsace.com - https://www.tourisme-alsace.com/medias/pdf/divers/costume-alsacien.pdf&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7363</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7363"/>
		<updated>2019-01-05T17:06:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=18071959&lt;br /&gt;
|video=0003FH0004&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Juni, Bernard; Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 12.51.28.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1959&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Cérémonie civile; Voyage de noces; Famille; Hôtel-pension Zaugg; Fleurs de lys; Cérémonie religieuse&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Albert, Jean; Albert, Denise; Juni, Bernard&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Vosges (Les); Lac de Thoune; Suisse; Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities@ Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Vidéo de Jean Albert&amp;lt;ref&amp;gt;Mira: Portraits de cinéastes - Jean Albert - http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&amp;lt;/ref&amp;gt; réalisée en collaboration avec Bernard Juin, documentant le mariage de Denise et Jean Albert  le 18 juillet 1959 et les festivités afférentes ainsi que la lune de miel des époux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe est à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&lt;br /&gt;
Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;[[Fichier:Zaugg.jpg|vignette|Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse © 2012 Hotel Restaurant Niesenblick]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionnée, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7362</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-05T17:03:13Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe est à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&lt;br /&gt;
Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;[[Fichier:Zaugg.jpg|vignette|Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse © 2012 Hotel Restaurant Niesenblick]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-05T17:01:14Z</updated>

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&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&lt;br /&gt;
Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;[[Fichier:Zaugg.jpg|vignette|Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse © 2012 Hotel Restaurant Niesenblick]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Zaugg.jpg&amp;diff=7290</id>
		<title>Fichier:Zaugg.jpg</title>
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		<updated>2019-01-04T13:53:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Hôtel-pension Zaugg, lac de Thoune, première moitié du XXe siècle&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<title>Fichier:Mariée catholique .png</title>
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		<updated>2019-01-04T13:52:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Mariée catholique en Alsace dans les années 30&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Mariée catholique en Alsace années 30&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-04T13:37:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=18071959&lt;br /&gt;
|video=0003FH0004&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:18:30&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Juni, Bernard; Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 12.51.28.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1959&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Cérémonie civile; Voyage de noces; Famille; Hôtel-pension Zaugg; Fleurs de lys; Cérémonie religieuse&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Albert, Jean; Albert, Denise; Juni, Bernard&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Vosges (Les); Lac de Thoune; Suisse; Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities@ Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Vidéo de Jean Albert&amp;lt;ref&amp;gt;Mira: Portraits de cinéastes - Jean Albert - http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&amp;lt;/ref&amp;gt; réalisé en collaboration avec Bernard Juin, documentant le mariage de Denise et Jean Albert  le 18 juillet 1959 et les festivités afférentes ainsi que la lune de miel des époux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&lt;br /&gt;
Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;[[Fichier:Zaugg.jpg|vignette|Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse © 2012 Hotel Restaurant Niesenblick]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7285</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-04T13:36:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
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|dateDebut=18071959&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Zaugg.jpg|vignette|Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse © 2012 Hotel Restaurant Niesenblick]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7284</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-04T13:35:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=18071959&lt;br /&gt;
|video=0003FH0004&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Juni, Bernard; Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 12.51.28.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1959&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Cérémonie civile; Voyage de noces; Famille; Hôtel-pension Zaugg; Fleurs de lys; Cérémonie religieuse&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Albert, Jean; Albert, Denise; Juni, Bernard&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Vosges (Les); Lac de Thoune; Suisse; Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities@ Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Vidéo de Jean Albert&amp;lt;ref&amp;gt;Mira: Portraits de cinéastes - Jean Albert - http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&amp;lt;/ref&amp;gt; réalisé en collaboration avec Bernard Juin, documentant le mariage de Denise et Jean Albert  le 18 juillet 1959 et les festivités afférentes ainsi que la lune de miel des époux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Zaugg.jpg|vignette|Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse © 2012 Hotel Restaurant Niesenblick]]&lt;br /&gt;
 Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Zaugg.jpg&amp;diff=7283</id>
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		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-04T13:25:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
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|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
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		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<title>Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg</title>
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&lt;div&gt;Chapelle militaire de Strasbourg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58629, 7.75126&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc de la cérémonie religieuse juive du mariage du photographe Étienne Klein (1923-1999)&amp;lt;ref&amp;gt; MIRA: Images en ligne - Réalisateur: Etienne Klein. http://www.miralsace.eu/images-en-ligne/mariage &amp;lt;/ref&amp;gt;avec Rolande Singer (1930-2009) en l’année 1949, mettant en exergue les rites judaïques accomplis par le couple, le rabbin et les invités. Tandis que la plus grande partie de la célébration est tournée à l’intérieur du temple, la dernière scène montre le cortège nuptial sortant.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mariage a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été détruite par la jeunesse hitlérienne en 1940.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important sur vidéo. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Mariage (0016FH0001)</title>
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		<updated>2019-01-04T13:10:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
|fonds=Klein&lt;br /&gt;
|idSupport=0016FH0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1949&lt;br /&gt;
|video=0016FH0001&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:05&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|realisateurs=Inconnu&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.57.12.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage juif 1949&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage juif; Cérémonie religieuse; Rabbin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Etienne, Klein; Rolande, Singer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Chapelle militaire de Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58629, 7.75126&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc de la cérémonie religieuse juive du mariage du photographe Étienne Klein (1923-1999)&amp;lt;ref&amp;gt; MIRA: Images en ligne - Réalisateur: Etienne Klein. http://www.miralsace.eu/images-en-ligne/mariage &amp;lt;/ref&amp;gt;avec Rolande Singer (1930-2009) en l’année 1949, mettant en exergue les rites judaïques accomplis par le couple, le rabbin et les invités. Tandis que la plus grande partie de la célébration est tournée à l’intérieur du temple, la dernière scène montre le cortège nuptial sortant.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mariage a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été détruite par la jeunesse hitlérienne en 1940.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle militaire de Strasbourg .jpg|vignette|Chapelle militaire de Strasbourg convertie en synagogue en 1948 © http://eauvive7.wixsite.com/eauvivegroupevocal/single-post/2015/06/21/La-chapelle-militaire-de-Strasbourg]]&lt;br /&gt;
 Le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important sur vidéo. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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&lt;div&gt;Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse &lt;br /&gt;
© 2012 Hotel Restaurant Niesenblick&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<title>Fichier:Mariée catholique .png</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : L.Gratias a téléversé une nouvelle version de Fichier:Mariée catholique .png&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Mariée catholique en Alsace&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Mariage à Strasbourg (0034FS0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_%C3%A0_Strasbourg_(0034FS0012)&amp;diff=7262"/>
		<updated>2019-01-04T12:56:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage catholique filmé par Robert Jenny à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Steegmann&lt;br /&gt;
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|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0034FS0012&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Fiction&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1932&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Auberge; Repas de noces; Catholique; Epouse; Epoux; Photographie&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jenny, Robert&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Strasbourg; Eglise Saint-Pierre-le-Vieux&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58292, 7.73998&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc des noces d’un couple à Strasbourg en 1932, réalisé par Robert Jenny (1884-1945).&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/robert-jenny MIRA: Portraits de cinéastes - Robert Jenny].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il met l’accent sur les rituels qui suivent la cérémonie religieuse, à savoir la sortie de l’église et le repas de noces.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo débute avec la sortie de l’église des mariés accompagnés du cortège nuptial. Ils sont entourés d’une foule d’invités et de passants qui les saluent. Le couple et les membres de leurs familles respectives montent l’un après l’autre dans un autobus en vue de les emmener à l’auberge pour le repas nuptial.&lt;br /&gt;
Le cinéaste Robert Jenny, installé à droite du scénario, filme d’abord le couple et les invités qui sortent de l’église pour former la queue devant l’autobus. Pour ce faire, il approche l’image et enregistre les visages des invités en gros plan. Puis, il change de position et enregistre le scénario de l’autre côté de la rue au grand-angle avec une partie du bâtiment de l’église Saint-Pierre-le-Vieux. L’autobus est garé devant l’entrée de l’église, la foule des invités et les gens circulent dans la rue. Un tiers de la vidéo entière, soit plus de cinq minutes, est essentiellement consacrée au spectacle devant l’église.&lt;br /&gt;
Le lieu de tournage change ensuite. Le cinéaste tourne à l’auberge où ont lieu les festivités nuptiales.&lt;br /&gt;
Sur la terrasse de l’auberge, des jeunes filles, des femmes y compris la mariée posent une à une devant la caméra. Parmi elles, on perçoit une femme d’un certain âge qui est habillée d’un costume alsacien traditionnel.&lt;br /&gt;
Le mari pour sa part défile tout seul et avant de rejoindre sa femme qui l’attend dans le hall d’entrée de l’auberge, il plaisante avec la caméra en tirant sa langue.&lt;br /&gt;
Le défilé est alors suivi d’une scène étrange où le cinéaste filme un âne pendant plusieurs dizaines de secondes.&lt;br /&gt;
Malheureusement, les images du repas de noces sont mal-éclairées et rendent le scénario difficilement identifiable. Les invités et les époux sont assis à table, entourés de fleurs, de nourriture et de boissons. Le cinéaste s’efforce à nouveau d’enregistrer les visages des invités à gros plan. Le repas s’achève par un discours présenté par l’époux.&lt;br /&gt;
Finalement, on aperçoit la prise de photo du groupe nuptial avec la tour de la Cathédrale de Strasbourg à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
La dernière scène enregistrée sur vidéo consiste en le déguisement de deux invités qui veulent apparemment blaguer avec les jeunes mariés. Une personne a mis un costume avec un haut-de-forme, représentant le mari, alors que son compagnon porte le voile et le bouquet de fleurs de l’épouse. Ils paraissent jouer aux époux.&lt;br /&gt;
Il convient de noter que le regard-caméra est très présent pendant toute la vidéo. Les invités sont gênés lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils sont filmés et ils détournent leur regard en ricanant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Un mariage catholique'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie religieuse a lieu dans l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg. Cette église présente un aspect particulier. Elle a regroupé sous un seul toit deux églises à croyances différentes, l’une catholique et l’autre protestante, séparées seulement par un mur construit au XVIIe siècle, mais détruit aujourd’hui. L’entrée donnant sur la rue du 22 Novembre par laquelle sort le couple au début de la vidéo avant de monter dans le bus héberge le culte catholique. L’entrée de l’Église protestante se trouve du côté de la Grand-Rue.&lt;br /&gt;
La religion de la famille est confirmée par la vieille dame au costume traditionnel d’Alsace. Elle porte la coiffure à grand nœud noir, originaire de Kochersberg, du pays de Hanau et du sud de Strasbourg, symbole de la mariée catholique.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mariée catholique .png|vignette|Mariée catholique en Alsace - image tirée du filme 0034FS0012]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Entre tradition et modernité'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le repas de noces constitue le côté profane de la cérémonie de mariage et le point culminant des célébrations consignant l’union de deux familles. Il permet par ailleurs aux hôtes de s’entretenir avec les mariés. Le repas de noces est habituellement divisé en deux parties. D’abord les hôtes s’adonnent à boire et à manger. Le repas est interrompu par une pause où les invités se divertissent entre eux ou se promènent à l’air. La fête reprend par le bal au cours duquel sont présentés des chansons, danses et des jeux. À ce moment de la fête sont jouées aussi des saynètes drôles, telles que le déguisement d’une invitée en époux et de son compagnon en épouse.&lt;br /&gt;
Tandis que l’ancienne tradition alsacienne veut que le repas de noces ait lieu chez les parents de la mariée où des filles d’honneur aident l’épouse et sa mère à la confectionner les plats, les familles des jeunes mariés de la vidéo se rendent dans une auberge.&lt;br /&gt;
En général, on ne se rend pas directement à table à la sortie de l’église. La société nuptiale dans la vidéo profite des belles localités pour défiler et poser devant les caméras sur la terrasse. Il s’agit d’éterniser et de solenniser ces moments rayonnants de la vie sociale.&lt;br /&gt;
Conformément à la coutume du repas de noces, les époux sont assis au milieu de l’assemblée, entourés de leurs parents respectifs. Sur la table, drapée de nappes blanches, sont posées d’énormes vases à fleurs, des plats succulents, des bouteilles et de couverts fins, témoignant du côté festif et gaspilleur de l’évènement. Le mariage est un événement qui sort de l’ordinaire et il est d’usage de consommer d’énormes quantités de nourriture et de boissons.&lt;br /&gt;
Après le repas, une photo du groupe nuptial est prise à l’extérieur sur la terrasse de l’auberge avec la silhouette de la cathédrale à l’arrière-fond. En effet, avec la propagation progressive de la technique photographique au tournant du siècle, la photographie de mariage devient une pratique et une coutume courantes qui s’inscrivent de façon nécessaire dans le rituel nuptial. La fonction principale de la photographie consiste à témoigner de l’union de deux familles par le biais de l’union de deux individus en enregistrant l’événement sur photo. En revanche, dans le premier tiers du XXe siècle, l’enregistrement des festivités de mariage sur film était encore moins répandu et généralement réservé aux familles fortunées. Or, il appert que le cinéaste Robert Jenny a connu les mariés et leurs familles, étant donné que les invités filmés plaisantent ou interagissent avec lui dans plusieurs scènes.&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, il paraît que la vieille dame en costume alsacien incarne le volet traditionnel du mariage tandis que la présence du cinéaste témoigne de la lente disparition des anciennes coutumes et de l’apparition de nouveaux rituels nuptiaux, créant ainsi une alternance, respectivement un lien entre les legs du passé et de la modernité.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome V-A). Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris,'' Robert Laffont, 1969, p.169.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le mariage traditionnel en Alsace'', Est Libris, 2004. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le mariage en Alsace. Études de quelques coutumes passées et présentes'', Strasbourg, Editions Oberlin, 1975.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace'', Strasbourg, Editions du Donon, 2013.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''Les costumes alsaciens. Un enchantement,'' dir. groupe folklorique D’Kochloeffel, groupe d’Art Populaire de Berstett et les Musées de Strasbourg pour tourisme-alsace.com - https://www.tourisme-alsace.com/medias/pdf/divers/costume-alsacien.pdf&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Mari%C3%A9e_catholique_.png&amp;diff=7260</id>
		<title>Fichier:Mariée catholique .png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Mari%C3%A9e_catholique_.png&amp;diff=7260"/>
		<updated>2019-01-04T12:55:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Mariée catholique en Alsace&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7259</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7259"/>
		<updated>2019-01-04T12:51:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=18071959&lt;br /&gt;
|video=0003FH0004&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:18:30&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Juni, Bernard; Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 12.51.28.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1959&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Cérémonie civile; Voyage de noces; Famille; Hôtel-pension Zaugg; Fleurs de lys; Cérémonie religieuse&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Albert, Jean; Albert, Denise; Juni, Bernard&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Vosges (Les); Lac de Thoune; Suisse; Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities@ Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Vidéo de Jean Albert&amp;lt;ref&amp;gt;Mira: Portraits de cinéastes - Jean Albert - http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&amp;lt;/ref&amp;gt; réalisé en collaboration avec Bernard Juin, documentant le mariage de Denise et Jean Albert  le 18 juillet 1959 et les festivités afférentes ainsi que la lune de miel des époux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&lt;br /&gt;
 Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7256</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-04T12:48:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
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|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&lt;br /&gt;
 Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<updated>2019-01-04T12:44:18Z</updated>

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|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities@ Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Vidéo de Jean Albert&amp;lt;ref&amp;gt;Mira: Portraits de cinéastes - Jean Albert - http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&amp;lt;/ref&amp;gt; réalisé en collaboration avec Bernard Juin, documentant le mariage de Denise et Jean Albert  le 18 juillet 1959 et les festivités afférentes ainsi que la lune de miel des époux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&lt;br /&gt;
 Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&amp;lt;br&amp;gt;[[Fichier:Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse.jpg|vignette|Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse © 2012 Hotel Restaurant Niesenblick]]&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7252</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7252"/>
		<updated>2019-01-04T12:43:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=18071959&lt;br /&gt;
|video=0003FH0004&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:18:30&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Juni, Bernard; Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 12.51.28.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1959&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Cérémonie civile; Voyage de noces; Famille; Hôtel-pension Zaugg; Fleurs de lys; Cérémonie religieuse&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Albert, Jean; Albert, Denise; Juni, Bernard&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Vosges (Les); Lac de Thoune; Suisse; Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse.jpg|vignette|Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse © 2012 Hotel Restaurant Niesenblick]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7251</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-04T12:39:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
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|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Juni, Bernard; Albert, Jean&lt;br /&gt;
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|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse.jpg|vignette|Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse © 2012 Hotel Restaurant Niesenblick]]&lt;br /&gt;
 Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
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		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:H%C3%B4tel-pension_Zaugg_au_bord_du_lac_de_Thoune_en_Suisse.jpg&amp;diff=7250</id>
		<title>Fichier:Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse.jpg</title>
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		<updated>2019-01-04T12:39:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Hôtel-pension Zaugg au bord du lac de Thoune en Suisse &lt;br /&gt;
© 2012 Hotel Restaurant Niesenblick&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_%C3%A0_Strasbourg_(0034FS0012)&amp;diff=7245</id>
		<title>Mariage à Strasbourg (0034FS0012)</title>
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		<updated>2019-01-04T07:54:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage catholique filmé par Robert Jenny à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Steegmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0034FS0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1932&lt;br /&gt;
|video=0034FS0012&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:17&lt;br /&gt;
|genre=Fiction&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jenny, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.11.50.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1932&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Auberge; Repas de noces; Catholique; Epouse; Epoux; Photographie&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Jenny, Robert&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Strasbourg; Eglise Saint-Pierre-le-Vieux&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58292, 7.73998&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc des noces d’un couple à Strasbourg en 1932, réalisé par Robert Jenny (1884-1945).&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/robert-jenny MIRA: Portraits de cinéastes - Robert Jenny].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il met l’accent sur les rituels qui suivent la cérémonie religieuse, à savoir la sortie de l’église et le repas de noces.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo débute avec la sortie de l’église des mariés accompagnés du cortège nuptial. Ils sont entourés d’une foule d’invités et de passants qui les saluent. Le couple et les membres de leurs familles respectives montent l’un après l’autre dans un autobus en vue de les emmener à l’auberge pour le repas nuptial.&lt;br /&gt;
Le cinéaste Robert Jenny, installé à droite du scénario, filme d’abord le couple et les invités qui sortent de l’église pour former la queue devant l’autobus. Pour ce faire, il approche l’image et enregistre les visages des invités en gros plan. Puis, il change de position et enregistre le scénario de l’autre côté de la rue au grand-angle avec une partie du bâtiment de l’église Saint-Pierre-le-Vieux. L’autobus est garé devant l’entrée de l’église, la foule des invités et les gens circulent dans la rue. Un tiers de la vidéo entière, soit plus de cinq minutes, est essentiellement consacrée au spectacle devant l’église.&lt;br /&gt;
Le lieu de tournage change ensuite. Le cinéaste tourne à l’auberge où ont lieu les festivités nuptiales.&lt;br /&gt;
Sur la terrasse de l’auberge, des jeunes filles, des femmes y compris la mariée posent une à une devant la caméra. Parmi elles, on perçoit une femme d’un certain âge qui est habillée d’un costume alsacien traditionnel.&lt;br /&gt;
Le mari pour sa part défile tout seul et avant de rejoindre sa femme qui l’attend dans le hall d’entrée de l’auberge, il plaisante avec la caméra en tirant sa langue.&lt;br /&gt;
Le défilé est alors suivi d’une scène étrange où le cinéaste filme un âne pendant plusieurs dizaines de secondes.&lt;br /&gt;
Malheureusement, les images du repas de noces sont mal-éclairées et rendent le scénario difficilement identifiable. Les invités et les époux sont assis à table, entourés de fleurs, de nourriture et de boissons. Le cinéaste s’efforce à nouveau d’enregistrer les visages des invités à gros plan. Le repas s’achève par un discours présenté par l’époux.&lt;br /&gt;
Finalement, on aperçoit la prise de photo du groupe nuptial avec la tour de la Cathédrale de Strasbourg à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
La dernière scène enregistrée sur vidéo consiste en le déguisement de deux invités qui veulent apparemment blaguer avec les jeunes mariés. Une personne a mis un costume avec un haut-de-forme, représentant le mari, alors que son compagnon porte le voile et le bouquet de fleurs de l’épouse. Ils paraissent jouer aux époux.&lt;br /&gt;
Il convient de noter que le regard-caméra est très présent pendant toute la vidéo. Les invités sont gênés lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils sont filmés et ils détournent leur regard en ricanant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Un mariage catholique'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie religieuse a lieu dans l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg. Cette église présente un aspect particulier. Elle a regroupé sous un seul toit deux églises à croyances différentes, l’une catholique et l’autre protestante, séparées seulement par un mur construit au XVIIe siècle, mais détruit aujourd’hui. L’entrée donnant sur la rue du 22 Novembre par laquelle sort le couple au début de la vidéo avant de monter dans le bus héberge le culte catholique. L’entrée de l’Église protestante se trouve du côté de la Grand-Rue.&lt;br /&gt;
La religion de la famille est confirmée par la vieille dame au costume traditionnel d’Alsace. Elle porte la coiffure à grand nœud noir, originaire de Kochersberg, du pays de Hanau et du sud de Strasbourg, symbole de la mariée catholique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Entre tradition et modernité'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le repas de noces constitue le côté profane de la cérémonie de mariage et le point culminant des célébrations consignant l’union de deux familles. Il permet par ailleurs aux hôtes de s’entretenir avec les mariés. Le repas de noces est habituellement divisé en deux parties. D’abord les hôtes s’adonnent à boire et à manger. Le repas est interrompu par une pause où les invités se divertissent entre eux ou se promènent à l’air. La fête reprend par le bal au cours duquel sont présentés des chansons, danses et des jeux. À ce moment de la fête sont jouées aussi des saynètes drôles, telles que le déguisement d’une invitée en époux et de son compagnon en épouse.&lt;br /&gt;
Tandis que l’ancienne tradition alsacienne veut que le repas de noces ait lieu chez les parents de la mariée où des filles d’honneur aident l’épouse et sa mère à la confectionner les plats, les familles des jeunes mariés de la vidéo se rendent dans une auberge.&lt;br /&gt;
En général, on ne se rend pas directement à table à la sortie de l’église. La société nuptiale dans la vidéo profite des belles localités pour défiler et poser devant les caméras sur la terrasse. Il s’agit d’éterniser et de solenniser ces moments rayonnants de la vie sociale.&lt;br /&gt;
Conformément à la coutume du repas de noces, les époux sont assis au milieu de l’assemblée, entourés de leurs parents respectifs. Sur la table, drapée de nappes blanches, sont posées d’énormes vases à fleurs, des plats succulents, des bouteilles et de couverts fins, témoignant du côté festif et gaspilleur de l’évènement. Le mariage est un événement qui sort de l’ordinaire et il est d’usage de consommer d’énormes quantités de nourriture et de boissons.&lt;br /&gt;
Après le repas, une photo du groupe nuptial est prise à l’extérieur sur la terrasse de l’auberge avec la silhouette de la cathédrale à l’arrière-fond. En effet, avec la propagation progressive de la technique photographique au tournant du siècle, la photographie de mariage devient une pratique et une coutume courantes qui s’inscrivent de façon nécessaire dans le rituel nuptial. La fonction principale de la photographie consiste à témoigner de l’union de deux familles par le biais de l’union de deux individus en enregistrant l’événement sur photo. En revanche, dans le premier tiers du XXe siècle, l’enregistrement des festivités de mariage sur film était encore moins répandu et généralement réservé aux familles fortunées. Or, il appert que le cinéaste Robert Jenny a connu les mariés et leurs familles, étant donné que les invités filmés plaisantent ou interagissent avec lui dans plusieurs scènes.&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, il paraît que la vieille dame en costume alsacien incarne le volet traditionnel du mariage tandis que la présence du cinéaste témoigne de la lente disparition des anciennes coutumes et de l’apparition de nouveaux rituels nuptiaux, créant ainsi une alternance, respectivement un lien entre les legs du passé et de la modernité.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome V-A). Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris,'' Robert Laffont, 1969, p.169.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le mariage traditionnel en Alsace'', Est Libris, 2004. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le mariage en Alsace. Études de quelques coutumes passées et présentes'', Strasbourg, Editions Oberlin, 1975.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace'', Strasbourg, Editions du Donon, 2013.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''Les costumes alsaciens. Un enchantement,'' dir. groupe folklorique D’Kochloeffel, groupe d’Art Populaire de Berstett et les Musées de Strasbourg pour tourisme-alsace.com - https://www.tourisme-alsace.com/medias/pdf/divers/costume-alsacien.pdf&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_%C3%A0_Strasbourg_(0034FS0012)&amp;diff=7166</id>
		<title>Mariage à Strasbourg (0034FS0012)</title>
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		<updated>2019-01-03T12:16:37Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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Il met l’accent sur les rituels qui suivent la cérémonie religieuse, à savoir la sortie de l’église et le repas de noces.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo débute avec la sortie de l’église des mariés accompagnés du cortège nuptial. Ils sont entourés d’une foule d’invités et de passants qui les saluent. Le couple et les membres de leurs familles respectives montent l’un après l’autre dans un autobus en vue de les emmener à l’auberge pour le repas nuptial.&lt;br /&gt;
Le cinéaste Robert Jenny, installé à droite du scénario, filme d’abord le couple et les invités qui sortent de l’église pour former la queue devant l’autobus. Pour ce faire, il approche l’image et enregistre les visages des invités en gros plan. Puis, il change de position et enregistre le scénario de l’autre côté de la rue au grand-angle avec une partie du bâtiment de l’église Saint-Pierre-le-Vieux. L’autobus est garé devant l’entrée de l’église, la foule des invités et les gens circulent dans la rue. Un tiers de la vidéo entière, soit plus de cinq minutes, est essentiellement consacrée au spectacle devant l’église.&lt;br /&gt;
Le lieu de tournage change ensuite. Le cinéaste tourne à l’auberge où ont lieu les festivités nuptiales.&lt;br /&gt;
Sur la terrasse de l’auberge, des jeunes filles, des femmes y compris la mariée posent une à une devant la caméra. Parmi elles, on perçoit une femme d’un certain âge qui est habillée d’un costume alsacien traditionnel.&lt;br /&gt;
Le mari pour sa part défile tout seul et avant de rejoindre sa femme qui l’attend dans le hall d’entrée de l’auberge, il plaisante avec la caméra en tirant sa langue.&lt;br /&gt;
Le défilé est alors suivi d’une scène étrange où le cinéaste filme un âne pendant plusieurs dizaines de secondes.&lt;br /&gt;
Malheureusement, les images du repas de noces sont mal-éclairées et rendent le scénario difficilement identifiable. Les invités et les époux sont assis à table, entourés de fleurs, de nourriture et de boissons. Le cinéaste s’efforce à nouveau d’enregistrer les visages des invités à gros plan. Le repas s’achève par un discours présenté par l’époux.&lt;br /&gt;
Finalement, on aperçoit la prise de photo du groupe nuptial avec la tour de la Cathédrale de Strasbourg à l’arrière-plan.&lt;br /&gt;
La dernière scène enregistrée sur vidéo consiste en le déguisement de deux invités qui veulent apparemment blaguer avec les jeunes mariés. Une personne a mis un costume avec un haut-de-forme, représentant le mari, alors que son compagnon porte le voile et le bouquet de fleurs de l’épouse. Ils paraissent jouer aux époux.&lt;br /&gt;
Il convient de noter que le regard-caméra est très présent pendant toute la vidéo. Les invités sont gênés lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils sont filmés et ils détournent leur regard en ricanant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Un mariage catholique'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie religieuse a lieu dans l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg. Cette église présente un aspect particulier. Elle a regroupé sous un seul toit deux églises à croyances différentes, l’une catholique et l’autre protestante, séparées seulement par un mur construit au XVIIe siècle, mais détruit aujourd’hui. L’entrée donnant sur la rue du 22 Novembre par laquelle sort le couple au début de la vidéo avant de monter dans le bus héberge le culte catholique. L’entrée de l’Église protestante se trouve du côté de la Grand-Rue.&lt;br /&gt;
La religion de la famille est confirmée par la vieille dame au costume traditionnel d’Alsace. Elle porte la coiffure à grand nœud noir, originaire de Kochersberg, du pays de Hanau et du sud de Strasbourg, symbole de la mariée catholique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Entre tradition et modernité'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le repas de noces constitue le côté profane de la cérémonie de mariage et le point culminant des célébrations consignant l’union de deux familles. Il permet par ailleurs aux hôtes de s’entretenir avec les mariés. Le repas de noces est habituellement divisé en deux parties. D’abord les hôtes s’adonnent à boire et à manger. Le repas est interrompu par une pause où les invités se divertissent entre eux ou se promènent à l’air. La fête reprend par le bal au cours duquel sont présentés des chansons, danses et des jeux. À ce moment de la fête sont jouées aussi des saynètes drôles, telles que le déguisement d’une invitée en époux et de son compagnon en épouse.&lt;br /&gt;
Tandis que l’ancienne tradition alsacienne veut que le repas de noces ait lieu chez les parents de la mariée où des filles d’honneur aident l’épouse et sa mère à la confectionner les plats, les familles des jeunes mariés de la vidéo se rendent dans une auberge.&lt;br /&gt;
En général, on ne se rend pas directement à table à la sortie de l’église. La société nuptiale dans la vidéo profite des belles localités pour défiler et poser devant les caméras sur la terrasse. Il s’agit d’éterniser et de solenniser ces moments rayonnants de la vie sociale.&lt;br /&gt;
Conformément à la coutume du repas de noces, les époux sont assis au milieu de l’assemblée, entourés de leurs parents respectifs. Sur la table, drapée de nappes blanches, sont posées d’énormes vases à fleurs, des plats succulents, des bouteilles et de couverts fins, témoignant du côté festif et gaspilleur de l’évènement. Le mariage est un événement qui sort de l’ordinaire et il est d’usage de consommer d’énormes quantités de nourriture et de boissons.&lt;br /&gt;
Après le repas, une photo du groupe nuptial est prise à l’extérieur sur la terrasse de l’auberge avec la silhouette de la cathédrale à l’arrière-fond. En effet, avec la propagation progressive de la technique photographique au tournant du siècle, la photographie de mariage devient une pratique et une coutume courantes qui s’inscrivent de façon nécessaire dans le rituel nuptial. La fonction principale de la photographie consiste à témoigner de l’union de deux familles par le biais de l’union de deux individus en enregistrant l’événement sur photo. En revanche, dans le premier tiers du XXe siècle, l’enregistrement des festivités de mariage sur film était encore moins répandu et généralement réservé aux familles fortunées. Or, il appert que le cinéaste Robert Jenny a connu les mariés et leurs familles, étant donné que les invités filmés plaisantent ou interagissent avec lui dans plusieurs scènes.&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, il paraît que la vieille dame en costume alsacien incarne le volet traditionnel du mariage tandis que la présence du cinéaste témoigne de la lente disparition des anciennes coutumes et de l’apparition de nouveaux rituels nuptiaux, créant ainsi une alternance, respectivement un lien entre les legs du passé et de la modernité.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome V-A). Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris,'' Robert Laffont, 1969, p.169.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le mariage traditionnel en Alsace'', Est Libris, 2004. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Le mariage en Alsace. Études de quelques coutumes passées et présentes'', Strasbourg, Editions Oberlin, 1975.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace'', Strasbourg, Editions du Donon, 2013.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''Les costumes alsaciens. Un enchantement,'' dir. groupe folklorique D’Kochloeffel, groupe d’Art Populaire de Berstett et les Musées de Strasbourg pour tourisme-alsace.com - https://www.tourisme-alsace.com/medias/pdf/divers/costume-alsacien.pdf&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Mariage (0016FH0001)</title>
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		<updated>2019-01-03T12:15:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
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|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.57.12.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage juif 1949&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage juif; Cérémonie religieuse; Rabbin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Etienne, Klein; Rolande, Singer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Chapelle militaire de Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58629, 7.75126&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc de la cérémonie religieuse juive du mariage du photographe Étienne Klein (1923-1999)&amp;lt;ref&amp;gt; MIRA: Images en ligne - Réalisateur: Etienne Klein. http://www.miralsace.eu/images-en-ligne/mariage &amp;lt;/ref&amp;gt;avec Rolande Singer (1930-2009) en l’année 1949, mettant en exergue les rites judaïques accomplis par le couple, le rabbin et les invités. Tandis que la plus grande partie de la célébration est tournée à l’intérieur du temple, la dernière scène montre le cortège nuptial sortant.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mariage a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été détruite par la jeunesse hitlérienne en 1940. Le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important sur vidéo. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_(0016FH0001)&amp;diff=7164</id>
		<title>Mariage (0016FH0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Mariage_(0016FH0001)&amp;diff=7164"/>
		<updated>2019-01-03T12:13:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Mariage juif d'Etienne Klein et Rolande Singer&lt;br /&gt;
|fonds=Klein&lt;br /&gt;
|idSupport=0016FH0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1949&lt;br /&gt;
|video=0016FH0001&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:05&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|realisateurs=Inconnu&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 11.57.12.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage juif 1949&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage juif; Cérémonie religieuse; Rabbin&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Etienne, Klein; Rolande, Singer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Chapelle militaire de Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.4292, 8.44299&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Tournage en noir et blanc de la cérémonie religieuse juive du mariage du photographe Étienne Klein (1923-1999)&amp;lt;ref&amp;gt; MIRA: Images en ligne - Réalisateur: Etienne Klein. http://www.miralsace.eu/images-en-ligne/mariage &amp;lt;/ref&amp;gt;avec Rolande Singer (1930-2009) en l’année 1949, mettant en exergue les rites judaïques accomplis par le couple, le rabbin et les invités. Tandis que la plus grande partie de la célébration est tournée à l’intérieur du temple, la dernière scène montre le cortège nuptial sortant.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’emplacement du tournage a été mal choisi par le cinéaste, alors qu’il est installé derrière le rabbin. Le scénario de la célébration religieuse est répétitivement caché par des invités ou le rabbin lui-même, circulant devant la caméra. Le film fut probablement commandé par le cinéaste-amateur Étienne Klein, mais tourné par un collègue inconnu.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène commence avec l’entrée de la fiancée, accompagnée de son père et de deux petites filles d’honneur. La mise en place des époux prend du temps parce que la fiancée semble avoir du mal à s’asseoir à cause de sa robe à traîne. Le cinéaste fait ensuite un tour de caméra en montrant les invités assis à côté du couple, dont notamment les parents des futurs époux et les témoins au mariage. Pendant toute la cérémonie, les personnes présentes, y compris le mari et son épouse, ont l’air d’être attentives, sérieuses et dignes, bien que légèrement tendues. En raison de sa position directe à l’arrière du rabbin, le cinéaste arrive à montrer le livre des prières et le contrat de mariage au début de la cérémonie.&lt;br /&gt;
Au commencement de la cérémonie, la future épouse est d’abord enrobée du ''tallith''. Le cinéaste en profite pour filmer entièrement la ''kala''. Conformément à la tradition du XXe siècle, la fiancée est revêtue d’une longue robe blanche. Le ''tallith'' est ensuite mis sur les têtes des deux mariés et le rabbin commence à réciter des prières. Il passe un verre orné aux époux avant de continuer avec le rite. Le cinéaste saisit l’apparence de la jeune fiancée avant de montrer en grand plan les visages du couple en train de psalmodier. Après la bénédiction finale du couple par le rabbin, le spectateur n’arrive plus à reconnaître ce qui se passe à l’avant-plan puisque le scénario est intégralement caché par les invités qui se sont levés. La cérémonie est terminée avec la sortie du rabbin. Le cinéaste filme encore les enfants assis par terre.&lt;br /&gt;
La dernière scène se déroule devant le temple. Le cortège nuptial sort de l’édifice, suivi des jeunes mariés qui plaisantent et blaguent avec la caméra. Vers la fin du film, les mariés tendent les mains des petits garçons qui les félicitent. Le couple quitte le scénario en plaisantant.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le film présente les rituels judaïques au cours d’une cérémonie de mariage. La tradition appliquée pendant la célébration religieuse même s’oriente suivant les pratiques de la communauté juive en question (hassidique, ashkénaze et orthodoxe).&lt;br /&gt;
En Alsace, le rite juif dit ashkénaze ou allemand est fortement répandu. Il s’étend généralement sur tous les pays de l’Europe Septentrionale. La vallée du Rhin a formé depuis le Moyen Âge une entité distincte de ses régions limitrophes, aux coutumes et rituels particuliers, notamment pour ce qui concerne la célébration du mariage.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mariage a probablement lieu à Strasbourg, ville natale d’Étienne et lieu de travail de sa financée. Si la cérémonie se déroule à Strasbourg, elle se passe dans la chapelle militaire de Strasbourg qui a été convertie en synagogue en 1948, alors que l’ancienne synagogue consistoriale du quai Kléber à Strasbourg avait été détruite par la jeunesse hitlérienne en 1940. Le judaïsme alsacien se transforme après la Deuxième Guerre mondiale d’une réalité essentiellement rurale en un phénomène dorénavant citadin.&lt;br /&gt;
La cérémonie de mariage juif se divise en deux parties, séparées par la lecture de l’acte de mariage ''(la Ketouba)''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''a. Les fiançailles'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''kala'', la jeune financée, est accompagnée par son père et par deux petites filles d’honneur vers la ''houppa'', le dais nuptial, symbolisant le futur domicile du couple. Le visage de la future épouse est couvert par un voile qui, dans la coutume juive, symbolise la pudeur de la jeune femme et son besoin de protection. Conformément à la tradition judaïque, la ''kala'' prend place à droite de son futur mari. Le couple est ensuite recouvert du ''tallith'', une écharpe en soie frangée. La consécration des fiançailles, les ''Kiddouchin'' commencent par la pose du ''tallith'' sur les têtes des futurs mariés. Le rabbin commence à réciter deux bénédictions, tenant en main un calice rempli de vin. La coutume veut que les invités répondent «Que Dieu et Son nom soient bénis» en entendant le nom de Dieu, puis « Amèn » à la suite de chaque bénédiction. Le groupe nuptial participe de cette façon activement à la bénédiction des futurs mariés. Le cinéaste essaie de bien saisir ce moment collectif particulier en laissant promener la caméra sur le groupe des invités. À l’issue des premières bénédictions, les deux fiancés sont invités à goûter le vin qui leur est offert par le rabbin. Le cinéaste ne capture que le moment où la fiancée goûte le vin. Après les bénédictions a traditionnellement lieu l’échange de bagues. Or, ce moment particulier n’est pas filmé, alors qu’il doit y avoir eu lieu. On voit flamboyer l’anneau du ''hatan'' (fiancé) à un moment où il touche le bras de sa future épouse à la fin de la cérémonie (2min17s).&lt;br /&gt;
Le rabbin lit alors l’acte de mariage religieux, la ''Ketouba''. Cet acte constitue à la fois un acte religieux officialisant l’union du couple devant la communauté religieuse et un acte civil notarié, garantissant la survie matérielle de l’épouse en cas de divorce ou de décès du mari. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cérémonie s’achève par les ''Nissouin'' avec les ''Cheva Bera’hot'', les sept bénédictions nuptiales, pour lesquelles les époux doivent se lever. Ces prières sont généralement chantées par l’officiant, mais peuvent également être effectuées par les assistants, ce qui expliquerait notamment les chevauchements du cinéaste à ce moment de la cérémonie. Avant de terminer la cérémonie, la tradition veut que le jeune couple récite un verset tiré des Psaumes. À cette fin, le cinéaste effectue un gros plan du visage de la mariée en train de psalmodier. Une bénédiction finale est présentée par le rabbin en touchant à cette fin les têtes couvertes des époux.&lt;br /&gt;
Après la bénédiction finale, la coutume juive veut que le mari brise un verre, geste qui évoque à la fois le deuil de la destruction du temple de Jérusalem et l’alliance du couple. Malheureusement, le cinéaste ne saisit pas ce moment important sur vidéo. En revanche, on aperçoit des images confuses, troublées très probablement par la consécration du rite, les félicitations et les cris de joie des hôtes.&lt;br /&gt;
La cérémonie nuptiale est terminée, mais le cinéaste filme encore les enfants d’honneur assis par terre, ayant assisté au mariage. Ces derniers vont ensuite former le cortège nuptial et précéder le couple sortant du temple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Le Judaïsme alsacien. Histoire. Patrimoine. Traditions.'', dir. RAPHAËL Freddy, Strasbourg, La Nuée Blue, 1999.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
RAPHAËL Freddy, WEYL Robert, ''Juifs en Alsace. Culture, société, histoire'', Toulouse, Privat Éditeur, 1997.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7163</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7163"/>
		<updated>2019-01-03T12:08:29Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
|fonds=Albert&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=18071959&lt;br /&gt;
|video=0003FH0004&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:18:30&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Juni, Bernard; Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 12.51.28.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1959&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Cérémonie civile; Voyage de noces; Famille; Hôtel-pension Zaugg; Fleurs de lys; Cérémonie religieuse&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Albert, Jean; Albert, Denise; Juni, Bernard&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Vosges (Les); Lac de Thoune; Suisse; Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities@ Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Vidéo de Jean Albert&amp;lt;ref&amp;gt;Mira: Portraits de cinéastes - Jean Albert - http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&amp;lt;/ref&amp;gt; réalisé en collaboration avec Bernard Juin, documentant le mariage de Denise et Jean Albert  le 18 juillet 1959 et les festivités afférentes ainsi que la lune de miel des époux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance. Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7162</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-03T12:03:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Vidéo de Jean Albert réalisé en collaboration avec Bernard Juin, documentant le mariage de Denise et Jean Albert &amp;lt;ref&amp;gt;Mira: Portraits de cinéastes - Jean Albert - http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&amp;lt;/ref&amp;gt; le 18 juillet 1959 et les festivités afférentes ainsi que la lune de miel des époux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance. Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7161</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-03T12:02:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=&amp;quot;Dans le sillage d'une mariée&amp;quot; - mariage de Jean Albert 1959&lt;br /&gt;
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|personnages_identifies=Albert, Jean; Albert, Denise; Juni, Bernard&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Vosges (Les); Lac de Thoune; Suisse; Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
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|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Vidéo de Jean Albert réalisé en collaboration avec Bernard Juin, documentant le mariage de Denise et Jean Albert &amp;lt;ref&amp;gt;Mira: Portraits de cinéastes - Jean Albert - http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&amp;lt;/ref&amp;gt; le 18 juillet 1959 et les festivités afférentes ainsi que la lune de miel des époux.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Informations sur le marié, cinéaste lui-même : http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&lt;br /&gt;
« Dans le sillage d’une mariée » / « Denise et Jean 18 juillet 1959 » / « Cinéaste : Bernard Juin »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance. Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''a. Deux cinéastes pour une vidéo ?'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vidéo est subdivisée en deux parties. La première partie qui est consacrée aux cérémonies civile et religieuse du mariage ainsi qu’à la fête nuptiale qui paraît durer plusieurs jours. Elle a été filmée par le cinéaste inconnu Bernard Juin. Dans le temps, il était répandu que les célébrations de mariage s’étendaient sur plusieurs jours, notamment pour bien encadrer les invités venus de loin. Il est cependant plus rare que la société nuptiale effectue ensemble un voyage aux fins de célébrer le mariage. Il se peut qu’on ait profité de l’occasion pour familiariser les parents et la famille de Jean, originaire de la Normandie, avec sa nouvelle région accueillante.&lt;br /&gt;
Afin de documenter le mariage et l’excursion en compagnie de sa famille, Jean Albert, cinéaste-amateur passionné, a probablement demandé à un ami, cinéaste-amateur lui aussi, de filmer le mariage et le spectacle afférent, alors qu’il n’a pas pu filmer son propre mariage en tant que protagoniste.&lt;br /&gt;
Albert reprend la relève de cinéaste plus tard, au moment où il enregistre le voyage de noces avec son épouse au lac de Thoune en Suisse. Ce n’est que depuis les années 1950 que le départ en lune de miel des nouveaux mariés devient progressivement une coutume. &lt;br /&gt;
Auparavant, les travaux de champs ne pouvaient pas être négligés chez les agriculteurs et les artisans n’avaient pas assez d’argent pour s’offrir un tel voyage. Il appert donc légitime qu’Albert souhaite enregistrer cet épisode particulier et mémorable. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La transition d’un cinéaste à l’autre à la minute 11 du film n’est pas mentionné, ni directement perceptible. Or, en analysant de près les images, on aperçoit que la manière de filmer et le genre de la vidéo ont changé. Les images sont plus calmes, les enchainements des scènes plus harmonisés et tranquilles. Alors qu’Albert se concentre principalement sur la mise en scène de son épouse, il s’intéresse néanmoins aux alentours et enregistre avec passion les impressions environnementales de la navigation sur le lac.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, parmi les extraits de films que MIRA [http://(http://www.miralsace.eu/association-mira) (http://www.miralsace.eu/association-mira)] a attribués à Jean Albert comme auteur, il ne figure que l’excursion sur bateau de plaisance. On n’y mentionne pas la célébration de son mariage. L’historien est alors amené à conclure que la première partie de la vidéo analysée ne fait pas partie des travaux d’enregistrement d’Albert. Ceci surtout parce qu’un deuxième cinéaste, Bernard Juin, est cité au début du film. Par conséquent, il semble que Jean Albert a retravaillé les séquences de vidéo plus tard en rétrospective, en regroupant les deux parties séparées pour en créer des séquences logiquement enchainées pour lesquelles on lui a attribué le titre de réalisateur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''b. Le mariage civil'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la Révolution française, l’Église disposait de la prérogative exclusive pour la célébration des mariages. La loi du 20 septembre 1792 a laïcisé le mariage. À partir de cette époque, le mariage civil est le seul mariage reconnu juridiquement et doit précéder le mariage religieux. Cet acte civil certifiant et validant l’engagement mutuel des conjoints devant la loi présente un cérémoniel sobre, mais pourtant solennel, célébré à la mairie par le maire ou un agent civil représentant l’État. La cérémonie elle-même s’est déroulée dans l’intimité, seule la famille proche est censée être présente. Elle figure en même temps comme témoins légitimant l’union et la procédure légale. Dans la vidéo analysée, le maire fait la lecture de plusieurs articles du Code civil au sujet des droits et devoirs des futurs mariés, conformément à la législation en vigueur. Cette scène est suivie du consentement oral des époux. Ensuite, Jean, puis sa femme Denise signent le registre de mariage. Ils sont alors officiellement mariés devant la loi. La cérémonie se termine par la remise du livret de famille, symbole témoignant de la nouvelle période de vie des deux époux. Ce petit carnet contient diverses informations sur l'état civil des mariés, principalement sur leur état d’époux et sur le régime matrimonial qu'ils ont adopté. Par ailleurs, y sont également inscrits les naissances d’enfants ou les décès liés à la nouvelle famille.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=SARG Freddy, ''Fêtes et coutumes d’Alsace, Strasbourg'', Éditions du Donon, 2013.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dans_le_sillage_d%27une_mari%C3%A9e_(0003FH0004)&amp;diff=7160</id>
		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-03T11:55:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;L.Gratias : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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Le film commence par la signature par les époux Denise et Jean du registre des mariages au moment de la cérémonie civile du mariage à la commune. L’épouse porte une robe courte blanche avec un voile court et un bouquet de fleurs de lys. Le cinéaste Bernard Juin se concentre à filmer les membres des familles des époux rassemblés devant la mairie. Par la suite, le couple est conduit à l’église en voiture ornée de fleurs, où sont enregistrés encore les derniers moments de préparation avant la cérémonie religieuse. Le cortège nuptial avec les fiancés en tête entre dans l’église. Curieusement, la cérémonie religieuse elle-même n’est pas filmée. La vidéo ne reprend qu’avec la sortie de l’église de la société nuptiale en enregistrant la prise de photos avec les nouveaux mariés et la présentation des félicitations.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
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Le scénario change brusquement par la suite. On aperçoit une randonnée en voiture où les jeunes époux, accompagnés d’autres couples s’arrêtent en plein milieu de la campagne près d’un troupeau de moutons. Ils veulent profiter des derniers rayons de soleil, prendre de l’air, faire de photos et blaguer avant de reprendre la route vers un village où ils semblent passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le film reprend le lendemain du mariage ; le même groupe à nouveau en route pour rejoindre les autres invités dans une auberge. La suite du scénario est difficilement compréhensible, alors qu’il semble que tous les invités font un voyage dans une région montagneuse, probablement les Vosges. Le groupe s’arrête régulièrement pour faire des pauses, prendre un verre, manger, acheter des souvenirs ou se divertir au bord d’un lac et d’y passer la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, le scénario change à nouveau brusquement. Arrivé en Suisse à l’hôtel-pension Zaugg près du lac de Thoune à proximité de la ville de Berne, le couple, seul, semble-t-il, cette fois-ci, monte un bateau de plaisance. Des impressions de nature, de petits villages au bord du lac, de montagnes environnantes, de passagers du bateau et du couple s’alternent. Cette dernière partie de la vidéo ressemble plutôt à un film de promotion touristique. Les festivités nuptiales semblent achevées, l’atmosphère est relâchée et les activités des participants ne se trouvent plus à l’avant-plan du scénario.&lt;br /&gt;
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		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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		<updated>2019-01-03T11:52:05Z</updated>

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		<title>Dans le sillage d'une mariée (0003FH0004)</title>
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Juni, Bernard; Albert, Jean&lt;br /&gt;
|apercu=Bildschirmfoto 2019-01-03 um 12.51.28.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Mariage 1959&lt;br /&gt;
|descripteurs=Mariage; Cérémonie civile; Voyage de noces; Famille; Hôtel-pension Zaugg; Fleurs de lys; Cérémonie religieuse&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Albert, Jean; Albert, Denise; Juni, Bernard&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Alsace; Vosges (Les); Lac de Thoune; Suisse&lt;br /&gt;
|username=L.Gratias&lt;br /&gt;
|userrealname=Lena Gratias&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-02&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities@ Traditions@ Religious feasts and events@ Wedding&lt;br /&gt;
|Description_fr=Informations sur le marié, cinéaste lui-même : http://www.miralsace.eu/portraits-de-cineastes/jean-albert&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cérémonie se déroulant à Strasbourg.&lt;br /&gt;
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		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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		<updated>2019-01-03T11:50:27Z</updated>

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		<author><name>L.Gratias</name></author>
		
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