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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-04-25T21:14:34Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16127</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T21:34:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé ''Wihnàchtsboim'' ou ''Christboim'' est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La crèche et la représentation de la scène de la Nativité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Crèche de Noël.jpg|vignette|Une représentation de la crèche de Noël. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (''Krépf'') comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’''Hortus Deliciarum'' d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une habituelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de ''Bredele'' (connus sous le nom de ''Bredala'' dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (''Weihnachtspiele'') se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T21:33:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé ''Wihnàchtsboim'' ou ''Christboim'' est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La crèche de Noël et la représentation de la scène de la Nativité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Crèche de Noël.jpg|vignette|Une représentation de la crèche de Noël. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (''Krépf'') comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’''Hortus Deliciarum'' d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une habituelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de ''Bredele'' (connus sous le nom de ''Bredala'' dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (''Weihnachtspiele'') se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16125</id>
		<title>Bas:Chant de Noël (0090FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16125"/>
		<updated>2021-01-03T21:14:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Chant de Noël&lt;br /&gt;
|fonds=Arnold&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1938&lt;br /&gt;
|video=0090FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:56&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Chant_Noël.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre le réveillon de Noël d’une famille Strasbourgeoise. Une petite fille chante devant l’arbre de Noël face aux regards attentifs de ses proches. La soirée se déroule dans la bonne humeur avec un repas copieux qui laisse rapidement place à la danse et aux festivités.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Superposition d’images de mauvaises qualités. Plan sur une petite fille qui chante devant un arbre de Noël. Gros plan sur un morceau du visage de cet enfant.  Mouvement panoramique qui part de cette même petite fille et qui se décale sur l’ensemble de sa famille. Plan très sombre montrant la fillette entrain de toucher des paquets disposés non loin du sapin de Noël. La famille déguste le repas du réveillon. Plan rapproché sur un couple qui danse. Une femme avec des lunettes de soleil boit à la bouteille puis la donne à son mari. Nouveau plan sur le premier couple qui continue de danser. Un homme danse avec sa femme et boit après une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film amateur de format 8mm est réalisé entre 1925 et 1938, au moment de l’entre-deux-guerres. Le réalisateur nous est inconnu. Toutefois, il nous transmet de nombreux moments de cette soirée de Noël avec une insistance toute particulière sur les traditions régionales et sur l’ambiance au sein de sa famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les traditionnels chants de Noël'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chant de Noël.jpg|vignette|Illustration du chant de Noël : &amp;quot;Mon beau sapin&amp;quot;. © Le site de la famille Gras]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chants de Noël sont une véritable pratique régionale avec de nombreux cantiques qui se sont développés depuis le Moyen Âge&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les familles avaient pour habitude de se réunir autour du sapin et de chanter tous ensemble de petites chansons le soir du réveillon de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique s’est maintenue à travers les siècles et elle est toujours présente en Alsace au XIXe siècle comme nous le monde ce film des années 1930. Le réalisateur réalise plusieurs plans consécutifs sur une petite fille entrain de chanter devant l’arbre de Noël. Toute la famille est présente dans le salon pour profiter de ce spectacle. Si les adultes rigolent en l’observant, la petite est quand à elle très concentrée sur les paroles qu’elle a surement travaillé pendant longtemps.  Dans cette séquence, les adultes ne participent pas à la chanson mais les familles avaient pour habitude d’entonner ces petits airs de Noël. Ils possèdent souvent un aspect plutôt mélancolique dans la culture germanique alors qu’ils sont plus joyeux et dansant au sein de la culture française. Le répertoire des chants de Noël est très important et bon nombre d’entres-eux sont nés en Alsace. Le plus ancien est réalisé par le moine Otfried de Wissembourg et date du IXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Certains datent de l’époque moderne comme les nombreux cantiques réalisés par Heinrich von Laufenberg, prêtre des Johannites de Strasbourg. Il est notamment à l’origine d’un chant qui évoque l’enfant Jésus et la crèche de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  D’autres se développent ensuite avec par exemple ''Es kommt ein Schiff geladen'' (1608), ''O Jesulein Zart'' (1677) ou ''Schlaf wohl du Hmmelsknabe'' (1890). Puis en 1885 apparaît le premier recueil de cantiques et de chansons régionales sous l’initiative de Jean Baptiste Weckerlin. On y trouve notamment le fameux chant de Noël de 1697 : « Il nous est né un petit enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt; » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le sapin de Noël comme élément central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Arbre de Noël.jpg|vignette|Une famille observant un arbre de Noël magnifiquement décoré. © La France pittoresque  ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sapin est depuis longtemps un élément incontournable durant la période de Noël. Cette tradition aurait pour origine directe la vénération des païens pour les arbres au moment du solstice d’hiver. De ce fait, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme une marque de paganisme et de protestantisme du fait que cette coutume provient des pays scandinaves et germaniques&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 105&amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir  du XIIIe siècle, les droits coutumiers donnent des indications sur l’usage de couper des branches de sapin vert pour les ramener chez soi le soir de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 12. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais c’est véritablement à partir du XVIe siècle que la tradition d’aller couper un arbre de Noël apparaît en Alsace avec une première mention qui en est faite pour la ville de Sélestat en 1521&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au départ, il se trouve dans les poêles des corporations où les gens venaient fêter Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt; et à l’intérieur des églises où il symbolise l’arbre de vie ainsi que l’arbre de la croix&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis, c’est au XVIIIe siècle qu’il intègre progressivement les foyers et transforme Noël en fête de la famille et de l’enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En Alsace, c’est au cours du XIXe siècle que la tradition de l’arbre de Noël se répand vraiment en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, il faut distinguer les régions catholiques et protestantes où l’installation d’un arbre de Noël n’est pas uniforme partout. En effet, dans les villes protestantes, cette tradition semble s’enraciner beaucoup plus rapidement&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, plusieurs documents insistent sur le fait que la coutume de l’arbre de Noël ne dépend pas de la religion mais des aires linguistiques. Par exemple, Georges L’Hôte établit une distinction entre les villes et villages où la langue maternelle parlée est un dialecte allemand et où le sapin y est présent, de ceux où la langue principale est le français, où il n’est implanté qu’après la Seconde Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour le reste de la France, ce n’est qu’après la guerre de 1870-1871 qu’il se diffuse avec l’émigration de nombreux alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est même dit que « Là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Quoi qu’il en soit, dans ce film des années 1930, le sapin de Noël est bel et bien présent au sein de cette famille et les chants ainsi que les cadeaux ne manquent pas à proximité de cet arbre majestueux. &lt;br /&gt;
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le sapin est décoré avec des pommes, des roses en papier, des fils d’or, des sucreries, des bougies et même des jouets&amp;lt;ref&amp;gt; Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Ensuite, c’est au cours du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées sont fabriquées dans des petits ateliers de verriers disséminés dans les montagnes boisées de toute l’Europe. Pour l’Alsace, ce sont ceux de Meisenthal, entre le Bas-Rhin et la Moselle, qui sont à l’origine de leur fabrication. L’arbre de Noël est de plus en plus décoré avec l’apparition au siècle dernier de guirlandes scintillantes et électriques ainsi que de nouvelles décorations en bois ouvragés et des sujets en pâte à sel&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans ce film au moment où la fillette est entrain de chanter son air de Noël. Derrière elle se trouve un sapin magnifiquement décoré de boules de diverses couleurs, probablement en verre et issues de Meisenthal. Il est couvert de guirlandes brillantes et de grosses lampes électriques qui illuminent tout le salon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête de famille synonyme de traditions alimentaires, d'amusement et d'amour''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous plonge au cœur d’une fête familiale et des coutumes alimentaires qu’elle implique. Un gros plan est fait sur la table à manger où la famille est réunie. L’image est assez sombre mais nous constatons que cette famille est entrain de diner dans une ambiance conviviale. Sur la table se trouve des cuisses de poulets ou bien de dinde avec des petits accompagnements. Toutefois, cette séquence ne montre rien sur les friandises de Noël qui font parties des traditions régionales depuis plusieurs siècles. Mais il est fort probable que le repas ait été suivit d’une dégustation de Bredele (aussi connu sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin), de pains d’épices aux formes diverses, tantôt religieuses comme Adam et Eve sous l’arbre du paradis, tantôt profanes avec des représentations de fileuses et leurs rouets&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-99. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il aurait pu aussi s’agir de ''Springerle'' à base d’anis ou de ''Spéculatius'' qui s’imposent comme gâteaux de Noël traditionnels depuis le XVIIIe siècle et pouvant avoir des formes variés&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 22. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À la fin de la séquence, l’heure est à la fête et plusieurs couples s’adonnent à la danse. Ils semblent très amoureux et profitent de ce moment pour se le montrer. Ils s’amusent, plaisantent et boivent même à la bouteille. Il s’agit probablement de crémant ou de champagne mais il arrivait aussi de boire du schnaps lors de la dégustation des ''Bredele'' car il permet de fortifier l’âme et de réchauffer le corps et le cœur des gens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le rituel des cadeaux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jouets de Noël.jpg|vignette|La découverte des cadeaux de Noël (année 1940). © La Dépêche ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coutume de s’offrir des cadeaux est implantée en Alsace depuis le XVe siècle au moins. Jusqu’à la Réforme protestante, ils sont apportés aux enfants le jour de la Saint-Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  avant d’être progressivement remis le soir du réveillon de Noël. Depuis le Moyen Âge et l’époque moderne, les cadeaux consistent surtout en remèdes à base de miel, en fruits secs ou bien en pain d’épice. Au XVIe siècle ils se développent encore avec l’apparition de nouvelles friandises mais les enfants se voient aussi offrir des jouets et de l’argent. Les fillettes peuvent recevoir une poupée et les garçons des petits jouets sculptés ou bien des boîtes de coloriages. Toutefois, les cadeaux varient selon le niveau social des familles et beaucoup sont des éléments indispensables dans la vie de tous les jours comme les habits et les chaussures&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 96-98. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Les familles les plus pauvres ne peuvent pas acheter énormément de cadeaux mais beaucoup de paysans fabriquent eux-mêmes des objets utilitaires ou des jouets pour leurs enfants. Ils peuvent avoir une valeur pédagogique comme l’étaient les ''Stackalaküah'', des bâtonnets en formes de veaux, de vaches et de taureau. De ce fait, ils peuvent apprendre à gérer une ferme, ainsi qu’étudier la vie économique à laquelle ils feront face un  jour&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16-17. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Mais une véritable évolution intervient entre le XIXe et le XXe siècle avec l’avènement de la société de consommation. De ce fait, les populations achètent toujours plus de jouets lors des fêtes de Noël et cela se vérifie aussi en Alsace. Mais cela s’explique aussi grâce aux révolutions industrielles qui ont permises une importante modernisation des jouets pour enfants.&lt;br /&gt;
Dans un plan de notre séquence, la fillette du début est ensuite visible devant le sapin de Noël où elle semble se trouver à côté de paquets emballés. Malheureusement, la qualité de ce passage ne permet pas de discerner beaucoup de choses et nous n’avons aucune image de l’ouverture des cadeaux. Mais nous pouvons supposer par l’intermédiaire de nombreuses sources que cette petite fille a reçu une poupée qui est le jouet par excellence depuis plusieurs siècles. De plus, celle-ci a connu un important développement avec la création du bébé articulé et avec des bébés de plus en plus réalistes&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996 p. 81-92. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Quant aux garçons, ils reçoivent à cette période des jouets comme des petites voitures ou bien des trains qui peuvent parfois être électriques. Ils peuvent provenir de plusieurs sociétés comme par exemple celle de Franck Hornby qui dépose en 1908 la marque Meccano, rapidement suivit par d’autres marques telles que le Constructor en 1921 et Trix en 1933&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16124</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T21:09:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé ''Wihnàchtsboim'' ou ''Christboim'' est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Crèche de Noël.jpg|vignette|Une représentation de la crèche de Noël. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (''Krépf'') comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’''Hortus Deliciarum'' d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une habituelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de ''Bredele'' (connus sous le nom de ''Bredala'' dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (''Weihnachtspiele'') se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16123</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T21:06:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé ''Wihnàchtsboim'' ou ''Christboim'' est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Crèche de Noël.jpg|vignette|Une représentation de la crèche de Noël. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (''Krépf'') comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’''Hortus Deliciarum'' d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une habituelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de ''Bredele'' (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (''Weihnachtspiele'') se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T21:04:14Z</updated>

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|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé ''Wihnàchtsboim'' ou ''Christboim'' est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Crèche de Noël.jpg|vignette|Une représentation de la crèche de Noël. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (''Krépf'') comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’''Hortus Deliciarum'' d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de ''Bredele'' (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (''Weihnachtspiele'') se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16121</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16121"/>
		<updated>2021-01-03T20:55:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Crèche de Noël.jpg|vignette|Une représentation de la crèche de Noël. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une traditionnelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T11:40:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
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'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
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[[Fichier:Crèche de Noël.jpg|vignette|Une traditionnelle crèche de Noël. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une traditionnelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16116</id>
		<title>Bas:Chant de Noël (0090FH0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T11:38:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Chant de Noël&lt;br /&gt;
|fonds=Arnold&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1938&lt;br /&gt;
|video=0090FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|duree=00:01:56&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre le réveillon de Noël d’une famille Strasbourgeoise. Une petite fille chante devant l’arbre de Noël face aux regards attentifs de ses proches. La soirée se déroule dans la bonne humeur avec un repas copieux qui laisse rapidement place à la danse et aux festivités.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Superposition d’images de mauvaises qualités. Plan sur une petite fille qui chante devant un arbre de Noël. Gros plan sur un morceau du visage de cet enfant.  Mouvement panoramique qui part de cette même petite fille et qui se décale sur l’ensemble de sa famille. Plan très sombre montrant la fillette entrain de toucher des paquets disposés non loin du sapin de Noël. La famille déguste le repas du réveillon. Plan rapproché sur un couple qui danse. Une femme avec des lunettes de soleil boit à la bouteille puis la donne à son mari. Nouveau plan sur le premier couple qui continue de danser. Un homme danse avec sa femme et boit après une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film amateur de format 8mm est réalisé entre 1925 et 1938, au moment de l’entre-deux-guerres. Le réalisateur nous est inconnu. Toutefois, il nous transmet de nombreux moments de cette soirée de Noël avec une insistance toute particulière sur les traditions régionales et sur l’ambiance au sein de sa famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les traditionnels chants de Noël'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chant de Noël.jpg|vignette|Illustration du chant de Noël : &amp;quot;Mon beau sapin&amp;quot;. © Le site de la famille Gras]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chants de Noël sont une véritable pratique régionale avec de nombreux cantiques qui se sont développés depuis le Moyen Âge&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les familles avaient pour habitude de se réunir autour du sapin et de chanter tous ensemble de petites chansons le soir du réveillon de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique s’est maintenue à travers les siècles et elle est toujours présente en Alsace au XIXe siècle comme nous le monde ce film des années 1930. Le réalisateur réalise plusieurs plans consécutifs sur une petite fille entrain de chanter devant l’arbre de Noël. Toute la famille est présente dans le salon pour profiter de ce spectacle. Si les adultes rigolent en l’observant, la petite est quand à elle très concentrée sur les paroles qu’elle a surement travaillé pendant longtemps.  Dans cette séquence, les adultes ne participent pas à la chanson mais les familles avaient pour habitude d’entonner ces petits airs de Noël. Ils possèdent souvent un aspect plutôt mélancolique dans la culture germanique alors qu’ils sont plus joyeux et dansant au sein de la culture française. Le répertoire des chants de Noël est très important et bon nombre d’entres-eux sont nés en Alsace. Le plus ancien est réalisé par le moine Otfried de Wissembourg et date du IXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Certains datent de l’époque moderne comme les nombreux cantiques réalisés par Heinrich von Laufenberg, prêtre des Johannites de Strasbourg. Il est notamment à l’origine d’un chant qui évoque l’enfant Jésus et la crèche de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  D’autres se développent ensuite avec par exemple Es kommt ein Schiff geladen (1608), O Jesulein Zart (1677) ou Schlaf wohl du Hmmelsknabe (1890). Puis en 1885 apparaît le premier recueil de cantiques et de chansons régionales sous l’initiative de Jean Baptiste Weckerlin. On y trouve notamment le fameux chant de Noël de 1697 : « Il nous est né un petit enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt; » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le sapin de Noël comme élément central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Arbre de Noël.jpg|vignette|Une famille observant un arbre de Noël magnifiquement décoré. © La France pittoresque  ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sapin est depuis longtemps un élément incontournable durant la période de Noël. Cette tradition aurait pour origine directe la vénération des païens pour les arbres au moment du solstice d’hiver. De ce fait, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme une marque de paganisme et de protestantisme du fait que cette coutume provient des pays scandinaves et germaniques&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 105&amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir  du XIIIe siècle, les droits coutumiers donnent des indications sur l’usage de couper des branches de sapin vert pour les ramener chez soi le soir de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 12. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais c’est véritablement à partir du XVIe siècle que la tradition d’aller couper un arbre de Noël apparaît en Alsace avec une première mention qui en est faite pour la ville de Sélestat en 1521&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au départ, il se trouve dans les poêles des corporations où les gens venaient fêter Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt; et à l’intérieur des églises où il symbolise l’arbre de vie ainsi que l’arbre de la croix&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis, c’est au XVIIIe siècle qu’il intègre progressivement les foyers et transforme Noël en fête de la famille et de l’enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En Alsace, c’est au cours du XIXe siècle que la tradition de l’arbre de Noël se répand vraiment en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, il faut distinguer les régions catholiques et protestantes où l’installation d’un arbre de Noël n’est pas uniforme partout. En effet, dans les villes protestantes, cette tradition semble s’enraciner beaucoup plus rapidement&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, plusieurs documents insistent sur le fait que la coutume de l’arbre de Noël ne dépend pas de la religion mais des aires linguistiques. Par exemple, Georges L’Hôte établit une distinction entre les villes et villages où la langue maternelle parlée est un dialecte allemand et où le sapin y est présent, de ceux où la langue principale est le français, où il n’est implanté qu’après la Seconde Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour le reste de la France, ce n’est qu’après la guerre de 1870-1871 qu’il se diffuse avec l’émigration de nombreux alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est même dit que « Là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Quoi qu’il en soit, dans ce film des années 1930, le sapin de Noël est bel et bien présent au sein de cette famille et les chants ainsi que les cadeaux ne manquent pas à proximité de cet arbre majestueux. &lt;br /&gt;
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le sapin est décoré avec des pommes, des roses en papier, des fils d’or, des sucreries, des bougies et même des jouets&amp;lt;ref&amp;gt; Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Ensuite, c’est au cours du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées sont fabriquées dans des petits ateliers de verriers disséminés dans les montagnes boisées de toute l’Europe. Pour l’Alsace, ce sont ceux de Meisenthal, entre le Bas-Rhin et la Moselle, qui sont à l’origine de leur fabrication. L’arbre de Noël est de plus en plus décoré avec l’apparition au siècle dernier de guirlandes scintillantes et électriques ainsi que de nouvelles décorations en bois ouvragés et des sujets en pâte à sel&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans ce film au moment où la fillette est entrain de chanter son air de Noël. Derrière elle se trouve un sapin magnifiquement décoré de boules de diverses couleurs, probablement en verre et issues de Meisenthal. Il est couvert de guirlandes brillantes et de grosses lampes électriques qui illuminent tout le salon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête de famille synonyme de traditions alimentaires, d'amusement et d'amour''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous plonge au cœur d’une fête familiale et des coutumes alimentaires qu’elle implique. Un gros plan est fait sur la table à manger où la famille est réunie. L’image est assez sombre mais nous constatons que cette famille est entrain de diner dans une ambiance conviviale. Sur la table se trouve des cuisses de poulets ou bien de dinde avec des petits accompagnements. Toutefois, cette séquence ne montre rien sur les friandises de Noël qui font parties des traditions régionales depuis plusieurs siècles. Mais il est fort probable que le repas ait été suivit d’une dégustation de Bredele (aussi connu sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin), de pains d’épices aux formes diverses, tantôt religieuses comme Adam et Eve sous l’arbre du paradis, tantôt profanes avec des représentations de fileuses et leurs rouets&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-99. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il aurait pu aussi s’agir de Springerle à base d’anis ou de Spéculatius qui s’imposent comme gâteaux de Noël traditionnels depuis le XVIIIe siècle et pouvant avoir des formes variés&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 22. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À la fin de la séquence, l’heure est à la fête et plusieurs couples s’adonnent à la danse. Ils semblent très amoureux et profitent de ce moment pour se le montrer. Ils s’amusent, plaisantent et boivent même à la bouteille. Il s’agit probablement de crémant ou de champagne mais il arrivait aussi de boire du schnaps lors de la dégustation des Bredele car il permet de fortifier l’âme et de réchauffer le corps et le cœur des gens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le rituel des cadeaux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jouets de Noël.jpg|vignette|La découverte des cadeaux de Noël (année 1940). © La Dépêche ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coutume de s’offrir des cadeaux est implantée en Alsace depuis le XVe siècle au moins. Jusqu’à la Réforme protestante, ils sont apportés aux enfants le jour de la Saint-Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  avant d’être progressivement remis le soir du réveillon de Noël. Depuis le Moyen Âge et l’époque moderne, les cadeaux consistent surtout en remèdes à base de miel, en fruits secs ou bien en pain d’épice. Au XVIe siècle ils se développent encore avec l’apparition de nouvelles friandises mais les enfants se voient aussi offrir des jouets et de l’argent. Les fillettes peuvent recevoir une poupée et les garçons des petits jouets sculptés ou bien des boîtes de coloriages. Toutefois, les cadeaux varient selon le niveau social des familles et beaucoup sont des éléments indispensables dans la vie de tous les jours comme les habits et les chaussures&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 96-98. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Les familles les plus pauvres ne peuvent pas acheter énormément de cadeaux mais beaucoup de paysans fabriquent eux-mêmes des objets utilitaires ou des jouets pour leurs enfants. Ils peuvent avoir une valeur pédagogique comme l’étaient les Stackalaküah, des bâtonnets en formes de veaux, de vaches et de taureau. De ce fait, ils peuvent apprendre à gérer une ferme, ainsi qu’étudier la vie économique à laquelle ils feront face un  jour&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16-17. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Mais une véritable évolution intervient entre le XIXe et le XXe siècle avec l’avènement de la société de consommation. De ce fait, les populations achètent toujours plus de jouets lors des fêtes de Noël et cela se vérifie aussi en Alsace. Mais cela s’explique aussi grâce aux révolutions industrielles qui ont permises une importante modernisation des jouets pour enfants.&lt;br /&gt;
Dans un plan de notre séquence, la fillette du début est ensuite visible devant le sapin de Noël où elle semble se trouver à côté de paquets emballés. Malheureusement, la qualité de ce passage ne permet pas de discerner beaucoup de choses et nous n’avons aucune image de l’ouverture des cadeaux. Mais nous pouvons supposer par l’intermédiaire de nombreuses sources que cette petite fille a reçu une poupée qui est le jouet par excellence depuis plusieurs siècles. De plus, celle-ci a connu un important développement avec la création du bébé articulé et avec des bébés de plus en plus réalistes&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996 p. 81-92. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Quant aux garçons, ils reçoivent à cette période des jouets comme des petites voitures ou bien des trains qui peuvent parfois être électriques. Ils peuvent provenir de plusieurs sociétés comme par exemple celle de Franck Hornby qui dépose en 1908 la marque Meccano, rapidement suivit par d’autres marques telles que le Constructor en 1921 et Trix en 1933&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16115</id>
		<title>Bas:Chant de Noël (0090FH0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T11:36:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Chant de Noël (0090FH0003).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
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|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre le réveillon de Noël d’une famille Strasbourgeoise. Une petite fille chante devant l’arbre de Noël face aux regards attentifs de ses proches. La soirée se déroule dans la bonne humeur avec un repas copieux qui laisse rapidement place à la danse et aux festivités.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Superposition d’images de mauvaises qualités. Plan sur une petite fille qui chante devant un arbre de Noël. Gros plan sur un morceau du visage de cet enfant.  Mouvement panoramique qui part de cette même petite fille et qui se décale sur l’ensemble de sa famille. Plan très sombre montrant la fillette entrain de toucher des paquets disposés non loin du sapin de Noël. La famille déguste le repas du réveillon. Plan rapproché sur un couple qui danse. Une femme avec des lunettes de soleil boit à la bouteille puis la donne à son mari. Nouveau plan sur le premier couple qui continue de danser. Un homme danse avec sa femme et boit après une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film amateur de format 8mm est réalisé entre 1925 et 1938, au moment de l’entre-deux-guerres. Le réalisateur nous est inconnu. Toutefois, il nous transmet de nombreux moments de cette soirée de Noël avec une insistance toute particulière sur les traditions régionales et sur l’ambiance au sein de sa famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les traditionnels chants de Noël'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chant de Noël.jpg|vignette|Illustration du chant de Noël : &amp;quot;Mon beau sapin&amp;quot;. © Le site de la famille Gras]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chants de Noël sont une véritable pratique régionale avec de nombreux cantiques qui se sont développés depuis le Moyen Âge&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les familles avaient pour habitude de se réunir autour du sapin et de chanter tous ensemble de petites chansons le soir du réveillon de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique s’est maintenue à travers les siècles et elle est toujours présente en Alsace au XIXe siècle comme nous le monde ce film des années 1930. Le réalisateur réalise plusieurs plans consécutifs sur une petite fille entrain de chanter devant l’arbre de Noël. Toute la famille est présente dans le salon pour profiter de ce spectacle. Si les adultes rigolent en l’observant, la petite est quand à elle très concentrée sur les paroles qu’elle a surement travaillé pendant longtemps.  Dans cette séquence, les adultes ne participent pas à la chanson mais les familles avaient pour habitude d’entonner ces petits airs de Noël. Ils possèdent souvent un aspect plutôt mélancolique dans la culture germanique alors qu’ils sont plus joyeux et dansant au sein de la culture française. Le répertoire des chants de Noël est très important et bon nombre d’entres-eux sont nés en Alsace. Le plus ancien est réalisé par le moine Otfried de Wissembourg et date du IXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Certains datent de l’époque moderne comme les nombreux cantiques réalisés par Heinrich von Laufenberg, prêtre des Johannites de Strasbourg. Il est notamment à l’origine d’un chant qui évoque l’enfant Jésus et la crèche de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  D’autres se développent ensuite avec par exemple Es kommt ein Schiff geladen (1608), O Jesulein Zart (1677) ou Schlaf wohl du Hmmelsknabe (1890). Puis en 1885 apparaît le premier recueil de cantiques et de chansons régionales sous l’initiative de Jean Baptiste Weckerlin. On y trouve notamment le fameux chant de Noël de 1697 : « Il nous est né un petit enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt; » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le sapin de Noël comme élément central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Arbre de Noël.jpg|vignette|Une famille observant un arbre de Noël magnifiquement décoré. © La France pittoresque  ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sapin est depuis longtemps un élément incontournable durant la période de Noël. Cette tradition aurait pour origine directe la vénération des païens pour les arbres au moment du solstice d’hiver. De ce fait, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme une marque de paganisme et de protestantisme du fait que cette coutume provient des pays scandinaves et germaniques&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 105&amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir  du XIIIe siècle, les droits coutumiers donnent des indications sur l’usage de couper des branches de sapin vert pour les ramener chez soi le soir de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 12. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais c’est véritablement à partir du XVIe siècle que la tradition d’aller couper un arbre de Noël apparaît en Alsace avec une première mention qui en est faite pour la ville de Sélestat en 1521&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au départ, il se trouve dans les poêles des corporations où les gens venaient fêter Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt; et à l’intérieur des églises où il symbolise l’arbre de vie ainsi que l’arbre de la croix&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis, c’est au XVIIIe siècle qu’il intègre progressivement les foyers et transforme Noël en fête de la famille et de l’enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En Alsace, c’est au cours du XIXe siècle que la tradition de l’arbre de Noël se répand vraiment en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, il faut distinguer les régions catholiques et protestantes où l’installation d’un arbre de Noël n’est pas uniforme partout. En effet, dans les villes protestantes, cette tradition semble s’enraciner beaucoup plus rapidement&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, plusieurs documents insistent sur le fait que la coutume de l’arbre de Noël ne dépend pas de la religion mais des aires linguistiques. Par exemple, Georges L’Hôte établit une distinction entre les villes et villages où la langue maternelle parlée est un dialecte allemand et où le sapin y est présent, de ceux où la langue principale est le français, où il n’est implanté qu’après la Seconde Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour le reste de la France, ce n’est qu’après la guerre de 1870-1871 qu’il se diffuse avec l’émigration de nombreux alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est même dit que « Là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Quoi qu’il en soit, dans ce film des années 1930, le sapin de Noël est bel et bien présent au sein de cette famille et les chants ainsi que les cadeaux ne manquent pas à proximité de cet arbre majestueux. &lt;br /&gt;
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le sapin est décoré avec des pommes, des roses en papier, des fils d’or, des sucreries, des bougies et même des jouets&amp;lt;ref&amp;gt; Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Ensuite, c’est au cours du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées sont fabriquées dans des petits ateliers de verriers disséminés dans les montagnes boisées de toute l’Europe. Pour l’Alsace, ce sont ceux de Meisenthal, entre le Bas-Rhin et la Moselle, qui sont à l’origine de leur fabrication. L’arbre de Noël est de plus en plus décoré avec l’apparition au siècle dernier de guirlandes scintillantes et électriques ainsi que de nouvelles décorations en bois ouvragés et des sujets en pâte à sel&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans ce film au moment où la fillette est entrain de chanter son air de Noël. Derrière elle se trouve un sapin magnifiquement décoré de boules de diverses couleurs, probablement en verre et issues de Meisenthal. Il est couvert de guirlandes brillantes et de grosses lampes électriques qui illuminent tout le salon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête de famille synonyme de traditions alimentaires, d'amusement et d'amour''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous plonge au cœur d’une fête familiale et des coutumes alimentaires qu’elle implique. Un gros plan est fait sur la table à manger où la famille est réunie. L’image est assez sombre mais nous constatons que cette famille est entrain de diner dans une ambiance conviviale. Sur la table se trouve des cuisses de poulets ou bien de dinde avec des petits accompagnements. Toutefois, cette séquence ne montre rien sur les friandises de Noël qui font parties des traditions régionales depuis plusieurs siècles. Mais il est fort probable que le repas ait été suivit d’une dégustation de Bredele (aussi connu sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin), de pains d’épices aux formes diverses, tantôt religieuses comme Adam et Eve sous l’arbre du paradis, tantôt profanes avec des représentations de fileuses et leurs rouets&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-99. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il aurait pu aussi s’agir de Springerle à base d’anis ou de Spéculatius qui s’imposent comme gâteaux de Noël traditionnels depuis le XVIIIe siècle et pouvant avoir des formes variés&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 22. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À la fin de la séquence, l’heure est à la fête et plusieurs couples s’adonnent à la danse. Ils semblent très amoureux et profitent de ce moment pour se le montrer. Ils s’amusent, plaisantent et boivent même à la bouteille. Il s’agit probablement de crémant ou de champagne mais il arrivait aussi de boire du schnaps lors de la dégustation des Bredele car il permet de fortifier l’âme et de réchauffer le corps et le cœur des gens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le rituel des cadeaux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jouets de Noël.jpg|vignette|La découverte des cadeaux de Noël (année 1940). © La Dépêche ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coutume de s’offrir des cadeaux est implantée en Alsace depuis le XVe siècle au moins. Jusqu’à la Réforme protestante, ils sont apportés aux enfants le jour de la Saint-Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  avant d’être progressivement remis le soir du réveillon de Noël. Depuis le Moyen Âge et l’époque moderne, les cadeaux consistent surtout en remèdes à base de miel, en fruits secs ou bien en pain d’épice. Au XVIe siècle ils se développent encore avec l’apparition de nouvelles friandises mais les enfants se voient aussi offrir des jouets et de l’argent. Les fillettes peuvent recevoir une poupée et les garçons des petits jouets sculptés ou bien des boîtes de coloriages. Toutefois, les cadeaux varient selon le niveau social des familles et beaucoup sont des éléments indispensables dans la vie de tous les jours comme les habits et les chaussures&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 96-98. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Les familles les plus pauvres ne peuvent pas acheter énormément de cadeaux mais beaucoup de paysans fabriquent eux-mêmes des objets utilitaires ou des jouets pour leurs enfants. Ils peuvent avoir une valeur pédagogique comme l’étaient les Stackalaküah, des bâtonnets en formes de veaux, de vaches et de taureau. De ce fait, ils peuvent apprendre à gérer une ferme, ainsi qu’étudier la vie économique à laquelle ils feront face un  jour&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16-17. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Mais une véritable évolution intervient entre le XIXe et le XXe siècle avec l’avènement de la société de consommation. De ce fait, les populations achètent toujours plus de jouets lors des fêtes de Noël et cela se vérifie aussi en Alsace. Mais cela s’explique aussi grâce aux révolutions industrielles qui ont permises une importante modernisation des jouets pour enfants.&lt;br /&gt;
Dans un plan de notre séquence, la fillette du début est ensuite visible devant le sapin de Noël où elle semble se trouver à côté de paquets emballés. Malheureusement, la qualité de ce passage ne permet pas de discerner beaucoup de choses et nous n’avons aucune image de l’ouverture des cadeaux. Mais nous pouvons supposer par l’intermédiaire de nombreuses sources que cette petite fille a reçu une poupée qui est le jouet par excellence depuis plusieurs siècles. De plus, celle-ci a connu un important développement avec la création du bébé articulé et avec des bébés de plus en plus réalistes&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996 p. 81-92. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Quant aux garçons, ils reçoivent à cette période des jouets comme des petites voitures ou bien des trains qui peuvent parfois être électriques. Ils peuvent provenir de plusieurs sociétés comme par exemple celle de Franck Hornby qui dépose en 1908 la marque Meccano, rapidement suivit par d’autres marques telles que le Constructor en 1921 et Trix en 1933&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16114</id>
		<title>Bas:Chant de Noël (0090FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16114"/>
		<updated>2021-01-03T11:35:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Chant de Noël&lt;br /&gt;
|fonds=Arnold&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1938&lt;br /&gt;
|video=0090FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:56&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Chant_Noël.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre le réveillon de Noël d’une famille Strasbourgeoise. Une petite fille chante devant l’arbre de Noël face aux regards attentifs de ses proches. La soirée se déroule dans la bonne humeur avec un repas copieux qui laisse rapidement place à la danse et aux festivités.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Superposition d’images de mauvaises qualités. Plan sur une petite fille qui chante devant un arbre de Noël. Gros plan sur un morceau du visage de cet enfant.  Mouvement panoramique qui part de cette même petite fille et qui se décale sur l’ensemble de sa famille. Plan très sombre montrant la fillette entrain de toucher des paquets disposés non loin du sapin de Noël. La famille déguste le repas du réveillon. Plan rapproché sur un couple qui danse. Une femme avec des lunettes de soleil boit à la bouteille puis la donne à son mari. Nouveau plan sur le premier couple qui continue de danser. Un homme danse avec sa femme et boit après une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film amateur de format 8mm est réalisé entre 1925 et 1938, au moment de l’entre-deux-guerres. Le réalisateur nous est inconnu. Toutefois, il nous transmet de nombreux moments de cette soirée de Noël avec une insistance toute particulière sur les traditions régionales et sur l’ambiance au sein de sa famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les traditionnels chants de Noël'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chant de Noël.jpg|vignette|Illustration du chant de Noël : &amp;quot;Mon beau sapin&amp;quot;. © Le site de la famille Gras]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chants de Noël sont une véritable pratique régionale avec de nombreux cantiques qui se sont développés depuis le Moyen Âge&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les familles avaient pour habitude de se réunir autour du sapin et de chanter tous ensemble de petites chansons le soir du réveillon de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique s’est maintenue à travers les siècles et elle est toujours présente en Alsace au XIXe siècle comme nous le monde ce film des années 1930. Le réalisateur réalise plusieurs plans consécutifs sur une petite fille entrain de chanter devant l’arbre de Noël. Toute la famille est présente dans le salon pour profiter de ce spectacle. Si les adultes rigolent en l’observant, la petite est quand à elle très concentrée sur les paroles qu’elle a surement travaillé pendant longtemps.  Dans cette séquence, les adultes ne participent pas à la chanson mais les familles avaient pour habitude d’entonner ces petits airs de Noël. Ils possèdent souvent un aspect plutôt mélancolique dans la culture germanique alors qu’ils sont plus joyeux et dansant au sein de la culture française. Le répertoire des chants de Noël est très important et bon nombre d’entres-eux sont nés en Alsace. Le plus ancien est réalisé par le moine Otfried de Wissembourg et date du IXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Certains datent de l’époque moderne comme les nombreux cantiques réalisés par Heinrich von Laufenberg, prêtre des Johannites de Strasbourg. Il est notamment à l’origine d’un chant qui évoque l’enfant Jésus et la crèche de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  D’autres se développent ensuite avec par exemple Es kommt ein Schiff geladen (1608), O Jesulein Zart (1677) ou Schlaf wohl du Hmmelsknabe (1890). Puis en 1885 apparaît le premier recueil de cantiques et de chansons régionales sous l’initiative de Jean Baptiste Weckerlin. On y trouve notamment le fameux chant de Noël de 1697 : « Il nous est né un petit enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt; » . &lt;br /&gt;
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'''Le sapin de Noël comme élément central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Arbre de Noël.jpg|vignette|Une famille observant un arbre de Noël magnifiquement décoré. © La France pittoresque  ]]&lt;br /&gt;
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Le sapin est depuis longtemps un élément incontournable durant la période de Noël. Cette tradition aurait pour origine directe la vénération des païens pour les arbres au moment du solstice d’hiver. De ce fait, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme une marque de paganisme et de protestantisme du fait que cette coutume provient des pays scandinaves et germaniques&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 105&amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir  du XIIIe siècle, les droits coutumiers donnent des indications sur l’usage de couper des branches de sapin vert pour les ramener chez soi le soir de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 12. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais c’est véritablement à partir du XVIe siècle que la tradition d’aller couper un arbre de Noël apparaît en Alsace avec une première mention qui en est faite pour la ville de Sélestat en 1521&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au départ, il se trouve dans les poêles des corporations où les gens venaient fêter Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt; et à l’intérieur des églises où il symbolise l’arbre de vie ainsi que l’arbre de la croix&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis, c’est au XVIIIe siècle qu’il intègre progressivement les foyers et transforme Noël en fête de la famille et de l’enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En Alsace, c’est au cours du XIXe siècle que la tradition de l’arbre de Noël se répand vraiment en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, il faut distinguer les régions catholiques et protestantes où l’installation d’un arbre de Noël n’est pas uniforme partout. En effet, dans les villes protestantes, cette tradition semble s’enraciner beaucoup plus rapidement&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, plusieurs documents insistent sur le fait que la coutume de l’arbre de Noël ne dépend pas de la religion mais des aires linguistiques. Par exemple, Georges L’Hôte établit une distinction entre les villes et villages où la langue maternelle parlée est un dialecte allemand et où le sapin y est présent, de ceux où la langue principale est le français, où il n’est implanté qu’après la Seconde Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour le reste de la France, ce n’est qu’après la guerre de 1870-1871 qu’il se diffuse avec l’émigration de nombreux alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est même dit que « Là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Quoi qu’il en soit, dans ce film des années 1930, le sapin de Noël est bel et bien présent au sein de cette famille et les chants ainsi que les cadeaux ne manquent pas à proximité de cet arbre majestueux. &lt;br /&gt;
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le sapin est décoré avec des pommes, des roses en papier, des fils d’or, des sucreries, des bougies et même des jouets&amp;lt;ref&amp;gt; Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Ensuite, c’est au cours du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées sont fabriquées dans des petits ateliers de verriers disséminés dans les montagnes boisées de toute l’Europe. Pour l’Alsace, ce sont ceux de Meisenthal, entre le Bas-Rhin et la Moselle, qui sont à l’origine de leur fabrication. L’arbre de Noël est de plus en plus décoré avec l’apparition au siècle dernier de guirlandes scintillantes et électriques ainsi que de nouvelles décorations en bois ouvragés et des sujets en pâte à sel&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans ce film au moment où la fillette est entrain de chanter son air de Noël. Derrière elle se trouve un sapin magnifiquement décoré de boules de diverses couleurs, probablement en verre et issues de Meisenthal. Il est couvert de guirlandes brillantes et de grosses lampes électriques qui illuminent tout le salon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête de famille synonyme de traditions alimentaires, d'amusement et d'amour''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous plonge au cœur d’une fête familiale et des coutumes alimentaires qu’elle implique. Un gros plan est fait sur la table à manger où la famille est réunie. L’image est assez sombre mais nous constatons que cette famille est entrain de diner dans une ambiance conviviale. Sur la table se trouve des cuisses de poulets ou bien de dinde avec des petits accompagnements. Toutefois, cette séquence ne montre rien sur les friandises de Noël qui font parties des traditions régionales depuis plusieurs siècles. Mais il est fort probable que le repas ait été suivit d’une dégustation de Bredele (aussi connu sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin), de pains d’épices aux formes diverses, tantôt religieuses comme Adam et Eve sous l’arbre du paradis, tantôt profanes avec des représentations de fileuses et leurs rouets&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-99. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il aurait pu aussi s’agir de Springerle à base d’anis ou de Spéculatius qui s’imposent comme gâteaux de Noël traditionnels depuis le XVIIIe siècle et pouvant avoir des formes variés&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 22. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À la fin de la séquence, l’heure est à la fête et plusieurs couples s’adonnent à la danse. Ils semblent très amoureux et profitent de ce moment pour se le montrer. Ils s’amusent, plaisantent et boivent même à la bouteille. Il s’agit probablement de crémant ou de champagne mais il arrivait aussi de boire du schnaps lors de la dégustation des Bredele car il permet de fortifier l’âme et de réchauffer le corps et le cœur des gens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le rituel des cadeaux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jouets de Noël.jpg|vignette|La découverte des cadeaux de Noël (année 1940). © La Dépêche ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coutume de s’offrir des cadeaux est implantée en Alsace depuis le XVe siècle au moins. Jusqu’à la Réforme protestante, ils sont apportés aux enfants le jour de la Saint-Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  avant d’être progressivement remis le soir du réveillon de Noël. Depuis le Moyen Âge et l’époque moderne, les cadeaux consistent surtout en remèdes à base de miel, en fruits secs ou bien en pain d’épice. Au XVIe siècle ils se développent encore avec l’apparition de nouvelles friandises mais les enfants se voient aussi offrir des jouets et de l’argent. Les fillettes peuvent recevoir une poupée et les garçons des petits jouets sculptés ou bien des boîtes de coloriages. Toutefois, les cadeaux varient selon le niveau social des familles et beaucoup sont des éléments indispensables dans la vie de tous les jours comme les habits et les chaussures&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 96-98. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Les familles les plus pauvres ne peuvent pas acheter énormément de cadeaux mais beaucoup de paysans fabriquent eux-mêmes des objets utilitaires ou des jouets pour leurs enfants. Ils peuvent avoir une valeur pédagogique comme l’étaient les Stackalaküah, des bâtonnets en formes de veaux, de vaches et de taureau. De ce fait, ils peuvent apprendre à gérer une ferme, ainsi qu’étudier la vie économique à laquelle ils feront face un  jour&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16-17. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Mais une véritable évolution intervient entre le XIXe et le XXe siècle avec l’avènement de la société de consommation. De ce fait, les populations achètent toujours plus de jouets lors des fêtes de Noël et cela se vérifie aussi en Alsace. Mais cela s’explique aussi grâce aux révolutions industrielles qui ont permises une importante modernisation des jouets pour enfants.&lt;br /&gt;
Dans un plan de notre séquence, la fillette du début est ensuite visible devant le sapin de Noël où elle semble se trouver à côté de paquets emballés. Malheureusement, la qualité de ce passage ne permet pas de discerner beaucoup de choses et nous n’avons aucune image de l’ouverture des cadeaux. Mais nous pouvons supposer par l’intermédiaire de nombreuses sources que cette petite fille a reçu une poupée qui est le jouet par excellence depuis plusieurs siècles. De plus, celle-ci a connu un important développement avec la création du bébé articulé et avec des bébés de plus en plus réalistes&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996 p. 81-92. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Quant aux garçons, ils reçoivent à cette période des jouets comme des petites voitures ou bien des trains qui peuvent parfois être électriques. Ils peuvent provenir de plusieurs sociétés comme par exemple celle de Franck Hornby qui dépose en 1908 la marque Meccano, rapidement suivit par d’autres marques telles que le Constructor en 1921 et Trix en 1933&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Chant_de_No%C3%ABl.jpg&amp;diff=16113</id>
		<title>Fichier:Chant de Noël.jpg</title>
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		<updated>2021-01-03T11:32:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Illustration d'un chant de Noël.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16111</id>
		<title>Bas:Chant de Noël (0090FH0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T11:26:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Chant de Noël&lt;br /&gt;
|fonds=Arnold&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1938&lt;br /&gt;
|video=0090FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:56&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Chant_Noël.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre le réveillon de Noël d’une famille Strasbourgeoise. Une petite fille chante devant l’arbre de Noël face aux regards attentifs de ses proches. La soirée se déroule dans la bonne humeur avec un repas copieux qui laisse rapidement place à la danse et aux festivités.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Superposition d’images de mauvaises qualités. Plan sur une petite fille qui chante devant un arbre de Noël. Gros plan sur un morceau du visage de cet enfant.  Mouvement panoramique qui part de cette même petite fille et qui se décale sur l’ensemble de sa famille. Plan très sombre montrant la fillette entrain de toucher des paquets disposés non loin du sapin de Noël. La famille déguste le repas du réveillon. Plan rapproché sur un couple qui danse. Une femme avec des lunettes de soleil boit à la bouteille puis la donne à son mari. Nouveau plan sur le premier couple qui continue de danser. Un homme danse avec sa femme et boit après une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film amateur de format 8mm est réalisé entre 1925 et 1938, au moment de l’entre-deux-guerres. Le réalisateur nous est inconnu. Toutefois, il nous transmet de nombreux moments de cette soirée de Noël avec une insistance toute particulière sur les traditions régionales et sur l’ambiance au sein de sa famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les traditionnels chants de Noël'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chants de Noël sont une véritable pratique régionale avec de nombreux cantiques qui se sont développés depuis le Moyen Âge&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les familles avaient pour habitude de se réunir autour du sapin et de chanter tous ensemble de petites chansons le soir du réveillon de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique s’est maintenue à travers les siècles et elle est toujours présente en Alsace au XIXe siècle comme nous le monde ce film des années 1930. Le réalisateur réalise plusieurs plans consécutifs sur une petite fille entrain de chanter devant l’arbre de Noël. Toute la famille est présente dans le salon pour profiter de ce spectacle. Si les adultes rigolent en l’observant, la petite est quand à elle très concentrée sur les paroles qu’elle a surement travaillé pendant longtemps.  Dans cette séquence, les adultes ne participent pas à la chanson mais les familles avaient pour habitude d’entonner ces petits airs de Noël. Ils possèdent souvent un aspect plutôt mélancolique dans la culture germanique alors qu’ils sont plus joyeux et dansant au sein de la culture française. Le répertoire des chants de Noël est très important et bon nombre d’entres-eux sont nés en Alsace. Le plus ancien est réalisé par le moine Otfried de Wissembourg et date du IXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Certains datent de l’époque moderne comme les nombreux cantiques réalisés par Heinrich von Laufenberg, prêtre des Johannites de Strasbourg. Il est notamment à l’origine d’un chant qui évoque l’enfant Jésus et la crèche de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  D’autres se développent ensuite avec par exemple Es kommt ein Schiff geladen (1608), O Jesulein Zart (1677) ou Schlaf wohl du Hmmelsknabe (1890). Puis en 1885 apparaît le premier recueil de cantiques et de chansons régionales sous l’initiative de Jean Baptiste Weckerlin. On y trouve notamment le fameux chant de Noël de 1697 : « Il nous est né un petit enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt; » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le sapin de Noël comme élément central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Arbre de Noël.jpg|vignette|Une famille observant un arbre de Noël magnifiquement décoré. © La France pittoresque  ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sapin est depuis longtemps un élément incontournable durant la période de Noël. Cette tradition aurait pour origine directe la vénération des païens pour les arbres au moment du solstice d’hiver. De ce fait, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme une marque de paganisme et de protestantisme du fait que cette coutume provient des pays scandinaves et germaniques&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 105&amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir  du XIIIe siècle, les droits coutumiers donnent des indications sur l’usage de couper des branches de sapin vert pour les ramener chez soi le soir de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 12. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais c’est véritablement à partir du XVIe siècle que la tradition d’aller couper un arbre de Noël apparaît en Alsace avec une première mention qui en est faite pour la ville de Sélestat en 1521&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au départ, il se trouve dans les poêles des corporations où les gens venaient fêter Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt; et à l’intérieur des églises où il symbolise l’arbre de vie ainsi que l’arbre de la croix&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis, c’est au XVIIIe siècle qu’il intègre progressivement les foyers et transforme Noël en fête de la famille et de l’enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En Alsace, c’est au cours du XIXe siècle que la tradition de l’arbre de Noël se répand vraiment en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, il faut distinguer les régions catholiques et protestantes où l’installation d’un arbre de Noël n’est pas uniforme partout. En effet, dans les villes protestantes, cette tradition semble s’enraciner beaucoup plus rapidement&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, plusieurs documents insistent sur le fait que la coutume de l’arbre de Noël ne dépend pas de la religion mais des aires linguistiques. Par exemple, Georges L’Hôte établit une distinction entre les villes et villages où la langue maternelle parlée est un dialecte allemand et où le sapin y est présent, de ceux où la langue principale est le français, où il n’est implanté qu’après la Seconde Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour le reste de la France, ce n’est qu’après la guerre de 1870-1871 qu’il se diffuse avec l’émigration de nombreux alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est même dit que « Là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Quoi qu’il en soit, dans ce film des années 1930, le sapin de Noël est bel et bien présent au sein de cette famille et les chants ainsi que les cadeaux ne manquent pas à proximité de cet arbre majestueux. &lt;br /&gt;
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le sapin est décoré avec des pommes, des roses en papier, des fils d’or, des sucreries, des bougies et même des jouets&amp;lt;ref&amp;gt; Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Ensuite, c’est au cours du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées sont fabriquées dans des petits ateliers de verriers disséminés dans les montagnes boisées de toute l’Europe. Pour l’Alsace, ce sont ceux de Meisenthal, entre le Bas-Rhin et la Moselle, qui sont à l’origine de leur fabrication. L’arbre de Noël est de plus en plus décoré avec l’apparition au siècle dernier de guirlandes scintillantes et électriques ainsi que de nouvelles décorations en bois ouvragés et des sujets en pâte à sel&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans ce film au moment où la fillette est entrain de chanter son air de Noël. Derrière elle se trouve un sapin magnifiquement décoré de boules de diverses couleurs, probablement en verre et issues de Meisenthal. Il est couvert de guirlandes brillantes et de grosses lampes électriques qui illuminent tout le salon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête de famille synonyme de traditions alimentaires, d'amusement et d'amour''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous plonge au cœur d’une fête familiale et des coutumes alimentaires qu’elle implique. Un gros plan est fait sur la table à manger où la famille est réunie. L’image est assez sombre mais nous constatons que cette famille est entrain de diner dans une ambiance conviviale. Sur la table se trouve des cuisses de poulets ou bien de dinde avec des petits accompagnements. Toutefois, cette séquence ne montre rien sur les friandises de Noël qui font parties des traditions régionales depuis plusieurs siècles. Mais il est fort probable que le repas ait été suivit d’une dégustation de Bredele (aussi connu sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin), de pains d’épices aux formes diverses, tantôt religieuses comme Adam et Eve sous l’arbre du paradis, tantôt profanes avec des représentations de fileuses et leurs rouets&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-99. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il aurait pu aussi s’agir de Springerle à base d’anis ou de Spéculatius qui s’imposent comme gâteaux de Noël traditionnels depuis le XVIIIe siècle et pouvant avoir des formes variés&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 22. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À la fin de la séquence, l’heure est à la fête et plusieurs couples s’adonnent à la danse. Ils semblent très amoureux et profitent de ce moment pour se le montrer. Ils s’amusent, plaisantent et boivent même à la bouteille. Il s’agit probablement de crémant ou de champagne mais il arrivait aussi de boire du schnaps lors de la dégustation des Bredele car il permet de fortifier l’âme et de réchauffer le corps et le cœur des gens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le rituel des cadeaux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jouets de Noël.jpg|vignette|La découverte des cadeaux de Noël. © La Dépêche ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coutume de s’offrir des cadeaux est implantée en Alsace depuis le XVe siècle au moins. Jusqu’à la Réforme protestante, ils sont apportés aux enfants le jour de la Saint-Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  avant d’être progressivement remis le soir du réveillon de Noël. Depuis le Moyen Âge et l’époque moderne, les cadeaux consistent surtout en remèdes à base de miel, en fruits secs ou bien en pain d’épice. Au XVIe siècle ils se développent encore avec l’apparition de nouvelles friandises mais les enfants se voient aussi offrir des jouets et de l’argent. Les fillettes peuvent recevoir une poupée et les garçons des petits jouets sculptés ou bien des boîtes de coloriages. Toutefois, les cadeaux varient selon le niveau social des familles et beaucoup sont des éléments indispensables dans la vie de tous les jours comme les habits et les chaussures&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 96-98. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Les familles les plus pauvres ne peuvent pas acheter énormément de cadeaux mais beaucoup de paysans fabriquent eux-mêmes des objets utilitaires ou des jouets pour leurs enfants. Ils peuvent avoir une valeur pédagogique comme l’étaient les Stackalaküah, des bâtonnets en formes de veaux, de vaches et de taureau. De ce fait, ils peuvent apprendre à gérer une ferme, ainsi qu’étudier la vie économique à laquelle ils feront face un  jour&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16-17. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Mais une véritable évolution intervient entre le XIXe et le XXe siècle avec l’avènement de la société de consommation. De ce fait, les populations achètent toujours plus de jouets lors des fêtes de Noël et cela se vérifie aussi en Alsace. Mais cela s’explique aussi grâce aux révolutions industrielles qui ont permises une importante modernisation des jouets pour enfants.&lt;br /&gt;
Dans un plan de notre séquence, la fillette du début est ensuite visible devant le sapin de Noël où elle semble se trouver à côté de paquets emballés. Malheureusement, la qualité de ce passage ne permet pas de discerner beaucoup de choses et nous n’avons aucune image de l’ouverture des cadeaux. Mais nous pouvons supposer par l’intermédiaire de nombreuses sources que cette petite fille a reçu une poupée qui est le jouet par excellence depuis plusieurs siècles. De plus, celle-ci a connu un important développement avec la création du bébé articulé et avec des bébés de plus en plus réalistes&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996 p. 81-92. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Quant aux garçons, ils reçoivent à cette période des jouets comme des petites voitures ou bien des trains qui peuvent parfois être électriques. Ils peuvent provenir de plusieurs sociétés comme par exemple celle de Franck Hornby qui dépose en 1908 la marque Meccano, rapidement suivit par d’autres marques telles que le Constructor en 1921 et Trix en 1933&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Fichier:Jouets de Noël.jpg</title>
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		<updated>2021-01-03T11:23:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Enfants jouant devant le sapin de Noël&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Arbre_de_No%C3%ABl.jpg&amp;diff=16109</id>
		<title>Fichier:Arbre de Noël.jpg</title>
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		<updated>2021-01-03T11:15:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Famille autour d'un arbre de Noël&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16108</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16108"/>
		<updated>2021-01-03T11:02:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Noël dans les années 30(0126FN0003).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Crèche de Noël.jpg|vignette|Une traditionnelle crèche de Noël. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une traditionnelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16107</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16107"/>
		<updated>2021-01-03T11:02:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Crèche de Noël.jpg|vignette|Une traditionnelle crèche de Noël. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une traditionnelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Fichier:Crèche de Noël.jpg</title>
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		<updated>2021-01-03T10:57:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Crèche de Noël traditionnelle.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16105</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16105"/>
		<updated>2021-01-03T10:41:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg|vignette|Famille réunie autour de l'Arbre de Noël au milieu du XIXe siècle. © Le séchoir du Ried]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une traditionnelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Fichier:Noelsapin-enclos-anonyme-museestrg.jpg</title>
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		<updated>2021-01-03T10:38:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Famille autour d'un arbre de Noël&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16103</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16103"/>
		<updated>2021-01-03T10:04:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. © Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une traditionnelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16102</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16102"/>
		<updated>2021-01-03T10:02:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950. ©]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une traditionnelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-03T09:58:44Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Locomotive Hornby.jpg|vignette|Locomotive Hornby des années 1950.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une traditionnelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Fichier:Locomotive Hornby.jpg</title>
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		<updated>2021-01-03T09:58:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Locomotive Hornby des années 1950.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16099</id>
		<title>Bas:Chant de Noël (0090FH0003)</title>
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		<updated>2021-01-02T22:34:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Chant de Noël&lt;br /&gt;
|fonds=Arnold&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1938&lt;br /&gt;
|video=0090FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:56&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Chant_Noël.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre le réveillon de Noël d’une famille Strasbourgeoise. Une petite fille chante devant l’arbre de Noël face aux regards attentifs de ses proches. La soirée se déroule dans la bonne humeur avec un repas copieux qui laisse rapidement place à la danse et aux festivités.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Superposition d’images de mauvaises qualités. Plan sur une petite fille qui chante devant un arbre de Noël. Gros plan sur un morceau du visage de cet enfant.  Mouvement panoramique qui part de cette même petite fille et qui se décale sur l’ensemble de sa famille. Plan très sombre montrant la fillette entrain de toucher des paquets disposés non loin du sapin de Noël. La famille déguste le repas du réveillon. Plan rapproché sur un couple qui danse. Une femme avec des lunettes de soleil boit à la bouteille puis la donne à son mari. Nouveau plan sur le premier couple qui continue de danser. Un homme danse avec sa femme et boit après une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film amateur de format 8mm est réalisé entre 1925 et 1938, au moment de l’entre-deux-guerres. Le réalisateur nous est inconnu. Toutefois, il nous transmet de nombreux moments de cette soirée de Noël avec une insistance toute particulière sur les traditions régionales et sur l’ambiance au sein de sa famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les traditionnels chants de Noël'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chants de Noël sont une véritable pratique régionale avec de nombreux cantiques qui se sont développés depuis le Moyen Âge&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les familles avaient pour habitude de se réunir autour du sapin et de chanter tous ensemble de petites chansons le soir du réveillon de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique s’est maintenue à travers les siècles et elle est toujours présente en Alsace au XIXe siècle comme nous le monde ce film des années 1930. Le réalisateur réalise plusieurs plans consécutifs sur une petite fille entrain de chanter devant l’arbre de Noël. Toute la famille est présente dans le salon pour profiter de ce spectacle. Si les adultes rigolent en l’observant, la petite est quand à elle très concentrée sur les paroles qu’elle a surement travaillé pendant longtemps.  Dans cette séquence, les adultes ne participent pas à la chanson mais les familles avaient pour habitude d’entonner ces petits airs de Noël. Ils possèdent souvent un aspect plutôt mélancolique dans la culture germanique alors qu’ils sont plus joyeux et dansant au sein de la culture française. Le répertoire des chants de Noël est très important et bon nombre d’entres-eux sont nés en Alsace. Le plus ancien est réalisé par le moine Otfried de Wissembourg et date du IXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Certains datent de l’époque moderne comme les nombreux cantiques réalisés par Heinrich von Laufenberg, prêtre des Johannites de Strasbourg. Il est notamment à l’origine d’un chant qui évoque l’enfant Jésus et la crèche de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  D’autres se développent ensuite avec par exemple Es kommt ein Schiff geladen (1608), O Jesulein Zart (1677) ou Schlaf wohl du Hmmelsknabe (1890). Puis en 1885 apparaît le premier recueil de cantiques et de chansons régionales sous l’initiative de Jean Baptiste Weckerlin. On y trouve notamment le fameux chant de Noël de 1697 : « Il nous est né un petit enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&amp;lt;/ref&amp;gt; » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le sapin de Noël comme élément central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sapin est depuis longtemps un élément incontournable durant la période de Noël. Cette tradition aurait pour origine directe la vénération des païens pour les arbres au moment du solstice d’hiver. De ce fait, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme une marque de paganisme et de protestantisme du fait que cette coutume provient des pays scandinaves et germaniques&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 105&amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir  du XIIIe siècle, les droits coutumiers donnent des indications sur l’usage de couper des branches de sapin vert pour les ramener chez soi le soir de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 12. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais c’est véritablement à partir du XVIe siècle que la tradition d’aller couper un arbre de Noël apparaît en Alsace avec une première mention qui en est faite pour la ville de Sélestat en 1521&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au départ, il se trouve dans les poêles des corporations où les gens venaient fêter Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt; et à l’intérieur des églises où il symbolise l’arbre de vie ainsi que l’arbre de la croix&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis, c’est au XVIIIe siècle qu’il intègre progressivement les foyers et transforme Noël en fête de la famille et de l’enfant&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En Alsace, c’est au cours du XIXe siècle que la tradition de l’arbre de Noël se répand vraiment en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, il faut distinguer les régions catholiques et protestantes où l’installation d’un arbre de Noël n’est pas uniforme partout. En effet, dans les villes protestantes, cette tradition semble s’enraciner beaucoup plus rapidement&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, plusieurs documents insistent sur le fait que la coutume de l’arbre de Noël ne dépend pas de la religion mais des aires linguistiques. Par exemple, Georges L’Hôte établit une distinction entre les villes et villages où la langue maternelle parlée est un dialecte allemand et où le sapin y est présent, de ceux où la langue principale est le français, où il n’est implanté qu’après la Seconde Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour le reste de la France, ce n’est qu’après la guerre de 1870-1871 qu’il se diffuse avec l’émigration de nombreux alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est même dit que « Là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Quoi qu’il en soit, dans ce film des années 1930, le sapin de Noël est bel et bien présent au sein de cette famille et les chants ainsi que les cadeaux ne manquent pas à proximité de cet arbre majestueux. &lt;br /&gt;
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le sapin est décoré avec des pommes, des roses en papier, des fils d’or, des sucreries, des bougies et même des jouets&amp;lt;ref&amp;gt; Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Ensuite, c’est au cours du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées sont fabriquées dans des petits ateliers de verriers disséminés dans les montagnes boisées de toute l’Europe. Pour l’Alsace, ce sont ceux de Meisenthal, entre le Bas-Rhin et la Moselle, qui sont à l’origine de leur fabrication. L’arbre de Noël est de plus en plus décoré avec l’apparition au siècle dernier de guirlandes scintillantes et électriques ainsi que de nouvelles décorations en bois ouvragés et des sujets en pâte à sel&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans ce film au moment où la fillette est entrain de chanter son air de Noël. Derrière elle se trouve un sapin magnifiquement décoré de boules de diverses couleurs, probablement en verre et issues de Meisenthal. Il est couvert de guirlandes brillantes et de grosses lampes électriques qui illuminent tout le salon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fête de famille synonyme de traditions alimentaires, d'amusement et d'amour''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous plonge au cœur d’une fête familiale et des coutumes alimentaires qu’elle implique. Un gros plan est fait sur la table à manger où la famille est réunie. L’image est assez sombre mais nous constatons que cette famille est entrain de diner dans une ambiance conviviale. Sur la table se trouve des cuisses de poulets ou bien de dinde avec des petits accompagnements. Toutefois, cette séquence ne montre rien sur les friandises de Noël qui font parties des traditions régionales depuis plusieurs siècles. Mais il est fort probable que le repas ait été suivit d’une dégustation de Bredele (aussi connu sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin), de pains d’épices aux formes diverses, tantôt religieuses comme Adam et Eve sous l’arbre du paradis, tantôt profanes avec des représentations de fileuses et leurs rouets&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-99. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il aurait pu aussi s’agir de Springerle à base d’anis ou de Spéculatius qui s’imposent comme gâteaux de Noël traditionnels depuis le XVIIIe siècle et pouvant avoir des formes variés&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 22. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À la fin de la séquence, l’heure est à la fête et plusieurs couples s’adonnent à la danse. Ils semblent très amoureux et profitent de ce moment pour se le montrer. Ils s’amusent, plaisantent et boivent même à la bouteille. Il s’agit probablement de crémant ou de champagne mais il arrivait aussi de boire du schnaps lors de la dégustation des Bredele car il permet de fortifier l’âme et de réchauffer le corps et le cœur des gens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le rituel des cadeaux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coutume de s’offrir des cadeaux est implantée en Alsace depuis le XVe siècle au moins. Jusqu’à la Réforme protestante, ils sont apportés aux enfants le jour de la Saint-Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  avant d’être progressivement remis le soir du réveillon de Noël. Depuis le Moyen Âge et l’époque moderne, les cadeaux consistent surtout en remèdes à base de miel, en fruits secs ou bien en pain d’épice. Au XVIe siècle ils se développent encore avec l’apparition de nouvelles friandises mais les enfants se voient aussi offrir des jouets et de l’argent. Les fillettes peuvent recevoir une poupée et les garçons des petits jouets sculptés ou bien des boîtes de coloriages. Toutefois, les cadeaux varient selon le niveau social des familles et beaucoup sont des éléments indispensables dans la vie de tous les jours comme les habits et les chaussures&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 96-98. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Les familles les plus pauvres ne peuvent pas acheter énormément de cadeaux mais beaucoup de paysans fabriquent eux-mêmes des objets utilitaires ou des jouets pour leurs enfants. Ils peuvent avoir une valeur pédagogique comme l’étaient les Stackalaküah, des bâtonnets en formes de veaux, de vaches et de taureau. De ce fait, ils peuvent apprendre à gérer une ferme, ainsi qu’étudier la vie économique à laquelle ils feront face un  jour&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 16-17. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Mais une véritable évolution intervient entre le XIXe et le XXe siècle avec l’avènement de la société de consommation. De ce fait, les populations achètent toujours plus de jouets lors des fêtes de Noël et cela se vérifie aussi en Alsace. Mais cela s’explique aussi grâce aux révolutions industrielles qui ont permises une importante modernisation des jouets pour enfants.&lt;br /&gt;
Dans un plan de notre séquence, la fillette du début est ensuite visible devant le sapin de Noël où elle semble se trouver à côté de paquets emballés. Malheureusement, la qualité de ce passage ne permet pas de discerner beaucoup de choses et nous n’avons aucune image de l’ouverture des cadeaux. Mais nous pouvons supposer par l’intermédiaire de nombreuses sources que cette petite fille a reçu une poupée qui est le jouet par excellence depuis plusieurs siècles. De plus, celle-ci a connu un important développement avec la création du bébé articulé et avec des bébés de plus en plus réalistes&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996 p. 81-92. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Quant aux garçons, ils reçoivent à cette période des jouets comme des petites voitures ou bien des trains qui peuvent parfois être électriques. Ils peuvent provenir de plusieurs sociétés comme par exemple celle de Franck Hornby qui dépose en 1908 la marque Meccano, rapidement suivit par d’autres marques telles que le Constructor en 1921 et Trix en 1933&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Fuchs, Frédéric, « La chanson populaire et traditionnelle d’Alsace », Inspection de l’Éducation Nationale. Circonscription de Thann. En ligne, consulté le 14 décembre 2020, URL : Microsoft Word - HDA Les chants traditionnels en Alsace.doc (ac-strasbourg.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16098</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16098"/>
		<updated>2021-01-02T22:04:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une véritable mécanisation du jouet'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''La tradition de l’arbre de Noël''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un magnifique gâteau en forme de crèche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une traditionnelle réunion de famille''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-02T21:59:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une véritable mécanisation du jouet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La tradition de l’arbre de Noël &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989, p. 66-71. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête..., p. 105. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il devient alors une véritable tradition familiale&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 87-90.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 106-107. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 84-87. &amp;lt;/ref&amp;gt; ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 107-109. &amp;lt;/ref&amp;gt;  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 90-91. &amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 77-80. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 72-77. &amp;lt;/ref&amp;gt; . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace…, p. 14-15.  &amp;lt;/ref&amp;gt;. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un magnifique gâteau en forme de crèche&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 102-106. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes.&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 106. &amp;lt;/ref&amp;gt; En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête…, p. 101-102. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une traditionnelle réunion de famille &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre&amp;lt;ref&amp;gt;Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace…, p. 98-101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16096</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-02T21:32:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation&amp;lt;ref&amp;gt;Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010, p. 101. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens&amp;lt;ref&amp;gt;Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
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Une véritable mécanisation du jouet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train&amp;lt;ref&amp;gt;Ministère de la transition écologique, « Systèmes de transports – Le chemin de fer à crémaillère », Site internet du STRMTG. En ligne, consulté le 17 décembre 2020, URL : Le chemin de fer à crémaillère - Site internet du STRMTG (developpement-durable.gouv.fr). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment&amp;lt;ref&amp;gt;Theimer, François, Les Jouets…, p. 74-78. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
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 &lt;br /&gt;
La tradition de l’arbre de Noël &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme . À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace. Il devient alors une véritable tradition familiale. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs . Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse . Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël  ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries  ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un magnifique gâteau en forme de crèche&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes. En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une traditionnelle réunion de famille &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16095</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
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		<updated>2021-01-02T21:24:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation . C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une véritable mécanisation du jouet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants . C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère. Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail central sur lequel sont entrainées une ou plusieurs roues motrices permettant de faire avancer le train. Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La tradition de l’arbre de Noël &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme . À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace. Il devient alors une véritable tradition familiale. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs . Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse . Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël  ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries  ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un magnifique gâteau en forme de crèche&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes. En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
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Une traditionnelle réunion de famille &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation . C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une véritable mécanisation du jouet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants . C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère.  Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail supplémentaire denté. De ce fait, les locomotives utilisées sur cette voie ferrée possèdent une ou plusieurs roues motrices dentées qui permettent son engrenage avec le rail . Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La tradition de l’arbre de Noël &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme . À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace. Il devient alors une véritable tradition familiale. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs . Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse . Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël  ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries  ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un magnifique gâteau en forme de crèche&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes. En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une traditionnelle réunion de famille &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16093</id>
		<title>Noël dans les années 30(0126FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=No%C3%ABl_dans_les_ann%C3%A9es_30(0126FN0003)&amp;diff=16093"/>
		<updated>2021-01-01T21:35:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Noël dans les années 30&lt;br /&gt;
|fonds=Durr&lt;br /&gt;
|idSupport=0126FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1936&lt;br /&gt;
|video=0126FN0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Weber, Ernest&lt;br /&gt;
|apercu=Noël_1930.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ernest Weber, greffier au tribunal de Strasbourg réalise un film le soir du réveillon de Noël. Il montre à cette occasion l’importance de la convivialité et du partage entre les différents membres de sa famille. De plus, il souligne la place centrale de l’arbre de Noël et des cadeaux avec une insistance toute particulière sur un petit train électrique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Image granuleuse. Mouvement panoramique horizontal montrant une famille obnubilée par un petit train électrique. Un jeune garçon situé à gauche appui sur un bouton qui le stoppe puis le fait repartir. A l’arrière plan se trouve un sapin de Noël magnifiquement décoré. Plan sur un autre garçon situé à l’extrémité de la table où se trouve le train. Panoramique de la droite vers la gauche qui montre toujours cette famille qui discute et plaisante en observant le petit train circuler. L’un des enfants présent au début du film est remplacé cette fois-ci par le père de famille qui fume et donne une petite frappe sur la tête de l’un de ses garçons. Plan sur trois garçons jouant aux cartes à l’emplacement où se trouvait le train électrique. L’image devient blanche. Plan sur l’ensemble des membres de la famille qui trinquent autour d’une crèche positionnée sur la table. Mouvement panoramique montrant ces personnes buvant leur verre et trinquant vers le caméraman. Une des filles présente derrière un panier de fleurs blanches fait des gestes vers la caméra tandis que l’un des garçons tire en arrière son frère pour montrer le reste de sa famille. En réponse à cela, le garçon fait une grimace face à la caméra. Le jeune homme présent à droite vient plaquer son verre contre la caméra. Nouveau plan sur la même petite fille située derrière la table. Celle-ci gesticule dans tous les sens et l’un des hommes situé sur la gauche retourne son verre au-dessus de la table pour montrer aux autres qu’il est vide. Rapide plan sur l’un des enfants, le père et la mère de famille.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 9,5mm est réalisé entre 1925 et 1936. Il s’inscrit donc pendant la période de  l’entre-deux-guerres. Noël qui est la principale fête chrétienne est à l’origine de nombreuses traditions régionales comme le sont l’arbre de Noël, la crèche ou bien le pastrage. Toutefois, sa signification religieuse perd en importance pour être progressivement transformée en fête de la famille, de l’enfant, du partage et de la consommation . C’est à cette occasion que les proches, grands et petits s’offrent des cadeaux et contribuent à renforcer leurs liens . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une véritable mécanisation du jouet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à la révolution industrielle, la plupart des industries connaissent une importante mécanisation. C’est dans ce contexte que nombre de jouets subissent un développement considérable avec l’apparition de jeux de constructions pour les enfants. Le 15 juillet 1901, l’Anglais Franck Hornby est le premier à déposer un brevet concernant un « jouet ou appareil d’éducation mécanique pour enfants et jeunes gens » qui a pour but de divertir et qui permet aux enfants un apprentissage de la mécanique. En 1908, il s’exporte en France en déposant la marque « Meccano », ce qui lui permet d’importer ses jouets dans le pays. Mais il fait rapidement face au développement de nombreux autres concurrents comme Metallic en 1912, Constructor en 1921, Märkin en 1930 et Trix en 1933. Par la suite, ces différents fabricants de jouets multiplient et diversifient ensuite leurs produits afin d’accompagner et de rendre vivantes leurs constructions. Frank Hornby fait par exemple le choix d’ajouter des trains de chemin de fer à ses jeux de construction. Il s’agit au départ de trains mécaniques puis électriques, même si les deux modèles sont réalisés tout le long du XIXe siècle. Mais il développe aussi des petites voitures (les Dinky-Toys) ainsi que de nombreux accessoires liés au chemin de fer qui rajoutent une impression réaliste très recherchée par les enfants . C’est notamment ce qui est visible dans le film d’Ernest Weber où les enfants ainsi que toute leur famille sont obnubilés par le déplacement d’un train de chemin de fer. Celui-ci est sans aucun doute électrique car il possède une lampe à incandescence à l’avant de la locomotive. De plus, nous remarquons que l’un des jeunes garçons s’amuse à appuyer sur un bouton lui permettant de l’arrêter ou de le démarrer. Ce train semble se déplacer sur un circuit à trois rails, ce qui veut probablement dire qu’il s’agit d’un chemin de fer à crémaillère.  Ce type de système consiste en l’ajout d’un rail supplémentaire denté. De ce fait, les locomotives utilisées sur cette voie ferrée possèdent une ou plusieurs roues motrices dentées qui permettent son engrenage avec le rail . Au centre de la ligne de chemin de fer, se trouvent de nombreuses maisons, une gare ferroviaire ainsi que des clôtures, de la végétation et même des petites figurines qui imitent parfaitement une petite ville des années 1930. L’ensemble de ces éléments permettent ainsi aux enfants de se projeter dans cette véritable maquette et ils peuvent se prendre pour des constructeurs ou bien des voyageurs de train. De plus, ces jouets mécaniques connaissent une diffusion d’autant plus marquée par l’intermédiaire des magazines de jouets et de constructions qui tendent à se développer pendant la période de l’entre-deux-guerres. Il y a par exemple le lancement de la revue Meccano magazine qui permet de lier le fabricant et l’utilisateur du jouet en lui proposant des articles illustrés sur les trains de chemins de fer, sur l’aviation et les grands inventeurs. Son rôle est donc pédagogique et permet d’instruire les jeunes garçons désireux d’étudier la mécanique mais elle fait aussi figure de publicité en proposant les dernières nouveautés du moment.&lt;br /&gt;
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La tradition de l’arbre de Noël &lt;br /&gt;
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L’arbre de Noël, aussi appelé Wihnàchtsboim ou Christboim est une tradition très ancienne. Celle-ci proviendrait de la vénération des arbres par les païens lors du solstice d’hiver. Mais le sapin de Noël n’est pas devenu directement un élément incontournable de la fête de Noël. En effet, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme un symbole de paganisme ou de protestantisme . À partir du XIIIe siècle, des morceaux de bois sont ramenés par bon nombre de paysans le soir de Noël, probablement dans le but de décorer leur maison. Mais c’est seulement à partir du XVIe siècle que le fait de couper des arbres pour la fête de Noël est attesté avec une première mention en 1521 pour la ville de Sélestat. Celui-ci est pendant longtemps l’affaire des églises  et des corporations mais il fait progressivement son entrée au sein des foyers alsaciens au cours du XVIIIe siècle  et encore plus au XIXe siècle en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace. Il devient alors une véritable tradition familiale. Toutefois, une différence est à faire entre les régions catholiques où l’arbre n’est pas directement accepté dans les coutumes et les régions protestantes où il fait rapidement partie des mœurs . Mais pour Georges L’Hôte, ce n’est pas le résultat des appartenances religieuses mais plutôt des aires linguistiques. Pour les villes où la langue maternelle est un dialecte allemand, le sapin est attesté et là où la langue de naissance est française, il ne s’y implante qu’après les années 1945. L’arbre de Noël se diffuse ensuite au reste de la France à cause notamment de l’émigration alsacienne au moment de l’annexion de l’Alsace par la Prusse . Il est d’ailleurs dit que « là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël  ». Au début du XXe siècle, le sapin est devenu un élément de décoration incontournable pour la fête de Noël par l’intermédiaire des écoles, des hôpitaux ou des magasins  et il est présent dans la presque totalité des ménages alsaciens.  Ce film d’Ernest Weber nous confirme cette tradition en nous montrant la présence d’un magnifique sapin de Noël dans la salle de vie. Il est visible au début de la séquence, au moment où la famille observe le train électrique mais aussi quand les trois jeunes garçons se divertissent en jouant aux cartes. Concernant la décoration de l’arbre de Noël, elle fait partie intégrante de la tradition.  Au XVIIe siècle, l’arbre de Noël est d’abord décoré par des pommes, des roses en papier, des sucreries  ou encore par des bougies à partir du XVIIIe siècle. Des jouets sont aussi accrochés à celui-ci avant d’être offerts aux enfants le soir du réveillon . Mais c’est seulement au milieu du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées et décorées apparaissent au sein des petits ateliers de verriers présents dans plusieurs montagnes boisées d’Europe. Pour l’Alsace, elles proviennent essentiellement de Meisenthal entre la Lorraine et le Bas-Rhin et ils remplacent progressivement les pommes. De plus, c’est aussi à ce moment qu’émerge la fameuse pointe en verre soufflée entourée d’or et d’argent qui est ensuite placée au sommet de l’arbre. L’aspect décoratif du sapin du Noël est bien visible au sein de cette séquence. Le réalisateur  fait le choix de ne pas s’attarder à montrer l’arbre de Noël dans son intégralité. Toutefois, par de nombreux mouvements panoramiques, il nous permet de visualiser son apparence. Celui-ci est décoré de boules colorées, probablement encore en verre soufflé et de guirlandes lumineuses qui remplacent les bougies du XVIIIe siècle. &lt;br /&gt;
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Un magnifique gâteau en forme de crèche&lt;br /&gt;
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La crèche (Krépf) comme tradition de Noël est utilisée depuis l’Église primitive au sein la liturgie de Noël. Elle est représentée pour la première fois dans les dessins de l’Hortus Deliciarum d’Herrade de Landsberg vers 1170. Les premières crèches de Noël apparaissent au sein des églises au XVe siècle. Mais suite à la Réforme, elles disparaissent des coutumes chez les protestants alors que chez les catholiques elles demeurent chaque année. Des  crèches sont alors confectionnées pour ensuite être déposées à l’intérieur des églises avec la disposition de l’Enfant Jésus, Marie et Joseph, sans oublier le bœuf et l’âne. Celles-ci tendent même à se diffuser en lien avec la réforme catholique et avec le développement de la dévotion à l’Enfant Jésus. Sous la Révolution, les crèches d’églises tendent à disparaître mais se développent à contrario dans les foyers fortunés. C’est à ce moment-là que la crèche se diffuse réellement et qu’elle est ajoutée aux traditions de Noël. Elle est d’ailleurs un thème régulièrement illustré par de nombreux artistes alsaciens tel que Martin Schongauer, que ce soit dans la peinture, la gravure ou la sculpture sur bois. La naissance de Jésus est aussi célébrée par de véritables crèches vivantes où des hommes et des femmes incarnent chacun l’un des personnages. De plus, elles sont progressivement réintégrées dans les coutumes protestantes. En France, les crèches domestiques suivent deux principaux modèles. L’une d’entre-elles est de style sulpicien, c’est-à-dire que les personnages sont produits par des « sainteries », et se diffuse à l’échelle nationale jusqu’en 1970. L’autre est la crèche provençale, constituée de plusieurs santons et fabriquée par des santonniers locaux. Il est question de figurines en argile qui représentent les principaux acteurs de la scène de la nativité mais aussi d’autres personnages désignant les habitants d’un village et leurs différents corps de métiers. Par ce modèle, il y a une volonté de renforcer le patriotisme local et de mettre en avant des particularismes régionaux. C’est celle qui devient le modèle de crèche par excellence et qui se diffuse à l’ensemble de la France avec des spécificités pour chaque région. Dans notre séquence, une crèche de Noël est disposée au milieu de la table où la famille est réunie. Ils trinquent en l’honneur de la naissance de Jésus mais aussi dans le but de partager leur amour. Il est probable qu’il s’agisse d’un gâteau spécialement conçu pour l’occasion  d’où la présence de bougies au sommet de celle-ci. Cette représentation de crèche est d’un style assez simple avec une petite estrade sur laquelle se trouve l’enfant Jésus en son centre. À droite, se trouve une bible couverte d’une croix et sur la gauche, il semble y avoir un berger. Toutefois, il manque Marie et Joseph ainsi que le bœuf et l’âne. Cela s’explique peut-être par la difficulté de représenter l’ensemble des personnages s’il est question d’un gâteau ou bien tout simplement car il s’agit d’une famille protestante et où la sobriété fait partie de la règle. Ce serait pour cela qu’une bible y est représentée pour faire référence à la lecture des textes bibliques et aux chants qui se déroulent le soir de Noël. &lt;br /&gt;
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Une traditionnelle réunion de famille &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film d’Ernest Weber met en lumière l’importance de la famille au moment de la fête de Noël. Il fait le choix de montrer le moment où l’ensemble des personnes présentent autour de la table à manger trinquent à la naissance du Christ. La tradition en Alsace est de prendre un verre de schnaps le soir de Noël dans le but de réchauffer le corps et de fortifier son âme. Mais dans cette séquence, il est probablement question de champagne car toute la famille participe à cette dégustation ainsi que les jeunes enfants. De ce fait, il semble peut probable que les parents ne les laissent consommer un verre entier d’eau de vie. Mais bien que ce ne soit pas montré dans ce film, la fête de Noël est aussi marquée par des coutumes alimentaires très présentes en Alsace. En effet, trois semaines avant le 24 décembre, les foyers alsaciens ont pour habitude de préparer leurs propres gâteaux aux formes et recettes très variées. Il peut s’agir de friandises,  de pains d’épices ou de Bredele (connus sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin) qui se dégustent le soir du réveillon après la messe de minuit, même si dans la pratique, ils font le plaisir de toutes les familles durant tout le mois de décembre. Noël est aussi l’occasion de vivre des moments de partage entre petits et grands. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le début de ce film avec une famille qui discute et rigole en observant le passage d’un train électrique. Dans un autre plan, le réalisateur montre trois jeunes garçons qui jouent aux cartes. Il souhaite ainsi garder des traces de la joie partagée entre frères lors du réveillon de Noël et il souligne par la même occasion la persistance d’une pratique très ancienne. En effet, les jeux de Noël existaient déjà au début de l’époque moderne. Après l’installation de la crèche dans les églises, des jeux de Noël (Weihnachtspiele) se déroulent lors des messes. Ils ont pour but de présenter les différents personnages présents au moment de la naissance de Jésus. Ils expliquent l’histoire de sa venue au monde et donne un message religieux fort. Mais leur fonction est aussi ludique puisque les fidèles s’amusent, chantent et dansent ensemble. Cette pratique est perpétuée au cours du temps avec des représentations au sein des églises mais aussi avec l’instauration de jeux le soir du réveillon qui se diversifie à partir du XXe siècle. Ils produisent de véritables moments de partage, d’amusement et de joie au sein des familles dans l’attente de la naissance de Jésus.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16084</id>
		<title>Bas:Chant de Noël (0090FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16084"/>
		<updated>2020-12-31T11:46:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Chant de Noël&lt;br /&gt;
|fonds=Arnold&lt;br /&gt;
|idSupport=0003FH0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=1925&lt;br /&gt;
|dateFin=1938&lt;br /&gt;
|video=0090FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:56&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Chant_Noël.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Traditions@ Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Cette séquence montre le réveillon de Noël d’une famille Strasbourgeoise. Une petite fille chante devant l’arbre de Noël face aux regards attentifs de ses proches. La soirée se déroule dans la bonne humeur avec un repas copieux qui laisse rapidement place à la danse et aux festivités.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Superposition d’images de mauvaises qualités. Plan sur une petite fille qui chante devant un arbre de Noël. Gros plan sur un morceau du visage de cet enfant.  Mouvement panoramique qui part de cette même petite fille et qui se décale sur l’ensemble de sa famille. Plan très sombre montrant la fillette entrain de toucher des paquets disposés non loin du sapin de Noël. La famille déguste le repas du réveillon. Plan rapproché sur un couple qui danse. Une femme avec des lunettes de soleil boit à la bouteille puis la donne à son mari. Nouveau plan sur le premier couple qui continue de danser. Un homme danse avec sa femme et boit après une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film amateur de format 8mm est réalisé entre 1925 et 1938, au moment de l’entre-deux-guerres. Le réalisateur nous est inconnu. Toutefois, il nous transmet de nombreux moments de cette soirée de Noël avec une insistance toute particulière sur les traditions régionales et sur l’ambiance au sein de sa famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditionnels chants de Noël &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chants de Noël sont une véritable pratique régionale avec de nombreux cantiques qui se sont développés depuis le Moyen Âge . Les familles avaient pour habitude de se réunir autour du sapin et de chanter tous ensemble de petites chansons le soir du réveillon de Noël . Cette pratique s’est maintenue à travers les siècles et elle est toujours présente en Alsace au XIXe siècle comme nous le monde ce film des années 1930. Le réalisateur réalise plusieurs plans consécutifs sur une petite fille entrain de chanter devant l’arbre de Noël. Toute la famille est présente dans le salon pour profiter de ce spectacle. Si les adultes rigolent en l’observant, la petite est quand à elle très concentrée sur les paroles qu’elle a surement travaillé pendant longtemps.  Dans cette séquence, les adultes ne participent pas à la chanson mais les familles avaient pour habitude d’entonner ces petits airs de Noël. Ils possèdent souvent un aspect plutôt mélancolique dans la culture germanique alors qu’ils sont plus joyeux et dansant au sein de la culture française. Le répertoire des chants de Noël est très important et bon nombre d’entres-eux sont nés en Alsace. Le plus ancien est réalisé par le moine Otfried de Wissembourg et date du IXe siècle . Certains datent de l’époque moderne comme les nombreux cantiques réalisés par Heinrich von Laufenberg, prêtre des Johannites de Strasbourg. Il est notamment à l’origine d’un chant qui évoque l’enfant Jésus et la crèche de Noël .  D’autres se développent ensuite avec par exemple Es kommt ein Schiff geladen (1608), O Jesulein Zart (1677) ou Schlaf wohl du Hmmelsknabe (1890). Puis en 1885 apparaît le premier recueil de cantiques et de chansons régionales sous l’initiative de Jean Baptiste Weckerlin. On y trouve notamment le fameux chant de Noël de 1697 : « Il nous est né un petit enfant » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sapin de Noël comme élément central &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sapin est depuis longtemps un élément incontournable durant la période de Noël. Cette tradition aurait pour origine directe la vénération des païens pour les arbres au moment du solstice d’hiver. De ce fait, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme une marque de paganisme et de protestantisme du fait que cette coutume provient des pays scandinaves et germaniques . À partir  du XIIIe siècle, les droits coutumiers donnent des indications sur l’usage de couper des branches de sapin vert pour les ramener chez soi le soir de Noël . Mais c’est véritablement à partir du XVIe siècle que la tradition d’aller couper un arbre de Noël apparaît en Alsace avec une première mention qui en est faite pour la ville de Sélestat en 1521 . Au départ, il se trouve dans les poêles des corporations où les gens venaient fêter Noël  et à l’intérieur des églises où il symbolise l’arbre de vie ainsi que l’arbre de la croix . Puis, c’est au XVIIIe siècle qu’il intègre progressivement les foyers et transforme Noël en fête de la famille et de l’enfant . En Alsace, c’est au cours du XIXe siècle que la tradition de l’arbre de Noël se répand vraiment en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace . Or, il faut distinguer les régions catholiques et protestantes où l’installation d’un arbre de Noël n’est pas uniforme partout. En effet, dans les villes protestantes, cette tradition semble s’enraciner beaucoup plus rapidement . Toutefois, plusieurs documents insistent sur le fait que la coutume de l’arbre de Noël ne dépend pas de la religion mais des aires linguistiques. Par exemple, Georges L’Hôte établit une distinction entre les villes et villages où la langue maternelle parlée est un dialecte allemand et où le sapin y est présent, de ceux où la langue principale est le français, où il n’est implanté qu’après la Seconde Guerre mondiale . Pour le reste de la France, ce n’est qu’après la guerre de 1870-1871 qu’il se diffuse avec l’émigration de nombreux alsaciens  et il est même dit que « Là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël ». Quoi qu’il en soit, dans ce film des années 1930, le sapin de Noël est bel et bien présent au sein de cette famille et les chants ainsi que les cadeaux ne manquent pas à proximité de cet arbre majestueux. &lt;br /&gt;
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le sapin est décoré avec des pommes, des roses en papier, des fils d’or, des sucreries, des bougies et même des jouets . Ensuite, c’est au cours du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées sont fabriquées dans des petits ateliers de verriers disséminés dans les montagnes boisées de toute l’Europe. Pour l’Alsace, ce sont ceux de Meisenthal, entre le Bas-Rhin et la Moselle, qui sont à l’origine de leur fabrication. L’arbre de Noël est de plus en plus décoré avec l’apparition au siècle dernier de guirlandes scintillantes et électriques ainsi que de nouvelles décorations en bois ouvragés et des sujets en pâte à sel . C’est d’ailleurs ce qui est montré dans ce film au moment où la fillette est entrain de chanter son air de Noël. Derrière elle se trouve un sapin magnifiquement décoré de boules de diverses couleurs, probablement en verre et issues de Meisenthal. Il est couvert de guirlandes brillantes et de grosses lampes électriques qui illuminent tout le salon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fête de famille synonyme de traditions alimentaires, d'amusement et d'amour &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous plonge au cœur d’une fête familiale et des coutumes alimentaires qu’elle implique. Un gros plan est fait sur la table à manger où la famille est réunie. L’image est assez sombre mais nous constatons que cette famille est entrain de diner dans une ambiance conviviale. Sur la table se trouve des cuisses de poulets ou bien de dinde avec des petits accompagnements. Toutefois, cette séquence ne montre rien sur les friandises de Noël qui font parties des traditions régionales depuis plusieurs siècles. Mais il est fort probable que le repas ait été suivit d’une dégustation de Bredele (aussi connu sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin), de pains d’épices aux formes diverses, tantôt religieuses comme Adam et Eve sous l’arbre du paradis, tantôt profanes avec des représentations de fileuses et leurs rouets . Il aurait pu aussi s’agir de Springerle à base d’anis ou de Spéculatius qui s’imposent comme gâteaux de Noël traditionnels depuis le XVIIIe siècle et pouvant avoir des formes variés . À la fin de la séquence, l’heure est à la fête et plusieurs couples s’adonnent à la danse. Ils semblent très amoureux et profitent de ce moment pour se le montrer. Ils s’amusent, plaisantent et boivent même à la bouteille. Il s’agit probablement de crémant ou de champagne mais il arrivait aussi de boire du schnaps lors de la dégustation des Bredele car il permet de fortifier l’âme et de réchauffer le corps et le cœur des gens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rituel des cadeaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coutume de s’offrir des cadeaux est implantée en Alsace depuis le XVe siècle au moins. Jusqu’à la Réforme protestante, ils sont apportés aux enfants le jour de la Saint-Nicolas  avant d’être progressivement remis le soir du réveillon de Noël. Depuis le Moyen Âge et l’époque moderne, les cadeaux consistent surtout en remèdes à base de miel, en fruits secs ou bien en pain d’épice. Au XVIe siècle ils se développent encore avec l’apparition de nouvelles friandises mais les enfants se voient aussi offrir des jouets et de l’argent. Les fillettes peuvent recevoir une poupée et les garçons des petits jouets sculptés ou bien des boîtes de coloriages. Toutefois, les cadeaux varient selon le niveau social des familles et beaucoup sont des éléments indispensables dans la vie de tous les jours comme les habits et les chaussures . &lt;br /&gt;
Les familles les plus pauvres ne peuvent pas acheter énormément de cadeaux mais beaucoup de paysans fabriquent eux-mêmes des objets utilitaires ou des jouets pour leurs enfants. Ils peuvent avoir une valeur pédagogique comme l’étaient les Stackalaküah, des bâtonnets en formes de veaux, de vaches et de taureau. De ce fait, ils peuvent apprendre à gérer une ferme, ainsi qu’étudier la vie économique à laquelle ils feront face un  jour . &lt;br /&gt;
Mais une véritable évolution intervient entre le XIXe et le XXe siècle avec l’avènement de la société de consommation. De ce fait, les populations achètent toujours plus de jouets lors des fêtes de Noël et cela se vérifie aussi en Alsace. Mais cela s’explique aussi grâce aux révolutions industrielles qui ont permises une importante modernisation des jouets pour enfants.&lt;br /&gt;
Dans un plan de notre séquence, la fillette du début est ensuite visible devant le sapin de Noël où elle semble se trouver à côté de paquets emballés. Malheureusement, la qualité de ce passage ne permet pas de discerner beaucoup de choses et nous n’avons aucune image de l’ouverture des cadeaux. Mais nous pouvons supposer par l’intermédiaire de nombreuses sources que cette petite fille a reçu une poupée qui est le jouet par excellence depuis plusieurs siècles. De plus, celle-ci a connu un important développement avec la création du bébé articulé et avec des bébés de plus en plus réalistes . &lt;br /&gt;
Quant aux garçons, ils reçoivent à cette période des jouets comme des petites voitures ou bien des trains qui peuvent parfois être électriques. Ils peuvent provenir de plusieurs sociétés comme par exemple celle de Franck Hornby qui dépose en 1908 la marque Meccano, rapidement suivit par d’autres marques telles que le Constructor en 1921 et Trix en 1933 .&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Lalouette, Jacqueline, Jours de fête, Tallandier, Paris, 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser, Gérard, Noël – Wihnachte en Alsace, Edition du Rhin, Mulhouse, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé, Roland, Noël en Alsace, Éditions Jean-Paul Gisserot, Quintin, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Theimer, François, Les Jouets (collection « Que-sais-je ? »), Presses Universitaires de France, Vendôme, 1996.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Chant_de_No%C3%ABl_(0090FH0003)&amp;diff=16083</id>
		<title>Bas:Chant de Noël (0090FH0003)</title>
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		<updated>2020-12-31T11:41:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Chant de Noël&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Cette séquence montre le réveillon de Noël d’une famille Strasbourgeoise. Une petite fille chante devant l’arbre de Noël face aux regards attentifs de ses proches. La soirée se déroule dans la bonne humeur avec un repas copieux qui laisse rapidement place à la danse et aux festivités.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Superposition d’images de mauvaises qualités. Plan sur une petite fille qui chante devant un arbre de Noël. Gros plan sur un morceau du visage de cet enfant.  Mouvement panoramique qui part de cette même petite fille et qui se décale sur l’ensemble de sa famille. Plan très sombre montrant la fillette entrain de toucher des paquets disposés non loin du sapin de Noël. La famille déguste le repas du réveillon. Plan rapproché sur un couple qui danse. Une femme avec des lunettes de soleil boit à la bouteille puis la donne à son mari. Nouveau plan sur le premier couple qui continue de danser. Un homme danse avec sa femme et boit après une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film amateur de format 8mm est réalisé entre 1925 et 1938, au moment de l’entre-deux-guerres. Le réalisateur nous est inconnu. Toutefois, il nous transmet de nombreux moments de cette soirée de Noël avec une insistance toute particulière sur les traditions régionales et sur l’ambiance au sein de sa famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditionnels chants de Noël &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chants de Noël sont une véritable pratique régionale avec de nombreux cantiques qui se sont développés depuis le Moyen Âge . Les familles avaient pour habitude de se réunir autour du sapin et de chanter tous ensemble de petites chansons le soir du réveillon de Noël . Cette pratique s’est maintenue à travers les siècles et elle est toujours présente en Alsace au XIXe siècle comme nous le monde ce film des années 1930. Le réalisateur réalise plusieurs plans consécutifs sur une petite fille entrain de chanter devant l’arbre de Noël. Toute la famille est présente dans le salon pour profiter de ce spectacle. Si les adultes rigolent en l’observant, la petite est quand à elle très concentrée sur les paroles qu’elle a surement travaillé pendant longtemps.  Dans cette séquence, les adultes ne participent pas à la chanson mais les familles avaient pour habitude d’entonner ces petits airs de Noël. Ils possèdent souvent un aspect plutôt mélancolique dans la culture germanique alors qu’ils sont plus joyeux et dansant au sein de la culture française. Le répertoire des chants de Noël est très important et bon nombre d’entres-eux sont nés en Alsace. Le plus ancien est réalisé par le moine Otfried de Wissembourg et date du IXe siècle . Certains datent de l’époque moderne comme les nombreux cantiques réalisés par Heinrich von Laufenberg, prêtre des Johannites de Strasbourg. Il est notamment à l’origine d’un chant qui évoque l’enfant Jésus et la crèche de Noël .  D’autres se développent ensuite avec par exemple Es kommt ein Schiff geladen (1608), O Jesulein Zart (1677) ou Schlaf wohl du Hmmelsknabe (1890). Puis en 1885 apparaît le premier recueil de cantiques et de chansons régionales sous l’initiative de Jean Baptiste Weckerlin. On y trouve notamment le fameux chant de Noël de 1697 : « Il nous est né un petit enfant » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sapin de Noël comme élément central &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sapin est depuis longtemps un élément incontournable durant la période de Noël. Cette tradition aurait pour origine directe la vénération des païens pour les arbres au moment du solstice d’hiver. De ce fait, il a pendant longtemps suscité l’indignation de l’Église catholique qui le perçoit comme une marque de paganisme et de protestantisme du fait que cette coutume provient des pays scandinaves et germaniques . À partir  du XIIIe siècle, les droits coutumiers donnent des indications sur l’usage de couper des branches de sapin vert pour les ramener chez soi le soir de Noël . Mais c’est véritablement à partir du XVIe siècle que la tradition d’aller couper un arbre de Noël apparaît en Alsace avec une première mention qui en est faite pour la ville de Sélestat en 1521 . Au départ, il se trouve dans les poêles des corporations où les gens venaient fêter Noël  et à l’intérieur des églises où il symbolise l’arbre de vie ainsi que l’arbre de la croix . Puis, c’est au XVIIIe siècle qu’il intègre progressivement les foyers et transforme Noël en fête de la famille et de l’enfant . En Alsace, c’est au cours du XIXe siècle que la tradition de l’arbre de Noël se répand vraiment en lien avec la « germanisation » systémique de l’Alsace . Or, il faut distinguer les régions catholiques et protestantes où l’installation d’un arbre de Noël n’est pas uniforme partout. En effet, dans les villes protestantes, cette tradition semble s’enraciner beaucoup plus rapidement . Toutefois, plusieurs documents insistent sur le fait que la coutume de l’arbre de Noël ne dépend pas de la religion mais des aires linguistiques. Par exemple, Georges L’Hôte établit une distinction entre les villes et villages où la langue maternelle parlée est un dialecte allemand et où le sapin y est présent, de ceux où la langue principale est le français, où il n’est implanté qu’après la Seconde Guerre mondiale . Pour le reste de la France, ce n’est qu’après la guerre de 1870-1871 qu’il se diffuse avec l’émigration de nombreux alsaciens  et il est même dit que « Là où se trouve une famille alsacienne, là est un arbre de Noël ». Quoi qu’il en soit, dans ce film des années 1930, le sapin de Noël est bel et bien présent au sein de cette famille et les chants ainsi que les cadeaux ne manquent pas à proximité de cet arbre majestueux. &lt;br /&gt;
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le sapin est décoré avec des pommes, des roses en papier, des fils d’or, des sucreries, des bougies et même des jouets . Ensuite, c’est au cours du XIXe siècle que les premières boules de verre soufflées sont fabriquées dans des petits ateliers de verriers disséminés dans les montagnes boisées de toute l’Europe. Pour l’Alsace, ce sont ceux de Meisenthal, entre le Bas-Rhin et la Moselle, qui sont à l’origine de leur fabrication. L’arbre de Noël est de plus en plus décoré avec l’apparition au siècle dernier de guirlandes scintillantes et électriques ainsi que de nouvelles décorations en bois ouvragés et des sujets en pâte à sel . C’est d’ailleurs ce qui est montré dans ce film au moment où la fillette est entrain de chanter son air de Noël. Derrière elle se trouve un sapin magnifiquement décoré de boules de diverses couleurs, probablement en verre et issues de Meisenthal. Il est couvert de guirlandes brillantes et de grosses lampes électriques qui illuminent tout le salon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fête de famille aux traditions alimentaires &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous plonge au cœur d’une fête familiale et des coutumes alimentaires qu’elle implique. Un gros plan est fait sur la table à manger où la famille est réunie. L’image est assez sombre mais nous constatons que cette famille est entrain de diner dans une ambiance conviviale. Sur la table se trouve des cuisses de poulets ou bien de dinde avec des petits accompagnements. Toutefois, cette séquence ne montre rien sur les friandises de Noël qui font parties des traditions régionales depuis plusieurs siècles. Mais il est fort probable que le repas ait été suivit d’une dégustation de Bredele (aussi connu sous le nom de Bredala dans le Haut-Rhin), de pains d’épices aux formes diverses, tantôt religieuses comme Adam et Eve sous l’arbre du paradis, tantôt profanes avec des représentations de fileuses et leurs rouets . Il aurait pu aussi s’agir de Springerle à base d’anis ou de Spéculatius qui s’imposent comme gâteaux de Noël traditionnels depuis le XVIIIe siècle et pouvant avoir des formes variés . À la fin de la séquence, l’heure est à la fête et plusieurs couples s’adonnent à la danse. Ils semblent très amoureux et profitent de ce moment pour se le montrer. Ils s’amusent, plaisantent et boivent même à la bouteille. Il s’agit probablement de crémant ou de champagne mais il arrivait aussi de boire du schnaps lors de la dégustation des Bredele car il permet de fortifier l’âme et de réchauffer le corps et le cœur des gens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rituel des cadeaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coutume de s’offrir des cadeaux est implantée en Alsace depuis le XVe siècle au moins. Jusqu’à la Réforme protestante, ils sont apportés aux enfants le jour de la Saint-Nicolas  avant d’être progressivement remis le soir du réveillon de Noël. Depuis le Moyen Âge et l’époque moderne, les cadeaux consistent surtout en remèdes à base de miel, en fruits secs ou bien en pain d’épice. Au XVIe siècle ils se développent encore avec l’apparition de nouvelles friandises mais les enfants se voient aussi offrir des jouets et de l’argent. Les fillettes peuvent recevoir une poupée et les garçons des petits jouets sculptés ou bien des boîtes de coloriages. Toutefois, les cadeaux varient selon le niveau social des familles et beaucoup sont des éléments indispensables dans la vie de tous les jours comme les habits et les chaussures . &lt;br /&gt;
Les familles les plus pauvres ne peuvent pas acheter énormément de cadeaux mais beaucoup de paysans fabriquent eux-mêmes des objets utilitaires ou des jouets pour leurs enfants. Ils peuvent avoir une valeur pédagogique comme l’étaient les Stackalaküah, des bâtonnets en formes de veaux, de vaches et de taureau. De ce fait, ils peuvent apprendre à gérer une ferme, ainsi qu’étudier la vie économique à laquelle ils feront face un  jour . &lt;br /&gt;
Mais une véritable évolution intervient entre le XIXe et le XXe siècle avec l’avènement de la société de consommation. De ce fait, les populations achètent toujours plus de jouets lors des fêtes de Noël et cela se vérifie aussi en Alsace. Mais cela s’explique aussi grâce aux révolutions industrielles qui ont permises une importante modernisation des jouets pour enfants.&lt;br /&gt;
Dans un plan de notre séquence, la fillette du début est ensuite visible devant le sapin de Noël où elle semble se trouver à côté de paquets emballés. Malheureusement, la qualité de ce passage ne permet pas de discerner beaucoup de choses et nous n’avons aucune image de l’ouverture des cadeaux. Mais nous pouvons supposer par l’intermédiaire de nombreuses sources que cette petite fille a reçu une poupée qui est le jouet par excellence depuis plusieurs siècles. De plus, celle-ci a connu un important développement avec la création du bébé articulé et avec des bébés de plus en plus réalistes . &lt;br /&gt;
Quant aux garçons, ils reçoivent à cette période des jouets comme des petites voitures ou bien des trains qui peuvent parfois être électriques. Ils peuvent provenir de plusieurs sociétés comme par exemple celle de Franck Hornby qui dépose en 1908 la marque Meccano, rapidement suivit par d’autres marques telles que le Constructor en 1921 et Trix en 1933 .&lt;br /&gt;
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		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Mt_ste_Odile.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui met en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couvent du Mont Sainte-Odile.jpg|vignette|Le couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg|vignette|Le Bâtiment d'entrée du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt; De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, ''Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile'', I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, ''Le Mont Sainte-Odile'', I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Minor, Jean-Marie, ''Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile'', Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14713</id>
		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14713"/>
		<updated>2020-05-09T22:58:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FS0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0129FS0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:15:00&lt;br /&gt;
|genre=Fiction&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Mt_ste_Odile.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couvent du Mont Sainte-Odile.jpg|vignette|Le couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg|vignette|Le Bâtiment d'entrée du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt; De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
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'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, ''Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile'', I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, ''Le Mont Sainte-Odile'', I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Minor, Jean-Marie, ''Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile'', Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:56:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FS0003&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
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|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couvent du Mont Sainte-Odile.jpg|vignette|Le couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg|vignette|Le Bâtiment d'entrée du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt; De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, ''Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile'', I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015. &lt;br /&gt;
Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, ''Le Mont Sainte-Odile'', I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015.&lt;br /&gt;
Le Minor, Jean-Marie, ''Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile'', Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14711</id>
		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14711"/>
		<updated>2020-05-09T22:50:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FS0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0129FS0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:15:00&lt;br /&gt;
|genre=Fiction&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Mt_ste_Odile.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couvent du Mont Sainte-Odile.jpg|vignette|Le couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg|vignette|Le Bâtiment d'entrée du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
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[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt; De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
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'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
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[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14710</id>
		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:48:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
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|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couvent du Mont Sainte-Odile.jpg|vignette|Le couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg|vignette|Le Bâtiment d'entrée du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Fichier:Hortus_Deliciarum.jpg|vignette|Copie d'une page de l'Hortus Deliciarum. ©Wikipédia]] De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:46:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couvent du Mont Sainte-Odile.jpg|vignette|Le couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg|vignette|Le Bâtiment d'entrée du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Hortus_Deliciarum.jpg|vignette|Copie d'une page de l'Hortus Deliciarum. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14708</id>
		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:43:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FS0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0129FS0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:15:00&lt;br /&gt;
|genre=Fiction&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Mt_ste_Odile.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couvent du Mont Sainte-Odile.jpg|vignette|Le couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg|vignette|Le Bâtiment d'entrée du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Hortus_Deliciarum.jpg|vignette|Copie d'une page de l'Hortus Deliciarum. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
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'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
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[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:35:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
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|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
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|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couvent du Mont Sainte-Odile.jpg|vignette|Le couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg|vignette|Le Bâtiment d'entrée du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Couvent_du_Mont_Sainte-Odile.jpg&amp;diff=14706</id>
		<title>Fichier:Couvent du Mont Sainte-Odile.jpg</title>
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		<updated>2020-05-09T22:34:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Photo du couvent du Mont Sainte-Odile&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14705</id>
		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:29:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FS0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0129FS0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:15:00&lt;br /&gt;
|genre=Fiction&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Mt_ste_Odile.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg|vignette|Le Bâtiment d'entrée du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
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'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
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[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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		<title>Fichier:Le Bâtiment d'entrée.jpg</title>
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		<updated>2020-05-09T22:27:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Photo du bâtiment d'entrée&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:23:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
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|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eglise conventuelle.jpg|vignette|Le maître-autel de l'église conventuelle. ©Wikimédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Un morceau des terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Eglise_conventuelle.jpg&amp;diff=14702</id>
		<title>Fichier:Eglise conventuelle.jpg</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L'intérieur de l'église conventuelle&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:12:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Mt_ste_Odile.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_tombeau_de_sainte_Odile.jpg|vignette|Le tombeau de Sainte Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Les terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14700</id>
		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:07:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FS0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0129FS0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
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|duree=00:15:00&lt;br /&gt;
|genre=Fiction&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Mt_ste_Odile.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
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[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Les terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14699</id>
		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T22:04:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
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|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
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|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La_stèle_romane_historiée.jpg:|vignette|L'une des faces de la stèle romane historiée. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Les terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Le_Mont_Sainte-Odile_(0129FS0003)&amp;diff=14698</id>
		<title>Le Mont Sainte-Odile (0129FS0003)</title>
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		<updated>2020-05-09T21:53:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Massimo Gallippi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Le Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FS0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1956&lt;br /&gt;
|video=0129FS0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:15:00&lt;br /&gt;
|genre=Fiction&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Mt_ste_Odile.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Mont Sainte-Odile&lt;br /&gt;
|username=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|userrealname=Massimo Gallippi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-09&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Géo Rieb (1909-1993), grand passionné d’image et de nature, réalise plusieurs séquences sur  le site du Mont Sainte-Odile et ses alentours en 1956. C’est l’occasion pour lui de souligner la beauté du paysage et du patrimoine alsacien.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Affichage du titre : « Le Mont Sainte Odile ». « Joyau de l’Alsace ». « Réalisation Géo Rieb ». « Avec la collaboration de Louis Fritsch Membre fondateur des Amis du Mont Ste Odile. » Léger panoramique horizontal du piémont vosgien avec vue sur des collines et sur un village alsacien perceptible au loin. Plan montrant des vignes avec une montagne en arrière plan. Une route en pleine nature. Panoramique vers la gauche qui montre des vaches se déplaçant dans une prairie. La Chapelle Saint-Nicolas au milieu de la prairie. Plan rapproché de ce même bâtiment. Panoramique vertical partant de la base des arbres jusqu’à leur sommet. Plan sur un chemin au milieu des arbres. Panoramique vertical insistant sur l’impressionnante hauteur des arbres. Panoramique vers la gauche montrant la forêt. Lent panoramique vers la droite où l’on observe des arbres à l’avant  d’un ciel sombre et nuageux en arrière plan. Un arbre devant un ciel nuageux. Panoramique qui vertical de bas en haut pour mettre en évidence la longueur du Mur païen. Plan sur ce même mur. Une main d’enfant montre une fente creusée dans la pierre. Un tenon en bois est déposé dans ce creux présent dans la pierre. Panoramique vertical d’un muret de pierre. Plan sur deux tracés creusés dans le sol au milieu des arbres. Panoramique vertical de ces deux tracés. Un enfant montre à la caméra des rainures présentes dans la pierre. Rapide panoramique de gauche à droite pour montrer un mur de pierre. Reste d’un mur de pierre avec l’apparition d’une fosse creusée dans le sol. Gros plan sur cette fosse. Court panoramique vertical montrant les montagnes au loin. Panoramique de droite à gauche sur les montagnes vosgiennes et arrêt sur un arbre. Panoramique vers la gauche sur les hauteurs vosgiennes avec une ruine visible de loin, (possiblement un morceau de l’abbaye de Niedermunster). Plan rapproché de cette même ruine avec des arbres bougeant sous le vent. Léger panoramique de bas en haut sur une clairière avec de la roche au milieu des arbres. Plan sur des arbres très sombres avec un peu de soleil en arrière plan. Panoramique de bas en haut sur une clairière. Panoramique vertical sur des roches aux formes atypiques. Léger panoramique horizontal vers la gauche de ces mêmes roches avec une vue plus éloignée permettant de voir les arbres alentours. Plan sur le couvent du Mont Sainte-Odile visible au loin. Panoramique de gauche à droite sur ce même couvent. Léger panoramique vers la gauche suivant la descente d’un escalier. Panoramique de bas en haut sur des ruines laissant apparaître une station en céramique du Chemin de Croix qui orne les parois rocheuses du plateau du couvent. Plan rapproché sur cette même représentation laissant apparaître un homme avec une auréole au-dessus de la tête (probablement Jésus Christ) et un autre assis devant lui. Station avec une représentation iconographique où deux hommes transportent le corps du Christ. Marie portant Jésus dans ses bras. Vue rapprochée de Marie portant Jésus. Panoramique vers la gauche s’arrêtant sur la Grotte de Lourdes où se trouve une statue de la Vierge Marie. Plan rapproché sur cette même Vierge au milieu des fleurs. Le petit cimetière du couvent. Plan donnant sur un escalier aboutissant au bâtiment d’entrée, dit Saint-Léon. Léger panoramique de bas en haut montrant le portail d’entrée de ce bâtiment. Plan effectué depuis le passage couvert du bâtiment d’entrée qui montre la cour dite des Pèlerins (ou des Tilleuls) où se trouve des arbres et des bancs. Panoramique horizontal de cette même cour qui se termine sur l’église conventuelle. Plan où l’on voit une procession d’hommes d’Église. Ils arrivent devant un autel extérieur. Le prête fait chanter les fidèles. Il récite la messe devant l’autel. Plan éloigné de l’autel avec au premier plan les fidèles écoutant la messe. Arrivée des enfants de cœur. Procession des enfants de cœur. Plan sombre sur le fond de la basilique du Mont Sainte-Odile. Gros plan sur le maître-autel de l’église. Panoramique de bas en haut sur deux anges soutenant de leurs bras tendus une couronne qui forme une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Panoramique horizontal sur une scène  issue du chemin de Croix de Charles Spindler qui montre Jésus crucifié sur la croix. Gros plan sur cette même scène. Mouvement panoramique de bas en haut sur un crucifix accroché à une colonne. Panoramique vertical sur un vitrail de la nef montrant la naissance de Jésus. Gros plan sur la scène où Marie et Joseph voyageant sur un âne.  Scène de la salutation de Jésus et Marie par des bergers. Les donations des rois Mages à l’enfant Jésus. Panoramique vertical montrant l’entrée de la cour du Cloître avec en arrière plan une statue de Sainte Odile. Gros plan sur la statue de sainte Odile. Panoramique de gauche à droite donnant sur le cloître où une femme est entrain de courir vers la caméra. Plan sur une façade du couvent puis assombrissement de l’image. Panoramique très sombre de la Chapelle de la Croix. Plan éloigné de la colonne centrale de cette même chapelle. Panoramique vertical partant du bas vers le haut sur la colonne centrale de la chapelle et se terminant sur son chapiteau à large tailloir. Plan sombre sur une porte qui s’ouvre et se referme. Panoramique horizontal puis vertical de la Chapelle Sainte-Odile. Plan sur le tombeau de sainte Odile. Mouvement panoramique partant du tombeau et se finissant sur l’autel de la chapelle.  Panoramique vertical sur le tombeau de Sainte Odile. Gros plan sur une plaque de bronze qui mentionne : « Sepulcrum Sanctae Odiliae Virginis » (« Sépulture de la vierge Sainte Odile »). Porte en fer forgée située dans la galerie du cloître, à l’entrée de la partie romane. Panoramique sur des peintures montrant Jésus et des anges avec une porte se trouvant au milieu du mur. Nombreuses peintures entourant deux portes d’entrées. Panoramique de bas en haut sur la stèle romane historiée où sont sculptées trois faces différentes mais où seule la face où se trouve une Vierge à l’Enfant avec à ses pieds les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent, est visible. Peinture des différentes abbesses de l’abbaye. Gros plan sur les peintures des  abbesses. Plan sur le titre d’une page d’un manuscrit où il est écrit : « Hortus Deliciarum » («Jardin des délices »). La page se tourne et laisse place à une image du Christ entouré de saints et d’inscriptions en latin. Scène montrant surement Odile accompagnée de moniales recevant la clé du monastère par son père. Au-dessus se trouve Jésus avec à sa droite Marie et le disciple Pierre. Une page montre la scène de la Sainte Église où une femme avec une couronne sur la tête est assise au milieu de nombreux religieux. Au-dessus des anges combattent des démons. Deux hommes simulent un combat avec des marionnettes. Scène de repas. Page montrant les différents signes astrologiques. Un pharaon tiré par un cheval et un homme. Page avec une scène où Jésus est assis sur un trône entouré d’anges et une autre où un ange est entouré d’autres anges. Gros plan sur une femme accrochée à un dragon qui se fait brulée par des personnages avec en-dessous un roi assit en tailleur. Effet avec le passage d’une bande noir marquant la fin de la présentation de ce manuscrit. Plan effectué de nuit sur la porte en fer forgé située dans la galerie du cloître. Panoramique de bas en haut sur un vitrail (peut-être de la chapelle Saint-Pierre). Plan sombre d’un couloir. Panoramique horizontal des terrasses où l’on observe un couple qui se promène. En arrière plan, il y a à gauche la chapelle des Anges et à droite la chapelle des Larmes. Un enfant court. Léger panoramique vers la droite avec en fond la chapelle des Larmes. Gros plan sur la chapelle où deux femmes sont visibles à l’entrée du bâtiment. Mouvement panoramique sombre à l’intérieur de la chapelle des Larmes. Plan sur l’extérieur du bâtiment avec une femme qui est entrain d’en sortir. Panoramique vers la gauche montrant les deux chapelles. Gros plan sur l’Ange au sommet de la chapelle des Anges. Plan sur le bas de ce bâtiment. Panoramique vertical de l’autel de la chapelle des Anges. Panoramique horizontal des murs de la chapelle où se trouvent des représentations iconographiques. Plan sombre sur d’autres peintures de la chapelle des Anges. Panoramique vertical montrant la tourelle panoramique. Gros plan sur la tourelle Panoramique où l’on voit sainte Odile bénir la plaine. Vue en plongée de la plaine d’Alsace. Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Image noire avec écrit « FIN ». L’image devient complètement noire.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce film au format 8mm s’inscrit dans de nombreuses autres réalisations de Géo Rieb qui ont pour thèmes ses activités au sein des Éclaireurs Unionistes, sa vie familiale, la musique de son père mais aussi l’architecture régionale et la nature. Ses films ont été tournés avec un soin extrême et il élabore des notices pour chacun d’entres-eux. Son amour pour ses réalisations est perceptible dans les projections publiques qu’il organisait une fois par an et dans les commentaires qu’il en faisait à ces occasions. Par ce film sur le Mont Sainte-Odile, il souhaite créer une œuvre pédagogique qui mettre en lumière l’architecture régionale et la beauté des paysages alsaciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Mont Sainte-Odile et ses alentours : entre vestiges et pleine nature'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mur païen.jpg|vignette|Un morceau du mur païen près du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chemin de Croix.jpg|vignette|Fresque du Chemin de Croix du céramiste Léon Elschinger (1871-1942). ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le début de cette séquence nous fait voir plusieurs plans successifs sur les alentours du Mont Sainte-Odile. Nous observons la beauté du massif vosgien avec ses superbes forêts, ses prairies et les vaches qui y sont présentes. Le réalisateur fait le choix de commencer son film par des vues sur la plaine d’Alsace et sur un village présent sur le piémont vosgien. Il s’agit surement de la commune de Saint-Nabor, dans le canton de Rosheim. Il use de nombreux mouvements panoramiques verticaux et horizontaux pour insister sur l’imposante forêt vosgienne et sur l’impressionnante hauteur des arbres qui la composent. Au pied du Mont Sainte-Odile, se trouve l’abbaye de Niedermunster et la chapelle Saint-Nicolas, tous les deux classés Monuments historiques dès 1846.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Edition, Bernardswiller, 2015, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt; Géo Rieb insiste sur l’architecture de ce bâtiment qui date du XIIe siècle. En ruine depuis la Révolution française, cette chapelle est reconstruite entre 1848 et 1850 avec des matériaux anciens sous l’impulsion de l’architecte E. Cron.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 156-157. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À proximité du mont Sainte-Odile se trouve aussi un incroyable Mur païen, long de plus de 10 kilomètres. Il est large de 1,6 à 1,8 mètres et était probablement haut de 3 à 5 mètres. La date exacte de sa construction n’est pas connue mais il est probable qu’il ait été construit pendant l’Âge du Bronze final (1200 à 800 avant J.-C.) ou bien plus certainement au VIIe siècle, pendant la période mérovingienne. Quant à sa fonction, elle aussi méconnue, elle serait liée à la résidence du duc se trouvant au sommet de la montagne.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile, I.D. L’Édition, Bernardswiller, 2015, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  Le réalisateur de ce film réalise plusieurs séquences de ce Mur païen dont l’objectif est à la fois l’immortalisation d’un patrimoine historique mais aussi la transmission de techniques anciennes. Il souhaite expliquer au public qui regarde son film que ce mur a été construit en suivant la technique de maçonnerie de « l’appareil cyclopéen » qui consiste en la superposition de blocs de grès. Ceux-ci possèdent des encoches où étaient placés des tenons en chêne en forme de double queue d’aronde pour renforcer la cohésion du mur.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 7.  &amp;lt;/ref&amp;gt;  C’est notamment ce que l’on voit avec une séquence où se trouve un enfant incérant un tenon en bois dans une encoche vide d’un des blocs de pierre de ce Mur. Plusieurs plans nous montrent le sommet du Mont Sainte-Odile en insistant sur le « poudingue de Sainte-Odile ». Il s’agit d’un plateau rocheux en grès rose formé par des sables anciens indurés et chargés en galet blancs ou gris. Celui-ci fait une vingtaine de mètres de haut et impressionne par ses formes atypiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 10. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Un Chemin de Croix composé de 14 stations a été installé le long des parois rocheuses de ce plateau entre 1933 et 1935 par le céramiste Léon Elschinger (1871-1942).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 153. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Leur but est de montrer aux visiteurs se rendant au couvent, les scènes principales de la vie du Christ. Certaines sont d’ailleurs visibles dans le film de Géo Rieb avec par exemple celle où Marie pleure la mort de son fils Jésus. À proximité, se trouve une grotte de Lourdes avec les statues de la Vierge et de sainte Bernadette en prière. Installées en 1904, elles sont toutes les deux remplacées en 1936 par de nouvelles versions en céramiques produites par Léon Elschinger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile, Édition Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003, p. 88. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Sans oublier, le cimetière du couvent, créé en 1861 en contre-bas du plateau rocheux. Depuis 1887, on y trouve les anciens directeurs et plusieurs sœurs du couvent du Mont Sainte-Odile, ainsi que l’artiste Georges Ritleng, l’ancien directeur de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 152. &amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le couvent du Mont Sainte-Odile comme haut-lieu d’histoire et de pèlerinage''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couvent du Mont Sainte-Odile, anciennement appelé de Hohenbourg  qui se trouve au sommet du plateau rocheux à 763 mètres, est classé Monument Historique depuis 1840.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 2. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son origine s’inscrirait dans un contexte où les rois d’Austrasie ont nommé le duc Eticho pour gouverner et surveiller la région orientale du royaume qui se situe entre les Vosges et le Rhin, c’est-à-dire l’Alsace. Celui-ci aurait confié son château à sa fille Odile, qu’elle transforme en couvent vers 680.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les informations connues sur Sainte Odile sont en majeure partie légendaire. Elle serait née vers 660 et morte en 720 (le 13 décembre selon la tradition). On la représente traditionnellement en costume d’abbesse bénédictine tenant une crosse et possède comme attribut caractéristique, un livre ouvert avec deux yeux qui insinue la guérison miraculeuse de sa cécité.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, 16. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Après sa mort, le couvent a connu un incroyable essor sous l’impulsion de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). C’est de cette époque que dateraient la partie basse des murs de la basilique, de la chapelle de la Croix et des chapelles des Larmes et des Anges. Puis ensuite avec Herrade de Landsberg qui appelle les Prémontrés d’Étival pour desservir l’abbaye. Elle est notamment à l’origine de l’''Hortus Déliciarum'', un célèbre ouvrage manuscrit. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par la reconstruction des bâtiments conventuels par les Prémontrés, notamment suite à l’incendie de 1546. Après la Révolution française, le Mont Sainte-Odile est vendu comme Bien National à un particulier et de multiples propriétaires se succèdent ensuite, avec par exemple le chanoine F.L. Rumpler de 1796 à 1806. Puis il est racheté en 1853 par Mgr André Raess (1794-1887) qui réhabilite le pèlerinage du Mont Sainte-Odile, qui prend un nouvel essor avec l’œuvre du vicaire général Nicolas Schir (1794-1864). Suite à la Première Guerre mondiale, d’importantes transformations sont apportées au couvent sous la direction de Mgr Charles Ruch, évêque de Strasbourg de 1919 à 1945 et ensuite par Mgr Joseph Brunissen.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 25-31.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’ensemble de ce couvent est montré dans le film de Géo Rieb qui décide de réaliser la majeure partie de sa séquence sur les différentes parties de ce Monument historique. Depuis la mort de sainte Odile, le site est devenu un haut-lieu de prières et de pèlerinage. Cela est visible dans des plans successifs montrant une procession d’hommes d’Église et un rassemblement de personnes écoutant la messe.  Parmi les principales fêtes du couvent, il y a la célébration de la Sainte-Odile le 13 décembre ou bien la Translation des reliques dite « Sainte-Odile d’été ». De plus, une adoration perpétuelle est faite par des groupes d’adorateurs qui se relaient chaque semaine depuis 1931. Ce lieu de pèlerinage est devenu incontournable en Alsace. Les parois de la chapelle Sainte-Odile atteste bien de cela, puisqu’elles étaient tapissées d’ex-voto (plaques, tableaux ou objets qui portent une formulation de reconnaissance d’un vœu ou de remerciement d’une grâce obtenue, supprimés vers 1930. « Ils sont un précieux témoignage de la dévotion et de l’artisanat populaire. »&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 141. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des bâtiments conventuels largement remaniés au cours du temps'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour des Pèlerins et l'église conventuelle.jpg|vignette|La cour des Pèlerins et l'église conventuelle. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:La cour du Cloître.jpg|vignette|La cour du Cloître du couvent du Mont Sainte-Odile. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb réalise une magnifique séquence présentant l’ensemble des bâtiments conventuels du Mont Sainte-Odile. Il choisit pour cela de filmer cette abbaye en suivant une certaine logique. Après avoir présenté le chemin de Croix, il réalise un mouvement panoramique sur l’escalier donnant sur le bâtiment d’entrée, aussi appelé Saint-Léon. Celui-ci a été construit entre 1734 et 1738 dans le but de servir d’hôtellerie pour les pèlerins.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’origine, ce bâtiment ne possédait qu’un seul étage avec un toit asymétrique dont le but était de le protéger des intempéries qui arrivaient du sud-ouest. Mais en 1899, un deuxième étage est rajouté avec un haut toit noir.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Dans notre film, le réalisateur nous permet, à l’aide d’un panoramique vertical de mieux apprécier la hauteur de ce bâtiment et de voir ses deux étages. Sa façade extérieure est tapissée d’ardoises pour la protéger des intempéries.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 36-37.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Mais en 1956, elles vivent leurs derniers moments, puisqu’elles sont progressivement supprimées. Son portail d’entrée s’ouvre sur un passage voûté qui amène à la cour des Pèlerins. Cette séquence ne rend pas obligatoirement compte des petits détails mais au-dessus de ce portail, se trouve une niche avec une statuette de sainte Odile datant surement de 1855-1860. Quant à l’inscription inscrite au même endroit, elle date des travaux de Robert Danis effectués en 1935 où il est écrit : « ''Hic s[anc]ta floruit et semper regnat odilia praesul alsatiae mater'' » (« Ici brilla et règne toujours la sainte abbesse Odile mère de l’Alsace »).&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Une fois passé le portail d’entrée, les visiteurs arrivent dans la cour des Pèlerins qui a beaucoup changé au cours du temps. Le réalisateur montre à l’aide de différents plans, les différents bâtiments qui sont encore présents de nos jours, avec en son centre une allée de tilleuls datant du XVIIIe siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En regardant cette cour depuis le passage couvert comme le montre un des plans de Géo Rieb, les visiteurs observent sur leur gauche, le bâtiment Sainte-Eugénie qui avait été surélevé entre 1904 et 1908. Au fond, il y a la salle des Pèlerins, un bâtiment construit entre 1929 et 1930&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouvent en son sein des peintures de blasons de villes et villages alsaciens. Ils évoquent les groupes d’adorateurs et de pèlerins en provenance de toute l’Alsace. Ce bâtiment comble l’espace anciennement vide entre les vieux bâtiments conventuels et le bâtiment Sainte-Eugénie&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 43. &amp;lt;/ref&amp;gt;, avec à sa droite, l’église du couvent.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’arrière de celle-ci, il y a le cloître datant de la reconstruction par les Prémontrés au XVIIe siècle, mais remanié par Robert Danis pendant les travaux de 1935. En son sein, se trouve notamment la statue de sainte Odile et celle d’un Ange, réalisées en 1606 par François Alexis Fransin, sculpteur du Roi et membre de la corporation des menuisiers français de Strasbourg. Elles se trouvaient à l’origine sur le tombeau de sainte Odile, avant d’y être déplacées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb fait le choix de nous montrer la cour de ce magnifique cloître qui se trouve au centre du couvent primitif. Pour cela, il effectue un mouvement panoramique de gauche à droite qui met en évidence la grande partie de celui-ci avec une femme qui court vers la caméra. Ce plan nous permet de voir qu’il est limité d’un côté par une partie de la future basilique et que les trois autres côtés sont voisins des bâtiments conventuels. À l’aide de plusieurs autres plans, le réalisateur nous montre une statue de sainte Odile posée sur un piédestal, qui se trouve au milieu de cette cour du cloître. Constituée de grès, elle a été réalisée à la fin du XIXe siècle, et reposait au départ, sur un massif rocheux artificiel recouvert de végétation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 46-47. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une partie romane rendant compte de l’architecture du Moyen Âge central''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film nous permet de voir la partie romane du Mont Sainte-Odile. L’accès à celle-ci se fait par l’intermédiaire d’une lourde porte forgée qui nous est montrée lors d’un plan sombre. Elle a été installée en 1937 dans la galerie du cloître lors des travaux effectués par l’architecte Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63&amp;lt;/ref&amp;gt;  Cette séquence souligne la beauté architecturale de cette partie romane. D’abord, il y a la chapelle de la Croix, construite en 1150 et 1176 sous la direction de l’abbesse Relinde (décédée en 1176). Elle présente deux niveaux superposées et est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux en plein cintre qui sont disposés en croix et séparant les quartiers des voûtes d’arêtes. Quant aux arcs doubleaux, ils reposent au centre sur une colonne massive et sur les côtés des colonnes engagées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 71. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En utilisant un mouvement panoramique de bas en haut, Géo Rieb met en lumière les détails de cette imposante colonne centrale. Elle est un parfait exemple de sculpture romane de la deuxième moitié du XIIe siècle. Sa base possède quatre paires de mains et son chapiteau est orné de palmettes et présente sur chacun de ses angles, des visages différents reliés par des enroulements de rinceaux. L’analyse du style des différents décors sculptés de cette chapelle, démontre une réalisation par les mêmes ateliers et aussi par les mêmes sculpteurs que ceux ayant œuvré à la même époque sur le chantier de l’église romane Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim, à huit kilomètres au nord-est du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Bien qu’on ne le remarque pas dans le film, la chapelle de la Croix possède une statue de sainte Odile en prière, qui date du XIXe siècle. Les pèlerins viennent frotter les yeux de cette statue avec un mouchoir, pour ensuite le passer sur leurs propres yeux dont le but est de guérir les infections ophtalmologiques. Mais à l’intérieur de celle-ci, se trouve aussi le sarcophage d’Eticho et de Breswinde, les parents de sainte Odile qui date probablement du XIIe siècle. Sa position actuelle a été choisie par Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 76. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Autrement, la partie romane est aussi constituée de la chapelle Sainte-Odile où se trouve le tombeau d’Odile. Le réalisateur de ce film nous fait découvrir cette chapelle par divers panoramiques qui nous montre le tombeau de la sainte et l’autel présent dans le fond. La chapelle semble être l’un des lieux les plus anciens du couvent puisqu’elle se compose d’une nef romane des XIe et XIIe siècles et d’un chœur gothique du XIVe siècle. Le sarcophage de sainte Odile avait gardé l’aspect que lui avait donné le sculpteur François Alexis Fransin jusqu’en 1937&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 63-65. &amp;lt;/ref&amp;gt;, quand Robert Danis décide de le modifier. Il est maintenant constitué d’un assemblage d’éléments anciens et modernes et le sarcophage primitif est visible au travers des trois ouvertures closes de ferronneries, visibles dans cette séquence. Un gros plan de ce film, nous permet de voir une plaque de bronze qui mentionne : (« ''Sepulcrum sanctae odiliae virginis'' ») (« sépulture de la vierge Sainte Odile »). À côté de celui-ci, se trouve l’autel de la chapelle, lui aussi modifié en 1937 avec pour base, la réutilisation d’une plaque de pierre qui se trouvait à l’avant du tombeau de sainte Odile, datant du XIVe siècle. De plus, une fenêtre d’albâtre remplace maintenant le vitrail de style néo-roman représentant sainte Odile, qui se trouvait dans la chapelle et qui avait été réalisé en 1862 par Jean-Baptiste Petit-Gérard.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 68-69. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ce film nous montre un important bénitier, visible à l’entrée de la chapelle Sainte-Odile. Celui-ci se trouvait au départ, dans la chapelle de la Croix et s’encastrait dans une encoche de la colonne centrale.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 74-75&amp;lt;/ref&amp;gt;  Géo Rieb met aussi en avant la stèle romane historiée qui date du XIIe siècle. Celle-ci a été construite pendant l’essor roman de l’abbaye de 1150 à 1195. Il ne filme qu’une face de ce monument mais il possède en réalité trois faces distinctes. La première montre le duc Aldaric (Eticho) qui donne la charte de donation de l’abbaye à sa fille Odile. La deuxième représente la figure de saint Léger (vers 515 - vers 77), évêque d’Autant et la troisième, que nous voyons dans cette séquence montre une Vierge à l’Enfant (qui a été abimée pendant la Révolution française). Elle porte de longues nattes torsadées, avec à ses pieds, les abbesses Relinde et Herrade tenant la charte de propriété du couvent et se plaçant sous sa protection. À  l’époque, elle était utilisée comme séparation entre les deux portes de la salle à manger Saint-Léger.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 48-49. &amp;lt;/ref&amp;gt;  De plus, c’est pendant la période romane, avec l’essor du couvent, qu’Herrade, dite de Landsberg coordonne l’ouvrage manuscrit ''Hortus Déliciarum'' (« Jardin des Délices »). Celui-ci possédait 324 pages et de nombreuses miniatures avant qu’il ne disparaisse dans l’incendie de la bibliothèque de Strasbourg lors des bombardements, pendant le siège de la ville en 1870. Mais bien heureusement, des calques des miniatures en ont été faits, avec notamment la copie coloriée de C.M. Engelhardt, publiée en 1818.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Certaines miniatures de ce manuscrit sont notamment visibles dans plusieurs plans du film de Géo Rieb qui tente de mettre en valeur l’art du Moyen Âge classique. &lt;br /&gt;
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'''Une église conventuelle caractérisée par son incroyable apparat religieux'''&lt;br /&gt;
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Géo Rieb réalise plusieurs plans de l’église conventuelle. Elle est d’abord visible depuis l’extérieur dans un panoramique horizontal, fait dans de la cour des Pèlerins. Puis, dans plusieurs plans successifs à l’intérieur du bâtiment qui nous permettent d’observer le maître-autel, les vitraux de la nef et plusieurs objets de culte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie  et classée Monument Historique depuis 1840, a été élevée au rang de basilique pontifical par le pape Benoit XVI en 2006. Le bas de la nef semble être construit en appareil roman du XIIe siècle. Au-dessus, les cinq fenêtres dans le style gothique et les murs autour datent du XVe siècle ou de la restauration par les Prémontrés au XVIIe siècle. Quant au clocher, il a seulement été rajouté à l’édifice en 1923-1924.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Il est placé au-dessus du chœur de la l’église et renferme la chambre des cloches et le beffroi.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 33. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À son angle nord-est, se trouve la tourelle panoramique, visible à la fin de cette séquence. Celle-ci est surmontée d’un dôme avec une statue colossale de sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace. Avec une hauteur de plus de quatre mètres, elle a été réalisée par le sculpteur Alfred Klem.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 66-67. &amp;lt;/ref&amp;gt;  La disposition de l’intérieur de l’église est de type église-halle avec trois vaisseaux dont les voûtes sont supportées par deux rangées de quatre colonnes toscanes.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Mémoire en Images. Le Mont Sainte-Odile…, p. 34. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Son aspect actuel est l’œuvre des Prémontrés avec des travaux de reconstruction qui se sont déroulés entre 1684 et 1692.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 95. &amp;lt;/ref&amp;gt; Son cœur, réservé aux prêtres et aux religieuses est tourné vers l’est. Dans un plan éloigné, assez sombre du chœur de l’église, nous observons le maître-autel en bois sculpté avec à l’avant l’autel en marbre turquin bleu qui a été réalisé de 1945 à 1947 sous la direction de Robert Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile..., p. 44.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Les lambris et les stalles en bois de chêne du chœur, date de l’époque des Prémontrés et étaient peints en blanc et rehaussés de dorure dans le style baroque avant d’avoir leur couleur actuelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p.  96. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À l’aide d’un gros plan, le réalisateur nous permet de mieux admirer le majestueux maître-autel de l’église. Au-dessus de celui-ci se trouve un petit coffre doré appelé tabernacle où sont conservées des hosties consacrées.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Au-dessus, il y a deux anges dorés qui soutiennent de leurs bras une couronne, le tout formant une sorte de baldaquin pour le Saint-Sacrement. Derrière, se trouve l’ostentoir, réalisé en 1931-1932 par l’orfèvre Edmond Becker, d’après l’inspiration de l’''Hortus Déliciarium'' de Herrade de Landsberg. Sa « tige est constituée par une statuette en ivoire représentant sainte Odile, montrant de sa main droite la Sainte-Hostie placée dans une custode en forme de cœur enflammé ».&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 45. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Plusieurs plans successifs montrent ensuite un des quatorze panneaux du Chemin de Croix, réalisés en marqueterie en 1933-1934 par Charles Spindler (1865-1938)&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 47. &amp;lt;/ref&amp;gt;  où se trouve le Christ crucifié. Ainsi que plusieurs parties de vitraux présents dans la nef de l’église qui représentent une succession chronologique de moment de la vie de Marie et de Jésus. Leur lecture se faire dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du côté droit du chœur. Sur les 27 panneaux présents sur ces vitraux&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 102-103.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Géo Rieb fait le choix de montrer par un mouvement panoramique vertical, trois d’entres-eux. Nous y voyons notamment les scènes montrant la naissance de Jésus, celle où Marie et Joseph voyagent sur un âne ou bien encore, celle des donations des rois Mages à l’enfant Jésus.&lt;br /&gt;
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'''De magnifiques terrasses surplombant la plaine d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les chapelles des Larmes et des Anges.jpg|vignette|Les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
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[[Fichier:Les terrasses.jpg|vignette|Les terrasses où se trouve les chapelles des Larmes et des Anges. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
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Le Mont Sainte-Odile possède des terrasses à la situation exceptionnelle puisqu’elles surplombent la plaine, avec une orientation vers le soleil levant. Les chapelles des Larmes et des Anges, ainsi qu’une croix contenant le cœur de Mgr Ruch y sont présents.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 20. &amp;lt;/ref&amp;gt;  Ces deux monuments sont visibles dans un long panoramique horizontal, où l’on constate qu’un couple se déplace vers l’une d’entres-elles. Plusieurs plans successifs nous en font découvrir l’extérieur. La chapelle des Larmes date du XIIe siècle et est donc de style roman. Lors du rachat du Mont Sainte-Odile par l’évêché en 1853, elle était très délabrée. C’est pourquoi, le vicaire général Schir décide de la faire reconstruire en style néo-roman en 1855-1856. Sa porte, anciennement située au nord-est, est déplacée dans la façade occidentale. Quant à son aspect actuel, il est dû aux transformations faites par Robert Danis de 1932 à 1934.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 22&amp;lt;/ref&amp;gt;  La chapelle des Anges date aussi du XIIe siècle et est dédiée à l’archange saint Michel.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Elle est située au bord du plateau rocheux comme montré dans le film de Géo Rieb. C’est cela qui est à l’origine de sa dénomination de « chapelle pendante ». Au-dessus de la porte, se trouve le blason de l’archiduc Léopold (1586-1632), ancien prince-évêque de Strasbourg de 1608 à 1625, ainsi qu’un chronogramme.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 25.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Quant à l’intérieur de ces deux chapelles, il est caractérisé par des mosaïques, réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil (1872-1933) et François Eugène Bourdet (1874-1952) d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 27.&amp;lt;/ref&amp;gt;  Un panoramique très sombre de l’intérieur de la chapelle des Larmes montre des murs couverts de mosaïques représentant des saints alsaciens avec notamment saint Léon à gauche de l’autel et sainte Eugénie à sa droite.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Le Mont Sainte-Odile…, p. 129. &amp;lt;/ref&amp;gt;  À côté de celle-ci se trouvent des tombes creusées dans la roche (qui ne sont pas visibles dans le film de Géo Rieb). Elles ont été découvertes lors des travaux de réaménagement des terrasses en 1930 et 1934 et datent probablement de l’époque mérovingienne. Il s’agit peut-être des tombes des parents d’Odile ou bien de sa sépulture originelle.&amp;lt;ref&amp;gt;Le Minor, Jean-Marie, Troestler, Alphonse, Découvrir et comprendre le Mont Sainte-Odile…, p. 23. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
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[[Fichier:Chapelle des Larmes.jpg|vignette|Les mosaïques de la chapelle des Larmes. ©Wikipédia]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Massimo Gallippi</name></author>
		
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