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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14959</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-06-04T15:33:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=Derniertram.jpg&lt;br /&gt;
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|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5838, 7.74153&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé se divise en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie consiste simplement en un plan fixe d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', l'un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, est la captation amateur de cette journée du 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la Radiodiffusion-télévision française qui diffusa un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] Il est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). Il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu &amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important, comme en témoigne l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 76.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' » peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion se manifeste par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Les publicités portent d’un côté sur la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Elles avaient fait leur apparition dès la fin du XIXe siècle par des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures&amp;lt;ref&amp;gt;Ch.SCHEURER, ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', p. 36. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de promoteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée: « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://archives.strasbourg.eu/expositions/panneau-er-mai-le-dernier-tramway-191-1034/n:335 (site consulté le 1er mars 2020)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. Le tramway de Strasbourg est en effet né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes,'' p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le chantier débuta en 1878, la date qui se trouve mentionnée sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connut un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts qui furent détruits par les conflits ou encore les bombardements&amp;lt;ref&amp;gt; ''Ibid.'', p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparut peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement, ce qui entraîna une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid.''., p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 78-83.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. ''Un chantier et des hommes'', p. 24. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film a été tourné et monté par un amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à partir de 2'51 : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[https://archives.strasbourg.eu/expositions/panneau-du-foin-des-colis-et-de-la-betterave-le-transport-de-marchandises-184-995/n:335 Le tramway transportant des betteraves sucrières en direction d’Erstein vers 1930, photographie en noir et blanc prise de la rue des Bouchers à Strasbourg, AVES, 1 FI 285/66 (Archives municipales de Strasbourg).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dernier tram 1er mai 1960 Pont du Corbeau.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Faire-part dernier tram 1er mai 1960.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-06-04T15:32:33Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
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|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé se divise en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie consiste simplement en un plan fixe d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', l'un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, est la captation amateur de cette journée du 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la Radiodiffusion-télévision française qui diffusa un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] Il est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). Il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu &amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important, comme en témoigne l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 76.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' » peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion se manifeste par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Les publicités portent d’un côté sur la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Elles avaient fait leur apparition dès la fin du XIXe siècle par des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures&amp;lt;ref&amp;gt;Ch.SCHEURER, ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', p. 36. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de promoteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée: « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://archives.strasbourg.eu/expositions/panneau-er-mai-le-dernier-tramway-191-1034/n:335 (site consulté le 1er mars 2020)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. Le tramway de Strasbourg est en effet né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes,'' p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le chantier débuta en 1878, la date qui se trouve mentionnée sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connut un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts qui furent détruits par les conflits ou encore les bombardements&amp;lt;ref&amp;gt; ''Ibid.'', p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparut peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement, ce qui entraîna une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid.''., p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 78-83.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. ''Un chantier et des hommes'', p. 24. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film a été tourné et monté par un amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à partir de 2'51 : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/images/2/22/Le_tramway_transportant_des_betteraves_sucrières_en_direction_d’Erstein_vers_1930.jpg|Le tramway transportant des betteraves sucrières en direction d’Erstein vers 1930, photographie en noir et blanc prise de la rue des Bouchers à Strasbourg, AVES, 1 FI 285/66 (Archives municipales de Strasbourg).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dernier tram 1er mai 1960 Pont du Corbeau.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Faire-part dernier tram 1er mai 1960.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-06-04T15:31:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.5838, 7.74153&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé se divise en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie consiste simplement en un plan fixe d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', l'un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, est la captation amateur de cette journée du 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la Radiodiffusion-télévision française qui diffusa un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] Il est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). Il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu &amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important, comme en témoigne l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 76.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' » peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion se manifeste par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Les publicités portent d’un côté sur la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Elles avaient fait leur apparition dès la fin du XIXe siècle par des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures&amp;lt;ref&amp;gt;Ch.SCHEURER, ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', p. 36. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de promoteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée: « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://archives.strasbourg.eu/expositions/panneau-er-mai-le-dernier-tramway-191-1034/n:335 (site consulté le 1er mars 2020)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. Le tramway de Strasbourg est en effet né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes,'' p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le chantier débuta en 1878, la date qui se trouve mentionnée sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connut un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts qui furent détruits par les conflits ou encore les bombardements&amp;lt;ref&amp;gt; ''Ibid.'', p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparut peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement, ce qui entraîna une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid.''., p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 78-83.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. ''Un chantier et des hommes'', p. 24. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film a été tourné et monté par un amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à partir de 2'51 : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Fichier:Le_tramway_transportant_des_betteraves_sucrières_en_direction_d’Erstein_vers_1930.jpg#metadata]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dernier tram 1er mai 1960 Pont du Corbeau.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Faire-part dernier tram 1er mai 1960.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Le_tramway_transportant_des_betteraves_sucri%C3%A8res_en_direction_d%E2%80%99Erstein_vers_1930.jpg&amp;diff=14956</id>
		<title>Fichier:Le tramway transportant des betteraves sucrières en direction d’Erstein vers 1930.jpg</title>
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		<updated>2020-06-04T15:24:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le tramway transportant des betteraves sucrières en direction d’Erstein vers 1930, photographie en noir et blanc prise de la rue des Bouchers à Strasbourg, AVES 1 FI 285/66 (Archives municipales de Strasbourg).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-06-04T14:51:29Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
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|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=Derniertram.jpg&lt;br /&gt;
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|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé se divise en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie consiste simplement en un plan fixe d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', l'un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, est la captation amateur de cette journée du 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la Radiodiffusion-télévision française qui diffusa un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] Il est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). Il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu &amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important, comme en témoigne l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 76.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' » peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion se manifeste par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Les publicités portent d’un côté sur la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Elles avaient fait leur apparition dès la fin du XIXe siècle par des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures&amp;lt;ref&amp;gt;Ch.SCHEURER, ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', p. 36. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de promoteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée: « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://archives.strasbourg.eu/expositions/panneau-er-mai-le-dernier-tramway-191-1034/n:335 (site consulté le 1er mars 2020)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. Le tramway de Strasbourg est en effet né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes,'' p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le chantier débuta en 1878, la date qui se trouve mentionnée sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connut un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts qui furent détruits par les conflits ou encore les bombardements&amp;lt;ref&amp;gt; ''Ibid.'', p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparut peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement, ce qui entraîna une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid.''., p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 78-83.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. ''Un chantier et des hommes'', p. 24. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film a été tourné et monté par un amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à partir de 2'51 : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Dernier tram 1er mai 1960 Pont du Corbeau.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Faire-part dernier tram 1er mai 1960.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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		<updated>2020-06-04T14:51:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le dernier tram le 1er mai 1960 au niveau du pont du Corbeau, photographie en noir et blanc, AVES, photographie Atelier Jungmann, 1 Fi 285/88 (Archives municipales de Strasbourg).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14953</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14953"/>
		<updated>2020-06-04T14:47:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=01051960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:55&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=Derniertram.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Pont de Saverne; Rue du Vieux-Marché-aux-Vins, Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5838, 7.74153&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé se divise en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie consiste simplement en un plan fixe d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', l'un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, est la captation amateur de cette journée du 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la Radiodiffusion-télévision française qui diffusa un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] Il est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). Il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu &amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important, comme en témoigne l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 76.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' » peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion se manifeste par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Les publicités portent d’un côté sur la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Elles avaient fait leur apparition dès la fin du XIXe siècle par des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures&amp;lt;ref&amp;gt;Ch.SCHEURER, ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', p. 36. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de promoteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée: « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://archives.strasbourg.eu/expositions/panneau-er-mai-le-dernier-tramway-191-1034/n:335 (site consulté le 1er mars 2020)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. Le tramway de Strasbourg est en effet né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes,'' p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le chantier débuta en 1878, la date qui se trouve mentionnée sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connut un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts qui furent détruits par les conflits ou encore les bombardements&amp;lt;ref&amp;gt; ''Ibid.'', p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparut peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement, ce qui entraîna une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid.''., p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 78-83.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. ''Un chantier et des hommes'', p. 24. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce film a été tourné et monté par un amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à partir de 2'51 : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Faire-part dernier tram 1er mai 1960.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Faire-part_dernier_tram_1er_mai_1960.jpg&amp;diff=14952</id>
		<title>Fichier:Faire-part dernier tram 1er mai 1960.jpg</title>
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		<updated>2020-06-04T14:46:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Faire-part pour la dernière circulation du tramway le 1er mai 1960, recto, collection F. Bleicher (Archives municipales de Strasbourg)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14951</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-06-04T14:41:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
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|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=CarnavalSbg60.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Place Saint-Pierre-le-Vieux; Pont Kuss&lt;br /&gt;
|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
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|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=René Klein a réalisé de nombreux films en amateur, notamment celui consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour filmer le Carnaval à Strasbourg en 1960, il a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux, l'objectif tourné en direction du Pont Kuss. Il semble s'être placé sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un carnaval, symbolique d’un événement populaire'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est véritablement un moment de fête où les participants décident de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. Le cinéaste les saisit sur leurs balcons ou dans la rue. Il filme notamment un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant et, vers la fin du montage, un couple avec leur enfant où l’homme porte lui aussi un faux nez. Le fait de se déguiser suggère aussi une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. Il s’agit ainsi d’un événement populaire, comme le montre la foule présente. En outre, dans les cheveux de certains spectateurs, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les dernières images, la bonne humeur se manifeste lorsqu’un adulte décide de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux les lance sur le caméraman. Cette femme n’est autre que l'épouse du cinéaste, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont des proches du cinéaste. Ce document filmé est donc une archive personnelle, comme on l’a évoqué précédemment, qui fixe sur pellicule le souvenir d'un bon moment passé ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, cette histoire personnelle, le carnaval s’inscrit aussi dans une histoire particulière.  C'est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défile sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salue la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin de 1956 que deux figures ont relancé le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un carnaval local et régional'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval strasbourgeois et, plus largement, ce reportage amateur s’inscrivent alors dans un cadre géographique spécifique avec des références locales et régionales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est en effet un événement engageant de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la municipalité de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. Les chars étaient en effet porteurs de slogans publicitaires portant notamment sur l’économie locale: char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils, par exemple. Les deux noms évoquent des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilent avec la mention « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le carnaval de Strasbourg de 1960 : une dimension internationale ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par conséquent, le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. La thématique choisie pour le carnaval de l’année 1960 est en effet portée sur l’international et cela se concrétise par de nombreux chars politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jour de fête, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent de ce fait implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Conclusion'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14950</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-06-04T14:40:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
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|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=CarnavalSbg60.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Place Saint-Pierre-le-Vieux; Pont Kuss&lt;br /&gt;
|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5831, 7.73989&lt;br /&gt;
|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=René Klein a réalisé de nombreux films en amateur, notamment celui consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour filmer le Carnaval à Strasbourg en 1960, il a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux, l'objectif tourné en direction du Pont Kuss. Il semble s'être placé sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un carnaval, symbolique d’un événement populaire'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est véritablement un moment de fête où les participants décident de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. Le cinéaste les saisit sur leurs balcons ou dans la rue. Il filme notamment un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant et, vers la fin du montage, un couple avec leur enfant où l’homme porte lui aussi un faux nez. Le fait de se déguiser suggère aussi une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. Il s’agit ainsi d’un événement populaire, comme le montre la foule présente. En outre, dans les cheveux de certains spectateurs, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les dernières images, la bonne humeur se manifeste lorsqu’un adulte décide de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux les lance sur le caméraman. Cette femme n’est autre que l'épouse du cinéaste, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont des proches du cinéaste. Ce document filmé est donc une archive personnelle, comme on l’a évoqué précédemment, qui fixe sur pellicule le souvenir d'un bon moment passé ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, cette histoire personnelle, le carnaval s’inscrit aussi dans une histoire particulière.  C'est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défile sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salue la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin de 1956 que deux figures ont relancé le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un carnaval local et régional'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval strasbourgeois et, plus largement, ce reportage amateur s’inscrivent alors dans un cadre géographique spécifique avec des références locales et régionales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est en effet un événement engageant de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la municipalité de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. Les chars étaient en effet porteurs de slogans publicitaires portant notamment sur l’économie locale: char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils, par exemple. Les deux noms évoquent des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilent avec la mention « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le carnaval de Strasbourg de 1960 : une dimension internationale ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par conséquent, le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. La thématique choisie pour le carnaval de l’année 1960 est en effet portée sur l’international et cela se concrétise par de nombreux chars politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jour de fête, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent de ce fait implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Conclusion'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14949</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14949"/>
		<updated>2020-06-04T14:39:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=CarnavalSbg60.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Place Saint-Pierre-le-Vieux; Pont Kuss&lt;br /&gt;
|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5831, 7.73989&lt;br /&gt;
|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=René Klein a réalisé de nombreux films en amateur, notamment celui consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour filmer le Carnaval à Strasbourg en 1960, il a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux, l'objectif tourné en direction du Pont Kuss. Il semble s'être placé sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un carnaval, symbolique d’un événement populaire'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est véritablement un moment de fête où les participants décident de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. Le cinéaste les saisit sur leurs balcons ou dans la rue. Il filme notamment un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant et, vers la fin du montage, un couple avec leur enfant où l’homme porte lui aussi un faux nez. Le fait de se déguiser suggère aussi une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. Il s’agit ainsi d’un événement populaire, comme le montre la foule présente. En outre, dans les cheveux de certains spectateurs, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les dernières images, la bonne humeur se manifeste lorsqu’un adulte décide de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux les lance sur le caméraman. Cette femme n’est autre que l'épouse du cinéaste, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont des proches du cinéaste. Ce document filmé est donc une archive personnelle, comme on l’a évoqué précédemment, qui fixe sur pellicule le souvenir d'un bon moment passé ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, cette histoire personnelle, le carnaval s’inscrit aussi dans une histoire particulière.  C'est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défile sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salue la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin de 1956 que deux figures ont relancé le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un carnaval local et régional'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval strasbourgeois et, plus largement, ce reportage amateur s’inscrivent alors dans un cadre géographique spécifique avec des références locales et régionales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est en effet un événement engageant de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la municipalité de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. Les chars étaient en effet porteurs de slogans publicitaires portant notamment sur l’économie locale: char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils, par exemple. Les deux noms évoquent des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilent avec la mention « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le carnaval de Strasbourg de 1960 : une dimension internationale ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par conséquent, le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. La thématique choisie pour le carnaval de l’année 1960 est en effet portée sur l’international et cela se concrétise par de nombreux chars politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jour de fête, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent de ce fait implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14948</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-06-04T14:37:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5831, 7.73989&lt;br /&gt;
|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=René Klein a réalisé de nombreux films en amateur, notamment celui consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour filmer le Carnaval à Strasbourg en 1960, il a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux, l'objectif tourné en direction du Pont Kuss. Il semble s'être placé sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=1. Un carnaval, symbolique d’un événement populaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est véritablement un moment de fête où les participants décident de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. Le cinéaste les saisit sur leurs balcons ou dans la rue. Il filme notamment un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant et, vers la fin du montage, un couple avec leur enfant où l’homme porte lui aussi un faux nez. Le fait de se déguiser suggère aussi une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. Il s’agit ainsi d’un événement populaire, comme le montre la foule présente. En outre, dans les cheveux de certains spectateurs, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les dernières images, la bonne humeur se manifeste lorsqu’un adulte décide de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux les lance sur le caméraman. Cette femme n’est autre que l'épouse du cinéaste, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont des proches du cinéaste. Ce document filmé est donc une archive personnelle, comme on l’a évoqué précédemment, qui fixe sur pellicule le souvenir d'un bon moment passé ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, cette histoire personnelle, le carnaval s’inscrit aussi dans une histoire particulière.  C'est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défile sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salue la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin de 1956 que deux figures ont relancé le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.	Un carnaval local et régional&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval strasbourgeois et, plus largement, ce reportage amateur s’inscrivent alors dans un cadre géographique spécifique avec des références locales et régionales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est en effet un événement engageant de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la municipalité de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. Les chars étaient en effet porteurs de slogans publicitaires portant notamment sur l’économie locale: char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils, par exemple. Les deux noms évoquent des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilent avec la mention « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.	Le carnaval de Strasbourg de 1960 : une dimension internationale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par conséquent, le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. La thématique choisie pour le carnaval de l’année 1960 est en effet portée sur l’international et cela se concrétise par de nombreux chars politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jour de fête, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent de ce fait implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14947</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14947"/>
		<updated>2020-06-04T14:36:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=CarnavalSbg60.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Place Saint-Pierre-le-Vieux; Pont Kuss&lt;br /&gt;
|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5831, 7.73989&lt;br /&gt;
|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=René Klein a réalisé de nombreux films en amateur, notamment celui consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour filmer le Carnaval à Strasbourg en 1960, il a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux, l'objectif tourné en direction du Pont Kuss. Il semble s'être placé sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.	Un carnaval, symbolique d’un événement populaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est véritablement un moment de fête où les participants décident de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. Le cinéaste les saisit sur leurs balcons ou dans la rue. Il filme notamment un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant et, vers la fin du montage, un couple avec leur enfant où l’homme porte lui aussi un faux nez. Le fait de se déguiser suggère aussi une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. Il s’agit ainsi d’un événement populaire, comme le montre la foule présente. En outre, dans les cheveux de certains spectateurs, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les dernières images, la bonne humeur se manifeste lorsqu’un adulte décide de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux les lance sur le caméraman. Cette femme n’est autre que l'épouse du cinéaste, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont des proches du cinéaste. Ce document filmé est donc une archive personnelle, comme on l’a évoqué précédemment, qui fixe sur pellicule le souvenir d'un bon moment passé ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, cette histoire personnelle, le carnaval s’inscrit aussi dans une histoire particulière.  C'est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défile sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salue la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin de 1956 que deux figures ont relancé le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.	Un carnaval local et régional&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval strasbourgeois et, plus largement, ce reportage amateur s’inscrivent alors dans un cadre géographique spécifique avec des références locales et régionales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval est en effet un événement engageant de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la municipalité de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. Les chars étaient en effet porteurs de slogans publicitaires portant notamment sur l’économie locale: char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils, par exemple. Les deux noms évoquent des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilent avec la mention « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.	Le carnaval de Strasbourg de 1960 : une dimension internationale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par conséquent, le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. La thématique choisie pour le carnaval de l’année 1960 est en effet portée sur l’international et cela se concrétise par de nombreux chars politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jour de fête, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent de ce fait implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14318</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-04-03T13:44:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
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|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5831, 7.73989&lt;br /&gt;
|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le carnaval est un événement englobant de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la ville de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. On peut le voir de ce fait à travers ce film. Tout d’abord, on put remarquer ces acteurs économiques à travers leurs participations au défilé et notamment par leur présence sur les chars. Ces derniers étaient en effet porteurs de slogans publicitaires et notamment de slogans rappelant l’économie locale. Par exemple, on retrouva un char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils. Les deux noms évoquent donc des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilèrent, verres associés aux bières « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval étant un moment de fête où souvent il est demandé de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. &lt;br /&gt;
On le voit à travers certaines personnes filmées à leurs balcons par le cinéaste mais aussi dans la rue avec un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant, mais aussi vers la fin de la vidéo quand le cinéaste se concentre plus sur le plan d’une famille, d’un couple et d’un enfant et où l’homme porte lui aussi un faux nez. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. En outre, dans les cheveux de certaines personnes, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent donc également l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jours de fêtes, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent néanmoins donc implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter également que le carnaval s’inscrit dans une histoire particulière. En effet, le carnaval est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défila sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salua la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus en-dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin des années 1956 que deux figures vont vouloir relancer le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller. Pour plus d’informations concernant la tentative de relancer le carnaval par les deux hommes, on pourra se tourner donc vers la fiche réalisée par Valentine Vis.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. Ceci n’est donc peut-être pas un hasard de retrouver des références à leur encontre lors du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule étant présente et jouant un rôle important de par son assistance et sa présence à la parade, il s’agit donc bien d’un événement populaire. &lt;br /&gt;
Par le fait de se déguiser, il y a de plus une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. On peut le voir à travers les dernières images. La bonne humeur est alors présente lorsqu’un adulte décida de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux, décida de les lancer au caméraman. Cette dame n’est autre que la femme du cameraman, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa propre sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On assiste alors à un moment particulier d’amusements entre un père et son fils. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont donc des proches du cameraman. Leur familiarité peut être également perçue par les sourires adressés à ce dernier mais aussi aux confettis envoyés en sa direction. Cela rappelle donc l’idée que ce document est plus une archive personnelle qu’une archive à but commercial ou un reportage réalisé par la télévision par exemple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter ainsi que le cameraman est un certain René Klein. Il fut réalisateur amateur de nombreux films et notamment d’un autre document disponible sur le site de la Cinémathèque du Rhin supérieur : un film consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour ses images filmées lors du Carnaval, il semble que le caméraman amateur a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux dont les premières images sont placées en direction du Pont Kuss. De par la foule et pour permettre une vue d’ensemble de la cavalcade, on peut supposer qu’il se plaça sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14072</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14072"/>
		<updated>2020-03-19T14:27:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=CarnavalSbg60.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Place Saint-Pierre-le-Vieux; Pont Kuss&lt;br /&gt;
|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5831, 7.73989&lt;br /&gt;
|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le carnaval est un événement qui englobe de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la ville de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. On peut le voir de ce fait à travers ce film. Tout d’abord, on put remarquer ces acteurs économiques à travers leurs participations au défilé et notamment par leur présence sur les chars. Ces derniers étaient en effet porteurs de slogans publicitaires et notamment de slogans rappelant l’économie locale. Par exemple, on retrouva un char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils. Les deux noms évoquent donc des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilèrent, verres associés aux bières « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval étant un moment de fête où souvent il est demandé de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. &lt;br /&gt;
On le voit à travers certaines personnes filmées à leurs balcons par le cinéaste mais aussi dans la rue avec un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant, mais aussi vers la fin de la vidéo quand le cinéaste se concentre plus sur le plan d’une famille, d’un couple et d’un enfant et où l’homme porte lui aussi un faux nez. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. En outre, dans les cheveux de certaines personnes, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent donc également l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jours de fêtes, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent néanmoins donc implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter également que le carnaval s’inscrit dans une histoire particulière. En effet, le carnaval est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défila sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salua la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus en-dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin des années 1956 que deux figures vont vouloir relancer le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller. Pour plus d’informations concernant la tentative de relancer le carnaval par les deux hommes, on pourra se tourner donc vers la fiche réalisée par Valentine Vis.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. Ceci n’est donc peut-être pas un hasard de retrouver des références à leur encontre lors du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule étant présente et jouant un rôle important de par son assistance et sa présence à la parade, il s’agit donc bien d’un événement populaire. &lt;br /&gt;
Par le fait de se déguiser, il y a de plus une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. On peut le voir à travers les dernières images. La bonne humeur est alors présente lorsqu’un adulte décida de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux, décida de les lancer au caméraman. Cette dame n’est autre que la femme du cameraman, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa propre sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On assiste alors à un moment particulier d’amusements entre un père et son fils. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont donc des proches du cameraman. Leur familiarité peut être également perçue par les sourires adressés à ce dernier mais aussi aux confettis envoyés en sa direction. Cela rappelle donc l’idée que ce document est plus une archive personnelle qu’une archive à but commercial ou un reportage réalisé par la télévision par exemple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter ainsi que le cameraman est un certain René Klein. Il fut réalisateur amateur de nombreux films et notamment d’un autre document disponible sur le site de la Cinémathèque du Rhin supérieur : un film consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour ses images filmées lors du Carnaval, il semble que le caméraman amateur a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux dont les premières images sont placées en direction du Pont Kuss. De par la foule et pour permettre une vue d’ensemble de la cavalcade, on peut supposer qu’il se plaça sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14071</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14071"/>
		<updated>2020-03-19T14:26:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_2&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=CarnavalSbg60.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Place Saint-Pierre-le-Vieux; Pont Kuss&lt;br /&gt;
|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
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|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le carnaval est un événement qui englobe de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la ville de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. On peut le voir de ce fait à travers ce film. Tout d’abord, on put remarquer ces acteurs économiques à travers leurs participations au défilé et notamment par leur présence sur les chars. Ces derniers étaient en effet porteurs de slogans publicitaires et notamment de slogans rappelant l’économie locale. Par exemple, on retrouva un char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils. Les deux noms évoquent donc des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilèrent, verres associés aux bières « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval étant un moment de fête où souvent il est demandé de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. &lt;br /&gt;
On le voit à travers certaines personnes filmées à leurs balcons par le cinéaste mais aussi dans la rue avec un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant, mais aussi vers la fin de la vidéo quand le cinéaste se concentre plus sur le plan d’une famille, d’un couple et d’un enfant et où l’homme porte lui aussi un faux nez. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. En outre, dans les cheveux de certaines personnes, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent donc également l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jours de fêtes, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent néanmoins donc implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter également que le carnaval s’inscrit dans une histoire particulière. En effet, le carnaval est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défila sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salua la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus en-dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin des années 1956 que deux figures vont vouloir relancer le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller. Pour plus d’informations concernant la tentative de relancer le carnaval par les deux hommes, on pourra se tourner donc vers la fiche réalisée par Valentine Vis.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. Ceci n’est donc peut-être pas un hasard de retrouver des références à leur encontre lors du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule étant présente et jouant un rôle important de par son assistance et sa présence à la parade, il s’agit donc bien d’un événement populaire. &lt;br /&gt;
Par le fait de se déguiser, il y a de plus une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. On peut le voir à travers les dernières images. La bonne humeur est alors présente lorsqu’un adulte décida de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux, décida de les lancer au caméraman. Cette dame n’est autre que la femme du cameraman, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa propre sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On assiste alors à un moment particulier d’amusements entre un père et son fils. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont donc des proches du cameraman. Leur familiarité peut être également perçue par les sourires adressés à ce dernier mais aussi aux confettis envoyés en sa direction. Cela rappelle donc l’idée que ce document est plus une archive personnelle qu’une archive à but commercial ou un reportage réalisé par la télévision par exemple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter ainsi que le cameraman est un certain René Klein. Il fut cameraman amateur de nombreux films et notamment d’un autre document disponible sur le site de la Cinémathèque du Rhin supérieur : un film consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour ses images filmées lors du Carnaval, il semble que le caméraman amateur a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux dont les premières images sont placées en direction du Pont Kuss. De par la foule et pour permettre une vue d’ensemble de la cavalcade, on peut supposer qu’il se plaça sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14068</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14068"/>
		<updated>2020-03-19T14:23:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Carnaval de Strasbourg (0119FH0012).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=CarnavalSbg60.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Place Saint-Pierre-le-Vieux; Pont Kuss&lt;br /&gt;
|username=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5831, 7.73989&lt;br /&gt;
|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le carnaval est un événement qui englobe de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la ville de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. On peut le voir de ce fait à travers ce film. Tout d’abord, on put remarquer ces acteurs économiques à travers leurs participations au défilé et notamment par leur présence sur les chars. Ces derniers étaient en effet porteurs de slogans publicitaires et notamment de slogans rappelant l’économie locale. Par exemple, on retrouva un char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils. Les deux noms évoquent donc des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilèrent, verres associés aux bières « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval étant un moment de fête où souvent il est demandé de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. &lt;br /&gt;
On le voit à travers certaines personnes filmées à leurs balcons par le cinéaste mais aussi dans la rue avec un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant, mais aussi vers la fin de la vidéo quand le cinéaste se concentre plus sur le plan d’une famille, d’un couple et d’un enfant et où l’homme porte lui aussi un faux nez. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. En outre, dans les cheveux de certaines personnes, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent donc également l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jours de fêtes, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent néanmoins donc implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter également que le carnaval s’inscrit dans une histoire particulière. En effet, le carnaval est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défila sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salua la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus en-dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin des années 1956 que deux figures vont vouloir relancer le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller. Pour plus d’informations concernant la tentative de relancer le carnaval par les deux hommes, on pourra se tourner donc vers la fiche réalisée par Valentine Vis.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. Ceci n’est donc peut-être pas un hasard de retrouver des références à leur encontre lors du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule étant présente et jouant un rôle important de par son assistance et sa présence à la parade, il s’agit donc bien d’un événement populaire. &lt;br /&gt;
Par le fait de se déguiser, il y a de plus une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. On peut le voir à travers les dernières images. La bonne humeur est alors présente lorsqu’un adulte décida de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux, décida de les lancer au caméraman. Cette dame n’est autre que la femme du cameraman, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa propre sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On assiste alors à un moment particulier d’amusements entre un père et son fils. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont donc des proches du cameraman. Leur familiarité peut être également perçue par les sourires adressés à ce dernier mais aussi aux confettis envoyés en sa direction. Cela rappelle donc l’idée que ce document est plus une archive personnelle qu’une archive à but commercial ou un reportage réalisé par la télévision par exemple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter ainsi que le cameraman est un certain René Klein. Il fut cameraman amateur de nombreux films et notamment d’un autre document disponible sur le site de la Cinémathèque du Rhin supérieur : un film consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour ses images filmées lors du Carnaval, il semble que le caméraman amateur a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux dont les premières images sont placées en direction du Pont Kuss. De par la foule et pour permettre une vue d’ensemble de la cavalcade, on peut supposer qu’il se plaça sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14067</id>
		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-03-19T14:23:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Carnaval de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=CarnavalSbg60.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Place Saint-Pierre-le-Vieux; Pont Kuss&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5831, 7.73989&lt;br /&gt;
|thematique=Carnival&lt;br /&gt;
|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le carnaval est un événement qui englobe de nombreux acteurs, du particulier aux institutions comme par exemple la ville de Strasbourg mais aussi ses différents acteurs économiques. On peut le voir de ce fait à travers ce film. Tout d’abord, on put remarquer ces acteurs économiques à travers leurs participations au défilé et notamment par leur présence sur les chars. Ces derniers étaient en effet porteurs de slogans publicitaires et notamment de slogans rappelant l’économie locale. Par exemple, on retrouva un char Kronenbourg ou encore un char Ancre Pils. Les deux noms évoquent donc des noms de bières alsaciennes dont la brasserie, nommée aussi la brasserie de l’Espérance, se trouvant même près de Strasbourg, à Schiltigheim. La bière alsacienne est aussi présente quand deux personnes déguisées en verres à bières défilèrent, verres associés aux bières « Pêcheur », nom associé à la brasserie Fischer, autre brasserie schilikoise. &lt;br /&gt;
Les références à la région alsacienne furent aussi présentes lors d’un défilé de quatre grands personnages représentant des chefs cuisiniers apportant plats et desserts et dont un apporta un kougelhopf, une brioche aux raisins considérée comme une spécialité alsacienne. &lt;br /&gt;
En outre, on devine également que les images ont été filmées dans l’Est de la France lorsque par-dessus le défilé se distingue le sigle SADAL sur un bâtiment, indiquant probablement une antenne de la Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval étant un moment de fête où souvent il est demandé de se déguiser et de jouer un rôle qui peut être éloigné de la personne que l’on est réellement dans la société de tous les jours, on remarque qu’en-dehors du défilé, certaines personnes étaient également déguisées. &lt;br /&gt;
On le voit à travers certaines personnes filmées à leurs balcons par le cinéaste mais aussi dans la rue avec un homme déguisé, affublé d’un faux nez et d’un petit chapeau, un enfant, mais aussi vers la fin de la vidéo quand le cinéaste se concentre plus sur le plan d’une famille, d’un couple et d’un enfant et où l’homme porte lui aussi un faux nez. Dans la rue, on peut remarquer des décorations à travers de sortes de guirlandes. En outre, dans les cheveux de certaines personnes, on peut distinguer des confettis. Aux passages de certains chars, des confettis ont en effet été lancés dans la foule urbaine. Les confettis rappellent donc également l’imaginaire de la fête et dans ce contexte plus précisément l’imaginaire autour des carnavals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le carnaval de Strasbourg de 1960 est également une sorte de miroir à des références contemporaines de l’événement. On peut le voir ainsi avec un char présentant le général Charles de Gaulle, alors président de la France depuis au moins un an au moment du carnaval, dont la tête repose sur une reproduction à échelle réduite de la Tour Eiffel. Ce char est même suivi dans le film par un autre où se trouve des astronautes tournant autour d’un globe, pouvant soit évoquer la planète Terre soit aussi Spoutnik 1, le premier satellite artificiel envoyé dans l’espace en 1957 soit trois ans avant le carnaval. Un des astronautes semble être américain, l’autre soviétique. On peut également noter qu’auparavant, au cours des années 1950, l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) envoya également dans l’espace Laïka, une chienne, considérée comme le premier être vivant en orbite autour de la Terre. Un an après le carnaval, le 12 avril 1961, c’est un homme, également envoyé par l’URSS, Youri Gagarine, qui devient le premier être humain à effectuer un vol dans l’espace. Le char peut alors rappeler la course à l’espace qui opposa donc les États-Unis et l’URSS. Toutefois, en outre de ces allusions réelles à l’actualité, l’imaginaire est présent quand on note la présence sur des chars de monstres violets et verts. Il s’agit peut-être d’une tentative de représentation d’extraterrestres. On note aussi encore de ce qui peut être perçu comme Dieu dans la religion chrétienne avec une reproduction d’un vieil homme, une barbe et tunique blanche, assis sur une sorte de globe déjà évoquée plus haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, des figures de danseuses sont accompagnées de figures d’hommes d’un certain âge, portant des hauts de formes dont l’un d’eux en porte un à l’effigie de l’Union Jack. On peut supposer que celui-ci doit être Britannique. La présence de cet homme britannique peut faire penser aussi que le premier ministre de la Grande-Bretagne d’alors, Harold Macmillan, avait prononcé un discours nommé plus tard ‘''Wind of change''’ (‘vent du changement’ en français) quelques temps avant la tenue du carnaval, au début du mois février 1960. Ce discours eut une importance car il marquait une forme d’accord pour la décolonisation de la Grande-Bretagne envers ses colonies africaines. Pourtant, les références coloniales pouvaient peut-être être aperçues au cours de ce carnaval avec la présence et le passage d’hommes noirs (à 1.44 de l’extrait) car la France possédait encore en 1960 des colonies notamment l’Algérie française (alors en conflit avec celle-ci). Ce fut également en 1960 et donc la même année que le carnaval que quatorze colonies du continent africain devinrent indépendantes. Par exemple, la république de la Côte d’Ivoire et la république du Dahomey (aujourd’hui le Bénin) proclamèrent leurs indépendances en août 1960. Bien que jours de fêtes, le carnaval et son défilé le 28 février évoquèrent néanmoins donc implicitement les actualités de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter également que le carnaval s’inscrit dans une histoire particulière. En effet, le carnaval est un événement populaire lié au folklore et aux traditions anciennes malgré la modernité des chars et des images véhiculées par le défilé de 1960. Tradition du carnaval et donc participant au folklore, une reine de carnaval a été élue et défila sur un char au début de la cinquième minute du document. Celle-ci salua la foule, accompagnée de deux dauphines assises un peu plus en-dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, comme l’a indiqué dans une autre fiche Valentine Vis, le carnaval de Strasbourg a eu une histoire mouvementée&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le carnaval avait en effet disparu pendant un long moment durant l’occupation allemande mais également auparavant, lorsque l’Alsace faisait alors parti du Reich allemand depuis l’annexion à la fin de la guerre franco-prussienne en 1870. Ce n’est qu’à la fin des années 1956 que deux figures vont vouloir relancer le carnaval à Strasbourg : Raymond Vogel et Germain Muller. Pour plus d’informations concernant la tentative de relancer le carnaval par les deux hommes, on pourra se tourner donc vers la fiche réalisée par Valentine Vis.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre imagerie évoquée par un des chars, on peut mentionner un char où des figures de fausses danseuses de cabarets ont été représentées avec un homme au centre, portant une marinière et un béret (à 2.44 de l’extrait). Cela peut évoquer les stéréotypes du français portant ce genre de vêtements mais aussi l’association des cabarets à la France. En effet, les cabarets ou encore aussi appelés les cafés concerts devinrent populaires au XIXe siècle et notamment à Paris avec des institutions comme les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge. A Strasbourg, on peut par exemple penser au Barabli, cabaret bilingue crée par Germain Muller et Raymond Vogel. Ces derniers sont même, comme on l’a indiqué plus haut, derrière le renouveau du carnaval de Strasbourg. Ceci n’est donc peut-être pas un hasard de retrouver des références à leur encontre lors du défilé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule étant présente et jouant un rôle important de par son assistance et sa présence à la parade, il s’agit donc bien d’un événement populaire. &lt;br /&gt;
Par le fait de se déguiser, il y a de plus une volonté de s’amuser avec les codes de la société, être quelqu’un que l’on n’est pas habituellement mais aussi s’amuser au sens large du terme. On peut le voir à travers les dernières images. La bonne humeur est alors présente lorsqu’un adulte décida de lancer des confettis à un enfant ou encore qu’une dame, vêtue d’un manteau à carreaux, décida de les lancer au caméraman. Cette dame n’est autre que la femme du cameraman, Mathilde Klein. Elle est alors entourée de sa propre sœur Emmy Maridet, son beau-frère Louis Maridet et leur neveu, le jeune Francis Maridet&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On assiste alors à un moment particulier d’amusements entre un père et son fils. L’extrait s’achève par conséquent sur ces images familiales, entre adultes et enfant, mais aussi entre adultes qui sont donc des proches du cameraman. Leur familiarité peut être également perçue par les sourires adressés à ce dernier mais aussi aux confettis envoyés en sa direction. Cela rappelle donc l’idée que ce document est plus une archive personnelle qu’une archive à but commercial ou un reportage réalisé par la télévision par exemple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter ainsi que le cameraman est un certain René Klein. Il fut cameraman amateur de nombreux films et notamment d’un autre document disponible sur le site de la Cinémathèque du Rhin supérieur : un film consacré au dernier tramway de Strasbourg en mai 1960&amp;lt;ref&amp;gt;https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Bas:Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour ses images filmées lors du Carnaval, il semble que le caméraman amateur a décidé de placer sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément sur la place Saint-Pierre-le-Vieux dont les premières images sont placées en direction du Pont Kuss. De par la foule et pour permettre une vue d’ensemble de la cavalcade, on peut supposer qu’il se plaça sur les marches de l’église pour prendre un peu de hauteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, cet événement peut être vu alors comme un moment hors du temps, propice à l’amusement, un moment que permet donc le carnaval par ces déguisements ou encore ces chars évoquant ainsi l’imaginaire. Néanmoins, la réalité reste implicitement présente par des distorsions, par le biais de figures historiques caricaturées comme c’est le cas avec le général De Gaulle par exemple ou des allusions au contexte contemporain entourant l’année 1960.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-03-19T14:20:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=D’une durée de plus de sept minutes, ce film muet et en couleurs est un montage de différents moments capturés lors du Carnaval de la ville de Strasbourg durant la journée du 28 février 1960. On y voit différents chars, des scènes de vies urbaines mais aussi des moments plus personnels, mettant en scène la famille par exemple.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Ressources'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CERF, Eve, « Carnavals en Alsace : tradition, évolution, manipulation », ''Revue des Sciences Sociales de la France et de l'Est'', 7, 1978, p.24-37.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIS, Valentine, fiche « Le carnaval de Strasbourg de 1960 » : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Carnaval_de_Strasbourg_(0020FH0012) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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		<title>Carnaval de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film.Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu &amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 76.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' »peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures&amp;lt;ref&amp;gt;Ch.SCHEURER, ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', p. 36. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://archives.strasbourg.eu/expositions/panneau-er-mai-le-dernier-tramway-191-1034/n:335 (site consulté le 1er mars 2020)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes,'' p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements&amp;lt;ref&amp;gt; ''Ibid.'', p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid.''., p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 78-83.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. ''Un chantier et des hommes'', p. 24. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14053</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14053"/>
		<updated>2020-03-19T14:11:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=01051960&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Strasbourg; Pont de Saverne; Rue du Vieux-Marché-aux-Vins, Strasbourg&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film.Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu &amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 76.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' »peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures&amp;lt;ref&amp;gt;Ch.SCHEURER, ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', p. 36. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://archives.strasbourg.eu/expositions/panneau-er-mai-le-dernier-tramway-191-1034/n:335 (site consulté le 1er mars 2020)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes,'' p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements&amp;lt;ref&amp;gt; ''Idem'', p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962&amp;lt;ref&amp;gt;''Idem''., p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 78-83.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. ''Un chantier et des hommes'', p. 24. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14051</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-03-19T14:09:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film.Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu &amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 76.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' »peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures&amp;lt;ref&amp;gt;Ch.SCHEURER, ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', p. 36. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://archives.strasbourg.eu/expositions/panneau-er-mai-le-dernier-tramway-191-1034/n:335 (site consulté le 1er mars 2020)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes,'' p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 19. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962&amp;lt;ref&amp;gt;''Ibid.''., p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles&amp;lt;ref&amp;gt;Christian LAMBOLEY, ''Strasbourg tramway'', p. 78-83.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg&amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. ''Un chantier et des hommes'', p. 24. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien numérique avec la belle-fille de René Klein datant du 13 mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-03-19T14:04:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|userrealname=Mathilde Vettard&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-03-19&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.5838, 7.74153&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film.Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu. &amp;lt;ref&amp;gt;COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', p. 13. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950 .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' »peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures . En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares . Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements . Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962 . &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles . Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber . Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14046</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14046"/>
		<updated>2020-03-19T14:01:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film. Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950 .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' »peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures . En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares . Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements . Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962 . &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles . Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber . Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14045</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-03-19T13:59:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
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|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film. Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950 .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' »peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures . En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares . Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements . Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962 . &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles . Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber . Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14043</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14043"/>
		<updated>2020-03-19T13:56:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=01051960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:55&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=Derniertram.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film. Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950 .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « ''de profundis'' ». Le « ''de profundis'' »peut être une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures . En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « ''Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft'' », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares . Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements . Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962 . &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles . Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber . Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14041</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14041"/>
		<updated>2020-03-19T13:55:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=01051960&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=Derniertram.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film. Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950 .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « de profundis ». Le « de profundis » est une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures . En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares . Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements . Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962 . &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles . Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple [[Bas:Carnaval_de_Strasbourg_(0119FH0012)|un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt]] que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber . Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14040</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14040"/>
		<updated>2020-03-19T13:52:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
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|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=Derniertram.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. [https://www.ina.fr/video/SXF02035724/le-dernier-tramway-a-strasbourg-video.html Ce reportage] est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film. Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950 .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « de profundis ». Le « de profundis » est une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures . En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares . Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements . Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962 . &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles . Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber . Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14039</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14039"/>
		<updated>2020-03-19T13:50:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=01051960&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Ce document filmé peut être tout d’abord divisé en deux parties, une très courte d’à peine douze secondes et l’autre, plus longue, durant tout le reste du temps du document. Il s’agit d’un montage réalisé par la suite par le réalisateur René Klein pour permettre de mieux comprendre les images filmées au cœur de la ville de Strasbourg par la suite. En effet, la première partie est simplement un plan d’une une de journal, plus précisément la une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'', un des plus importants journaux régionaux, datée du 1er mai 1960. La seconde partie, quant à elle, peut être résumée par un compte-rendu filmé de manière amateur de la journée de ce 1er mai 1960 dans les rues strasbourgeoises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La une des ''Dernières Nouvelles d’Alsace'' du dimanche 1er mai 1960 est donc consacrée à « Strasbourg : le dernier tram a vécu. » et indique en sous-titre que « des autobus prendront le relai ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut mettre en parallèle cette une de presse écrite avec le fait que ce dernier tram fut également filmé par la télévision française à travers la Radiodiffusion-télévision française et d’un reportage court de moins de deux minutes. Ce reportage est disponible gratuitement sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) . On y voit également la fanfare, la dernière voiture tirée par un cheval, la foule, une locomotive à vapeur et des plans également sur les voitures passant dans le centre-ville notamment par la place Kléber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la circulation du dernier tram est un événement non seulement médiatique de par l’exposition dans la presse mais aussi un événement social qui rassemble la population (dont des familles). On peut le voir ainsi par la foule présente dans les différentes images et au passage de ce dernier tram mais aussi des différentes voitures derrière lui. En effet, la voiture du dernier tram n’est pas la seule à circuler. Plusieurs voitures de tramway peuvent être aperçues dans ce film. Pourtant, il faut noter qu’il s’agit d’une véritable mise en scène de la dernière circulation de ce tramway ; les derniers trams ont véritablement circulé la veille ; cette fois, le 1er mai, c’est une procession symbolique qui a lieu . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation du dernier tram a une visée symbolique. On peut le voir à travers les différentes inscriptions marquées sur les voitures qui circulent : « Chacun son destin », « Je m’en vais », « On ne veut plus de moi », « 82 ans de loyaux services »… Le dernier plan de ce document n’est pas anodin : on filme en gros plan l’inscription « ADIEU AU TRAMWAY ». Le tramway devient alors un moyen de transmissions de messages par ses voitures. Le rôle de la langue est aussi important à travers l’inscription en alsacien « Ich komm nimmi », c’est-à-dire « je ne viens plus », référence donc au fait que c’est la dernière fois que passera sans doute le tramway dans les rues de la ville. A la place, le transport en commun privilégié et mis en valeur fut le bus, déjà présent depuis les années 1950 .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle entre un véritable enterrement peut être fait. En effet, comme à un enterrement, on assiste à une sorte de procession funéraire composée d’une fanfare, habillée en noir, et on peut noter la présence d’un homme portant une gerbe de fleurs ou encore d’une voiture marquée par l’inscription « de profondis », pouvant évoquer le « de profundis ». Le « de profundis » est une référence à une des prières prononcées lors d’enterrements chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière traversée du tramway donna également lieu à une promotion pour deux brasseries alsaciennes situées à Schiltigheim, ville voisine de Strasbourg. Cette promotion peut être vue par les deux publicités sur les deux bus bleus qui circulent entre les voitures de tramway. Ce sont donc deux publicités pour d’un côté la bière Schützenberger et de l’autre à travers la bière Ancre Pils la brasserie de l’Espérance. Les publicités furent bien présentes dès la fin du XIXe siècle notamment à travers des affiches à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des voitures . En outre, une voiture de tramway met également en scène deux hommes en costume et hauts de forme qui tiennent un énorme ouvrage. On peut émettre l’hypothèse qu’il s’agisse de prometteurs immobiliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre référence économique mais aussi historique, on peut évoquer la présence d’une locomotive au début du film. Celle-ci est tirée par un cheval blanc, parée de fleurs pour l’occasion,  ouvrant la dernière traversée. Elle porte le nom de Colette grâce à son inscription sur le côté « Je m’appelle Colette, j’ai 74 ans ». D’après une photographie trouvée sur le site des archives de Strasbourg, Colette était une locomotive créée en 1886 pour transporter la production de sucre de la sucrerie d’Erstein jusqu’à la gare de la ville . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette locomotive, se trouve également inscrit deux dates mises en parallèle : 1878 et 1960. 1960 semble être évidemment la date de la dernière circulation de ce tramway mais on peut se demander ce que signifie et symbolise l’année 1878. Par conséquent, il faut s’intéresser à l’histoire du tramway de Strasbourg et tout particulièrement ses origines. De par sa date, le tramway de Strasbourg est donc né lorsque la ville était annexée à l’Empire allemand de Guillaume Ier. En effet, on note la création en 1877 de la « Strasburger Pferdereisenbahngeselshafft », c’est-à-dire la « Compagnie Strasbourgeoise de Chemin de Fer Hippomobile ». Le nom indique ainsi que les tramways étaient alors tirés par des chevaux dans le centre-ville alors que dans les faubourgs des locomotives à vapeur étaient autorisées, de taille plus petite toutefois que celles arrivant dans les gares . Le chantier débuta alors en l’année 1878, date qui se trouve donc sur la locomotive Colette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tramway connaît un développement important au début du XXe siècle notamment grâce à l’électrification du réseau mais aussi l’étalement du réseau vers d’autres villes du Bas-Rhin, comme par exemple Erstein mentionnée plus tôt ou encore Obernai. Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fragilisa la Compagnie des Transports Strasbourgeois et donc les différentes lignes du tramway. On estima alors au moins quinze kilomètres de voies qui furent détruites mais surtout 79 kilomètres de lignes qui se virent privées d’électricité et 26 ponts furent détruits par les conflits ou encore les bombardements . Néanmoins, malgré les tentatives de reconstruction au cours des années 1950 et la mise en place pour un temps du trolleybus, le tramway disparût peu à peu du paysage strasbourgeois, faute d’une politique d’aménagement et entrainant par conséquent une chute de son utilisation. Le tramway de Strasbourg arrêta donc sa circulation le 1er mai 1960, suivi également peu de temps après par le trolleybus en mars 1962 . &lt;br /&gt;
Dès le 2 mai 1960, on décida alors de détruire et de brûler les anciennes voitures, devenus désormais inutiles . Il faudra alors attendre la fin des années 1980 pour que l’idée de réaliser de nouvelles lignes de tramway réapparaisse à Strasbourg .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, il faudra noter que ce film provient d’un réalisateur amateur, René Klein. Ce dernier a réalisé pour son propre plaisir de nombreux films, comme par exemple un film dédié au Carnaval de Strasbourg se déroulant quelques mois plus tôt que la circulation du dernier tramway de Strasbourg .  Ici, il a placé sa caméra dans le centre-ville de Strasbourg, plus précisément ce qui semble être l’angle du Pont de Saverne et la Rue du Vieux Marché aux Vins, lieux qui existent encore de nos jours. René Klein décide également de filmer ses proches lors de son reportage, tout particulièrement à 2.51 du film : on peut y voir ainsi sa femme, Mathilde Klein, mais aussi les beaux-parents de René : Florence et Eugène Leimgruber . Les trois remarquèrent qu’ils furent filmés et les deux femmes regardèrent en souriant et en rigolant le caméraman, rappelant ainsi le lien et les relations qui les unissent à celui-ci. On peut également souligner qu’Eugène Leimgruber fut ancien traminot, c’est-à-dire conducteur de tramway, il ne fut donc peut-être pas anodin de le voir assister de ce fait à la fin de la première période du tramway à Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, ''Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, ''Strasbourg tramway'', Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., ''Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société)'', Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-03-19T13:47:39Z</updated>

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|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, Strasbourg tramway, Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société), Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autre source'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14036</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14036"/>
		<updated>2020-03-19T13:46:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Dernier tram de Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=01051960&lt;br /&gt;
|video=0119FH0012_1&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:55&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=Derniertram.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Local festivals&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Bibliographie et ressources&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COMPAGNIE DES TRANSPORTS STRASBOURGEOIS, Le tram de Strasbourg. Un chantier et des hommes, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAMBOLEY, Christian, Strasbourg tramway, Strasbourg, Contades, 1989. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHEURER, Ch., Cinquantenaire des tramways strasbourgeois 1878-1928 (Aperçu historique sur la fondation et le développement de la Compagnie des tramways strasbourgeois publié à l’occasion du Cinquantenaire de la société), Strasbourg, C.T.S, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien réalisée sous formes de courriels avec la belle-fille de René KLEIN au cours du mois de mars 2020. Cette dernière a souhaité rester anonyme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Dernier_tram_de_Strasbourg_(0119FH0012)&amp;diff=14035</id>
		<title>Dernier tram de Strasbourg (0119FH0012)</title>
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		<updated>2020-03-19T13:45:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mathilde Vettard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Le film est un compte-rendu amateur de plus de trois minutes, muet et en couleurs, sur la cérémonie entourant la circulation du dernier tram dans les rues de Strasbourg le 1er mai 1960. Le tramway s’arrêta alors de circuler dès le lendemain, remplacé par des autobus, avant de finalement revenir dans les discussions au cours des années 1980.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mathilde Vettard</name></author>
		
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