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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-05-19T13:02:32Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:D%C3%A9monstration_d%27escrime_(0086FS0001)&amp;diff=16033</id>
		<title>Bas:Démonstration d'escrime (0086FS0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:D%C3%A9monstration_d%27escrime_(0086FS0001)&amp;diff=16033"/>
		<updated>2020-12-28T21:57:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Démonstration d'escrime&lt;br /&gt;
|fonds=Forrer&lt;br /&gt;
|idSupport=0086FS0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1924&lt;br /&gt;
|dateFin=1935&lt;br /&gt;
|video=0086FS0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:25&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Süffert, Fritz&lt;br /&gt;
|apercu=Escrime.jpg&lt;br /&gt;
|username=N. Maingneur&lt;br /&gt;
|userrealname=Nathan Maingneur&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-12-22&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur muet en noir et blanc d’une minute et vingt-cinq secondes est issu de la pellicule de l’entomologiste allemand Fritz Süffert (1891-1945). Capturé en 16 mm, ce film fut capturé entre 1924 et 1925. Il s’agit d’une démonstration d’escrime au fleuret en plein air, entre deux escrimeuses, abordé sous différents plans. Le filmeur capture ici quelques échanges ou coups d’estoc au fleuret entre deux compétitrices. La scène comprend des éléments du film en extérieur : végétation, habitations, routes, passage et présence d’individus en arrière-plan. Le film se termine sur un regard des escrimeuses, directement adressé à la caméra, attestant de la présence de Fritz Süffert.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:00-00:03 : carton « AFGA »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:04-00:10 : plan large d’une démonstration d’escrime en plein air. Présence d’un enfant en bas âge en arrière plan. Aperçu du lieu de pratique : en bord de route, sans doute devant une habitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:11-00:24 : plan large depuis l’autre côté du plan précédant. Échanges de coups d’estoc des escrimeuses. Sur l’arrière plan gauche : une grange et un vélo. En arrière plan, une grande maison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:25-00:33 : retour au plan initial pour une séquence de coups d’estoc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:34-00:50 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:51-01:02 : plan rapproché de l’une des escrimeuses. Arrière plan informatif : homme à vélo, présence d’un lampadaire, d’un panneau de rue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:03-01:11 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. Arrière plan animé : arrivée d’une femme à vélo, présence d’un homme qui passe le balai. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:12-01:25 : plan large de dos à la route, cadré comme le deuxième plan. Les escrimeuses retirent leur casque se saluent et saluent la caméra.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Fritz Süffert (1891-1945) était un entomologiste allemand spécialisé dans l’étude des papillons, en particulier leur aspect mimétique. Au cours des années 1920, Süffert est étudiant en biologie à l’Université de Munich et devient l’assistant du généticien Richard Goldschmidt (1878-1956). Entre 1924 et 1936, Süffert travaille à l’Université de Fribourg en collaboration avec Hans Spemann (1869-1941), lauréat du prix Nobel de médecine en 1935. En 1933, Süffert effectue un voyage en Indonésie et s’essaie au film amateur, capturant quelques séquences à Bali. En 1935, Süffert et sa famille s’installent à Berlin. Süffert est marié à Maria Forrer, fille de l’archéologue Robert Forrer (1866-1947) et devient rédacteur en chef de la revue Die Naturwissenschaften, consacrée à l’étude des sciences naturelles. Süffert meurt le 24 avril 1945 lors de la bataille de Berlin, à quelques jours de la mort d’Hitler et de la capitulation de l’Allemagne nazie. Sa famille s’est ensuite installée à Strasbourg en 1947. Dans l’immédiat après-guerre, l’Allemagne connut la pire crise économique de son histoire, marquée par une hyperinflation sous la République de Weimar. Au début des années 1920, Weimar est en effet dans l’impossibilité de payer les réparations faramineuses fixées par le traité de Versailles. Le plan Dawes, signé à Paris en août 1924, permet à l’Allemagne d’alléger le coût des réparations. En France, les Jeux Olympiques de Paris ont lieu sans la délégation allemande, qui ne fut pas invitée par le conseil d’organisation. C’est toutefois lors de ces Jeux d’été de 1924 que l’escrime au fleuret fut ouverte aux femmes, vingt-huit après leur entrée masculine lors des premiers Jeux, organisés à Athènes en 1896. Pourtant, le caractère mixte des rencontres d’escrime remonte au Moyen Âge. Maître escrimeur du XIVe siècle, Johannes Liechtenauer (1300-1389) prône dans ses Fechtbücher (ou traités d'escrime) une mixité de l’escrime, bien qu'encore largement minoritaire pour le genre féminin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cartons et coups d’estoc''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Artifice récurrent du cinéma muet, l’intertitre est un complément écrit à l’image qui a progressivement disparu avec les progrès du cinéma sonore. Sur le carton d’ouverture de ce film, on peut retrouver l’acronyme AFGA pour Aktiengesellschaft für Anilinfabrikation, entreprise qui produisait des produits chimiques utilisés dans la fabrication de pellicules, de papier photo ainsi que de matériel de photographie et de cinéma amateur. Le caractère de ce carton semble ici plus publicitaire qu’autre chose. Il est fort probable que Fritz Süffert ait été client de l’enseigne allemande. On peut supposer que la caméra et la pellicule utilisée par Süffert provient sans doute d’un magasin de cette filiale. Un premier plan large révèle qu’il s’agit d’une démonstration amicale d’escrime en plein air, entre deux escrimeuses. Contrastant avec une activité majoritairement pratiquée par des hommes, s’ouvrant toutefois aux femmes en 1924 avec les Jeux de Paris, on peut imaginer l’intérêt exceptionnel de cette scène pour le filmeur. Les escrimeuses portent l’équipement  de protection complet. On peut clairement identifier le masque, la cuirasse, le gant et le pantalon. À noter qu’elles portent également une sorte de tunique. Elles brandissent une arme d’estoc, en l’occurrence un fleuret, arme de convention par excellence de la pratique de l’escrime. Les échanges sont d’une fluidité remarquable, pouvant suggérer que les escrimeuses n’y sont pas à leur premier combat. Pour Süffert, sans doute qu’il fut également question d’illustrer le corps en mouvement, ici celui de la femme, dans le cadre de la pratique de l’escrime. Il ne s’agit donc pas d’une rencontre emprunte d’animosité et d’une atmosphère où plane l’esprit de compétition. On ressent à plusieurs reprises le caractère amical et purement ludique de la rencontre. À visage découvert, les deux escrimeuses se saluent d’une poignée de main, symbole de respect sportif par excellence. Un regard est alors adressé par chacune des compétitrices à la caméra, preuve qu’elles savaient qu’il s’agissait de filmer le combat, acquiescent également de la présence de la caméra et du filmeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un arrière plan vivant : un film dans le film'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort de ce film de Fritz Süffert, c’est également la richesse de ses arrière-plans. Sur chacun de ses plans, l’arrière-plan se distingue par une petite scène de la vie quotidienne. Ces faits et gestes spontanés rapprochent alors davantage ce petit combat d’escrime à une pratique ludique qu’à un affrontement sportif compétitif, codifié et réglé. On distingue d’abord une route, ce qui indique qu’on pourrait être au devant d’une habitation. Toujours sur ce plan, un enfant en bas âge apparaît et se baisse pour ramasser quelque chose qui ressemble à des feuilles mortes. Sur un autre plan, filmé dos à la route, on aperçoit une grange sur le côté gauche, un vélo reposant contre la façade en bois. On ne sait pas s’il appartient à l’une des protagonistes, ni au filmeur. En arrière-plan se dresse une large habitation, suggérant que l’activité a lieu dans un espace où l’on vit plutôt aisément. Le cinquième plan se distingue des précédentes prises de vue, plus rapproché de l’une des protagonistes. Celle-ci apparaît presque de face, contrastant avec l’horizontalité des profils des combattantes des premiers plans. On remarque également la présence d’un lampadaire et d’un panneau de rue dans l’arrière-plan droit. Ce sont des signes d’urbanité et de modernité, signe que l’on se trouve bel et bien dans un endroit où il fait bon vivre. Dans l’arrière-plan toujours, un homme a vélo, visiblement plutôt bien vêtu, entre dans le champ de droite à gauche. De retour dos à la route et en face de l’habitation, une femme passe à vélo dans l’arrière-plan droit et tourne la tête en direction du combat. Notre attention se porte surtout sur le protagoniste présent dans l’arrière-plan gauche. Sans doute de passage au moment des faits, l’homme s’est arrêté, est descendu de son vélo pour regarder le combat, s’autorisant même une cigarette ! Il s’agit donc bel et bien d’un spectateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Escrime''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOFFA Sergio, ''Les manuels de combat : Fechtbücher et Ringbücher'', Turnhout, Brepols, 2014. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry (dir) et VAUCELLE Serge, ''Le genre du sport'', Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2006. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Histoire du sport''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire du sport'', Paris, Presses Universitaires de France, 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cinéma''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BIMBENET Jérôme, ''Film et histoire'', Paris, Armand Colin, 2007.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0003)&amp;diff=16032</id>
		<title>Bas:Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0003)&amp;diff=16032"/>
		<updated>2020-12-28T21:56:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Festival de gymnastique à Ostwald&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_3_3&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:55&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Gymnastique_1936.jpg&lt;br /&gt;
|username=N. Maingneur&lt;br /&gt;
|userrealname=Nathan Maingneur&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-12-28&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.54297, 7.70955&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Gymnastic&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur muet en noir et blanc de cinquante-sept secondes est issu de la pellicule d’Émile Breesé (1902-1987), technicien radio qui fit carrière dans un magasin de radio strasbourgeois. Capturé en 9,5 mm, ce film fut capturé en 1936, lors d’un festival de gymnastique à Ostwald, petite ville d’Alsace en périphérie de Strasbourg. Le filmeur capture ici quelques démonstrations de gymnastique en plein air, accompagnés d’une parade de la fanfare locale.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:01-00:02 : fond noir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:03-00:07 : plan large du cortège de la fanfare. Les enfants sont en tête du cortège et sont suivis par les musiciens. Passage du cortège sur la route. À gauche, des voitures sont garées en file. À droite, un drapeau français flotte au dessus de la parade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:08-00:14 : plan large en face de la suite du cortège. Les tambours et tambourins s’avancent en rang, suivis des cuivres. &lt;br /&gt;
00:15-00:18 : plan rapproché des tambours, au devant des cuivres. Un porte-étendard se trouve au milieu du cortège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:19-00:28 : plan large de la suite de la fanfare, tournant à l’angle d’une rue. Le cinéaste semble en retrait. Passage des musiciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:29-00:31 : plan rapproché de la suite de la fanfare, sans doute la fin du cortège. On remarque la présence de quelques spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:32-00:34 : plan rapproché de l’arrivée de deux messieurs, en costume et fumant le cigare, sans doute pour assister au festival de gymnastique. Une habitation est en arrière-plan. L’un puis l’autre adressent un regard à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:35-00:57 : succession de plusieurs plans large, pas toujours cadrés de la même façon. Démonstration de gymnastique en plein air sur un agrès de barre fixe. Présence de plusieurs dizaines de spectateurs en arrière-plan.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale (1914-1918), Émile Breesé est un jeune garçon qui se passionne tôt pour l’image et la photographie. Dans les années 1920, Breesé est tour à tour mécanicien puis technicien radio, ce qui lui permet de faire carrière dans un magasin de radio de Strasbourg. Professionnel du son, Émile Breesé tourne ses premiers films au début des années 1930, les introduisant dans l’intimité du cadre familial. À l’orée de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), Breesé filme des scènes de la vie militaire pendant la Drôle de guerre. Entre 1942 et 1943, l’Alsace-Moselle est sous le joug de l’Allemagne d’Hitler, annexée puis occupée à partir de 1940. C’est dans ce contexte qu’Émile Breesé capture des défilés et parades des soldats du Reich ou des Jeunesses hitlériennes à Strasbourg. Dans les années 1930, Breesé et sa caméra étaient des habitués des manifestations sportives locales, comme lors du festival de gymnastique d’Ostwald en 1936. À partir du XIXe siècle, la gymnastique est une pratique recommandée par les médecins pour ses vertus physiques. Sous le Second Empire apparaissent des démonstrations de gymnastique, qui ont lieu en plein air lors de représentations locales. Dans l’après 1870, l’aspect purement sportif de ces rencontres revêt un habit patriotique et nationaliste, fruit de l’état d’esprit revanchard suite à l’amère défaite de la France face à la Prusse. C’est à la fois l’occasion de montrer les capacités physiques d’individus qui pourraient faire de futurs soldats, en même temps que de ressortir l’attirail patriotique, mis en exergue lors de manifestations populaires. Au contraire d’autres sports tels que l’escrime, la gymnastique est longtemps restée masculine (aucune femme n’est identifiable sur ce film). Dans l’entre-deux-guerres, de nombreuses villes possédaient une petite fédération de gymnastes et organisaient de grands festivals. Les gymnastes filmés par la caméra d’Émile Breesé en 1936 étaient sans doute ceux de la société gymnastique de Saint-Ostwald, rattachée à la ville de Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pirouettes et autres acrobaties'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La caméra d’Émile Breesé capture ici quelques séquences d’une démonstration de gymnastique, ici montrée comme un spectacle de rue. Le gymnaste à l’œuvre porte une tenue d’usage, un justaucorps blanc et des chaussures blanches. Sans doute qu’il s’agissait pour Breesé d’illustrer le corps en mouvement, ici celui de l’homme, dans le cadre de la pratique de la gymnastique. Ici, on peut identifier un exercice sur un agrès de barre fixe, constituée d’une structure et d’une barre métallique autour de laquelle le gymnaste enchaîne rotations, éléments d’élan et parties volantes. Malgré l’individualité de l’exercice, il est important de noter qu’il s’agit d’une pratique collective. En effet, la caméra nous laisse entrevoir la présence des autres gymnastes, eux-mêmes spectateurs de l’exercice. Par leurs encouragement et leur présence, les gymnastes favorisaient ainsi un sentiment de cohésion du groupe tout entier. La présence d’un public relativement nombreux est également favorable à l’idée d’un sport en collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un caractère public et culturel important''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces démonstrations de gymnastique ne s’inscrivaient toutefois pas dans un cadre purement sportif. En effet, ces quelques exercices se déroulaient habituellement lors de grands événements, mêlant musique, défilés et parades. Les trente premières secondes du film nous montrent l’engouement populaire que suscitaient de telles manifestations. Souvent, le sport s’agrémentait de l’accompagnement d’une fanfare en parade, nous laissant entrevoir les tambours et les cuivres. L’orchestre défilait donc le long des rues, suscitant l’attention des villageois et villageoises, qui se montraient aux fenêtres ou sortaient sur le pas de la porte. Pour la plupart, ces événements étaient l’occasion de se préparer et de sortir en famille pour passer une après-midi de week-end rythmée par les festivités et les animations. Sur chacun des plans d’Émile Breesé, on aperçoit la présence de nombreux spectateurs, friands du caractère ludique de ce genre d’attractions, indiquant que ce type de spectacles s’adressait à toutes les couches et âges de la populations. Petits et grands y trouvaient leur compte. Ce genre de festivités allait donc outre le contexte purement sportif et constituaient d’agréables animations familiales. En parallèle de ses quelques séquences de gymnastique, Breesé s’est surtout attardé sur le caractère divertissant et culturel d’un tel événement. Musique, cortège et fanfare ajoutaient au sport une dimension populaire et pittoresque, immortalisée par la caméra d’Émile Breesé.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Gymnastique''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BRIER Pascal, ''Une histoire de l'éducation physique dans les instituts médico-éducatifs : 1838-1909'', Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Histoire du sport''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire du sport'', Paris, Presses Universitaires de France, 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cinéma''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BIMBENET Jérôme, ''Film et histoire'', Paris, Armand Colin, 2007.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0003)&amp;diff=16031</id>
		<title>Bas:Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0003)</title>
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		<updated>2020-12-28T21:55:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0003).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Festival de gymnastique à Ostwald&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
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|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_3_3&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:55&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Gymnastique_1936.jpg&lt;br /&gt;
|username=N. Maingneur&lt;br /&gt;
|userrealname=Nathan Maingneur&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-12-28&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.54297, 7.70955&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Gymnastic&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur muet en noir et blanc de cinquante-sept secondes est issu de la pellicule d’Émile Breesé (1902-1987), technicien radio qui fit carrière dans un magasin de radio strasbourgeois. Capturé en 9,5 mm, ce film fut capturé en 1936, lors d’un festival de gymnastique à Ostwald, petite ville d’Alsace en périphérie de Strasbourg. Le filmeur capture ici quelques démonstrations de gymnastique en plein air, accompagnés d’une parade de la fanfare locale.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:01-00:02 : fond noir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:03-00:07 : plan large du cortège de la fanfare. Les enfants sont en tête du cortège et sont suivis par les musiciens. Passage du cortège sur la route. À gauche, des voitures sont garées en file. À droite, un drapeau français flotte au dessus de la parade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:08-00:14 : plan large en face de la suite du cortège. Les tambours et tambourins s’avancent en rang, suivis des cuivres. &lt;br /&gt;
00:15-00:18 : plan rapproché des tambours, au devant des cuivres. Un porte-étendard se trouve au milieu du cortège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:19-00:28 : plan large de la suite de la fanfare, tournant à l’angle d’une rue. Le cinéaste semble en retrait. Passage des musiciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:29-00:31 : plan rapproché de la suite de la fanfare, sans doute la fin du cortège. On remarque la présence de quelques spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:32-00:34 : plan rapproché de l’arrivée de deux messieurs, en costume et fumant le cigare, sans doute pour assister au festival de gymnastique. Une habitation est en arrière-plan. L’un puis l’autre adressent un regard à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:35-00:57 : succession de plusieurs plans large, pas toujours cadrés de la même façon. Démonstration de gymnastique en plein air sur un agrès de barre fixe. Présence de plusieurs dizaines de spectateurs en arrière-plan.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale (1914-1918), Émile Breesé est un jeune garçon qui se passionne tôt pour l’image et la photographie. Dans les années 1920, Breesé est tour à tour mécanicien puis technicien radio, ce qui lui permet de faire carrière dans un magasin de radio de Strasbourg. Professionnel du son, Émile Breesé tourne ses premiers films au début des années 1930, les introduisant dans l’intimité du cadre familial. À l’orée de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), Breesé filme des scènes de la vie militaire pendant la Drôle de guerre. Entre 1942 et 1943, l’Alsace-Moselle est sous le joug de l’Allemagne d’Hitler, annexée puis occupée à partir de 1940. C’est dans ce contexte qu’Émile Breesé capture des défilés et parades des soldats du Reich ou des Jeunesses hitlériennes à Strasbourg. Dans les années 1930, Breesé et sa caméra étaient des habitués des manifestations sportives locales, comme lors du festival de gymnastique d’Ostwald en 1936. À partir du XIXe siècle, la gymnastique est une pratique recommandée par les médecins pour ses vertus physiques. Sous le Second Empire apparaissent des démonstrations de gymnastique, qui ont lieu en plein air lors de représentations locales. Dans l’après 1870, l’aspect purement sportif de ces rencontres revêt un habit patriotique et nationaliste, fruit de l’état d’esprit revanchard suite à l’amère défaite de la France face à la Prusse. C’est à la fois l’occasion de montrer les capacités physiques d’individus qui pourraient faire de futurs soldats, en même temps que de ressortir l’attirail patriotique, mis en exergue lors de manifestations populaires. Au contraire d’autres sports tels que l’escrime, la gymnastique est longtemps restée masculine (aucune femme n’est identifiable sur ce film). Dans l’entre-deux-guerres, de nombreuses villes possédaient une petite fédération de gymnastes et organisaient de grands festivals. Les gymnastes filmés par la caméra d’Émile Breesé en 1936 étaient sans doute ceux de la société gymnastique de Saint-Ostwald, rattachée à la ville de Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pirouettes et autres acrobaties'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La caméra d’Émile Breesé capture ici quelques séquences d’une démonstration de gymnastique, ici montrée comme un spectacle de rue. Le gymnaste à l’œuvre porte une tenue d’usage, un justaucorps blanc et des chaussures blanches. Sans doute qu’il s’agissait pour Breesé d’illustrer le corps en mouvement, ici celui de l’homme, dans le cadre de la pratique de la gymnastique. Ici, on peut identifier un exercice sur un agrès de barre fixe, constituée d’une structure et d’une barre métallique autour de laquelle le gymnaste enchaîne rotations, éléments d’élan et parties volantes. Malgré l’individualité de l’exercice, il est important de noter qu’il s’agit d’une pratique collective. En effet, la caméra nous laisse entrevoir la présence des autres gymnastes, eux-mêmes spectateurs de l’exercice. Par leurs encouragement et leur présence, les gymnastes favorisaient ainsi un sentiment de cohésion du groupe tout entier. La présence d’un public relativement nombreux est également favorable à l’idée d’un sport en collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un caractère public et culturel important''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces démonstrations de gymnastique ne s’inscrivaient toutefois pas dans un cadre purement sportif. En effet, ces quelques exercices se déroulaient habituellement lors de grands événements, mêlant musique, défilés et parades. Les trente premières secondes du film nous montrent l’engouement populaire que suscitaient de telles manifestations. Souvent, le sport s’agrémentait de l’accompagnement d’une fanfare en parade, nous laissant entrevoir les tambours et les cuivres. L’orchestre défilait donc le long des rues, suscitant l’attention des villageois et villageoises, qui se montraient aux fenêtres ou sortaient sur le pas de la porte. Pour la plupart, ces événements étaient l’occasion de se préparer et de sortir en famille pour passer une après-midi de week-end rythmée par les festivités et les animations. Sur chacun des plans d’Émile Breesé, on aperçoit la présence de nombreux spectateurs, friands du caractère ludique de ce genre d’attractions, indiquant que ce type de spectacles s’adressait à toutes les couches et âges de la populations. Petits et grands y trouvaient leur compte. Ce genre de festivités allait donc outre le contexte purement sportif et constituaient d’agréables animations familiales. En parallèle de ses quelques séquences de gymnastique, Breesé s’est surtout attardé sur le caractère divertissant et culturel d’un tel événement. Musique, cortège et fanfare ajoutaient au sport une dimension populaire et pittoresque, immortalisée par la caméra d’Émile Breesé.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Gymnastique''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BRIER Pascal, Une histoire de l'éducation physique dans les instituts médico-éducatifs : 1838-1909, Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Histoire du sport''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, Histoire du sport, Paris, Presses Universitaires de France, 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cinéma''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BIMBENET Jérôme, Film et histoire, Paris, Armand Colin, 2007.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0003)&amp;diff=16030</id>
		<title>Bas:Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0003)</title>
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		<updated>2020-12-28T21:55:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Festival de gymnastique à Ostwald&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_3_3&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:55&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Gymnastique_1936.jpg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.54297, 7.70955&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Gymnastic&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur muet en noir et blanc de cinquante-sept secondes est issu de la pellicule d’Émile Breesé (1902-1987), technicien radio qui fit carrière dans un magasin de radio strasbourgeois. Capturé en 9,5 mm, ce film fut capturé en 1936, lors d’un festival de gymnastique à Ostwald, petite ville d’Alsace en périphérie de Strasbourg. Le filmeur capture ici quelques démonstrations de gymnastique en plein air, accompagnés d’une parade de la fanfare locale.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:01-00:02 : fond noir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:03-00:07 : plan large du cortège de la fanfare. Les enfants sont en tête du cortège et sont suivis par les musiciens. Passage du cortège sur la route. À gauche, des voitures sont garées en file. À droite, un drapeau français flotte au dessus de la parade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:08-00:14 : plan large en face de la suite du cortège. Les tambours et tambourins s’avancent en rang, suivis des cuivres. &lt;br /&gt;
00:15-00:18 : plan rapproché des tambours, au devant des cuivres. Un porte-étendard se trouve au milieu du cortège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:19-00:28 : plan large de la suite de la fanfare, tournant à l’angle d’une rue. Le cinéaste semble en retrait. Passage des musiciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:29-00:31 : plan rapproché de la suite de la fanfare, sans doute la fin du cortège. On remarque la présence de quelques spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:32-00:34 : plan rapproché de l’arrivée de deux messieurs, en costume et fumant le cigare, sans doute pour assister au festival de gymnastique. Une habitation est en arrière-plan. L’un puis l’autre adressent un regard à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:35-00:57 : succession de plusieurs plans large, pas toujours cadrés de la même façon. Démonstration de gymnastique en plein air sur un agrès de barre fixe. Présence de plusieurs dizaines de spectateurs en arrière-plan.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale (1914-1918), Émile Breesé est un jeune garçon qui se passionne tôt pour l’image et la photographie. Dans les années 1920, Breesé est tour à tour mécanicien puis technicien radio, ce qui lui permet de faire carrière dans un magasin de radio de Strasbourg. Professionnel du son, Émile Breesé tourne ses premiers films au début des années 1930, les introduisant dans l’intimité du cadre familial. À l’orée de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), Breesé filme des scènes de la vie militaire pendant la Drôle de guerre. Entre 1942 et 1943, l’Alsace-Moselle est sous le joug de l’Allemagne d’Hitler, annexée puis occupée à partir de 1940. C’est dans ce contexte qu’Émile Breesé capture des défilés et parades des soldats du Reich ou des Jeunesses hitlériennes à Strasbourg. Dans les années 1930, Breesé et sa caméra étaient des habitués des manifestations sportives locales, comme lors du festival de gymnastique d’Ostwald en 1936. À partir du XIXe siècle, la gymnastique est une pratique recommandée par les médecins pour ses vertus physiques. Sous le Second Empire apparaissent des démonstrations de gymnastique, qui ont lieu en plein air lors de représentations locales. Dans l’après 1870, l’aspect purement sportif de ces rencontres revêt un habit patriotique et nationaliste, fruit de l’état d’esprit revanchard suite à l’amère défaite de la France face à la Prusse. C’est à la fois l’occasion de montrer les capacités physiques d’individus qui pourraient faire de futurs soldats, en même temps que de ressortir l’attirail patriotique, mis en exergue lors de manifestations populaires. Au contraire d’autres sports tels que l’escrime, la gymnastique est longtemps restée masculine (aucune femme n’est identifiable sur ce film). Dans l’entre-deux-guerres, de nombreuses villes possédaient une petite fédération de gymnastes et organisaient de grands festivals. Les gymnastes filmés par la caméra d’Émile Breesé en 1936 étaient sans doute ceux de la société gymnastique de Saint-Ostwald, rattachée à la ville de Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pirouettes et autres acrobaties'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La caméra d’Émile Breesé capture ici quelques séquences d’une démonstration de gymnastique, ici montrée comme un spectacle de rue. Le gymnaste à l’œuvre porte une tenue d’usage, un justaucorps blanc et des chaussures blanches. Sans doute qu’il s’agissait pour Breesé d’illustrer le corps en mouvement, ici celui de l’homme, dans le cadre de la pratique de la gymnastique. Ici, on peut identifier un exercice sur un agrès de barre fixe, constituée d’une structure et d’une barre métallique autour de laquelle le gymnaste enchaîne rotations, éléments d’élan et parties volantes. Malgré l’individualité de l’exercice, il est important de noter qu’il s’agit d’une pratique collective. En effet, la caméra nous laisse entrevoir la présence des autres gymnastes, eux-mêmes spectateurs de l’exercice. Par leurs encouragement et leur présence, les gymnastes favorisaient ainsi un sentiment de cohésion du groupe tout entier. La présence d’un public relativement nombreux est également favorable à l’idée d’un sport en collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un caractère public et culturel important''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces démonstrations de gymnastique ne s’inscrivaient toutefois pas dans un cadre purement sportif. En effet, ces quelques exercices se déroulaient habituellement lors de grands événements, mêlant musique, défilés et parades. Les trente premières secondes du film nous montrent l’engouement populaire que suscitaient de telles manifestations. Souvent, le sport s’agrémentait de l’accompagnement d’une fanfare en parade, nous laissant entrevoir les tambours et les cuivres. L’orchestre défilait donc le long des rues, suscitant l’attention des villageois et villageoises, qui se montraient aux fenêtres ou sortaient sur le pas de la porte. Pour la plupart, ces événements étaient l’occasion de se préparer et de sortir en famille pour passer une après-midi de week-end rythmée par les festivités et les animations. Sur chacun des plans d’Émile Breesé, on aperçoit la présence de nombreux spectateurs, friands du caractère ludique de ce genre d’attractions, indiquant que ce type de spectacles s’adressait à toutes les couches et âges de la populations. Petits et grands y trouvaient leur compte. Ce genre de festivités allait donc outre le contexte purement sportif et constituaient d’agréables animations familiales. En parallèle de ses quelques séquences de gymnastique, Breesé s’est surtout attardé sur le caractère divertissant et culturel d’un tel événement. Musique, cortège et fanfare ajoutaient au sport une dimension populaire et pittoresque, immortalisée par la caméra d’Émile Breesé.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Gymnastique''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BRIER Pascal, Une histoire de l'éducation physique dans les instituts médico-éducatifs : 1838-1909, Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Histoire du sport''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, Histoire du sport, Paris, Presses Universitaires de France, 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cinéma''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BIMBENET Jérôme, Film et histoire, Paris, Armand Colin, 2007.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Festival_de_gymnastique_%C3%A0_Ostwald_(0021FN0003)&amp;diff=16029</id>
		<title>Bas:Festival de gymnastique à Ostwald (0021FN0003)</title>
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		<updated>2020-12-28T21:53:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Festival de gymnastique à Ostwald&lt;br /&gt;
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|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Gymnastique_1936.jpg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.54297, 7.70955&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Gymnastic&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur muet en noir et blanc de cinquante-sept secondes est issu de la pellicule d’Émile Breesé (1902-1987), technicien radio qui fit carrière dans un magasin de radio strasbourgeois. Capturé en 9,5 mm, ce film fut capturé en 1936, lors d’un festival de gymnastique à Ostwald, petite ville d’Alsace en périphérie de Strasbourg. Le filmeur capture ici quelques démonstrations de gymnastique en plein air, accompagnés d’une parade de la fanfare locale.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:01-00:02 : fond noir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:03-00:07 : plan large du cortège de la fanfare. Les enfants sont en tête du cortège et sont suivis par les musiciens. Passage du cortège sur la route. À gauche, des voitures sont garées en file. À droite, un drapeau français flotte au dessus de la parade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:08-00:14 : plan large en face de la suite du cortège. Les tambours et tambourins s’avancent en rang, suivis des cuivres. &lt;br /&gt;
00:15-00:18 : plan rapproché des tambours, au devant des cuivres. Un porte-étendard se trouve au milieu du cortège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:19-00:28 : plan large de la suite de la fanfare, tournant à l’angle d’une rue. Le cinéaste semble en retrait. Passage des musiciens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:29-00:31 : plan rapproché de la suite de la fanfare, sans doute la fin du cortège. On remarque la présence de quelques spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:32-00:34 : plan rapproché de l’arrivée de deux messieurs, en costume et fumant le cigare, sans doute pour assister au festival de gymnastique. Une habitation est en arrière-plan. L’un puis l’autre adressent un regard à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:35-00:57 : succession de plusieurs plans large, pas toujours cadrés de la même façon. Démonstration de gymnastique en plein air sur un agrès de barre fixe. Présence de plusieurs dizaines de spectateurs en arrière-plan.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale (1914-1918), Émile Breesé est un jeune garçon qui se passionne tôt pour l’image et la photographie. Dans les années 1920, Breesé est tour à tour mécanicien puis technicien radio, ce qui lui permet de faire carrière dans un magasin de radio de Strasbourg. Professionnel du son, Émile Breesé tourne ses premiers films au début des années 1930, les introduisant dans l’intimité du cadre familial. À l’orée de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), Breesé filme des scènes de la vie militaire pendant la Drôle de guerre. Entre 1942 et 1943, l’Alsace-Moselle est sous le joug de l’Allemagne d’Hitler, annexée puis occupée à partir de 1940. C’est dans ce contexte qu’Émile Breesé capture des défilés et parades des soldats du Reich ou des Jeunesses hitlériennes à Strasbourg. Dans les années 1930, Breesé et sa caméra étaient des habitués des manifestations sportives locales, comme lors du festival de gymnastique d’Ostwald en 1936. À partir du XIXe siècle, la gymnastique est une pratique recommandée par les médecins pour ses vertus physiques. Sous le Second Empire apparaissent des démonstrations de gymnastique, qui ont lieu en plein air lors de représentations locales. Dans l’après 1870, l’aspect purement sportif de ces rencontres revêt un habit patriotique et nationaliste, fruit de l’état d’esprit revanchard suite à l’amère défaite de la France face à la Prusse. C’est à la fois l’occasion de montrer les capacités physiques d’individus qui pourraient faire de futurs soldats, en même temps que de ressortir l’attirail patriotique, mis en exergue lors de manifestations populaires. Au contraire d’autres sports tels que l’escrime, la gymnastique est longtemps restée masculine (aucune femme n’est identifiable sur ce film). Dans l’entre-deux-guerres, de nombreuses villes possédaient une petite fédération de gymnastes et organisaient de grands festivals. Les gymnastes filmés par la caméra d’Émile Breesé en 1936 étaient sans doute ceux de la société gymnastique de Saint-Ostwald, rattachée à la ville de Strasbourg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pirouettes et autres acrobaties'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La caméra d’Émile Breesé capture ici quelques séquences d’une démonstration de gymnastique, ici montrée comme un spectacle de rue. Le gymnaste à l’œuvre porte une tenue d’usage, un justaucorps blanc et des chaussures blanches. Sans doute qu’il s’agissait pour Breesé d’illustrer le corps en mouvement, ici celui de l’homme, dans le cadre de la pratique de la gymnastique. Ici, on peut identifier un exercice sur un agrès de barre fixe, constituée d’une structure et d’une barre métallique autour de laquelle le gymnaste enchaîne rotations, éléments d’élan et parties volantes. Malgré l’individualité de l’exercice, il est important de noter qu’il s’agit d’une pratique collective. En effet, la caméra nous laisse entrevoir la présence des autres gymnastes, eux-mêmes spectateurs de l’exercice. Par leurs encouragement et leur présence, les gymnastes favorisaient ainsi un sentiment de cohésion du groupe tout entier. La présence d’un public relativement nombreux est également favorable à l’idée d’un sport en collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un caractère public et culturel important''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces démonstrations de gymnastique ne s’inscrivaient toutefois pas dans un cadre purement sportif. En effet, ces quelques exercices se déroulaient habituellement lors de grands événements, mêlant musique, défilés et parades. Les trente premières secondes du film nous montrent l’engouement populaire que suscitaient de telles manifestations. Souvent, le sport s’agrémentait de l’accompagnement d’une fanfare en parade, nous laissant entrevoir les tambours et les cuivres. L’orchestre défilait donc le long des rues, suscitant l’attention des villageois et villageoises, qui se montraient aux fenêtres ou sortaient sur le pas de la porte. Pour la plupart, ces événements étaient l’occasion de se préparer et de sortir en famille pour passer une après-midi de week-end rythmée par les festivités et les animations. Sur chacun des plans d’Émile Breesé, on aperçoit la présence de nombreux spectateurs, friands du caractère ludique de ce genre d’attractions, indiquant que ce type de spectacles s’adressait à toutes les couches et âges de la populations. Petits et grands y trouvaient leur compte. Ce genre de festivités allait donc outre le contexte purement sportif et constituaient d’agréables animations familiales. En parallèle de ses quelques séquences de gymnastique, Breesé s’est surtout attardé sur le caractère divertissant et culturel d’un tel événement. Musique, cortège et fanfare ajoutaient au sport une dimension populaire et pittoresque, immortalisée par la caméra d’Émile Breesé.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Gymnastique,&lt;br /&gt;
BRIER Pascal, Une histoire de l'éducation physique dans les instituts médico-éducatifs : 1838-1909, Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Histoire du sport, &lt;br /&gt;
TERRET Thierry, Histoire du sport, Paris, Presses Universitaires de France, 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cinéma, &lt;br /&gt;
BIMBENET Jérôme, Film et histoire, Paris, Armand Colin, 2007.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
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		<title>Bas:Démonstration d'escrime (0086FS0001)</title>
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		<updated>2020-12-22T23:20:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Démonstration d'escrime (0086FS0001).&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|thematique=Sport@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur muet en noir et blanc d’une minute et vingt-cinq secondes est issu de la pellicule de l’entomologiste allemand Fritz Süffert (1891-1945). Capturé en 16 mm, ce film fut capturé entre 1924 et 1925. Il s’agit d’une démonstration d’escrime au fleuret en plein air, entre deux escrimeuses, abordé sous différents plans. Le filmeur capture ici quelques échanges ou coups d’estoc au fleuret entre deux compétitrices. La scène comprend des éléments du film en extérieur : végétation, habitations, routes, passage et présence d’individus en arrière-plan. Le film se termine sur un regard des escrimeuses, directement adressé à la caméra, attestant de la présence de Fritz Süffert.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:00-00:03 : carton « AFGA »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:04-00:10 : plan large d’une démonstration d’escrime en plein air. Présence d’un enfant en bas âge en arrière plan. Aperçu du lieu de pratique : en bord de route, sans doute devant une habitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:11-00:24 : plan large depuis l’autre côté du plan précédant. Échanges de coups d’estoc des escrimeuses. Sur l’arrière plan gauche : une grange et un vélo. En arrière plan, une grande maison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:25-00:33 : retour au plan initial pour une séquence de coups d’estoc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:34-00:50 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:51-01:02 : plan rapproché de l’une des escrimeuses. Arrière plan informatif : homme à vélo, présence d’un lampadaire, d’un panneau de rue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:03-01:11 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. Arrière plan animé : arrivée d’une femme à vélo, présence d’un homme qui passe le balai. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:12-01:25 : plan large de dos à la route, cadré comme le deuxième plan. Les escrimeuses retirent leur casque se saluent et saluent la caméra.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Fritz Süffert (1891-1945) était un entomologiste allemand spécialisé dans l’étude des papillons, en particulier leur aspect mimétique. Au cours des années 1920, Süffert est étudiant en biologie à l’Université de Munich et devient l’assistant du généticien Richard Goldschmidt (1878-1956). Entre 1924 et 1936, Süffert travaille à l’Université de Fribourg en collaboration avec Hans Spemann (1869-1941), lauréat du prix Nobel de médecine en 1935. En 1933, Süffert effectue un voyage en Indonésie et s’essaie au film amateur, capturant quelques séquences à Bali. En 1935, Süffert et sa famille s’installent à Berlin. Süffert est marié à Maria Forrer, fille de l’archéologue Robert Forrer (1866-1947) et devient rédacteur en chef de la revue Die Naturwissenschaften, consacrée à l’étude des sciences naturelles. Süffert meurt le 24 avril 1945 lors de la bataille de Berlin, à quelques jours de la mort d’Hitler et de la capitulation de l’Allemagne nazie. Sa famille s’est ensuite installée à Strasbourg en 1947. Dans l’immédiat après-guerre, l’Allemagne connut la pire crise économique de son histoire, marquée par une hyperinflation sous la République de Weimar. Au début des années 1920, Weimar est en effet dans l’impossibilité de payer les réparations faramineuses fixées par le traité de Versailles. Le plan Dawes, signé à Paris en août 1924, permet à l’Allemagne d’alléger le coût des réparations. En France, les Jeux Olympiques de Paris ont lieu sans la délégation allemande, qui ne fut pas invitée par le conseil d’organisation. C’est toutefois lors de ces Jeux d’été de 1924 que l’escrime au fleuret fut ouverte aux femmes, vingt-huit après leur entrée masculine lors des premiers Jeux, organisés à Athènes en 1896. Pourtant, le caractère mixte des rencontres d’escrime remonte au Moyen Âge. Maître escrimeur du XIVe siècle, Johannes Liechtenauer (1300-1389) prône dans ses Fechtbücher (ou traités d'escrime) une mixité de l’escrime, bien qu'encore largement minoritaire pour le genre féminin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cartons et coups d’estoc''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Artifice récurrent du cinéma muet, l’intertitre est un complément écrit à l’image qui a progressivement disparu avec les progrès du cinéma sonore. Sur le carton d’ouverture de ce film, on peut retrouver l’acronyme AFGA pour Aktiengesellschaft für Anilinfabrikation, entreprise qui produisait des produits chimiques utilisés dans la fabrication de pellicules, de papier photo ainsi que de matériel de photographie et de cinéma amateur. Le caractère de ce carton semble ici plus publicitaire qu’autre chose. Il est fort probable que Fritz Süffert ait été client de l’enseigne allemande. On peut supposer que la caméra et la pellicule utilisée par Süffert provient sans doute d’un magasin de cette filiale. Un premier plan large révèle qu’il s’agit d’une démonstration amicale d’escrime en plein air, entre deux escrimeuses. Contrastant avec une activité majoritairement pratiquée par des hommes, s’ouvrant toutefois aux femmes en 1924 avec les Jeux de Paris, on peut imaginer l’intérêt exceptionnel de cette scène pour le filmeur. Les escrimeuses portent l’équipement  de protection complet. On peut clairement identifier le masque, la cuirasse, le gant et le pantalon. À noter qu’elles portent également une sorte de tunique. Elles brandissent une arme d’estoc, en l’occurrence un fleuret, arme de convention par excellence de la pratique de l’escrime. Les échanges sont d’une fluidité remarquable, pouvant suggérer que les escrimeuses n’y sont pas à leur premier combat. Pour Süffert, sans doute qu’il fut également question d’illustrer le corps en mouvement, ici celui de la femme, dans le cadre de la pratique de l’escrime. Il ne s’agit donc pas d’une rencontre emprunte d’animosité et d’une atmosphère où plane l’esprit de compétition. On ressent à plusieurs reprises le caractère amical et purement ludique de la rencontre. À visage découvert, les deux escrimeuses se saluent d’une poignée de main, symbole de respect sportif par excellence. Un regard est alors adressé par chacune des compétitrices à la caméra, preuve qu’elles savaient qu’il s’agissait de filmer le combat, acquiescent également de la présence de la caméra et du filmeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un arrière plan vivant : un film dans le film'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort de ce film de Fritz Süffert, c’est également la richesse de ses arrière-plans. Sur chacun de ses plans, l’arrière-plan se distingue par une petite scène de la vie quotidienne. Ces faits et gestes spontanés rapprochent alors davantage ce petit combat d’escrime à une pratique ludique qu’à un affrontement sportif compétitif, codifié et réglé. On distingue d’abord une route, ce qui indique qu’on pourrait être au devant d’une habitation. Toujours sur ce plan, un enfant en bas âge apparaît et se baisse pour ramasser quelque chose qui ressemble à des feuilles mortes. Sur un autre plan, filmé dos à la route, on aperçoit une grange sur le côté gauche, un vélo reposant contre la façade en bois. On ne sait pas s’il appartient à l’une des protagonistes, ni au filmeur. En arrière-plan se dresse une large habitation, suggérant que l’activité a lieu dans un espace où l’on vit plutôt aisément. Le cinquième plan se distingue des précédentes prises de vue, plus rapproché de l’une des protagonistes. Celle-ci apparaît presque de face, contrastant avec l’horizontalité des profils des combattantes des premiers plans. On remarque également la présence d’un lampadaire et d’un panneau de rue dans l’arrière-plan droit. Ce sont des signes d’urbanité et de modernité, signe que l’on se trouve bel et bien dans un endroit où il fait bon vivre. Dans l’arrière-plan toujours, un homme a vélo, visiblement plutôt bien vêtu, entre dans le champ de droite à gauche. De retour dos à la route et en face de l’habitation, une femme passe à vélo dans l’arrière-plan droit et tourne la tête en direction du combat. Notre attention se porte surtout sur le protagoniste présent dans l’arrière-plan gauche. Sans doute de passage au moment des faits, l’homme s’est arrêté, est descendu de son vélo pour regarder le combat, s’autorisant même une cigarette ! Il s’agit donc bel et bien d’un spectateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Escrime''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOFFA Sergio, Les manuels de combat : Fechtbücher et Ringbücher, Turnhout, Brepols, 2014. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry (dir) et VAUCELLE Serge, Le genre du sport, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2006. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Histoire du sport''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, Histoire du sport, Paris, Presses Universitaires de France, 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cinéma''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BIMBENET Jérôme, Film et histoire, Paris, Armand Colin, 2007.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:D%C3%A9monstration_d%27escrime_(0086FS0001)&amp;diff=16023</id>
		<title>Bas:Démonstration d'escrime (0086FS0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:D%C3%A9monstration_d%27escrime_(0086FS0001)&amp;diff=16023"/>
		<updated>2020-12-22T23:18:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Démonstration d'escrime&lt;br /&gt;
|fonds=Forrer&lt;br /&gt;
|idSupport=0086FS0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1924&lt;br /&gt;
|dateFin=1935&lt;br /&gt;
|video=0086FS0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:25&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Süffert, Fritz&lt;br /&gt;
|apercu=Escrime.jpg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur muet en noir et blanc d’une minute et vingt-cinq secondes est issu de la pellicule de l’entomologiste allemand Fritz Süffert (1891-1945). Capturé en 16 mm, ce film fut capturé entre 1924 et 1925. Il s’agit d’une démonstration d’escrime au fleuret en plein air, entre deux escrimeuses, abordé sous différents plans. Le filmeur capture ici quelques échanges ou coups d’estoc au fleuret entre deux compétitrices. La scène comprend des éléments du film en extérieur : végétation, habitations, routes, passage et présence d’individus en arrière-plan. Le film se termine sur un regard des escrimeuses, directement adressé à la caméra, attestant de la présence de Fritz Süffert.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:00-00:03 : carton « AFGA »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:04-00:10 : plan large d’une démonstration d’escrime en plein air. Présence d’un enfant en bas âge en arrière plan. Aperçu du lieu de pratique : en bord de route, sans doute devant une habitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:11-00:24 : plan large depuis l’autre côté du plan précédant. Échanges de coups d’estoc des escrimeuses. Sur l’arrière plan gauche : une grange et un vélo. En arrière plan, une grande maison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:25-00:33 : retour au plan initial pour une séquence de coups d’estoc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:34-00:50 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:51-01:02 : plan rapproché de l’une des escrimeuses. Arrière plan informatif : homme à vélo, présence d’un lampadaire, d’un panneau de rue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:03-01:11 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. Arrière plan animé : arrivée d’une femme à vélo, présence d’un homme qui passe le balai. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:12-01:25 : plan large de dos à la route, cadré comme le deuxième plan. Les escrimeuses retirent leur casque se saluent et saluent la caméra.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Fritz Süffert (1891-1945) était un entomologiste allemand spécialisé dans l’étude des papillons, en particulier leur aspect mimétique. Au cours des années 1920, Süffert est étudiant en biologie à l’Université de Munich et devient l’assistant du généticien Richard Goldschmidt (1878-1956). Entre 1924 et 1936, Süffert travaille à l’Université de Fribourg en collaboration avec Hans Spemann (1869-1941), lauréat du prix Nobel de médecine en 1935. En 1933, Süffert effectue un voyage en Indonésie et s’essaie au film amateur, capturant quelques séquences à Bali. En 1935, Süffert et sa famille s’installent à Berlin. Süffert est marié à Maria Forrer, fille de l’archéologue Robert Forrer (1866-1947) et devient rédacteur en chef de la revue Die Naturwissenschaften, consacrée à l’étude des sciences naturelles. Süffert meurt le 24 avril 1945 lors de la bataille de Berlin, à quelques jours de la mort d’Hitler et de la capitulation de l’Allemagne nazie. Sa famille s’est ensuite installée à Strasbourg en 1947. Dans l’immédiat après-guerre, l’Allemagne connut la pire crise économique de son histoire, marquée par une hyperinflation sous la République de Weimar. Au début des années 1920, Weimar est en effet dans l’impossibilité de payer les réparations faramineuses fixées par le traité de Versailles. Le plan Dawes, signé à Paris en août 1924, permet à l’Allemagne d’alléger le coût des réparations. En France, les Jeux Olympiques de Paris ont lieu sans la délégation allemande, qui ne fut pas invitée par le conseil d’organisation. C’est toutefois lors de ces Jeux d’été de 1924 que l’escrime au fleuret fut ouverte aux femmes, vingt-huit après leur entrée masculine lors des premiers Jeux, organisés à Athènes en 1896. Pourtant, le caractère mixte des rencontres d’escrime remonte au Moyen Âge. Maître escrimeur du XIVe siècle, Johannes Liechtenauer (1300-1389) prône dans ses Fechtbücher (ou traités d'escrime) une mixité de l’escrime, bien qu'encore largement minoritaire pour le genre féminin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cartons et coups d’estoc''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Artifice récurrent du cinéma muet, l’intertitre est un complément écrit à l’image qui a progressivement disparu avec les progrès du cinéma sonore. Sur le carton d’ouverture de ce film, on peut retrouver l’acronyme AFGA pour Aktiengesellschaft für Anilinfabrikation, entreprise qui produisait des produits chimiques utilisés dans la fabrication de pellicules, de papier photo ainsi que de matériel de photographie et de cinéma amateur. Le caractère de ce carton semble ici plus publicitaire qu’autre chose. Il est fort probable que Fritz Süffert ait été client de l’enseigne allemande. On peut supposer que la caméra et la pellicule utilisée par Süffert provient sans doute d’un magasin de cette filiale. Un premier plan large révèle qu’il s’agit d’une démonstration amicale d’escrime en plein air, entre deux escrimeuses. Contrastant avec une activité majoritairement pratiquée par des hommes, s’ouvrant toutefois aux femmes en 1924 avec les Jeux de Paris, on peut imaginer l’intérêt exceptionnel de cette scène pour le filmeur. Les escrimeuses portent l’équipement  de protection complet. On peut clairement identifier le masque, la cuirasse, le gant et le pantalon. À noter qu’elles portent également une sorte de tunique. Elles brandissent une arme d’estoc, en l’occurrence un fleuret, arme de convention par excellence de la pratique de l’escrime. Les échanges sont d’une fluidité remarquable, pouvant suggérer que les escrimeuses n’y sont pas à leur premier combat. Pour Süffert, sans doute qu’il fut également question d’illustrer le corps en mouvement, ici celui de la femme, dans le cadre de la pratique de l’escrime. Il ne s’agit donc pas d’une rencontre emprunte d’animosité et d’une atmosphère où plane l’esprit de compétition. On ressent à plusieurs reprises le caractère amical et purement ludique de la rencontre. À visage découvert, les deux escrimeuses se saluent d’une poignée de main, symbole de respect sportif par excellence. Un regard est alors adressé par chacune des compétitrices à la caméra, preuve qu’elles savaient qu’il s’agissait de filmer le combat, acquiescent également de la présence de la caméra et du filmeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un arrière plan vivant : un film dans le film'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort de ce film de Fritz Süffert, c’est également la richesse de ses arrière-plans. Sur chacun de ses plans, l’arrière-plan se distingue par une petite scène de la vie quotidienne. Ces faits et gestes spontanés rapprochent alors davantage ce petit combat d’escrime à une pratique ludique qu’à un affrontement sportif compétitif, codifié et réglé. On distingue d’abord une route, ce qui indique qu’on pourrait être au devant d’une habitation. Toujours sur ce plan, un enfant en bas âge apparaît et se baisse pour ramasser quelque chose qui ressemble à des feuilles mortes. Sur un autre plan, filmé dos à la route, on aperçoit une grange sur le côté gauche, un vélo reposant contre la façade en bois. On ne sait pas s’il appartient à l’une des protagonistes, ni au filmeur. En arrière-plan se dresse une large habitation, suggérant que l’activité a lieu dans un espace où l’on vit plutôt aisément. Le cinquième plan se distingue des précédentes prises de vue, plus rapproché de l’une des protagonistes. Celle-ci apparaît presque de face, contrastant avec l’horizontalité des profils des combattantes des premiers plans. On remarque également la présence d’un lampadaire et d’un panneau de rue dans l’arrière-plan droit. Ce sont des signes d’urbanité et de modernité, signe que l’on se trouve bel et bien dans un endroit où il fait bon vivre. Dans l’arrière-plan toujours, un homme a vélo, visiblement plutôt bien vêtu, entre dans le champ de droite à gauche. De retour dos à la route et en face de l’habitation, une femme passe à vélo dans l’arrière-plan droit et tourne la tête en direction du combat. Notre attention se porte surtout sur le protagoniste présent dans l’arrière-plan gauche. Sans doute de passage au moment des faits, l’homme s’est arrêté, est descendu de son vélo pour regarder le combat, s’autorisant même une cigarette ! Il s’agit donc bel et bien d’un spectateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Escrime''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOFFA Sergio, Les manuels de combat : Fechtbücher et Ringbücher, Turnhout, Brepols, 2014. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry (dir) et VAUCELLE Serge, Le genre du sport, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2006. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Histoire du sport''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, Histoire du sport, Paris, Presses Universitaires de France, 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cinéma''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BIMBENET Jérôme, Film et histoire, Paris, Armand Colin, 2007.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Bas:Démonstration d'escrime (0086FS0001)</title>
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		<updated>2020-12-22T23:10:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Démonstration d'escrime&lt;br /&gt;
|fonds=Forrer&lt;br /&gt;
|idSupport=0086FS0001&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|thematique=Sport@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur muet en noir et blanc d’une minute et vingt-cinq secondes est issu de la pellicule de l’entomologiste allemand Fritz Süffert (1891-1945). Capturé en 16 mm, ce film fut capturé entre 1924 et 1925. Il s’agit d’une démonstration d’escrime au fleuret en plein air, entre deux escrimeuses, abordé sous différents plans. Le filmeur capture ici quelques échanges ou coups d’estoc au fleuret entre deux compétitrices. La scène comprend des éléments du film en extérieur : végétation, habitations, routes, passage et présence d’individus en arrière-plan. Le film se termine sur un regard des escrimeuses, directement adressé à la caméra, attestant de la présence de Fritz Süffert.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:00-00:03 : carton « AFGA »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:04-00:10 : plan large d’une démonstration d’escrime en plein air. Présence d’un enfant en bas âge en arrière plan. Aperçu du lieu de pratique : en bord de route, sans doute devant une habitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:11-00:24 : plan large depuis l’autre côté du plan précédant. Échanges de coups d’estoc des escrimeuses. Sur l’arrière plan gauche : une grange et un vélo. En arrière plan, une grande maison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:25-00:33 : retour au plan initial pour une séquence de coups d’estoc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:34-00:50 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:51-01:02 : plan rapproché de l’une des escrimeuses. Arrière plan informatif : homme à vélo, présence d’un lampadaire, d’un panneau de rue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:03-01:11 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. Arrière plan animé : arrivée d’une femme à vélo, présence d’un homme qui passe le balai. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:12-01:25 : plan large de dos à la route, cadré comme le deuxième plan. Les escrimeuses retirent leur casque se saluent et saluent la caméra.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Fritz Süffert (1891-1945) était un entomologiste allemand spécialisé dans l’étude des papillons, en particulier leur aspect mimétique. Au cours des années 1920, Süffert est étudiant en biologie à l’Université de Munich et devient l’assistant du généticien Richard Goldschmidt (1878-1956). Entre 1924 et 1936, Süffert travaille à l’Université de Fribourg en collaboration avec Hans Spemann (1869-1941), lauréat du prix Nobel de médecine en 1935. En 1933, Süffert effectue un voyage en Indonésie et s’essaie au film amateur, capturant quelques séquences à Bali. En 1935, Süffert et sa famille s’installent à Berlin. Süffert est marié à Maria Forrer, fille de l’archéologue Robert Forrer (1866-1947) et devient rédacteur en chef de la revue Die Naturwissenschaften, consacrée à l’étude des sciences naturelles. Süffert meurt le 24 avril 1945 lors de la bataille de Berlin, à quelques jours de la mort d’Hitler et de la capitulation de l’Allemagne nazie. Sa famille s’est ensuite installée à Strasbourg en 1947. Dans l’immédiat après-guerre, l’Allemagne connut la pire crise économique de son histoire, marquée par une hyperinflation sous la République de Weimar. Au début des années 1920, Weimar est en effet dans l’impossibilité de payer les réparations faramineuses fixées par le traité de Versailles. Le plan Dawes, signé à Paris en août 1924, permet à l’Allemagne d’alléger le coût des réparations. En France, les Jeux Olympiques de Paris ont lieu sans la délégation allemande, qui ne fut pas invitée par le conseil d’organisation. C’est toutefois lors de ces Jeux d’été de 1924 que l’escrime au fleuret fut ouverte aux femmes, vingt-huit après leur entrée masculine lors des premiers Jeux, organisés à Athènes en 1896. Pourtant, le caractère mixte des rencontres d’escrime remonte au Moyen Âge, au XIVe siècle. Maître escrimeur, Johannes Liechtenauer prône une mixité de l’escrime, bien que minoritaire pour le genre féminin dans ses Fechtbücher (ou traités d’escrime). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cartons et coups d’estoc''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Artifice récurrent du cinéma muet, l’intertitre est un complément écrit à l’image qui a progressivement disparu avec les progrès du cinéma sonore. Sur le carton d’ouverture de ce film, on peut retrouver l’acronyme AFGA pour Aktiengesellschaft für Anilinfabrikation, entreprise qui produisait des produits chimiques utilisés dans la fabrication de pellicules, de papier photo ainsi que de matériel de photographie et de cinéma amateur. Le caractère de ce carton semble ici plus publicitaire qu’autre chose. Il est fort probable que Fritz Süffert ait été client de l’enseigne allemande. On peut supposer que la caméra et la pellicule utilisée par Süffert provient sans doute d’un magasin de cette filiale. Un premier plan large révèle qu’il s’agit d’une démonstration amicale d’escrime en plein air, entre deux escrimeuses. Contrastant avec une activité majoritairement pratiquée par des hommes, s’ouvrant toutefois aux femmes en 1924 avec les Jeux de Paris, on peut imaginer l’intérêt exceptionnel de cette scène pour le filmeur. Les escrimeuses portent l’équipement  de protection complet. On peut clairement identifier le masque, la cuirasse, le gant et le pantalon. À noter qu’elles portent également une sorte de tunique. Elles brandissent une arme d’estoc, en l’occurrence un fleuret, arme de convention par excellence de la pratique de l’escrime. Les échanges sont d’une fluidité remarquable, pouvant suggérer que les escrimeuses n’y sont pas à leur premier combat. Pour Süffert, sans doute qu’il fut également question d’illustrer le corps en mouvement, ici celui de la femme, dans le cadre de la pratique de l’escrime. Il ne s’agit donc pas d’une rencontre emprunte d’animosité et d’une atmosphère où plane l’esprit de compétition. On ressent à plusieurs reprises le caractère amical et purement ludique de la rencontre. À visage découvert, les deux escrimeuses se saluent d’une poignée de main, symbole de respect sportif par excellence. Un regard est alors adressé par chacune des compétitrices à la caméra, preuve qu’elles savaient qu’il s’agissait de filmer le combat, acquiescent également de la présence de la caméra et du filmeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un arrière plan vivant : un film dans le film'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort de ce film de Fritz Süffert, c’est également la richesse de ses arrière-plans. Sur chacun de ses plans, l’arrière-plan se distingue par une petite scène de la vie quotidienne. Ces faits et gestes spontanés rapprochent alors davantage ce petit combat d’escrime à une pratique ludique qu’à un affrontement sportif compétitif, codifié et réglé. On distingue d’abord une route, ce qui indique qu’on pourrait être au devant d’une habitation. Toujours sur ce plan, un enfant en bas âge apparaît et se baisse pour ramasser quelque chose qui ressemble à des feuilles mortes. Sur un autre plan, filmé dos à la route, on aperçoit une grange sur le côté gauche, un vélo reposant contre la façade en bois. On ne sait pas s’il appartient à l’une des protagonistes, ni au filmeur. En arrière-plan se dresse une large habitation, suggérant que l’activité a lieu dans un espace où l’on vit plutôt aisément. Le cinquième plan se distingue des précédentes prises de vue, plus rapproché de l’une des protagonistes. Celle-ci apparaît presque de face, contrastant avec l’horizontalité des profils des combattantes des premiers plans. On remarque également la présence d’un lampadaire et d’un panneau de rue dans l’arrière-plan droit. Ce sont des signes d’urbanité et de modernité, signe que l’on se trouve bel et bien dans un endroit où il fait bon vivre. Dans l’arrière-plan toujours, un homme a vélo, visiblement plutôt bien vêtu, entre dans le champ de droite à gauche. De retour dos à la route et en face de l’habitation, une femme passe à vélo dans l’arrière-plan droit et tourne la tête en direction du combat. Notre attention se porte surtout sur le protagoniste présent dans l’arrière-plan gauche. Sans doute de passage au moment des faits, l’homme s’est arrêté, est descendu de son vélo pour regarder le combat, s’autorisant même une cigarette ! Il s’agit donc bel et bien d’un spectateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Escrime''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOFFA Sergio, Les manuels de combat : Fechtbücher et Ringbücher, Turnhout, Brepols, 2014. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry (dir) et VAUCELLE Serge, Le genre du sport, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2006. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Histoire du sport''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, Histoire du sport, Paris, Presses Universitaires de France, 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cinéma''', &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BIMBENET Jérôme, Film et histoire, Paris, Armand Colin, 2007.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:D%C3%A9monstration_d%27escrime_(0086FS0001)&amp;diff=16021</id>
		<title>Bas:Démonstration d'escrime (0086FS0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:D%C3%A9monstration_d%27escrime_(0086FS0001)&amp;diff=16021"/>
		<updated>2020-12-22T23:09:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Démonstration d'escrime&lt;br /&gt;
|fonds=Forrer&lt;br /&gt;
|idSupport=0086FS0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1924&lt;br /&gt;
|dateFin=1935&lt;br /&gt;
|video=0086FS0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:25&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Süffert, Fritz&lt;br /&gt;
|apercu=Escrime.jpg&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport@ Outdoor activities&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur muet en noir et blanc d’une minute et vingt-cinq secondes est issu de la pellicule de l’entomologiste allemand Fritz Süffert (1891-1945). Capturé en 16 mm, ce film fut capturé entre 1924 et 1925. Il s’agit d’une démonstration d’escrime au fleuret en plein air, entre deux escrimeuses, abordé sous différents plans. Le filmeur capture ici quelques échanges ou coups d’estoc au fleuret entre deux compétitrices. La scène comprend des éléments du film en extérieur : végétation, habitations, routes, passage et présence d’individus en arrière-plan. Le film se termine sur un regard des escrimeuses, directement adressé à la caméra, attestant de la présence de Fritz Süffert.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:00-00:03 : carton « AFGA »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:04-00:10 : plan large d’une démonstration d’escrime en plein air. Présence d’un enfant en bas âge en arrière plan. Aperçu du lieu de pratique : en bord de route, sans doute devant une habitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:11-00:24 : plan large depuis l’autre côté du plan précédant. Échanges de coups d’estoc des escrimeuses. Sur l’arrière plan gauche : une grange et un vélo. En arrière plan, une grande maison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:25-00:33 : retour au plan initial pour une séquence de coups d’estoc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:34-00:50 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:51-01:02 : plan rapproché de l’une des escrimeuses. Arrière plan informatif : homme à vélo, présence d’un lampadaire, d’un panneau de rue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:03-01:11 : retour au plan large de dos à la route, pas tout à fait cadré comme le deuxième plan. Arrière plan animé : arrivée d’une femme à vélo, présence d’un homme qui passe le balai. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:12-01:25 : plan large de dos à la route, cadré comme le deuxième plan. Les escrimeuses retirent leur casque se saluent et saluent la caméra.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Contexte : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fritz Süffert (1891-1945) était un entomologiste allemand spécialisé dans l’étude des papillons, en particulier leur aspect mimétique. Au cours des années 1920, Süffert est étudiant en biologie à l’Université de Munich et devient l’assistant du généticien Richard Goldschmidt (1878-1956). Entre 1924 et 1936, Süffert travaille à l’Université de Fribourg en collaboration avec Hans Spemann (1869-1941), lauréat du prix Nobel de médecine en 1935. En 1933, Süffert effectue un voyage en Indonésie et s’essaie au film amateur, capturant quelques séquences à Bali. En 1935, Süffert et sa famille s’installent à Berlin. Süffert est marié à Maria Forrer, fille de l’archéologue Robert Forrer (1866-1947) et devient rédacteur en chef de la revue Die Naturwissenschaften, consacrée à l’étude des sciences naturelles. Süffert meurt le 24 avril 1945 lors de la bataille de Berlin, à quelques jours de la mort d’Hitler et de la capitulation de l’Allemagne nazie. Sa famille s’est ensuite installée à Strasbourg en 1947. Dans l’immédiat après-guerre, l’Allemagne connut la pire crise économique de son histoire, marquée par une hyperinflation sous la République de Weimar. Au début des années 1920, Weimar est en effet dans l’impossibilité de payer les réparations faramineuses fixées par le traité de Versailles. Le plan Dawes, signé à Paris en août 1924, permet à l’Allemagne d’alléger le coût des réparations. En France, les Jeux Olympiques de Paris ont lieu sans la délégation allemande, qui ne fut pas invitée par le conseil d’organisation. C’est toutefois lors de ces Jeux d’été de 1924 que l’escrime au fleuret fut ouverte aux femmes, vingt-huit après leur entrée masculine lors des premiers Jeux, organisés à Athènes en 1896. Pourtant, le caractère mixte des rencontres d’escrime remonte au Moyen Âge, au XIVe siècle. Maître escrimeur, Johannes Liechtenauer prône une mixité de l’escrime, bien que minoritaire pour le genre féminin dans ses Fechtbücher (ou traités d’escrime). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cartons et coups d’estoc''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Artifice récurrent du cinéma muet, l’intertitre est un complément écrit à l’image qui a progressivement disparu avec les progrès du cinéma sonore. Sur le carton d’ouverture de ce film, on peut retrouver l’acronyme AFGA pour Aktiengesellschaft für Anilinfabrikation, entreprise qui produisait des produits chimiques utilisés dans la fabrication de pellicules, de papier photo ainsi que de matériel de photographie et de cinéma amateur. Le caractère de ce carton semble ici plus publicitaire qu’autre chose. Il est fort probable que Fritz Süffert ait été client de l’enseigne allemande. On peut supposer que la caméra et la pellicule utilisée par Süffert provient sans doute d’un magasin de cette filiale. Un premier plan large révèle qu’il s’agit d’une démonstration amicale d’escrime en plein air, entre deux escrimeuses. Contrastant avec une activité majoritairement pratiquée par des hommes, s’ouvrant toutefois aux femmes en 1924 avec les Jeux de Paris, on peut imaginer l’intérêt exceptionnel de cette scène pour le filmeur. Les escrimeuses portent l’équipement  de protection complet. On peut clairement identifier le masque, la cuirasse, le gant et le pantalon. À noter qu’elles portent également une sorte de tunique. Elles brandissent une arme d’estoc, en l’occurrence un fleuret, arme de convention par excellence de la pratique de l’escrime. Les échanges sont d’une fluidité remarquable, pouvant suggérer que les escrimeuses n’y sont pas à leur premier combat. Pour Süffert, sans doute qu’il fut également question d’illustrer le corps en mouvement, ici celui de la femme, dans le cadre de la pratique de l’escrime. Il ne s’agit donc pas d’une rencontre emprunte d’animosité et d’une atmosphère où plane l’esprit de compétition. On ressent à plusieurs reprises le caractère amical et purement ludique de la rencontre. À visage découvert, les deux escrimeuses se saluent d’une poignée de main, symbole de respect sportif par excellence. Un regard est alors adressé par chacune des compétitrices à la caméra, preuve qu’elles savaient qu’il s’agissait de filmer le combat, acquiescent également de la présence de la caméra et du filmeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un arrière plan vivant : un film dans le film'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui ressort de ce film de Fritz Süffert, c’est également la richesse de ses arrière-plans. Sur chacun de ses plans, l’arrière-plan se distingue par une petite scène de la vie quotidienne. Ces faits et gestes spontanés rapprochent alors davantage ce petit combat d’escrime à une pratique ludique qu’à un affrontement sportif compétitif, codifié et réglé. On distingue d’abord une route, ce qui indique qu’on pourrait être au devant d’une habitation. Toujours sur ce plan, un enfant en bas âge apparaît et se baisse pour ramasser quelque chose qui ressemble à des feuilles mortes. Sur un autre plan, filmé dos à la route, on aperçoit une grange sur le côté gauche, un vélo reposant contre la façade en bois. On ne sait pas s’il appartient à l’une des protagonistes, ni au filmeur. En arrière-plan se dresse une large habitation, suggérant que l’activité a lieu dans un espace où l’on vit plutôt aisément. Le cinquième plan se distingue des précédentes prises de vue, plus rapproché de l’une des protagonistes. Celle-ci apparaît presque de face, contrastant avec l’horizontalité des profils des combattantes des premiers plans. On remarque également la présence d’un lampadaire et d’un panneau de rue dans l’arrière-plan droit. Ce sont des signes d’urbanité et de modernité, signe que l’on se trouve bel et bien dans un endroit où il fait bon vivre. Dans l’arrière-plan toujours, un homme a vélo, visiblement plutôt bien vêtu, entre dans le champ de droite à gauche. De retour dos à la route et en face de l’habitation, une femme passe à vélo dans l’arrière-plan droit et tourne la tête en direction du combat. Notre attention se porte surtout sur le protagoniste présent dans l’arrière-plan gauche. Sans doute de passage au moment des faits, l’homme s’est arrêté, est descendu de son vélo pour regarder le combat, s’autorisant même une cigarette ! Il s’agit donc bel et bien d’un spectateur.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Escrime,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOFFA Sergio, Les manuels de combat : Fechtbücher et Ringbücher, Turnhout, Brepols, 2014. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry (dir) et VAUCELLE Serge, Le genre du sport, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2006. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Histoire du sport, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, Histoire du sport, Paris, Presses Universitaires de France, 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cinéma, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BIMBENET Jérôme, Film et histoire, Paris, Armand Colin, 2007.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:D%C3%A9monstration_d%27escrime_(0086FS0001)&amp;diff=16014</id>
		<title>Bas:Démonstration d'escrime (0086FS0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:D%C3%A9monstration_d%27escrime_(0086FS0001)&amp;diff=16014"/>
		<updated>2020-12-19T17:29:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Démonstration d'escrime&lt;br /&gt;
|fonds=Forrer&lt;br /&gt;
|idSupport=0086FS0001&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Süffert, Fritz&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Les_asperges_de_Hoerdt_(0119FH0002)&amp;diff=14453</id>
		<title>Bas:Les asperges de Hoerdt (0119FH0002)</title>
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		<updated>2020-04-29T14:48:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Les asperges de Hoerdt&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0002&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:07&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=Asperges_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Hoerdt&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities@ War@ Second World War : post-war period@ Identity@ Traditions@ Art of living - Gastronomy@ Rural life@ Industrial and cultural heritage@ Agriculture and farming practices&lt;br /&gt;
|Resume_fr=&amp;quot; Vive les asperges de Hoerdt! &amp;quot; Visite de deux femmes et d'un garçon du village de Hoerdt. Repas au Café-Restaurent de la Charrue, suivi d'une promenade dans les champs. &lt;br /&gt;
Visite des champs d'asperges, récolte. Promenade dans la forêt et retour au village.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:00-00:06 Carton : « Vive les Asperges de Hoerdt ! »  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:07-00:12 Plan large : garçon à côté du panneau d’entrée de Hoerdt, route départementale 37. Garçon se tient au panneau. Arrière plan droite : habitations, arbres, une roue (charrue ?) Arrière plan gauche : charrettes, conduites par des hommes ? (silhouette masculine) et tirées par des chevaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:12-00:15 Plan rapproché : Panneau d’entrée de Hoerdt, roue du plan large est celle d’une charrette, habitations à colombages en arrière-plan.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:15-00:20 Plan rapproché : Descente d’une voiture/train par une femme, sourire aux lèvres, suivie d’une femme plus âgée, vêtues de beaux vêtements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:20-00:30 Cuts : fermeture des portes du véhicule qui repart. En arrière plan, présence d’un débit de boisson et de nourriture «  Café - Restaurant » Véhicule repart, on peut lire « …. - Ingwiller. Véhicule bondé, immatriculé Bas-Rhin (67) Femme passe à vélo derrière le véhicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:31-00:42 Plan large : deux femmes et un enfant (plan précédent) traversent la route en direction du café. Panneau indique la direction à suivre pour Brumath et Bischwiller. Maisons à colombages à droite. Entrent dans le restaurant : « ...ant de la Charrue » on devine qu’il s’agit du « Restaurant de la Charrue » qui existe aujourd’hui encore sous la nom de « La Charrue » Un vélo passe, conduit par un homme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:43-00:49 Plan large : Café-Restaurent. Deux femmes traversent la rue, en arrière plan une femme passe à vélo. Plusieurs passages à vélos. Activité humaine. Véhicules individuels garés le long de la route. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:50-01:13 Plan rapproché : dans le restaurant. Plats jonchent la table. Un pichet de vin sur rebord de fenêtre (vin rouge?) Scène de repas familiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:14-01:26 Plan rapproché : on filme d’autres personnes, deux hommes, un en costume, une femme qui porte une montre. Scène de jovialité, convivialité. Personnes aisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:27-01:35 Plan large : En dehors du restaurant, trois femmes et l’enfant, devant un champ, dunes de terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:38-01:49 Plan rapproché : Travail dans champ d’asperges, une femme est agenouillée, un panier en osier à côté d’elle. Tient des asperges dans sa main gauche, les récupère avec la main droite. Manches courtes, température douce ou élevée.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:50-02:03 Plan rapproché : jeune garçon en chemise et short qui se penche pour regarder le travail. Explication du travail par la dame au garçon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:04-02:18 Plan rapproché à part : garçon range les asperges dans le panier. Capture d’une certaine expression de fierté de ramasser ces asperges, les montre à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:19-02:28 Plan large sur le champ, les deux femmes et le garçon passent en dessous d’un arbre. L’arbre est en fleurs, sans doute au printemps.  Femme au centre porte un sac à main. S’arrête pour toucher les fleurs de l’arbre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:29-02:35 Plan en zoom : arbre en fleurs. Images du vent qui effleure les branches en mouvement.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
02:36-02:44 : Plan rapproché : marche dans un espace forestier : arbres, branchages. Le garçon époussette un tronc, marque de savoir-vivre et s’y assoit. Sourire à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:45-02:55 Même type de plan : L’une des femmes tient un journal qu’elle déplie pour recouvrir le tronc d’arbre afin de ne pas salir ses vêtements et s'y assoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:56-03:05 Plan en zoom : arbres forestiers, mouvement du vent dans les branchages. Plan large sur un chemin de forêt, les dames marchent et le garçon les suit en sautillant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:06-03:14 Même type de plan : garçon ramasse quelque chose par terre, sans doute un caillou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:15-03:18 Même type de plan : Femme se retourne et indique de continuer à suivre, signe sans doute adressé au garçon puisqu'il les rejoint en courant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:19-03:33 Plan large : Sortie de la forêt, marche vers village (Hoerdt?) marche sur la route, on voit des habitations en arrière-plan, un champ à gauche. Plusieurs personnes marchent devant. Clocher d’église du côté droit.  Plan large sur le village de Hoerdt (?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:34-03:40 Plan rapproché : homme qui passé à vélo, salue la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:41-03:47 Même type de plan : garçon qui roule avec monsieur salue également la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:48-04:00 Plan large : Mobylette qui passe à côté des vélos, conduite par une femme ? (silhouette féminine)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
04:01-04:07 Carton de fin «  Vive les Asperges de Hoerdt ! »&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l'après-guerre, l'Alsace est particulièrement meurtrie, par le second conflit mondial du XXe siècle. Ses habitants n'ont pas été épargnés, physiquement ou mentalement et sortent de quatre années d'occupation. L'agriculture et la production agroalimentaire ont elles aussi été touchées. Pour la population, un retour à la normale était plus que nécessaire, un vent de liberté soufflant désormais sur la France, libérée du joug de l'Allemagne nazie et des événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
La caméra de René Klein capture ces mouvements d'insouciance, où l'on s'adonne à une vie normale, régie par les plaisirs du quotidiens, tels que de s'arrêter à un café, où de se promener en forêt. Klein insiste particulièrement sur la culture d'asperges, fierté pour la ville et ses habitants, en nous offrant des images inédites d'un champ d'asperges au moment de la récolte. Ce film amateur muet de 04 minutes et 07 secondes, sorti de la pellicule du cinéaste René Klein s'inscrit dans la petite histoire, ou histoire populaire d'Alsace et constitue un souvenir familial de valeur.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Les_asperges_de_Hoerdt_(0119FH0002)&amp;diff=14452</id>
		<title>Bas:Les asperges de Hoerdt (0119FH0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Les_asperges_de_Hoerdt_(0119FH0002)&amp;diff=14452"/>
		<updated>2020-04-29T14:47:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Les asperges de Hoerdt&lt;br /&gt;
|fonds=Obergfell&lt;br /&gt;
|idSupport=0119FH0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1955&lt;br /&gt;
|video=0119FH0002_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:07&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Klein, René&lt;br /&gt;
|apercu=Asperges_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Hoerdt&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Environment@ Outdoor activities@ War@ Second World War : post-war period@ Identity@ Traditions@ Art of living - Gastronomy@ Rural life@ Industrial and cultural heritage@ Agriculture and farming practices&lt;br /&gt;
|Resume_fr=&amp;quot; Vive les asperges de Hoerdt! &amp;quot; Visite de deux femmes et d'un garçon du village de Hoerdt. Repas au Café-Restaurent de la Charrue, suivi d'une promenade dans les champs. &lt;br /&gt;
Visite des champs d'asperges, récolte. Promenade dans la forêt et retour au village.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:00-00:06 Carton : « Vive les Asperges de Hoerdt ! »  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:07-00:12 Plan large : garçon à côté du panneau d’entrée de Hoerdt, route départementale 37. Garçon se tient au panneau. Arrière plan droite : habitations, arbres, une roue (charrue ?) Arrière plan gauche : charrettes, conduites par des hommes ? (silhouette masculine) et tirées par des chevaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:12-00:15 Plan rapproché : Panneau d’entrée de Hoerdt, roue du plan large est celle d’une charrette, habitations à colombages en arrière-plan.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:15-00:20 Plan rapproché : Descente d’une voiture/train par une femme, sourire aux lèvres, suivie d’une femme plus âgée, vêtues de beaux vêtements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:20-00:30 Cuts : fermeture des portes du véhicule qui repart. En arrière plan, présence d’un débit de boisson et de nourriture «  Café - Restaurant » Véhicule repart, on peut lire « …. - Ingwiller. Véhicule bondé, immatriculé Bas-Rhin (67) Femme passe à vélo derrière le véhicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:31-00:42 Plan large : deux femmes et un enfant (plan précédent) traversent la route en direction du café. Panneau indique la direction à suivre pour Brumath et Bischwiller. Maisons à colombages à droite. Entrent dans le restaurant : « ...ant de la Charrue » on devine qu’il s’agit du « Restaurant de la Charrue » qui existe aujourd’hui encore sous la nom de « La Charrue » Un vélo passe, conduit par un homme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:43-00:49 Plan large : Café-Restaurent. Deux femmes traversent la rue, en arrière plan une femme passe à vélo. Plusieurs passages à vélos. Activité humaine. Véhicules individuels garés le long de la route. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:50-01:13 Plan rapproché : dans le restaurant. Plats jonchent la table. Un pichet de vin sur rebord de fenêtre (vin rouge?) Scène de repas familiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:14-01:26 Plan rapproché : on filme d’autres personnes, deux hommes, un en costume, une femme qui porte une montre. Scène de jovialité, convivialité. Personnes aisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:27-01:35 Plan large : En dehors du restaurant, trois femmes et l’enfant, devant un champ, dunes de terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:38-01:49 Plan rapproché : Travail dans champ d’asperges, une femme est agenouillée, un panier en osier à côté d’elle. Tient des asperges dans sa main gauche, les récupère avec la main droite. Manches courtes, température douce ou élevée.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:50-02:03 Plan rapproché : jeune garçon en chemise et short qui se penche pour regarder le travail. Explication du travail par la dame au garçon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:04-02:18 Plan rapproché à part : garçon range les asperges dans le panier. Capture d’une certaine expression de fierté de ramasser ces asperges, les montre à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:19-02:28 Plan large sur le champ, les deux femmes et le garçon passent en dessous d’un arbre. L’arbre est en fleurs, sans doute au printemps.  Femme au centre porte un sac à main. S’arrête pour toucher les fleurs de l’arbre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:29-02:35 Plan en zoom : arbre en fleurs. Images du vent qui effleure les branches en mouvement.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
02:36-02:44 : Plan rapproché : marche dans un espace forestier : arbres, branchages. Le garçon époussette un tronc, marque de savoir-vivre et s’y assoit. Sourire à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:45-02:55 Même type de plan : L’une des femmes tient un journal qu’elle déplie pour recouvrir le tronc d’arbre afin de ne pas salir ses vêtements et s'y assoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:56-03:05 Plan en zoom : arbres forestiers, mouvement du vent dans les branchages. Plan large sur un chemin de forêt, les dames marchent et le garçon les suit en sautillant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:06-03:14 Même type de plan : garçon ramasse quelque chose par terre, sans doute un caillou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:15-03:18 Même type de plan : Femme se retourne et indique de continuer à suivre, signe sans doute adressé au garçon puisqu'il les rejoint en courant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:19-03:33 Plan large : Sortie de la forêt, marche vers village (Hoerdt?) marche sur la route, on voit des habitations en arrière-plan, un champ à gauche. Plusieurs personnes marchent devant. Clocher d’église du côté droit.  Plan large sur le village de Hoerdt (?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:34-03:40 Plan rapproché : homme qui passé à vélo, salue la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:41-03:47 Même type de plan : garçon qui roule avec monsieur salue également la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:48-04:00 Plan large : Mobylette qui passe à côté des vélos, conduite par une femme ? (silhouette féminine)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
04:01-04:07 Carton de fin «  Vive les Asperges de Hoerdt ! »&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l'après-guerre, l'Alsace est particulièrement meurtrie, par le second conflit mondial du XXe siècle. Ses habitants n'ont pas été épargnés, physiquement ou mentalement et sortent de quatre années d'occupation. L'agriculture et la production agroalimentaire ont elles aussi été touchées. Pour la population, un retour à la normale était plus que nécessaire, un vent de liberté soufflant désormais sur la France, libérée du joug de l'Allemagne nazie et des événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
La caméra de René Klein capture ces mouvements d'insouciance, où l'on s'adonne à une vie normale, régie par les plaisirs du quotidiens, tels que de s'arrêter à un café, où de se promener en forêt. Klein insiste particulièrement sur la culture d'asperges, fierté pour la ville et ses habitants, en nous offrant des images inédites d'un champ d'asperges au moment de la récolte. Ce film s'inscrit dans la petite histoire, ou histoire populaire d'Alsace et constitue un souvenir familial de valeur.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Les_asperges_de_Hoerdt_(0119FH0002)&amp;diff=14451</id>
		<title>Bas:Les asperges de Hoerdt (0119FH0002)</title>
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		<updated>2020-04-29T14:46:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;N. Maingneur : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=Les asperges de Hoerdt&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=&amp;quot; Vive les asperges de Hoerdt! &amp;quot; Visite de deux femmes et d'un garçon du village de Hoerdt. Repas au Café-Restaurent de la Charrue, suivi d'une promenade dans les champs. &lt;br /&gt;
Visite des champs d'asperges, récolte. Promenade dans la forêt et retour au village.&lt;br /&gt;
|Description_fr=00:00-00:06 Carton : « Vive les Asperges de Hoerdt ! »  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:07-00:12 Plan large : garçon à côté du panneau d’entrée de Hoerdt, route départementale 37. Garçon se tient au panneau. Arrière plan droite : habitations, arbres, une roue (charrue ?) Arrière plan gauche : charrettes, conduites par des hommes ? (silhouette masculine) et tirées par des chevaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:12-00:15 Plan rapproché : Panneau d’entrée de Hoerdt, roue du plan large est celle d’une charrette, habitations à colombages en arrière-plan.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:15-00:20 Plan rapproché : Descente d’une voiture/train par une femme, sourire aux lèvres, suivie d’une femme plus âgée, vêtues de beaux vêtements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:20-00:30 Cuts : fermeture des portes du véhicule qui repart. En arrière plan, présence d’un débit de boisson et de nourriture «  Café - Restaurant » Véhicule repart, on peut lire « …. - Ingwiller. Véhicule bondé, immatriculé Bas-Rhin (67) Femme passe à vélo derrière le véhicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:31-00:42 Plan large : deux femmes et un enfant (plan précédent) traversent la route en direction du café. Panneau indique la direction à suivre pour Brumath et Bischwiller. Maisons à colombages à droite. Entrent dans le restaurant : « ...ant de la Charrue » on devine qu’il s’agit du « Restaurant de la Charrue » qui existe aujourd’hui encore sous la nom de « La Charrue » Un vélo passe, conduit par un homme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:43-00:49 Plan large : Café-Restaurent. Deux femmes traversent la rue, en arrière plan une femme passe à vélo. Plusieurs passages à vélos. Activité humaine. Véhicules individuels garés le long de la route. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:50-01:13 Plan rapproché : dans le restaurant. Plats jonchent la table. Un pichet de vin sur rebord de fenêtre (vin rouge?) Scène de repas familiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:14-01:26 Plan rapproché : on filme d’autres personnes, deux hommes, un en costume, une femme qui porte une montre. Scène de jovialité, convivialité. Personnes aisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:27-01:35 Plan large : En dehors du restaurant, trois femmes et l’enfant, devant un champ, dunes de terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:38-01:49 Plan rapproché : Travail dans champ d’asperges, une femme est agenouillée, un panier en osier à côté d’elle. Tient des asperges dans sa main gauche, les récupère avec la main droite. Manches courtes, température douce ou élevée.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
01:50-02:03 Plan rapproché : jeune garçon en chemise et short qui se penche pour regarder le travail. Explication du travail par la dame au garçon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:04-02:18 Plan rapproché à part : garçon range les asperges dans le panier. Capture d’une certaine expression de fierté de ramasser ces asperges, les montre à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:19-02:28 Plan large sur le champ, les deux femmes et le garçon passent en dessous d’un arbre. L’arbre est en fleurs, sans doute au printemps.  Femme au centre porte un sac à main. S’arrête pour toucher les fleurs de l’arbre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:29-02:35 Plan en zoom : arbre en fleurs. Images du vent qui effleure les branches en mouvement.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
02:36-02:44 : Plan rapproché : marche dans un espace forestier : arbres, branchages. Le garçon époussette un tronc, marque de savoir-vivre et s’y assoit. Sourire à la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:45-02:55 Même type de plan : L’une des femmes tient un journal qu’elle déplie pour recouvrir le tronc d’arbre afin de ne pas salir ses vêtements et s'y assoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
02:56-03:05 Plan en zoom : arbres forestiers, mouvement du vent dans les branchages. Plan large sur un chemin de forêt, les dames marchent et le garçon les suit en sautillant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:06-03:14 Même type de plan : garçon ramasse quelque chose par terre, sans doute un caillou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:15-03:18 Même type de plan : Femme se retourne et indique de continuer à suivre, signe sans doute adressé au garçon puisqu'il les rejoint en courant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:19-03:33 Plan large : Sortie de la forêt, marche vers village (Hoerdt?) marche sur la route, on voit des habitations en arrière-plan, un champ à gauche. Plusieurs personnes marchent devant. Clocher d’église du côté droit.  Plan large sur le village de Hoerdt (?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:34-03:40 Plan rapproché : homme qui passé à vélo, salue la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:41-03:47 Même type de plan : garçon qui roule avec monsieur salue également la caméra. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
03:48-04:00 Plan large : Mobylette qui passe à côté des vélos, conduite par une femme ? (silhouette féminine)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
04:01-04:07 Carton de fin «  Vive les Asperges de Hoerdt ! »&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l'après-guerre, l'Alsace est particulièrement meurtrie, par le second conflit mondial du XXe siècle. Ses habitants n'ont pas été épargnés, physiquement ou mentalement et sortent de quatre années d'occupation. L'agriculture et la production agroalimentaire ont elles aussi été touchées. Pour la population, un retour à la normale était plus que nécessaire, un vent de liberté soufflant désormais sur la France, libérée du joug de l'Allemagne nazie et des événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
La caméra de René Klein capture ces mouvements d'insouciance, où l'on s'adonne à une vie normale, régie par les plaisirs du quotidiens, tels que de s'arrêter à un café, où de se promener en forêt. Klein insiste particulièrement sur la culture d'asperges, fierté pour la ville et ses habitants, en nous offrant des images inédites d'un champ d'asperges au moment de la récolte. Ce film s'inscrit dans la petite histoire, ou histoire populaire d'Alsace et constitue un souvenir familial de valeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 D’une part d’un point de vue matériel du fait des combats qui ont eu lieu seulement trois ans auparavant, mais également d’un point de vue mental. Les Alsaciens sortent de quatre années d’occupation où toutes les activités, notamment sportives, étaient strictement contrôlées par le régime nazi en particulier chez les jeunes où l’instauration en Alsace des jeunesses hitlériennes a été effective dès 1940. Il paraissait donc nécessaire pour la population de reprendre une vie relativement normale après les événements de la Seconde Guerre mondiale.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>N. Maingneur</name></author>
		
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