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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-05-19T14:58:58Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14771</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
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		<updated>2020-05-14T15:55:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|username=Nathan Ernst&lt;br /&gt;
|userrealname=Nathan Ernst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-05-14&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout sur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, sûrement le château du Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines, mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ces escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, sûrement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrant ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont montés sur un mur pour s'asseoir sur des rochers provenant d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finissent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu avoir commencer à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont sûrement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Cependant, l'année 1009 pourrait être fausse et 1180 semble être une année plus probable&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86&amp;lt;/ref&amp;gt;. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partagent le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest et divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupée en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette forteresse inaugura un nouveau type de bâtiment militaire. En effet, ce système aligne, derrière un donjon pentagonal servant de tour de défense à l'Ouest, le palais du seigneur et la basse-cour. Les bouts de crête étant trop abrupts, les autres côtés du château sont protégés naturellement. Plus tard, au XV&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un bastion sera construit dans le but de défendre la porte d'entrée&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/chateaux_typo/index.php?img=8&amp;amp;parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le château supérieur est la partie la plus ancienne mais également la mieux conservée aujourd'hui. Ce coin des ruines est composé, tout d'abord, d'un donjon en forme de pentagone et d'une hauteur de 18 mètres. A cela s'ajoute le ''palas''(terme employé par Jean-Marie Gall dans son étude pour désigner le palais seigneurial) disposant de deux étages : le premier est percé d'une dizaine de meurtrières tandis que le second rassemble des pièces d'habitation. Une tour romane se situe, par ailleurs, dans l'angle Nord-Est du château. Entre le donjon et cette tour se trouve une barbacane (&amp;quot;ouvrage extérieur de fortification en maçonnerie ou en bois, percé de meurtrières, protégeant un point important&amp;quot; selon le CNRLT&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.cnrtl.fr/definition/barbacane&amp;lt;/ref&amp;gt;) haute, aujourd'hui encombrée.&lt;br /&gt;
Concernant le château inférieur (ou bas château), peu de vestiges médiévaux de ce dernier ont survécu jusqu'à nos jours. Sur le coin Nord-Ouest se trouve la tour Sainte-Marguerite dont la fonction semble être la défense de la porte d'entrée du château. D'autres bâtiments se trouvaient dans la cour pour former des corps de logis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit parmi les monuments historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visité librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La région de Dambach-la-Ville, une terre viticole==&lt;br /&gt;
En regardant le film, il y a une chose à laquelle on ne peut pas échapper : les vignes à perte de vue. On en voit dès le début (de 0:00 à 0:07) tandis que le plan à 1:49 dévoile un grand nombre de terrains agricoles. Dambach-la-Ville, le village au pied du château du Bernstein, dispose de vignobles et son grand cru, le Frankstein, s'étend sur 56,20 ha compris entre 220 et 330 mètres d'altitude. Le riesling y pousse également au milieu de sentiers, de même que le gewurztraminer&amp;lt;ref&amp;gt;DELPAL Jacques-Louis, ''Les vins d'Alsace'',Charmalières, Editions Artémis, 2004, p 50.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On compte d'ailleurs un peu moins d'une trentaine de vignerons installés à Dambach-la-Ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.vignerons-dambachlaville.fr/annuaire-vignerons-dambach-la-ville/&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viticulture y occupe donc une place importante, sachant que parmi tous les villages viticoles alsaciens, Dambach-la-Ville est le plus grand. Toute l'Alsace est d'ailleurs une grande région viticole et cela depuis l'époque gallo-romaine voire une période plus ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;BLANQUIS Isabelle, ''Alsace, de l'Homme au vin'', Thionville, Editions Gérard Klopp, 1988, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Monographies &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BETTON Gérard, ''Le cinéma d'amateur'', Paris, FeniXX, 1980.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BLUHER Dominique, ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAGRANGE Jean-Louis, SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GALL Jean-Marie, &amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Webographie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://amis-bernstein.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.cnrtl.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://pop.culture.gouv.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://super8france.com&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://tourisme-guebwiller.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://vignerons-dambachlaville.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://visiorando.com&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14770</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
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		<updated>2020-05-14T15:14:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
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|username=Nathan Ernst&lt;br /&gt;
|userrealname=Nathan Ernst&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu avoir commencer à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont sûrement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Cependant, l'année 1009 pourrait être fausse et 1180 semble être une année plus probable&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86&amp;lt;/ref&amp;gt;. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partagent le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette forteresse inaugura un nouveau type de bâtiment militaire. En effet, ce système aligne, derrière un donjon pentagonal servant de tour de défense à l'Ouest, le palais du seigneur et la basse-cour. Les bouts de crête étant trop abrupts, les autres côtés du château sont protégés naturellement. Plus tard, au XV&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un bastion sera construit dans le but de défendre la porte d'entrée&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/chateaux_typo/index.php?img=8&amp;amp;parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le château supérieur est la partie la plus ancienne mais également la mieux conservée aujourd'hui. Ce coin des ruines est composée, tout d'abord, d'un donjon en forme de pentagone et d'une hauteur de 18 mètres. A cela s'ajoute le ''palas''(terme employé par Jean-Marie Gall dans son étude pour désigner le palais seigneurial) disposant de deux étages : le premier est percé d'une dizaine de meurtrières tandis que le second rassemble des pièces d'habitation. Une tour romane se situe, par ailleurs, dans l'angle Nord-Est du château. Entre le donjon et cette tour se trouve une barbacane (&amp;quot;ouvrage extérieurde fortification en maçonnerie ou en bois, percé de meurtrières, protégeant un point important&amp;quot; selon le CNRLT&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.cnrtl.fr/definition/barbacane&amp;lt;/ref&amp;gt;) haute, aujourd'hui encombrée.&lt;br /&gt;
Concernant le château inférieur (ou bas château), peu de vestiges médiévaux de ce dernier on survécu jusqu'à nos jours. Sur le coin Nord-Ouest se trouve la tour Sainte-Marguerite dont la fonction semble être la défense d ela porte d'entrée du château. D'autres bâtiments se trouvaient dans la cour pour former des corps de logis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit en tant que monument historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visiter librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La région de Dambach-la-Ville, une terre viticole==&lt;br /&gt;
En regardant le film, il y a une chose à laquelle on ne peut pas échapper : les vignes à perte de vue. On en voit dès le début (de 0:00 à 0:07) tandis que le plan à 1:49 dévoile un grand nombre de terrains agricoles. Dambach-la-Ville, le village au pied du château du Bernstein, dispose de vignobles et son grand cru, le Frankstein, s'étend sur 56,20 ha compris entre 220 et 330 mètres d'altitude. Le riesling y pousse également au milieu de sentiers, de même que le gewurztraminer&amp;lt;ref&amp;gt;DELPAL Jacques-Louis, ''Les vins d'Alsace'',Charmalières, Editions Artémis, 2004, p 50.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On compte d'ailleurs un peu moins d'une trentaine de vignerons installés à Dambach-la-Ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.vignerons-dambachlaville.fr/annuaire-vignerons-dambach-la-ville/&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viticulture y dispose donc d'une place importante, sachant que parmi tous les villages viticoles alsaciens, Dmabach-la-Ville est le plus grand. Toute l'Alsace est d'ailleurs une grande région viticole et cela depuis l'époque gallo-romainen voire une période plus ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;BLANQUIS Isabelle, ''Alsace, de l'Homme au vin'', Thionville, Editions Gérard Klopp, 1988, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Monographies &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BETTON Gérard, ''Le cinéma d'amateur'', Paris, FeniXX, 1980.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BLUHER Dominique, ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAGRANGE Jean-Louis, SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GALL Jean-Marie, &amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Webographie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://amis-bernstein.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.cnrtl.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://pop.culture.gouv.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://super8france.com&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://tourisme-guebwiller.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://vignerons-dambachlaville.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://visiorando.com&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14769</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14769"/>
		<updated>2020-05-14T15:13:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu avoir commencer à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont sûrement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Cependant, l'année 1009 pourrait être fausse et 1180 semble être une année plus probable&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86&amp;lt;/ref&amp;gt;. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partagent le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette forteresse inaugura un nouveau type de bâtiment militaire. En effet, ce système aligne, derrière un donjon pentagonal servant de tour de défense à l'Ouest, le palais du seigneur et la basse-cour. Les bouts de crête étant trop abrupts, les autres côtés du château sont protégés naturellement. Plus tard, au XV&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un bastion sera construit dans le but de défendre la porte d'entrée&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/chateaux_typo/index.php?img=8&amp;amp;parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le château supérieur est la partie la plus ancienne mais également la mieux conservée aujourd'hui. Ce coin des ruines est composée, tout d'abord, d'un donjon en forme de pentagone et d'une hauteur de 18 mètres. A cela s'ajoute le ''palas''(terme employé par Jean-Marie Gall dans son étude pour désigner le palais seigneurial) disposant de deux étages : le premier est percé d'une dizaine de meurtrières tandis que le second rassemble des pièces d'habitation. Une tour romane se situe, par ailleurs, dans l'angle Nord-Est du château. Entre le donjon et cette tour se trouve une barbacane (&amp;quot;ouvrage extérieurde fortification en maçonnerie ou en bois, percé de meurtrières, protégeant un point important&amp;quot; selon le CNRLT&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.cnrtl.fr/definition/barbacane&amp;lt;/ref&amp;gt;) haute, aujourd'hui encombrée.&lt;br /&gt;
Concernant le château inférieur (ou bas château), peu de vestiges médiévaux de ce dernier on survécu jusqu'à nos jours. Sur le coin Nord-Ouest se trouve la tour Sainte-Marguerite dont la fonction semble être la défense d ela porte d'entrée du château. D'autres bâtiments se trouvaient dans la cour pour former des corps de logis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit en tant que monument historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visiter librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La région de Dambach-la-Ville, une terre viticole==&lt;br /&gt;
En regardant le film, il y a une chose à laquelle on ne peut pas échapper : les vignes à perte de vue. On en voit dès le début (de 0:00 à 0:07) tandis que le plan à 1:49 dévoile un grand nombre de terrains agricoles. Dambach-la-Ville, le village au pied du château du Bernstein, dispose de vignobles et son grand cru, le Frankstein, s'étend sur 56,20 ha compris entre 220 et 330 mètres d'altitude. Le riesling y pousse également au milieu de sentiers, de même que le gewurztraminer&amp;lt;ref&amp;gt;DELPAL Jacques-Louis, ''Les vins d'Alsace'',Charmalières, Editions Artémis, 2004, p 50.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On compte d'ailleurs un peu moins d'une trentaine de vignerons installés à Dambach-la-Ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.vignerons-dambachlaville.fr/annuaire-vignerons-dambach-la-ville/&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viticulture y dispose donc d'une place importante, sachant que parmi tous les villages viticoles alsaciens, Dmabach-la-Ville est le plus grand. Toute l'Alsace est d'ailleurs une grande région viticole et cela depuis l'époque gallo-romainen voire une période plus ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;BLANQUIS Isabelle, ''Alsace, de l'Homme au vin'', Thionville, Editions Gérard Klopp, 1988, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Monographies &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BETTON Gérard, ''Le cinéma d'amateur'', Paris, FeniXX, 1980.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BLUHER Dominique, ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAGRANGE Jean-Louis, SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GALL Jean-Marie, &amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Webographie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://amis-bernstein.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.cnrtl.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://pop.culture.gouv.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://super8france.com&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://tourisme-guebwiller.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://vignerons-dambachlaville.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://visiorando.com&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14768</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14768"/>
		<updated>2020-05-14T15:12:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu avoir commencer à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont sûrement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Cependant, l'année 1009 pourrait être fausse et 1180 semble être une année plus probable&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86&amp;lt;/ref&amp;gt;. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partagent le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette forteresse inaugura un nouveau type de bâtiment militaire. En effet, ce système aligne, derrière un donjon pentagonal servant de tour de défense à l'Ouest, le palais du seigneur et la basse-cour. Les bouts de crête étant trop abrupts, les autres côtés du château sont protégés naturellement. Plus tard, au XV&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un bastion sera construit dans le but de défendre la porte d'entrée&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/chateaux_typo/index.php?img=8&amp;amp;parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le château supérieur est la partie la plus ancienne mais également la mieux conservée aujourd'hui. Ce coin des ruines est composée, tout d'abord, d'un donjon en forme de pentagone et d'une hauteur de 18 mètres. A cela s'ajoute le ''palas''(terme employé par Jean-Marie Gall dans son étude pour désigner le palais seigneurial) disposant de deux étages : le premier est percé d'une dizaine de meurtrières tandis que le second rassemble des pièces d'habitation. Une tour romane se situe, par ailleurs, dans l'angle Nord-Est du château. Entre le donjon et cette tour se trouve une barbacane (&amp;quot;ouvrage extérieurde fortification en maçonnerie ou en bois, percé de meurtrières, protégeant un point important&amp;quot; selon le CNRLT&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.cnrtl.fr/definition/barbacane&amp;lt;/ref&amp;gt;) haute, aujourd'hui encombrée.&lt;br /&gt;
Concernant le château inférieur (ou bas château), peu de vestiges médiévaux de ce dernier on survécu jusqu'à nos jours. Sur le coin Nord-Ouest se trouve la tour Sainte-Marguerite dont la fonction semble être la défense d ela porte d'entrée du château. D'autres bâtiments se trouvaient dans la cour pour former des corps de logis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit en tant que monument historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visiter librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La région de Dambach-la-Ville, une terre viticole==&lt;br /&gt;
En regardant le film, il y a une chose à laquelle on ne peut pas échapper : les vignes à perte de vue. On en voit dès le début (de 0:00 à 0:07) tandis que le plan à 1:49 dévoile un grand nombre de terrains agricoles. Dambach-la-Ville, le village au pied du château du Bernstein, dispose de vignobles et son grand cru, le Frankstein, s'étend sur 56,20 ha compris entre 220 et 330 mètres d'altitude. Le riesling y pousse également au milieu de sentiers, de même que le gewurztraminer&amp;lt;ref&amp;gt;DELPAL Jacques-Louis, ''Les vins d'Alsace'',Charmalières, Editions Artémis, 2004, p 50.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On compte d'ailleurs un peu moins d'une trentaine de vignerons installés à Dambach-la-Ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.vignerons-dambachlaville.fr/annuaire-vignerons-dambach-la-ville/&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viticulture y dispose donc d'une place importante, sachant que parmi tous les villages viticoles alsaciens, Dmabach-la-Ville est le plus grand. Toute l'Alsace est d'ailleurs une grande région viticole et cela depuis l'époque gallo-romainen voire une période plus ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;BLANQUIS Isabelle, ''Alsace, de l'Homme au vin'', Thionville, Editions Gérard Klopp, 1988, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Monographies &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BETTON Gérard, ''Le cinéma d'amateur'', Paris, FeniXX, 1980.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BLUHER Dominique, ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAGRANGE Jean-Louis, SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GALL Jean-Marie, &amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Webographie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://amis-bernstein.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.cnrtl.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://pop.culture.gouv.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://super8france.com&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://tourisme-guebwiller.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://vignerons-dambachlaville.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://visiorando.com&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14767</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14767"/>
		<updated>2020-05-14T15:07:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Cependant, l'année 1009 pourrait être fausse et 1180 semble être une année plus probable&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86&amp;lt;/ref&amp;gt;. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette forteresse inaugura un nouveau type de bâtiment militaire. En effet, ce système aligne, derrière un donjon pentagonal servant de tour de défense à l'Ouest, le palais du seigneur et la basse-cour. Les bouts de crête étant trop abrupts, les autres côtés du château sont protégés naturellement. Plus tard, au XV&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un bastion sera construit dans le but de défendre la porte d'entrée&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/chateaux_typo/index.php?img=8&amp;amp;parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le château supérieur est la partie la plus ancienne mais également la mieux conservée aujourd'hui. Ce coin des ruines est composée, tout d'abord, d'un donjon en forme de pentagone et d'une hauteur de 18 mètres. A cela s'ajoute le ''palas''(terme employé par Jean-Marie Gall dans son étude pour désigner le palais seigneurial) disposant de deux étages : le premier est percé d'une dizaine de meurtrières tandis que le second rassemble des pièces d'habitation. Une tour romane se situe, par ailleurs, dans l'angle Nord-Est du château. Entre le donjon et cette tour se trouve une barbacane (&amp;quot;ouvrage extérieurde fortification en maçonnerie ou en bois, percé de meurtrières, protégeant un point important&amp;quot; selon le CNRLT&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.cnrtl.fr/definition/barbacane&amp;lt;/ref&amp;gt;) haute, aujourd'hui encombrée.&lt;br /&gt;
Concernant le château inférieur (ou bas château), peu de vestiges médiévaux de ce dernier on survécu jusqu'à nos jours. Sur le coin Nord-Ouest se trouve la tour Sainte-Marguerite dont la fonction semble être la défense d ela porte d'entrée du château. D'autres bâtiments se trouvaient dans la cour pour former des corps de logis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit en tant que monument historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visiter librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La région de Dambach-la-Ville, une terre viticole==&lt;br /&gt;
En regardant le film, il y a une chose à laquelle on ne peut pas échapper : les vignes à perte de vue. On en voit dès le début (de 0:00 à 0:07) tandis que le plan à 1:49 dévoile un grand nombre de terrains agricoles. Dambach-la-Ville, le village au pied du château du Bernstein, dispose de vignobles et son grand cru, le Frankstein, s'étend sur 56,20 ha compris entre 220 et 330 mètres d'altitude. Le riesling y pousse également au milieu de sentiers, de même que le gewurztraminer&amp;lt;ref&amp;gt;DELPAL Jacques-Louis, ''Les vins d'Alsace'',Charmalières, Editions Artémis, 2004, p 50.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On compte d'ailleurs un peu moins d'une trentaine de vignerons installés à Dambach-la-Ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.vignerons-dambachlaville.fr/annuaire-vignerons-dambach-la-ville/&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viticulture y dispose donc d'une place importante, sachant que parmi tous les villages viticoles alsaciens, Dmabach-la-Ville est le plus grand. Toute l'Alsace est d'ailleurs une grande région viticole et cela depuis l'époque gallo-romainen voire une période plus ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;BLANQUIS Isabelle, ''Alsace, de l'Homme au vin'', Thionville, Editions Gérard Klopp, 1988, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Monographies &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BETTON Gérard, ''Le cinéma d'amateur'', Paris, FeniXX, 1980.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BLUHER Dominique, ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LAGRANGE Jean-Louis, SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GALL Jean-Marie, &amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Webographie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://amis-bernstein.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.cnrtl.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://pop.culture.gouv.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://super8france.com&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://tourisme-guebwiller.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://vignerons-dambachlaville.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://visiorando.com&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14766</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14766"/>
		<updated>2020-05-14T15:04:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Cependant, l'année 1009 pourrait être fausse et 1180 semble être une année plus probable&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86&amp;lt;/ref&amp;gt;. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette forteresse inaugura un nouveau type de bâtiment militaire. En effet, ce système aligne, derrière un donjon pentagonal servant de tour de défense à l'Ouest, le palais du seigneur et la basse-cour. Les bouts de crête étant trop abrupts, les autres côtés du château sont protégés naturellement. Plus tard, au XV&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un bastion sera construit dans le but de défendre la porte d'entrée&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/chateaux_typo/index.php?img=8&amp;amp;parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le château supérieur est la partie la plus ancienne mais également la mieux conservée aujourd'hui. Ce coin des ruines est composée, tout d'abord, d'un donjon en forme de pentagone et d'une hauteur de 18 mètres. A cela s'ajoute le ''palas''(terme employé par Jean-Marie Gall dans son étude pour désigner le palais seigneurial) disposant de deux étages : le premier est percé d'une dizaine de meurtrières tandis que le second rassemble des pièces d'habitation. Une tour romane se situe, par ailleurs, dans l'angle Nord-Est du château. Entre le donjon et cette tour se trouve une barbacane (&amp;quot;ouvrage extérieurde fortification en maçonnerie ou en bois, percé de meurtrières, protégeant un point important&amp;quot; selon le CNRLT&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.cnrtl.fr/definition/barbacane&amp;lt;/ref&amp;gt;) haute, aujourd'hui encombrée.&lt;br /&gt;
Concernant le château inférieur (ou bas château), peu de vestiges médiévaux de ce dernier on survécu jusqu'à nos jours. Sur le coin Nord-Ouest se trouve la tour Sainte-Marguerite dont la fonction semble être la défense d ela porte d'entrée du château. D'autres bâtiments se trouvaient dans la cour pour former des corps de logis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit en tant que monument historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visiter librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La région de Dambach-la-Ville, une terre viticole==&lt;br /&gt;
En regardant le film, il y a une chose à laquelle on ne peut pas échapper : les vignes à perte de vue. On en voit dès le début (de 0:00 à 0:07) tandis que le plan à 1:49 dévoile un grand nombre de terrains agricoles. Dambach-la-Ville, le village au pied du château du Bernstein, dispose de vignobles et son grand cru, le Frankstein, s'étend sur 56,20 ha compris entre 220 et 330 mètres d'altitude. Le riesling y pousse également au milieu de sentiers, de même que le gewurztraminer&amp;lt;ref&amp;gt;DELPAL Jacques-Louis, ''Les vins d'Alsace'',Charmalières, Editions Artémis, 2004, p 50.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On compte d'ailleurs un peu moins d'une trentaine de vignerons installés à Dambach-la-Ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.vignerons-dambachlaville.fr/annuaire-vignerons-dambach-la-ville/&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viticulture y dispose donc d'une place importante, sachant que parmi tous les villages viticoles alsaciens, Dmabach-la-Ville est le plus grand. Toute l'Alsace est d'ailleurs une grande région viticole et cela depuis l'époque gallo-romainen voire une période plus ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;BLANQUIS Isabelle, ''Alsace, de l'Homme au vin'', Thionville, Editions Gérard Klopp, 1988, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Monographies &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BETTON Gérard, ''Le cinéma d'amateur'', Paris, FeniXX, 1980.&lt;br /&gt;
BLUHER Dominique, ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013.&lt;br /&gt;
LAGRANGE Jean-Louis, SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&lt;br /&gt;
STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', Paris, FeniXX, 1951.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GALL Jean-Marie, &amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&lt;br /&gt;
KOCH Jacky, FISCHBACH Thomas, &amp;quot;Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein&amp;quot; ''in Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Webographie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://amis-bernstein.fr&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net&lt;br /&gt;
https://www.cnrtl.fr/&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/&lt;br /&gt;
https://pop.culture.gouv.fr&lt;br /&gt;
https://super8france.com&lt;br /&gt;
https://tourisme-guebwiller.fr&lt;br /&gt;
https://vignerons-dambachlaville.fr&lt;br /&gt;
https://visiorando.com&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14765</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14765"/>
		<updated>2020-05-14T13:59:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette forteresse inaugura un nouveau type de bâtiment militaire. En effet, ce système aligne, derrière un donjon pentagonal servant de tour de défense à l'Ouest, le palais du seigneur et la basse-cour. Les bouts de crête étant trop abrupts, les autres côtés du château sont protégés naturellement. Plus tard, au XV&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un bastion sera construit dans le but de défendre la porte d'entrée&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/chateaux_typo/index.php?img=8&amp;amp;parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le château supérieur est la partie la plus ancienne mais également la mieux conservée aujourd'hui. Ce coin des ruines est composée, tout d'abord, d'un donjon en forme de pentagone et d'une hauteur de 18 mètres. A cela s'ajoute le ''palas''(terme employé par Jean-Marie Gall dans son étude pour désigner le palais seigneurial) disposant de deux étages : le premier est percé d'une dizaine de meurtrières tandis que le second rassemble des pièces d'habitation. Une tour romane se situe, par ailleurs, dans l'angle Nord-Est du château. Entre le donjon et cette tour se trouve une barbacane (&amp;quot;ouvrage extérieurde fortification en maçonnerie ou en bois, percé de meurtrières, protégeant un point important&amp;quot; selon le CNRLT&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.cnrtl.fr/definition/barbacane&amp;lt;/ref&amp;gt;) haute, aujourd'hui encombrée.&lt;br /&gt;
Concernant le château inférieur (ou bas château), peu de vestiges médiévaux de ce dernier on survécu jusqu'à nos jours. Sur le coin Nord-Ouest se trouve la tour Sainte-Marguerite dont la fonction semble être la défense d ela porte d'entrée du château. D'autres bâtiments se trouvaient dans la cour pour former des corps de logis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit en tant que monument historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visiter librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La région de Dambach-la-Ville, une terre viticole==&lt;br /&gt;
En regardant le film, il y a une chose à laquelle on ne peut pas échapper : les vignes à perte de vue. On en voit dès le début (de 0:00 à 0:07) tandis que le plan à 1:49 dévoile un grand nombre de terrains agricoles. Dambach-la-Ville, le village au pied du château du Bernstein, dispose de vignobles et son grand cru, le Frankstein, s'étend sur 56,20 ha compris entre 220 et 330 mètres d'altitude. Le riesling y pousse également au milieu de sentiers, de même que le gewurztraminer&amp;lt;ref&amp;gt;DELPAL Jacques-Louis, ''Les vins d'Alsace'',Charmalières, Editions Artémis, 2004, p 50.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On compte d'ailleurs un peu moins d'une trentaine de vignerons installés à Dambach-la-Ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.vignerons-dambachlaville.fr/annuaire-vignerons-dambach-la-ville/&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viticulture y dispose donc d'une place importante, sachant que parmi tous les villages viticoles alsaciens, Dmabach-la-Ville est le plus grand. Toute l'Alsace est d'ailleurs une grande région viticole et cela depuis l'époque gallo-romainen voire une période plus ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;BLANQUIS Isabelle, ''Alsace, de l'Homme au vin'', Thionville, Editions Gérard Klopp, 1988, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14764</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
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		<updated>2020-05-14T13:56:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette forteresse inaugura un nouveau type de bâtiment militaire. En effet, ce système aligne, derrière un donjon pentagonal servant de tour de défense à l'Ouest, le palais du seigneur et la basse-cour. Les bouts de crête étant trop abrupts, les autres côtés du château sont protégés naturellement. Plus tard, au XV&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un bastion sera construit dans le but de défendre la porte d'entrée&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/chateaux_typo/index.php?img=8&amp;amp;parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le château supérieur est la partie la plus ancienne mais également la mieux conservée aujourd'hui. Ce coin des ruines est composée, tout d'abord, d'un donjon en forme de pentagone et d'une hauteur de 18 mètres. A cela s'ajoute le ''palas''(terme employé par Jean-Marie Gall dans son étude pour désigner le palais seigneurial) disposant de deux étages : le premier est percé d'une dizaine de meurtrières tandis que le second rassemble des pièces d'habitation. Une tour romane se situe, par ailleurs, dans l'angle Nord-Est du château. Entre le donjon et cette tour se trouve une barbacane (&amp;quot;ouvrage extérieurde fortification en maçonnerie ou en bois, percé de meurtrières, protégeant un point important&amp;quot; selon le CNRLT&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.cnrtl.fr/definition/barbacane&amp;lt;/ref&amp;gt;) haute, aujourd'hui encombrée.&lt;br /&gt;
Concernant le château inférieur (ou bas château), peu de vestiges médiévaux de ce dernier on survécu jusqu'à nos jours. Sur le coin Nord-Ouest se trouve la tour Sainte-Marguerite dont la fonction semble être la défense d ela porte d'entrée du château. D'autres bâtiments se trouvaient dans la cour pour former des corps de logis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit en tant que monument historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visiter librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La région de Dambach-la-Ville, une terre viticole==&lt;br /&gt;
En regardant le film, il y a une chose à laquelle on ne peut pas échapper : les vignes à perte de vue. On en voit dès le début (de 0:00 à 0:07) tandis que le plan à 1:49 dévoile un grand nombre de terrains agricoles. Dambach-la-Ville, le village au pied du château du Bernstein, dispose de vignobles et son grand cru, le Frankstein, s'étend sur 56,20 ha compris entre 220 et 330 mètres d'altitude. Le riesling y pousse également au milieu de sentiers, de même que le gewurztraminer&amp;lt;ref&amp;gt;DELPAL Jacques-Louis, ''Les vins d'Alsace'',Charmalières, Editions Artémis, 2004, p 50.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Toute l'Alsace est d'ailleurs une grande région viticole et cela depuis l'époque gallo-romainen voire une période plus ancienne&amp;lt;ref&amp;gt;BLANQUIS Isabelle, ''Alsace, de l'Homme au vin'', Thionville, Editions Gérard Klopp, 1988, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14762</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14762"/>
		<updated>2020-05-14T13:11:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette forteresse inaugura un nouveau type de bâtiment militaire. En effet, ce système aligne, derrière un donjon pentagonal servant de tour de défense à l'Ouest, le palais du seigneur et la basse-cour. Les bouts de crête étant trop abrupts, les autres côtés du château sont protégés naturellement. Plus tard, au XV&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un bastion sera construit dans le but de défendre la porte d'entrée&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/chateaux_typo/index.php?img=8&amp;amp;parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le château supérieur est la partie la plus ancienne mais également la mieux conservée aujourd'hui. Ce coin des ruines est composée, tout d'abord, d'un donjon en forme de pentagone et d'une hauteur de 18 mètres. A cela s'ajoute le ''palas''(terme employé par Jean-Marie Gall dans son étude pour désigner le palais seigneurial) disposant de deux étages : le premier est percé d'une dizaine de meurtrières tandis que le second rassemble des pièces d'habitation. Une tour romane se situe, par ailleurs, dans l'angle Nord-Est du château. Entre le donjon et cette tour se trouve une barbacane (&amp;quot;ouvrage extérieurde fortification en maçonnerie ou en bois, percé de meurtrières, protégeant un point important&amp;quot; selon le CNRLT&amp;lt;ref&amp;gt; https://www.cnrtl.fr/definition/barbacane&amp;lt;/ref&amp;gt;) haute, aujourd'hui encombrée.&lt;br /&gt;
Concernant le château inférieur (ou bas château), peu de vestiges médiévaux de ce dernier on survécu jusqu'à nos jours. Sur le coin Nord-Ouest se trouve la tour Sainte-Marguerite dont la fonction semble être la défense d ela porte d'entrée du château. D'autres bâtiments se trouvaient dans la cour pour former des corps de logis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit en tant que monument historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visiter librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14761</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14761"/>
		<updated>2020-05-14T12:58:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
Du haut d'un éperon rocheux en granit, le château du Bernstein contrôle les chemins vers la Lorraine au Sud mais aussi les plaines et les collines sous-vosgiennes à l'Est&amp;lt;ref&amp;gt;KOCH Jacky et FISCHBACH Thomas, ''Enceintes de hauteur en pierre et formes &amp;quot;primitives&amp;quot; de châteaux ? L'exemple du Bernstein'' ''Archimède : archéologie et histoire ancienne'', UMR7044, 2016, p 74-86.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Un monument historique'''&lt;br /&gt;
Situé à 562 mètres d'altitude, le château du Bernstein est inscrit en tant que monument historique depuis le 12 décembre 1932&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00084678&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celui-ci fait partie des 152 châteaux d'Alsace en montagne&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt; et dispose d'une vue sur la plaine et le vignoble de Dambach-la-Ville. Le &amp;quot;rocher aux ours&amp;quot; est, depuis 2014, sous la protection de l'association &amp;quot;les amis du Bernstein&amp;quot; cherchant à entretenir et préserver ce monument. Le château peut aujourd'hui être visiter librement&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.amis-bernstein.fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; et son emplacement permet diverses randonnées le long de sentiers balisés.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14754</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14754"/>
		<updated>2020-05-13T16:02:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     '''Une construction de défense parfaite'''&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
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		<updated>2020-05-13T15:59:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le château, au cours de la guerre de Dachstein opposant la ville libre de Strasbourg débarrassée de son évêque depuis la bataille de Hausbergen (8 mars 1262), à Guillaume II de Diest de divers nobles alsaciens, fut assiégé  par les Strasbourgeois. Cependant, avec la paix de Spire, le château retourna entre les mains de l'évêque. En 1580, cette prévôté fut coupé en deux : le baillage de Benfeld d'une part et celui de Marckolsheim d'autre part. Le château du Bernstein tomba alors dans l'oubli avant de devenir la propriété de particuliers lors de la Révolution. &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14752</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14752"/>
		<updated>2020-05-13T15:50:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
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A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Originellement, le fief de Dambach fut en possession des Eguisheim-Dabo dont l'un d'entre eux devint pape sous le nom de Léon IX (1049-1057). Le château du Bernstein demeura aux mains de cette famille et fut un alleu&amp;lt;ref&amp;gt;Un alleu est une terre dont le propriétaire n'a pas de compte à rendre à un seigneur par l'hommage.&amp;lt;/ref&amp;gt; de cette dernière de 1144 à 1225, année de la mort de Gertrude de Dabo. Cependant, elle n'eut pas d'enfant. Après avoir été occupé par Sigismond von Leinigen, le troisième mari de Gertrude, le bâtiment fut pris par l'évêque de Strasbourg en 1227 qui en fit le siège d'un baillage épiscopal&amp;lt;ref&amp;gt;LAGRANGE Jean-Louis et SIEGEL-FRINTZ Michèle, ''Dambach-la-Ville'', Strasbourg, Coprur, 1983.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14751</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14751"/>
		<updated>2020-05-13T15:43:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt; sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes. Construit dans un style roman (la voûte que l'on voit vers 1:24 est une caractéristique de ce type d'architecture), cette construction était composée de deux parties : le château supérieur comprenant le donjon et le palais seigneurial et le château inférieur rassemblant le jardin, le puits ainsi que les maisons de domestiques et la cour &amp;lt;ref&amp;gt;STINTZI Paul, ''Châteaux et manoirs d'Alsace'', paris, FeniXX, 1951, chapitre 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler que durant le Moyen Age, la Basse-Alsace est morcelée. Les puissants évêques de Strasbourg côtoyèrent les Hohenstauffen (1150-1250) tandis que de nombreux seigneurs (d'Andlau, de Werde, Fleckenstein, etc.) se partage le territoire&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/lcr/chateaux/cartes_chateaux.php?parent=33&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14750</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
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		<updated>2020-05-13T15:35:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
|fonds=Jung-Becker&lt;br /&gt;
|idSupport=0130FS0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=031950&lt;br /&gt;
|video=0130FS0006_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:44&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein; Dieffenthal&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une trésor alsacien==&lt;br /&gt;
     '''Des ruines chargées d'histoire'''&lt;br /&gt;
Etant parmi l'un des plus anciens châteaux d'Alsace, le Bernstein est cité pour la première fois vers l'année 1009&amp;lt;ref&amp;gt;GALL Jean-Marie,&amp;quot;Le Bernstein, étude d'un site&amp;quot; ''in Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville - Barr - Obernai'', n°4, 1970.&amp;lt;/ref&amp;gt;sachant que les ruines actuelles sont un peu plus récentes.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
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		<updated>2020-05-12T15:21:38Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
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|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<updated>2020-05-12T15:21:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
En outre, on peut supposer que l'homme que l'on voit autour de 0:17 soit le père des deux garçons que l'on retrouve sur presque tous les plans du film tandis que l'homme disparaît du film dès que son plan est terminé. On pourrait supposer qu'il s'agit là, pour les adolescents qu'il s'agit de leur première visite du château de Bernstein. Par ailleurs, d'après le premier plan (de 0:00 à 0:07), leur balade a pu commencé à Diffenthal puisque l'architecture de l’église semble correspondre à cette dernière. Les trois protagonistes ont surement réaliser une randonnée depuis ce village pour atteindre les ruines. Cette hypothèse est confirmée par le plan à 0:11 montrant ledit château de loin et le plan à 0:26, similaire à celui de 0:11, dévoile à nouveau les ruines mais ces dernières semblent bien plus proches désormais, indiquant que les acteurs de ce film se sont rapprochés. Cette randonnée peut encore être faite de nos jours en partant de Dieffenthal : le chemin à emprunter forme une boucle passant par le château et Dambach-la-Ville avant de revenir à son point de départ. Cette excursion fait tout de même plus de 13 km de long pour une durée moyenne estimée à 4h50&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.visorando.com/randonnee-dieffenthal-chateau-de-l-ortenbourg-damb/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
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		<updated>2020-05-12T15:10:00Z</updated>

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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Jung, Adolphe&lt;br /&gt;
|apercu=Ruines_Bernstein.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=château du Bernstein&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt, les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Enfants_aux_ruines_du_Bernstein_(0130FS0006)&amp;diff=14743</id>
		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
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		<updated>2020-05-12T15:09:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Enfants aux ruines du Bernstein&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Le premier plan du film (de 0:00 à 0:07) nous montre une église (probablement celle de Dieffenthal) et des vignes mitoyennes. La caméra ratisse lentement la scène de gauche à droite jusqu'aux vignes entourant le village. De 0:07 à 0:09, la caméra s'arrête sur deux garçons, probablement des adolescents, dont l'un est debout dur des rochers, peut être sur le bord d'un chemin, sachant qu'ils sont entourés de vignes. A 0:11, la caméra se déplace vers la droite et on peut alors apercevoir des ruines au loin, surement le château de Bernstein. De 0:14 à 0:16, la caméra est à nouveau centrée sur les garçons avant une coupure. Le plan suivant nous montre un homme assis sur un rocher, fixant l'objectif. Ce dernier, comme les garçons, est habillé chaudement et tient un chapeau dans sa main posée sur son genou. La scène se passe surement sur le chemin du château. Ensuite, un des garçons vient s’asseoir à côté de lui. Un autre plan, à 0:26, nous montre au loin en forêt, les ruines mais cette fois-ci, le château est plus proche de la caméra qu'à 0:12.  La caméra se dirige alors vers le bas jusqu'à redescendre sur les deux garçons, cette fois-ci vêtus d'une chemise bleue.&lt;br /&gt;
A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;[https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<title>Enfants aux ruines du Bernstein (0130FS0006)</title>
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		<updated>2020-05-12T15:08:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=IL s'agit d'un film présentant des images d'une sortie au château de Bernstein.&lt;br /&gt;
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A 0:46, on retrouve les garçons au pied d'une tour du château de Bernstein. Le plan de 0:58 à 1:08 met en scène l'entrée dans les ruines d'un d'entre eux rattrapé à 1:02 par le second. A 1:10, après une coupure, le plan reprend la même scène mais sans les enfants. La caméra part de la porte des ruines pour balayer le château jusqu'à revenir à la tour vue à 0:46. Le plan à 1:17 montre une porte du château d'ou sort l'un des garçons, puis, à 1:22, la caméra se concentre sur l'un des garçons en train de monter des escaliers à l'intérieur des ruines. A 1:24, l'un d'entre eux se tient sous une voûte en arc formant une ouverture dans un mur des ruines. Le plan à 1:27 fait aller la caméra de bas en haut suivant un escalier en pierre entre deux murs.&lt;br /&gt;
A 1:29, un des garçons monte sur ses escaliers. Après une coupure, on voit ce même escalier où désormais les deux enfants se dressent. Dès 1:41, on peut les observer de près, surement au sommet des ruines puisqu'une petite clôture de métal les entoure. D'ici, on a une vue sur les terrains agricoles en contrebas, puis, la caméra se décale vers la droite, nous montrons ainsi un village. Un plan de 1:54 à 2:07 nous montre ce village et un bout d'une tour des ruines peut être observé au premier plan. De 2:058 à 2:16, les garçons sont monté sur un mur pour s'asseoir sur des rochers issus d'une partie affaissée des bâtiments en ruine. Il finirent par redescendre à partir de 2:18. Le dernier plan du film nous remontre les deux garçons dans une vue en contre-plongée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr===Une sortie en famille ?==&lt;br /&gt;
Aux vues du format utilisé et des séquences tournées, on peut en déduire qu'il s'agit d'une sortie, peut-être familiale, filmée dans le but de conserver un souvenir.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, le format 16 mm qui a servi pour ce film fut lancé en 1923 par Kodak avec pour objectif de proposer un format et un matériel moins onéreux et plus pratique pour le consommateur souhaitant réaliser du cinéma amateur&amp;lt;ref&amp;gt;[https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/les-formats-de-films/le-16-mm]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite, ce format s'infiltra dans le cinéma professionnel dans les décénnies suivant la Deuxième Guerre mondiale&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.super8france.com/contents/fr/d10484_la-petite-histoire-des-films-16mm.html]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les années 1950, Kodak règne alors sans partage dans le milieu du cinéma amateur avec le 8 mm et le 16 mm, et ce, depuis les années 1920&amp;lt;ref&amp;gt;[https://cinememoire.net/index.php/numerisation-de-films/petite-histoire-des-formats-de-films]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, comme le rappelle Dominique Bluher dans son livre ''Le court-métrage français de 1945 à 1968 : De l'âge d'or aux contrebandiers'', le CNC considérait le format 16 mm comme amateur jusqu'en 1968.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12515</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T20:29:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|username=Nathan Ernst&lt;br /&gt;
|userrealname=Nathan Ernst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-03&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisé et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiné à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une largeur utile d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dès le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour l'événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que le major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école serve uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient prêter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dès la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Le sport sous l'Occupation en Alsace et en France : un outil idéologique =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite française, l'Alsace retourna à l'Allemagne dés le 10 mai 1940 jusqu'à la fin de l'année 1944. Le monde du sport alsacien n'est pas épargné par la germanisation et la nazification. Le 3 septembre 1940, l'ensemble des associations religieuses, culturelles et sportives sont dissoutes ou, pour certaines, rassemblées (comme ce fut le cas à Mulhouse où furent regroupées en une association unique l'Olympia de Dornach, l'Espérance et la Mulhouse)&amp;lt;ref&amp;gt;TERRET Thierry, ''''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996, p 29.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le sport occupe d'ailleurs une place de choix dans l'idéologie nazie. En effet, la supériorité de la race allemande se démontrerait par les exploits physiques et sportifs comme nous le rappelle Pascal Boniface dans ''Géopolitique du sport'' (2014). En Alsace, la gymnastique, par exemple, est élevée au-dessus des autres matières enseignées dans ce but&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011, p 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En outre, en juin, les membres de la ''Hitlerjugend'' et de la ''Bundes Deutscher Mädel'' (pour qui le sport est une activité centrale) participèrent, tous les ans, à des concours sportifs, le ''Reichssportwettkampf''&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 150.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté de la France, parmi les réponses cherchant à expliquer la défaite, on trouve, dès juin 1940, le manque de formation de la jeunesse, notamment dans le domaine du sport, qui est mis en avant. Le maréchal Pétain, après la défaite, affirmait justement que &amp;quot;depuis la victoire, l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est en vue de corriger cet écart que, dès la mise en place de l'Etat Français (juillet 1940), on note un encadrement de la jeunesse en cherchant à transmettre le gout du travail et de l'effort, ce qui se traduit par la création du CGEGS (Commissariat Général à l'Education Générale et Sportive)&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il ne faut pas oublier que la France est alors touchée par une peur de son déclin sur ce plan et dans le domaine culturel depuis la fin du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. On peut citer en exemple les mauvaises performances françaises aux JO de 1896&amp;lt;ref&amp;gt;ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002, p 24.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12508</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12508"/>
		<updated>2020-01-03T16:59:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Faustball (0037FS0009).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|username=Nathan Ernst&lt;br /&gt;
|userrealname=Nathan Ernst&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-03&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Le sport sous l'Occupation en Alsace et en France : un outil idéologique =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite française, l'Alsace retourna à l'Allemagne dés le 10 mai 1940 jusqu'à la fin de l'année 1944. Le monde du sport alsacien n'est pas épargnée par la germanisation et la nazification. Le 3 septembre 1940, l'ensemble des associations religieuses, culturelles et sportives sont dissoutes ou, pour certaines, rassemblées (comme ce fut le cas à Mulhouse où furent regroupées en une association unique l'Olympia de Dornach, l'Espérance et la Mulhouse)&amp;lt;ref&amp;gt;TERRET Thierry, ''''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996, p 29.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le sport occupe d'ailleurs une place de choix dans l'idéologie nazie. En effet, la supériorité de la race allemande se démontrerait par les exploits physiques et sportifs comme nous le rappelle Pascal Boniface dans ''Géopolitique du sport'' (2014). En Alsace, la gymnastique, par exemple, est élevée au-dessus des autres matières enseignées dans ce but&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011, p 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En juin, en outre, les membres de la ''Hitlerjugend'' et de la ''Bundes Deutscher Mädel'' (pour qui le sport est une activité centrale) participèrent, tous les ans, à des concours sportifs, le ''Reichssportwettkampf''&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 150.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté de la France, parmi les réponses cherchant à expliquer la défaite, on trouve, dès juin 1940, le manque de formation de la jeunesse, notamment dans le domaine du sport, qui est mis en avant. Le maréchal Pétain, après la défaite, affirmait justement que &amp;quot;depuis la victoire, l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est en vue de corriger cet écart que, dès la mise en place de l'Etat Français (juillet 1940), on note un encadrement de la jeunesse en cherchant à transmettre le gout du travail et de l'effort, ce qui se traduit par la création du CGEGS (Commissariat Général à l'Education Générale et Sportive)&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il ne faut pas oublier que la France est alors touchée par une peur de son déclin sur ce plan et dans le domaine culturel depuis la fin du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. On peut citer en exemple les mauvaises performances françaises aux JO de 1896&amp;lt;ref&amp;gt;ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002, p 24.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12507</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T16:58:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Le sport sous l'Occupation en Alsace et en France : un outil idéologique =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite française, l'Alsace retourna à l'Allemagne dés le 10 mai 1940 jusqu'à la fin de l'année 1944. Le monde du sport alsacien n'est pas épargnée par la germanisation et la nazification. Le 3 septembre 1940, l'ensemble des associations religieuses, culturelles et sportives sont dissoutes ou, pour certaines, rassemblées (comme ce fut le cas à Mulhouse où furent regroupées en une association unique l'Olympia de Dornach, l'Espérance et la Mulhouse)&amp;lt;ref&amp;gt;TERRET Thierry, ''''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996, p 29.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le sport occupe d'ailleurs une place de choix dans l'idéologie nazie. En effet, la supériorité de la race allemande se démontrerait par les exploits physiques et sportifs comme nous le rappelle Pascal Boniface dans ''Géopolitique du sport'' (2014). En Alsace, la gymnastique, par exemple, est élevée au-dessus des autres matières enseignées dans ce but&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011, p 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En juin, en outre, les membres de la ''Hitlerjugend'' et de la ''Bundes Deutscher Mädel'' (pour qui le sport est une activité centrale) participèrent, tous les ans, à des concours sportifs, le ''Reichssportwettkampf''&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 150.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté de la France, parmi les réponses cherchant à expliquer la défaite, on trouve, dès juin 1940, le manque de formation de la jeunesse, notamment dans le domaine du sport, qui est mis en avant. Le maréchal Pétain, après la défaite, affirmait justement que &amp;quot;depuis la victoire, l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est en vue de corriger cet écart que, dès la mise en place de l'Etat Français (juillet 1940), on note un encadrement de la jeunesse en cherchant à transmettre le gout du travail et de l'effort, ce qui se traduit par la création du CGEGS (Commissariat Général à l'Education Générale et Sportive)&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il ne faut pas oublier que la France est alors touchée par une peur de son déclin sur ce plan et dans le domaine culturel depuis la fin du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. On peut citer en exemple les mauvaises performances françaises aux JO de 1896&amp;lt;ref&amp;gt;ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002, p 24.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<updated>2020-01-03T16:53:37Z</updated>

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|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Le sport sous l'Occupation en Alsace et en France : un outil idéologique =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite française, l'Alsace retourna à l'Allemagne dés le 10 mai 1940 jusqu'à la fin de l'année 1944. Le monde du sport alsacien n'est pas épargnée par la germanisation et la nazification. Le 3 septembre 1940, l'ensemble des associations religieuses, culturelles et sportives sont dissoutes ou, pour certaines, rassemblées (comme ce fut le cas à Mulhouse où furent regroupées en une association unique l'Olympia de Dornach, l'Espérance et la Mulhouse)&amp;lt;ref&amp;gt;TERRET Thierry, ''''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996, p 29.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le sport occupe d'ailleurs une place de choix dans l'idéologie nazie. En effet, la supériorité de la race allemande se démontrerait par les exploits physiques et sportifs comme nous le rappelle Pascal Boniface dans ''Géopolitique du sport'' (2014). En Alsace, la gymnastique, par exemple, est élevée au-dessus des autres matières enseignées dans ce but&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011, p 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En juin, en outre, les membres de la ''Hitlerjugend'' et de la ''Bundes Deutscher Mädel'' (pour qui le sport est une activité centrale) participèrent, tous les ans, à des concours sportifs, le ''Reichssportwettkampf''&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 150.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté de la France, parmi les réponses cherchant à expliquer la défaite, on trouve, dès juin 1940, le manque de formation de la jeunesse, notamment dans le domaine du sport, qui est mis en avant. Le maréchal Pétain, après la défaite, affirmait justement que &amp;quot;depuis la victoire, l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12505</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T16:51:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
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|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Le sport sous l'Occupation en Alsace et en France : un outil idéologique =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite française, l'Alsace retourna à l'Allemagne dés le 10 mai 1940 jusqu'à la fin de l'année 1944. Le monde du sport alsacien n'est pas épargnée par la germanisation et la nazification. Le 3 septembre 1940, l'ensemble des associations religieuses, culturelles et sportives sont dissoutes ou, pour certaines, rassemblées (comme ce fut le cas à Mulhouse où furent regroupées en une association unique l'Olympia de Dornach, l'Espérance et la Mulhouse)&amp;lt;ref&amp;gt;TERRET Thierry, ''''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996, p 29.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le sport occupe d'ailleurs une place de choix dans l'idéologie nazie. En effet, la supériorité de la race allemande se démontrerait par les exploits physiques et sportifs comme nous le rappelle Pascal Boniface dans ''Géopolitique du sport'' (2014). En Alsace, la gymnastique, par exemple, est élevée au-dessus des autres matières enseignées dans ce but&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011, p 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En juin, en outre, les membres de la ''Hitlerjugend'' et de la ''Bundes Deutscher Mädel'' (pour qui le sport est une activité centrale) participèrent, tous les ans, à des concours sportifs, le ''Reichssportwettkampf''&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 150.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Du côté de la France, parmi les réponses&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12504</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T16:50:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Le sport sous l'Occupation en Alsace et en France : un outil idéologique =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite française, l'Alsace retourna à l'Allemagne dés le 10 mai 1940 jusqu'à la fin de l'année 1944. Le monde du sport alsacien n'est pas épargnée par la germanisation et la nazification. Le 3 septembre 1940, l'ensemble des associations religieuses, culturelles et sportives sont dissoutes ou, pour certaines, rassemblées (comme ce fut le cas à Mulhouse où furent regroupées en une association unique l'Olympia de Dornach, l'Espérance et la Mulhouse)&amp;lt;ref&amp;gt;TERRET Thierry, ''''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996, p 29.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le sport occupe d'ailleurs une place de choix dans l'idéologie nazie. En effet, la supériorité de la race allemande se démontrerait par les exploits physiques et sportifs comme nous le rappelle Pascal Boniface dans ''Géopolitique du sport'' (2014). En Alsace, la gymnastique, par exemple, est élevée au-dessus des autres matières enseignées dans ce but&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011, p 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En juin, en outre, les membres de la ''Hitlerjugend'' et de la ''Bundes Deutscher Mädel'' (pour qui le sport est une activité centrale) participèrent, tous les ans, à des concours sportifs, le ''Reichssportwettkampf''&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 150.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T16:50:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
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|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Le sport sous l'Occupation en Alsace et en France : un outil idéologique =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite française, l'Alsace retourna à l'Allemagne dés le 10 mai 1940 jusqu'à la fin de l'année 1944. Le monde du sport alsacien n'est pas épargnée par la germanisation et la nazification. Le 3 septembre 1940, l'ensemble des associations religieuses, culturelles et sportives sont dissoutes ou, pour certaines, rassemblées (comme ce fut le cas à Mulhouse où furent regroupées en une association unique l'Olympia de Dornach, l'Espérance et la Mulhouse)&amp;lt;ref&amp;gt;TERRET Thierry, ''''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996, p 29.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le sport occupe d'ailleurs une place de choix dans l'idéologie nazie. En effet, la supériorité de la race allemande se démontrerait par les exploits physiques et sportifs comme nous le rappelle Pascal Boniface dans ''Géopolitique du sport'' (2014). En Alsace, la gymnastique, par exemple, est élevée au-dessus des autres matières enseignées dans ce but&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011, p 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En juin, en outre, les membres de la ''Hitlerjugend'' et de la ''Bundes Deutscher Mädel'' (pour qui le sport est une activité centrale) participèrent, tous les ans, à des concours sportifs, le ''Reichssportwettkampf''&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 150.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T16:43:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Le sport sous l'Occupation en Alsace et en France : un outil idéologique =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite française, l'Alsace retourna à l'Allemagne dés le 10 mai 1940 jusqu'à la fin de l'année 1944. Le monde du sport alsacien n'est pas épargnée par la germanisation et la nazification. Le 3 septembre 1940, l'ensemble des associations religieuses, culturelles et sportives sont dissoutes ou, pour certaines, rassemblées (comme ce fut le cas à Mulhouse où furent regroupées en une association unique l'Olympia de Dornach, l'Espérance et la Mulhouse)&amp;lt;ref&amp;gt;TERRET Thierry, ''''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996, p 29.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12501</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12501"/>
		<updated>2020-01-03T16:43:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Le sport sous l'Occupation en Alsace et en France : un outil idéologique =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite française, l'Alsace retourna à l'Allemagne dés le 10 mai 1940 jusqu'à la fin de l'année 1944. Le monde du sport alsacien n'est pas épargnée par la germanisation et la nazification. Le 3 septembre 1940, l'ensemble des associations religieuses, culturelles et sportives sont dissoutes ou, pour certaines, rassemblées (comme ce fut le cas à Mulhouse où furent regroupées en une association unique l'Olympia de Dornach, l'Espérance et la Mulhouse)&amp;lt;ref&amp;gt;TERRET Thierry, ''''Texte en italique''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996, p 29.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12495</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T15:28:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=ARNAUD Pierre, SAINT-MARTIN Jean-Philippe et TERRET Thierry, ''Le sport et les Français pendant l'Occupation (1940-1945)'', Volume 1, Paris, L'Harmattan, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONIFACE Pascal, ''Géopolitique du sport'', Dunod, Armand Colin, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande (1940-1945)'', Colmar, Place Stanislas, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PECOUT Christophe, &amp;quot;Le sport et l'éducation physique sous l'Occupation : discours et réalité. Le cas du Calvados&amp;quot; ''in Annales de Normandie'', n°3, 2005, p 267-276.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRET Thierry, ''Histoire des sports'', Paris, L'Harmattan, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12487</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T14:24:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'heure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Harvard University Press, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre de 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12485</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T14:17:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dés la rentrée des classes du 3 octobre 1940, le salut nazi était obligatoire ainsi que ''Heil Hitler !'' à chaque début et fin de leçon&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/nazification.php?parent=39#dummy conulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12484</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12484"/>
		<updated>2020-01-03T14:15:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, tous les enseignants devaient adhérer à la ''Reichsbund des Deutschen Beamten'' (association des fonctionnaires du Reich) et devaient préter serment de servir l’idéologie nazie et de la transmettre. &amp;quot;Il nous avertit qu'il ne suffit pas à un professeur alsacien d'être loyal envers l'Allemagne, il faut avant tout être national-socialiste pour élever la future génération&amp;quot; selon le discours d'Albert Beicher de la ''Mathias Grünewald-Oberschule'' (il en fut le directeur de 1941 à 1945) le 22 août 1940&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/education_2eGM/legislation.php?parent=39 consulté le 01/01/2020.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;BOPP Marie-Joseph, ''Ma vie à l'hzure nazie : Colmar (1940-1945)'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2004, p 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12478</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-03T14:08:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
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|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nazification passe également par l'éducation. Schmittherner (responsable de l'éducation en Alsace, nommé par Robert Wagner, le ''gauleiter'' de Bade et chargé de la germanisation de l'Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;REMY Steven P., ''The Heidelberg Myth : The Nazification and Denazification of a German University'', Cambridge, Harvard University Press, 2002, p 80.&amp;lt;/ref&amp;gt;) publia, le 24 novembre 1943,  ''L'activité politique dans les écoles'', une circulaire dans laquelle il souhaite que l'école ne doit servir uniquement la politique nazie&amp;lt;ref&amp;gt;BISCH Yves, ''Ecoles d'Alsace : les leçons de l'Histoire'', Paris, FeniXX, 1996, p 182.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12476</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12476"/>
		<updated>2020-01-03T14:02:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déjà l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour faire de l'Alsace une région  allemande, il fallait y aller progressivement. Les deux ''Gauleiter'' convoqués à Berlin le 25 septembre 1940 reçurent carte blanche pour mener à bien cette opération ainsi qu'un délai de dix ans&amp;lt;ref&amp;gt;RIGOULOT Pierre, ''L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre 1939-1945'', Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p 32.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
L'une des premières œuvres de propagande nazie eut lieu le 18 août 1940, à l'occasion du match de football opposant Strasbourg et Pforzheim au stade de la Meinau. L'équipe alsacienne avait d'ailleurs obligation de faire le salut nazi. D'anciennes vedettes du football local avaient été rassemblées pour événement telles que Hoffmann, Gerber ou Woehl. Le conseiller ministériel chargé de l'Education physique (le Dr Kraft) ainsi que la major Ernst (''Oberstadtkommissar'' de Strasbourg)  se trouvaient dans les tribunes décorées avec le drapeau à croix gammée&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace...'', p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12472</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12472"/>
		<updated>2020-01-03T13:54:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 71.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déja l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12470</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12470"/>
		<updated>2020-01-03T13:53:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== La nazification de l'Alsace =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il y a bien une chose que l'on constate dans ce film, c'est l'obligation pour les joueurs d'effectuer le salut nazi (que l'on voit à 0:03 et plus tard à 5:50).En effet, l'Alsace subit de plein fouet la nazification. L'objectif était de faire de l'Alsace une région appartenant &amp;quot;corps et âme à l'Allemagne nationale-socialiste&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;BENE Charles, ''L'Alsace dans les griffes nazies'', Tome III, Paris, FeniXX, 1975, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Hitler considérait déja l'Alsace et la Lorraine, dés le 21 juin 1940 comme lui appartenant, alors que l'Armistice n'était effectif que le 25 juin&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid, p 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12426</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12426"/>
		<updated>2020-01-03T10:50:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreur ou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12425</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12425"/>
		<updated>2020-01-03T10:49:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle. De 5:12 à 5:18, la caméra se concentre sur la balle qui est envoyée en hauteur et qui atterrit à l'autre bout du terrain. A 5:20, la balle est renvoyée et est rattrapée par un joueur mais celui-ci la renvoie en arrière mais elle est interceptée par un autre joueur à 5:34. On voit d'ailleurs la balle passer par-dessus la corde à 5:37. A 5:38, la caméra est centrée sur un joueur de gauche qui vient de lancer la balle à droite puis, vers 5:44, la caméra prend pour cible un autre joueur, en arrière, qui recule. De là, la caméra balaye la scène de droite à gauche. A 5:49, les joueurs sont alignés et vus de près. Ils font le salut nazi pendant que la caméra les filme de gauche à droite. la caméra continue vers la droite passant devant des hommes en costume et on voit derrière le terrain des espèces de gradins vides. A 5:56, deux joueurs se passent la balle et l'envoient vers le côté droit du terrain (on on ne voit personne ??, équipe adverse peut être en arrière ?). La scène se répète avec d'autres joueurs vers 6:04 mais cette fois la balle leur est renvoyée à 6:17 (l'envoyeur est hors champ car la caméra reste sur eux). A 6:25, un joueur passe la balle à un autre qui tente de la faire passer par-dessus la corde (il réussit de justesse ; la balle touche la corde). A 6:30, un joueur effectue un service et envoie la balle à droite. La balle revient à 6:41 et elle est récupérée maladroitement à 6:42 puis un autre joueur la renvoie avant une coupure. A 6:50, on voit la balle atterrir à gauche et un joueur la rattrape mais elle rase le sol et à 6:55, un joueur glisse en essayant de la prendre. A 6:57, la caméra suit un joueur qui envoie la balle à droite et elle-même revient à 7:07, récupérée par un joueur plus en arrière (coupure à 7:13). La caméra montre encore quelques passes avant une autre coupure à 7:31. Le film se termine par le service d'une joueur alors que l'image se noircit.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreurou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12403</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-02T18:02:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.connexion-francaise.com/vivre-en-allemagne/le-fistball-un-sport-allemand-peu-connu consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreurou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-02T17:59:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait. De plus, à 5:55, on a une vue de près d'un joueur ayant ce qui ressemble au blason de Strasbourg sur le haut de sa tenue. On peut émettre alors l'hypothèse que son équipe représenta cette ville ce jour-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Contrairement au volley-ball, le ballon peut rebondir deux fois&amp;lt;ref&amp;gt;PARIENTE Robert et SEIDLER Edouard, ''Dictionnaire des sports'', Paris, Editions Seghers, 1963, p 339.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un point est marqué lorsqu'un joueur commet une erreurou lorsqu'il ne peut pas renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
Pour finir, il y a un arbitre qui lui-même est assisté par deux juges. On voit, en effet, deux hommes n'étant pas en tenue de sport, sur les bords du terrain à 0:54.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12400</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-02T17:54:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
|video=0037FS0009&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette discipline, deux équipes de cinq joueurs s'affrontent. Le but, pour marquer des points, est de faire passer la balle par-dessus un filet ou une corde (que l'on peut voir à 2:03 par exemple) sans qu'un adversaire ne puisse la renvoyer. Les joueurs ne peuvent toucher la balle qu'avec le poing (sachant que toucher la balle avec la main ouverte octroie un point à l'équipe adverse) ou le bras. il est également interdit de toucher le filet avec le ballon ou un joueur (cela donne un point aux adversaires). Il faut d'ailleurs noter qu'un ballon de faustball est plus lourd que celui utilisé au volley-ball. En outre, les équipes jouent un nombre défini de sets (allant de deux à cinq). pour remporter un set, il faut marquer onze points avec au moins deux points d'écart entre les équipes&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-02T17:47:43Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
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|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball.  Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
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		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<updated>2020-01-02T17:46:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
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|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Un sport aux règles particulières =='''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage de ce sport est qu'il est facile de le mettre en place, dispose de règles plutôt simples et qu'il peut se jouer aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Le faustball se démarque par son aspect insolite qui rappelle le volley-ball. Bien que cette discipline soit très ancienne, les règles de cette discipline ont été publiées en 1894&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 01/01/2020&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le faustball (ou fistball) était déjà pratiqué en Allemagne au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;ref&amp;gt;LIPONSKI Wojciech, ''L'encyclopédie des sports'', Poznan, Atena, 2003, p 185.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-02T16:21:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe. A 3:59, les joueurs se sont replacés sur le terrain et, à 4:06, un filet de volley-ball (ou plutôt une corde) se trouve désormais au milieu du terrain (pas visible avant). Les deux équipes se font des passes de part et d'autre de la corde.&lt;br /&gt;
A partir de 4:32, les actions sont à nouveau filmées au ralenti. La balle atterrit devant un joueur qui la renvoie en hauteur et un autre joueur court vers la caméra pour rattraper la balle. Il semble échouer (on a une coupure à 4:40). Après avoir envoyé la balle hors champ à droite, la caméra reste sur le joueur en question et la balle finit par être renvoyée vers 4:59 et est rattrapée par un joueur en arrière mais ce dernier glisse et échoue avant une autre coupure à 5:02. Pendant une seconde, on a une vue sur deux joueurs dont le plus proche de la caméra renvoie la balle vers la droite.&lt;br /&gt;
De 5:04 à 5:08, on a un plan où la caméra suit la balle envoyée en l'air. De 5:09 à 5:11, un autre plan montre un joueur courant vers la caméra pour espérer renvoyer la balle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
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		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<updated>2020-01-02T14:52:06Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
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|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et un joueur sort la balle. A 3:03, on voit quatre passes mais le dernier joueur rattrape la balle trop tard qui finit hors du terrain. A 3:24, les joueurs de droite se font des passes puis, à 3:40, un joueur a failli tomber en essayant de prendre la balle, avant une coupure. A 3:47, les joueurs de droite se passent la balle qui est reprise par un joueur de gauche à 3:54 mais il n' arrive pas à la renvoyer et donc la balle revient à l'autre équipe juste avant une coupure à 3:56.&lt;br /&gt;
Pendant une seconde, à 3:57,on voit un homme (à moitié hors champ)semble lire une feuille devant des joueurs, surement de la même équipe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
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		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Au début du film, des hommes en marcel et short sur un terrain de sport (rural) font le salut nazi devant la caméra. De 0:06 à 0:19, un joueur envoie la balle vers la gauche (hors-champ) et celle-ci revient, retombant sur le sol avant d'être reprise par un autre joueur. Les participants se font alors des passes, à la manière d'un match de volley-ball. On aperçoit parfois d'autres personnes vers le milieu du terrain (ex : 0:54, 0:20, 0:26). A 0:33 un point semble être marqué par l'équipe de gauche. A 1:06, on a un gros plan sur un joueur de l'équipe de droite se grattant les cheveux. Les joueurs continuent ensuite de se faire des passes. A 1:40, un joueur de l'équipe de droite est au sol et se relève tandis qu'un joueur au niveau de cages de but tend un mouchoir à un autre participant, puis la caméra revient vers le milieu du terrain. &lt;br /&gt;
Le match continue à 1:49 et la balle est envoyée à gauche hors champ et revient à 1:56. les joueurs (de droite) se font de passes et à 2:05, la balle est renvoyée à gauche, en hauteur (la caméra suit la trajectoire de la balle) qui est réceptionnée à gauche et retourne à l'équipe de droite. A 2;17, après trois passes, la balle est renvoyée à gauche. A 2:22, un joueur de gauche manque de tomber en essayant de récupérer la balle qui revient à l'équipe de droite. Ces derniers se font des passes. A 2:49, la balle sort du terrain et on note une coupure.&lt;br /&gt;
De 2:50 à 3:24, on observe des actions au ralenti. Jusqu'à 3:02, il y a deux passes et &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:03:56&lt;br /&gt;
Un homme lit une feuille devant des joueurs. Reprise du match.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2020-01-02T14:31:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:07:48&lt;br /&gt;
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|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des hommes en marcel et short sur un terrain de sport font le salut nazi. Passes type volley ball entre joueur et début du match avec un arbitre en imperméable et chapeau d’un côté du filet. Passes un peu laborieuses, suite du match.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:03:56&lt;br /&gt;
Un homme lit une feuille devant des joueurs. Reprise du match.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;[https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules] consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
|descripteurs=Sport; Faustball&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12376</id>
		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Faustball_(0037FS0009)&amp;diff=12376"/>
		<updated>2020-01-02T14:27:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Faustball&lt;br /&gt;
|fonds=Ott&lt;br /&gt;
|idSupport=0037FS0009&lt;br /&gt;
|dateDebut=1940&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=vignette Faustball.jpeg&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des hommes en marcel et short sur un terrain de sport font le salut nazi. Passes type volley ball entre joueur et début du match avec un arbitre en imperméable et chapeau d’un côté du filet. Passes un peu laborieuses, suite du match.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:03:56&lt;br /&gt;
Un homme lit une feuille devant des joueurs. Reprise du match.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
00:05:49&lt;br /&gt;
Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
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		<author><name>Nathan Ernst</name></author>
		
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		<title>Faustball (0037FS0009)</title>
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		<updated>2020-01-02T14:25:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nathan Ernst : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Match de faustball, mélange de football et de volleyball, probablement filmé pendant l'Occupation en Alsace.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des hommes en marcel et short sur un terrain de sport font le salut nazi. Passes type volley ball entre joueur et début du match avec un arbitre en imperméable et chapeau d’un côté du filet. Passes un peu laborieuses, suite du match.&lt;br /&gt;
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Un homme lit une feuille devant des joueurs. Reprise du match.&lt;br /&gt;
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Mi-temps ? Salut nazi à nouveau. Reprise du match.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Aux vues du format utilisés et des images filmées, on peut supposer qu'il s'agit d'un film amateur destiner à conserver un moment de la vie d'une ou de plusieurs personnes. L'utilisation du ralenti (permise pour ce format par le téléobjectif et de la manivelle des caméras&amp;lt;ref&amp;gt;MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008, p 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;) permet d'ailleurs de capturer des instants précis et rapides comme des actions d'un sport collectif. C'est le cas dans le film (on peut citer le passage vers 2:50 par exemple). De plus, à l'origine, le format 16 mm, lancé par Kodak en 1923 aux Etats-Unis fut le format le plus coûteux mais disposait d'une longueur d'image plus importante (10 mm). Ce format finit, en 1935, par être présenté sous forme de cassette&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules consulté le 31/12/2019&amp;lt;/ref&amp;gt; consulté le 31/12/2019.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par ailleurs, dans le film, la caméra s’intéresse davantage à une partie du terrain et donc, à une équipe en particulier. Le but du cameraman était donc de conserver l'action d'une seule équipe où, peut-être, un membre de sa famille jouait.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MOUSSEAU Jacques (dir) et TAILHARDAT Pierre (dir), ''L'audiovisuel : de la théorie à la pratique'', Paris, Retz, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://cinememoire.net/index.php/les-formats-de-pellicules&lt;br /&gt;
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