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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-04-28T08:20:28Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=7685</id>
		<title>Fête-Dieu à Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-08T18:18:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête-Dieu à Ribeauvillé -2&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1959&lt;br /&gt;
|video=0075NN0008_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:13:29&lt;br /&gt;
|duree=00:13:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|username=O.Wolffer&lt;br /&gt;
|userrealname=Olivier Wolffer&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-04&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Reportage sur le déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Ribeauvillé : l'installation et la décoration des autels, la procession à travers le village.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des hommes et femmes mettent en place les fleurs de part et d’autre d’un autel. Des gens s’affairent pour ramener les fleurs. Plan sur une personne à sa fenêtre ouverte, d’où flotte un drapeau. Depuis la rue, des hommes interpellent une personne à sa fenêtre, en train de dérouler puis hisser un drapeau. Des femmes parlent, affairées, finissent de préparer un autel. Un homme débarrasse des fleurs. D’autres installent une aile à une statue. Un drap ou tapis est posé sur le sol de l’escalier, devant l’autel. Une femme passe avec un balai. D’autres commentent la disposition. Un passage en accéléré : l’aménagement a avancé. On change d’endroit, toujours la mise en place. Un homme arrose quelque chose avec un tuyau. Il fait visiblement chaud, des hommes n’ont qu’un marcel. Nouvel arrêt sur l’homme qui arrose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passe à la procession en tant que tel (3min38). La caméra est devant le cortège, des drapeaux français flottent aux fenêtres. Au-devant, des adolescents en aube portant pommeau ou croix, suivent des jeunes enfants. Le cortège passe devant la caméra. Des enfants portent une statue (peut-être d’un ange). Suivent d’autres enfants, en civil. Gros plan sur une moniale. La caméra montre à présent le dos des individus. On voit des jeunes enfants certains portant de petits paniers. Il y a des fleurs au bord de la route.&lt;br /&gt;
Puis de jeunes filles en costume blanc et noire, des adultes en costume blanc et noir, des personnes portant de grandes bannières. Des femmes portent une grande statue (peut-être une Vierge à l’enfant). Nouvelles rangées de jeunes filles. Des religieuses. Rangées de religieuses, dont certaines portent une grande statue (peut-être une autre Vierge à l’enfant). Longues rangées de religieuses.&lt;br /&gt;
Autre partie du cortège (5min). Un homme seul porte une grande croix décorée. Un peu derrière, lui, un orchestre, la percussion devant les instruments à vent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cortège s’est arrêté, la caméra montre des jeunes gens debout, puis des communiants ou servants de messe agenouillés devant l’autel (où un prêtre expose l’hostie sacré) et jetant des pétales de rose. On se lève. Plan sur des religieuses. Les enfants, dont des filles en blanc, se remettent en route. un religieux fait signe à tout ce petit monde d’avancer. La caméra se fixe derrière un tuba couché pour suivre la remise en route et pour montrer le dais. Puis est montré un religieux discutant avec un homme en costume (peut-être un policier ou un pompier) accompagné d’un garçon. Plan sur l’église, au sommet de laquelle deux personnes observent la rue puis se détournent. L’homme avec qui le religieux a discuté, proche d’un autel, semble donner des recommandations. L’autel est montré de plus près, puis la caméra revient sur l’église. Ensuite on voit des jeunes enfants marchant (filles en robe blanche), encadrés par des religieuses. Passage à nouveau des femmes en costume blanc et noir. &lt;br /&gt;
Gros plan sur un drapeau sur lequel est inscrit «Vive la classe 1933-1953 Ribeauvillé» (qui distingue donc les conscrits) et dans le blanc une illustration de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, gens s’agenouillent. La caméra est à l’arrière de la foule, qui est considérable. Nouveau point de vue, où l’on voit le dais, et un groupe de jeunes gens en aube et entourés d’une fumée d’encens. Plan sur les décorations en bordure de chaussée, avec beaucoup de fleurs. On montre les pompiers.&lt;br /&gt;
La caméra est désormais au sommet de l’église. On voit le début de la procession arriver, avec la foule d’enfants encadré par les religieuses. Le sol est jonché de végétaux. La caméra montre qu’elle se situe dans l’église et montre un panorama des collines environnantes. Elle montre tout le cortège et fait un dernier plan sur une autre église du village.&lt;br /&gt;
Puis la caméra, toujours dans le clocher, montre l’homme qui actionne les cloches au passage du dais, entouré par des hommes en chasuble rouge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gros plan sur une enfant, au sein de la foule. Les enfants passent devant l’homme qui porte la croix, des personnes tenant des feuilles, peut-être des choristes, et le dais. Plan sur les percussionnistes, puis les musiciens qui avancent sans jouer, puis sur le dais entouré par des servants d’autel, gens en rouge ou en blanc. Passage du dais avec le prêtre tenant le Saint Sacrement. On voit ensuite passer des hommes en costume moderne. Puis autre plan, avec au premier plan une fontaine et en arrière-plan les gens qui passent devant un autel. Retour en tête de procession avec les jeunes enfants habillés en blanc. L’un semble habillé en berger. Certains portent croix et bannières. Retour sur la fontaine, mais plus proche de l’autel, qui est fastueux. Le dais arrive devant cet autel, le prêtre barbu expose le Saint Sacrement. Les musiciens se remettent en mouvement, suivie par le dais, et toute la foule. La caméra montre la montagne et le château qui surplombent le village et les processionnaires. Dernier plan sur une femme qui fait le ménage.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce documentaire a l'avantage de montrer avec précision le déroulé de cette cérémonie. Ce n'est pas une simple caméra embarquée pour un extrait de la procession, c'est un véritable reportage, avec des choix esthétiques (avec le tuba ou la fontaine au premier plan, en montrant bien qu'on se situe dans le clocher, en multipliant les points de vue de la procession, en prenant du recul pour montrer les contreforts des Vosges), du petit matin au terme de la cérémonie. On voit bien que de nombreuses personnes s'affairent pour disposer et décorer les autels. On aperçoit les différents corps de la société qui participent à la cérémonie, les pétales de rose jetées, les décorations le long de la rue, les statues portées, la dévotion lors des arrêts dans les 4 stations. Le caractère artistique est renforcé par l'insistance particulière sur l’ornement, sur les fleurs. Cela souligne une volonté de montrer la richesse, l’éclat et la beauté de cette procession toute en couleur. Le reportage tend à l'exhaustivité, donne à voir des aspects de religion, de méditation, de fête, de rassemblement, sans vraiment insister sur le message religieux spécifique à la Fête-Dieu, puisque la caméra s'attarde davantage sur la foule joyeuse d'enfants qui forment le cortège que sur le solennel dais du Saint Sacrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut supposer que s'il y a foule lors de cette célébration, c'est aussi parce que Ribeauvillé est un village historique, avec des vestiges de son architecture médiévale, situé sur la Route des Vins, un ancien fief des comtes de Ribeaupierre, vit de la viticulture, de l‘industrie et du tourisme, avec de nombreuses festivités dont la fête des ménétriers en septembre. Le catholicisme n'est pas la seule religion : on trouve également des protestants dans la ville, touchée comme beaucoup d’autres par la Réforme, et par l’obligation des églises simultanées avant la Révolution (mais plus actuellement). La présence des deux confessions n'a donc pas empêché une procession catholique de ce genre dans les années 1950, mais c'est parfois un outil explicatif du déclin de cette fête au XXIe siècle.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7684</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7684"/>
		<updated>2019-01-08T18:03:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|username=O.Wolffer&lt;br /&gt;
|userrealname=Olivier Wolffer&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-04&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre, sans doute le drapeau d'un ordre religieux. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel portant un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux qui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. On aperçoit tout ce beau monde, notamment sur le plan final. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut s'étonner de voir une telle célébration de la Fête-Dieu, avec une procession à travers les rues, dans un endroit comme la Meinau, aujourd'hui un quartier très urbanisé de Strasbourg. Mais en 1953, date du tournage de la vidéo, la réalité est légèrement différente.  A l’origine, la Meinau était un avant-poste, peu peuplé jusqu’au XVIIIe siècle. Il devient au XIXe siècle un faubourg, et au milieu du XXe siècle il est toujours de taille modeste (moins de 5000 habitants). Ce n'est qu'avec la construction de la cité de la Canardière dès 1957, que le quartier prend une nouvelle dimension et se retrouve au cœur de l’agglomération. Mais donc, en 1953, c’est toujours une petite paroisse, ce qui explique peut-être la persistance d’une procession de la Fête-Dieu, plus aisée dans un quartier périphérique et moins fréquenté. C'est peut-être aussi un moyen de s'affirmer comme une paroisse autonome, ce qui commence à être le cas justement dans les années 1950 avec l'arrivée de l'abbé Vonderscher en 1952, la mise à disposition d'une chapelle annexe par l'Association des parents de scouts (on voit justement des scouts dans la vidéo, c'est une période d'essor). De nouveaux édifices (presbytère, foyer, puis église) seront construits dans les années 1960 et 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à la vidéo, il faut signaler l'insistance particulière sur les autels : il s'agit donc avant tout de bien montrer les quatre stations, et donc d'insister sur l’objectif religieux de cette fête. On s'attache aussi à montrer la décoration de ces autels, en souvenir ou comme modèle à suivre désormais. On a voulu montrer les personnalités ecllésiastiques et laïques présentes à cet événement, peut-être pour signifier un renouveau.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7683</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
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		<updated>2019-01-08T18:00:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|username=O.Wolffer&lt;br /&gt;
|userrealname=Olivier Wolffer&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-04&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre, sans doute le drapeau d'un ordre religieux. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel portant un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux qui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. On aperçoit tout ce beau monde, notamment sur le plan final. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut s'étonner de voir une telle célébration de la Fête-Dieu, avec une procession à travers les rues, dans un endroit comme la Meinau, aujourd'hui un quartier très urbanisé de Strasbourg. Mais en 1953, date du tournage de la vidéo, la réalité est légèrement différente.  A l’origine, la Meinau était un avant-poste, peu peuplé jusqu’au XVIIIe siècle. Il devient au XIXe siècle un faubourg, et au milieu du XXe siècle il est toujours de taille modeste (moins de 5000 habitants). Ce n'est qu'avec la construction de la cité de la Canardière dès 1957, que le quartier prend une nouvelle dimension et se retrouve au cœur de l’agglomération. Mais donc, en 1953, c’est toujours une petite paroisse, ce qui explique peut-être la persistance d’une procession de la Fête-Dieu, plus aisée dans un quartier périphérique et moins fréquenté. C'est peut-être aussi un moyen de s'affirmer comme une paroisse autonome, ce qui commence à être le cas justement dans les années 1950 avec l'arrivée de l'abbé Vonderscher en 1952, la mise à disposition d'une chapelle annexe par l'Association des parents de scouts (on voit justement des scouts dans la vidéo, c'est une période d'essor). De nouveaux édifices (presbytère, foyer, puis église) seront construits dans les années 1960 et 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à la vidéo, il faut signaler l'insistance particulière sur les autels, mais sans faire de gros plan sur la décoration. Il s'agit donc avant tout de bien montrer les quatre stations, et donc d'insister sur l’objectif de cette fête.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7682</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7682"/>
		<updated>2019-01-08T17:56:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
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|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre, sans doute le drapeau d'un ordre religieux. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel portant un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux qui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. On aperçoit tout ce beau monde, notamment sur le plan final. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut s'étonner de voir une telle célébration de la Fête-Dieu, avec une procession à travers les rues, dans un endroit comme la Meinau, aujourd'hui un quartier très urbanisé de Strasbourg. Mais en 1953, date du tournage de la vidéo, la réalité est légèrement différente.  A l’origine, la Meinau était un avant-poste, peu peuplé jusqu’au XVIIIe siècle. Il devient au XIXe siècle un faubourg, et au milieu du XXe siècle il est toujours de taille modeste (moins de 5000 habitants). Ce n'est qu'avec la construction de la cité de la Canardière dès 1957, que le quartier prend une nouvelle dimension et se retrouve au cœur de l’agglomération. Mais donc, en 1953, c’est toujours une petite paroisse, ce qui explique peut-être la persistance d’une procession de la Fête-Dieu, plus aisée dans un quartier périphérique et moins fréquenté. C'est peut-être aussi un moyen de s'affirmer comme une paroisse autonome, ce qui commence à être le cas justement dans les années 1950 avec l'arrivée de l'abbé Vonderscher&lt;br /&gt;
Vidéo : insistance particulière sur les autels, mais sans faire de gros plan sur la décoration. Donc bien montrer les 4 stations : but religieux. Insister sur l’objectif de cette fête.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
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		<title>Procession Fête-Dieu à Geispolsheim (0020FH0019)</title>
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		<updated>2019-01-08T17:46:28Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à Geispolsheim&lt;br /&gt;
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|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Geispolsheim : passage du cortège à travers une rue.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra est peut-être positionnée sur le balcon d’une maison, permettant d’avoir un angle large sur la rue pour suivre la procession. &lt;br /&gt;
De part et d’autre de la rue, observant la procession, majoritairement des hommes en costume moderne, des femmes, des enfants. Des drapeaux flottent aux maisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit d’abord passer, encadrée par quelques moniales, une foule de jeunes filles, qui portent un chapeau, et la plupart vêtues de blanc. On peut penser qu’il s’agit de premières communiantes. Au fond, des personnes portent des bannières sur lesquels figurent des croix.&lt;br /&gt;
Ensuite on voit deux groupes de femmes, qui portent chacun la statue d’un saint. Ces femmes sont entourées de jeunes filles portant un chapeau fleuri et tenant quelque chose en main. Derrière le 2e groupe figurent un groupe de jeunes enfants en aube.&lt;br /&gt;
Vient ensuite le cortège principal, en rangs. Tout devant se trouve l’orchestre (certainement la musique municipale). On voit ensuite défiler des hommes et des femmes en costume moderne (peut-être une chorale), avec de côté un servant d’autel brandissant une bannière, des pompiers casqués. Au devant des pompiers un homme tient une grande croix entourée d’une couronne végétale. Les pompiers entourent le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. L’image coupe avant que l’on puisse voir plus nettement le dais, mais on aperçoit plusieurs personnes s’agenouiller et faire le signe de croix à son passage. On voit alors deux files d’hommes en costume moderne qui marchent, laissant le milieu de la route libre, ce qui permet de voir que le sol est décoré tout le long (des motifs, mais on ne sait en quoi, en fleurs, herbe, ou sciure). Un homme porte haut une bannière. Viennent ensuite femmes et enfants, dont plusieurs à vélo. Certains observateurs se mêlent à la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle». De même, Gilles Pudlowski, dans son Dictionnaire amoureux de l'Alsace, qualifie la fête de &amp;quot;magique&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Pourtant, cette vidéo déroge à l’habitude pour la célébration de Geispolsheim d'être citée pour son chatoiement, son éclat, son rayonnement. Ici la vidéo est tout en sobriété, sans prêter attention aux décors. Il s'agit peut-être de mettre en avant l'idée d’un moment rassembleur, solennel et synonyme d’ordre, dans un contexte pesant d'avant-guerre (la vidéo date de 1938). On observe une insistance sur le défilé et l’ordre qui y règne, à travers la succession des différents corps et corporations de la société : jeunes enfants, communiants, conscrits, pompiers, ecclésiastiques, notables, hommes en costume, puis la foule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que Geispolsheim, dont le développement de l’évangélisation et de la vie paroissiale doit beaucoup, depuis le Moyen-Âge à l’action des évêques de Strasbourg, soit une cité éminemment catholique. Il n'y a pas de temple protestant dans le village, pour ces croyants-là il leur faut aller dans la voisine Graffenstaden. En 1938, le curé (recteur) est Eugène Metz, qui reste longtemps en place, de 1928 à 1965.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7318</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7318"/>
		<updated>2019-01-04T14:57:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|username=O.Wolffer&lt;br /&gt;
|userrealname=Olivier Wolffer&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-04&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre, sans doute le drapeau d'un ordre religieux. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel portant un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux qui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. On aperçoit tout ce beau monde, notamment sur le plan final. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7317</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:57:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre, sans doute le drapeau d'un ordre religieux. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel portant un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux qui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. On aperçoit tout ce beau monde, notamment sur le plan final. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Geispolsheim_(0020FH0019)&amp;diff=7315</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à Geispolsheim (0020FH0019)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Geispolsheim_(0020FH0019)&amp;diff=7315"/>
		<updated>2019-01-04T14:56:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Procession Fête-Dieu à Geispolsheim (0020FH0019).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à Geispolsheim&lt;br /&gt;
|fonds=Willer&lt;br /&gt;
|idSupport=0020FH0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1938&lt;br /&gt;
|video=0020FH0019&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:01:26&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|username=O.Wolffer&lt;br /&gt;
|userrealname=Olivier Wolffer&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-04&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Geispolsheim : passage du cortège à travers une rue.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra est peut-être positionnée sur le balcon d’une maison, permettant d’avoir un angle large sur la rue pour suivre la procession. &lt;br /&gt;
De part et d’autre de la rue, observant la procession, majoritairement des hommes en costume moderne, des femmes, des enfants. Des drapeaux flottent aux maisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit d’abord passer, encadrée par quelques moniales, une foule de jeunes filles, qui portent un chapeau, et la plupart vêtues de blanc. On peut penser qu’il s’agit de premières communiantes. Au fond, des personnes portent des bannières sur lesquels figurent des croix.&lt;br /&gt;
Ensuite on voit deux groupes de femmes, qui portent chacun la statue d’un saint. Ces femmes sont entourées de jeunes filles portant un chapeau fleuri et tenant quelque chose en main. Derrière le 2e groupe figurent un groupe de jeunes enfants en aube.&lt;br /&gt;
Vient ensuite le cortège principal, en rangs. Tout devant se trouve l’orchestre (certainement la musique municipale). On voit ensuite défiler des hommes et des femmes en costume moderne (peut-être une chorale), avec de côté un servant d’autel brandissant une bannière, des pompiers casqués. Au devant des pompiers un homme tient une grande croix entourée d’une couronne végétale. Les pompiers entourent le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. L’image coupe avant que l’on puisse voir plus nettement le dais, mais on aperçoit plusieurs personnes s’agenouiller et faire le signe de croix à son passage. On voit alors deux files d’hommes en costume moderne qui marchent, laissant le milieu de la route libre, ce qui permet de voir que le sol est décoré tout le long (des motifs, mais on ne sait en quoi, en fleurs, herbe, ou sciure). Un homme porte haut une bannière. Viennent ensuite femmes et enfants, dont plusieurs à vélo. Certains observateurs se mêlent à la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Procession Fête-Dieu à Geispolsheim (0020FH0019)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:56:04Z</updated>

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|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Geispolsheim : passage du cortège à travers une rue.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra est peut-être positionnée sur le balcon d’une maison, permettant d’avoir un angle large sur la rue pour suivre la procession. &lt;br /&gt;
De part et d’autre de la rue, observant la procession, majoritairement des hommes en costume moderne, des femmes, des enfants. Des drapeaux flottent aux maisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit d’abord passer, encadrée par quelques moniales, une foule de jeunes filles, qui portent un chapeau, et la plupart vêtues de blanc. On peut penser qu’il s’agit de premières communiantes. Au fond, des personnes portent des bannières sur lesquels figurent des croix.&lt;br /&gt;
Ensuite on voit deux groupes de femmes, qui portent chacun la statue d’un saint. Ces femmes sont entourées de jeunes filles portant un chapeau fleuri et tenant quelque chose en main. Derrière le 2e groupe figurent un groupe de jeunes enfants en aube.&lt;br /&gt;
Vient ensuite le cortège principal, en rangs. Tout devant se trouve l’orchestre (certainement la musique municipale). On voit ensuite défiler des hommes et des femmes en costume moderne (peut-être une chorale), avec de côté un servant d’autel brandissant une bannière, des pompiers casqués. Au devant des pompiers un homme tient une grande croix entourée d’une couronne végétale. Les pompiers entourent le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. L’image coupe avant que l’on puisse voir plus nettement le dais, mais on aperçoit plusieurs personnes s’agenouiller et faire le signe de croix à son passage. On voit alors deux files d’hommes en costume moderne qui marchent, laissant le milieu de la route libre, ce qui permet de voir que le sol est décoré tout le long (des motifs, mais on ne sait en quoi, en fleurs, herbe, ou sciure). Un homme porte haut une bannière. Viennent ensuite femmes et enfants, dont plusieurs à vélo. Certains observateurs se mêlent à la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
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VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
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Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
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		<title>Fête-Dieu à Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:55:04Z</updated>

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|Resume_fr=Reportage sur le déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Ribeauvillé : l'installation et la décoration des autels, la procession à travers le village.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des hommes et femmes mettent en place les fleurs de part et d’autre d’un autel. Des gens s’affairent pour ramener les fleurs. Plan sur une personne à sa fenêtre ouverte, d’où flotte un drapeau. Depuis la rue, des hommes interpellent une personne à sa fenêtre, en train de dérouler puis hisser un drapeau. Des femmes parlent, affairées, finissent de préparer un autel. Un homme débarrasse des fleurs. D’autres installent une aile à une statue. Un drap ou tapis est posé sur le sol de l’escalier, devant l’autel. Une femme passe avec un balai. D’autres commentent la disposition. Un passage en accéléré : l’aménagement a avancé. On change d’endroit, toujours la mise en place. Un homme arrose quelque chose avec un tuyau. Il fait visiblement chaud, des hommes n’ont qu’un marcel. Nouvel arrêt sur l’homme qui arrose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passe à la procession en tant que tel (3min38). La caméra est devant le cortège, des drapeaux français flottent aux fenêtres. Au-devant, des adolescents en aube portant pommeau ou croix, suivent des jeunes enfants. Le cortège passe devant la caméra. Des enfants portent une statue (peut-être d’un ange). Suivent d’autres enfants, en civil. Gros plan sur une moniale. La caméra montre à présent le dos des individus. On voit des jeunes enfants certains portant de petits paniers. Il y a des fleurs au bord de la route.&lt;br /&gt;
Puis de jeunes filles en costume blanc et noire, des adultes en costume blanc et noir, des personnes portant de grandes bannières. Des femmes portent une grande statue (peut-être une Vierge à l’enfant). Nouvelles rangées de jeunes filles. Des religieuses. Rangées de religieuses, dont certaines portent une grande statue (peut-être une autre Vierge à l’enfant). Longues rangées de religieuses.&lt;br /&gt;
Autre partie du cortège (5min). Un homme seul porte une grande croix décorée. Un peu derrière, lui, un orchestre, la percussion devant les instruments à vent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cortège s’est arrêté, la caméra montre des jeunes gens debout, puis des communiants ou servants de messe agenouillés devant l’autel (où un prêtre expose l’hostie sacré) et jetant des pétales de rose. On se lève. Plan sur des religieuses. Les enfants, dont des filles en blanc, se remettent en route. un religieux fait signe à tout ce petit monde d’avancer. La caméra se fixe derrière un tuba couché pour suivre la remise en route et pour montrer le dais. Puis est montré un religieux discutant avec un homme en costume (peut-être un policier ou un pompier) accompagné d’un garçon. Plan sur l’église, au sommet de laquelle deux personnes observent la rue puis se détournent. L’homme avec qui le religieux a discuté, proche d’un autel, semble donner des recommandations. L’autel est montré de plus près, puis la caméra revient sur l’église. Ensuite on voit des jeunes enfants marchant (filles en robe blanche), encadrés par des religieuses. Passage à nouveau des femmes en costume blanc et noir. &lt;br /&gt;
Gros plan sur un drapeau sur lequel est inscrit «Vive la classe 1933-1953 Ribeauvillé» (qui distingue donc les conscrits) et dans le blanc une illustration de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, gens s’agenouillent. La caméra est à l’arrière de la foule, qui est considérable. Nouveau point de vue, où l’on voit le dais, et un groupe de jeunes gens en aube et entourés d’une fumée d’encens. Plan sur les décorations en bordure de chaussée, avec beaucoup de fleurs. On montre les pompiers.&lt;br /&gt;
La caméra est désormais au sommet de l’église. On voit le début de la procession arriver, avec la foule d’enfants encadré par les religieuses. Le sol est jonché de végétaux. La caméra montre qu’elle se situe dans l’église et montre un panorama des collines environnantes. Elle montre tout le cortège et fait un dernier plan sur une autre église du village.&lt;br /&gt;
Puis la caméra, toujours dans le clocher, montre l’homme qui actionne les cloches au passage du dais, entouré par des hommes en chasuble rouge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gros plan sur une enfant, au sein de la foule. Les enfants passent devant l’homme qui porte la croix, des personnes tenant des feuilles, peut-être des choristes, et le dais. Plan sur les percussionnistes, puis les musiciens qui avancent sans jouer, puis sur le dais entouré par des servants d’autel, gens en rouge ou en blanc. Passage du dais avec le prêtre tenant le Saint Sacrement. On voit ensuite passer des hommes en costume moderne. Puis autre plan, avec au premier plan une fontaine et en arrière-plan les gens qui passent devant un autel. Retour en tête de procession avec les jeunes enfants habillés en blanc. L’un semble habillé en berger. Certains portent croix et bannières. Retour sur la fontaine, mais plus proche de l’autel, qui est fastueux. Le dais arrive devant cet autel, le prêtre barbu expose le Saint Sacrement. Les musiciens se remettent en mouvement, suivie par le dais, et toute la foule. La caméra montre la montagne et le château qui surplombent le village et les processionnaires. Dernier plan sur une femme qui fait le ménage.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce documentaire a l'avantage de montrer avec précision le déroulé de cette cérémonie. Ce n'est pas une simple caméra embarquée pour un extrait de la procession, c'est un véritable reportage, avec des choix esthétiques, du petit matin au terme de la cérémonie. On voit bien que de nombreuses personnes s'affairent pour disposer et décorer les autels. On aperçoit les différents corps de la société qui participent à la cérémonie, les pétales de rose jetées, les décorations le long de la rue, les statues portées, la dévotion lors des arrêts dans les 4 stations.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=7308</id>
		<title>Fête-Dieu à Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:54:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête-Dieu à Ribeauvillé -2&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1959&lt;br /&gt;
|video=0075NN0008_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:13:29&lt;br /&gt;
|duree=00:13:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Reportage sur le déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Ribeauvillé : l'installation et la décoration des autels, la procession à travers le village.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des hommes et femmes mettent en place les fleurs de part et d’autre d’un autel. Des gens s’affairent pour ramener les fleurs. Plan sur une personne à sa fenêtre ouverte, d’où flotte un drapeau. Depuis la rue, des hommes interpellent une personne à sa fenêtre, en train de dérouler puis hisser un drapeau. Des femmes parlent, affairées, finissent de préparer un autel. Un homme débarrasse des fleurs. D’autres installent une aile à une statue. Un drap ou tapis est posé sur le sol de l’escalier, devant l’autel. Une femme passe avec un balai. D’autres commentent la disposition. Un passage en accéléré : l’aménagement a avancé. On change d’endroit, toujours la mise en place. Un homme arrose quelque chose avec un tuyau. Il fait visiblement chaud, des hommes n’ont qu’un marcel. Nouvel arrêt sur l’homme qui arrose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passe à la procession en tant que tel (3min38). La caméra est devant le cortège, des drapeaux français flottent aux fenêtres. Au-devant, des adolescents en aube portant pommeau ou croix, suivent des jeunes enfants. Le cortège passe devant la caméra. Des enfants portent une statue (peut-être d’un ange). Suivent d’autres enfants, en civil. Gros plan sur une moniale. La caméra montre à présent le dos des individus. On voit des jeunes enfants certains portant de petits paniers. Il y a des fleurs au bord de la route.&lt;br /&gt;
Puis de jeunes filles en costume blanc et noire, des adultes en costume blanc et noir, des personnes portant de grandes bannières. Des femmes portent une grande statue (peut-être une Vierge à l’enfant). Nouvelles rangées de jeunes filles. Des religieuses. Rangées de religieuses, dont certaines portent une grande statue (peut-être une autre Vierge à l’enfant). Longues rangées de religieuses.&lt;br /&gt;
Autre partie du cortège (5min). Un homme seul porte une grande croix décorée. Un peu derrière, lui, un orchestre, la percussion devant les instruments à vent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cortège s’est arrêté, la caméra montre des jeunes gens debout, puis des communiants ou servants de messe agenouillés devant l’autel (où un prêtre expose l’hostie sacré) et jetant des pétales de rose. On se lève. Plan sur des religieuses. Les enfants, dont des filles en blanc, se remettent en route. un religieux fait signe à tout ce petit monde d’avancer. La caméra se fixe derrière un tuba couché pour suivre la remise en route et pour montrer le dais. Puis est montré un religieux discutant avec un homme en costume (peut-être un policier ou un pompier) accompagné d’un garçon. Plan sur l’église, au sommet de laquelle deux personnes observent la rue puis se détournent. L’homme avec qui le religieux a discuté, proche d’un autel, semble donner des recommandations. L’autel est montré de plus près, puis la caméra revient sur l’église. Ensuite on voit des jeunes enfants marchant (filles en robe blanche), encadrés par des religieuses. Passage à nouveau des femmes en costume blanc et noir. &lt;br /&gt;
Gros plan sur un drapeau sur lequel est inscrit «Vive la classe 1933-1953 Ribeauvillé» (qui distingue donc les conscrits) et dans le blanc une illustration de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, gens s’agenouillent. La caméra est à l’arrière de la foule, qui est considérable. Nouveau point de vue, où l’on voit le dais, et un groupe de jeunes gens en aube et entourés d’une fumée d’encens. Plan sur les décorations en bordure de chaussée, avec beaucoup de fleurs. On montre les pompiers.&lt;br /&gt;
La caméra est désormais au sommet de l’église. On voit le début de la procession arriver, avec la foule d’enfants encadré par les religieuses. Le sol est jonché de végétaux. La caméra montre qu’elle se situe dans l’église et montre un panorama des collines environnantes. Elle montre tout le cortège et fait un dernier plan sur une autre église du village.&lt;br /&gt;
Puis la caméra, toujours dans le clocher, montre l’homme qui actionne les cloches au passage du dais, entouré par des hommes en chasuble rouge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gros plan sur une enfant, au sein de la foule. Les enfants passent devant l’homme qui porte la croix, des personnes tenant des feuilles, peut-être des choristes, et le dais. Plan sur les percussionnistes, puis les musiciens qui avancent sans jouer, puis sur le dais entouré par des servants d’autel, gens en rouge ou en blanc. Passage du dais avec le prêtre tenant le Saint Sacrement. On voit ensuite passer des hommes en costume moderne. Puis autre plan, avec au premier plan une fontaine et en arrière-plan les gens qui passent devant un autel. Retour en tête de procession avec les jeunes enfants habillés en blanc. L’un semble habillé en berger. Certains portent croix et bannières. Retour sur la fontaine, mais plus proche de l’autel, qui est fastueux. Le dais arrive devant cet autel, le prêtre barbu expose le Saint Sacrement. Les musiciens se remettent en mouvement, suivie par le dais, et toute la foule. La caméra montre la montagne et le château qui surplombent le village et les processionnaires. Dernier plan sur une femme qui fait le ménage.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce documentaire a l'avantage de montrer avec précision le déroulé de cette cérémonie. Ce n'est pas une simple caméra embarquée pour un extrait de la procession, c'est un véritable reportage, avec des choix esthétiques, du petit matin au terme de la cérémonie. On voit bien que de nombreuses personnes s'affairent pour disposer et décorer les autels. On aperçoit les différents corps de la société qui participent à la cérémonie, les pétales de rose jetées, les décorations le long de la rue, les statues portées, la dévotion lors des arrêts dans les 4 stations.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
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Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
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		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
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		<title>Fête-Dieu à Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:54:07Z</updated>

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|Description_fr=Des hommes et femmes mettent en place les fleurs de part et d’autre d’un autel. Des gens s’affairent pour ramener les fleurs. Plan sur une personne à sa fenêtre ouverte, d’où flotte un drapeau. Depuis la rue, des hommes interpellent une personne à sa fenêtre, en train de dérouler puis hisser un drapeau. Des femmes parlent, affairées, finissent de préparer un autel. Un homme débarrasse des fleurs. D’autres installent une aile à une statue. Un drap ou tapis est posé sur le sol de l’escalier, devant l’autel. Une femme passe avec un balai. D’autres commentent la disposition. Un passage en accéléré : l’aménagement a avancé. On change d’endroit, toujours la mise en place. Un homme arrose quelque chose avec un tuyau. Il fait visiblement chaud, des hommes n’ont qu’un marcel. Nouvel arrêt sur l’homme qui arrose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passe à la procession en tant que tel (3min38). La caméra est devant le cortège, des drapeaux français flottent aux fenêtres. Au-devant, des adolescents en aube portant pommeau ou croix, suivent des jeunes enfants. Le cortège passe devant la caméra. Des enfants portent une statue (peut-être d’un ange). Suivent d’autres enfants, en civil. Gros plan sur une moniale. La caméra montre à présent le dos des individus. On voit des jeunes enfants certains portant de petits paniers. Il y a des fleurs au bord de la route.&lt;br /&gt;
Puis de jeunes filles en costume blanc et noire, des adultes en costume blanc et noir, des personnes portant de grandes bannières. Des femmes portent une grande statue (peut-être une Vierge à l’enfant). Nouvelles rangées de jeunes filles. Des religieuses. Rangées de religieuses, dont certaines portent une grande statue (peut-être une autre Vierge à l’enfant). Longues rangées de religieuses.&lt;br /&gt;
Autre partie du cortège (5min). Un homme seul porte une grande croix décorée. Un peu derrière, lui, un orchestre, la percussion devant les instruments à vent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cortège s’est arrêté, la caméra montre des jeunes gens debout, puis des communiants ou servants de messe agenouillés devant l’autel (où un prêtre expose l’hostie sacré) et jetant des pétales de rose. On se lève. Plan sur des religieuses. Les enfants, dont des filles en blanc, se remettent en route. un religieux fait signe à tout ce petit monde d’avancer. La caméra se fixe derrière un tuba couché pour suivre la remise en route et pour montrer le dais. Puis est montré un religieux discutant avec un homme en costume (peut-être un policier ou un pompier) accompagné d’un garçon. Plan sur l’église, au sommet de laquelle deux personnes observent la rue puis se détournent. L’homme avec qui le religieux a discuté, proche d’un autel, semble donner des recommandations. L’autel est montré de plus près, puis la caméra revient sur l’église. Ensuite on voit des jeunes enfants marchant (filles en robe blanche), encadrés par des religieuses. Passage à nouveau des femmes en costume blanc et noir. &lt;br /&gt;
Gros plan sur un drapeau sur lequel est inscrit «Vive la classe 1933-1953 Ribeauvillé» (qui distingue donc les conscrits) et dans le blanc une illustration de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, gens s’agenouillent. La caméra est à l’arrière de la foule, qui est considérable. Nouveau point de vue, où l’on voit le dais, et un groupe de jeunes gens en aube et entourés d’une fumée d’encens. Plan sur les décorations en bordure de chaussée, avec beaucoup de fleurs. On montre les pompiers.&lt;br /&gt;
La caméra est désormais au sommet de l’église. On voit le début de la procession arriver, avec la foule d’enfants encadré par les religieuses. Le sol est jonché de végétaux. La caméra montre qu’elle se situe dans l’église et montre un panorama des collines environnantes. Elle montre tout le cortège et fait un dernier plan sur une autre église du village.&lt;br /&gt;
Puis la caméra, toujours dans le clocher, montre l’homme qui actionne les cloches au passage du dais, entouré par des hommes en chasuble rouge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gros plan sur une enfant, au sein de la foule. Les enfants passent devant l’homme qui porte la croix, des personnes tenant des feuilles, peut-être des choristes, et le dais. Plan sur les percussionnistes, puis les musiciens qui avancent sans jouer, puis sur le dais entouré par des servants d’autel, gens en rouge ou en blanc. Passage du dais avec le prêtre tenant le Saint Sacrement. On voit ensuite passer des hommes en costume moderne. Puis autre plan, avec au premier plan une fontaine et en arrière-plan les gens qui passent devant un autel. Retour en tête de procession avec les jeunes enfants habillés en blanc. L’un semble habillé en berger. Certains portent croix et bannières. Retour sur la fontaine, mais plus proche de l’autel, qui est fastueux. Le dais arrive devant cet autel, le prêtre barbu expose le Saint Sacrement. Les musiciens se remettent en mouvement, suivie par le dais, et toute la foule. La caméra montre la montagne et le château qui surplombent le village et les processionnaires. Dernier plan sur une femme qui fait le ménage.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce documentaire a l'avantage de montrer avec précision le déroulé de cette cérémonie. Ce n'est pas une simple caméra embarquée pour un extrait de la procession, c'est un véritable reportage, avec des choix esthétiques, du petit matin au terme de la cérémonie. On voit bien que de nombreuses personnes s'affairent pour disposer et décorer les autels. On aperçoit les différents corps de la société qui participent à la cérémonie, les pétales de rose jetées, les décorations le long de la rue, les statues portées, la dévotion lors des arrêts dans les 4 stations.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Geispolsheim_(0020FH0019)&amp;diff=7302</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à Geispolsheim (0020FH0019)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:49:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à Geispolsheim&lt;br /&gt;
|fonds=Willer&lt;br /&gt;
|idSupport=0020FH0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1938&lt;br /&gt;
|video=0020FH0019&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:26&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Geispolsheim : passage du cortège à travers une rue.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra est peut-être positionnée sur le balcon d’une maison, permettant d’avoir un angle large sur la rue pour suivre la procession. &lt;br /&gt;
De part et d’autre de la rue, observant la procession, majoritairement des hommes en costume moderne, des femmes, des enfants. Des drapeaux flottent aux maisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit d’abord passer, encadrée par quelques moniales, une foule de jeunes filles, qui portent un chapeau, et la plupart vêtues de blanc. On peut penser qu’il s’agit de premières communiantes. Au fond, des personnes portent des bannières sur lesquels figurent des croix.&lt;br /&gt;
Ensuite on voit deux groupes de femmes, qui portent chacun la statue d’un saint. Ces femmes sont entourées de jeunes filles portant un chapeau fleuri et tenant quelque chose en main. Derrière le 2e groupe figurent un groupe de jeunes enfants en aube.&lt;br /&gt;
Vient ensuite le cortège principal, en rangs. Tout devant se trouve l’orchestre (certainement la musique municipale). On voit ensuite défiler des hommes et des femmes en costume moderne (peut-être une chorale), avec de côté un servant d’autel brandissant une bannière, des pompiers casqués. Au devant des pompiers un homme tient une grande croix entourée d’une couronne végétale. Les pompiers entourent le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. L’image coupe avant que l’on puisse voir plus nettement le dais, mais on aperçoit plusieurs personnes s’agenouiller et faire le signe de croix à son passage. On voit alors deux files d’hommes en costume moderne qui marchent, laissant le milieu de la route libre, ce qui permet de voir que le sol est décoré tout le long (des motifs, mais on ne sait en quoi, en fleurs, herbe, ou sciure). Un homme porte haut une bannière. Viennent ensuite femmes et enfants, dont plusieurs à vélo. Certains observateurs se mêlent à la foule.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
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Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
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		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
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		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:47:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau. &lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre, sans doute le drapeau d'un ordre religieux. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel portant un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux qui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. On aperçoit tout ce beau monde, notamment sur le plan final. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7299</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7299"/>
		<updated>2019-01-04T14:47:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau. &lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre, sans doute le drapeau d'un ordre religieux. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel portant un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux qui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. On aperçoit tout ce beau monde, notamment sur le plan final. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7298</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:46:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau. &lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre, sans doute le drapeau d'un ordre religieux. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel portant un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux qui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La Fête Dieu, aussi appelée Fête du Saint-Sacrement, est une fête religieuse essentiellement catholique, fériée dans certains pays, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, soixante jours après Pâques, ou le dimanche d’après comme en France. Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés.&lt;br /&gt;
Les origines de la Fête du Corps et du Sang du Christ remontent au XIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Des fêtes ont lieu à Liège dès le début du XIIIe siècle. Un miracle a lieu en 1263 en Italie, à Bolsena : lors d’une messe, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang tachèrent le corporal. C’est suite à ce miracle que cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, après une impulsion de la recluse Eve de Liège. Son institution est aussi un moyen d’orienter le débat théologique commencé par Bérenger de Tours qui, au XIe siècle, niait la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. La bulle énonce qu’«il est juste néanmoins, pour confondre la folie de certains hérétiques», et pour «renforcer la foi catholique» de célébrer le Saint-Sacrement. Durant ce même siècle, plusieurs grandes figures mettent en avant la place de l’Eucharistie : Saint-François d’Assise, Sainte Claire, Saint Thomas d’Aquin. La bulle n’est appliquée uniformément qu’à partir du concile de Vienne (France) de 1311-1312, sous Clément V, et la procession festive est prévue par son successeur Jean XXII. La Fête Dieu est mentionnée à Colmar dès 1309 d’après un inventaire, même si les dominicains ne l’intègrent dans leur liturgie qu’en 1321. Il y a de plus nombreuses sources pour le XVe siècle, et un document de 1556 en décrit le rituel. Le jeudi il y a une messe dès 4h30, la procession commence à 7h, avec des habits spécifiques, un ordre de défilé, tracé bien défini, puis une grande messe au retour à l’église. Le dimanche de l’octave donne lieu à une procession durant laquelle les cloches sonnent. Parmi les ornements utilisés, des roseaux, des fleurs, des couronnes. Les corporations défilent avec leurs cierges, on met des vêtements luxueux, on sort des bannières, tableaux, crucifix. Le concile de Trente (1547-1563) justifie à son tour la présence de cette fête et son faste : il faut «que la vérité victorieuse triomphe du mensonge et de l’hérésie» (la Réforme avait fortement remis en cause la transsubstantiation) ; par ailleurs il est juste que lors de certains jours, les chrétiens «témoignent de leur gratitude et dévot souvenir envers le commun Seigneur et Rédempteur». Il y a donc un double objectif d’affirmation d’une doctrine et de mémoire et célébration de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la fête se déroule-t-elle concrètement ? Dès l’aube, les fidèles sont mobilisés pour participer à l’ornement des autels (au nombre de 4 généralement). Puis les paroissiens participent dans leur quasi-totalité à la célébration, ainsi que toutes les forces vives de la commune : l’orchestre d’harmonie local, la chorale, les pompiers, le conseil municipal et les notables locaux, le conseil de fabrique. On aperçoit tout ce beau monde, notamment sur le plan final. Cela donne un aspect populaire, unificateur, à cette fête considérée comme un des sommets de l’année liturgique, et un ravissement pour tous par la décoration abondante. Selon les rédacteurs de l’ouvrage historique sur Geispolsheim (éd.Coprur, 1999), il s’agit d’une «profession de foi de tout un peuple en liesse, un témoignage communautaire de l’attachement de la population à Jésus-Christ présent dans le saint sacrement». &lt;br /&gt;
Pendant la procession, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues et des places qui étaient autrefois richement pavoisée de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais porté par des notables. C’est donc une fête où Dieu se fait visible, il va au contact de la foule par l’exposition de sa chair et de son sang. On marche habituellement sur un tapis de pétales de roses que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Les rues sont couvertes de fleurs, branches, sable, sciure. Des statues sont portées : celle de Marie, de Sainte Anne, de Saint-Sébastien, parfois aussi le patron du village. La procession est ponctuée par plusieurs arrêts devant des stations où l’on trouve des reposoirs couverts de fleurs, arrêts qui permettent d’exposer le Saint-Sacrement et de bénir la foule, et d’offrir un instant de méditation. &lt;br /&gt;
De nos jours, la célébration est moins présente dans les villages, du fait de la baisse de fréquentation des offices, et la difficulté ou l’indifférence à organiser un tel événement fait que lorsqu’il est maintenu, le faste et la décoration des rues (tapis de fleurs, motifs en végétaux ou en sciure sur le sol) sont moins présents et systématisés. Néanmoins l’usage se perpétue, voire se renouvelle, en certains lieux, du fait d’une ferveur jamais éteinte, ou du fait de l’impulsion du clergé, de la municipalité ou d’associations. Ainsi en Alsace, Geispolsheim est souvent cité pour sa Fête-Dieu, toujours actuellement, et de longue date : Charles Spindler évoque longuement la Fête-Dieu de Geispolsheim, que «rien n’égale en couleur» et où «il est impossible de n’être pas saisi par la grandeur de ce spectacle».&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
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		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7296</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:45:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_2&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau. &lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre, sans doute le drapeau d'un ordre religieux. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel portant un crucifix. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux qui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7295</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
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		<updated>2019-01-04T14:43:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
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|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un bâton qui forme une croix en son sommet sur laquelle figure le Christ crucifié. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau, peut-être le prêtre. &lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel porte un bâton qui forme une croix en son sommet sur laquelle figure le Christ crucifié. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux ui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746 &lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015 &lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.) &lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.) &lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999 &lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Geispolsheim_(0020FH0019)&amp;diff=7200</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à Geispolsheim (0020FH0019)</title>
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		<updated>2019-01-03T17:38:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à Geispolsheim&lt;br /&gt;
|fonds=Willer&lt;br /&gt;
|idSupport=0020FH0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1938&lt;br /&gt;
|video=0020FH0019&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:26&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Geispolsheim : passage du cortège à travers une rue.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra est peut-être positionnée sur le balcon d’une maison, permettant d’avoir un angle large sur la rue pour suivre la procession. &lt;br /&gt;
De part et d’autre de la rue, observant la procession, majoritairement des hommes en costume moderne, des femmes, des enfants. Des drapeaux flottent aux maisons.&lt;br /&gt;
On voit d’abord passer, encadrée par quelques moniales, une foule de jeunes filles, qui portent un chapeau, et la plupart vêtues de blanc. On peut penser qu’il s’agit de premières communiantes. Au fond, des personnes portent des carrés de tissu blanc sur lesquels figurent des croix.&lt;br /&gt;
Ensuite on voit deux groupes de femmes, qui portent chacun la statue d’un saint. Ces femmes sont entourées de jeunes filles portant un chapeau fleuri et tenant quelque chose en main. Derrière le 2e groupe figurent un groupe de jeunes enfants en aube.&lt;br /&gt;
Vient ensuite le cortège principal, en rangs. Tout devant se trouve l’orchestre (certainement la musique municipale). On voit ensuite défiler des hommes et des femmes en costume moderne (peut-être une chorale), avec de côté un servant d’autel brandissant une bannière, des pompiers casqués. Au devant des pompiers un homme tient une grande croix entourée d’une couronne végétale. Les pompiers entourent le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. L’image coupe avant que l’on puisse voir plus nettement le dais, mais on aperçoit plusieurs personnes s’agenouiller et faire le signe de croix à son passage. On voit alors deux files d’hommes en costume moderne qui marchent, laissant le milieu de la route libre, ce qui permet de voir que le sol est décoré tout le long (des motifs, mais on ne sait en quoi, en fleurs, herbe, ou sciure). Un homme porte haut une bannière. Viennent ensuite femmes et enfants, dont plusieurs à vélo. Certains observateurs se mêlent à la foule.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=7199</id>
		<title>Fête-Dieu à Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=7199"/>
		<updated>2019-01-03T17:37:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête-Dieu à Ribeauvillé -2&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1959&lt;br /&gt;
|video=0075NN0008_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:13:29&lt;br /&gt;
|duree=00:13:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Reportage sur le déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Ribeauvillé : l'installation et la décoration des autels, la procession à travers le village.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des hommes et femmes mettent en place les fleurs de part et d’autre d’un autel. Des gens s’affairent pour ramener les fleurs. Plan sur une personne à sa fenêtre ouverte, d’où flotte un drapeau. Depuis la rue, des hommes interpellent une personne à sa fenêtre, en train de dérouler puis hisser un drapeau. Des femmes parlent, affairées, finissent de préparer un autel. Un homme débarrasse des fleurs. D’autres installent une aile à une statue. Un drap ou tapis est posé sur le sol de l’escalier, devant l’autel. Une femme passe avec un balai. D’autres commentent la disposition. Un passage en accéléré : l’aménagement a avancé. On change d’endroit, toujours la mise en place. Un homme arrose quelque chose avec un tuyau. Il fait visiblement chaud, des hommes n’ont qu’un marcel. Nouvel arrêt sur l’homme qui arrose.&lt;br /&gt;
On passe à la procession en tant que tel (3min38). La caméra est devant le cortège, des drapeaux français flottent aux fenêtres. Au-devant, des adolescents en aube portant pommeau ou croix, suivent des jeunes enfants. Le cortège passe devant la caméra. Des enfants portent une statue (peut-être d’un ange). Suivent d’autres enfants, en civil. Gros plan sur une moniale. La caméra montre à présent le dos des individus. On voit des jeunes enfants certains portant de petits paniers. Il y a des fleurs au bord de la route.&lt;br /&gt;
Puis de jeunes filles en costume blanc et noire, des adultes en costume blanc et noir, des personnes portant de grandes bannières. Des femmes portent une grande statue (peut-être une Vierge à l’enfant). Nouvelles rangées de jeunes filles. Des religieuses. Rangées de religieuses, dont certaines portent une grande statue (peut-être une autre Vierge à l’enfant). Longues rangées de religieuses.&lt;br /&gt;
Autre partie du cortège (5min). Un homme seul porte une grande croix décorée. Un peu derrière, lui, un orchestre, la percussion devant les instruments à vent.&lt;br /&gt;
Le cortège s’est arrêté, la caméra montre des jeunes gens debout, puis des communiants ou servants de messe agenouillés devant l’autel (où un prêtre expose l’hostie sacré) et jetant des pétales de rose. On se lève. Plan sur des religieuses. Les enfants, dont des filles en blanc, se remettent en route. un religieux fait signe à tout ce petit monde d’avancer. La caméra se fixe derrière un tuba couché pour suivre la remise en route et pour montrer le dais. Puis est montré un religieux discutant avec un homme en costume (peut-être un policier ou un pompier) accompagné d’un garçon. Plan sur l’église, au sommet de laquelle deux personnes observent la rue puis se détournent. L’homme avec qui le religieux a discuté, proche d’un autel, semble donner des recommandations. L’autel est montré de plus près, puis la caméra revient sur l’église. Ensuite on voit des jeunes enfants marchant (filles en robe blanche), encadrés par des religieuses. Passage à nouveau des femmes en costume blanc et noir. &lt;br /&gt;
Gros plan sur un drapeau sur lequel est inscrit «Vive la classe 1933-1953 Ribeauvillé» (qui distingue donc les conscrits) et dans le blanc une illustration de l’église.&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, gens s’agenouillent. La caméra est à l’arrière de la foule, qui est considérable. Nouveau point de vue, où l’on voit le dais, et un groupe de jeunes gens en aube et entourés d’une fumée d’encens. Plan sur les décorations en bordure de chaussée, avec beaucoup de fleurs. On montre les pompiers.&lt;br /&gt;
La caméra est désormais au sommet de l’église. On voit le début de la procession arriver, avec la foule d’enfants encadré par les religieuses. Le sol est jonché de végétaux. La caméra montre qu’elle se situe dans l’église et montre un panorama des collines environnantes. Elle montre tout le cortège et fait un dernier plan sur une autre église du village.&lt;br /&gt;
Puis la caméra, toujours dans le clocher, montre l’homme qui actionne les cloches au passage du dais, entouré par des hommes en chasuble rouge.&lt;br /&gt;
Gros plan sur une enfant, au sein de la foule. Les enfants passent devant l’homme qui porte la croix, des personnes tenant des feuilles, peut-être des choristes, et le dais. Plan sur les percussionnistes, puis les musiciens qui avancent sans jouer, puis sur le dais entouré par des servants d’autel, gens en rouge ou en blanc. Passage du dais avec le prêtre tenant le Saint Sacrement. On voit ensuite passer des hommes en costume moderne. Puis autre plan, avec au premier plan une fontaine et en arrière-plan les gens qui passent devant un autel. Retour en tête de procession avec les jeunes enfants habillés en blanc. L’un semble habillé en berger. Certains portent croix et bannières. Retour sur la fontaine, mais plus proche de l’autel, qui est fastueux. Le dais arrive devant cet autel, le prêtre barbu expose le Saint Sacrement. Les musiciens se remettent en mouvement, suivie par le dais, et toute la foule. La caméra montre la montagne et le château qui surplombent le village et les processionnaires. Dernier plan sur une femme qui fait le ménage.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7198</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7198"/>
		<updated>2019-01-03T17:37:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un bâton qui forme une croix en son sommet sur laquelle figure le Christ crucifié. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau, peut-être le prêtre. &lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel porte un bâton qui forme une croix en son sommet sur laquelle figure le Christ crucifié. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux ui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=BERTHOLET, Jean, Histoire de l’institution de la Fête-Dieu, Liège, 1746&lt;br /&gt;
DEBUS KEHR, Monique, « La Fête-Dieu à Colmar à la fin du Moyen Âge », Revue d’Alsace n°141, 2015&lt;br /&gt;
SPINDLER, Charles, Ceux d’Alsace, Place Stanislas, 2010 (rééd.)&lt;br /&gt;
VAN GENNEP, Arnold, Le folklore français - tome 2. Cycles de mai, de la Saint-Jean, de l’été et de l’automne, Robert Laffont, 1999 (rééd.)&lt;br /&gt;
Geispolsheim, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
Ostwald, Strasbourg, Coprur, 1999&lt;br /&gt;
Buhl, Strasbourg, Coprur, 1998&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=7197</id>
		<title>Fête-Dieu à Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=7197"/>
		<updated>2019-01-03T17:18:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête-Dieu à Ribeauvillé -2&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1959&lt;br /&gt;
|video=0075NN0008_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:13:29&lt;br /&gt;
|duree=00:13:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Reportage sur le déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Ribeauvillé : l'installation et la décoration des autels, la procession à travers le village.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Des hommes et femmes mettent en place les fleurs de part et d’autre d’un autel. Des gens s’affairent pour ramener les fleurs. Plan sur une personne à sa fenêtre ouverte, d’où flotte un drapeau. Depuis la rue, des hommes interpellent une personne à sa fenêtre, en train de dérouler puis hisser un drapeau. Des femmes parlent, affairées, finissent de préparer un autel. Un homme débarrasse des fleurs. D’autres installent une aile à une statue. Un drap ou tapis est posé sur le sol de l’escalier, devant l’autel. Une femme passe avec un balai. D’autres commentent la disposition. Un passage en accéléré : l’aménagement a avancé. On change d’endroit, toujours la mise en place. Un homme arrose quelque chose avec un tuyau. Il fait visiblement chaud, des hommes n’ont qu’un marcel. Nouvel arrêt sur l’homme qui arrose.&lt;br /&gt;
On passe à la procession en tant que tel (3min38). La caméra est devant le cortège, des drapeaux français flottent aux fenêtres. Au-devant, des adolescents en aube portant pommeau ou croix, suivent des jeunes enfants. Le cortège passe devant la caméra. Des enfants portent une statue (peut-être d’un ange). Suivent d’autres enfants, en civil. Gros plan sur une moniale. La caméra montre à présent le dos des individus. On voit des jeunes enfants certains portant de petits paniers. Il y a des fleurs au bord de la route.&lt;br /&gt;
Puis de jeunes filles en costume blanc et noire, des adultes en costume blanc et noir, des personnes portant de grandes bannières. Des femmes portent une grande statue (peut-être une Vierge à l’enfant). Nouvelles rangées de jeunes filles. Des religieuses. Rangées de religieuses, dont certaines portent une grande statue (peut-être une autre Vierge à l’enfant). Longues rangées de religieuses.&lt;br /&gt;
Autre partie du cortège (5min). Un homme seul porte une grande croix décorée. Un peu derrière, lui, un orchestre, la percussion devant les instruments à vent.&lt;br /&gt;
Le cortège s’est arrêté, la caméra montre des jeunes gens debout, puis des communiants ou servants de messe agenouillés devant l’autel (où un prêtre expose l’hostie sacré) et jetant des pétales de rose. On se lève. Plan sur des religieuses. Les enfants, dont des filles en blanc, se remettent en route. un religieux fait signe à tout ce petit monde d’avancer. La caméra se fixe derrière un tuba couché pour suivre la remise en route et pour montrer le dais. Puis est montré un religieux discutant avec un homme en costume (peut-être un policier ou un pompier) accompagné d’un garçon. Plan sur l’église, au sommet de laquelle deux personnes observent la rue puis se détournent. L’homme avec qui le religieux a discuté, proche d’un autel, semble donner des recommandations. L’autel est montré de plus près, puis la caméra revient sur l’église. Ensuite on voit des jeunes enfants marchant (filles en robe blanche), encadrés par des religieuses. Passage à nouveau des femmes en costume blanc et noir. &lt;br /&gt;
Gros plan sur un drapeau sur lequel est inscrit «Vive la classe 1933-1953 Ribeauvillé» (qui distingue donc les conscrits) et dans le blanc une illustration de l’église.&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, gens s’agenouillent. La caméra est à l’arrière de la foule, qui est considérable. Nouveau point de vue, où l’on voit le dais, et un groupe de jeunes gens en aube et entourés d’une fumée d’encens. Plan sur les décorations en bordure de chaussée, avec beaucoup de fleurs. On montre les pompiers.&lt;br /&gt;
La caméra est désormais au sommet de l’église. On voit le début de la procession arriver, avec la foule d’enfants encadré par les religieuses. Le sol est jonché de végétaux. La caméra montre qu’elle se situe dans l’église et montre un panorama des collines environnantes. Elle montre tout le cortège et fait un dernier plan sur une autre église du village.&lt;br /&gt;
Puis la caméra, toujours dans le clocher, montre l’homme qui actionne les cloches au passage du dais, entouré par des hommes en chasuble rouge.&lt;br /&gt;
Gros plan sur une enfant, au sein de la foule. Les enfants passent devant l’homme qui porte la croix, des personnes tenant des feuilles, peut-être des choristes, et le dais. Plan sur les percussionnistes, puis les musiciens qui avancent sans jouer, puis sur le dais entouré par des servants d’autel, gens en rouge ou en blanc. Passage du dais avec le prêtre tenant le Saint Sacrement. On voit ensuite passer des hommes en costume moderne. Puis autre plan, avec au premier plan une fontaine et en arrière-plan les gens qui passent devant un autel. Retour en tête de procession avec les jeunes enfants habillés en blanc. L’un semble habillé en berger. Certains portent croix et bannières. Retour sur la fontaine, mais plus proche de l’autel, qui est fastueux. Le dais arrive devant cet autel, le prêtre barbu expose le Saint Sacrement. Les musiciens se remettent en mouvement, suivie par le dais, et toute la foule. La caméra montre la montagne et le château qui surplombent le village et les processionnaires. Dernier plan sur une femme qui fait le ménage.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7196</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_la_Meinau(0021FN0003)&amp;diff=7196"/>
		<updated>2019-01-03T17:17:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à la Meinau&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1953&lt;br /&gt;
|video=0021FN0003_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=NB_et_couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:47&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Fête-Dieu; Procession&lt;br /&gt;
|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à la Meinau : le cortège, les stations et autels.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra se déplace pour offrir une succession de plans rapides, pour montrer tous les aspects de la procession : les lieux, les personnes, l’ornement. Il y a un montage parfois peu évident mais on peut estimer que les images montrent une chronologie.&lt;br /&gt;
Tout d’abord un plan est fait sur une église. Ensuite on voit ce qui semble être le devant de la procession. Un jeune garçon en costume de servant d’autel porte un bâton qui forme une croix en son sommet sur laquelle figure le Christ crucifié. Derrière lui de jeunes enfants en rang qui semblent précautionneux voire hésitants sur la marche à suivre, certains portent des bannières avec des images dessus.&lt;br /&gt;
Le plan suivant montre, derrière des hommes en costume, le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. Sur le plan suivant la caméra s’est fixée au bord de la route, où l’on revoit passer des hommes en costume avec en fond le grand dais. Un plan rapide montre un autel décoré par plusieurs bouquets de fleurs. &lt;br /&gt;
Ensuite on voit des jeunes garçons habillés en servants d’autel, avec derrière eux le dais.&lt;br /&gt;
Puis on voit que l’on s’est arrêté devant un autel : des religieux en chasuble blanche et décorée, l’un portant un livre que semble lire un autre religieux qui tient un pommeau, peut-être le prêtre. &lt;br /&gt;
On est à nouveau en mouvement : des jeunes enfants marchent, l’un porte un drapeau avec représentant une croix blanche, elle-même ayant une croix en son centre. Il y a une coupe rapide, puis on voit le dais porté par des religieux en chasuble, l’un porte un pommeau.&lt;br /&gt;
Nouvel arrêt devant un autel, personnes agenouillées, bannière représentant le Saint Sacrement et le drapeau avec croix.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession avec à nouveau le jeune garçon en costume de servant d’autel porte un bâton qui forme une croix en son sommet sur laquelle figure le Christ crucifié. Derrière lui de jeunes enfants en rang dont certains portent des bannières.&lt;br /&gt;
On voit ensuite, sans doute plus loin dans le cortège, des femmes en robe blanche avec voile blanc. Des femmes puis des hommes suivent. Puis des jeunes garçons qui ont ce qui semble être un costume de scout, suivis par des hommes en costume moderne.&lt;br /&gt;
Plan d’un autel, d’abord vierge, puis après l’arrivée de tout le monde avec les religieux ui s’inclinent. Une nouvelle lecture est faite.&lt;br /&gt;
Reprise de la procession, caméra davantage proche des individus. Nouveau plan d’un autel, avant et après l’arrivée du cortège, où le Saint Sacrement est montré. &lt;br /&gt;
La caméra passe en couleur, montre un autel, de loin puis de près où on voit les décorations de bouquets de roses rouges, blanches. un autre autel est montré, avec insistance sur la statue, sans doute de la Vierge entourée de fleurs blanches. Un 3e autel avec une grande croix et des fleurs. 4e autel avec une statue et des fleurs.&lt;br /&gt;
Dernier plan est fait sur un religieux qui échange quelques mots, amusé, avec deux hommes en costume moderne. On voit ensuite ce même religieux avec d’autres religieux et plusieurs hommes en costume moderne. On peut estimer qu’on est à la fin de la procession.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Geispolsheim_(0020FH0019)&amp;diff=7195</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à Geispolsheim (0020FH0019)</title>
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		<updated>2019-01-03T17:17:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;O.Wolffer : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à Geispolsheim&lt;br /&gt;
|fonds=Willer&lt;br /&gt;
|idSupport=0020FH0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1938&lt;br /&gt;
|video=0020FH0019&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
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|descripteurs=Fête-Dieu; Cérémonie religieuse; religion; société&lt;br /&gt;
|thematique=Identity@ Traditions@ Religious feasts and events&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Déroulé de la procession de la Fête-Dieu à Geispolsheim : passage du cortège à travers une rue.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La caméra est peut-être positionnée sur le balcon d’une maison, permettant d’avoir un angle large sur la rue pour suivre la procession. &lt;br /&gt;
De part et d’autre de la rue, observant la procession, majoritairement des hommes en costume moderne, des femmes, des enfants. Des drapeaux flottent aux maisons.&lt;br /&gt;
On voit d’abord passer, encadrée par quelques moniales, une foule de jeunes filles, qui portent un chapeau, et la plupart vêtues de blanc. On peut penser qu’il s’agit de premières communiantes. Au fond, des personnes portent des carrés de tissu blanc sur lesquels figurent des croix.&lt;br /&gt;
Ensuite on voit deux groupes de femmes, qui portent chacun la statue d’un saint. Ces femmes sont entourées de jeunes filles portant un chapeau fleuri et tenant quelque chose en main. Derrière le 2e groupe figurent un groupe de jeunes enfants en aube.&lt;br /&gt;
Vient ensuite le cortège principal, en rangs. Tout devant se trouve l’orchestre (certainement la musique municipale). On voit ensuite défiler des hommes et des femmes en costume moderne (peut-être une chorale), avec de côté un servant d’autel brandissant une bannière, des pompiers casqués. Au devant des pompiers un homme tient une grande croix entourée d’une couronne végétale. Les pompiers entourent le grand dais sous lequel le prêtre porte l’ostensoir du Saint Sacrement. L’image coupe avant que l’on puisse voir plus nettement le dais, mais on aperçoit plusieurs personnes s’agenouiller et faire le signe de croix à son passage. On voit alors deux files d’hommes en costume moderne qui marchent, laissant le milieu de la route libre, ce qui permet de voir que le sol est décoré tout le long (des motifs, mais on ne sait en quoi, en fleurs, herbe, ou sciure). Un homme porte haut une bannière. Viennent ensuite femmes et enfants, dont plusieurs à vélo. Certains observateurs se mêlent à la foule.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Procession_F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Geispolsheim_(0020FH0019)&amp;diff=7194</id>
		<title>Procession Fête-Dieu à Geispolsheim (0020FH0019)</title>
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		<updated>2019-01-03T17:15:54Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Procession Fête-Dieu à Geispolsheim&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte-Dieu_%C3%A0_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=7193</id>
		<title>Fête-Dieu à Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-03T17:14:25Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
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		<updated>2019-01-03T17:12:47Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
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		<updated>2019-01-03T17:10:29Z</updated>

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		<title>Procession Fête-Dieu à Geispolsheim (0020FH0019)</title>
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		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
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		<title>Procession Fête-Dieu à la Meinau(0021FN0003)</title>
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		<updated>2019-01-03T17:03:35Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>O.Wolffer</name></author>
		
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		<updated>2019-01-03T17:02:35Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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