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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=%C3%89levage_ovin_dans_les_Hautes_Chaumes_(0044FI0002)&amp;diff=11999</id>
		<title>Élevage ovin dans les Hautes Chaumes (0044FI0002)</title>
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		<updated>2019-11-05T14:43:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Élevage ovin dans les Hautes Chaumes&lt;br /&gt;
|fonds=Grammes&lt;br /&gt;
|idSupport=0044FI0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1974&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Grammes, Albert&lt;br /&gt;
|apercu=Mouton alpage.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=Transhumance&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Chaumes vosgiennes; Tour de la station hertzienne du Champ du Feu qui assure les transmissions de l'Armée de l'air; Chalet du Ski-club d'Obernai (à 30'')&lt;br /&gt;
|username=Asumpf&lt;br /&gt;
|userrealname=ALEXANDRE SUMPF&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.07619, 7.06605&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Pâturage estival du troupeau de moutons de Marcel Geistel dans les chaumes du Champ du Feu&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, terre agricole traditionnelle, a su conserver malgré les crises économiques et géopolitiques une agriculture  à très diversifiée, reflet de la diversité de ses terroirs. La densité de l’habitat rural et le maintien d’une partie des actifs dans le secteur primaire s’expliquent en particulier par l’existence d’un bassin de consommation régional suffisamment important pour absorber l’essentiel de la production par la vente directe sur les marchés ou dans le réseau commercial. Il en va notamment ainsi de l’élevage bovin, porcin et ovin, qui s’est peu à peu spécialisé, concentré et orienté vers la quête de qualité. Les troupeaux de moutons ont subsisté malgré la réduction des possibilités de transhumance face à la fermeture des frontières (1870-1918), puis la pression de l’urbanisation dans l’entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
C’est ce qui explique la concentration des élevages de moutons dans les zones moins fertiles que celles dédiées aux cultures spécialisées commerciales (betterave à sucre, tabac, houblon, vigne) et moins peuplées, comme l’est le territoire de l’Outre-Forêt dans le nord de la région, ou les chaumes. L’éleveur Marcel Geistel a installé un troupeau en transhumance, pendant l'été uniquement, de 1970 à 1974, sur les chaumes vosgiennes ;  il compte environ mille moutons de race mérinos qui passent une partie de l’année en bergerie, et l’autre en pâture libre sur les chaumes du Champ du Feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les pâturages en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore très abondantes à l’orée de la révolution agricole, les prairies des hauteurs ont constamment reculé au XIXe et au XXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, rédacteurs de l'article &amp;quot;Haute Chaume&amp;quot; in ''Encyclopédie de l'Alsace'', éditions Publitotal, Strasbourg, 1984, page 1646-1653&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les chaumes vosgiennes offrent aux bêtes herbe, broussailles et fleurs d’abord dans les forêts de hêtres du massif, puis forment au-delà de 1000 mètres les hautes chaumes. Les zooms arrière réalisés par le cinéaste détaillent ce type de végétation inscrit dans un paysage de sommets arrondis typiques des Vosges et de leurs « ballons ». Le toponyme de « haute chaume » se retrouve historiquement au nord du col de la Schlucht, embrassant les chaumes d’Orbey, des Valtins ou des Planfaing. Typiques d’une économie pastorale de montage traditionnelle, ces prairies d’altitude continues sont réservées en général à l’estive des bovins, qui produisent du lait en quantité telle qu’il est conservé sous forme de fromage transformé sur place. En dépit de l’attraction (rentable) constituée depuis l’apparition du Club Vosgien (1872) par les fermes-auberges vendant aux touristes leur munster géromé, l’élevage bovin a fortement régressé depuis le début du siècle. L’abandon de certains chaumes a semble-t-il permis à l’éleveur de Geispolsheim de venir y faire paître ses moutons : les propriétaires qui ne parviennent plus à entretenir suffisamment les prairies d’altitude pour les bovins les louent moins cher à des éleveurs d’ovins (Nonn/282) (Gagneux et Xavier de Planhol 1979). Ce signe de déprise rurale ouvre les portes de précieux terroirs à des acteurs agricoles aux revenus bien moindres que les producteurs de lait et de viande bovine. &lt;br /&gt;
Marcel Geistel, éleveur à Geispolsheim, village situé à une quinzaine de kilomètres de Strasbourg, avait deux troupeaux de moutons. Le premier restait toute l'année sur le ban de Geispolsheim, et broutait, entre autres, les près de l'aéroport d'Entzheim, tout proche. Le deuxième était conduit sur les chaumes du Champ du Feu, à une quarantaine de kilomètres de là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le métier de berger'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le berger, toujours solitaire, partage la vie en extérieur du troupeau d'environ mille bêtes marquées du &amp;quot;G&amp;quot; de Geistel dont il accompagne et oriente le parcours dans le pâturage. La plupart du temps regroupés, les ovins broutent et sont même dirigés vers un bois. De longues séquences contemplatives décrivent un panoramique sur les sommets où se distinguent des habitations, mais où l’on croise peu d’hommes, alors que les lieux sont depuis longtemps aménagés pour le tourisme sanitaire et vert. Torse nu en plein été et vêtu d’une veste plus chaude vers l’automne, l’éleveur décide d’opérer la redescente après la chute de la première neige d’altitude qui ne recouvre pas encore totalement l’herbe. La transhumance est un voyage délicat. Les plus jeunes bêtes et les brebis allaitantes sont descendues dans la camionnette qui apparaît à l'écran. Pour les autres, le berger dispose de deux outils essentiels pour diriger ses moutons : le bâton et le chien. Le bâton du berger, dont il fait usage à plusieurs reprises, est équipé d’une houlette lui servant à jeter des pierres pour effrayer les bêtes, et d’un crochet autorisant une saisie à distance d’ovins souvent méfiants. Le berger de Marcel Geistel possède deux chiens, saisis en plan très large rassemblant le troupeau. Albert Grammes, l'opérateur, a privilégié les (nombreux) moments de solitude pour filmer un environnement où montagnes vosgiennes, moutons, chiens et bergers semblent se fondre dans le paysage, les éléments, les saisons.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=&amp;lt;big&amp;gt;'''Die Schafe auf der Alm (Grammes)'''&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dem traditionell landwirtschaftlichen Elsass ist es gelungen, trotz der wirtschaftlichen und geopolitischen Krisen eine stark diversifizierte Landwirtschaft zu erhalten, die die Vielfalt ihrer Terroirs widerspiegelt. Die ländliche Siedlungsdichte und der Fortbestand eines Teils der Erwerbstätigen in der Landwirtschaft lassen sich insbesondere durch ein regionales Konsumgebiet erklären, das groß genug ist, um den größten Teil der Produktion im Direktverkauf auf den Märkten oder im Einzelhandel zu absorbieren. Die Rinder-, Schweine- und Schafzucht hat sich nach und nach spezialisiert, konzentriert und auf Qualität ausgerichtet. Waren in den elsässischen Bauernhöfen schon immer Ochsen und Kühe als Zugtiere, die gleichzeitig Milch lieferten, gehalten worden, so fiel die Entwicklung der Schweinezucht im 19. Jahrhundert mit der Ausbreitung des Kartoffelanbaus zusammen. Es gibt immer noch Schafherden, trotz des Rückgangs der Möglichkeiten zum Almauftrieb- und abtrieb nach der Schließung der Grenzen (1870-1918) und trotz des Drucks der Verstädterung. Dies erklärt die Konzentration der Schafzucht in weniger fruchtbaren Gebieten als in solchen, die den spezialisierten kommerziellen Kulturen gewidmet und weniger stark besiedelt sind, wie das Outre-Forêt im nördlichen Elsass. Der Züchter Albert Grammes hat seinen Betrieb X gegründet; 1978 hat er X Schafe, die einen Teil des Jahres in Schafstallungen und den anderen Teil auf freier Weide verbringen (0044FI0002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Die Weiden im Elsass'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die zu Beginn der Agrarrevolution noch sehr zahlreichen Hochweiden verzeichneten im 19. und 20. Jahrhundert einen stetigen Rückgang [Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, Verfasser des Artikels “Haute Chaume“ in der ''Encyclopédie de l'Alsace'', Verlag Publitotal, Straßburg, 1984 (Seite 1646-1653)]. Die Weiden der Vogesen bieten den Tieren Gras, Gestrüpp und Blumen, zuerst in den Buchenwäldern des Gebirges, dann in den Hochweiden über 1000 Meter. Die Verkleinerungen des Filmers zeigen diese Art von Vegetation in einer Landschaft, die von den Gipfeln der Vogesen mit ihrer typischen abgerundeten Form, den „Ballons“, geprägt ist. Den Ortsnamen „Haute Chaume“ (Hochweide) findet man im Norden des Col de la Schlucht, in einem Gebiet, das die Weiden von Orbey, Valtins und Plainfaing umfasst. Diese zusammenhängenden Bergwiesen, die typisch für eine traditionelle Bergweidewirtschaft sind, werden in der Regel als Sommerweide für die Rinder verwendet, die Milch in solchen Mengen produzieren, dass sie vor Ort zu Käse verarbeitet wird, um sie zu konservieren. Trotz des (gewinnbringenden) Geschäfts, das die Bauerngasthöfe seit der Gründung des Vogesenclubs (1872) mit dem Verkauf ihres Münsterkäses betreiben, ist die Rinderzucht seit Anfang des Jahrhunderts stark zurückgegangen. Die Aufgabe mancher Weiden scheint es dem Lembacher Landwirt ermöglicht zu haben, seine Schafe dort weiden zu lassen: die Besitzer, die nicht mehr in der Lage sind, die Hochlagen ausreichend für Rinder zu unterhalten, vermieten sie zu günstigeren Preisen an Schafzüchter (Nonn/282) (Gagneux und Xavier de Planhol 1979). Diese Aufgabe landwirtschaftlicher Nutzflächen macht kostbares Land für landwirtschaftliche Akteure zugänglich, die deutlich niedrigere Einkommen haben als die Milch- oder Rindfleischerzeuger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Der Beruf des Hirten'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Der Hirte, manchmal in Begleitung eines Helfers, teilt das Leben einer Herde von einigen Dutzend Schafen, die mit dem G von Grammes markiert sind, die er begleitet und auf die Weide führt. Die Schafe, die meistens in der Herde zusammen stehen, grasen X und X und werden sogar in einen Wald geführt, wo sie XX XX XX. Lange kontemplative Sequenzen beschreiben ein Gipfelpanorama, wo Behausungen zu sehen sind. Man begegnet aber nur wenigen Menschen, obwohl die Orte seit langem für den Gesundheits- und den grünen Tourismus erschlossen sind. Der Hirte, der im Hochsommer mit nacktem Oberkörper und im Herbst mit einer warmen Jacke gezeigt wird, beschließt, die Herde nach dem ersten Schneefall, der das Gras noch nicht vollständig bedeckt, in das Tal zu führen. Der offene Schafstall, eine einfache Gitterstruktur mit einem Dach, die als Sommerunterstand dient, muss dann bis zum nächsten Jahr verlassen werden. Der Schäfer hat hauptsächlich zwei Werkzeuge, um seine Schafe zu führen: den Stock und den Hund. Der Hirtenstock, den er mehrmals benutzt, besitzt eine kleine Rinne, mit der er Steine werfen kann, um die Tiere zu erschrecken und einen Haken, um die oft misstrauischen Schafe zu fangen. Grammes besitzt zwei Hunde, einen schwarzen Hund der Rasse X, den er in einer Totalen zeigt, wie er die Herde zusammenführt. Grammes hat die (vielen) Momente der Einsamkeit bevorzugt und eine Umgebung gefilmt, in der die Berge der Vogesen, die Schafe, Hunde und Hirten mit der Landschaft, den Elementen und den  Jahreszeiten zu verschmelzen scheinen.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=André Maurice, &amp;quot;L'économie pastorale sur les chaumes vosgiennes entre le col de la Schlucht et le Ballon d'Alsace&amp;quot;, ''Revue Géographique de l'Est'', 1972 (vol. 12), n°1, p. 35-54.&lt;br /&gt;
|descripteurs=Pâturages; Élevage ovin&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=%C3%89levage_ovin_dans_les_Hautes_Chaumes_(0044FI0002)&amp;diff=11998</id>
		<title>Élevage ovin dans les Hautes Chaumes (0044FI0002)</title>
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|realisateurs=Grammes, Albert&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Pâturage estival du troupeau de moutons de Marcel Geistel dans les chaumes du Champ du Feu&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, terre agricole traditionnelle, a su conserver malgré les crises économiques et géopolitiques une agriculture  à très diversifiée, reflet de la diversité de ses terroirs. La densité de l’habitat rural et le maintien d’une partie des actifs dans le secteur primaire s’expliquent en particulier par l’existence d’un bassin de consommation régional suffisamment important pour absorber l’essentiel de la production par la vente directe sur les marchés ou dans le réseau commercial. Il en va notamment ainsi de l’élevage bovin, porcin et ovin, qui s’est peu à peu spécialisé, concentré et orienté vers la quête de qualité. Les troupeaux de moutons ont subsisté malgré la réduction des possibilités de transhumance face à la fermeture des frontières (1870-1918), puis la pression de l’urbanisation dans l’entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
C’est ce qui explique la concentration des élevages de moutons dans les zones moins fertiles que celles dédiées aux cultures spécialisées commerciales (betterave à sucre, tabac, houblon, vigne) et moins peuplées, comme l’est le territoire de l’Outre-Forêt dans le nord de la région, ou les chaumes. L’éleveur Marcel Geistel a installé un troupeau en transhumance, pendant l'été uniquement, de 1970 à 1974, sur les chaumes vosgiennes ;  il compte environ mille moutons de race mérinos qui passent une partie de l’année en bergerie, et l’autre en pâture libre sur les chaumes du Champ du Feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les pâturages en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore très abondantes à l’orée de la révolution agricole, les prairies des hauteurs ont constamment reculé au XIXe et au XXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, rédacteurs de l'article &amp;quot;Haute Chaume&amp;quot; in ''Encyclopédie de l'Alsace'', éditions Publitotal, Strasbourg, 1984, page 1646-1653&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les chaumes vosgiennes offrent aux bêtes herbe, broussailles et fleurs d’abord dans les forêts de hêtres du massif, puis forment au-delà de 1000 mètres les hautes chaumes. Les zooms arrière réalisés par le cinéaste détaillent ce type de végétation inscrit dans un paysage de sommets arrondis typiques des Vosges et de leurs « ballons ». Le toponyme de « haute chaume » se retrouve historiquement au nord du col de la Schlucht, embrassant les chaumes d’Orbey, des Valtins ou des Planfaing. Typiques d’une économie pastorale de montage traditionnelle, ces prairies d’altitude continues sont réservées en général à l’estive des bovins, qui produisent du lait en quantité telle qu’il est conservé sous forme de fromage transformé sur place. En dépit de l’attraction (rentable) constituée depuis l’apparition du Club Vosgien (1872) par les fermes-auberges vendant aux touristes leur munster géromé, l’élevage bovin a fortement régressé depuis le début du siècle. L’abandon de certains chaumes a semble-t-il permis à l’éleveur de Geispolsheim de venir y faire paître ses moutons : les propriétaires qui ne parviennent plus à entretenir suffisamment les prairies d’altitude pour les bovins les louent moins cher à des éleveurs d’ovins (Nonn/282) (Gagneux et Xavier de Planhol 1979). Ce signe de déprise rurale ouvre les portes de précieux terroirs à des acteurs agricoles aux revenus bien moindres que les producteurs de lait et de viande bovine. &lt;br /&gt;
Marcel Geistel, éleveur à Geispolsheim, village situé à une quinzaine de kilomètres de Strasbourg, avait deux troupeaux de moutons. Le premier restait toute l'année sur le ban de Geispolsheim, et broutait, entre autres, les près de l'aéroport d'Entzheim, tout proche. Le deuxième était conduit sur les chaumes du Champ du Feu, à une quarantaine de kilomètres de là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le métier de berger'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le berger, toujours solitaire, partage la vie en extérieur du troupeau d'environ mille bêtes marquées du &amp;quot;G&amp;quot; de Geistel dont il accompagne et oriente le parcours dans le pâturage. La plupart du temps regroupés, les ovins broutent et sont même dirigés vers un bois. De longues séquences contemplatives décrivent un panoramique sur les sommets où se distinguent des habitations, mais où l’on croise peu d’hommes, alors que les lieux sont depuis longtemps aménagés pour le tourisme sanitaire et vert. Torse nu en plein été et vêtu d’une veste plus chaude vers l’automne, l’éleveur décide d’opérer la redescente après la chute de la première neige d’altitude qui ne recouvre pas encore totalement l’herbe. La transhumance est un voyage délicat. Les plus jeunes bêtes et les brebis allaitantes sont descendues dans la camionnette qui apparaît à l'écran. Pour les autres, le berger dispose de deux outils essentiels pour diriger ses moutons : le bâton et le chien. Le bâton du berger, dont il fait usage à plusieurs reprises, est équipé d’une houlette lui servant à jeter des pierres pour effrayer les bêtes, et d’un crochet autorisant une saisie à distance d’ovins souvent méfiants. Le berger de Marcel Geistel possède deux chiens, saisis en plan très large rassemblant le troupeau. Albert Grammes, l'opérateur, a privilégié les (nombreux) moments de solitude pour filmer un environnement où montagnes vosgiennes, moutons, chiens et bergers semblent se fondre dans le paysage, les éléments, les saisons.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=&amp;lt;big&amp;gt;'''Die Schafe auf der Alm (Grammes)'''&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dem traditionell landwirtschaftlichen Elsass ist es gelungen, trotz der wirtschaftlichen und geopolitischen Krisen eine stark diversifizierte Landwirtschaft zu erhalten, die die Vielfalt ihrer Terroirs widerspiegelt. Die ländliche Siedlungsdichte und der Fortbestand eines Teils der Erwerbstätigen in der Landwirtschaft lassen sich insbesondere durch ein regionales Konsumgebiet erklären, das groß genug ist, um den größten Teil der Produktion im Direktverkauf auf den Märkten oder im Einzelhandel zu absorbieren. Die Rinder-, Schweine- und Schafzucht hat sich nach und nach spezialisiert, konzentriert und auf Qualität ausgerichtet. Waren in den elsässischen Bauernhöfen schon immer Ochsen und Kühe als Zugtiere, die gleichzeitig Milch lieferten, gehalten worden, so fiel die Entwicklung der Schweinezucht im 19. Jahrhundert mit der Ausbreitung des Kartoffelanbaus zusammen. Es gibt immer noch Schafherden, trotz des Rückgangs der Möglichkeiten zum Almauftrieb- und abtrieb nach der Schließung der Grenzen (1870-1918) und trotz des Drucks der Verstädterung. Dies erklärt die Konzentration der Schafzucht in weniger fruchtbaren Gebieten als in solchen, die den spezialisierten kommerziellen Kulturen gewidmet und weniger stark besiedelt sind, wie das Outre-Forêt im nördlichen Elsass. Der Züchter Albert Grammes hat seinen Betrieb X gegründet; 1978 hat er X Schafe, die einen Teil des Jahres in Schafstallungen und den anderen Teil auf freier Weide verbringen (0044FI0002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Die Weiden im Elsass'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die zu Beginn der Agrarrevolution noch sehr zahlreichen Hochweiden verzeichneten im 19. und 20. Jahrhundert einen stetigen Rückgang [Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, Verfasser des Artikels “Haute Chaume“ in der ''Encyclopédie de l'Alsace'', Verlag Publitotal, Straßburg, 1984 (Seite 1646-1653)]. Die Weiden der Vogesen bieten den Tieren Gras, Gestrüpp und Blumen, zuerst in den Buchenwäldern des Gebirges, dann in den Hochweiden über 1000 Meter. Die Verkleinerungen des Filmers zeigen diese Art von Vegetation in einer Landschaft, die von den Gipfeln der Vogesen mit ihrer typischen abgerundeten Form, den „Ballons“, geprägt ist. Den Ortsnamen „Haute Chaume“ (Hochweide) findet man im Norden des Col de la Schlucht, in einem Gebiet, das die Weiden von Orbey, Valtins und Plainfaing umfasst. Diese zusammenhängenden Bergwiesen, die typisch für eine traditionelle Bergweidewirtschaft sind, werden in der Regel als Sommerweide für die Rinder verwendet, die Milch in solchen Mengen produzieren, dass sie vor Ort zu Käse verarbeitet wird, um sie zu konservieren. Trotz des (gewinnbringenden) Geschäfts, das die Bauerngasthöfe seit der Gründung des Vogesenclubs (1872) mit dem Verkauf ihres Münsterkäses betreiben, ist die Rinderzucht seit Anfang des Jahrhunderts stark zurückgegangen. Die Aufgabe mancher Weiden scheint es dem Lembacher Landwirt ermöglicht zu haben, seine Schafe dort weiden zu lassen: die Besitzer, die nicht mehr in der Lage sind, die Hochlagen ausreichend für Rinder zu unterhalten, vermieten sie zu günstigeren Preisen an Schafzüchter (Nonn/282) (Gagneux und Xavier de Planhol 1979). Diese Aufgabe landwirtschaftlicher Nutzflächen macht kostbares Land für landwirtschaftliche Akteure zugänglich, die deutlich niedrigere Einkommen haben als die Milch- oder Rindfleischerzeuger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Der Beruf des Hirten'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Der Hirte, manchmal in Begleitung eines Helfers, teilt das Leben einer Herde von einigen Dutzend Schafen, die mit dem G von Grammes markiert sind, die er begleitet und auf die Weide führt. Die Schafe, die meistens in der Herde zusammen stehen, grasen X und X und werden sogar in einen Wald geführt, wo sie XX XX XX. Lange kontemplative Sequenzen beschreiben ein Gipfelpanorama, wo Behausungen zu sehen sind. Man begegnet aber nur wenigen Menschen, obwohl die Orte seit langem für den Gesundheits- und den grünen Tourismus erschlossen sind. Der Hirte, der im Hochsommer mit nacktem Oberkörper und im Herbst mit einer warmen Jacke gezeigt wird, beschließt, die Herde nach dem ersten Schneefall, der das Gras noch nicht vollständig bedeckt, in das Tal zu führen. Der offene Schafstall, eine einfache Gitterstruktur mit einem Dach, die als Sommerunterstand dient, muss dann bis zum nächsten Jahr verlassen werden. Der Schäfer hat hauptsächlich zwei Werkzeuge, um seine Schafe zu führen: den Stock und den Hund. Der Hirtenstock, den er mehrmals benutzt, besitzt eine kleine Rinne, mit der er Steine werfen kann, um die Tiere zu erschrecken und einen Haken, um die oft misstrauischen Schafe zu fangen. Grammes besitzt zwei Hunde, einen schwarzen Hund der Rasse X, den er in einer Totalen zeigt, wie er die Herde zusammenführt. Grammes hat die (vielen) Momente der Einsamkeit bevorzugt und eine Umgebung gefilmt, in der die Berge der Vogesen, die Schafe, Hunde und Hirten mit der Landschaft, den Elementen und den  Jahreszeiten zu verschmelzen scheinen.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=André Maurice, &amp;quot;L'économie pastorale sur les chaumes vosgiennes entre le col de la Schlucht et le Ballon d'Alsace&amp;quot;, ''Revue Géographique de l'Est'', 1972 (vol. 12), n°1, p. 35-54.&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
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		<updated>2019-11-05T14:27:03Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=Élevage ovin dans les Hautes Chaumes&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Grammes, Albert&lt;br /&gt;
|apercu=Mouton alpage.png&lt;br /&gt;
|evenements_filmes_ou_en_lien=transhumance&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Hautes Chaumes&lt;br /&gt;
|username=Asumpf&lt;br /&gt;
|userrealname=ALEXANDRE SUMPF&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.07619, 7.06605&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Pâturage estival du troupeau de moutons de Marcel Geistel dans les chaumes du Champ du Feu&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, terre agricole traditionnelle, a su conserver malgré les crises économiques et géopolitiques une agriculture  à très diversifiée, reflet de la diversité de ses terroirs. La densité de l’habitat rural et le maintien d’une partie des actifs dans le secteur primaire s’expliquent en particulier par l’existence d’un bassin de consommation régional suffisamment important pour absorber l’essentiel de la production par la vente directe sur les marchés ou dans le réseau commercial. Il en va notamment ainsi de l’élevage bovin, porcin et ovin, qui s’est peu à peu spécialisé, concentré et orienté vers la quête de qualité. Les troupeaux de moutons ont subsisté malgré la réduction des possibilités de transhumance face à la fermeture des frontières (1870-1918), puis la pression de l’urbanisation dans l’entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
C’est ce qui explique la concentration des élevages de moutons dans les zones moins fertiles que celles dédiées aux cultures spécialisées commerciales (betterave à sucre, tabac, houblon, vigne) et moins peuplées, comme l’est le territoire de l’Outre-Forêt dans le nord de la région, ou les chaumes. L’éleveur Marcel Geistel a installé un troupeau en transhumance, pendant l'été uniquement, de 1970 à 1974, sur les chaumes vosgiennes ;  il compte environ mille moutons de race mérinos qui passent une partie de l’année en bergerie, et l’autre en pâture libre sur les chaumes du Champ du Feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les pâturages en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore très abondantes à l’orée de la révolution agricole, les prairies des hauteurs ont constamment reculé au XIXe et au XXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, rédacteurs de l'article &amp;quot;Haute Chaume&amp;quot; in ''Encyclopédie de l'Alsace'', éditions Publitotal, Strasbourg, 1984, page 1646-1653&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les chaumes vosgiennes offrent aux bêtes herbe, broussailles et fleurs d’abord dans les forêts de hêtres du massif, puis forment au-delà de 1000 mètres les hautes chaumes. Les zooms arrière réalisés par le cinéaste détaillent ce type de végétation inscrit dans un paysage de sommets arrondis typiques des Vosges et de leurs « ballons ». Le toponyme de « haute chaume » se retrouve historiquement au nord du col de la Schlucht, embrassant les chaumes d’Orbey, des Valtins ou des Planfaing. Typiques d’une économie pastorale de montage traditionnelle, ces prairies d’altitude continues sont réservées en général à l’estive des bovins, qui produisent du lait en quantité telle qu’il est conservé sous forme de fromage transformé sur place. En dépit de l’attraction (rentable) constituée depuis l’apparition du Club Vosgien (1872) par les fermes-auberges vendant aux touristes leur munster géromé, l’élevage bovin a fortement régressé depuis le début du siècle. L’abandon de certains chaumes a semble-t-il permis à l’éleveur de Geispolsheim de venir y faire paître ses moutons : les propriétaires qui ne parviennent plus à entretenir suffisamment les prairies d’altitude pour les bovins les louent moins cher à des éleveurs d’ovins (Nonn/282) (Gagneux et Xavier de Planhol 1979). Ce signe de déprise rurale ouvre les portes de précieux terroirs à des acteurs agricoles aux revenus bien moindres que les producteurs de lait et de viande bovine. &lt;br /&gt;
Marcel Geistel, éleveur à Geispolsheim, village situé à une quinzaine de kilomètres de Strasbourg, avait deux troupeaux de moutons. Le premier restait toute l'année sur le ban de Geispolsheim, et broutait, entre autres, les près de l'aéroport d'Entzheim, tout proche. Le deuxième était conduit sur les chaumes du Champ du Feu, à une quarantaine de kilomètres de là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le métier de berger'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le berger, toujours solitaire, partage la vie en extérieur du troupeau d'environ mille bêtes marquées du &amp;quot;G&amp;quot; de Geistel dont il accompagne et oriente le parcours dans le pâturage. La plupart du temps regroupés, les ovins broutent et sont même dirigés vers un bois. De longues séquences contemplatives décrivent un panoramique sur les sommets où se distinguent des habitations, mais où l’on croise peu d’hommes, alors que les lieux sont depuis longtemps aménagés pour le tourisme sanitaire et vert. Torse nu en plein été et vêtu d’une veste plus chaude vers l’automne, l’éleveur décide d’opérer la redescente après la chute de la première neige d’altitude qui ne recouvre pas encore totalement l’herbe. La transhumance est un voyage délicat. Les plus jeunes bêtes et les brebis allaitantes sont descendues dans la camionnette qui apparaît à l'écran. Pour les autres, le berger dispose de deux outils essentiels pour diriger ses moutons : le bâton et le chien. Le bâton du berger, dont il fait usage à plusieurs reprises, est équipé d’une houlette lui servant à jeter des pierres pour effrayer les bêtes, et d’un crochet autorisant une saisie à distance d’ovins souvent méfiants. Le berger de Marcel Geistel possède deux chiens, saisis en plan très large rassemblant le troupeau. Albert Grammes, l'opérateur, a privilégié les (nombreux) moments de solitude pour filmer un environnement où montagnes vosgiennes, moutons, chiens et bergers semblent se fondre dans le paysage, les éléments, les saisons.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=&amp;lt;big&amp;gt;'''Die Schafe auf der Alm (Grammes)'''&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dem traditionell landwirtschaftlichen Elsass ist es gelungen, trotz der wirtschaftlichen und geopolitischen Krisen eine stark diversifizierte Landwirtschaft zu erhalten, die die Vielfalt ihrer Terroirs widerspiegelt. Die ländliche Siedlungsdichte und der Fortbestand eines Teils der Erwerbstätigen in der Landwirtschaft lassen sich insbesondere durch ein regionales Konsumgebiet erklären, das groß genug ist, um den größten Teil der Produktion im Direktverkauf auf den Märkten oder im Einzelhandel zu absorbieren. Die Rinder-, Schweine- und Schafzucht hat sich nach und nach spezialisiert, konzentriert und auf Qualität ausgerichtet. Waren in den elsässischen Bauernhöfen schon immer Ochsen und Kühe als Zugtiere, die gleichzeitig Milch lieferten, gehalten worden, so fiel die Entwicklung der Schweinezucht im 19. Jahrhundert mit der Ausbreitung des Kartoffelanbaus zusammen. Es gibt immer noch Schafherden, trotz des Rückgangs der Möglichkeiten zum Almauftrieb- und abtrieb nach der Schließung der Grenzen (1870-1918) und trotz des Drucks der Verstädterung. Dies erklärt die Konzentration der Schafzucht in weniger fruchtbaren Gebieten als in solchen, die den spezialisierten kommerziellen Kulturen gewidmet und weniger stark besiedelt sind, wie das Outre-Forêt im nördlichen Elsass. Der Züchter Albert Grammes hat seinen Betrieb X gegründet; 1978 hat er X Schafe, die einen Teil des Jahres in Schafstallungen und den anderen Teil auf freier Weide verbringen (0044FI0002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Die Weiden im Elsass'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die zu Beginn der Agrarrevolution noch sehr zahlreichen Hochweiden verzeichneten im 19. und 20. Jahrhundert einen stetigen Rückgang [Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, Verfasser des Artikels “Haute Chaume“ in der ''Encyclopédie de l'Alsace'', Verlag Publitotal, Straßburg, 1984 (Seite 1646-1653)]. Die Weiden der Vogesen bieten den Tieren Gras, Gestrüpp und Blumen, zuerst in den Buchenwäldern des Gebirges, dann in den Hochweiden über 1000 Meter. Die Verkleinerungen des Filmers zeigen diese Art von Vegetation in einer Landschaft, die von den Gipfeln der Vogesen mit ihrer typischen abgerundeten Form, den „Ballons“, geprägt ist. Den Ortsnamen „Haute Chaume“ (Hochweide) findet man im Norden des Col de la Schlucht, in einem Gebiet, das die Weiden von Orbey, Valtins und Plainfaing umfasst. Diese zusammenhängenden Bergwiesen, die typisch für eine traditionelle Bergweidewirtschaft sind, werden in der Regel als Sommerweide für die Rinder verwendet, die Milch in solchen Mengen produzieren, dass sie vor Ort zu Käse verarbeitet wird, um sie zu konservieren. Trotz des (gewinnbringenden) Geschäfts, das die Bauerngasthöfe seit der Gründung des Vogesenclubs (1872) mit dem Verkauf ihres Münsterkäses betreiben, ist die Rinderzucht seit Anfang des Jahrhunderts stark zurückgegangen. Die Aufgabe mancher Weiden scheint es dem Lembacher Landwirt ermöglicht zu haben, seine Schafe dort weiden zu lassen: die Besitzer, die nicht mehr in der Lage sind, die Hochlagen ausreichend für Rinder zu unterhalten, vermieten sie zu günstigeren Preisen an Schafzüchter (Nonn/282) (Gagneux und Xavier de Planhol 1979). Diese Aufgabe landwirtschaftlicher Nutzflächen macht kostbares Land für landwirtschaftliche Akteure zugänglich, die deutlich niedrigere Einkommen haben als die Milch- oder Rindfleischerzeuger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Der Beruf des Hirten'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Der Hirte, manchmal in Begleitung eines Helfers, teilt das Leben einer Herde von einigen Dutzend Schafen, die mit dem G von Grammes markiert sind, die er begleitet und auf die Weide führt. Die Schafe, die meistens in der Herde zusammen stehen, grasen X und X und werden sogar in einen Wald geführt, wo sie XX XX XX. Lange kontemplative Sequenzen beschreiben ein Gipfelpanorama, wo Behausungen zu sehen sind. Man begegnet aber nur wenigen Menschen, obwohl die Orte seit langem für den Gesundheits- und den grünen Tourismus erschlossen sind. Der Hirte, der im Hochsommer mit nacktem Oberkörper und im Herbst mit einer warmen Jacke gezeigt wird, beschließt, die Herde nach dem ersten Schneefall, der das Gras noch nicht vollständig bedeckt, in das Tal zu führen. Der offene Schafstall, eine einfache Gitterstruktur mit einem Dach, die als Sommerunterstand dient, muss dann bis zum nächsten Jahr verlassen werden. Der Schäfer hat hauptsächlich zwei Werkzeuge, um seine Schafe zu führen: den Stock und den Hund. Der Hirtenstock, den er mehrmals benutzt, besitzt eine kleine Rinne, mit der er Steine werfen kann, um die Tiere zu erschrecken und einen Haken, um die oft misstrauischen Schafe zu fangen. Grammes besitzt zwei Hunde, einen schwarzen Hund der Rasse X, den er in einer Totalen zeigt, wie er die Herde zusammenführt. Grammes hat die (vielen) Momente der Einsamkeit bevorzugt und eine Umgebung gefilmt, in der die Berge der Vogesen, die Schafe, Hunde und Hirten mit der Landschaft, den Elementen und den  Jahreszeiten zu verschmelzen scheinen.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=André Maurice, &amp;quot;L'économie pastorale sur les chaumes vosgiennes entre le col de la Schlucht et le Ballon d'Alsace&amp;quot;, ''Revue Géographique de l'Est'', 1972 (vol. 12), n°1, p. 35-54.&lt;br /&gt;
|descripteurs=Pâturages; Élevage ovin&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=%C3%89levage_ovin_dans_les_Hautes_Chaumes_(0044FI0002)&amp;diff=11996</id>
		<title>Élevage ovin dans les Hautes Chaumes (0044FI0002)</title>
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		<updated>2019-11-05T10:21:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Élevage ovin dans les Hautes Chaumes&lt;br /&gt;
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|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Grammes, Albert&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Hautes Chaumes&lt;br /&gt;
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|userrealname=ALEXANDRE SUMPF&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.0728, 7.0424&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Pâturage estival du troupeau de moutons de Marcel Geistel dans les chaumes du Champ du Feu&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, terre agricole traditionnelle, a su conserver malgré les crises économiques et géopolitiques une agriculture  à très diversifiée, reflet de la diversité de ses terroirs. La densité de l’habitat rural et le maintien d’une partie des actifs dans le secteur primaire s’expliquent en particulier par l’existence d’un bassin de consommation régional suffisamment important pour absorber l’essentiel de la production par la vente directe sur les marchés ou dans le réseau commercial. Il en va notamment ainsi de l’élevage bovin, porcin et ovin, qui s’est peu à peu spécialisé, concentré et orienté vers la quête de qualité. Les troupeaux de moutons ont subsisté malgré la réduction des possibilités de transhumance face à la fermeture des frontières (1870-1918), puis la pression de l’urbanisation dans l’entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
C’est ce qui explique la concentration des élevages de moutons dans les zones moins fertiles que celles dédiées aux cultures spécialisées commerciales (betterave à sucre, tabac, houblon, vigne) et moins peuplées, comme l’est le territoire de l’Outre-Forêt dans le nord de la région, ou les chaumes. L’éleveur Marcel Geistel a installé un troupeau en transhumance, pendant l'été uniquement, de 1970 à 1974, sur les chaumes vosgiennes ;  il compte environ mille moutons de race mérinos qui passent une partie de l’année en bergerie, et l’autre en pâture libre sur les chaumes du Champ du Feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les pâturages en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore très abondantes à l’orée de la révolution agricole, les prairies des hauteurs ont constamment reculé au XIXe et au XXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, rédacteurs de l'article &amp;quot;Haute Chaume&amp;quot; in ''Encyclopédie de l'Alsace'', éditions Publitotal, Strasbourg, 1984, page 1646-1653&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les chaumes vosgiennes offrent aux bêtes herbe, broussailles et fleurs d’abord dans les forêts de hêtres du massif, puis forment au-delà de 1000 mètres les hautes chaumes. Les zooms arrière réalisés par le cinéaste détaillent ce type de végétation inscrit dans un paysage de sommets arrondis typiques des Vosges et de leurs « ballons ». Le toponyme de « haute chaume » se retrouve historiquement au nord du col de la Schlucht, embrassant les chaumes d’Orbey, des Valtins ou des Planfaing. Typiques d’une économie pastorale de montage traditionnelle, ces prairies d’altitude continues sont réservées en général à l’estive des bovins, qui produisent du lait en quantité telle qu’il est conservé sous forme de fromage transformé sur place. En dépit de l’attraction (rentable) constituée depuis l’apparition du Club Vosgien (1872) par les fermes-auberges vendant aux touristes leur munster géromé, l’élevage bovin a fortement régressé depuis le début du siècle. L’abandon de certains chaumes a semble-t-il permis à l’éleveur de Geispolsheim de venir y faire paître ses moutons : les propriétaires qui ne parviennent plus à entretenir suffisamment les prairies d’altitude pour les bovins les louent moins cher à des éleveurs d’ovins (Nonn/282) (Gagneux et Xavier de Planhol 1979). Ce signe de déprise rurale ouvre les portes de précieux terroirs à des acteurs agricoles aux revenus bien moindres que les producteurs de lait et de viande bovine. &lt;br /&gt;
Marcel Geistel, éleveur à Geispolsheim, village situé à une quinzaine de kilomètres de Strasbourg, avait deux troupeaux de moutons. Le premier restait toute l'année sur le ban de Geispolsheim, et broutait, entre autres, les près de l'aéroport d'Entzheim, tout proche. Le deuxième était conduit sur les chaumes du Champ du Feu, à une quarantaine de kilomètres de là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le métier de berger'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le berger, toujours solitaire, partage la vie en extérieur du troupeau d'environ mille bêtes marquées du &amp;quot;G&amp;quot; de Geistel dont il accompagne et oriente le parcours dans le pâturage. La plupart du temps regroupés, les ovins broutent et sont même dirigés vers un bois. De longues séquences contemplatives décrivent un panoramique sur les sommets où se distinguent des habitations, mais où l’on croise peu d’hommes, alors que les lieux sont depuis longtemps aménagés pour le tourisme sanitaire et vert. Torse nu en plein été et vêtu d’une veste plus chaude vers l’automne, l’éleveur décide d’opérer la redescente après la chute de la première neige d’altitude qui ne recouvre pas encore totalement l’herbe. La transhumance est un voyage délicat. Les plus jeunes bêtes et les brebis allaitantes sont descendues dans la camionnette qui apparaît à l'écran. Pour les autres, le berger dispose de deux outils essentiels pour diriger ses moutons : le bâton et le chien. Le bâton du berger, dont il fait usage à plusieurs reprises, est équipé d’une houlette lui servant à jeter des pierres pour effrayer les bêtes, et d’un crochet autorisant une saisie à distance d’ovins souvent méfiants. Le berger de Marcel Geistel possède deux chiens, saisis en plan très large rassemblant le troupeau. Albert Grammes, l'opérateur, a privilégié les (nombreux) moments de solitude pour filmer un environnement où montagnes vosgiennes, moutons, chiens et bergers semblent se fondre dans le paysage, les éléments, les saisons.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=&amp;lt;big&amp;gt;'''Die Schafe auf der Alm (Grammes)'''&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dem traditionell landwirtschaftlichen Elsass ist es gelungen, trotz der wirtschaftlichen und geopolitischen Krisen eine stark diversifizierte Landwirtschaft zu erhalten, die die Vielfalt ihrer Terroirs widerspiegelt. Die ländliche Siedlungsdichte und der Fortbestand eines Teils der Erwerbstätigen in der Landwirtschaft lassen sich insbesondere durch ein regionales Konsumgebiet erklären, das groß genug ist, um den größten Teil der Produktion im Direktverkauf auf den Märkten oder im Einzelhandel zu absorbieren. Die Rinder-, Schweine- und Schafzucht hat sich nach und nach spezialisiert, konzentriert und auf Qualität ausgerichtet. Waren in den elsässischen Bauernhöfen schon immer Ochsen und Kühe als Zugtiere, die gleichzeitig Milch lieferten, gehalten worden, so fiel die Entwicklung der Schweinezucht im 19. Jahrhundert mit der Ausbreitung des Kartoffelanbaus zusammen. Es gibt immer noch Schafherden, trotz des Rückgangs der Möglichkeiten zum Almauftrieb- und abtrieb nach der Schließung der Grenzen (1870-1918) und trotz des Drucks der Verstädterung. Dies erklärt die Konzentration der Schafzucht in weniger fruchtbaren Gebieten als in solchen, die den spezialisierten kommerziellen Kulturen gewidmet und weniger stark besiedelt sind, wie das Outre-Forêt im nördlichen Elsass. Der Züchter Albert Grammes hat seinen Betrieb X gegründet; 1978 hat er X Schafe, die einen Teil des Jahres in Schafstallungen und den anderen Teil auf freier Weide verbringen (0044FI0002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Die Weiden im Elsass'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die zu Beginn der Agrarrevolution noch sehr zahlreichen Hochweiden verzeichneten im 19. und 20. Jahrhundert einen stetigen Rückgang [Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, Verfasser des Artikels “Haute Chaume“ in der ''Encyclopédie de l'Alsace'', Verlag Publitotal, Straßburg, 1984 (Seite 1646-1653)]. Die Weiden der Vogesen bieten den Tieren Gras, Gestrüpp und Blumen, zuerst in den Buchenwäldern des Gebirges, dann in den Hochweiden über 1000 Meter. Die Verkleinerungen des Filmers zeigen diese Art von Vegetation in einer Landschaft, die von den Gipfeln der Vogesen mit ihrer typischen abgerundeten Form, den „Ballons“, geprägt ist. Den Ortsnamen „Haute Chaume“ (Hochweide) findet man im Norden des Col de la Schlucht, in einem Gebiet, das die Weiden von Orbey, Valtins und Plainfaing umfasst. Diese zusammenhängenden Bergwiesen, die typisch für eine traditionelle Bergweidewirtschaft sind, werden in der Regel als Sommerweide für die Rinder verwendet, die Milch in solchen Mengen produzieren, dass sie vor Ort zu Käse verarbeitet wird, um sie zu konservieren. Trotz des (gewinnbringenden) Geschäfts, das die Bauerngasthöfe seit der Gründung des Vogesenclubs (1872) mit dem Verkauf ihres Münsterkäses betreiben, ist die Rinderzucht seit Anfang des Jahrhunderts stark zurückgegangen. Die Aufgabe mancher Weiden scheint es dem Lembacher Landwirt ermöglicht zu haben, seine Schafe dort weiden zu lassen: die Besitzer, die nicht mehr in der Lage sind, die Hochlagen ausreichend für Rinder zu unterhalten, vermieten sie zu günstigeren Preisen an Schafzüchter (Nonn/282) (Gagneux und Xavier de Planhol 1979). Diese Aufgabe landwirtschaftlicher Nutzflächen macht kostbares Land für landwirtschaftliche Akteure zugänglich, die deutlich niedrigere Einkommen haben als die Milch- oder Rindfleischerzeuger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Der Beruf des Hirten'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Der Hirte, manchmal in Begleitung eines Helfers, teilt das Leben einer Herde von einigen Dutzend Schafen, die mit dem G von Grammes markiert sind, die er begleitet und auf die Weide führt. Die Schafe, die meistens in der Herde zusammen stehen, grasen X und X und werden sogar in einen Wald geführt, wo sie XX XX XX. Lange kontemplative Sequenzen beschreiben ein Gipfelpanorama, wo Behausungen zu sehen sind. Man begegnet aber nur wenigen Menschen, obwohl die Orte seit langem für den Gesundheits- und den grünen Tourismus erschlossen sind. Der Hirte, der im Hochsommer mit nacktem Oberkörper und im Herbst mit einer warmen Jacke gezeigt wird, beschließt, die Herde nach dem ersten Schneefall, der das Gras noch nicht vollständig bedeckt, in das Tal zu führen. Der offene Schafstall, eine einfache Gitterstruktur mit einem Dach, die als Sommerunterstand dient, muss dann bis zum nächsten Jahr verlassen werden. Der Schäfer hat hauptsächlich zwei Werkzeuge, um seine Schafe zu führen: den Stock und den Hund. Der Hirtenstock, den er mehrmals benutzt, besitzt eine kleine Rinne, mit der er Steine werfen kann, um die Tiere zu erschrecken und einen Haken, um die oft misstrauischen Schafe zu fangen. Grammes besitzt zwei Hunde, einen schwarzen Hund der Rasse X, den er in einer Totalen zeigt, wie er die Herde zusammenführt. Grammes hat die (vielen) Momente der Einsamkeit bevorzugt und eine Umgebung gefilmt, in der die Berge der Vogesen, die Schafe, Hunde und Hirten mit der Landschaft, den Elementen und den  Jahreszeiten zu verschmelzen scheinen.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=André Maurice, &amp;quot;L'économie pastorale sur les chaumes vosgiennes entre le col de la Schlucht et le Ballon d'Alsace&amp;quot;, ''Revue Géographique de l'Est'', 1972 (vol. 12), n°1, p. 35-54.&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
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C’est ce qui explique la concentration des élevages de moutons dans les zones moins fertiles que celles dédiées aux cultures spécialisées commerciales (betterave à sucre, tabac, houblon, vigne) et moins peuplées, comme l’est le territoire de l’Outre-Forêt dans le nord de la région, ou les chaumes. L’éleveur Marcel Geistel a installé un troupeau en transhumance, pendant l'été uniquement, de 1970 à 1974, sur les chaumes vosgiennes ;  il compte environ mille moutons de race mérinos qui passent une partie de l’année en bergerie, et l’autre en pâture libre sur les chaumes du Champ du Feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les pâturages en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore très abondantes à l’orée de la révolution agricole, les prairies des hauteurs ont constamment reculé au XIXe et au XXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, rédacteurs de l'article &amp;quot;Haute Chaume&amp;quot; in ''Encyclopédie de l'Alsace'', éditions Publitotal, Strasbourg, 1984, page 1646-1653&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les chaumes vosgiennes offrent aux bêtes herbe, broussailles et fleurs d’abord dans les forêts de hêtres du massif, puis forment au-delà de 1000 mètres les hautes chaumes. Les zooms arrière réalisés par le cinéaste détaillent ce type de végétation inscrit dans un paysage de sommets arrondis typiques des Vosges et de leurs « ballons ». Le toponyme de « haute chaume » se retrouve historiquement au nord du col de la Schlucht, embrassant les chaumes d’Orbey, des Valtins ou des Planfaing. Typiques d’une économie pastorale de montage traditionnelle, ces prairies d’altitude continues sont réservées en général à l’estive des bovins, qui produisent du lait en quantité telle qu’il est conservé sous forme de fromage transformé sur place. En dépit de l’attraction (rentable) constituée depuis l’apparition du Club Vosgien (1872) par les fermes-auberges vendant aux touristes leur munster géromé, l’élevage bovin a fortement régressé depuis le début du siècle. L’abandon de certains chaumes a semble-t-il permis à l’éleveur de Geispolsheim de venir y faire paître ses moutons : les propriétaires qui ne parviennent plus à entretenir suffisamment les prairies d’altitude pour les bovins les louent moins cher à des éleveurs d’ovins (Nonn/282) (Gagneux et Xavier de Planhol 1979). Ce signe de déprise rurale ouvre les portes de précieux terroirs à des acteurs agricoles aux revenus bien moindres que les producteurs de lait et de viande bovine. &lt;br /&gt;
Marcel Geistel, éleveur à Geispolsheim, village situé à une quinzaine de kilomètres de Strasbourg, avait deux troupeaux de moutons. Le premier restait toute l'année sur le ban de Geispolsheim, et broutait, entre autres, les près de l'aéroport d'Entzheim, tout proche. Le deuxième était conduit sur les chaumes du Champ du Feu, à une quarantaine de kilomètres de là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le métier de berger'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le berger, toujours solitaire, partage la vie en extérieur du troupeau d'environ mille bêtes marquées du &amp;quot;G&amp;quot; de Geistel dont il accompagne et oriente le parcours dans le pâturage. La plupart du temps regroupés, les ovins broutent et sont même dirigés vers un bois. De longues séquences contemplatives décrivent un panoramique sur les sommets où se distinguent des habitations, mais où l’on croise peu d’hommes, alors que les lieux sont depuis longtemps aménagés pour le tourisme sanitaire et vert. Torse nu en plein été et vêtu d’une veste plus chaude vers l’automne, l’éleveur décide d’opérer la redescente après la chute de la première neige d’altitude qui ne recouvre pas encore totalement l’herbe. La transhumance est un voyage délicat. Les plus jeunes bêtes et les brebis allaitantes sont descendues dans la camionnette qui apparaît à l'écran. Pour les autres, le berger dispose de deux outils essentiels pour diriger ses moutons : le bâton et le chien. Le bâton du berger, dont il fait usage à plusieurs reprises, est équipé d’une houlette lui servant à jeter des pierres pour effrayer les bêtes, et d’un crochet autorisant une saisie à distance d’ovins souvent méfiants. Le berger de Marcel Geistel possède deux chiens, saisis en plan très large rassemblant le troupeau. Albert Grammes, l'opérateur, a privilégié les (nombreux) moments de solitude pour filmer un environnement où montagnes vosgiennes, moutons, chiens et bergers semblent se fondre dans le paysage, les éléments, les saisons.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=&amp;lt;big&amp;gt;'''Die Schafe auf der Alm (Grammes)'''&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dem traditionell landwirtschaftlichen Elsass ist es gelungen, trotz der wirtschaftlichen und geopolitischen Krisen eine stark diversifizierte Landwirtschaft zu erhalten, die die Vielfalt ihrer Terroirs widerspiegelt. Die ländliche Siedlungsdichte und der Fortbestand eines Teils der Erwerbstätigen in der Landwirtschaft lassen sich insbesondere durch ein regionales Konsumgebiet erklären, das groß genug ist, um den größten Teil der Produktion im Direktverkauf auf den Märkten oder im Einzelhandel zu absorbieren. Die Rinder-, Schweine- und Schafzucht hat sich nach und nach spezialisiert, konzentriert und auf Qualität ausgerichtet. Waren in den elsässischen Bauernhöfen schon immer Ochsen und Kühe als Zugtiere, die gleichzeitig Milch lieferten, gehalten worden, so fiel die Entwicklung der Schweinezucht im 19. Jahrhundert mit der Ausbreitung des Kartoffelanbaus zusammen. Es gibt immer noch Schafherden, trotz des Rückgangs der Möglichkeiten zum Almauftrieb- und abtrieb nach der Schließung der Grenzen (1870-1918) und trotz des Drucks der Verstädterung. Dies erklärt die Konzentration der Schafzucht in weniger fruchtbaren Gebieten als in solchen, die den spezialisierten kommerziellen Kulturen gewidmet und weniger stark besiedelt sind, wie das Outre-Forêt im nördlichen Elsass. Der Züchter Albert Grammes hat seinen Betrieb X gegründet; 1978 hat er X Schafe, die einen Teil des Jahres in Schafstallungen und den anderen Teil auf freier Weide verbringen (0044FI0002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Die Weiden im Elsass'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die zu Beginn der Agrarrevolution noch sehr zahlreichen Hochweiden verzeichneten im 19. und 20. Jahrhundert einen stetigen Rückgang [Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, Verfasser des Artikels “Haute Chaume“ in der ''Encyclopédie de l'Alsace'', Verlag Publitotal, Straßburg, 1984 (Seite 1646-1653)]. Die Weiden der Vogesen bieten den Tieren Gras, Gestrüpp und Blumen, zuerst in den Buchenwäldern des Gebirges, dann in den Hochweiden über 1000 Meter. Die Verkleinerungen des Filmers zeigen diese Art von Vegetation in einer Landschaft, die von den Gipfeln der Vogesen mit ihrer typischen abgerundeten Form, den „Ballons“, geprägt ist. Den Ortsnamen „Haute Chaume“ (Hochweide) findet man im Norden des Col de la Schlucht, in einem Gebiet, das die Weiden von Orbey, Valtins und Plainfaing umfasst. Diese zusammenhängenden Bergwiesen, die typisch für eine traditionelle Bergweidewirtschaft sind, werden in der Regel als Sommerweide für die Rinder verwendet, die Milch in solchen Mengen produzieren, dass sie vor Ort zu Käse verarbeitet wird, um sie zu konservieren. Trotz des (gewinnbringenden) Geschäfts, das die Bauerngasthöfe seit der Gründung des Vogesenclubs (1872) mit dem Verkauf ihres Münsterkäses betreiben, ist die Rinderzucht seit Anfang des Jahrhunderts stark zurückgegangen. Die Aufgabe mancher Weiden scheint es dem Lembacher Landwirt ermöglicht zu haben, seine Schafe dort weiden zu lassen: die Besitzer, die nicht mehr in der Lage sind, die Hochlagen ausreichend für Rinder zu unterhalten, vermieten sie zu günstigeren Preisen an Schafzüchter (Nonn/282) (Gagneux und Xavier de Planhol 1979). Diese Aufgabe landwirtschaftlicher Nutzflächen macht kostbares Land für landwirtschaftliche Akteure zugänglich, die deutlich niedrigere Einkommen haben als die Milch- oder Rindfleischerzeuger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Der Beruf des Hirten'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Der Hirte, manchmal in Begleitung eines Helfers, teilt das Leben einer Herde von einigen Dutzend Schafen, die mit dem G von Grammes markiert sind, die er begleitet und auf die Weide führt. Die Schafe, die meistens in der Herde zusammen stehen, grasen X und X und werden sogar in einen Wald geführt, wo sie XX XX XX. Lange kontemplative Sequenzen beschreiben ein Gipfelpanorama, wo Behausungen zu sehen sind. Man begegnet aber nur wenigen Menschen, obwohl die Orte seit langem für den Gesundheits- und den grünen Tourismus erschlossen sind. Der Hirte, der im Hochsommer mit nacktem Oberkörper und im Herbst mit einer warmen Jacke gezeigt wird, beschließt, die Herde nach dem ersten Schneefall, der das Gras noch nicht vollständig bedeckt, in das Tal zu führen. Der offene Schafstall, eine einfache Gitterstruktur mit einem Dach, die als Sommerunterstand dient, muss dann bis zum nächsten Jahr verlassen werden. Der Schäfer hat hauptsächlich zwei Werkzeuge, um seine Schafe zu führen: den Stock und den Hund. Der Hirtenstock, den er mehrmals benutzt, besitzt eine kleine Rinne, mit der er Steine werfen kann, um die Tiere zu erschrecken und einen Haken, um die oft misstrauischen Schafe zu fangen. Grammes besitzt zwei Hunde, einen schwarzen Hund der Rasse X, den er in einer Totalen zeigt, wie er die Herde zusammenführt. Grammes hat die (vielen) Momente der Einsamkeit bevorzugt und eine Umgebung gefilmt, in der die Berge der Vogesen, die Schafe, Hunde und Hirten mit der Landschaft, den Elementen und den  Jahreszeiten zu verschmelzen scheinen.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=André Maurice, &amp;quot;L'économie pastorale sur les chaumes vosgiennes entre le col de la Schlucht et le Ballon d'Alsace&amp;quot;, ''Revue Géographique de l'Est'', 1972 (vol. 12), n°1, p. 35-54.&lt;br /&gt;
|descripteurs=Pâturages; Élevage ovin&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=%C3%89levage_ovin_dans_les_Hautes_Chaumes_(0044FI0002)&amp;diff=11799</id>
		<title>Élevage ovin dans les Hautes Chaumes (0044FI0002)</title>
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		<updated>2019-09-23T17:00:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Élevage ovin dans les Hautes Chaumes&lt;br /&gt;
|fonds=Geistel&lt;br /&gt;
|idSupport=0044FI0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1974&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Grammes, Albert&lt;br /&gt;
|apercu=Mouton alpage.png&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Hautes Chaumes&lt;br /&gt;
|username=Asumpf&lt;br /&gt;
|userrealname=ALEXANDRE SUMPF&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.0728, 7.0424&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Pâturage estival du troupeau de moutons de Marcel Geistel dans les chaumes du Champ du Feu&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, terre agricole traditionnelle, a su conserver malgré les crises économiques et géopolitiques une agriculture très diversifiée, reflet de la diversité de ses terroirs. La densité de l’habitat rural et le maintien d’une partie des actifs dans le secteur primaire s’expliquent en particulier par l’existence d’un bassin de consommation régional suffisamment important pour absorber l’essentiel de la production par la vente directe sur les marchés ou dans le réseau commercial. Il en va notamment ainsi de l’élevage bovin, porcin et ovin, qui s’est peu à peu spécialisé, concentré et orienté vers la quête de qualité. Les troupeaux de moutons ont subsisté malgré la réduction des possibilités de transhumance face à la fermeture des frontières (1870-1918), puis la pression de l’urbanisation dans l’entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
C’est ce qui explique la concentration des élevages de moutons dans les zones moins fertiles que celles dédiées aux cultures spécialisées commerciales (betterave à sucre, tabac, houblon, vigne) et moins peuplées, comme l’est le territoire de l’Outre-Forêt dans le nord de la région. L’éleveur Marcel Geistel a installé son exploitation en 1970 ;  elle compte jusqu'à mille moutons de race mérinos qui passent une partie de l’année en bergerie, et l’autre en pâture libre sur les chaumes du Champ du Feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les pâturages en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore très abondantes à l’orée de la révolution agricole, les prairies des hauteurs ont constamment reculé au XIXe et au XXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, rédacteurs de l'article &amp;quot;Haute Chaume&amp;quot; in ''Encyclopédie de l'Alsace'', éditions Publitotal, Strasbourg, 1984, page 1646-1653&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les chaumes vosgiennes offrent aux bêtes herbe, broussailles et fleurs d’abord dans les forêts de hêtres du massif, puis forment au-delà de 1000 mètres les hautes chaumes. Les zooms arrière réalisés par le cinéaste détaillent ce type de végétation inscrit dans un paysage de sommets arrondis typiques des Vosges et de leurs « ballons ». Le toponyme de « haute chaume » se retrouve historiquement au nord du col de la Schlucht, embrassant les chaumes d’Orbey, des Valtins ou des Planfaing. Typiques d’une économie pastorale de montage traditionnelle, ces prairies d’altitude continues sont réservées en général à l’estive des bovins, qui produisent du lait en quantité telle qu’il est conservé sous forme de fromage transformé sur place. En dépit de l’attraction (rentable) constituée depuis l’apparition du Club Vosgien (1872) par les fermes-auberges vendant aux touristes leur munster géromé, l’élevage bovin a fortement régressé depuis le début du siècle. L’abandon de certains chaumes a semble-t-il permis à l’éleveur de Geispolsheim de venir y faire paître ses moutons : les propriétaires qui ne parviennent plus à entretenir suffisamment les prairies d’altitude pour les bovins les louent moins cher à des éleveurs d’ovins (Nonn/282) (Gagneux et Xavier de Planhol 1979). Ce signe de déprise rurale ouvre les portes de précieux terroirs à des acteurs agricoles aux revenus bien moindres que les producteurs de lait et de viande bovine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le métier de berger'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le berger, toujours solitaire, partage la vie en extérieur du troupeau d'environ mille bêtes marquées du &amp;quot;G&amp;quot; de Geistel dont il accompagne et oriente le parcours dans le pâturage. La plupart du temps regroupés, les ovins broutent et sont même dirigés vers un bois. De longues séquences contemplatives décrivent un panoramique sur les sommets où se distinguent des habitations, mais où l’on croise peu d’hommes, alors que les lieux sont depuis longtemps aménagés pour le tourisme sanitaire et vert. Torse nu en plein été et vêtu d’une veste plus chaude vers l’automne, l’éleveur décide d’opérer la redescente après la chute de la première neige d’altitude qui ne recouvre pas encore totalement l’herbe. Le berger dispose de deux outils essentiels pour diriger ses moutons : le bâton et le chien. Le bâton du berger, dont il fait usage à plusieurs reprises, est équipé d’une houlette lui servant à jeter des pierres pour effrayer les bêtes, et d’un crochet autorisant une saisie à distance d’ovins souvent méfiants. Le berger de Marcel Geistel possède deux chiens, qu’il saisit en plan très large rassemblant le troupeau. Albert Grammes, l'opérateur, a privilégié les (nombreux) moments de solitude pour filmer un environnement où montagnes vosgiennes, moutons, chiens et bergers semblent se fondre dans le paysage, les éléments, les saisons.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=&amp;lt;big&amp;gt;'''Die Schafe auf der Alm (Grammes)'''&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dem traditionell landwirtschaftlichen Elsass ist es gelungen, trotz der wirtschaftlichen und geopolitischen Krisen eine stark diversifizierte Landwirtschaft zu erhalten, die die Vielfalt ihrer Terroirs widerspiegelt. Die ländliche Siedlungsdichte und der Fortbestand eines Teils der Erwerbstätigen in der Landwirtschaft lassen sich insbesondere durch ein regionales Konsumgebiet erklären, das groß genug ist, um den größten Teil der Produktion im Direktverkauf auf den Märkten oder im Einzelhandel zu absorbieren. Die Rinder-, Schweine- und Schafzucht hat sich nach und nach spezialisiert, konzentriert und auf Qualität ausgerichtet. Waren in den elsässischen Bauernhöfen schon immer Ochsen und Kühe als Zugtiere, die gleichzeitig Milch lieferten, gehalten worden, so fiel die Entwicklung der Schweinezucht im 19. Jahrhundert mit der Ausbreitung des Kartoffelanbaus zusammen. Es gibt immer noch Schafherden, trotz des Rückgangs der Möglichkeiten zum Almauftrieb- und abtrieb nach der Schließung der Grenzen (1870-1918) und trotz des Drucks der Verstädterung. Dies erklärt die Konzentration der Schafzucht in weniger fruchtbaren Gebieten als in solchen, die den spezialisierten kommerziellen Kulturen gewidmet und weniger stark besiedelt sind, wie das Outre-Forêt im nördlichen Elsass. Der Züchter Albert Grammes hat seinen Betrieb X gegründet; 1978 hat er X Schafe, die einen Teil des Jahres in Schafstallungen und den anderen Teil auf freier Weide verbringen (0044FI0002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Die Weiden im Elsass'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die zu Beginn der Agrarrevolution noch sehr zahlreichen Hochweiden verzeichneten im 19. und 20. Jahrhundert einen stetigen Rückgang [Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, Verfasser des Artikels “Haute Chaume“ in der ''Encyclopédie de l'Alsace'', Verlag Publitotal, Straßburg, 1984 (Seite 1646-1653)]. Die Weiden der Vogesen bieten den Tieren Gras, Gestrüpp und Blumen, zuerst in den Buchenwäldern des Gebirges, dann in den Hochweiden über 1000 Meter. Die Verkleinerungen des Filmers zeigen diese Art von Vegetation in einer Landschaft, die von den Gipfeln der Vogesen mit ihrer typischen abgerundeten Form, den „Ballons“, geprägt ist. Den Ortsnamen „Haute Chaume“ (Hochweide) findet man im Norden des Col de la Schlucht, in einem Gebiet, das die Weiden von Orbey, Valtins und Plainfaing umfasst. Diese zusammenhängenden Bergwiesen, die typisch für eine traditionelle Bergweidewirtschaft sind, werden in der Regel als Sommerweide für die Rinder verwendet, die Milch in solchen Mengen produzieren, dass sie vor Ort zu Käse verarbeitet wird, um sie zu konservieren. Trotz des (gewinnbringenden) Geschäfts, das die Bauerngasthöfe seit der Gründung des Vogesenclubs (1872) mit dem Verkauf ihres Münsterkäses betreiben, ist die Rinderzucht seit Anfang des Jahrhunderts stark zurückgegangen. Die Aufgabe mancher Weiden scheint es dem Lembacher Landwirt ermöglicht zu haben, seine Schafe dort weiden zu lassen: die Besitzer, die nicht mehr in der Lage sind, die Hochlagen ausreichend für Rinder zu unterhalten, vermieten sie zu günstigeren Preisen an Schafzüchter (Nonn/282) (Gagneux und Xavier de Planhol 1979). Diese Aufgabe landwirtschaftlicher Nutzflächen macht kostbares Land für landwirtschaftliche Akteure zugänglich, die deutlich niedrigere Einkommen haben als die Milch- oder Rindfleischerzeuger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Der Beruf des Hirten'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Der Hirte, manchmal in Begleitung eines Helfers, teilt das Leben einer Herde von einigen Dutzend Schafen, die mit dem G von Grammes markiert sind, die er begleitet und auf die Weide führt. Die Schafe, die meistens in der Herde zusammen stehen, grasen X und X und werden sogar in einen Wald geführt, wo sie XX XX XX. Lange kontemplative Sequenzen beschreiben ein Gipfelpanorama, wo Behausungen zu sehen sind. Man begegnet aber nur wenigen Menschen, obwohl die Orte seit langem für den Gesundheits- und den grünen Tourismus erschlossen sind. Der Hirte, der im Hochsommer mit nacktem Oberkörper und im Herbst mit einer warmen Jacke gezeigt wird, beschließt, die Herde nach dem ersten Schneefall, der das Gras noch nicht vollständig bedeckt, in das Tal zu führen. Der offene Schafstall, eine einfache Gitterstruktur mit einem Dach, die als Sommerunterstand dient, muss dann bis zum nächsten Jahr verlassen werden. Der Schäfer hat hauptsächlich zwei Werkzeuge, um seine Schafe zu führen: den Stock und den Hund. Der Hirtenstock, den er mehrmals benutzt, besitzt eine kleine Rinne, mit der er Steine werfen kann, um die Tiere zu erschrecken und einen Haken, um die oft misstrauischen Schafe zu fangen. Grammes besitzt zwei Hunde, einen schwarzen Hund der Rasse X, den er in einer Totalen zeigt, wie er die Herde zusammenführt. Grammes hat die (vielen) Momente der Einsamkeit bevorzugt und eine Umgebung gefilmt, in der die Berge der Vogesen, die Schafe, Hunde und Hirten mit der Landschaft, den Elementen und den  Jahreszeiten zu verschmelzen scheinen.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=André Maurice, &amp;quot;L'économie pastorale sur les chaumes vosgiennes entre le col de la Schlucht et le Ballon d'Alsace&amp;quot;, ''Revue Géographique de l'Est'', 1972 (vol. 12), n°1, p. 35-54.&lt;br /&gt;
|descripteurs=Pâturages; Élevage ovin&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
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		<title>Élevage ovin dans les Hautes Chaumes (0044FI0002)</title>
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		<updated>2019-09-23T16:52:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Élevage ovin dans les Hautes Chaumes&lt;br /&gt;
|fonds=Geistel&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Pâturage estival du troupeau de moutons d'Albert Grammes dans les Hautes Chaumes, au col de la Schlucht.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, terre agricole traditionnelle, a su conserver malgré les crises économiques et géopolitiques une agriculture très diversifiée, reflet de la diversité de ses terroirs. La densité de l’habitat rural et le maintien d’une partie des actifs dans le secteur primaire s’expliquent en particulier par l’existence d’un bassin de consommation régional suffisamment important pour absorber l’essentiel de la production par la vente directe sur les marchés ou dans le réseau commercial. Il en va notamment ainsi de l’élevage bovin, porcin et ovin, qui s’est peu à peu spécialisé, concentré et orienté vers la quête de qualité. Les troupeaux de moutons ont subsisté malgré la réduction des possibilités de transhumance face à la fermeture des frontières (1870-1918), puis la pression de l’urbanisation dans l’entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
C’est ce qui explique la concentration des élevages de moutons dans les zones moins fertiles que celles dédiées aux cultures spécialisées commerciales (betterave à sucre, tabac, houblon, vigne) et moins peuplées, comme l’est le territoire de l’Outre-Forêt dans le nord de la région. L’éleveur Marcel Geistel a installé son exploitation en 1970 ;  elle compte jusqu'à mille moutons de race mérinos qui passent une partie de l’année en bergerie, et l’autre en pâture libre sur les chaumes du Champ du Feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les pâturages en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore très abondantes à l’orée de la révolution agricole, les prairies des hauteurs ont constamment reculé au XIXe et au XXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, rédacteurs de l'article &amp;quot;Haute Chaume&amp;quot; in ''Encyclopédie de l'Alsace'', éditions Publitotal, Strasbourg, 1984, page 1646-1653&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les chaumes vosgiennes offrent aux bêtes herbe, broussailles et fleurs d’abord dans les forêts de hêtres du massif, puis forment au-delà de 1000 mètres les hautes chaumes. Les zooms arrière réalisés par le cinéaste détaillent ce type de végétation inscrit dans un paysage de sommets arrondis typiques des Vosges et de leurs « ballons ». Le toponyme de « haute chaume » se retrouve historiquement au nord du col de la Schlucht, embrassant les chaumes d’Orbey, des Valtins ou des Planfaing. Typiques d’une économie pastorale de montage traditionnelle, ces prairies d’altitude continues sont réservées en général à l’estive des bovins, qui produisent du lait en quantité telle qu’il est conservé sous forme de fromage transformé sur place. En dépit de l’attraction (rentable) constituée depuis l’apparition du Club Vosgien (1872) par les fermes-auberges vendant aux touristes leur munster géromé, l’élevage bovin a fortement régressé depuis le début du siècle. L’abandon de certains chaumes a semble-t-il permis à l’éleveur de Geispolsheim de venir y faire paître ses moutons : les propriétaires qui ne parviennent plus à entretenir suffisamment les prairies d’altitude pour les bovins les louent moins cher à des éleveurs d’ovins (Nonn/282) (Gagneux et Xavier de Planhol 1979). Ce signe de déprise rurale ouvre les portes de précieux terroirs à des acteurs agricoles aux revenus bien moindres que les producteurs de lait et de viande bovine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le métier de berger'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le berger, toujours solitaire, partage la vie en extérieur du troupeau d'environ mille bêtes marquées du &amp;quot;G&amp;quot; de Geistel dont il accompagne et oriente le parcours dans le pâturage. La plupart du temps regroupés, les ovins broutent et sont même dirigés vers un bois. De longues séquences contemplatives décrivent un panoramique sur les sommets où se distinguent des habitations, mais où l’on croise peu d’hommes, alors que les lieux sont depuis longtemps aménagés pour le tourisme sanitaire et vert. Torse nu en plein été et vêtu d’une veste plus chaude vers l’automne, l’éleveur décide d’opérer la redescente après la chute de la première neige d’altitude qui ne recouvre pas encore totalement l’herbe. Le berger dispose de deux outils essentiels pour diriger ses moutons : le bâton et le chien. Le bâton du berger, dont il fait usage à plusieurs reprises, est équipé d’une houlette lui servant à jeter des pierres pour effrayer les bêtes, et d’un crochet autorisant une saisie à distance d’ovins souvent méfiants. Le berger de Marcel Geistel possède deux chiens, qu’il saisit en plan très large rassemblant le troupeau. Albert Grammes, l'opérateur, a privilégié les (nombreux) moments de solitude pour filmer un environnement où montagnes vosgiennes, moutons, chiens et bergers semblent se fondre dans le paysage, les éléments, les saisons.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=&amp;lt;big&amp;gt;'''Die Schafe auf der Alm (Grammes)'''&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dem traditionell landwirtschaftlichen Elsass ist es gelungen, trotz der wirtschaftlichen und geopolitischen Krisen eine stark diversifizierte Landwirtschaft zu erhalten, die die Vielfalt ihrer Terroirs widerspiegelt. Die ländliche Siedlungsdichte und der Fortbestand eines Teils der Erwerbstätigen in der Landwirtschaft lassen sich insbesondere durch ein regionales Konsumgebiet erklären, das groß genug ist, um den größten Teil der Produktion im Direktverkauf auf den Märkten oder im Einzelhandel zu absorbieren. Die Rinder-, Schweine- und Schafzucht hat sich nach und nach spezialisiert, konzentriert und auf Qualität ausgerichtet. Waren in den elsässischen Bauernhöfen schon immer Ochsen und Kühe als Zugtiere, die gleichzeitig Milch lieferten, gehalten worden, so fiel die Entwicklung der Schweinezucht im 19. Jahrhundert mit der Ausbreitung des Kartoffelanbaus zusammen. Es gibt immer noch Schafherden, trotz des Rückgangs der Möglichkeiten zum Almauftrieb- und abtrieb nach der Schließung der Grenzen (1870-1918) und trotz des Drucks der Verstädterung. Dies erklärt die Konzentration der Schafzucht in weniger fruchtbaren Gebieten als in solchen, die den spezialisierten kommerziellen Kulturen gewidmet und weniger stark besiedelt sind, wie das Outre-Forêt im nördlichen Elsass. Der Züchter Albert Grammes hat seinen Betrieb X gegründet; 1978 hat er X Schafe, die einen Teil des Jahres in Schafstallungen und den anderen Teil auf freier Weide verbringen (0044FI0002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Die Weiden im Elsass'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die zu Beginn der Agrarrevolution noch sehr zahlreichen Hochweiden verzeichneten im 19. und 20. Jahrhundert einen stetigen Rückgang [Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, Verfasser des Artikels “Haute Chaume“ in der ''Encyclopédie de l'Alsace'', Verlag Publitotal, Straßburg, 1984 (Seite 1646-1653)]. Die Weiden der Vogesen bieten den Tieren Gras, Gestrüpp und Blumen, zuerst in den Buchenwäldern des Gebirges, dann in den Hochweiden über 1000 Meter. Die Verkleinerungen des Filmers zeigen diese Art von Vegetation in einer Landschaft, die von den Gipfeln der Vogesen mit ihrer typischen abgerundeten Form, den „Ballons“, geprägt ist. Den Ortsnamen „Haute Chaume“ (Hochweide) findet man im Norden des Col de la Schlucht, in einem Gebiet, das die Weiden von Orbey, Valtins und Plainfaing umfasst. Diese zusammenhängenden Bergwiesen, die typisch für eine traditionelle Bergweidewirtschaft sind, werden in der Regel als Sommerweide für die Rinder verwendet, die Milch in solchen Mengen produzieren, dass sie vor Ort zu Käse verarbeitet wird, um sie zu konservieren. Trotz des (gewinnbringenden) Geschäfts, das die Bauerngasthöfe seit der Gründung des Vogesenclubs (1872) mit dem Verkauf ihres Münsterkäses betreiben, ist die Rinderzucht seit Anfang des Jahrhunderts stark zurückgegangen. Die Aufgabe mancher Weiden scheint es dem Lembacher Landwirt ermöglicht zu haben, seine Schafe dort weiden zu lassen: die Besitzer, die nicht mehr in der Lage sind, die Hochlagen ausreichend für Rinder zu unterhalten, vermieten sie zu günstigeren Preisen an Schafzüchter (Nonn/282) (Gagneux und Xavier de Planhol 1979). Diese Aufgabe landwirtschaftlicher Nutzflächen macht kostbares Land für landwirtschaftliche Akteure zugänglich, die deutlich niedrigere Einkommen haben als die Milch- oder Rindfleischerzeuger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Der Beruf des Hirten'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Der Hirte, manchmal in Begleitung eines Helfers, teilt das Leben einer Herde von einigen Dutzend Schafen, die mit dem G von Grammes markiert sind, die er begleitet und auf die Weide führt. Die Schafe, die meistens in der Herde zusammen stehen, grasen X und X und werden sogar in einen Wald geführt, wo sie XX XX XX. Lange kontemplative Sequenzen beschreiben ein Gipfelpanorama, wo Behausungen zu sehen sind. Man begegnet aber nur wenigen Menschen, obwohl die Orte seit langem für den Gesundheits- und den grünen Tourismus erschlossen sind. Der Hirte, der im Hochsommer mit nacktem Oberkörper und im Herbst mit einer warmen Jacke gezeigt wird, beschließt, die Herde nach dem ersten Schneefall, der das Gras noch nicht vollständig bedeckt, in das Tal zu führen. Der offene Schafstall, eine einfache Gitterstruktur mit einem Dach, die als Sommerunterstand dient, muss dann bis zum nächsten Jahr verlassen werden. Der Schäfer hat hauptsächlich zwei Werkzeuge, um seine Schafe zu führen: den Stock und den Hund. Der Hirtenstock, den er mehrmals benutzt, besitzt eine kleine Rinne, mit der er Steine werfen kann, um die Tiere zu erschrecken und einen Haken, um die oft misstrauischen Schafe zu fangen. Grammes besitzt zwei Hunde, einen schwarzen Hund der Rasse X, den er in einer Totalen zeigt, wie er die Herde zusammenführt. Grammes hat die (vielen) Momente der Einsamkeit bevorzugt und eine Umgebung gefilmt, in der die Berge der Vogesen, die Schafe, Hunde und Hirten mit der Landschaft, den Elementen und den  Jahreszeiten zu verschmelzen scheinen.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=André Maurice, &amp;quot;L'économie pastorale sur les chaumes vosgiennes entre le col de la Schlucht et le Ballon d'Alsace&amp;quot;, ''Revue Géographique de l'Est'', 1972 (vol. 12), n°1, p. 35-54.&lt;br /&gt;
|descripteurs=Pâturages; Élevage ovin&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=%C3%89levage_ovin_dans_les_Hautes_Chaumes_(0044FI0002)&amp;diff=11797</id>
		<title>Élevage ovin dans les Hautes Chaumes (0044FI0002)</title>
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		<updated>2019-09-23T14:56:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Élevage ovin dans les Hautes Chaumes&lt;br /&gt;
|fonds=Geistel&lt;br /&gt;
|idSupport=0044FI0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=1974&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Grammes, Albert&lt;br /&gt;
|apercu=Mouton alpage.png&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Hautes Chaumes; Col de la Schlucht&lt;br /&gt;
|username=Asumpf&lt;br /&gt;
|userrealname=ALEXANDRE SUMPF&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.06373, 7.02261&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Pâturage estival du troupeau de moutons d'Albert Grammes dans les Hautes Chaumes, au col de la Schlucht.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’Alsace, terre agricole traditionnelle, a su conserver malgré les crises économiques et géopolitiques une agriculture très diversifiée, reflet de la diversité de ses terroirs. La densité de l’habitat rural et le maintien d’une partie des actifs dans le secteur primaire s’expliquent en particulier par l’existence d’un bassin de consommation régional suffisamment important pour absorber l’essentiel de la production par la vente directe sur les marchés ou dans le réseau commercial. Il en va notamment ainsi de l’élevage bovin, porcin et ovin, qui s’est peu à peu spécialisé, concentré et orienté vers la quête de qualité. Les troupeaux de moutons ont subsisté malgré la réduction des possibilités de transhumance face à la fermeture des frontières (1870-1918), puis la pression de l’urbanisation dans l’entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
C’est ce qui explique la concentration des élevages de moutons dans les zones moins fertiles que celles dédiées aux cultures spécialisées commerciales (betterave à sucre, tabac, houblon, vigne) et moins peuplées, comme l’est le territoire de l’Outre-Forêt dans le nord de la région. L’éleveur Marcel Geistel a installé son exploitation en 1970  ; en 1978, elle compte environ mille moutons de race mérinos qui passent une partie de l’année en bergerie, et l’autre en pâture libre sur les chaumes du Champ du Feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les pâturages en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore très abondantes à l’orée de la révolution agricole, les prairies des hauteurs ont constamment reculé au XIXe et au XXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, rédacteurs de l'article &amp;quot;Haute Chaume&amp;quot; in ''Encyclopédie de l'Alsace'', éditions Publitotal, Strasbourg, 1984, page 1646-1653&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les chaumes vosgiennes offrent aux bêtes herbe, broussailles et fleurs d’abord dans les forêts de hêtres du massif, puis forment au-delà de 1000 mètres les hautes chaumes. Les zooms arrière réalisés par le cinéaste détaillent ce type de végétation inscrit dans un paysage de sommets arrondis typiques des Vosges et de leurs « ballons ». Le toponyme de « haute chaume » se retrouve historiquement au nord du col de la Schlucht, embrassant les chaumes d’Orbey, des Valtins ou des Planfaing. Typiques d’une économie pastorale de montage traditionnelle, ces prairies d’altitude continues sont réservées en général à l’estive des bovins, qui produisent du lait en quantité telle qu’il est conservé sous forme de fromage transformé sur place. En dépit de l’attraction (rentable) constituée depuis l’apparition du Club Vosgien (1872) par les fermes-auberges vendant aux touristes leur munster géromé, l’élevage bovin a fortement régressé depuis le début du siècle. L’abandon de certains chaumes a semble-t-il permis à l’éleveur de Geispolsheim de venir y faire paître ses moutons : les propriétaires qui ne parviennent plus à entretenir suffisamment les prairies d’altitude pour les bovins les louent moins cher à des éleveurs d’ovins (Nonn/282) (Gagneux et Xavier de Planhol 1979). Ce signe de déprise rurale ouvre les portes de précieux terroirs à des acteurs agricoles aux revenus bien moindres que les producteurs de lait et de viande bovine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le métier de berger'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le berger, parfois accompagné d’un aide, partage la vie en extérieur du troupeau d'environ mille bêtes marquées du G de Grammes dont il accompagne et oriente le parcours dans le pâturage. La plupart du temps regroupés, les ovins broutent et sont même dirigés vers un bois. De longues séquences contemplatives décrivent un panoramique sur les sommets où se distinguent des habitations, mais où l’on croise peu d’hommes, alors que les lieux sont depuis longtemps aménagés pour le tourisme sanitaire et vert. Torse nu en plein été et vêtu d’une veste plus chaude vers l’automne, l’éleveur décide d’opérer la redescente après la chute de la première neige d’altitude qui ne recouvre pas encore totalement l’herbe. La bergerie ouverte, simple structure grillagée avec un toit qui sert d’abri d’été doit alors être quittée jusqu’à l’année suivante. Le berger dispose de deux outils essentiels pour diriger ses moutons : la canne et le chien. La canne du berger, dont il fait l’usage à plusieurs reprises, est équipée d’une houlette lui servant à jeter des pierres pour effrayer les bêtes, et d’un crochet autorisant une saisie à distance d’ovins souvent méfiants. Grammes possède deux chien, qu’il saisit en plan très large rassembler le troupeau. Grammes a privilégié les (nombreux) moments de solitude pour filmer un environnement où montagnes vosgiennes, moutons, chiens et bergers semblent se fondre dans le paysage, les éléments, les saisons.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_de=&amp;lt;big&amp;gt;'''Die Schafe auf der Alm (Grammes)'''&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dem traditionell landwirtschaftlichen Elsass ist es gelungen, trotz der wirtschaftlichen und geopolitischen Krisen eine stark diversifizierte Landwirtschaft zu erhalten, die die Vielfalt ihrer Terroirs widerspiegelt. Die ländliche Siedlungsdichte und der Fortbestand eines Teils der Erwerbstätigen in der Landwirtschaft lassen sich insbesondere durch ein regionales Konsumgebiet erklären, das groß genug ist, um den größten Teil der Produktion im Direktverkauf auf den Märkten oder im Einzelhandel zu absorbieren. Die Rinder-, Schweine- und Schafzucht hat sich nach und nach spezialisiert, konzentriert und auf Qualität ausgerichtet. Waren in den elsässischen Bauernhöfen schon immer Ochsen und Kühe als Zugtiere, die gleichzeitig Milch lieferten, gehalten worden, so fiel die Entwicklung der Schweinezucht im 19. Jahrhundert mit der Ausbreitung des Kartoffelanbaus zusammen. Es gibt immer noch Schafherden, trotz des Rückgangs der Möglichkeiten zum Almauftrieb- und abtrieb nach der Schließung der Grenzen (1870-1918) und trotz des Drucks der Verstädterung. Dies erklärt die Konzentration der Schafzucht in weniger fruchtbaren Gebieten als in solchen, die den spezialisierten kommerziellen Kulturen gewidmet und weniger stark besiedelt sind, wie das Outre-Forêt im nördlichen Elsass. Der Züchter Albert Grammes hat seinen Betrieb X gegründet; 1978 hat er X Schafe, die einen Teil des Jahres in Schafstallungen und den anderen Teil auf freier Weide verbringen (0044FI0002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Die Weiden im Elsass'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die zu Beginn der Agrarrevolution noch sehr zahlreichen Hochweiden verzeichneten im 19. und 20. Jahrhundert einen stetigen Rückgang [Louis Hergès, Jean-Pierre Boudot, Verfasser des Artikels “Haute Chaume“ in der ''Encyclopédie de l'Alsace'', Verlag Publitotal, Straßburg, 1984 (Seite 1646-1653)]. Die Weiden der Vogesen bieten den Tieren Gras, Gestrüpp und Blumen, zuerst in den Buchenwäldern des Gebirges, dann in den Hochweiden über 1000 Meter. Die Verkleinerungen des Filmers zeigen diese Art von Vegetation in einer Landschaft, die von den Gipfeln der Vogesen mit ihrer typischen abgerundeten Form, den „Ballons“, geprägt ist. Den Ortsnamen „Haute Chaume“ (Hochweide) findet man im Norden des Col de la Schlucht, in einem Gebiet, das die Weiden von Orbey, Valtins und Plainfaing umfasst. Diese zusammenhängenden Bergwiesen, die typisch für eine traditionelle Bergweidewirtschaft sind, werden in der Regel als Sommerweide für die Rinder verwendet, die Milch in solchen Mengen produzieren, dass sie vor Ort zu Käse verarbeitet wird, um sie zu konservieren. Trotz des (gewinnbringenden) Geschäfts, das die Bauerngasthöfe seit der Gründung des Vogesenclubs (1872) mit dem Verkauf ihres Münsterkäses betreiben, ist die Rinderzucht seit Anfang des Jahrhunderts stark zurückgegangen. Die Aufgabe mancher Weiden scheint es dem Lembacher Landwirt ermöglicht zu haben, seine Schafe dort weiden zu lassen: die Besitzer, die nicht mehr in der Lage sind, die Hochlagen ausreichend für Rinder zu unterhalten, vermieten sie zu günstigeren Preisen an Schafzüchter (Nonn/282) (Gagneux und Xavier de Planhol 1979). Diese Aufgabe landwirtschaftlicher Nutzflächen macht kostbares Land für landwirtschaftliche Akteure zugänglich, die deutlich niedrigere Einkommen haben als die Milch- oder Rindfleischerzeuger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Der Beruf des Hirten'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Der Hirte, manchmal in Begleitung eines Helfers, teilt das Leben einer Herde von einigen Dutzend Schafen, die mit dem G von Grammes markiert sind, die er begleitet und auf die Weide führt. Die Schafe, die meistens in der Herde zusammen stehen, grasen X und X und werden sogar in einen Wald geführt, wo sie XX XX XX. Lange kontemplative Sequenzen beschreiben ein Gipfelpanorama, wo Behausungen zu sehen sind. Man begegnet aber nur wenigen Menschen, obwohl die Orte seit langem für den Gesundheits- und den grünen Tourismus erschlossen sind. Der Hirte, der im Hochsommer mit nacktem Oberkörper und im Herbst mit einer warmen Jacke gezeigt wird, beschließt, die Herde nach dem ersten Schneefall, der das Gras noch nicht vollständig bedeckt, in das Tal zu führen. Der offene Schafstall, eine einfache Gitterstruktur mit einem Dach, die als Sommerunterstand dient, muss dann bis zum nächsten Jahr verlassen werden. Der Schäfer hat hauptsächlich zwei Werkzeuge, um seine Schafe zu führen: den Stock und den Hund. Der Hirtenstock, den er mehrmals benutzt, besitzt eine kleine Rinne, mit der er Steine werfen kann, um die Tiere zu erschrecken und einen Haken, um die oft misstrauischen Schafe zu fangen. Grammes besitzt zwei Hunde, einen schwarzen Hund der Rasse X, den er in einer Totalen zeigt, wie er die Herde zusammenführt. Grammes hat die (vielen) Momente der Einsamkeit bevorzugt und eine Umgebung gefilmt, in der die Berge der Vogesen, die Schafe, Hunde und Hirten mit der Landschaft, den Elementen und den  Jahreszeiten zu verschmelzen scheinen.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=André Maurice, &amp;quot;L'économie pastorale sur les chaumes vosgiennes entre le col de la Schlucht et le Ballon d'Alsace&amp;quot;, ''Revue Géographique de l'Est'', 1972 (vol. 12), n°1, p. 35-54.&lt;br /&gt;
|descripteurs=Pâturages; Élevage ovin&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=La_Kilbe_(0068FN0006)&amp;diff=7994</id>
		<title>La Kilbe (0068FN0006)</title>
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		<updated>2019-01-22T10:33:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : Modifié automatiquement depuis la page La Kilbe (0068FN0006).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|datesignature=2019-01-22&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.69476, 7.29468&lt;br /&gt;
|Resume_fr=La fête au village, les différentes attractions, enfants et adultes participant à la kermesse, en un dimanche ensoleillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton dessiné par le cinéaste : Titre « La Kilbe », orné du dessin d’un trompettiste, et de la mention : « Rex Actualités ». Différents plans d’un manège, et des enfants, dont des petites-filles portant des rubans dans les cheveux, l’une d’elle est la fille de l’opérateur. Vue en plongée d’une piste de danse en plein air, ornée de fanions multicolores. Des couples valsent sur le plancher. A l’arrière-plan, les spectateurs et un stand de confiserie, plans rapprochés sur des spectateurs et des danseurs. La rue noire de monde. Carton dessiné par le cinéaste : titre « La Loterie aux Carpes », dessin d’une carpe, et mention « Rex Actualités ». De vraies carpes dans un tonneau, un homme propose des plaquettes de bois portant des numéros et un autre fait tourner une roue numérotée. La roue s’arrête sur le numéro 9, un jeune garçon tient la carpe à la main et pose devant le cinéaste. A nouveau la piste de danse, puis gros plan sur une petite fille à ruban en train de manger, c’est la fille d’Alex Schwobthaler. Les mamans installent les petits sur le manège, gros plan sur la petite Schwobthaler, un peu inquiète puis ravie. La foule déambule dans la rue, les danseurs valsent sans fin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''&amp;lt;big&amp;gt;La fête villageoise en Alsace&amp;lt;/big&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des appellations diverses''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kilbe, Kilb, Kilbi, Chilbi, dénominations issues de Kirchweihe, « fête paroissiale », dans le Haut-Rhin, et Messti, Messdi, dans le Bas-Rhin. Le mot Messti provient de Messtag, le jour dédié à la fête du saint-patron des églises catholiques. L'étymologie flamande du mot synonyme kermesse, rappelle que cette fête patronale villageoise est à l'origine une « messe d'église », devenue par la suite aussi une grande fête annuelle pour tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une tradition ancienne'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fêtes foraines existent partout en Alsace. Dans les villages et dans les villes elles ont lieu le plus souvent le jour de la fête patronale. Autrefois on pouvait y acheter des animaux, de la vaisselle, des vêtements, et des objets de toutes sortes introuvables au quotidien à l'épicerie du village. On y allait aussi pour s'amuser. Les jeunes gens pouvaient y danser et y trouver, qui sait, un ou une fiancée. Les enfants engloutissaient là leurs économies de l'année en tours de manège et « pommes d'amour aux joues vernissées » comme le raconte Claude Vigée. Tous y trouvaient leur compte : les forains qui y faisaient recette, le public qui rencontrait l'inhabituel, et les municipalités qui remplissaient leurs caisses grâce aux taxes imposées aux forains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les fêtes foraines, lieu d'apparition du Kinematograph''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont les forains qui ont été les grands promoteurs du cinéma auprès des Alsaciens, -comme un peu partout en Europe. Le cinématographe s'inscrit en effet dans une tradition déjà ancienne d'attractions visuelles : les Lichtbildle : théâtres d'ombres, lanternes magiques, panoramas et autres précurseurs du cinéma forain. Dès la fin du XIXème siècle, des manèges-cinémas sillonnent l'Alsace. Ce sont des roulottes aménagées pour abriter des projections cinématographiques. Ce cinéma forain décline peu à peu après le « coup d’état » de Pathé, qui décide en 1907 de louer ses films au lieu de les vendre. Les salles de cinéma se développent alors, avec une programmation changée une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’esthétique du film''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alex Schwobthaler est d’abord un photographe. Il sait cadrer parfaitement. Il sait jouer de la lumière, et capter les expressions de ses « acteurs » amateurs. &lt;br /&gt;
Mais c’est depuis toujours un passionné de cinéma. Il regarde beaucoup de films, et il en fait lui-même. Il sait que le mouvement et le montage sont l’âme du cinéma, et va utiliser le langage cinématographique pour donner vie à son sujet. Ainsi il réalise dans cette séquence une alternance rapide de plans en mouvement : enfants et adultes tournent en rond avec plaisir, sur le manège ou la piste de danse, tandis que d’autres marchent dans la rue. Pour tous, le mouvement est synonyme de fête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Se voir à l’écran'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs Alex Schwobthaler n’oublie pas son objectif : il filme pour ensuite projeter ses images aux habitants du village. Il organisait des projections à l’auberge, et allait même dans les villages voisins, en emportant sur son vélo un drap, un projecteur, et son film. Il était parfois accompagné d’un ami qui, lui, transportait un phonographe et des disques destinés à sonoriser la projection.&lt;br /&gt;
Il prend donc soin de montrer clairement, en plans rapprochés, un grand nombre de personnes : les personnages les plus actifs (enfants, danseurs, teneurs de stands…), mais aussi le public qui regarde et déambule sans prendre une part active à la fête.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=DAUL Léon et alii, ‘'' Elsàssbüech. Le Livre de l’Alsace,'' Editions du Donon, 2010, 478 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GOZILLON-FRONSACQ Odile, DRION Georges, ''Kinnes, Une histoire du cinéma en Alsace (1896-1939)'', documentaire 52’ réalisé par Georges Drion, 1996, coproduction Balthazar Film/France 3. Alex Schwobthaler y est filmé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIGEE Claude, ''Un panier de houblon,'' t. II : « L'arrachement. Deuxième journée : La fête en Alsace ». Ed. Lattès, 1995, pp. 59-67.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=La_Kilbe_(0068FN0006)&amp;diff=7992</id>
		<title>La Kilbe (0068FN0006)</title>
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|lieuTournage=47.69476, 7.29468&lt;br /&gt;
|Resume_fr=La fête au village, les différentes attractions, enfants et adultes participant à la kermesse, en un dimanche ensoleillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton dessiné par le cinéaste : Titre « La Kilbe », orné du dessin d’un trompettiste, et de la mention : « Rex Actualités ». Différents plans d’un manège, et des enfants, dont des petites-filles portant des rubans dans les cheveux, l’une d’elle est la fille de l’opérateur. Vue en plongée d’une piste de danse en plein air, ornée de fanions multicolores. Des couples valsent sur le plancher. A l’arrière-plan, les spectateurs et un stand de confiserie, plans rapprochés sur des spectateurs et des danseurs. La rue noire de monde. Carton dessiné par le cinéaste : titre « La Loterie aux Carpes », dessin d’une carpe, et mention « Rex Actualités ». De vraies carpes dans un tonneau, un homme propose des plaquettes de bois portant des numéros et un autre fait tourner une roue numérotée. La roue s’arrête sur le numéro 9, un jeune garçon tient la carpe à la main et pose devant le cinéaste. A nouveau la piste de danse, puis gros plan sur une petite fille à ruban en train de manger, c’est la fille d’Alex Schwobthaler. Les mamans installent les petits sur le manège, gros plan sur la petite Schwobthaler, un peu inquiète puis ravie. La foule déambule dans la rue, les danseurs valsent sans fin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''&amp;lt;big&amp;gt;La fête villageoise en Alsace&amp;lt;/big&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Des appellations diverses''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kilbe, Kilb, Kilbi, Chilbi, dénominations issues de Kirchweihe, « fête paroissiale », dans le Haut-Rhin, et Messti, Messdi, dans le Bas-Rhin. Le mot Messti provient de Messtag, le jour dédié à la fête du saint-patron des églises catholiques. L'étymologie flamande du mot synonyme kermesse, rappelle que cette fête patronale villageoise est à l'origine une « messe d'église », devenue par la suite aussi une grande fête annuelle pour tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une tradition ancienne'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fêtes foraines existent partout en Alsace. Dans les villages et dans les villes elles ont lieu le plus souvent le jour de la fête patronale. Autrefois on pouvait y acheter des animaux, de la vaisselle, des vêtements, et des objets de toutes sortes introuvables au quotidien à l'épicerie du village. On y allait aussi pour s'amuser. Les jeunes gens pouvaient y danser et y trouver, qui sait, un ou une fiancée. Les enfants engloutissaient là leurs économies de l'année en tours de manège et « pommes d'amour aux joues vernissées » comme le raconte Claude Vigée. Tous y trouvaient leur compte : les forains qui y faisaient recette, le public qui rencontrait l'inhabituel, et les municipalités qui remplissaient leurs caisses grâce aux taxes imposées aux forains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les fêtes foraines, lieu d'apparition du Kinematograph''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont les forains qui ont été les grands promoteurs du cinéma auprès des Alsaciens, -comme un peu partout en Europe. Le cinématographe s'inscrit en effet dans une tradition déjà ancienne d'attractions visuelles : les Lichtbildle : théâtres d'ombres, lanternes magiques, panoramas et autres précurseurs du cinéma forain. Dès la fin du XIXème siècle, des manèges-cinémas sillonnent l'Alsace. Ce sont des roulottes aménagées pour abriter des projections cinématographiques. Ce cinéma forain décline peu à peu après le « coup d’état » de Pathé, qui décide en 1907 de louer ses films au lieu de les vendre. Les salles de cinéma se développent alors, avec une programmation changée une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’esthétique du film''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alex Schwobthaler est d’abord un photographe. Il sait cadrer parfaitement. Il sait jouer de la lumière, et capter les expressions de ses « acteurs » amateurs. &lt;br /&gt;
Mais c’est depuis toujours un passionné de cinéma. Il regarde beaucoup de films, et il en fait lui-même. Il sait que le mouvement et le montage sont l’âme du cinéma, et va utiliser le langage cinématographique pour donner vie à son sujet. Ainsi il réalise dans cette séquence une alternance rapide de plans en mouvement : enfants et adultes tournent en rond avec plaisir, sur le manège ou la piste de danse, tandis que d’autres marchent dans la rue. Pour tous, le mouvement est synonyme de fête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Se voir à l’écran'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs Alex Schwobthaler n’oublie pas son objectif : il filme pour ensuite projeter ses images aux habitants du village. Il organisait des projections à l’auberge, et allait même dans les villages voisins, en emportant sur son vélo un drap, un projecteur, et son film. Il était parfois accompagné d’un ami qui, lui, transportait un phonographe et des disques destinés à sonoriser la projection.&lt;br /&gt;
Il prend donc soin de montrer clairement, en plans rapprochés, un grand nombre de personnes : les personnages les plus actifs (enfants, danseurs, teneurs de stands…), mais aussi le public qui regarde et déambule sans prendre une part active à la fête.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=DAUL Léon et alii, ‘'' Elsàssbüech. Le Livre de l’Alsace,'' Editions du Donon, 2010, 478 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GOZILLON-FRONSACQ Odile, DRION Georges, ''Kinnes, Une histoire du cinéma en Alsace (1896-1939)'', documentaire 52’ réalisé par Georges Drion, 1996, coproduction Balthazar Film/France 3. Alex Schwobthaler y est filmé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIGEE Claude, ''Un panier de houblon,'' t. II : « L'arrachement. Deuxième journée : La fête en Alsace ». Ed. Lattès, 1995, pp. 59-67.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Schwobthaler,_Alex&amp;diff=7991</id>
		<title>Schwobthaler, Alex</title>
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		<updated>2019-01-22T10:07:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Personne&lt;br /&gt;
|prenom=Alex&lt;br /&gt;
|nom=Schwobthaler&lt;br /&gt;
|naissance=1914&lt;br /&gt;
|deces=2002&lt;br /&gt;
|image=Alex envoyé par Yann 2019 (1).jpg&lt;br /&gt;
|commentairefr=&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;'''Eléments biographiques'''&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’enfance'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il naît le 28 janvier 1914 à Thann, dans le Haut-Rhin. Son père est un Allemand originaire de Fribourg venu s’établir comme boucher à Thann, en Alsace allemande. Trois mois après la naissance d’Alex, sa grand-mère l’emmène en Alsace du Nord, dans son village de Hatten. Mais Thann redevient française dès la fin 1914 : l’enfant est en Allemagne, ses parents en France. Ils seront séparés toute la durée de la guerre.&lt;br /&gt;
Son père est considéré par les autorités françaises comme un ennemi. Il est interné dans un camp à Belfort, puis envoyé à l’île Sainte Marguerite, en face de Cannes. Pendant ce temps, sa mère doit s’occuper de cinq enfants ; comble de malheur, sa maison est détruite par une bombe. Elle réussit pourtant à faire vivre toute sa famille en ouvrant un magasin de photo. &lt;br /&gt;
Mais Alexandre Schwobthaler gardera de cette petite enfance bouleversée une totale horreur des guerres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La jeunesse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 14 ans, Alex entre comme apprenti chez Scheurer-Lauth, la grande fabrique de tissu de Thann. Il sera dessinateur, comme le père de la star alsacienne Jeanne Helbling, née à Thann elle aussi.&lt;br /&gt;
A 17 ans, on l’envoie se perfectionner à l’école des Beaux-Arts de Mulhouse. Il apprend à dessiner, à composer, à cadrer, déjà. &lt;br /&gt;
A 18 ans il est embauché chez Braun, la grande maison de photo de Mulhouse-Dornach. Toute la journée il retouche des photos, « mettre des nuages sur les clichés, des choses comme ça ». Il se familiarise complètement avec l’art du négatif et gardera toute sa vie l’amour du labo photo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La guerre'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En octobre 39, Alex a 25 ans : il est bon pour la guerre. Enrôlé dans l’armée française, il est pris dans la débâcle et regagne Thann. Il se marie en 1942 avec Gilberte Schratz à Zillisheim, et sa petite fille Lilli naîtra en 1943. Mais il est incorporé de force dans l’armée allemande cette même année 1943, sur le front russe. Puis il est envoyé en France en avril 1944 en Normandie. Il est fait prisonnier par les Américains avec d’autres soldats allemands, puis détenu dans un camp de prisonniers en Ecosse. Il répond à la demande du 2è bureau français à Londres et rejoint les Alsaciens-Lorrains engagés dans l’armée britannique. A 31 ans, il est démobilisé du fait de son âge et regagne Zillisheim en janvier 1945.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;'''« Ma vraie patrie, c’est les images »'''&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il devient photographe free-lance. Il travaille pour le journal L’Alsace, et des commanditaires très divers, comme le Théâtre de Bussang.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un contexte familial favorable''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un atavisme ? Son cousin Schwobthaler dirigeait une grande maison de production d’actualités filmées au début du siècle, la Urban. Et il eut grâce à sa famille des rencontres précoces avec les images. Découverte tumultueuse du cinéma à 4 ans : sa grand-mère d’Hatten aimait déjà le cinéma. Elle l’emmène dans une salle obscure. Et ressort cinq minutes plus tard, tirant derrière elle un gamin hurlant de terreur : il avait vu, là-bas, un blessé qu’on sortait d’une maison en flammes. &lt;br /&gt;
Revenu à Thann, il habite à 200 mètres de La Cigale, cinéma des frères Holveck, qui devient en 1930 « Théâtre de films parlants ». Et puis il y a le cinéma du patronage, tellement fascinant avec son pianiste aveugle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est aussi dans sa famille qu’il découvrit précocement la photographie : sa mère avait pendant la Première Guerre ouvert un magasin de photo. C’était l’époque où Alex était à Hatten. Mais le virus est passé dans la famille, et un de ses frères a pris le relais. Il lui offrira son premier appareil. Alex n’avait que 12 ans, mais il s’en souvient très bien : « C’était un Vestpocket, un automatique minuscule, fabriqué exprès pour les soldats américains. Il faisait de bonnes photos ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une passion'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeune homme, il organise le soir avec un copain des projections de films – muets, bien sûr. Un drap pris discrètement dans l’armoire de sa mère, un projecteur sur son vélo, un copain avec un phonographe. Le voilà animateur de ciné-club improvisé dans les bistrots et les écoles du canton, en particulier à l’auberge Mohn à Zillisheim. Il commande ses films à la Cinémathèque Sainte Thérèse, à Angers. Il lui fallait une heure et demie de spectacle familial. Il s’occupait de tout, poinçonner les billets, projeter les films. Plus tard, sa femme se chargera du son. Et le clou de la soirée, c’était les Actualités zillisheimoises, chefs d’œuvre d’Alex, où ses concitoyens pouvaient s’admirer à la Kilb (la fête paroissiale), au concours de pêche, voir les gamins dévaler en luge ce qui sera plus tard la rue Bellevue, et qui n’est encore qu’un champ en pente. L’auberge était pleine : cinquante personnes.&lt;br /&gt;
De bons souvenirs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;'''Ses images'''&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ses photos'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alex Schwobthaler a commencé à faire des photos en 1917, avec l’appareil offert par son frère. Il a ensuite pris de nombreuses photos professionnelles, pour des journaux ou divers commanditaires, mais toujours avec une grande exigence, quel que soit le sujet : « Je fais un peu les chiens écrasés, bien sûr. Mais je veux que ce soit des chiens de race », dit-il. Hélas une grande partie de ces photos semble avoir disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ses films'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a tourné en 9.5 mm à partir des années 30. Il a filmé en Alsace, et en particulier sa famille, à Rangen, où habitent ses parents (Szenen aus dem Familienleben, 1938-1939), à Thann (Thann sous la neige, 1939), à Zillisheim (Film de famille Zillisheim, 1942-1943) et Actualités zillisheimoises, 1946) exemplaire de ces excellentes actualités locales. Ses vedettes préférées sont sa femme et sa fille (Petite fille en vadrouille, 1948) &lt;br /&gt;
Il a filmé aussi ses vacances, toujours passées avec sa femme bien-aimée, qui adorait voyager : « Elle avait l’esprit gitan ». Chaque année, ils partaient tous deux à l’aventure. A la recherche de beaux paysages, mais surtout à la rencontre des gens. En 4 chevaux puis en Dauphine, ils exploraient le bassin méditerranéen (Au beau pays de Provence, Corse), ou des régions françaises (Auvergne) (s.d.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sa collection de chefs d’œuvre'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéma lui permet de belles évasions. Vers les grands, les pionniers, les purs, les vieux classiques du muet : Edwin S. Porter, dont il aimait The Great Train Robbery (considéré comme le premier western de l’histoire du cinéma), mais aussi Thomas Ince, Max Linder, Buster Keaton, Chaplin, les premiers Stroheim, Fritz Lang… Ce sont les trésors de sa collection personnelle. Mais il adore aussi aller au cinéma à Mulhouse, au Bel-Air exclusivement, où il rencontre des gens comme lui : fous de cinéma, désintéressés, sans prétention et généreux. Sa dernière passion : Yuha, le dernier Kaurismäki. Un noir et blanc. Muet.  Non, pas muet : il y a une bande son, mais avec juste des bruits et des chansons. Pour le reste, tout est dit par l’image. « Ça, c’est du cinéma. Celui-là a compris l’héritage du muet. Tant qu’il y aura des gens comme ça, ça vaudra la peine de vivre ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ses appareils photo'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Le Vest Pocket KODAK, premier appareil photo d’Alex Schwobthaler.  Format 4x6 et demi, introduit par les troupes américaines en 1917&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Vest Pocket appareil photo N°1.jpg|vignette|centré|Le premier appareil photo d'Alex Schwobthaler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;quot;Illustrez vos impressions personnelles de la grande guerre à l'aide de votre Vest Pocket Kodak. Chaque soldat désire garder des souvenirs durables du rôle joué par lui et son régiment dans la grande guerre et il lui est facile d'en obtenir d'excellents avec le petit Vest Pocket Kodak. Pour le soldat, qu'il soit au front ou dans un dépôt, rien n'est comparable au Vest Pocket Kodak. En un mot le Vest Pocket Kodak est le Kodak du soldat. Il possède toutes les qualités pour jouer ce rôle&amp;quot; (publicité du Magazine Général Photo-Plait de 1917).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Juste après la guerre il a acheté son premier FOCA, puis dans les années 50 il a beaucoup utilisé des LEICA. Dans les années 80 il a eu des CANON AEF1 – PENTAX.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sa caméra'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alex Schwobthaler a filmé exclusivement en 9.5, sans doute avec une caméra PATHE (non retrouvée à ce jour).&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Vest_Pocket_appareil_photo_N%C2%B01.jpg&amp;diff=7990</id>
		<title>Fichier:Vest Pocket appareil photo N°1.jpg</title>
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		<updated>2019-01-22T10:07:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;appareil photo début XXè&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Schwobthaler,_Alex&amp;diff=7988</id>
		<title>Schwobthaler, Alex</title>
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		<updated>2019-01-22T10:00:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : Page créée avec « {{Personne |prenom=Alex |nom=Schwobthaler |naissance=1914 |deces=2002 |image=Alex envoyé par Yann 2019 (1).jpg |commentairefr=Eléments biographiques  	  L’enfance  Il... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Personne&lt;br /&gt;
|prenom=Alex&lt;br /&gt;
|nom=Schwobthaler&lt;br /&gt;
|naissance=1914&lt;br /&gt;
|deces=2002&lt;br /&gt;
|image=Alex envoyé par Yann 2019 (1).jpg&lt;br /&gt;
|commentairefr=Eléments biographiques&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
L’enfance&lt;br /&gt;
Il naît le 28 janvier 1914 à Thann, dans le Haut-Rhin. Son père est un Allemand originaire de Fribourg venu s’établir comme boucher à Thann, en Alsace allemande. Trois mois après la naissance d’Alex, sa grand-mère l’emmène en Alsace du Nord, dans son village de Hatten. Mais Thann redevient française dès la fin 1914 : l’enfant est en Allemagne, ses parents en France. Ils seront séparés toute la durée de la guerre.&lt;br /&gt;
Son père est considéré par les autorités françaises comme un ennemi. Il est interné dans un camp à Belfort, puis envoyé à l’île Sainte Marguerite, en face de Cannes. Pendant ce temps, sa mère doit s’occuper de cinq enfants ; comble de malheur, sa maison est détruite par une bombe. Elle réussit pourtant à faire vivre toute sa famille en ouvrant un magasin de photo. &lt;br /&gt;
Mais Alexandre Schwobthaler gardera de cette petite enfance bouleversée une totale horreur des guerres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jeunesse&lt;br /&gt;
A 14 ans, Alex entre comme apprenti chez Scheurer-Lauth, la grande fabrique de tissu de Thann. Il sera dessinateur, comme le père de la star alsacienne Jeanne Helbling, née à Thann elle aussi.&lt;br /&gt;
A 17 ans, on l’envoie se perfectionner à l’école des Beaux-Arts de Mulhouse. Il apprend à dessiner, à composer, à cadrer, déjà. &lt;br /&gt;
A 18 ans il est embauché chez Braun, la grande maison de photo de Mulhouse-Dornach. Toute la journée il retouche des photos, « mettre des nuages sur les clichés, des choses comme ça ». Il se familiarise complètement avec l’art du négatif et gardera toute sa vie l’amour du labo photo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre&lt;br /&gt;
En octobre 39, Alex a 25 ans : il est bon pour la guerre. Enrôlé dans l’armée française, il est pris dans la débâcle et regagne Thann. Il se marie en 1942 avec Gilberte Schratz à Zillisheim, et sa petite fille Lilli naîtra en 1943. Mais il est incorporé de force dans l’armée allemande cette même année 1943, sur le front russe. Puis il est envoyé en France en avril 1944 en Normandie. Il est fait prisonnier par les Américains avec d’autres soldats allemands, puis détenu dans un camp de prisonniers en Ecosse. Il répond à la demande du 2è bureau français à Londres et rejoint les Alsaciens-Lorrains engagés dans l’armée britannique. A 31 ans, il est démobilisé du fait de son âge et regagne Zillisheim en janvier 1945.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ma vraie patrie, c’est les images »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il devient photographe free-lance. Il travaille pour le journal L’Alsace, et des commanditaires très divers, comme le Théâtre de Bussang.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un contexte familial favorable &lt;br /&gt;
Un atavisme ? Son cousin Schwobthaler dirigeait une grande maison de production d’actualités filmées au début du siècle, la Urban. Et il eut grâce à sa famille des rencontres précoces avec les images. Découverte tumultueuse du cinéma à 4 ans : sa grand-mère d’Hatten aimait déjà le cinéma. Elle l’emmène dans une salle obscure. Et ressort cinq minutes plus tard, tirant derrière elle un gamin hurlant de terreur : il avait vu, là-bas, un blessé qu’on sortait d’une maison en flammes. &lt;br /&gt;
Revenu à Thann, il habite à 200 mètres de La Cigale, cinéma des frères Holveck, qui devient en 1930 « Théâtre de films parlants ». Et puis il y a le cinéma du patronage, tellement fascinant avec son pianiste aveugle. &lt;br /&gt;
C’est aussi dans sa famille qu’il découvrit précocement la photographie : sa mère avait pendant la Première Guerre ouvert un magasin de photo. C’était l’époque où Alex était à Hatten. Mais le virus est passé dans la famille, et un de ses frères a pris le relais. Il lui offrira son premier appareil. Alex n’avait que 12 ans, mais il s’en souvient très bien : « C’était un Vestpocket, un automatique minuscule, fabriqué exprès pour les soldats américains. Il faisait de bonnes photos ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une passion&lt;br /&gt;
Jeune homme, il organise le soir avec un copain des projections de films – muets, bien sûr. Un drap pris discrètement dans l’armoire de sa mère, un projecteur sur son vélo, un copain avec un phonographe. Le voilà animateur de ciné-club improvisé dans les bistrots et les écoles du canton, en particulier à l’auberge Mohn à Zillisheim. Il commande ses films à la Cinémathèque Sainte Thérèse, à Angers. Il lui fallait une heure et demie de spectacle familial. Il s’occupait de tout, poinçonner les billets, projeter les films. Plus tard, sa femme se chargera du son. Et le clou de la soirée, c’était les Actualités zillisheimoises, chefs d’œuvre d’Alex, où ses concitoyens pouvaient s’admirer à la Kilb (la fête paroissiale), au concours de pêche, voir les gamins dévaler en luge ce qui sera plus tard la rue Bellevue, et qui n’est encore qu’un champ en pente. L’auberge était pleine : cinquante personnes.&lt;br /&gt;
De bons souvenirs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses images&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses photos&lt;br /&gt;
Alex Schwobthaler a commencé à faire des photos en 1917, avec l’appareil offert par son frère. Il a ensuite pris de nombreuses photos professionnelles, pour des journaux ou divers commanditaires, mais toujours avec une grande exigence, quel que soit le sujet : « Je fais un peu les chiens écrasés, bien sûr. Mais je veux que ce soit des chiens de race », dit-il. Hélas une grande partie de ces photos semble avoir disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses films&lt;br /&gt;
Il a tourné en 9.5 mm à partir des années 30. Il a filmé en Alsace, et en particulier sa famille, à Rangen, où habitent ses parents (Szenen aus dem Familienleben, 1938-1939), à Thann (Thann sous la neige, 1939), à Zillisheim (Film de famille Zillisheim, 1942-1943) et Actualités zillisheimoises, 1946) exemplaire de ces excellentes actualités locales. Ses vedettes préférées sont sa femme et sa fille (Petite fille en vadrouille, 1948) &lt;br /&gt;
Il a filmé aussi ses vacances, toujours passées avec sa femme bien-aimée, qui adorait voyager : « Elle avait l’esprit gitan ». Chaque année, ils partaient tous deux à l’aventure. A la recherche de beaux paysages, mais surtout à la rencontre des gens. En 4 chevaux puis en Dauphine, ils exploraient le bassin méditerranéen (Au beau pays de Provence, Corse), ou des régions françaises (Auvergne) (s.d.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa collection de chefs d’œuvre&lt;br /&gt;
Le cinéma lui permet de belles évasions. Vers les grands, les pionniers, les purs, les vieux classiques du muet : Edwin S. Porter, dont il aimait The Great Train Robbery (considéré comme le premier western de l’histoire du cinéma), mais aussi Thomas Ince, Max Linder, Buster Keaton, Chaplin, les premiers Stroheim, Fritz Lang… Ce sont les trésors de sa collection personnelle. Mais il adore aussi aller au cinéma à Mulhouse, au Bel-Air exclusivement, où il rencontre des gens comme lui : fous de cinéma, désintéressés, sans prétention et généreux. Sa dernière passion : Yuha, le dernier Kaurismäki. Un noir et blanc. Muet.  Non, pas muet : il y a une bande son, mais avec juste des bruits et des chansons. Pour le reste, tout est dit par l’image. « Ça, c’est du cinéma. Celui-là a compris l’héritage du muet. Tant qu’il y aura des gens comme ça, ça vaudra la peine de vivre ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses appareils photo&lt;br /&gt;
•	Le Vest Pocket KODAK, premier appareil photo d’Alex Schwobthaler.  Format 4x6 et demi, introduit par les troupes américaines en 1917&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;quot;Illustrez vos impressions personnelles de la grande guerre à l'aide de votre Vest Pocket Kodak. Chaque soldat désire garder des souvenirs durables du rôle joué par lui et son régiment dans la grande guerre et il lui est facile d'en obtenir d'excellents avec le petit Vest Pocket Kodak. Pour le soldat, qu'il soit au front ou dans un dépôt, rien n'est comparable au Vest Pocket Kodak. En un mot le Vest Pocket Kodak est le Kodak du soldat. Il possède toutes les qualités pour jouer ce rôle&amp;quot; (publicité du Magazine Général Photo-Plait de 1917).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Juste après la guerre il a acheté son premier FOCA, puis dans les années 50 il a beaucoup utilisé des LEICA. Dans les années 80 il a eu des CANON AEF1 – PENTAX.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa caméra&lt;br /&gt;
Alex Schwobthaler a film exclusivement en 9.5, sans doute avec une caméra PATHE (non retrouvée à ce jour).&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Fichier:Alex envoyé par Yann 2019 (1).jpg</title>
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		<updated>2019-01-22T09:59:36Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
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		<updated>2019-01-22T09:27:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=La Kilbe&lt;br /&gt;
|fonds=Schwobthaler&lt;br /&gt;
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|lieux_ou_monuments=Zillisheim&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.69476, 7.29468&lt;br /&gt;
|Resume_fr=La fête au village, les différentes attractions, enfants et adultes participant à la kermesse, en un dimanche ensoleillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton dessiné par le cinéaste : Titre « La Kilbe », orné du dessin d’un trompettiste, et de la mention : « Rex Actualités ». Différents plans d’un manège, et des enfants, dont des petites-filles portant des rubans dans les cheveux, l’une d’elle est la fille de l’opérateur. Vue en plongée d’une piste de danse en plein air, ornée de fanions multicolores. Des couples valsent sur le plancher. A l’arrière-plan, les spectateurs et un stand de confiserie, plans rapprochés sur des spectateurs et des danseurs. La rue noire de monde. Carton dessiné par le cinéaste : titre « La Loterie aux Carpes », dessin d’une carpe, et mention « Rex Actualités ». De vraies carpes dans un tonneau, un homme propose des plaquettes de bois portant des numéros et un autre fait tourner une roue numérotée. La roue s’arrête sur le numéro 9, un jeune garçon tient la carpe à la main et pose devant le cinéaste. A nouveau la piste de danse, puis gros plan sur une petite fille à ruban en train de manger, c’est la fille d’Alex Schwobthaler. Les mamans installent les petits sur le manège, gros plan sur la petite Schwobthaler, un peu inquiète puis ravie. La foule déambule dans la rue, les danseurs valsent sans fin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La fête villageoise en Alsace&lt;br /&gt;
Des appellations diverses :  Kilbe, Kilb, Kilbi, Chilbi, dénominations issues de Kirchweihe, « fête paroissiale », dans le Haut-Rhin, et Messti, Messdi, dans le Bas-Rhin. Le mot Messti provient de Messtag, le jour dédié à la fête du saint-patron des églises catholiques. L'étymologie flamande du mot synonyme kermesse, rappelle que cette fête patronale villageoise est à l'origine une « messe d'église », devenue par la suite aussi une grande fête annuelle pour tous.&lt;br /&gt;
Une tradition ancienne&lt;br /&gt;
Les fêtes foraines existent partout en Alsace. Dans les villages et dans les villes elles ont lieu le plus souvent le jour de la fête patronale. Autrefois on pouvait y acheter des animaux, de la vaisselle, des vêtements, et des objets de toutes sortes introuvables au quotidien à l'épicerie du village. On y allait aussi pour s'amuser. Les jeunes gens pouvaient y danser et y trouver, qui sait, un ou une fiancée. Les enfants engloutissaient là leurs économies de l'année en tours de manège et « pommes d'amour aux joues vernissées » comme le raconte Claude Vigée. Tous y trouvaient leur compte : les forains qui y faisaient recette, le public qui rencontrait l'inhabituel, et les municipalités qui remplissaient leurs caisses grâce aux taxes imposées aux forains. &lt;br /&gt;
Les fêtes foraines, lieu d'apparition du Kinematograph &lt;br /&gt;
Ce sont les forains qui ont été les grands promoteurs du cinéma auprès des Alsaciens, -comme un peu partout en Europe. Le cinématographe s'inscrit en effet dans une tradition déjà ancienne d'attractions visuelles : les Lichtbildle : théâtres d'ombres, lanternes magiques, panoramas et autres précurseurs du cinéma forain. Dès la fin du XIXème siècle, des manèges-cinémas sillonnent l'Alsace. Ce sont des roulottes aménagées pour abriter des projections cinématographiques. Ce cinéma forain décline peu à peu après le « coup d’état » de Pathé, qui décide en 1907 de louer ses films au lieu de les vendre. Les salles de cinéma se développent alors, avec une programmation changée une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
L’esthétique du film &lt;br /&gt;
Alex Schwobthaler est d’abord un photographe. Il sait cadrer parfaitement. Il sait jouer de la lumière, et capter les expressions de ses « acteurs » amateurs. &lt;br /&gt;
Mais c’est depuis toujours un passionné de cinéma. Il regarde beaucoup de films, et il en fait lui-même. Il sait que le mouvement et le montage sont l’âme du cinéma, et va utiliser le langage cinématographique pour donner vie à son sujet. Ainsi il réalise dans cette séquence une alternance rapide de plans en mouvement : enfants et adultes tournent en rond avec plaisir, sur le manège ou la piste de danse, tandis que d’autres marchent dans la rue. Pour tous, le mouvement est synonyme de fête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se voir à l’écran&lt;br /&gt;
Par ailleurs Alex Schwobthaler n’oublie pas son objectif : il filme pour ensuite projeter ses images aux habitants du village. Il organisait des projections à l’auberge, et allait même dans les villages voisins, en emportant sur son vélo un drap, un projecteur, et son film. Il était parfois accompagné d’un ami qui, lui, transportait un phonographe et des disques destinés à sonoriser la projection.&lt;br /&gt;
Il prend donc soin de montrer clairement, en plans rapprochés, un grand nombre de personnes : les personnages les plus actifs (enfants, danseurs, teneurs de stands…), mais aussi le public qui regarde et déambule sans prendre une part active à la fête.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=DAUL Léon et alii, ‘'' Elsàssbüech. Le Livre de l’Alsace,'' Editions du Donon, 2010, 478 p. &lt;br /&gt;
GOZILLON-FRONSACQ Odile, DRION Georges, ''Kinnes, Une histoire du cinéma en Alsace (1896-1939)'', documentaire 52’ réalisé par Georges Drion, 1996, coproduction Balthazar Film/France 3. Alex Schwobthaler y est filmé.&lt;br /&gt;
VIGEE Claude, ''Un panier de houblon,'' t. II : « L'arrachement. Deuxième journée : La fête en Alsace ». Ed. Lattès, 1995, pp. 59-67.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
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		<title>La Kilbe (0068FN0006)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|Contexte_et_analyse_fr=La fête villageoise en Alsace&lt;br /&gt;
Des appellations diverses :  Kilbe, Kilb, Kilbi, Chilbi, dénominations issues de Kirchweihe, « fête paroissiale », dans le Haut-Rhin, et Messti, Messdi, dans le Bas-Rhin. Le mot Messti provient de Messtag, le jour dédié à la fête du saint-patron des églises catholiques. L'étymologie flamande du mot synonyme kermesse, rappelle que cette fête patronale villageoise est à l'origine une « messe d'église », devenue par la suite aussi une grande fête annuelle pour tous.&lt;br /&gt;
Une tradition ancienne&lt;br /&gt;
Les fêtes foraines existent partout en Alsace. Dans les villages et dans les villes elles ont lieu le plus souvent le jour de la fête patronale. Autrefois on pouvait y acheter des animaux, de la vaisselle, des vêtements, et des objets de toutes sortes introuvables au quotidien à l'épicerie du village. On y allait aussi pour s'amuser. Les jeunes gens pouvaient y danser et y trouver, qui sait, un ou une fiancée. Les enfants engloutissaient là leurs économies de l'année en tours de manège et « pommes d'amour aux joues vernissées » comme le raconte Claude Vigée. Tous y trouvaient leur compte : les forains qui y faisaient recette, le public qui rencontrait l'inhabituel, et les municipalités qui remplissaient leurs caisses grâce aux taxes imposées aux forains. &lt;br /&gt;
Les fêtes foraines, lieu d'apparition du Kinematograph &lt;br /&gt;
Ce sont les forains qui ont été les grands promoteurs du cinéma auprès des Alsaciens, -comme un peu partout en Europe. Le cinématographe s'inscrit en effet dans une tradition déjà ancienne d'attractions visuelles : les Lichtbildle : théâtres d'ombres, lanternes magiques, panoramas et autres précurseurs du cinéma forain. Dès la fin du XIXème siècle, des manèges-cinémas sillonnent l'Alsace. Ce sont des roulottes aménagées pour abriter des projections cinématographiques. Ce cinéma forain décline peu à peu après le « coup d’état » de Pathé, qui décide en 1907 de louer ses films au lieu de les vendre. Les salles de cinéma se développent alors, avec une programmation changée une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
L’esthétique du film &lt;br /&gt;
Alex Schwobthaler est d’abord un photographe. Il sait cadrer parfaitement. Il sait jouer de la lumière, et capter les expressions de ses « acteurs » amateurs. &lt;br /&gt;
Mais c’est depuis toujours un passionné de cinéma. Il regarde beaucoup de films, et il en fait lui-même. Il sait que le mouvement et le montage sont l’âme du cinéma, et va utiliser le langage cinématographique pour donner vie à son sujet. Ainsi il réalise dans cette séquence une alternance rapide de plans en mouvement : enfants et adultes tournent en rond avec plaisir, sur le manège ou la piste de danse, tandis que d’autres marchent dans la rue. Pour tous, le mouvement est synonyme de fête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se voir à l’écran&lt;br /&gt;
Par ailleurs Alex Schwobthaler n’oublie pas son objectif : il filme pour ensuite projeter ses images aux habitants du village. Il organisait des projections à l’auberge, et allait même dans les villages voisins, en emportant sur son vélo un drap, un projecteur, et son film. Il était parfois accompagné d’un ami qui, lui, transportait un phonographe et des disques destinés à sonoriser la projection.&lt;br /&gt;
Il prend donc soin de montrer clairement, en plans rapprochés, un grand nombre de personnes : les personnages les plus actifs (enfants, danseurs, teneurs de stands…), mais aussi le public qui regarde et déambule sans prendre une part active à la fête.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=DAUL Léon et alii, ‘'' Elsàssbüech. Le Livre de l’Alsace,'' Editions du Donon, 2010, 478 p. &lt;br /&gt;
GOZILLON-FRONSACQ Odile, DRION Georges, ''Kinnes, Une histoire du cinéma en Alsace (1896-1939)'', documentaire 52’ réalisé par Georges Drion, 1996, coproduction Balthazar Film/France 3. Alex Schwobthaler y est filmé.&lt;br /&gt;
VIGEE Claude, ''Un panier de houblon,'' t. II : « L'arrachement. Deuxième journée : La fête en Alsace ». Ed. Lattès, 1995, pp. 59-67.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
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		<title>La Kilbe (0068FN0006)</title>
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		<updated>2019-01-22T09:24:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=La Kilbe&lt;br /&gt;
|fonds=Schwobthaler&lt;br /&gt;
|idSupport=0068FN0006&lt;br /&gt;
|dateDebut=1946&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|realisateurs=Schwobthaler, Alex&lt;br /&gt;
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|Contexte_et_analyse_fr=La fête villageoise en Alsace&lt;br /&gt;
Des appellations diverses :  Kilbe, Kilb, Kilbi, Chilbi, dénominations issues de Kirchweihe, « fête paroissiale », dans le Haut-Rhin, et Messti, Messdi, dans le Bas-Rhin. Le mot Messti provient de Messtag, le jour dédié à la fête du saint-patron des églises catholiques. L'étymologie flamande du mot synonyme kermesse, rappelle que cette fête patronale villageoise est à l'origine une « messe d'église », devenue par la suite aussi une grande fête annuelle pour tous.&lt;br /&gt;
Une tradition ancienne&lt;br /&gt;
Les fêtes foraines existent partout en Alsace. Dans les villages et dans les villes elles ont lieu le plus souvent le jour de la fête patronale. Autrefois on pouvait y acheter des animaux, de la vaisselle, des vêtements, et des objets de toutes sortes introuvables au quotidien à l'épicerie du village. On y allait aussi pour s'amuser. Les jeunes gens pouvaient y danser et y trouver, qui sait, un ou une fiancée. Les enfants engloutissaient là leurs économies de l'année en tours de manège et « pommes d'amour aux joues vernissées » comme le raconte Claude Vigée. Tous y trouvaient leur compte : les forains qui y faisaient recette, le public qui rencontrait l'inhabituel, et les municipalités qui remplissaient leurs caisses grâce aux taxes imposées aux forains. &lt;br /&gt;
Les fêtes foraines, lieu d'apparition du Kinematograph &lt;br /&gt;
Ce sont les forains qui ont été les grands promoteurs du cinéma auprès des Alsaciens, -comme un peu partout en Europe. Le cinématographe s'inscrit en effet dans une tradition déjà ancienne d'attractions visuelles : les Lichtbildle : théâtres d'ombres, lanternes magiques, panoramas et autres précurseurs du cinéma forain. Dès la fin du XIXème siècle, des manèges-cinémas sillonnent l'Alsace. Ce sont des roulottes aménagées pour abriter des projections cinématographiques. Ce cinéma forain décline peu à peu après le « coup d’état » de Pathé, qui décide en 1907 de louer ses films au lieu de les vendre. Les salles de cinéma se développent alors, avec une programmation changée une ou deux fois par semaine.&lt;br /&gt;
L’esthétique du film &lt;br /&gt;
Alex Schwobthaler est d’abord un photographe. Il sait cadrer parfaitement. Il sait jouer de la lumière, et capter les expressions de ses « acteurs » amateurs. &lt;br /&gt;
Mais c’est depuis toujours un passionné de cinéma. Il regarde beaucoup de films, et il en fait lui-même. Il sait que le mouvement et le montage sont l’âme du cinéma, et va utiliser le langage cinématographique pour donner vie à son sujet. Ainsi il réalise dans cette séquence une alternance rapide de plans en mouvement : enfants et adultes tournent en rond avec plaisir, sur le manège ou la piste de danse, tandis que d’autres marchent dans la rue. Pour tous, le mouvement est synonyme de fête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se voir à l’écran&lt;br /&gt;
Par ailleurs Alex Schwobthaler n’oublie pas son objectif : il filme pour ensuite projeter ses images aux habitants du village. Il organisait des projections à l’auberge, et allait même dans les villages voisins, en emportant sur son vélo un drap, un projecteur, et son film. Il était parfois accompagné d’un ami qui, lui, transportait un phonographe et des disques destinés à sonoriser la projection.&lt;br /&gt;
Il prend donc soin de montrer clairement, en plans rapprochés, un grand nombre de personnes : les personnages les plus actifs (enfants, danseurs, teneurs de stands…), mais aussi le public qui regarde et déambule sans prendre une part active à la fête.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
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		<updated>2019-01-22T09:22:55Z</updated>

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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=La_Kilbe_(0068FN0006)&amp;diff=7977</id>
		<title>La Kilbe (0068FN0006)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Odile Gozillon-Fronsacq : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=La Kilbe&lt;br /&gt;
|fonds=Schwobthaler&lt;br /&gt;
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|dateDebut=1946&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:04:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|realisateurs=Schwobthaler, Alex&lt;br /&gt;
|apercu=vlcsnap-00004.png&lt;br /&gt;
|lieuTournage=47.69476, 7.29468&lt;br /&gt;
|Description_fr=Carton dessiné par le cinéaste : Titre « La Kilbe », orné du dessin d’un trompettiste, et de la mention : « Rex Actualités ». Différents plans d’un manège, et des enfants, dont des petites-filles portant des rubans dans les cheveux, l’une d’elle est la fille de l’opérateur. Vue en plongée d’une piste de danse en plein air, ornée de fanions multicolores. Des couples valsent sur le plancher. A l’arrière-plan, les spectateurs et un stand de confiserie, plans rapprochés sur des spectateurs et des danseurs. La rue noire de monde. Carton dessiné par le cinéaste : titre « La Loterie aux Carpes », dessin d’une carpe, et mention « Rex Actualités ». De vraies carpes dans un tonneau, un homme propose des plaquettes de bois portant des numéros et un autre fait tourner une roue numérotée. La roue s’arrête sur le numéro 9, un jeune garçon tient la carpe à la main et pose devant le cinéaste. A nouveau la piste de danse, puis gros plan sur une petite fille à ruban en train de manger, c’est la fille d’Alex Schwobthaler. Les mamans installent les petits sur le manège, gros plan sur la petite Schwobthaler, un peu inquiète puis ravie. La foule déambule dans la rue, les danseurs valsent sans fin.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Odile Gozillon-Fronsacq</name></author>
		
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