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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:March%C3%A9_de_No%C3%ABl_et_illuminations&amp;diff=18207</id>
		<title>Bas:Marché de Noël et illuminations</title>
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		<updated>2021-06-02T14:44:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Marché de Noël de Strasbourg et illuminations&lt;br /&gt;
|fonds=Bierlein&lt;br /&gt;
|idSupport=0128FH0012&lt;br /&gt;
|dateDebut=1957&lt;br /&gt;
|video=0128FH0012_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Bierlein, Paul&lt;br /&gt;
|apercu=Marché_de_noel_illuminations.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-06-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Filmer de nuit, cette séquence de Paul Bierlein montre les illuminations du marché de Noël ainsi que des rues de Strasbourg durant la fête de Noël 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panoramiques sur les stands du marché de Noël, montrant des vendeurs dans leurs stands et des clients qui font leurs emplettes. Arrêt sur les produits exposés et les illuminations des stands et des gens qui se promènent dans le marché. Des illuminations décorant la face d’un immeuble ensuite le blason de l’alsace pendu entre deux bâtiments et illuminés également. Des vitrines de magasins de modes animées, une rue surplombée par des guirlandes électriques qui brille sous la forme d’une cloche, d’Etoiles ou des croix avec une circulation danse, la boutique de vêtements Herz. Des affiches publicitaires d’eau et bière dont la bière alsacienne Kronenbourg. Arrêt sur des animations de façades d’immeubles abritant des magasins vendant des jouets, on y voit les vitrines des Galeries Lafayette. Le bâtiment du Groupe des Assurances Alsaciennes avec l’heure qui s’affiche à côté. Encore des vitrines des Galeries Lafayette et une affiche de la bière Champigneulles, un travelling de la caméra dans des rues parés de guirlandes brillant au couleur de Noël clôt la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La célébration de Noël est une longue tradition qui remonte au Moyen Age en Alsace. Moment de partage, de retrouvaille et de convivialité, Noël revêt plusieurs aspects qui accompagne les festivités tout au long de l’Avent. Au cœur de cet évènement, le marché de Noël de Strasbourg ou Christkindelsmärik (Marché de l’Enfant-Jésus), représente un élément incontournable du fait de nombreux visiteurs provenant d’horizons divers qu’il accueille chaque année. Appelé le marché de Saint-Nicolas à l’origine en rapport avec les célébrations de la Saint-Nicolas, le marché de Noël de Strasbourg devient officiellement le Marché de l’Enfant-Jésus (Christkindelsmärik) en 1570 date à laquelle il est déplacé dans les jours précédents Noël pour ensuite s’étendre durant tout l’Avent et de manière progressive sous l’impulsion du protestantisme. Vers 1830, le marché de Noël déménage en face de la cathédral pour s’installer à la place Kleber, ancienne place d’Armes, puis à la place Broglie dès l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1871. Moment privilégié pour l’achat de cadeaux aux enfants, le marché de Noel est une occasion pour le commerce avec la grande variété de produits alimentaires et non alimentaires qu’il offre. Ainsi, le marché de Noël de Strasbourg devient même l’étendard de la fête de Noël avec la curiosité qu’il suscite attirant un public grandissant au fil des années. Cette séquence tournée par Paul Bierlein se focalise particulièrement sur les illuminations du marché de Noël et des rues de la ville. Elle se situe après la Seconde Guerre mondiale qui consacre le retour de l’Alsace à la France, époque marquée aussi par la naissance de la société de consommation en Europe et la vulgarisation de l’électricité à Strasbourg avec l’acquisition en 1954 de l’Electricité de Strasbourg par EDF&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Vogler, L'Almanach de L'Alsace, Jacques Marseille- Larousse/ VUEF, 2001, p. 358.&amp;lt;/ref&amp;gt; , donnant ainsi à la ville une plus grande autonomie en électricité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un moment de forte consommation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Noël est une fête de joie, de partage, de distribution de cadeaux aux enfants mais également une période de forte consommation qui se caractérise par la vente de divers produits alimentaires spécifiquement alsacien qui sont apparus avec la Saint Nicolas et qui restent des produits incontournables du marché de Noël de Strasbourg. Cet aspect qui est une partie intégrante de Noël est fortement présent en Alsace avec des spécificités gastronomiques locales. A l’approche du marché de Noël, le visiteur est d’abord frappé par les bonnes odeurs des friandises, des biscuits, du vin chaud et surtout du chocolat très prisé par les enfants, exposés dans les stands du Christkindelsmärik comme le montre Paul Bierlein dans le film. Des coutumes alimentaires indissociable au marché de Noël et qui évoquent des traditions présentent dans la célébration de Noël depuis le Moyen Age. Parmi ces traditionnelles gourmandises du marché de Noël on retrouve les Bredele ou Bredala avec leurs divers appellations (Schankele, Anisbredler, Schwowebredler, Butterbredler, Nùsshifeler, Hirzhernler), qui renvoient parfois à des symboles magiques&amp;lt;ref&amp;gt;Gerard Leser, Noël-Wihnachte en Alsace, rites, coutumes, croyances, Mulhouse, Editions du Rhin Mulhouse, 1989, p. 99.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Comme douceurs de Noël on retrouve aussi dans les stands du Christkindelsmärik les mannele qui constituent des pains au lait en forme de petit bonhomme et garnis parfois de pépites de chocolat ou de raisins secs. L’apparition des mannele est liée aussi à la Saint Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Philippe Wendling, La merveilleuse histoire des marchés de Noël d’Alsace, Strasbourg, Vent d’Est, 2014, p. 45.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Le pain d’épices ou Lebkuchen qui signifie littéralement pain de vie en alsacien fait partie des traditions alimentaires de la fête de Noël. Sa présence dans les festivités de Noël est signalée dans les textes dès 1412&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid., p. 45.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Le pain d’épices est souvent moulu sous diverses formes évoquant des thèmes religieux mais aussi des thèmes plus profanes que les enfants accompagnés de leurs parents viennent chercher. Ainsi, on rencontre en Alsace des modèles de moules qui permettent de donner à la pâte diverses formes qui exprime selon Gerard Leser une forme de créativité populaire mais aussi qui dans certains cas renvoient à des images véhiculées par l’esprit du temps&amp;lt;ref&amp;gt;Gerard Leser, Noël - Wihnachte en Alsace, op. cit., p. 101.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Par ailleurs dans la séquence, l’ambiance relativement calme du marché de noël qui est d’habitude bondé s’explique certainement par le moment où elle est tournée. Le choix de filmer la nuit traduit certainement une volonté du cinéaste de donner une plus grande visibilité aux stands et leurs différents produits mais plus particulièrement de mettre plus en valeur les illuminations, une occasion qu’on ne peut pas avoir le jour.            &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Décorations et illuminations de Noël'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Noël est une fête de consommation, de distribution de cadeaux aux enfants mais aussi une fête qui brille. Pendant les célébrations de Noël, les maisons, les rues et les places publiques des différentes villes sont parées de guirlandes électriques qui illuminent les artères des grandes villes même des villages durant toute la période de l’Avent. Dans cette œuvre décorative qui accompagne la célébration de Noël, figure le spectacle du sapin de Noël exposé à la place Kléber qui n’apparait pas d’ailleurs dans le film. La décoration du sapin de Noël dans les maisons est notée en Alsace depuis le XVIe siècle avec tout un symbolique qui entoure les différents éléments qui le compose&amp;lt;ref&amp;gt;François Lotz, Les images du pays de Noël, Clément et Gyss, 2000, p. 93.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Cependant, L’exposition de l’arbre de Noël dans les places publiques relève d’une tradition germanique. L’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1870 participe à sa vulgarisation notamment dans les écoles et les places publiques. Les décorations du sapin de Noël évolue depuis son apparition en fonction des progrès économiques et sociaux. Avec l’apparition de la verrerie au XIXe siècle, l’arbre de Noël qui était au début paré de pommes, d’hosties et des fleurs en papier se voit garni de boules de verre, de petits objets en bois, sucreries, bougies qu’on allume le soir, fils d’or et d’argent et de guirlandes. Cet aspect est pourtant présent depuis l’origine de Noël où les gens illuminaient la fête avec des bougies autour de l’arbre de Noël. Cependant, les illuminations des rues et des vitrines des magasins pendant Noël telles qu’on les voit aujourd’hui découle d’un phénomène au départ essentiellement urbain et est apparu au Etats-Unis avec la naissance de l’électricité à la fin du XIXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Nadine Cretin, Noëls des provinces de France, Toulouse, Le Pérégrinateur, 2013, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Ce phénomène gagne les villes de France après la Seconde Guerre Mondiale sous l’impulsion de Strasbourg qui retourne à la France après presque six années d’occupation par l’Allemagne national-socialiste, qui à laisser des séquelles sociales et morales notamment avec la gênante question des « malgré-nous » que les alsaciens tentent d’oublier. Ce retour à la mère patrie est aussi marqué par une volonté de l’Etat français de franciser la région avec la mise en place de nombreux projet économiques et sociaux. Ainsi, Strasbourg entend redorer son image à travers Noël et son marché historique réputé mondialement. En 1954, la ville de Strasbourg cède ses parts au sein de l’Electricité de Strasbourg qui était jusque-là cogérée entre la ville et la grande firme allemande l’AEG, à l’Electricité de France (EDF) qui en devient l’actionnaire majoritaire. Cette arrivée de EDF va augmenter la capacité de production d’électricité et permet une plus grande couverture en électricité à Strasbourg. Cela à surement jouer un rôle essentiel dans les illuminations des rues ainsi que du sapin de Noël à Strasbourg qui traduit aussi une forme de concurrence sur le plan national et international avec l’Allemagne et son traditionnel marché de Noël de Nuremberg, le plus attractif en Europe. Dans le film, Paul Bierlein montre aussi bien les lumières des rues mais aussi les animations des vitrines des grands magasins de mode comme celles des Galeries La Fayette qui apparaissent dans cette séquence et d’autres commerces qui se mettent aux couleurs de Noël pour attirer une plus grande clientèle. En effet, la naissance d’une société de consommation en Europe au milieu des années cinquante qui se caractérise par une augmentation du niveau de vie, de nouvelles habitudes de consommer fortement influencé par la publicité et une grande évolution de l’industrie du jouet font de Noël un moment essentiel pour le commerce. Les commerces profitent de cet évènement pour se rendre plus visible en affichant divers produits allant de l’habillement aux vins et spiritueux, des chocolats et confiseries des articles de fumeur, de céramiques et verrerie d’art, d’appareils électroniques, audio-visuel, horlogeries ou bijouteries qui font augmenter sensiblement le chiffre d’affaires des commerçants&amp;lt;ref&amp;gt;Roland Oberlé, Sandrine Woelffel, Noël. L’Avent et l’après, Strasbourg, Hirlé Editions, 2006, p. 104.&amp;lt;/ref&amp;gt; .&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Cretin Nadine, Noëls des provinces de France, Toulouse, Le Pérégrinateur, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser Gerard, Noël-Wihnachte en Alsace, rites, coutumes, croyances, Mulhouse, Editions du Rhin Mulhouse, 1989.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lotz François, Les images du pays de Noël, Clément et Gyss, 2000.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé Roland, Woelffel Sandrine, Noël. L’Avent et l’après, Strasbourg, Hirlé Editions, 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vogler Bernard, L’Almanach de l’Alsace, Jaques Marseille – Larousse/VUEF, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wendling Philippe, La merveilleuse histoire des marchés de Noël d’Alsace, Strasbourg, Vent d’Est, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:March%C3%A9_de_No%C3%ABl_et_illuminations&amp;diff=18206</id>
		<title>Bas:Marché de Noël et illuminations</title>
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		<updated>2021-06-02T14:41:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Marché de Noël de Strasbourg et illuminations&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Bierlein, Paul&lt;br /&gt;
|apercu=Marché_de_noel_illuminations.jpg&lt;br /&gt;
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|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-06-02&lt;br /&gt;
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|thematique=Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Filmer de nuit, cette séquence de Paul Bierlein montre les illuminations du marché de Noël ainsi que des rues de Strasbourg durant la fête de Noël 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panoramiques sur les stands du marché de Noël, montrant des vendeurs dans leurs stands et des clients qui font leurs emplettes. Arrêt sur les produits exposés et les illuminations des stands et des gens qui se promènent dans le marché. Des illuminations décorant la face d’un immeuble ensuite le blason de l’alsace pendu entre deux bâtiments et illuminés également. Des vitrines de magasins de modes animées, une rue surplombée par des guirlandes électriques qui brille sous la forme d’une cloche, d’Etoiles ou des croix avec une circulation danse, la boutique de vêtements Herz. Des affiches publicitaires d’eau et bière dont la bière alsacienne Kronenbourg. Arrêt sur des animations de façades d’immeubles abritant des magasins vendant des jouets, on y voit les vitrines des Galeries Lafayette. Le bâtiment du Groupe des Assurances Alsaciennes avec l’heure qui s’affiche à côté. Encore des vitrines des Galeries Lafayette et une affiche de la bière Champigneulles, un travelling de la caméra dans des rues parés de guirlandes brillant au couleur de Noël clôt la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La célébration de Noël est une longue tradition qui remonte au Moyen Age en Alsace. Moment de partage, de retrouvaille et de convivialité, Noël revêt plusieurs aspects qui accompagne les festivités tout au long de l’Avent. Au cœur de cet évènement, le marché de Noël de Strasbourg ou Christkindelsmärik (Marché de l’Enfant-Jésus), représente un élément incontournable du fait de nombreux visiteurs provenant d’horizons divers qu’il accueille chaque année. Appelé le marché de Saint-Nicolas à l’origine en rapport avec les célébrations de la Saint-Nicolas, le marché de Noël de Strasbourg devient officiellement le Marché de l’Enfant-Jésus (Christkindelsmärik) en 1570 date à laquelle il est déplacé dans les jours précédents Noël pour ensuite s’étendre durant tout l’Avent et de manière progressive sous l’impulsion du protestantisme. Vers 1830, le marché de Noël déménage en face de la cathédral pour s’installer à la place Kleber, ancienne place d’Armes, puis à la place Broglie dès l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1871. Moment privilégié pour l’achat de cadeaux aux enfants, le marché de Noel est une occasion pour le commerce avec la grande variété de produits alimentaires et non alimentaires qu’il offre. Ainsi, le marché de Noël de Strasbourg devient même l’étendard de la fête de Noël avec la curiosité qu’il suscite attirant un public grandissant au fil des années. Cette séquence tournée par Paul Bierlein se focalise particulièrement sur les illuminations du marché de Noël et des rues de la ville. Elle se situe après la Seconde Guerre mondiale qui consacre le retour de l’Alsace à la France, époque marquée aussi par la naissance de la société de consommation en Europe et la vulgarisation de l’électricité à Strasbourg avec l’acquisition en 1954 de l’Electricité de Strasbourg par EDF&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Vogler, L'Almanach de L'Alsace, Jacques Marseille- Larousse/ VUEF, 2001, p. 358.&amp;lt;/ref&amp;gt; , donnant ainsi à la ville une plus grande autonomie en électricité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un moment de forte consommation&lt;br /&gt;
Noël est une fête de joie, de partage, de distribution de cadeaux aux enfants mais également une période de forte consommation qui se caractérise par la vente de divers produits alimentaires spécifiquement alsacien qui sont apparus avec la Saint Nicolas et qui restent des produits incontournables du marché de Noël de Strasbourg. Cet aspect qui est une partie intégrante de Noël est fortement présent en Alsace avec des spécificités gastronomiques locales. A l’approche du marché de Noël, le visiteur est d’abord frappé par les bonnes odeurs des friandises, des biscuits, du vin chaud et surtout du chocolat très prisé par les enfants, exposés dans les stands du Christkindelsmärik comme le montre Paul Bierlein dans le film. Des coutumes alimentaires indissociable au marché de Noël et qui évoquent des traditions présentent dans la célébration de Noël depuis le Moyen Age. Parmi ces traditionnelles gourmandises du marché de Noël on retrouve les Bredele ou Bredala avec leurs divers appellations (Schankele, Anisbredler, Schwowebredler, Butterbredler, Nùsshifeler, Hirzhernler), qui renvoient parfois à des symboles magiques&amp;lt;ref&amp;gt;Gerard Leser, Noël-Wihnachte en Alsace, rites, coutumes, croyances, Mulhouse, Editions du Rhin Mulhouse, 1989, p. 99.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Comme douceurs de Noël on retrouve aussi dans les stands du Christkindelsmärik les mannele qui constituent des pains au lait en forme de petit bonhomme et garnis parfois de pépites de chocolat ou de raisins secs. L’apparition des mannele est liée aussi à la Saint Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Philippe Wendling, La merveilleuse histoire des marchés de Noël d’Alsace, Strasbourg, Vent d’Est, 2014, p. 45.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Le pain d’épices ou Lebkuchen qui signifie littéralement pain de vie en alsacien fait partie des traditions alimentaires de la fête de Noël. Sa présence dans les festivités de Noël est signalée dans les textes dès 1412&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid., p. 45.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Le pain d’épices est souvent moulu sous diverses formes évoquant des thèmes religieux mais aussi des thèmes plus profanes que les enfants accompagnés de leurs parents viennent chercher. Ainsi, on rencontre en Alsace des modèles de moules qui permettent de donner à la pâte diverses formes qui exprime selon Gerard Leser une forme de créativité populaire mais aussi qui dans certains cas renvoient à des images véhiculées par l’esprit du temps&amp;lt;ref&amp;gt;Gerard Leser, Noël - Wihnachte en Alsace, op. cit., p. 101.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Par ailleurs dans la séquence, l’ambiance relativement calme du marché de noël qui est d’habitude bondé s’explique certainement par le moment où elle est tournée. Le choix de filmer la nuit traduit certainement une volonté du cinéaste de donner une plus grande visibilité aux stands et leurs différents produits mais plus particulièrement de mettre plus en valeur les illuminations, une occasion qu’on ne peut pas avoir le jour.            &lt;br /&gt;
Décorations et illuminations de Noël&lt;br /&gt;
Noël est une fête de consommation, de distribution de cadeaux aux enfants mais aussi une fête qui brille. Pendant les célébrations de Noël, les maisons, les rues et les places publiques des différentes villes sont parées de guirlandes électriques qui illuminent les artères des grandes villes même des villages durant toute la période de l’Avent. Dans cette œuvre décorative qui accompagne la célébration de Noël, figure le spectacle du sapin de Noël exposé à la place Kléber qui n’apparait pas d’ailleurs dans le film. La décoration du sapin de Noël dans les maisons est notée en Alsace depuis le XVIe siècle avec tout un symbolique qui entoure les différents éléments qui le compose&amp;lt;ref&amp;gt;François Lotz, Les images du pays de Noël, Clément et Gyss, 2000, p. 93.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Cependant, L’exposition de l’arbre de Noël dans les places publiques relève d’une tradition germanique. L’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1870 participe à sa vulgarisation notamment dans les écoles et les places publiques. Les décorations du sapin de Noël évolue depuis son apparition en fonction des progrès économiques et sociaux. Avec l’apparition de la verrerie au XIXe siècle, l’arbre de Noël qui était au début paré de pommes, d’hosties et des fleurs en papier se voit garni de boules de verre, de petits objets en bois, sucreries, bougies qu’on allume le soir, fils d’or et d’argent et de guirlandes. Cet aspect est pourtant présent depuis l’origine de Noël où les gens illuminaient la fête avec des bougies autour de l’arbre de Noël. Cependant, les illuminations des rues et des vitrines des magasins pendant Noël telles qu’on les voit aujourd’hui découle d’un phénomène au départ essentiellement urbain et est apparu au Etats-Unis avec la naissance de l’électricité à la fin du XIXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Nadine Cretin, Noëls des provinces de France, Toulouse, Le Pérégrinateur, 2013, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Ce phénomène gagne les villes de France après la Seconde Guerre Mondiale sous l’impulsion de Strasbourg qui retourne à la France après presque six années d’occupation par l’Allemagne national-socialiste, qui à laisser des séquelles sociales et morales notamment avec la gênante question des « malgré-nous » que les alsaciens tentent d’oublier. Ce retour à la mère patrie est aussi marqué par une volonté de l’Etat français de franciser la région avec la mise en place de nombreux projet économiques et sociaux. Ainsi, Strasbourg entend redorer son image à travers Noël et son marché historique réputé mondialement. En 1954, la ville de Strasbourg cède ses parts au sein de l’Electricité de Strasbourg qui était jusque-là cogérée entre la ville et la grande firme allemande l’AEG, à l’Electricité de France (EDF) qui en devient l’actionnaire majoritaire. Cette arrivée de EDF va augmenter la capacité de production d’électricité et permet une plus grande couverture en électricité à Strasbourg. Cela à surement jouer un rôle essentiel dans les illuminations des rues ainsi que du sapin de Noël à Strasbourg qui traduit aussi une forme de concurrence sur le plan national et international avec l’Allemagne et son traditionnel marché de Noël de Nuremberg, le plus attractif en Europe. Dans le film, Paul Bierlein montre aussi bien les lumières des rues mais aussi les animations des vitrines des grands magasins de mode comme celles des Galeries La Fayette qui apparaissent dans cette séquence et d’autres commerces qui se mettent aux couleurs de Noël pour attirer une plus grande clientèle. En effet, la naissance d’une société de consommation en Europe au milieu des années cinquante qui se caractérise par une augmentation du niveau de vie, de nouvelles habitudes de consommer fortement influencé par la publicité et une grande évolution de l’industrie du jouet font de Noël un moment essentiel pour le commerce. Les commerces profitent de cet évènement pour se rendre plus visible en affichant divers produits allant de l’habillement aux vins et spiritueux, des chocolats et confiseries des articles de fumeur, de céramiques et verrerie d’art, d’appareils électroniques, audio-visuel, horlogeries ou bijouteries qui font augmenter sensiblement le chiffre d’affaires des commerçants&amp;lt;ref&amp;gt;Roland Oberlé, Sandrine Woelffel, Noël. L’Avent et l’après, Strasbourg, Hirlé Editions, 2006, p. 104.&amp;lt;/ref&amp;gt; .&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Cretin Nadine, Noëls des provinces de France, Toulouse, Le Pérégrinateur, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leser Gerard, Noël-Wihnachte en Alsace, rites, coutumes, croyances, Mulhouse, Editions du Rhin Mulhouse, 1989.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lotz François, Les images du pays de Noël, Clément et Gyss, 2000.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oberlé Roland, Woelffel Sandrine, Noël. L’Avent et l’après, Strasbourg, Hirlé Editions, 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vogler Bernard, L’Almanach de l’Alsace, Jaques Marseille – Larousse/VUEF, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wendling Philippe, La merveilleuse histoire des marchés de Noël d’Alsace, Strasbourg, Vent d’Est, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<updated>2021-06-02T14:39:41Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Marché de Noël de Strasbourg et illuminations&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Bierlein, Paul&lt;br /&gt;
|apercu=Marché_de_noel_illuminations.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Strasbourg&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-06-02&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Christmas&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Filmer de nuit, cette séquence de Paul Bierlein montre les illuminations du marché de Noël ainsi que des rues de Strasbourg durant la fête de Noël 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panoramiques sur les stands du marché de Noël, montrant des vendeurs dans leurs stands et des clients qui font leurs emplettes. Arrêt sur les produits exposés et les illuminations des stands et des gens qui se promènent dans le marché. Des illuminations décorant la face d’un immeuble ensuite le blason de l’alsace pendu entre deux bâtiments et illuminés également. Des vitrines de magasins de modes animées, une rue surplombée par des guirlandes électriques qui brille sous la forme d’une cloche, d’Etoiles ou des croix avec une circulation danse, la boutique de vêtements Herz. Des affiches publicitaires d’eau et bière dont la bière alsacienne Kronenbourg. Arrêt sur des animations de façades d’immeubles abritant des magasins vendant des jouets, on y voit les vitrines des Galeries Lafayette. Le bâtiment du Groupe des Assurances Alsaciennes avec l’heure qui s’affiche à côté. Encore des vitrines des Galeries Lafayette et une affiche de la bière Champigneulles, un travelling de la caméra dans des rues parés de guirlandes brillant au couleur de Noël clôt la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La célébration de Noël est une longue tradition qui remonte au Moyen Age en Alsace. Moment de partage, de retrouvaille et de convivialité, Noël revêt plusieurs aspects qui accompagne les festivités tout au long de l’Avent. Au cœur de cet évènement, le marché de Noël de Strasbourg ou Christkindelsmärik (Marché de l’Enfant-Jésus), représente un élément incontournable du fait de nombreux visiteurs provenant d’horizons divers qu’il accueille chaque année. Appelé le marché de Saint-Nicolas à l’origine en rapport avec les célébrations de la Saint-Nicolas, le marché de Noël de Strasbourg devient officiellement le Marché de l’Enfant-Jésus (Christkindelsmärik) en 1570 date à laquelle il est déplacé dans les jours précédents Noël pour ensuite s’étendre durant tout l’Avent et de manière progressive sous l’impulsion du protestantisme. Vers 1830, le marché de Noël déménage en face de la cathédral pour s’installer à la place Kleber, ancienne place d’Armes, puis à la place Broglie dès l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1871. Moment privilégié pour l’achat de cadeaux aux enfants, le marché de Noel est une occasion pour le commerce avec la grande variété de produits alimentaires et non alimentaires qu’il offre. Ainsi, le marché de Noël de Strasbourg devient même l’étendard de la fête de Noël avec la curiosité qu’il suscite attirant un public grandissant au fil des années. Cette séquence tournée par Paul Bierlein se focalise particulièrement sur les illuminations du marché de Noël et des rues de la ville. Elle se situe après la Seconde Guerre mondiale qui consacre le retour de l’Alsace à la France, époque marquée aussi par la naissance de la société de consommation en Europe et la vulgarisation de l’électricité à Strasbourg avec l’acquisition en 1954 de l’Electricité de Strasbourg par EDF&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Vogler, L'Almanach de L'Alsace, Jacques Marseille- Larousse/ VUEF, 2001, p. 358.&amp;lt;/ref&amp;gt; , donnant ainsi à la ville une plus grande autonomie en électricité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un moment de forte consommation&lt;br /&gt;
Noël est une fête de joie, de partage, de distribution de cadeaux aux enfants mais également une période de forte consommation qui se caractérise par la vente de divers produits alimentaires spécifiquement alsacien qui sont apparus avec la Saint Nicolas et qui restent des produits incontournables du marché de Noël de Strasbourg. Cet aspect qui est une partie intégrante de Noël est fortement présent en Alsace avec des spécificités gastronomiques locales. A l’approche du marché de Noël, le visiteur est d’abord frappé par les bonnes odeurs des friandises, des biscuits, du vin chaud et surtout du chocolat très prisé par les enfants, exposés dans les stands du Christkindelsmärik comme le montre Paul Bierlein dans le film. Des coutumes alimentaires indissociable au marché de Noël et qui évoquent des traditions présentent dans la célébration de Noël depuis le Moyen Age. Parmi ces traditionnelles gourmandises du marché de Noël on retrouve les Bredele ou Bredala avec leurs divers appellations (Schankele, Anisbredler, Schwowebredler, Butterbredler, Nùsshifeler, Hirzhernler), qui renvoient parfois à des symboles magiques&amp;lt;ref&amp;gt;Gerard Leser, Noël-Wihnachte en Alsace, rites, coutumes, croyances, Mulhouse, Editions du Rhin Mulhouse, 1989, p. 99.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Comme douceurs de Noël on retrouve aussi dans les stands du Christkindelsmärik les mannele qui constituent des pains au lait en forme de petit bonhomme et garnis parfois de pépites de chocolat ou de raisins secs. L’apparition des mannele est liée aussi à la Saint Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Philippe Wendling, La merveilleuse histoire des marchés de Noël d’Alsace, Strasbourg, Vent d’Est, 2014, p. 45.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Le pain d’épices ou Lebkuchen qui signifie littéralement pain de vie en alsacien fait partie des traditions alimentaires de la fête de Noël. Sa présence dans les festivités de Noël est signalée dans les textes dès 1412&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid., p. 45.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Le pain d’épices est souvent moulu sous diverses formes évoquant des thèmes religieux mais aussi des thèmes plus profanes que les enfants accompagnés de leurs parents viennent chercher. Ainsi, on rencontre en Alsace des modèles de moules qui permettent de donner à la pâte diverses formes qui exprime selon Gerard Leser une forme de créativité populaire mais aussi qui dans certains cas renvoient à des images véhiculées par l’esprit du temps&amp;lt;ref&amp;gt;Gerard Leser, Noël - Wihnachte en Alsace, op. cit., p. 101.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Par ailleurs dans la séquence, l’ambiance relativement calme du marché de noël qui est d’habitude bondé s’explique certainement par le moment où elle est tournée. Le choix de filmer la nuit traduit certainement une volonté du cinéaste de donner une plus grande visibilité aux stands et leurs différents produits mais plus particulièrement de mettre plus en valeur les illuminations, une occasion qu’on ne peut pas avoir le jour.            &lt;br /&gt;
Décorations et illuminations de Noël&lt;br /&gt;
Noël est une fête de consommation, de distribution de cadeaux aux enfants mais aussi une fête qui brille. Pendant les célébrations de Noël, les maisons, les rues et les places publiques des différentes villes sont parées de guirlandes électriques qui illuminent les artères des grandes villes même des villages durant toute la période de l’Avent. Dans cette œuvre décorative qui accompagne la célébration de Noël, figure le spectacle du sapin de Noël exposé à la place Kléber qui n’apparait pas d’ailleurs dans le film. La décoration du sapin de Noël dans les maisons est notée en Alsace depuis le XVIe siècle avec tout un symbolique qui entoure les différents éléments qui le compose&amp;lt;ref&amp;gt;François Lotz, Les images du pays de Noël, Clément et Gyss, 2000, p. 93.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Cependant, L’exposition de l’arbre de Noël dans les places publiques relève d’une tradition germanique. L’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1870 participe à sa vulgarisation notamment dans les écoles et les places publiques. Les décorations du sapin de Noël évolue depuis son apparition en fonction des progrès économiques et sociaux. Avec l’apparition de la verrerie au XIXe siècle, l’arbre de Noël qui était au début paré de pommes, d’hosties et des fleurs en papier se voit garni de boules de verre, de petits objets en bois, sucreries, bougies qu’on allume le soir, fils d’or et d’argent et de guirlandes. Cet aspect est pourtant présent depuis l’origine de Noël où les gens illuminaient la fête avec des bougies autour de l’arbre de Noël. Cependant, les illuminations des rues et des vitrines des magasins pendant Noël telles qu’on les voit aujourd’hui découle d’un phénomène au départ essentiellement urbain et est apparu au Etats-Unis avec la naissance de l’électricité à la fin du XIXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Nadine Cretin, Noëls des provinces de France, Toulouse, Le Pérégrinateur, 2013, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Ce phénomène gagne les villes de France après la Seconde Guerre Mondiale sous l’impulsion de Strasbourg qui retourne à la France après presque six années d’occupation par l’Allemagne national-socialiste, qui à laisser des séquelles sociales et morales notamment avec la gênante question des « malgré-nous » que les alsaciens tentent d’oublier. Ce retour à la mère patrie est aussi marqué par une volonté de l’Etat français de franciser la région avec la mise en place de nombreux projet économiques et sociaux. Ainsi, Strasbourg entend redorer son image à travers Noël et son marché historique réputé mondialement. En 1954, la ville de Strasbourg cède ses parts au sein de l’Electricité de Strasbourg qui était jusque-là cogérée entre la ville et la grande firme allemande l’AEG, à l’Electricité de France (EDF) qui en devient l’actionnaire majoritaire. Cette arrivée de EDF va augmenter la capacité de production d’électricité et permet une plus grande couverture en électricité à Strasbourg. Cela à surement jouer un rôle essentiel dans les illuminations des rues ainsi que du sapin de Noël à Strasbourg qui traduit aussi une forme de concurrence sur le plan national et international avec l’Allemagne et son traditionnel marché de Noël de Nuremberg, le plus attractif en Europe. Dans le film, Paul Bierlein montre aussi bien les lumières des rues mais aussi les animations des vitrines des grands magasins de mode comme celles des Galeries La Fayette qui apparaissent dans cette séquence et d’autres commerces qui se mettent aux couleurs de Noël pour attirer une plus grande clientèle. En effet, la naissance d’une société de consommation en Europe au milieu des années cinquante qui se caractérise par une augmentation du niveau de vie, de nouvelles habitudes de consommer fortement influencé par la publicité et une grande évolution de l’industrie du jouet font de Noël un moment essentiel pour le commerce. Les commerces profitent de cet évènement pour se rendre plus visible en affichant divers produits allant de l’habillement aux vins et spiritueux, des chocolats et confiseries des articles de fumeur, de céramiques et verrerie d’art, d’appareils électroniques, audio-visuel, horlogeries ou bijouteries qui font augmenter sensiblement le chiffre d’affaires des commerçants&amp;lt;ref&amp;gt;Roland Oberlé, Sandrine Woelffel, Noël. L’Avent et l’après, Strasbourg, Hirlé Editions, 2006, p. 104.&amp;lt;/ref&amp;gt; .&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Cretin Nadine, Noëls des provinces de France, Toulouse, Le Pérégrinateur, 2013.&lt;br /&gt;
Leser Gerard, Noël-Wihnachte en Alsace, rites, coutumes, croyances, Mulhouse, Editions du Rhin Mulhouse, 1989.&lt;br /&gt;
Lotz François, Les images du pays de Noël, Clément et Gyss, 2000.&lt;br /&gt;
Roland Oberlé, Sandrine Woelffel, Noël. L’Avent et l’après, Strasbourg, Hirlé Editions, 2006.&lt;br /&gt;
Vogler Bernard, L’Almanach de l’Alsace, Jaques Marseille – Larousse/VUEF, 2001.&lt;br /&gt;
Wendling Philippe, La merveilleuse histoire des marchés de Noël d’Alsace, Strasbourg, Vent d’Est, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:March%C3%A9_de_No%C3%ABl_et_illuminations&amp;diff=18204</id>
		<title>Bas:Marché de Noël et illuminations</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:March%C3%A9_de_No%C3%ABl_et_illuminations&amp;diff=18204"/>
		<updated>2021-06-02T14:38:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=Marché de Noël de Strasbourg et illuminations&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Bierlein, Paul&lt;br /&gt;
|apercu=Marché_de_noel_illuminations.jpg&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Filmer de nuit, cette séquence de Paul Bierlein montre les illuminations du marché de Noël ainsi que des rues de Strasbourg durant la fête de Noël 1957.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panoramiques sur les stands du marché de Noël, montrant des vendeurs dans leurs stands et des clients qui font leurs emplettes. Arrêt sur les produits exposés et les illuminations des stands et des gens qui se promènent dans le marché. Des illuminations décorant la face d’un immeuble ensuite le blason de l’alsace pendu entre deux bâtiments et illuminés également. Des vitrines de magasins de modes animées, une rue surplombée par des guirlandes électriques qui brille sous la forme d’une cloche, d’Etoiles ou des croix avec une circulation danse, la boutique de vêtements Herz. Des affiches publicitaires d’eau et bière dont la bière alsacienne Kronenbourg. Arrêt sur des animations de façades d’immeubles abritant des magasins vendant des jouets, on y voit les vitrines des Galeries Lafayette. Le bâtiment du Groupe des Assurances Alsaciennes avec l’heure qui s’affiche à côté. Encore des vitrines des Galeries Lafayette et une affiche de la bière Champigneulles, un travelling de la caméra dans des rues parés de guirlandes brillant au couleur de Noël clôt la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La célébration de Noël est une longue tradition qui remonte au Moyen Age en Alsace. Moment de partage, de retrouvaille et de convivialité, Noël revêt plusieurs aspects qui accompagne les festivités tout au long de l’Avent. Au cœur de cet évènement, le marché de Noël de Strasbourg ou Christkindelsmärik (Marché de l’Enfant-Jésus), représente un élément incontournable du fait de nombreux visiteurs provenant d’horizons divers qu’il accueille chaque année. Appelé le marché de Saint-Nicolas à l’origine en rapport avec les célébrations de la Saint-Nicolas, le marché de Noël de Strasbourg devient officiellement le Marché de l’Enfant-Jésus (Christkindelsmärik) en 1570 date à laquelle il est déplacé dans les jours précédents Noël pour ensuite s’étendre durant tout l’Avent et de manière progressive sous l’impulsion du protestantisme. Vers 1830, le marché de Noël déménage en face de la cathédral pour s’installer à la place Kleber, ancienne place d’Armes, puis à la place Broglie dès l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1871. Moment privilégié pour l’achat de cadeaux aux enfants, le marché de Noel est une occasion pour le commerce avec la grande variété de produits alimentaires et non alimentaires qu’il offre. Ainsi, le marché de Noël de Strasbourg devient même l’étendard de la fête de Noël avec la curiosité qu’il suscite attirant un public grandissant au fil des années. Cette séquence tournée par Paul Bierlein se focalise particulièrement sur les illuminations du marché de Noël et des rues de la ville. Elle se situe après la Seconde Guerre mondiale qui consacre le retour de l’Alsace à la France, époque marquée aussi par la naissance de la société de consommation en Europe et la vulgarisation de l’électricité à Strasbourg avec l’acquisition en 1954 de l’Electricité de Strasbourg par EDF&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Vogler, L'Almanach de L'Alsace, Jacques Marseille- Larousse/ VUEF, 2001, p. 358.&amp;lt;/ref&amp;gt; , donnant ainsi à la ville une plus grande autonomie en électricité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un moment de forte consommation&lt;br /&gt;
Noël est une fête de joie, de partage, de distribution de cadeaux aux enfants mais également une période de forte consommation qui se caractérise par la vente de divers produits alimentaires spécifiquement alsacien qui sont apparus avec la Saint Nicolas et qui restent des produits incontournables du marché de Noël de Strasbourg. Cet aspect qui est une partie intégrante de Noël est fortement présent en Alsace avec des spécificités gastronomiques locales. A l’approche du marché de Noël, le visiteur est d’abord frappé par les bonnes odeurs des friandises, des biscuits, du vin chaud et surtout du chocolat très prisé par les enfants, exposés dans les stands du Christkindelsmärik comme le montre Paul Bierlein dans le film. Des coutumes alimentaires indissociable au marché de Noël et qui évoquent des traditions présentent dans la célébration de Noël depuis le Moyen Age. Parmi ces traditionnelles gourmandises du marché de Noël on retrouve les Bredele ou Bredala avec leurs divers appellations (Schankele, Anisbredler, Schwowebredler, Butterbredler, Nùsshifeler, Hirzhernler), qui renvoient parfois à des symboles magiques&amp;lt;ref&amp;gt;Gerard Leser, Noël-Wihnachte en Alsace, rites, coutumes, croyances, Mulhouse, Editions du Rhin Mulhouse, 1989, p. 99.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Comme douceurs de Noël on retrouve aussi dans les stands du Christkindelsmärik les mannele qui constituent des pains au lait en forme de petit bonhomme et garnis parfois de pépites de chocolat ou de raisins secs. L’apparition des mannele est liée aussi à la Saint Nicolas&amp;lt;ref&amp;gt;Philippe Wendling, La merveilleuse histoire des marchés de Noël d’Alsace, Strasbourg, Vent d’Est, 2014, p. 45.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Le pain d’épices ou Lebkuchen qui signifie littéralement pain de vie en alsacien fait partie des traditions alimentaires de la fête de Noël. Sa présence dans les festivités de Noël est signalée dans les textes dès 1412&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid., p. 45.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Le pain d’épices est souvent moulu sous diverses formes évoquant des thèmes religieux mais aussi des thèmes plus profanes que les enfants accompagnés de leurs parents viennent chercher. Ainsi, on rencontre en Alsace des modèles de moules qui permettent de donner à la pâte diverses formes qui exprime selon Gerard Leser une forme de créativité populaire mais aussi qui dans certains cas renvoient à des images véhiculées par l’esprit du temps&amp;lt;ref&amp;gt;Gerard Leser, Noël - Wihnachte en Alsace, op. cit., p. 101.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Par ailleurs dans la séquence, l’ambiance relativement calme du marché de noël qui est d’habitude bondé s’explique certainement par le moment où elle est tournée. Le choix de filmer la nuit traduit certainement une volonté du cinéaste de donner une plus grande visibilité aux stands et leurs différents produits mais plus particulièrement de mettre plus en valeur les illuminations, une occasion qu’on ne peut pas avoir le jour.            &lt;br /&gt;
Décorations et illuminations de Noël&lt;br /&gt;
Noël est une fête de consommation, de distribution de cadeaux aux enfants mais aussi une fête qui brille. Pendant les célébrations de Noël, les maisons, les rues et les places publiques des différentes villes sont parées de guirlandes électriques qui illuminent les artères des grandes villes même des villages durant toute la période de l’Avent. Dans cette œuvre décorative qui accompagne la célébration de Noël, figure le spectacle du sapin de Noël exposé à la place Kléber qui n’apparait pas d’ailleurs dans le film. La décoration du sapin de Noël dans les maisons est notée en Alsace depuis le XVIe siècle avec tout un symbolique qui entoure les différents éléments qui le compose&amp;lt;ref&amp;gt;François Lotz, Les images du pays de Noël, Clément et Gyss, 2000, p. 93.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Cependant, L’exposition de l’arbre de Noël dans les places publiques relève d’une tradition germanique. L’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1870 participe à sa vulgarisation notamment dans les écoles et les places publiques. Les décorations du sapin de Noël évolue depuis son apparition en fonction des progrès économiques et sociaux. Avec l’apparition de la verrerie au XIXe siècle, l’arbre de Noël qui était au début paré de pommes, d’hosties et des fleurs en papier se voit garni de boules de verre, de petits objets en bois, sucreries, bougies qu’on allume le soir, fils d’or et d’argent et de guirlandes. Cet aspect est pourtant présent depuis l’origine de Noël où les gens illuminaient la fête avec des bougies autour de l’arbre de Noël. Cependant, les illuminations des rues et des vitrines des magasins pendant Noël telles qu’on les voit aujourd’hui découle d’un phénomène au départ essentiellement urbain et est apparu au Etats-Unis avec la naissance de l’électricité à la fin du XIXe siècle&amp;lt;ref&amp;gt;Nadine Cretin, Noëls des provinces de France, Toulouse, Le Pérégrinateur, 2013, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt; . Ce phénomène gagne les villes de France après la Seconde Guerre Mondiale sous l’impulsion de Strasbourg qui retourne à la France après presque six années d’occupation par l’Allemagne national-socialiste, qui à laisser des séquelles sociales et morales notamment avec la gênante question des « malgré-nous » que les alsaciens tentent d’oublier. Ce retour à la mère patrie est aussi marqué par une volonté de l’Etat français de franciser la région avec la mise en place de nombreux projet économiques et sociaux. Ainsi, Strasbourg entend redorer son image à travers Noël et son marché historique réputé mondialement. En 1954, la ville de Strasbourg cède ses parts au sein de l’Electricité de Strasbourg qui était jusque-là cogérée entre la ville et la grande firme allemande l’AEG, à l’Electricité de France (EDF) qui en devient l’actionnaire majoritaire. Cette arrivée de EDF va augmenter la capacité de production d’électricité et permet une plus grande couverture en électricité à Strasbourg. Cela à surement jouer un rôle essentiel dans les illuminations des rues ainsi que du sapin de Noël à Strasbourg qui traduit aussi une forme de concurrence sur le plan national et international avec l’Allemagne et son traditionnel marché de Noël de Nuremberg, le plus attractif en Europe. Dans le film, Paul Bierlein montre aussi bien les lumières des rues mais aussi les animations des vitrines des grands magasins de mode comme celles des Galeries La Fayette qui apparaissent dans cette séquence et d’autres commerces qui se mettent aux couleurs de Noël pour attirer une plus grande clientèle. En effet, la naissance d’une société de consommation en Europe au milieu des années cinquante qui se caractérise par une augmentation du niveau de vie, de nouvelles habitudes de consommer fortement influencé par la publicité et une grande évolution de l’industrie du jouet font de Noël un moment essentiel pour le commerce. Les commerces profitent de cet évènement pour se rendre plus visible en affichant divers produits allant de l’habillement aux vins et spiritueux, des chocolats et confiseries des articles de fumeur, de céramiques et verrerie d’art, d’appareils électroniques, audio-visuel, horlogeries ou bijouteries qui font augmenter sensiblement le chiffre d’affaires des commerçants&amp;lt;ref&amp;gt;Roland Oberlé, Sandrine Woelffel, Noël. L’Avent et l’après, Strasbourg, Hirlé Editions, 2006, p. 104.&amp;lt;/ref&amp;gt; .&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Cretin Nadine, Noëls des provinces de France, Toulouse, Le Pérégrinateur, 2013.&lt;br /&gt;
Leser Gerard, Noël-Wihnachte en Alsace, rites, coutumes, croyances, Mulhouse, Editions du Rhin Mulhouse, 1989.&lt;br /&gt;
Lotz François, Les images du pays de Noël, Clément et Gyss, 2000.&lt;br /&gt;
Roland Oberlé, Sandrine Woelffel, Noël. L’Avent et l’après, Strasbourg, Hirlé Editions, 2006.&lt;br /&gt;
Vogler Bernard, L’Almanach de l’Alsace, Jaques Marseille – Larousse/VUEF, 2001.&lt;br /&gt;
Wendling Philippe, La merveilleuse histoire des marchés de Noël d’Alsace, Strasbourg, Vent d’Est, 2014.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16540</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T15:14:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:30&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Rallye_scout.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Monseigneur Elchinger; Michel Kieffer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Heissenstein&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-12&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film anonyme du Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand &lt;br /&gt;
rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16539</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T15:09:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Ring-Jehl&lt;br /&gt;
|idSupport=0145FH0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=051960&lt;br /&gt;
|video=0145FH0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:30&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
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|apercu=Rallye_scout.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Monseigneur Elchinger; Michel Kieffer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Heissenstein&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-12&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film anonyme du Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand &lt;br /&gt;
rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16538</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T15:05:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Film anonyme du Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
[[Fichier:Plan du Rallye de la Forge à Heissenstein 1960.|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand &lt;br /&gt;
rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16537</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T13:25:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Ring-Jehl&lt;br /&gt;
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|dateDebut=051960&lt;br /&gt;
|video=0145FH0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:30&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
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|personnages_identifies=Monseigneur Elchinger; Michel Kieffer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Heissenstein&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-12&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Film anonyme du Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand &lt;br /&gt;
rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16536</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T13:24:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Ring-Jehl&lt;br /&gt;
|idSupport=0145FH0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=051960&lt;br /&gt;
|video=0145FH0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:30&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Rallye_scout.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Monseigneur Elchinger; Michel Kieffer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Heissenstein&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-12&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand &lt;br /&gt;
rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16535</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T13:22:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Ring-Jehl&lt;br /&gt;
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|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Fichier:Image_1.png&lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand &lt;br /&gt;
rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16534</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T13:18:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Ring-Jehl&lt;br /&gt;
|idSupport=0145FH0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=051960&lt;br /&gt;
|video=0145FH0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:30&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Rallye_scout.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Monseigneur Elchinger; Michel Kieffer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Heissenstein&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-12&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
[[Fichier:Plan du Rallye de la Forge. PNG|vignette]]&lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand &lt;br /&gt;
rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16533</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T12:00:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Ring-Jehl&lt;br /&gt;
|idSupport=0145FH0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=051960&lt;br /&gt;
|video=0145FH0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:30&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Rallye_scout.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Monseigneur Elchinger; Michel Kieffer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Heissenstein&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-12&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand &lt;br /&gt;
rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Image_1.png&amp;diff=16532</id>
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		<updated>2021-01-12T11:51:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : programme du Rallye de la Forge à Heissenstein pentecôte 1960.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
programme du Rallye de la Forge à Heissenstein pentecôte 1960.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T11:47:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand &lt;br /&gt;
[[Fichier:Image 1|vignette|Programme du Rallye]]&lt;br /&gt;
rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<updated>2021-01-12T11:43:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Programme du Rallye à Heissenstein 1960.&lt;br /&gt;
Source: BNU&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
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|datesignature=2021-01-12&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. La site Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace à disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16528</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T03:36:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Ring-Jehl&lt;br /&gt;
|idSupport=0145FH0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=051960&lt;br /&gt;
|video=0145FH0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:30&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Rallye_scout.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Monseigneur Elchinger; Michel Kieffer&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Heissenstein&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2021-01-12&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
[[Fichier:Rallye de la Forge programme|vignette|Programme du Rallye de la Forge à Heissenstein 1960. Source: BNU]]&lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. Le Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace de disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16527</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T03:33:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. Le Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace de disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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&lt;div&gt;Programme du Rallye de la Forge en 1960 à Heissenstein. Source: BNU&lt;/div&gt;</summary>
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|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. Le Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace de disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16524</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T03:19:00Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
|fonds=Ring-Jehl&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. Le Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace de disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Bas:Rallye_de_la_Forge_%C3%A0_Heissenstein_(0145FH0017)&amp;diff=16523</id>
		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T03:11:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, &lt;br /&gt;
un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. Le Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace de disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960'', Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, ''Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970'', Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<updated>2021-01-12T03:06:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. Le Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace de disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960, Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
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		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rallye de la Forge à Heissenstein&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Rallye de la Forge à Heissenstein lors de la pentecôte 1960.&lt;br /&gt;
|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace &lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. Le Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace de disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960, Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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&lt;hr /&gt;
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|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace &lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. Le Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace de disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960, Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Bas:Rallye de la Forge à Heissenstein (0145FH0017)</title>
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|Description_fr=L’arrivée des convois de scouts à Heissenstein par voiture et bus avec leurs uniformes, accompagnés de leurs parents pour certains, des drapeaux tricolores accrochés sur des poteaux, un paysage avec beaucoup d’arbres. Des scouts saluent l’opérateur, puis travelling sur des tableaux exposés et les tentes implantées sur un espace un peu dégagé participe au décor. Défilé des différentes branches accompagnées de leurs chefs et cheftaines, la célébration de la sainte messe par Monseigneur Elchinger, entouré des aumôniers et qui salue la foule après la messe. Monseigneur Elchinger se dirige vers la tribune officielle suivi par les scouts avec leurs différents drapeaux. Image du camp démonté ensuite gros plan sur une croix en bois et une statue de la Vierge portant Jésus dans ses bras. En fin le montage du pont de la rivière Kwaï par la 2e troupe de Mulhouse sous le regard de Michel Kieffer filmé de dos, une petite démonstration de scouts qui courent et qui montent sur le pont. Quatre femmes et un garçon passent devant l’operateur puis arrêt sur l’ancienne grange en chantier. Des enfants qui jouent avec un homme souriant et un chien boucle la séquence.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Né en Angleterre au début au XXe siècle, le scoutisme prend vite une ampleur mondiale dans les organisations de jeunesse. En Alsace, le scoutisme apparaît à la fin de la Grande Guerre en 1918 mais c’est à partir de 1920 que la hiérarchie catholique de la région a pris la mesure de créer des sections pour une formation morale des jeunes avec un nouveau moyen éducatif et récréatif. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de scouts qu’ils soient confessionnelles ou laïques connaissent un dynamisme sans précédent. Toutefois, la Deuxième Guerre mondiale marque un arrêt sensible à cet élan avec l’embrigadement de la jeunesse Alsacienne dans le nazisme. Le retour de l’Alsace à la France en 1945 ouvre une ère de reconstruction et d’adaptation avec l’implication des pouvoirs publiques et la mise en place d’infrastructures et des moyens d’accompagnement pour les mouvements de jeunesse. Dans ce contexte d’après-guerre marqué par une forte baisse de l’audience dans les paroisses surtout des jeunes, le scoutisme confessionnel en particulier catholique apparaît comme un levier pour le renouvellement et la revitalisation de la foi chrétienne au sein de la jeunesse.&lt;br /&gt;
Lieux de rassemblement et de formation des scouts d’Alsace &lt;br /&gt;
En 1958, le Conseil des Scouts de France de la Province d’Alsace décide l’acquisition du site de Heissenstein, un espace de sept hectares qui devient la base permanente du scoutisme en Alsace. Le Heissenstein répond à la demande des responsables du scoutisme d’alsace de disposer un espace pour accueillir les grands rassemblements scouts de la région. Le choix du site même n’est pas fortuite car, il se situe au centre de l’Alsace et répond parfaitement aux conditions d’accessibilité. L’aménagement du site commence en 1958 et se fait de manière progressive. En 1959, le site reçoit une installation d’adduction en eau pour permettre une meilleure alimentation en eau potable avec un réservoir alimenté par dénivellation. Une ancienne grange qui se trouve sur le site est également rénové et modernisé. Le bâtiment appelé « La Ferme » comprend un dortoir, des équipements sanitaires et une salle de réunion, des salles de cours pour la formation des cadres scouts mais aussi des dortoirs. Il est inauguré en octobre 1961 et la gestion dirigée par Lucien Mathias est confié à un comité mis en place en 1962, qui prend en charge également l’entretien du site. Des travaux d’agrandissement sont effectués en 1964 par l’association des Amis du Heissenstein avec l’acquisition de nouveaux terrains. Ainsi, le Heissenstein accueille les grands rassemblements des scouts de la province d’alsace mais également c’est un lieu de formation des chefs et cheftaines du mouvement des scouts de France. En outre, le site accueille des colonies de vacances durant les grandes vacances avec ses bâtiments qui facilite les « camps-écoles ».&lt;br /&gt;
Grand rendez-vous du scoutisme en Alsace&lt;br /&gt;
Le Rallye Provincial de Pentecôte est un évènement organisé par la Province d’Alsace des Scouts de France. Chaque année un lieu est choisi entre les différentes communes d’Alsace pour accueillir le grand rassemblement des scouts, des responsables et des parents durant la fête de Pentecôte. Du 4 au 6 juin 1960, le site de Heisenstein accueille pour la première fois le Rallye Provincial de Pentecôte, appelé Rallye de la Forge ou Camp de la Forge répondant ainsi à la vocation de l’évènement qui est de « forger » d’avantage la fraternité scoute. Placé sous le thème du « service dans la Cité », le Rallye de la Forge marque le 40e anniversaire du scoutisme en Alsace. Le cinéaste met en évidence la majesté de l’évènement en montrant l’arrivée des convois de scouts provenant dans tous les districts de l’alsace. En effet, l’évènement réunis au total 2600 Louveteaux, Eclaireurs, Routiers, Chefs et Cheftaines repartis en trois camps. On voit apparaitre des drapeaux tricolores qui flotte sur des poteaux symbolisant le retour de l’Alsace à la France après son occupation par l’Allemagne nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.  Le travelling de la caméra montre le camp avec les tentes mais aussi les différentes branches de scouts se distinguant par la couleur de leurs tenues, qui défilent sous le soleil estival. On constate l’intense activité que déploie les scouts, alliant travail et loisir. Ce qui crée une atmosphère de sociabilité et de solidarité s’inscrivant dans les innovations pédagogiques du scoutisme, qui s’exercent dans la nature, considérée comme un moyen de régénération individuelle, sociale et morale. On voit la ferveur religieuse avec l’apparition de Monseigneur Elchinger évêque coadjuteur en compagnie des aumôniers, qui préside la sainte messe du lundi de pentecôte. L’évènement est aussi marqué par le montage du pont de la rivière de Kwaï apporté en pièce détaché par la 2e troupe de Mulhouse sous la supervision de Michel Kieffer, responsable des installations et des décorations du Rallye et qui doit être certainement l’homme au béret noir filmé de dos avec la main gauche dans la poche et l’autre sur la taille. Le cinéaste fait un arrêt sur l’ancienne grange, encore en travaux de rénovation et de modernisation qui abrite après son inauguration en 1961 une grande salle de réunion, des salles pour la formation des cadres scouts de l’Alsace et de la France mais aussi des dortoirs.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Camp de la Forge. province d'Alsace, Rallye de Pentecôte 1960, Strasbourg, Société d'Edition de la Basse-Alsace, 1960.&lt;br /&gt;
FUCHS Julien, Toujours prêts! Scoutisme et mouvements de jeunesse en Alsace 1918-1970, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2007.&lt;br /&gt;
https//heissenstein.sgdf67.fr&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Fichier:Rallye de la Forge de 1960 à Heissenstein.jpg</title>
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		<updated>2021-01-12T02:51:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Message de Bienvenue pour le Rallye de la Forge en 1960 à Heissenstein.&lt;br /&gt;
Source : BNU&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Champ_du_Feu_(0021FN0001)&amp;diff=13309</id>
		<title>Champ du Feu (0021FN0001)</title>
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		<updated>2020-01-10T08:52:58Z</updated>

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|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
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|personnages_identifies=Gilbert Breesé&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Champ du feu; , la tour Belvédère&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=La famille Breesé visite la tour Belvédère au champ du feu en 1931.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Trois enfants : deux garçons et une fille dans une fontaine (coupe). Les deux jeunes garçons et une femme sortent derrière un édifice, panoramique droite ; ils entrent dans l’édifice (coupe). Un plan sur le paysage. L’opérateur du haut film le sol. Les enfants et leur mère monte sur la tour (coupe). Ils sortent du tour, emprunte un sentier croisant la caméra, plan fixe sur le tour (coupe). Les deux petits garçons et leur mère quittent la tour en descente vers l’opérateur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tourisme de montagne s’est développé en Alsace de façon progressive avec la construction d’infrastructures routières et l’arrivée du chemin de fer. La première guerre mondiale marque une rupture au développement touristique dans les montagnes Vosgiens qui deviennent des champs de bataille (Hartmannswillerkopf, Zillisheim, Linge) durant la guerre de mouvement, ruinant ainsi beaucoup d’installations. Après la guerre, les grands champs de bataille sont devenus des lieux de mémoires où les familles françaises et allemandes viennent visiter tant le lien entre l’histoire et le territoire est fortement ancré. En 1930, la promulgation de la loi sur la protection des sites et paysages pittoresques en France achève d’inscrire durablement la culture de montagne en tant qu’espace commun à préserver. La loi de 1936 a eu un impact considérable sur le tourisme qui était peu ouvert aux travailleurs et à leurs familles. Ce tourisme populaire sera vite freiné par la seconde guerre mondiale avec l’occupation de l’alsace en 1940 par l’Allemagne nazi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Situé sur les bans des communes de Belmont et du Hohwald, le champ du feu est le point culminant du Bas-Rhin du haut de ses 1099m, avec une végétation particulière, composés de chaume d’altitude et de tourbières. De Nombreuses hypothèses font l’objet de son appellation, selon certains il viendrait de Vehfeld ou champ du bétail, d’une déformation du nom de champ des fées ou champ du faîte (du fait de la hauteur) ou encore des feux des charbonniers. Il constitue un lieu important de tourisme pour les alsaciens mais aussi pour beaucoup de francais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La tour Belvédère du champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construite à la fin du 19e siècle, la tour a été inaugurée en 1898 à l’occasion du 25e anniver-saire de la création du club vosgien. D’une hauteur de 23 m, l’ouvrage est constitué d’une section octogonale sur un soubassement carré. Il est surmonté d’une couronne et d’une table d’orientation. La tour est construite en béton et en maçonnerie de pierre de taille. L’accès à la plateforme se fait par un escalier hélicoïdal éclairé par des ouvertures. Elle offre aux visi-teurs un panorama de vue exceptionnel sur le paysage environnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un tourisme de montagne'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tourisme de montagne en Alsace connait très tôt un essor remarquable avec les bourgeoi-sies de l’ère industrielle. Ainsi, l’arrivée progressive du chemin de fer des villes comme Strasbourg, Colmar, Nancy ou paris vers la campagne conduit inévitablement le citadin vers le milieu naturel d’altitudes, à la recherche du bon air et des loisirs. Cette pratique s’accentue après 1872 avec un aménagement des sommets qui sont désormais marqués par un alignement de 4056 bornes de granite inscrivant ainsi pour longtemps la rupture physique et internationale marqué par l’occupation de l’Alsace par l’Allemagne en 1870. Cette pé-riode coïncide également à la naissance des clubs comme le club Vosgien en 1872 qui va jouer un rôle central dans la promotion des promenades en montagne avec la création des premiers sentiers balisés. Cette valorisation du tourisme de montagne travers la publicité, finit par donner une représentation de la montagne comme un lieu bucolique, un espace de respiration pour les zones urbaines&amp;lt;ref&amp;gt;PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui attire beaucoup de famille comme c’est le cas dans cette séquence avec les Breesé. Les Alsaciens ne sont pas en reste avec le developpement des sites d'altitudes comme le Champ du feu pour la promotion des promenades. La première guèrre mondiale a constamment diminuer cette affluence vers les montagnes, avec les combats dans les Vosges. Cependant, apparait un tourisme des champs de bataille avec les grands sites de la guèrre (Hartmannswillerkopf, Linge, Zillisheim) qui vont se transformer progressivement en lieux de mémoire où français et allemands viennent visiter. Dans l'entre-deux-guèrres, ces excursions dans les mantagnes jouent un rôle important dans le rapprochement entre les alsaciens et les français depuis le retour de l'Alsace à la France en 1918.  &lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 2.png|vignette|La tour Belvédère du Champ du feu. Image MIRA]]&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vosges, terre de tourisme. Du siécle de Montaigne à nos jours 1500-2000, Conseil général des Vosges, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Champ_du_Feu_(0021FN0001)&amp;diff=13308</id>
		<title>Champ du Feu (0021FN0001)</title>
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		<updated>2020-01-10T08:44:11Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|titre=Champ du Feu&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=La famille Breesé visite la tour Belvédère au champ du feu en 1931.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Trois enfants : deux garçons et une fille dans une fontaine (coupe). Les deux jeunes garçons et une femme sortent derrière un édifice, panoramique droite ; ils entrent dans l’édifice (coupe). Un plan sur le paysage. L’opérateur du haut film le sol. Les enfants et leur mère monte sur la tour (coupe). Ils sortent du tour, emprunte un sentier croisant la caméra, plan fixe sur le tour (coupe). Les deux petits garçons et leur mère quittent la tour en descente vers l’opérateur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tourisme de montagne s’est développé en Alsace de façon progressive avec la construction d’infrastructures routières et l’arrivée du chemin de fer. La première guerre mondiale marque une rupture au développement touristique dans les montagnes Vosgiens qui deviennent des champs de bataille (Hartmannswillerkopf, Zillisheim, Linge) durant la guerre de mouvement, ruinant ainsi beaucoup d’installations. Après la guerre, les grands champs de bataille sont devenus des lieux de mémoires où les familles françaises et allemandes viennent visiter tant le lien entre l’histoire et le territoire est fortement ancré. En 1930, la promulgation de la loi sur la protection des sites et paysages pittoresques en France achève d’inscrire durablement la culture de montagne en tant qu’espace commun à préserver. La loi de 1936 a eu un impact considérable sur le tourisme qui était peu ouvert aux travailleurs et à leurs familles. Ce tourisme populaire sera vite freiné par la seconde guerre mondiale avec l’occupation de l’alsace en 1940 par l’Allemagne nazi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Situé sur les bans des communes de Belmont et du Hohwald, le champ du feu est le point culminant du Bas-Rhin du haut de ses 1099m, avec une végétation particulière, composés de chaume d’altitude et de tourbières. De Nombreuses hypothèses font l’objet de son appellation selon certains, il viendrait de Vehfeld ou champ du bétail, d’une déformation du nom de champ des fées ou champ du faite (du fait de la hauteur) ou encore des feux des charbonniers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La tour Belvédère du champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construite à la fin du 19e siècle, la tour a été inaugurée en 1898 à l’occasion du 25e anniver-saire de la création du club vosgien. D’une hauteur de 23 m, l’ouvrage est constitué d’une section octogonale sur un soubassement carré. Il est surmonté d’une couronne et d’une table d’orientation. La tour est construite en béton et en maçonnerie de pierre de taille. L’accès à la plateforme se fait par un escalier hélicoïdal éclairé par des ouvertures. Elle offre aux visi-teurs un panorama de vue exceptionnel sur le paysage environnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un tourisme de montagne'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tourisme de montagne en Alsace connait très tôt un essor remarquable avec les bourgeoi-sies de l’ère industrielle. Ainsi, l’arrivée progressive du chemin de fer des villes comme Strasbourg, Colmar, Nancy ou paris vers la campagne conduit inévitablement le citadin vers le milieu naturel d’altitudes, à la recherche du bon air et des loisirs. Cette pratique s’accentue après 1872 avec un aménagement des sommets qui sont désormais marqués par un alignement de 4056 bornes de granite inscrivant ainsi pour longtemps la rupture physique et internationale marqué par l’occupation de l’Alsace par l’Allemagne en 1870. Cette pé-riode coïncide également à la naissance des clubs comme le club Vosgien en 1872 qui va jouer un rôle central dans la promotion des promenades en montagne avec la création des premiers sentiers balisés. Cette valorisation du tourisme de montagne travers la publicité, finit par donner une représentation de la montagne comme un lieu bucolique, un espace de respiration pour les zones urbaines&amp;lt;ref&amp;gt;PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui attire beaucoup de famille comme c’est le cas dans cette séquence avec les Breesé. Les Alsaciens ne sont pas en reste avec le developpement des sites d'altitudes comme le Champ du feu pour la promotion des promenades. La première guèrre mondiale a constamment diminuer cette affluence vers les montagnes, avec les combats dans les Vosges. Cependant, apparait un tourisme des champs de bataille avec les grands sites de la guèrre (Hartmannswillerkopf, Linge, Zillisheim) qui vont se transformer progressivement en lieux de mémoire où français et allemands viennent visiter. Dans l'entre-deux-guèrres, ces excursions dans les mantagnes jouent un rôle important dans le rapprochement entre les alsaciens et les français depuis le retour de l'Alsace à la France en 1918.  &lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 2.png|vignette|La tour Belvédère du Champ du feu. Image MIRA]]&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vosges, terre de tourisme. Du siécle de Montaigne à nos jours 1500-2000, Conseil général des Vosges, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Champ du Feu (0021FN0001)</title>
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|Resume_fr=La famille Breesé visite la tour Belvédère au champ du feu en 1931.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Trois enfants : deux garçons et une fille dans une fontaine (coupe). Les deux jeunes garçons et une femme sortent derrière un édifice, panoramique droite ; ils entrent dans l’édifice (coupe). Un plan sur le paysage. L’opérateur du haut film le sol. Les enfants et leur mère monte sur la tour (coupe). Ils sortent du tour, emprunte un sentier croisant la caméra, plan fixe sur le tour (coupe). Les deux petits garçons et leur mère quittent la tour en descente vers l’opérateur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tourisme de montagne s’est développé en Alsace de façon progressive avec la construction d’infrastructures routiers et l’arrivée du chemin de fer. La première guerre mondiale marque une rupture au développement touristique dans les montagnes Vosgiens qui deviennent des champs de bataille (Hartmannswillerkopf, Zillisheim, Linge) durant la guerre de mouvement, ruinant ainsi beaucoup d’installations. Après la guerre, les grands champs de bataille sont devenus des lieux de mémoires où les familles françaises et allemandes viennent visiter tant le lien entre l’histoire et le territoire est fortement ancré. En 1930, la promulgation de la loi sur la protection des sites et paysages pittoresques en France achève d’inscrire durablement la culture de montagne en tant qu’espace commun à préserver. La loi de 1936 a eu un impact considérable sur le tourisme qui était peu ouvert aux travailleurs et à leurs familles. Ce tourisme populaire sera vite freiné par la seconde guerre mondiale avec l’occupation de l’alsace en 1940 par l’Allemagne nazi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Situé sur les bans des communes de Belmont et du Hohwald, le champ du feu est le point culminant du Bas-Rhin du haut de ses 1099m, avec une végétation particulière, composés de chaume d’altitude et de tourbières. De Nombreuses hypothèses font l’objet de son appellation selon certains, il viendrait de Vehfeld ou champ du bétail, d’une déformation du nom de champ des fées ou champ du faite (du fait de la hauteur) ou encore des feux des charbonniers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La tour Belvédère du champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construite à la fin du 19e siècle, la tour a été inaugurée en 1898 à l’occasion du 25e anniver-saire de la création du club vosgien. D’une hauteur de 23 m, l’ouvrage est constitué d’une section octogonale sur un soubassement carré. Il est surmonté d’une couronne et d’une table d’orientation. La tour est construite en béton et en maçonnerie de pierre de taille. L’accès à la plateforme se fait par un escalier hélicoïdal éclairé par des ouvertures. Elle offre aux visi-teurs un panorama de vue exceptionnel sur le paysage environnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un tourisme de montagne'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tourisme de montagne en Alsace connait très tôt un essor remarquable avec les bourgeoi-sies de l’ère industrielle. Ainsi, l’arrivée progressive du chemin de fer des villes comme Strasbourg, Colmar, Nancy ou paris vers la campagne conduit inévitablement le citadin vers le milieu naturel d’altitudes, à la recherche du bon air et des loisirs. Cette pratique s’accentue après 1872 avec un aménagement des sommets qui sont désormais marqués par un alignement de 4056 bornes de granite inscrivant ainsi pour longtemps la rupture physique et internationale marqué par l’occupation de l’Alsace par l’Allemagne en 1870. Cette pé-riode coïncide également à la naissance des clubs comme le club Vosgien en 1872 qui va jouer un rôle central dans la promotion des promenades en montagne avec la création des premiers sentiers balisés. Cette valorisation du tourisme de montagne travers la publicité, finit par donner une représentation de la montagne comme un lieu bucolique, un espace de respiration pour les zones urbaines&amp;lt;ref&amp;gt;PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui attire beaucoup de famille comme c’est le cas dans cette séquence avec les Breesé. Les Alsaciens ne sont pas en reste avec le developpement des sites d'altitudes comme le Champ du feu pour la promotion des promenades. La première guèrre mondiale a constamment diminuer cette affluence vers les montagnes, avec les combats dans les Vosges. Cependant, apparait un tourisme des champs de bataille avec les grands sites de la guèrre (Hartmannswillerkopf, Linge, Zillisheim) qui vont se transformer progressivement en lieux de mémoire où français et allemands viennent visiter. Dans l'entre-deux-guèrres, ces excursions dans les mantagnes jouent un rôle important dans le rapprochement entre les alsaciens et les français depuis le retour de l'Alsace à la France en 1918.  &lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 2.png|vignette|La tour Belvédère du Champ du feu. Image MIRA]]&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vosges, terre de tourisme. Du siécle de Montaigne à nos jours 1500-2000, Conseil général des Vosges, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<updated>2020-01-09T23:40:11Z</updated>

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|lieux_ou_monuments=Graufthal; , Maisons des rochers&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Charles Veltz filme une Excursion touristique à Graufthal en 1947.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panorama du bas vers le haut des vestiges d’un bâtiment ; deux poteaux devant un mur (coupe). Deux hommes sur une terrasse filmer du bas et qui parle au promoteur, une femme, un homme et deux filles les rejoignent et parlent avec le promoteur au sol. Panoramique sur une femme immobile devant un bâtiment et un groupe de personne qui sort du bâtiment (coupe). Un homme se lave les mains dans une borne fontaine, derrière lui une fille et un groupe de femme en arrière-plan (coupe). Trois hommes et une fille marche sur une rue croisant le camera ; ils passent à droite de l’opérateur (coupe). Deux hommes de dos marchent sur un pont en direction du reste du groupe, avec en arrière-plan un paysage avec beaucoup d’arbre, ensuite le groupe quitte le pont ; un homme souriant croise la caméra et passe à gauche de l’opérateur et une femme au deuxième plan (coupe). Les visiteurs marchent sur une rue et passe devant l’opérateur et des fleurs touffues logeant le sentier au second plan (coupe), les visiteurs rentrent dans un car, un homme et une femme passe à droite de l’opérateur (coupe). Les visiteurs se promènent sur une rue en croisant le promoteur, mais cependant avec un décor qui montre en arrière-plan des étages (coupe). Vue aérienne de Graufthal (coupe), plan aérien d’une maison en ruine (coupe). Les visiteurs prisent du bas montent sur un tour et quelques un qui saluent le promoteur (coupe). Le groupe sort d’un bâtiment, en premier plan, une femme, un couple et une fille passant à droite du promoteur, suivi par les autres membres du groupe qui sortent en courant (coupe). Panoramique lent sur la maison des rochers (coupe), lent panoramique également sur l’église (coupe). Trois personnes filmées du bas se tiennent sur les fenêtres des  maisons des rochers un bâtiment (coupe). Trois femmes face au camera s’adonnent au jeu de pêche sous la surveillance d’un homme couché au sol et sous les regards du reste du groupe ; un poulet en second plan. Ensuite le promoteur filme le même jeu pour les hommes, en montrant en second plan une maison abritant un hôtel et un restaurant (coupe). Le promoteur filme le jeu du Collins Maillard montrant tour à tour deux hommes aux yeux bandés (coupe). Panoramique lent avec en premier plan un homme et deux femmes qui sourient l’opérateur, en second plan un car.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le 22 juin 1940, la France vaincu signe l’armistice. Hitler entre à Strasbourg le 28 juin 1940 et la ville devient le siège de l’administration allemande sous l’autorité du Gauleiter de Bade-Alsace. En 1944, les troupes du général Le Clerc mènent l’offensive et libèrent Strasbourg et le drapeau tricolore sur la cathédrale symbolisant la libération de la ville. Trois années après la libération de l’alsace de l’occupation nazie et la fin de la guerre en 1945, les traumatismes de la guerre sont toujours dans les mémoires des alsaciens qui ont vécu l’annexion hitlérienne avec toutes ses vastitudes. Evacuations, persécutions, intimidations, enrôlements, les camps de concentration et ou les exécutions sont restés graver dans les souvenirs des alsaciens. Des hommages et des monuments aux morts ont accompagné cette période d’après-guerre qui marque la reprise d’une vie normale en Alsace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Graufthal : un village historique'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 6.png|vignette|Vue aériènne de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Graufthal se situe à la confluence de deux cours d’eau à savoir la Zinsel du sud et le Rehbach et à la jonction de deux vallées, d’où son nom Thal signifiant vallée. Le hameau de Graufthal est un écart de la commune d’Eschbourg, situé dans le département de Bas-Rhin. Il fait partie de la région naturelle connue sous le nom d’alsace bossue, à la lisière sud du parc naturel des Vosges du nord. Entouré de hautes falaises de grès et de forêts, Graufthal est un carrefour naturel reliant le plateau lorrain à la plaine d’alsace. Ce village doit son origine à une antique abbaye de Bénédictins, fondée, dit la légende, en 784. Passée plus tard à l’ordre de Cîteaux et occupée en 1488 par des nonnes de Sinderelsberg près de Marmoutier, elle eut beaucoup à souffrir dans la guerre des paysans (1525), se plaça sous la protection de Lichtenberg en 1531, et fut sécularisée vingt années plus tard, par le Pape Jules III. C’est à cette époque que disparurent les bâtiments de l’abbaye, dont les matériaux furent utilisés par les habitants du village. Celui-ci fit partie successivement de la seigneurie de Lutzelbourg et conté de Lutzelstein. L’on voit à Graufthal une série d’habitations ménagées dans le roc, qui sont du plus curieux effet&amp;lt;ref&amp;gt;Christian Marion, Un siécle d'ecart : comprendre le paysage et l'architécture, Jerome Do Bentzinger, p. 165.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les maisons des rochers de Graufthal'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture7.png|vignette|Plan maisons des rochers de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Dans cette séquence, Charles Veltz porte un intérêt particulier aux mouvements des visiteurs mais aussi au patrimoine historique de Graufthal en témoigne les lents panoramiques sur les monuments historiques dont le site le plus important est les maisons des rochers (film). En 1899, l’archéologue Robert Forrer, rejoint par Charles Spindler, entreprend des fouilles sur le site des maisons des rochers. Sa conclusion est que ces grottes ont été aménagées au Moyen- Age en entrepôts ou greniers par la mise en place de poteaux de clôture dont il subsiste encore les trous dans la roche. Par la suite, vers le XVIIe siècle, quelques-unes de ces constructions en bois sont utilisées comme logements provisoires, puis transformés au XVIIIe siècle en maisons d’habitation en pierre. Un linteau de porte en grès était d’ailleurs daté de 1760. Ces maisons ont une composition identique : on trouve au rez-de-chaussée une cuisine jouxtant la pièce d’habitations dans laquelle dorment les parents, et une étable repérable au fait que les murs internes ne sont pas recouverts d’enduit. Au 1er étage, un espace dortoir est réservé aux enfants tandis que l’autre partie sert de fenil et grenier. A partir du début du XXe siècle, cet habitat anachronique qui draine déjà les foules se dégrade peu à peu. La maison Wagner est désertée la première. Le premier étage de la maison Weber s’effondre en 1931. Sa propriétaire, sous le choc, s’éteint peu après, âgée de 88 ans. Seules, les sœurs Ottermann continuent leur vie sous les rochers. Madelaine l’ainée décède en 1947 à 89 ans soit l’année où cette séquence a été filmée, et Catherine, la célèbre « Falskaeth », sera pendant 11ans le dernier troglodyte de graufthal. Dans cette séquence, Charles Veltz s’arrête aussi un moment sur l’Eglise catholique de Graufthal dont les travaux de construction démarrent en 1902 et pris fin en 1904, mettant fin au simultanéum qui s’était installé depuis 1738. Le site de graufthal est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Les vestiges du couvent sont inscrits en 1984 sur l’inventaire des monuments historiques, ainsi que les Maisons des rochers en 1988.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''A la découverte du bon air et des loisirs bourgeois'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette excursion touristique, Charles Veltz dans ces différentes prises de vue accorde une importante sensibilité à la beauté du paysage, sa typicité et aux sites patrimoniaux. On note egalement une certaine sociabilité affichée par les touristes tout au long de la visite.  Dans la séquence, l’essentiel des prises de vue porte sur les mouvements du groupe : les échanges, les sourires et les jeux, qui sont des pratiques recurentes dans les films de famille et qu'on retrouve souvent dans les pellicules de Charles Veltz (0033FN0009), visent à démontrer un climat social plutôt paisible et une bonne entente entre les différents membres de le cellule familiale. On voit aussi l’attention porter sur l’opérateur en témoigne les regards camera, propre au film amateur et qui confère à celui qui filme un pouvoir de séduction qui oblige aux filmés de se déterminer par rapport à celui qui filme.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARION Christian, Un siécle d'ecart : comprendre le paysage et l'architécture, Jerôme Do Benrzinger, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Places des victoires/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Excursion_%C3%A0_Grauthal_(0033FN0001)&amp;diff=13305</id>
		<title>Excursion à Grauthal (0033FN0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Excursion_%C3%A0_Grauthal_(0033FN0001)&amp;diff=13305"/>
		<updated>2020-01-09T23:35:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Excursion à Grauthal&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|apercu=Graufthal.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Graufthal; , Maisons des rochers&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Charles Veltz filme une Excursion touristique à Graufthal en 1947.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panorama du bas vers le haut des vestiges d’un bâtiment ; deux poteaux devant un mur (coupe). Deux hommes sur une terrasse filmer du bas et qui parle au promoteur, une femme, un homme et deux filles les rejoignent et parlent avec le promoteur au sol. Panoramique sur une femme immobile devant un bâtiment et un groupe de personne qui sort du bâtiment (coupe). Un homme se lave les mains dans une borne fontaine, derrière lui une fille et un groupe de femme en arrière-plan (coupe). Trois hommes et une fille marche sur une rue croisant le camera ; ils passent à droite de l’opérateur (coupe). Deux hommes de dos marchent sur un pont en direction du reste du groupe, avec en arrière-plan un paysage avec beaucoup d’arbre, ensuite le groupe quitte le pont ; un homme souriant croise la caméra et passe à gauche de l’opérateur et une femme au deuxième plan (coupe). Les visiteurs marchent sur une rue et passe devant l’opérateur et des fleurs touffues logeant le sentier au second plan (coupe), les visiteurs rentrent dans un car, un homme et une femme passe à droite de l’opérateur (coupe). Les visiteurs se promènent sur une rue en croisant le promoteur, mais cependant avec un décor qui montre en arrière-plan des étages (coupe). Vue aérienne de Graufthal (coupe), plan aérien d’une maison en ruine (coupe). Les visiteurs prisent du bas montent sur un tour et quelques un qui saluent le promoteur (coupe). Le groupe sort d’un bâtiment, en premier plan, une femme, un couple et une fille passant à droite du promoteur, suivi par les autres membres du groupe qui sortent en courant (coupe). Panoramique lent sur la maison des rochers (coupe), lent panoramique également sur l’église (coupe). Trois personnes filmées du bas se tiennent sur les fenêtres des  maisons des rochers un bâtiment (coupe). Trois femmes face au camera s’adonnent au jeu de pêche sous la surveillance d’un homme couché au sol et sous les regards du reste du groupe ; un poulet en second plan. Ensuite le promoteur filme le même jeu pour les hommes, en montrant en second plan une maison abritant un hôtel et un restaurant (coupe). Le promoteur filme le jeu du Collins Maillard montrant tour à tour deux hommes aux yeux bandés (coupe). Panoramique lent avec en premier plan un homme et deux femmes qui sourient l’opérateur, en second plan un car.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le 22 juin 1940, la France vaincu signe l’armistice. Hitler entre à Strasbourg le 28 juin 1940 et la ville devient le siège de l’administration allemande sous l’autorité du Gauleiter de Bade-Alsace. En 1944, les troupes du général Le Clerc mènent l’offensive et libèrent Strasbourg et le drapeau tricolore sur la cathédrale symbolisant la libération de la ville. Trois années après la libération de l’alsace de l’occupation nazie et la fin de la guerre en 1945, les traumatismes de la guerre sont toujours dans les mémoires des alsaciens qui ont vécu l’annexion hitlérienne avec toutes ses vastitudes. Evacuations, persécutions, intimidations, enrôlements, les camps de concentration et ou les exécutions sont restés graver dans les souvenirs des alsaciens. Des hommages et des monuments aux morts ont accompagné cette période d’après-guerre qui marque la reprise d’une vie normale en Alsace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Graufthal : un village historique'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 6.png|vignette|Vue aériènne de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Graufthal se situe à la confluence de deux cours d’eau à savoir la Zinsel du sud et le Rehbach et à la jonction de deux vallées, d’où son nom Thal signifiant vallée. Le hameau de Graufthal est un écart de la commune d’Eschbourg, situé dans le département de Bas-Rhin. Il fait partie de la région naturelle connue sous le nom d’alsace bossue, à la lisière sud du parc naturel des Vosges du nord. Entouré de hautes falaises de grès et de forêts, Graufthal est un carrefour naturel reliant le plateau lorrain à la plaine d’alsace. Ce village doit son origine à une antique abbaye de Bénédictins, fondée, dit la légende, en 784. Passée plus tard à l’ordre de Cîteaux et occupée en 1488 par des nonnes de Sinderelsberg près de Marmoutier, elle eut beaucoup à souffrir dans la guerre des paysans (1525), se plaça sous la protection de Lichtenberg en 1531, et fut sécularisée vingt années plus tard, par le Pape Jules III. C’est à cette époque que disparurent les bâtiments de l’abbaye, dont les matériaux furent utilisés par les habitants du village. Celui-ci fit partie successivement de la seigneurie de Lutzelbourg et conté de Lutzelstein. L’on voit à Graufthal une série d’habitations ménagées dans le roc, qui sont du plus curieux effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les maisons des rochers de Graufthal'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture7.png|vignette|Plan maisons des rochers de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Dans cette séquence, Charles Veltz porte un intérêt particulier aux mouvements des visiteurs mais aussi au patrimoine historique de Graufthal en témoigne les lents panoramiques sur les monuments historiques dont le site le plus important est les maisons des rochers (film). En 1899, l’archéologue Robert Forrer, rejoint par Charles Spindler, entreprend des fouilles sur le site des maisons des rochers. Sa conclusion est que ces grottes ont été aménagées au Moyen- Age en entrepôts ou greniers par la mise en place de poteaux de clôture dont il subsiste encore les trous dans la roche. Par la suite, vers le XVIIe siècle, quelques-unes de ces constructions en bois sont utilisées comme logements provisoires, puis transformés au XVIIIe siècle en maisons d’habitation en pierre. Un linteau de porte en grès était d’ailleurs daté de 1760. Ces maisons ont une composition identique : on trouve au rez-de-chaussée une cuisine jouxtant la pièce d’habitations dans laquelle dorment les parents, et une étable repérable au fait que les murs internes ne sont pas recouverts d’enduit. Au 1er étage, un espace dortoir est réservé aux enfants tandis que l’autre partie sert de fenil et grenier. A partir du début du XXe siècle, cet habitat anachronique qui draine déjà les foules se dégrade peu à peu. La maison Wagner est désertée la première. Le premier étage de la maison Weber s’effondre en 1931. Sa propriétaire, sous le choc, s’éteint peu après, âgée de 88 ans. Seules, les sœurs Ottermann continuent leur vie sous les rochers. Madelaine l’ainée décède en 1947 à 89 ans soit l’année où cette séquence a été filmée, et Catherine, la célèbre « Falskaeth », sera pendant 11ans le dernier troglodyte de graufthal. Dans cette séquence, Charles Veltz s’arrête aussi un moment sur l’Eglise catholique de Graufthal dont les travaux de construction démarrent en 1902 et pris fin en 1904, mettant fin au simultanéum qui s’était installé depuis 1738. Le site de graufthal est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Les vestiges du couvent sont inscrits en 1984 sur l’inventaire des monuments historiques, ainsi que les Maisons des rochers en 1988.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''A la découverte du bon air et des loisirs bourgeois'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette excursion touristique, Charles Veltz dans ces différentes prises de vue accorde une importante sensibilité à la beauté du paysage, sa typicité et aux sites patrimoniaux. On note egalement une certaine sociabilité affichée par les touristes tout au long de la visite.  Dans la séquence, l’essentiel des prises de vue porte sur les mouvements du groupe : les échanges, les sourires et les jeux, qui sont des pratiques recurentes dans les films de famille et qu'on retrouve souvent dans les pellicules de Charles Veltz (0033FN0009), visent à démontrer un climat social plutôt paisible et une bonne entente entre les différents membres de le cellule familiale. On voit aussi l’attention porter sur l’opérateur en témoigne les regards camera, propre au film amateur et qui confère à celui qui filme un pouvoir de séduction qui oblige aux filmés de se déterminer par rapport à celui qui filme.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARION Christian, Un siécle d'ecart : comprendre le paysage et l'architécture, Jerôme Do Benrzinger, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Places des victoires/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Excursion_%C3%A0_Grauthal_(0033FN0001)&amp;diff=13304</id>
		<title>Excursion à Grauthal (0033FN0001)</title>
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		<updated>2020-01-09T23:32:11Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
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|titre=Excursion à Grauthal&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Charles Veltz filme une Excursion touristique à Graufthal en 1947.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panorama du bas vers le haut des vestiges d’un bâtiment ; deux poteaux devant un mur (coupe). Deux hommes sur une terrasse filmer du bas et qui parle au promoteur, une femme, un homme et deux filles les rejoignent et parlent avec le promoteur au sol. Panoramique sur une femme immobile devant un bâtiment et un groupe de personne qui sort du bâtiment (coupe). Un homme se lave les mains dans une borne fontaine, derrière lui une fille et un groupe de femme en arrière-plan (coupe). Trois hommes et une fille marche sur une rue croisant le camera ; ils passent à droite de l’opérateur (coupe). Deux hommes de dos marchent sur un pont en direction du reste du groupe, avec en arrière-plan un paysage avec beaucoup d’arbre, ensuite le groupe quitte le pont ; un homme souriant croise la caméra et passe à gauche de l’opérateur et une femme au deuxième plan (coupe). Les visiteurs marchent sur une rue et passe devant l’opérateur et des fleurs touffues logeant le sentier au second plan (coupe), les visiteurs rentrent dans un car, un homme et une femme passe à droite de l’opérateur (coupe). Les visiteurs se promènent sur une rue en croisant le promoteur, mais cependant avec un décor qui montre en arrière-plan des étages (coupe). Vue aérienne de Graufthal (coupe), plan aérien d’une maison en ruine (coupe). Les visiteurs prisent du bas montent sur un tour et quelques un qui saluent le promoteur (coupe). Le groupe sort d’un bâtiment, en premier plan, une femme, un couple et une fille passant à droite du promoteur, suivi par les autres membres du groupe qui sortent en courant (coupe). Panoramique lent sur la maison des rochers (coupe), lent panoramique également sur l’église (coupe). Trois personnes filmées du bas se tiennent sur les fenêtres des  maisons des rochers un bâtiment (coupe). Trois femmes face au camera s’adonnent au jeu de pêche sous la surveillance d’un homme couché au sol et sous les regards du reste du groupe ; un poulet en second plan. Ensuite le promoteur filme le même jeu pour les hommes, en montrant en second plan une maison abritant un hôtel et un restaurant (coupe). Le promoteur filme le jeu du Collins Maillard montrant tour à tour deux hommes aux yeux bandés (coupe). Panoramique lent avec en premier plan un homme et deux femmes qui sourient l’opérateur, en second plan un car.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le 22 juin 1940, la France vaincu signe l’armistice. Hitler entre à Strasbourg le 28 juin 1940 et la ville devient le siège de l’administration allemande sous l’autorité du Gauleiter de Bade-Alsace. En 1944, les troupes du général Le Clerc mènent l’offensive et libèrent Strasbourg et le drapeau tricolore sur la cathédrale symbolisant la libération de la ville. Trois années après la libération de l’alsace de l’occupation nazie et la fin de la guerre en 1945, les traumatismes de la guerre sont toujours dans les mémoires des alsaciens qui ont vécu l’annexion hitlérienne avec toutes ses vastitudes. Evacuations, persécutions, intimidations, enrôlements, les camps de concentration et ou les exécutions sont restés graver dans les souvenirs des alsaciens. Des hommages et des monuments aux morts ont accompagné cette période d’après-guerre qui marque la reprise d’une vie normale en Alsace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Graufthal : un village historique'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 6.png|vignette|Vue aériènne de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Graufthal se situe à la confluence de deux cours d’eau à savoir la Zinsel du sud et le Rehbach et à la jonction de deux vallées, d’où son nom Thal signifiant vallée. Le hameau de Graufthal est un écart de la commune d’Eschbourg, situé dans le département de Bas-Rhin. Il fait partie de la région naturelle connue sous le nom d’alsace bossue, à la lisière sud du parc naturel des Vosges du nord. Entouré de hautes falaises de grès et de forêts, Graufthal est un carrefour naturel reliant le plateau lorrain à la plaine d’alsace. Ce village doit son origine à une antique abbaye de Bénédictins, fondée, dit la légende, en 784. Passée plus tard à l’ordre de Cîteaux et occupée en 1488 par des nonnes de Sinderelsberg près de Marmoutier, elle eut beaucoup à souffrir dans la guerre des paysans (1525), se plaça sous la protection de Lichtenberg en 1531, et fut sécularisée vingt années plus tard, par le Pape Jules III. C’est à cette époque que disparurent les bâtiments de l’abbaye, dont les matériaux furent utilisés par les habitants du village. Celui-ci fit partie successivement de la seigneurie de Lutzelbourg et conté de Lutzelstein. L’on voit à Graufthal une série d’habitations ménagées dans le roc, qui sont du plus curieux effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les maisons des rochers de Graufthal'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture7.png|vignette|Plan maisons des rochers de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Dans cette séquence, Charles Veltz porte un intérêt particulier aux mouvements des visiteurs mais aussi au patrimoine historique de Graufthal en témoigne les lents panoramiques sur les monuments historiques dont le site le plus important est les maisons des rochers (film). En 1899, l’archéologue Robert Forrer, rejoint par Charles Spindler, entreprend des fouilles sur le site des maisons des rochers. Sa conclusion est que ces grottes ont été aménagées au Moyen- Age en entrepôts ou greniers par la mise en place de poteaux de clôture dont il subsiste encore les trous dans la roche. Par la suite, vers le XVIIe siècle, quelques-unes de ces constructions en bois sont utilisées comme logements provisoires, puis transformés au XVIIIe siècle en maisons d’habitation en pierre. Un linteau de porte en grès était d’ailleurs daté de 1760. Ces maisons ont une composition identique : on trouve au rez-de-chaussée une cuisine jouxtant la pièce d’habitations dans laquelle dorment les parents, et une étable repérable au fait que les murs internes ne sont pas recouverts d’enduit. Au 1er étage, un espace dortoir est réservé aux enfants tandis que l’autre partie sert de fenil et grenier. A partir du début du XXe siècle, cet habitat anachronique qui draine déjà les foules se dégrade peu à peu. La maison Wagner est désertée la première. Le premier étage de la maison Weber s’effondre en 1931. Sa propriétaire, sous le choc, s’éteint peu après, âgée de 88 ans. Seules, les sœurs Ottermann continuent leur vie sous les rochers. Madelaine l’ainée décède en 1947 à 89 ans soit l’année où cette séquence a été filmée, et Catherine, la célèbre « Falskaeth », sera pendant 11ans le dernier troglodyte de graufthal. Dans cette séquence, Charles Veltz s’arrête aussi un moment sur l’Eglise catholique de Graufthal dont les travaux de construction démarrent en 1902 et pris fin en 1904, mettant fin au simultanéum qui s’était installé depuis 1738. Le site de graufthal est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Les vestiges du couvent sont inscrits en 1984 sur l’inventaire des monuments historiques, ainsi que les Maisons des rochers en 1988.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''A la découverte du bon air et des loisirs bourgeois'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette excursion touristique, Charles Veltz dans ces différentes prises de vue accorde une importante sensibilité à la beauté du paysage, sa typicité et aux sites patrimoniaux. On note egalement une certaine sociabilité affichée par les touristes tout au long de la visite.  Dans la séquence, l’essentiel des prises de vue porte sur les mouvements du groupe : les échanges, les sourires et les jeux, qui sont des pratiques recurentes dans les films de famille et qu'on retrouve souvent dans les pellicules de Charles Veltz (0033FN0009), visent à démontrer un climat social plutôt paisible et une bonne entente entre les différents membres de le cellule familiale. On voit aussi l’attention porter sur l’opérateur en témoigne les regards camera, propre au film amateur et qui confère à celui qui filme un pouvoir de séduction qui oblige aux filmés de se déterminer par rapport à celui qui filme.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARION Christian, Un siécle d'ecart : comprendre le paysage et l'architécture, Jerôme Do Benrzinger, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Places des victoires/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Excursion à Grauthal (0033FN0001)</title>
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		<updated>2020-01-09T23:30:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
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|titre=Excursion à Grauthal&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|apercu=Graufthal.jpg&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
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|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Charles Veltz filme une Excursion touristique à Graufthal en 1947.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panorama du bas vers le haut des vestiges d’un bâtiment ; deux poteaux devant un mur (coupe). Deux hommes sur une terrasse filmer du bas et qui parle au promoteur, une femme, un homme et deux filles les rejoignent et parlent avec le promoteur au sol. Panoramique sur une femme immobile devant un bâtiment et un groupe de personne qui sort du bâtiment (coupe). Un homme se lave les mains dans une borne fontaine, derrière lui une fille et un groupe de femme en arrière-plan (coupe). Trois hommes et une fille marche sur une rue croisant le camera ; ils passent à droite de l’opérateur (coupe). Deux hommes de dos marchent sur un pont en direction du reste du groupe, avec en arrière-plan un paysage avec beaucoup d’arbre, ensuite le groupe quitte le pont ; un homme souriant croise la caméra et passe à gauche de l’opérateur et une femme au deuxième plan (coupe). Les visiteurs marchent sur une rue et passe devant l’opérateur et des fleurs touffues logeant le sentier au second plan (coupe), les visiteurs rentrent dans un car, un homme et une femme passe à droite de l’opérateur (coupe). Les visiteurs se promènent sur une rue en croisant le promoteur, mais cependant avec un décor qui montre en arrière-plan des étages (coupe). Vue aérienne de Graufthal (coupe), plan aérien d’une maison en ruine (coupe). Les visiteurs prisent du bas montent sur un tour et quelques un qui saluent le promoteur (coupe). Le groupe sort d’un bâtiment, en premier plan, une femme, un couple et une fille passant à droite du promoteur, suivi par les autres membres du groupe qui sortent en courant (coupe). Panoramique lent sur la maison des rochers (coupe), lent panoramique également sur l’église (coupe). Trois personnes filmées du bas se tiennent sur les fenêtres des  maisons des rochers un bâtiment (coupe). Trois femmes face au camera s’adonnent au jeu de pêche sous la surveillance d’un homme couché au sol et sous les regards du reste du groupe ; un poulet en second plan. Ensuite le promoteur filme le même jeu pour les hommes, en montrant en second plan une maison abritant un hôtel et un restaurant (coupe). Le promoteur filme le jeu du Collins Maillard montrant tour à tour deux hommes aux yeux bandés (coupe). Panoramique lent avec en premier plan un homme et deux femmes qui sourient l’opérateur, en second plan un car.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le 22 juin 1940, la France vaincu signe l’armistice. Hitler entre à Strasbourg le 28 juin 1940 et la ville devient le siège de l’administration allemande sous l’autorité du Gauleiter de Bade-Alsace. En 1944, les troupes du général le clerc mènent l’offensive et libèrent Strasbourg et le drapeau tricolore sur la cathédrale symbolisant la libération de la ville. Trois années après la libération de l’alsace de l’occupation nazi et la fin de la guerre en 1945, les traumatismes de la guerre sont toujours dans les mémoires des alsaciens qui ont vécu l’annexion hitlérienne avec toutes ses vastitudes. Evacuations, persécutions, intimidations, enrôlements, les camps de concentration et ou les exécutions sont restés graver dans les souvenirs des alsaciens. Des hommages et des monuments aux morts ont accompagné cette période d’après-guerre qui marque la reprise d’une vie normale en Alsace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Graufthal : un village historique'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 6.png|vignette|Vue aériènne de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Graufthal se situe à la confluence de deux cours d’eau à savoir la Zinsel du sud et le Rehbach et à la jonction de deux vallées, d’où son nom Thal signifiant vallée. Le hameau de Graufthal est un écart de la commune d’Eschbourg, situé dans le département de Bas-Rhin. Il fait partie de la région naturelle connue sous le nom d’alsace bossue, à la lisière sud du parc naturel des Vosges du nord. Entouré de hautes falaises de grès et de forêts, Graufthal est un carrefour naturel reliant le plateau lorrain à la plaine d’alsace. Ce village doit son origine à une antique abbaye de Bénédictins, fondée, dit la légende, en 784. Passée plus tard à l’ordre de Cîteaux et occupée en 1488 par des nonnes de Sinderelsberg près de Marmoutier, elle eut beaucoup à souffrir dans la guerre des paysans (1525), se plaça sous la protection de Lichtenberg en 1531, et fut sécularisée vingt années plus tard, par le Pape Jules III. C’est à cette époque que disparurent les bâtiments de l’abbaye, dont les matériaux furent utilisés par les habitants du village. Celui-ci fit partie successivement de la seigneurie de Lutzelbourg et conté de Lutzelstein. L’on voit à Graufthal une série d’habitations ménagées dans le roc, qui sont du plus curieux effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les maisons des rochers de Graufthal'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture7.png|vignette|Plan maisons des rochers de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Dans cette séquence, Charles Veltz porte un intérêt particulier aux mouvements des visiteurs mais aussi au patrimoine historique de Graufthal en témoigne les lents panoramiques sur les monuments historiques dont le site le plus important est les maisons des rochers (film). En 1899, l’archéologue Robert Forrer, rejoint par Charles Spindler, entreprend des fouilles sur le site des maisons des rochers. Sa conclusion est que ces grottes ont été aménagées au Moyen- Age en entrepôts ou greniers par la mise en place de poteaux de clôture dont il subsiste encore les trous dans la roche. Par la suite, vers le XVIIe siècle, quelques-unes de ces constructions en bois sont utilisées comme logements provisoires, puis transformés au XVIIIe siècle en maisons d’habitation en pierre. Un linteau de porte en grès était d’ailleurs daté de 1760. Ces maisons ont une composition identique : on trouve au rez-de-chaussée une cuisine jouxtant la pièce d’habitations dans laquelle dorment les parents, et une étable repérable au fait que les murs internes ne sont pas recouverts d’enduit. Au 1er étage, un espace dortoir est réservé aux enfants tandis que l’autre partie sert de fenil et grenier. A partir du début du XXe siècle, cet habitat anachronique qui draine déjà les foules se dégrade peu à peu. La maison Wagner est désertée la première. Le premier étage de la maison Weber s’effondre en 1931. Sa propriétaire, sous le choc, s’éteint peu après, âgée de 88 ans. Seules, les sœurs Ottermann continuent leur vie sous les rochers. Madelaine l’ainée décède en 1947 à 89 ans soit l’année où cette séquence a été filmée, et Catherine, la célèbre « Falskaeth », sera pendant 11ans le dernier troglodyte de graufthal. Dans cette séquence, Charles Veltz s’arrête aussi un moment sur l’Eglise catholique de Graufthal dont les travaux de construction démarrent en 1902 et pris fin en 1904, mettant fin au simultanéum qui s’était installé depuis 1738. Le site de graufthal est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Les vestiges du couvent sont inscrits en 1984 sur l’inventaire des monuments historiques, ainsi que les Maisons des rochers en 1988.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''A la découverte du bon air et des loisirs bourgeois'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette excursion touristique, Charles Veltz dans ces différentes prises de vue accorde une importante sensibilité à la beauté du paysage, sa typicité et aux sites patrimoniaux. On note egalement une certaine sociabilité affichée par les touristes tout au long de la visite.  Dans la séquence, l’essentiel des prises de vue porte sur les mouvements du groupe : les échanges, les sourires et les jeux, qui sont des pratiques recurentes dans les films de famille et qu'on retrouve souvent dans les pellicules de Charles Veltz (0033FN0009), visent à démontrer un climat social plutôt paisible et une bonne entente entre les différents membres de le cellule familiale. On voit aussi l’attention porter sur l’opérateur en témoigne les regards camera, propre au film amateur et qui confère à celui qui filme un pouvoir de séduction qui oblige aux filmés de se déterminer par rapport à celui qui filme.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARION Christian, Un siécle d'ecart : comprendre le paysage et l'architécture, Jerôme Do Benrzinger, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Places des victoires/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Excursion_%C3%A0_Grauthal_(0033FN0001)&amp;diff=13302</id>
		<title>Excursion à Grauthal (0033FN0001)</title>
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		<updated>2020-01-09T23:29:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Excursion à Grauthal&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|apercu=Graufthal.jpg&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
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|Description_fr=Panorama du bas vers le haut des vestiges d’un bâtiment ; deux poteaux devant un mur (coupe). Deux hommes sur une terrasse filmer du bas et qui parle au promoteur, une femme, un homme et deux filles les rejoignent et parlent avec le promoteur au sol. Panoramique sur une femme immobile devant un bâtiment et un groupe de personne qui sort du bâtiment (coupe). Un homme se lave les mains dans une borne fontaine, derrière lui une fille et un groupe de femme en arrière-plan (coupe). Trois hommes et une fille marche sur une rue croisant le camera ; ils passent à droite de l’opérateur (coupe). Deux hommes de dos marchent sur un pont en direction du reste du groupe, avec en arrière-plan un paysage avec beaucoup d’arbre, ensuite le groupe quitte le pont ; un homme souriant croise la caméra et passe à gauche de l’opérateur et une femme au deuxième plan (coupe). Les visiteurs marchent sur une rue et passe devant l’opérateur et des fleurs touffues logeant le sentier au second plan (coupe), les visiteurs rentrent dans un car, un homme et une femme passe à droite de l’opérateur (coupe). Les visiteurs se promènent sur une rue en croisant le promoteur, mais cependant avec un décor qui montre en arrière-plan des étages (coupe). Vue aérienne de Graufthal (coupe), plan aérien d’une maison en ruine (coupe). Les visiteurs prisent du bas montent sur un tour et quelques un qui saluent le promoteur (coupe). Le groupe sort d’un bâtiment, en premier plan, une femme, un couple et une fille passant à droite du promoteur, suivi par les autres membres du groupe qui sortent en courant (coupe). Panoramique lent sur la maison des rochers (coupe), lent panoramique également sur l’église (coupe). Trois personnes filmées du bas se tiennent sur les fenêtres des  maisons des rochers un bâtiment (coupe). Trois femmes face au camera s’adonnent au jeu de pêche sous la surveillance d’un homme couché au sol et sous les regards du reste du groupe ; un poulet en second plan. Ensuite le promoteur filme le même jeu pour les hommes, en montrant en second plan une maison abritant un hôtel et un restaurant (coupe). Le promoteur filme le jeu du Collins Maillard montrant tour à tour deux hommes aux yeux bandés (coupe). Panoramique lent avec en premier plan un homme et deux femmes qui sourient l’opérateur, en second plan un car.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le 22 juin 1940, la France vaincu signe l’armistice. Hitler entre à Strasbourg le 28 juin 1940 et la ville devient le siège de l’administration allemande sous l’autorité du Gauleiter de Bade-Alsace. En 1944, les troupes du général le clerc mènent l’offensive et libèrent Strasbourg et le drapeau tricolore sur la cathédrale symbolisant la libération de la ville. Trois années après la libération de l’alsace de l’occupation nazi et la fin de la guerre en 1945, les traumatismes de la guerre sont toujours dans les mémoires des alsaciens qui ont vécu l’annexion hitlérienne avec toutes ses vastitudes. Evacuations, persécutions, intimidations, enrôlements, les camps de concentration et ou les exécutions sont restés graver dans les souvenirs des alsaciens. Des hommages et des monuments aux morts ont accompagné cette période d’après-guerre qui marque la reprise d’une vie normale en Alsace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Graufthal : un village historique'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 6.png|vignette|Vue aériènne de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Graufthal se situe à la confluence de deux cours d’eau à savoir la Zinsel du sud et le Rehbach et à la jonction de deux vallées, d’où son nom Thal signifiant vallée. Le hameau de Graufthal est un écart de la commune d’Eschbourg, situé dans le département de Bas-Rhin. Il fait partie de la région naturelle connue sous le nom d’alsace bossue, à la lisière sud du parc naturel des Vosges du nord. Entouré de hautes falaises de grès et de forêts, Graufthal est un carrefour naturel reliant le plateau lorrain à la plaine d’alsace. Ce village doit son origine à une antique abbaye de Bénédictins, fondée, dit la légende, en 784. Passée plus tard à l’ordre de Cîteaux et occupée en 1488 par des nonnes de Sinderelsberg près de Marmoutier, elle eut beaucoup à souffrir dans la guerre des paysans (1525), se plaça sous la protection de Lichtenberg en 1531, et fut sécularisée vingt années plus tard, par le Pape Jules III. C’est à cette époque que disparurent les bâtiments de l’abbaye, dont les matériaux furent utilisés par les habitants du village. Celui-ci fit partie successivement de la seigneurie de Lutzelbourg et conté de Lutzelstein. L’on voit à Graufthal une série d’habitations ménagées dans le roc, qui sont du plus curieux effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les maisons des rochers de Graufthal'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture7.png|vignette|Plan maisons des rochers de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Dans cette séquence, Charles Veltz porte un intérêt particulier aux mouvements des visiteurs mais aussi au patrimoine historique de Graufthal en témoigne les lents panoramiques sur les monuments historiques dont le site le plus important est les maisons des rochers (film). En 1899, l’archéologue Robert Forrer, rejoint par Charles Spindler, entreprend des fouilles sur le site des maisons des rochers. Sa conclusion est que ces grottes ont été aménagées au Moyen- Age en entrepôts ou greniers par la mise en place de poteaux de clôture dont il subsiste encore les trous dans la roche. Par la suite, vers le XVIIe siècle, quelques-unes de ces constructions en bois sont utilisées comme logements provisoires, puis transformés au XVIIIe siècle en maisons d’habitation en pierre. Un linteau de porte en grès était d’ailleurs daté de 1760. Ces maisons ont une composition identique : on trouve au rez-de-chaussée une cuisine jouxtant la pièce d’habitations dans laquelle dorment les parents, et une étable repérable au fait que les murs internes ne sont pas recouverts d’enduit. Au 1er étage, un espace dortoir est réservé aux enfants tandis que l’autre partie sert de fenil et grenier. A partir du début du XXe siècle, cet habitat anachronique qui draine déjà les foules se dégrade peu à peu. La maison Wagner est désertée la première. Le premier étage de la maison Weber s’effondre en 1931. Sa propriétaire, sous le choc, s’éteint peu après, âgée de 88 ans. Seules, les sœurs Ottermann continuent leur vie sous les rochers. Madelaine l’ainée décède en 1947 à 89 ans soit l’année où cette séquence a été filmée, et Catherine, la célèbre « Falskaeth », sera pendant 11ans le dernier troglodyte de graufthal. Dans cette séquence, Charles Veltz s’arrête aussi un moment sur l’Eglise catholique de Graufthal dont les travaux de construction démarrent en 1902 et pris fin en 1904, mettant fin au simultanéum qui s’était installé depuis 1738. Le site de graufthal est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Les vestiges du couvent sont inscrits en 1984 sur l’inventaire des monuments historiques, ainsi que les Maisons des rochers en 1988.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''A la découverte du bon air et des loisirs bourgeois'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette excursion touristique, Charles Veltz dans ces différentes prises de vue accorde une importante sensibilité à la beauté du paysage, sa typicité et aux sites patrimoniaux. On note egalement une certaine sociabilité affichée par les touristes tout au long de la visite.  Dans la séquence, l’essentiel des prises de vue porte sur les mouvements du groupe : les échanges, les sourires et les jeux, qui sont des pratiques recurentes dans les films de famille et qu'on retrouve souvent dans les pellicules de Charles Veltz (0033FN0009), visent à démontrer un climat social plutôt paisible et une bonne entente entre les différents membres de le cellule familiale. On voit aussi l’attention porter sur l’opérateur en témoigne les regards camera, propre au film amateur et qui confère à celui qui filme un pouvoir de séduction qui oblige aux filmés de se déterminer par rapport à celui qui filme.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=MARION Christian, Un siécle d'ecart : comprendre le paysage et l'architécture, Jerôme Do Benrzinger, 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Places des victoires/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Excursion à Grauthal (0033FN0001)</title>
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		<updated>2020-01-09T23:21:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Excursion à Grauthal&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|apercu=Graufthal.jpg&lt;br /&gt;
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|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Charles Veltz filme une Excursion touristique au Graufthal en 1947.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panorama du bas vers le haut des vestiges d’un bâtiment ; deux poteaux devant un mur (coupe). Deux hommes sur une terrasse filmer du bas et qui parle au promoteur, une femme, un homme et deux filles les rejoignent et parlent avec le promoteur au sol. Panoramique sur une femme immobile devant un bâtiment et un groupe de personne qui sort du bâtiment (coupe). Un homme se lave les mains dans une borne fontaine, derrière lui une fille et un groupe de femme en arrière-plan (coupe). Trois hommes et une fille marche sur une rue croisant le camera ; ils passent à droite de l’opérateur (coupe). Deux hommes de dos marchent sur un pont en direction du reste du groupe, avec en arrière-plan un paysage avec beaucoup d’arbre, ensuite le groupe quitte le pont ; un homme souriant croise la caméra et passe à gauche de l’opérateur et une femme au deuxième plan (coupe). Les visiteurs marchent sur une rue et passe devant l’opérateur et des fleurs touffues logeant le sentier au second plan (coupe), les visiteurs rentrent dans un car, un homme et une femme passe à droite de l’opérateur (coupe). Les visiteurs se promènent sur une rue en croisant le promoteur, mais cependant avec un décor qui montre en arrière-plan des étages (coupe). Vue aérienne de Graufthal (coupe), plan aérien d’une maison en ruine (coupe). Les visiteurs prisent du bas montent sur un tour et quelques un qui saluent le promoteur (coupe). Le groupe sort d’un bâtiment, en premier plan, une femme, un couple et une fille passant à droite du promoteur, suivi par les autres membres du groupe qui sortent en courant (coupe). Panoramique lent sur la maison des rochers (coupe), lent panoramique également sur l’église (coupe). Trois personnes filmées du bas se tiennent sur les fenêtres des  maisons des rochers un bâtiment (coupe). Trois femmes face au camera s’adonnent au jeu de pêche sous la surveillance d’un homme couché au sol et sous les regards du reste du groupe ; un poulet en second plan. Ensuite le promoteur filme le même jeu pour les hommes, en montrant en second plan une maison abritant un hôtel et un restaurant (coupe). Le promoteur filme le jeu du Collins Maillard montrant tour à tour deux hommes aux yeux bandés (coupe). Panoramique lent avec en premier plan un homme et deux femmes qui sourient l’opérateur, en second plan un car.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le 22 juin 1940, la France vaincu signe l’armistice. Hitler entre à Strasbourg le 28 juin 1940 et la ville devient le siège de l’administration allemande sous l’autorité du Gauleiter de Bade-Alsace. En 1944, les troupes du général le clerc mènent l’offensive et libèrent Strasbourg et le drapeau tricolore sur la cathédrale symbolisant la libération de la ville. Trois années après la libération de l’alsace de l’occupation nazi et la fin de la guerre en 1945, les traumatismes de la guerre sont toujours dans les mémoires des alsaciens qui ont vécu l’annexion hitlérienne avec toutes ses vastitudes. Evacuations, persécutions, intimidations, enrôlements, les camps de concentration et ou les exécutions sont restés graver dans les souvenirs des alsaciens. Des hommages et des monuments aux morts ont accompagné cette période d’après-guerre qui marque la reprise d’une vie normale en Alsace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Graufthal : un village historique'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 6.png|vignette|Vue aériènne de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Graufthal se situe à la confluence de deux cours d’eau à savoir la Zinsel du sud et le Rehbach et à la jonction de deux vallées, d’où son nom Thal signifiant vallée. Le hameau de Graufthal est un écart de la commune d’Eschbourg, situé dans le département de Bas-Rhin. Il fait partie de la région naturelle connue sous le nom d’alsace bossue, à la lisière sud du parc naturel des Vosges du nord. Entouré de hautes falaises de grès et de forêts, Graufthal est un carrefour naturel reliant le plateau lorrain à la plaine d’alsace. Ce village doit son origine à une antique abbaye de Bénédictins, fondée, dit la légende, en 784. Passée plus tard à l’ordre de Cîteaux et occupée en 1488 par des nonnes de Sinderelsberg près de Marmoutier, elle eut beaucoup à souffrir dans la guerre des paysans (1525), se plaça sous la protection de Lichtenberg en 1531, et fut sécularisée vingt années plus tard, par le Pape Jules III. C’est à cette époque que disparurent les bâtiments de l’abbaye, dont les matériaux furent utilisés par les habitants du village. Celui-ci fit partie successivement de la seigneurie de Lutzelbourg et conté de Lutzelstein. L’on voit à Graufthal une série d’habitations ménagées dans le roc, qui sont du plus curieux effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les maisons des rochers de Graufthal'''&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture7.png|vignette|Plan maisons des rochers de Graufthal]]&lt;br /&gt;
Dans cette séquence, Charles Veltz porte un intérêt particulier aux mouvements des visiteurs mais aussi au patrimoine historique de Graufthal en témoigne les lents panoramiques sur les monuments historiques dont le site le plus important est les maisons des rochers (film). En 1899, l’archéologue Robert Forrer, rejoint par Charles Spindler, entreprend des fouilles sur le site des maisons des rochers. Sa conclusion est que ces grottes ont été aménagées au Moyen- Age en entrepôts ou greniers par la mise en place de poteaux de clôture dont il subsiste encore les trous dans la roche. Par la suite, vers le XVIIe siècle, quelques-unes de ces constructions en bois sont utilisées comme logements provisoires, puis transformés au XVIIIe siècle en maisons d’habitation en pierre. Un linteau de porte en grès était d’ailleurs daté de 1760. Ces maisons ont une composition identique : on trouve au rez-de-chaussée une cuisine jouxtant la pièce d’habitations dans laquelle dorment les parents, et une étable repérable au fait que les murs internes ne sont pas recouverts d’enduit. Au 1er étage, un espace dortoir est réservé aux enfants tandis que l’autre partie sert de fenil et grenier. A partir du début du XXe siècle, cet habitat anachronique qui draine déjà les foules se dégrade peu à peu. La maison Wagner est désertée la première. Le premier étage de la maison Weber s’effondre en 1931. Sa propriétaire, sous le choc, s’éteint peu après, âgée de 88 ans. Seules, les sœurs Ottermann continuent leur vie sous les rochers. Madelaine l’ainée décède en 1947 à 89 ans soit l’année où cette séquence a été filmée, et Catherine, la célèbre « Falskaeth », sera pendant 11ans le dernier troglodyte de graufthal. Dans cette séquence, Charles Veltz s’arrête aussi un moment sur l’Eglise catholique de Graufthal dont les travaux de construction démarrent en 1902 et pris fin en 1904, mettant fin au simultanéum qui s’était installé depuis 1738. Le site de graufthal est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Les vestiges du couvent sont inscrits en 1984 sur l’inventaire des monuments historiques, ainsi que les Maisons des rochers en 1988.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''A la découverte du bon air et des loisirs bourgeois'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette excursion touristique, Charles Veltz dans ces différentes prises de vue accorde une importante sensibilité à la beauté du paysage, sa typicité et aux sites patrimoniaux. On note egalement une certaine sociabilité affichée par les touristes tout au long de la visite.  Dans la séquence, l’essentiel des prises de vue porte sur les mouvements du groupe : les échanges, les sourires et les jeux, qui sont des pratiques recurentes dans les films de famille et qu'on retrouve souvent dans les pellicules de Charles Veltz (0033FN0009), visent à démontrer un climat social plutôt paisible et une bonne entente entre les différents membres de le cellule familiale. On voit aussi l’attention porter sur l’opérateur en témoigne les regards camera, propre au film amateur et qui confère à celui qui filme un pouvoir de séduction qui oblige aux filmés de se déterminer par rapport à celui qui filme.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Maisons des rochers de Graufthal.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Vue aériènne de Graufthal&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Excursion à Grauthal (0033FN0001)</title>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Excursion à Grauthal&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0001_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Veltz, Charles&lt;br /&gt;
|apercu=Graufthal.jpg&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Charles Veltz filme une Excursion touristique au Graufthal en 1947.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Panorama du bas vers le haut des vestiges d’un bâtiment ; deux poteaux devant un mur (coupe). Deux hommes sur une terrasse filmer du bas et qui parle au promoteur, une femme, un homme et deux filles les rejoignent et parlent avec le promoteur au sol. Panoramique sur une femme immobile devant un bâtiment et un groupe de personne qui sort du bâtiment (coupe). Un homme se lave les mains dans une borne fontaine, derrière lui une fille et un groupe de femme en arrière-plan (coupe). Trois hommes et une fille marche sur une rue croisant le camera ; ils passent à droite de l’opérateur (coupe). Deux hommes de dos marchent sur un pont en direction du reste du groupe, avec en arrière-plan un paysage avec beaucoup d’arbre, ensuite le groupe quitte le pont ; un homme souriant croise la caméra et passe à gauche de l’opérateur et une femme au deuxième plan (coupe). Les visiteurs marchent sur une rue et passe devant l’opérateur et des fleurs touffues logeant le sentier au second plan (coupe), les visiteurs rentrent dans un car, un homme et une femme passe à droite de l’opérateur (coupe). Les visiteurs se promènent sur une rue en croisant le promoteur, mais cependant avec un décor qui montre en arrière-plan des étages (coupe). Vue aérienne de Graufthal (coupe), plan aérien d’une maison en ruine (coupe). Les visiteurs prisent du bas montent sur un tour et quelques un qui saluent le promoteur (coupe). Le groupe sort d’un bâtiment, en premier plan, une femme, un couple et une fille passant à droite du promoteur, suivi par les autres membres du groupe qui sortent en courant (coupe). Panoramique lent sur la maison des rochers (coupe), lent panoramique également sur l’église (coupe). Trois personnes filmées du bas se tiennent sur les fenêtres des  maisons des rochers un bâtiment (coupe). Trois femmes face au camera s’adonnent au jeu de pêche sous la surveillance d’un homme couché au sol et sous les regards du reste du groupe ; un poulet en second plan. Ensuite le promoteur filme le même jeu pour les hommes, en montrant en second plan une maison abritant un hôtel et un restaurant (coupe). Le promoteur filme le jeu du Collins Maillard montrant tour à tour deux hommes aux yeux bandés (coupe). Panoramique lent avec en premier plan un homme et deux femmes qui sourient l’opérateur, en second plan un car.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le 22 juin 1940, la France vaincu signe l’armistice. Hitler entre à Strasbourg le 28 juin 1940 et la ville devient le siège de l’administration allemande sous l’autorité du Gauleiter de Bade-Alsace. En 1944, les troupes du général le clerc mènent l’offensive et libèrent Strasbourg et le drapeau tricolore sur la cathédrale symbolisant la libération de la ville. Trois années après la libération de l’alsace de l’occupation nazi et la fin de la guerre en 1945, les traumatismes de la guerre sont toujours dans les mémoires des alsaciens qui ont vécu l’annexion hitlérienne avec toutes ses vastitudes. Evacuations, persécutions, intimidations, enrôlements, les camps de concentration et ou les exécutions sont restés graver dans les souvenirs des alsaciens. Des hommages et des monuments aux morts ont accompagné cette période d’après-guerre qui marque la reprise d’une vie normale en Alsace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Graufthal : un village historique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Graufthal se situe à la confluence de deux cours d’eau à savoir la Zinsel du sud et le Rehbach et à la jonction de deux vallées, d’où son nom Thal signifiant vallée. Le hameau de Graufthal est un écart de la commune d’Eschbourg, situé dans le département de Bas-Rhin. Il fait partie de la région naturelle connue sous le nom d’alsace bossue, à la lisière sud du parc naturel des Vosges du nord. Entouré de hautes falaises de grès et de forêts, Graufthal est un carrefour naturel reliant le plateau lorrain à la plaine d’alsace. Ce village doit son origine à une antique abbaye de Bénédictins, fondée, dit la légende, en 784. Passée plus tard à l’ordre de Cîteaux et occupée en 1488 par des nonnes de Sinderelsberg près de Marmoutier, elle eut beaucoup à souffrir dans la guerre des paysans (1525), se plaça sous la protection de Lichtenberg en 1531, et fut sécularisée vingt années plus tard, par le Pape Jules III. C’est à cette époque que disparurent les bâtiments de l’abbaye, dont les matériaux furent utilisés par les habitants du village. Celui-ci fit partie successivement de la seigneurie de Lutzelbourg et conté de Lutzelstein. L’on voit à Graufthal une série d’habitations ménagées dans le roc, qui sont du plus curieux effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les maisons des rochers de Graufthal'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette séquence, Charles Veltz porte un intérêt particulier aux mouvements des visiteurs mais aussi au patrimoine historique de Graufthal en témoigne les lents panoramiques sur les monuments historiques dont le site le plus important est les maisons des rochers (film). En 1899, l’archéologue Robert Forrer, rejoint par Charles Spindler, entreprend des fouilles sur le site des maisons des rochers. Sa conclusion est que ces grottes ont été aménagées au Moyen- Age en entrepôts ou greniers par la mise en place de poteaux de clôture dont il subsiste encore les trous dans la roche. Par la suite, vers le XVIIe siècle, quelques-unes de ces constructions en bois sont utilisées comme logements provisoires, puis transformés au XVIIIe siècle en maisons d’habitation en pierre. Un linteau de porte en grès était d’ailleurs daté de 1760. Ces maisons ont une composition identique : on trouve au rez-de-chaussée une cuisine jouxtant la pièce d’habitations dans laquelle dorment les parents, et une étable repérable au fait que les murs internes ne sont pas recouverts d’enduit. Au 1er étage, un espace dortoir est réservé aux enfants tandis que l’autre partie sert de fenil et grenier. A partir du début du XXe siècle, cet habitat anachronique qui draine déjà les foules se dégrade peu à peu. La maison Wagner est désertée la première. Le premier étage de la maison Weber s’effondre en 1931. Sa propriétaire, sous le choc, s’éteint peu après, âgée de 88 ans. Seules, les sœurs Ottermann continuent leur vie sous les rochers. Madelaine l’ainée décède en 1947 à 89 ans soit l’année où cette séquence a été filmée, et Catherine, la célèbre « Falskaeth », sera pendant 11ans le dernier troglodyte de graufthal. Dans cette séquence, Charles Veltz s’arrête aussi un moment sur l’Eglise catholique de Graufthal dont les travaux de construction démarrent en 1902 et pris fin en 1904, mettant fin au simultanéum qui s’était installé depuis 1738. Le site de graufthal est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Les vestiges du couvent sont inscrits en 1984 sur l’inventaire des monuments historiques, ainsi que les Maisons des rochers en 1988.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''A la découverte du bon air et des loisirs bourgeois'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette excursion touristique, Charles Veltz dans ces différentes prises de vue accorde une importante sensibilité à la beauté du paysage, sa typicité et aux sites patrimoniaux. On note egalement une certaine sociabilité affichée par les touristes tout au long de la visite.  Dans la séquence, l’essentiel des prises de vue porte sur les mouvements du groupe : les échanges, les sourires et les jeux, qui sont des pratiques recurentes dans les films de famille et qu'on retrouve souvent dans les pellicules de Charles Veltz (0033FN0009), visent à démontrer un climat social plutôt paisible et une bonne entente entre les différents membres de le cellule familiale. On voit aussi l’attention porter sur l’opérateur en témoigne les regards camera, propre au film amateur et qui confère à celui qui filme un pouvoir de séduction qui oblige aux filmés de se déterminer par rapport à celui qui filme.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Champ_du_Feu_(0021FN0001)&amp;diff=13297</id>
		<title>Champ du Feu (0021FN0001)</title>
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		<updated>2020-01-09T22:07:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Champ du Feu&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1931&lt;br /&gt;
|video=0021FN0001_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=Champdufeu.jpg&lt;br /&gt;
|personnages_identifies=Gilbert Breesé&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Champ du feu; , la tour Belvédère&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=La famille Breesé visite la tour Belvédère au champ du feu en 1931.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Trois enfants : deux garçons et une fille dans une fontaine (coupe). Les deux jeunes garçons et une femme sortent derrière un édifice, panoramique droite ; ils entrent dans l’édifice (coupe). Un plan sur le paysage. L’opérateur du haut film le sol. Les enfants et leur mère monte sur la tour (coupe). Ils sortent du tour, emprunte un sentier croisant la caméra, plan fixe sur le tour (coupe). Les deux petits garçons et leur mère quittent la tour en descente vers l’opérateur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tourisme de montagne s’est développé en Alsace de façon progressive avec la construction d’infrastructures routiers et l’arrivée du chemin de fer. La première guerre mondiale marque une rupture au développement touristique dans les montagnes Vosgiens qui deviennent des champs de bataille (Hartmannswillerkopf, Zillisheim, Linge) durant la guerre de mouvement, ruinant ainsi beaucoup d’installations. Après la guerre, les grands champs de bataille sont devenus des lieux de mémoires où les familles françaises et allemandes viennent visiter tant le lien entre l’histoire et le territoire est fortement ancré. En 1930, la promulgation de la loi sur la protection des sites et paysages pittoresques en France achève d’inscrire durablement la culture de montagne en tant qu’espace commun à préserver. La loi de 1936 a eu un impact considérable sur le tourisme qui était peu ouvert aux travailleurs et à leurs familles. Ce tourisme populaire sera vite freiné par la seconde guerre mondiale avec l’occupation de l’alsace en 1940 par l’Allemagne nazi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Situé sur les bans des communes de Belmont et du Hohwald, le champ du feu est le point culminant du Bas-Rhin du haut de ses 1099m, avec une végétation particulière, composés de chaume d’altitude et de tourbières. De Nombreuses hypothèses font l’objet de son appellation selon certains, il viendrait de Vehfeld ou champ du bétail, d’une déformation du nom de champ des fées ou champ du faite (du fait de la hauteur) ou encore des feux des charbonniers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La tour Belvédère du champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construite à la fin du 19e siècle, la tour a été inaugurée en 1898 à l’occasion du 25e anniver-saire de la création du club vosgien. D’une hauteur de 23 m, l’ouvrage est constitué d’une section octogonale sur un soubassement carré. Il est surmonté d’une couronne et d’une table d’orientation. La tour est construite en béton et en maçonnerie de pierre de taille. L’accès à la plateforme se fait par un escalier hélicoïdal éclairé par des ouvertures. Elle offre aux visi-teurs un panorama de vue exceptionnel sur le paysage environnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un tourisme de montagne'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tourisme de montagne en Alsace connait très tôt un essor remarquable avec les bourgeoi-sies de l’ère industrielle. Ainsi, l’arrivée progressive du chemin de fer des villes comme Strasbourg, Colmar, Nancy ou paris vers la campagne conduit inévitablement le citadin vers le milieu naturel d’altitudes, à la recherche du bon air et des loisirs. Cette pratique s’accentue après 1872 avec un aménagement des sommets qui sont désormais marqués par un alignement de 4056 bornes de granite inscrivant ainsi pour longtemps la rupture physique et internationale marqué par l’occupation de l’Alsace par l’Allemagne en 1870. Cette pé-riode coïncide également à la naissance des clubs comme le club Vosgien en 1872 qui va jouer un rôle central dans la promotion des promenades en montagne avec la création des premiers sentiers balisés. Cette valorisation du tourisme de montagne travers la publicité, finit par donner une représentation de la montagne comme un lieu bucolique, un espace de respiration pour les zones urbaines&amp;lt;ref&amp;gt;PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui attire beaucoup de famille comme c’est le cas dans cette séquence avec les Breesé.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 2.png|vignette|La tour Belvédère du Champ du feu. Image MIRA]]&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vosges, terre de tourisme. Du siécle de Montaigne à nos jours 1500-2000, Conseil général des Vosges, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Champ_du_Feu_(0021FN0001)&amp;diff=13296</id>
		<title>Champ du Feu (0021FN0001)</title>
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&lt;hr /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
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|personnages_identifies=Gilbert Breesé&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=La famille Breesé visite la tour Belvédère au champ du feu en 1931.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Trois enfants : deux garçons et une fille dans une fontaine (coupe). Les deux jeunes garçons et une femme sortent derrière un édifice, panoramique droite ; ils entrent dans l’édifice (coupe). Un plan sur le paysage. L’opérateur du haut film le sol. Les enfants et leur mère monte sur la tour (coupe). Ils sortent du tour, emprunte un sentier croisant la caméra, plan fixe sur le tour (coupe). Les deux petits garçons et leur mère quittent la tour en descente vers l’opérateur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tourisme de montagne s’est développé en Alsace de façon progressive avec la construction d’infrastructures routiers et l’arrivée du chemin de fer. La première guerre mondiale marque une rupture au développement touristique dans les montagnes Vosgiens qui deviennent des champs de bataille (Hartmannswillerkopf, Zillisheim, Linge) durant la guerre de mouvement, ruinant ainsi beaucoup d’installations. Après la guerre, les grands champs de bataille sont devenus des lieux de mémoires où les familles françaises et allemandes viennent visiter tant le lien entre l’histoire et le territoire est fortement ancré. En 1930, la promulgation de la loi sur la protection des sites et paysages pittoresques en France achève d’inscrire durablement la culture de montagne en tant qu’espace commun à préserver. La loi de 1936 a eu un impact considérable sur le tourisme qui était peu ouvert aux travailleurs et à leurs familles. Ce tourisme populaire sera vite freiné par la seconde guerre mondiale avec l’occupation de l’alsace en 1940 par l’Allemagne nazi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Situé sur les bans des communes de Belmont et du Hohwald, le champ du feu est le point culminant du Bas-Rhin du haut de ses 1099m, avec une végétation particulière, composés de chaume d’altitude et de tourbières. De Nombreuses hypothèses font l’objet de son appellation selon certains, il viendrait de Vehfeld ou champ du bétail, d’une déformation du nom de champ des fées ou champ du faite (du fait de la hauteur) ou encore des feux des charbonniers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La tour Belvédère du champ du feu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construite à la fin du 19e siècle, la tour a été inaugurée en 1898 à l’occasion du 25e anniver-saire de la création du club vosgien. D’une hauteur de 23 m, l’ouvrage est constitué d’une section octogonale sur un soubassement carré. Il est surmonté d’une couronne et d’une table d’orientation. La tour est construite en béton et en maçonnerie de pierre de taille. L’accès à la plateforme se fait par un escalier hélicoïdal éclairé par des ouvertures. Elle offre aux visi-teurs un panorama de vue exceptionnel sur le paysage environnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un tourisme de montagne'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tourisme de montagne en Alsace connait très tôt un essor remarquable avec les bourgeoi-sies de l’ère industrielle. Ainsi, l’arrivée progressive du chemin de fer des villes comme Strasbourg, Colmar, Nancy ou paris vers la campagne conduit inévitablement le citadin vers le milieu naturel d’altitudes, à la recherche du bon air et des loisirs. Cette pratique s’accentue après 1872 avec un aménagement des sommets qui sont désormais marqués par un alignement de 4056 bornes de granite inscrivant ainsi pour longtemps la rupture physique et internationale marqué par l’occupation de l’Alsace par l’Allemagne en 1870. Cette pé-riode coïncide également à la naissance des clubs comme le club Vosgien en 1872 qui va jouer un rôle central dans la promotion des promenades en montagne avec la création des premiers sentiers balisés. Cette valorisation du tourisme de montagne finit par donner une représentation de la montagne comme un lieu bucolique, un espace de respiration pour les zones urbaines&amp;lt;ref&amp;gt;PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui attire beaucoup de famille comme c’est le cas dans cette séquence avec les Breesé.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture 2.png|vignette|La tour Belvédère du Champ du feu. Image MIRA]]&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PERMENTIER Damien, L'épopée industrielle du massif des Vosges. Du Moyen-Age à nos jours, Strasbourg, La Nuée Bleue/Les Editions du Quotidien, 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vosges, terre de tourisme. Du siécle de Montaigne à nos jours 1500-2000, Conseil général des Vosges, 2010.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<updated>2020-01-09T21:42:28Z</updated>

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|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Robert Forrer filme un homme, une femme et un enfant sur la place de l’université.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Images floues : une femme jette de la neige à son enfant qui pleure et se dirige vers l’opérateur. La femme prend l’enfant et lui nettoie le visage (coupe). Panorama sur les chaussures de l’enfant (coupe). De dos, un homme tire l’enfant sur une luge (coupe). La luge est ensuite tirée par la femme qui fait le tour du monument Luis Pasteur sur la place de l’université (coupe). Panorama sur l’édifice allégorique représentant Pasteur, devant lui l’enfant et son chien. La femme tire la luge et l’enfant en croisant la caméra vers la gauche, avec en arrière-plan, un bâtiment, des hommes et des voitures qui circulent. La femme sac à la main et l’enfant sur la luge traversent devant la caméra, ensuite la femme pose l’enfant sur un petit mur qui entoure le monument et l’aide à marcher sur le mur en lui tenant son bras (coupe). La femme pousse la luge, bref panoramique sur un groupe d’enfant qui observent la scène (coupe). La femme tire l’enfant avec la luge en courant dans les bois avec en arrière-plan la statue de Goethe (coupe). L’enfant, aidé par sa mère, tire la luge, (coupe) l’enfant tire tout seul la luge (coupe) un homme pousse l’enfant avec la luge.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Depuis 1870 l’Alsace est au cœur du conflit entre la France et l’Allemagne. Annexé par les allemands en 1871, il devient français avec l’armistice de novembre 1918. Cette longue période d’occupation et le rattachement au Reichsland finit par forger une mythologie française de « l’alsace, province perdue ». Après la première guerre mondiale, l’Alsace reconquit oscille entre un patriotisme « de bon en aloi » et un militantisme politique plus radicale avec un l’autonomisme qui se développe. Symbole de prestige intellectuel et culturel de l’Allemagne durant l’annexion, l’université de Strasbourg est au cœur du projet de francisation de l’alsace du gouvernement français avec l’envoi à Strasbourg d’éminents professeurs comme Marc Bloch en 1919.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’université de Strasbour : un enjeu des conflits franco-allemands''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de Sedan, l’Alsace est annexé à l’Allemagne en 1870. Le Kaiser Guillaume 1er et le chancelier Otto Von Bismarck &lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument Pasteur devant l'université.jpg|vignette|Inauguration du monument Louis Pasteur sur la place de l'université en 1923. source : BNU]]&lt;br /&gt;
entendent assimiler ce nouveau territoire au Reich, tout en renvoyant une image prestigieuse du nouvel empire allemand. Strasbourg et sont université en deviennent la vitrine et le symbole d’un prestige intellectuel et culturel. En 1872, un décret impérial institue le Kaiser-Wilhelms-Universitat Strasburg. Construite en 1879-1884, par Otto Warth l’université est inaugurée en octobre 1884&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marie PEROUSSE, Brigitte PARENT, La dictionnaire du patrimoine p. 286-287.&amp;lt;/ref&amp;gt; en présence de l’empereur, en remplacement de l’académie française. L’université allemande de Strasbourg compte cinq facultés dont une faculté de philosophie, une faculté des sciences et mathématiques, une faculté de droit et de sciences politiques, une faculté de médecine et une faculté de théologie protestante. A partir de la rentrée d’hiver 1903-1904, une faculté de théologie catholique est mise en place&amp;lt;ref&amp;gt;François IGERSHEIM, L'Alsace et ses historiens 1680-1914. La fabrique des monuments, 2006.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Après la réintégration de l’Alsace à la France en 1919, l’université conserve son prestige. Une partie des références germaniques comme la statue Germania est gommée dans le cadre de la francisation de l’Alsace mais aussi par l’arrivée à Strasbourg d’éminents professeur comme Marc Bloch en 1919. D’important réaménagement pédagogique sont effectués au niveau de l’enseignement de l’université qui ne conserve qu’une chaire d’histoire des religions comme héritage des allemands. A l’occasion du centenaire de la naissance de la naissance de Louis Pasteur en 1923, un monument à l’honneur de Pasteur est érigé par Jean Baptiste Larrivé&amp;lt;ref&amp;gt;Strasbourg 1914-1924, le retour à la France, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet obélisque de 9m de haut planté dans un bassin à décoration allégorique, représentant le chien enragé et le jeune Joseph Meister qui remercie pasteur après sa vaccination, entre dans la volonté de franciser l’ancien Kaiser-Wilhelms-Universität, vitrine du génie allemand et mise en place pour « germaniser les élites locales ».  En 1929, Marc Bloch et Lucien Febvre mettent en place l’école des annales qui rompe avec l’histoire politique pour une histoire économique et sociale et œuvre pour une histoire intégrée du Rhin. En 1940, l’Allemagne de Hitler occupe à nouveau Strasbourg à la suite du « drôle de guerre » et instaure la Reichsuniversitat de Strasbourg. Loin d’être une résurrection du Kaiser-Wilhelms-Universität, la Reichuniversität constitue un outil du régime nazi. Elle est inaugurée en 1941 en présence de 8000 invités, tandis que l’université française de Strasbourg s’est repliée sur Clermont-Ferrand où des étudiants et des personnels sont torturés ou exécutés par la gestapo, c’est le cas des historiens comme Paul Collomp et de Marc Bloch. La libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 permet à l’université de faire sa rentrée au palais universitaire sous le patronage du General de Gaulle et du ministre de l’éducation nationale René Capitant le 5 octobre 1945. Elle accueille en 1949 la première assemblée du conseil de l’Europe, en présence du général de Gaulle et de Winston Churchill.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Place de l'université.jpg|vignette|source : BNU]]&lt;br /&gt;
'''Un calme inhabituel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit dans ce film de Robert Forrer (1866-1947), une femme et son enfant qui occupe l’essentiel des séquences avec quelques apparitions d’un homme qui doit être probablement le père de l’enfant. La fixation du camera autour de l’enfant est remarquable dans ce film avec quelques prises de vue sur le paysage avec la neige, les arbres et quelques bâtiments qui entourent la Place de l’Université.  Les tenues vestimentaires des acteurs, un plan fixe sur les chaussures de l'enfant, la luge et un sol enneigé montrent que le film est tourné en hiver. Forrer effectue un plan fixe sur le monument de Luis Pasteur inauguré en 1923 par Alexandre Millerand. Cependant, il est un peu étonnant d’observer que le bâtiment du palais universitaire n’apparait pas dans ce film tourné devant ses portes mais aussi on se demander pourquoi la place est si calme comme le constate t-on dans cette séquence alors qu’elle accueille des milliers d’étudiants ? Peut-etre que  le film a été tourné soit en weekend soit pendant les vacances de noël. Mais quoi qu'il en soit, les differentes prises de vue et les angles de vision choisient par Robert Forrer traduit une volonté de centralisation de la séquence autour des acteurs concernés et le bref panoramique sur un groupe d'enfant qui observaient la scéne illustre ce constat. Donc il apparait clairement comme dans tous les films de famille que la concentration du film autour des personnes et de leurs actions traduit une volonté apparente &amp;quot;de mettre en branle la mémoire des spectateurs familiaux&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Place de la victoire/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strasbourg 1918-1924, le retour à la France, Le Verger Editeur, 2018.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_:_place_de_l%27Universit%C3%A9_(0086NN0019)&amp;diff=13294</id>
		<title>Strasbourg : place de l'Université (0086NN0019)</title>
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		<updated>2020-01-09T21:40:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg : place de l'Université&lt;br /&gt;
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|dateDebut=1927&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Forrer, Robert&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Robert Forrer filme un homme, une femme et un enfant sur la place de l’université.&lt;br /&gt;
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|Contexte_et_analyse_fr=Depuis 1870 l’Alsace est au cœur du conflit entre la France et l’Allemagne. Annexé par les allemands en 1871, il devient français avec l’armistice de novembre 1918. Cette longue période d’occupation et le rattachement au Reichsland finit par forger une mythologie française de « l’alsace, province perdue ». Après la première guerre mondiale, l’Alsace reconquit oscille entre un patriotisme « de bon en aloi » et un militantisme politique plus radicale avec un l’autonomisme qui se développe. Symbole de prestige intellectuel et culturel de l’Allemagne durant l’annexion, l’université de Strasbourg est au cœur du projet de francisation de l’alsace du gouvernement français de francisation de l’Alsace avec l’envoi à Strasbourg d’éminents professeurs comme Marc Bloch en 1919.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’université de Strasbour : un enjeu des conflits franco-allemands''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de Sedan, l’Alsace est annexé à l’Allemagne en 1870. Le Kaiser Guillaume 1er et le chancelier Otto Von Bismarck &lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument Pasteur devant l'université.jpg|vignette|Inauguration du monument Louis Pasteur sur la place de l'université en 1923. source : BNU]]&lt;br /&gt;
entendent assimiler ce nouveau territoire au Reich, tout en renvoyant une image prestigieuse du nouvel empire allemand. Strasbourg et sont université en deviennent la vitrine et le symbole d’un prestige intellectuel et culturel. En 1872, un décret impérial institue le Kaiser-Wilhelms-Universitat Strasburg. Construite en 1879-1884, par Otto Warth l’université est inaugurée en octobre 1884&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marie PEROUSSE, Brigitte PARENT, La dictionnaire du patrimoine p. 286-287.&amp;lt;/ref&amp;gt; en présence de l’empereur, en remplacement de l’académie française. L’université allemande de Strasbourg compte cinq facultés dont une faculté de philosophie, une faculté des sciences et mathématiques, une faculté de droit et de sciences politiques, une faculté de médecine et une faculté de théologie protestante. A partir de la rentrée d’hiver 1903-1904, une faculté de théologie catholique est mise en place&amp;lt;ref&amp;gt;François IGERSHEIM, L'Alsace et ses historiens 1680-1914. La fabrique des monuments, 2006.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Après la réintégration de l’Alsace à la France en 1919, l’université conserve son prestige. Une partie des références germaniques comme la statue Germania est gommée dans le cadre de la francisation de l’Alsace mais aussi par l’arrivée à Strasbourg d’éminents professeur comme Marc Bloch en 1919. D’important réaménagement pédagogique sont effectués au niveau de l’enseignement de l’université qui ne conserve qu’une chaire d’histoire des religions comme héritage des allemands. A l’occasion du centenaire de la naissance de la naissance de Louis Pasteur en 1923, un monument à l’honneur de Pasteur est érigé par Jean Baptiste Larrivé&amp;lt;ref&amp;gt;Strasbourg 1914-1924, le retour à la France, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet obélisque de 9m de haut planté dans un bassin à décoration allégorique, représentant le chien enragé et le jeune Joseph Meister qui remercie pasteur après sa vaccination, entre dans la volonté de franciser l’ancien Kaiser-Wilhelms-Universität, vitrine du génie allemand et mise en place pour « germaniser les élites locales ».  En 1929, Marc Bloch et Lucien Febvre mettent en place l’école des annales qui rompe avec l’histoire politique pour une histoire économique et sociale et œuvre pour une histoire intégrée du Rhin. En 1940, l’Allemagne de Hitler occupe à nouveau Strasbourg à la suite du « drôle de guerre » et instaure la Reichsuniversitat de Strasbourg. Loin d’être une résurrection du Kaiser-Wilhelms-Universität, la Reichuniversität constitue un outil du régime nazi. Elle est inaugurée en 1941 en présence de 8000 invités, tandis que l’université française de Strasbourg s’est repliée sur Clermont-Ferrand où des étudiants et des personnels sont torturés ou exécutés par la gestapo, c’est le cas des historiens comme Paul Collomp et de Marc Bloch. La libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 permet à l’université de faire sa rentrée au palais universitaire sous le patronage du General de Gaulle et du ministre de l’éducation nationale René Capitant le 5 octobre 1945. Elle accueille en 1949 la première assemblée du conseil de l’Europe, en présence du général de Gaulle et de Winston Churchill.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Place de l'université.jpg|vignette|source : BNU]]&lt;br /&gt;
'''Un calme inhabituel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit dans ce film de Robert Forrer (1866-1947), une femme et son enfant qui occupe l’essentiel des séquences avec quelques apparitions d’un homme qui doit être probablement le père de l’enfant. La fixation du camera autour de l’enfant est remarquable dans ce film avec quelques prises de vue sur le paysage avec la neige, les arbres et quelques bâtiments qui entourent la Place de l’Université.  Les tenues vestimentaires des acteurs, un plan fixe sur les chaussures de l'enfant, la luge et un sol enneigé montrent que le film est tourné en hiver. Forrer effectue un plan fixe sur le monument de Luis Pasteur inauguré en 1923 par Alexandre Millerand. Cependant, il est un peu étonnant d’observer que le bâtiment du palais universitaire n’apparait pas dans ce film tourné devant ses portes mais aussi on se demander pourquoi la place est si calme comme le constate t-on dans cette séquence alors qu’elle accueille des milliers d’étudiants ? Peut-etre que  le film a été tourné soit en weekend soit pendant les vacances de noël. Mais quoi qu'il en soit, les differentes prises de vue et les angles de vision choisient par Robert Forrer traduit une volonté de centralisation de la séquence autour des acteurs concernés et le bref panoramique sur un groupe d'enfant qui observaient la scéne illustre ce constat. Donc il apparait clairement comme dans tous les films de famille que la concentration du film autour des personnes et de leurs actions traduit une volonté apparente &amp;quot;de mettre en branle la mémoire des spectateurs familiaux&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Place de la victoire/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strasbourg 1918-1924, le retour à la France, Le Verger Editeur, 2018.&lt;br /&gt;
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		<title>Strasbourg : place de l'Université (0086NN0019)</title>
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|Contexte_et_analyse_fr=Depuis 1870 l’Alsace est au cœur du conflit entre la France et l’Allemagne. Annexé par les allemands en 1871, il devient français avec l’armistice de novembre 1918. Cette longue période d’occupation et le rattachement au Reichsland finit par forger une mythologie française de « l’alsace, province perdue ». Après la première guerre mondiale, l’Alsace reconquit oscille entre un patriotisme « de bon en aloi » et un militantisme politique plus radicale avec un l’autonomisme qui se développe. Symbole de prestige intellectuel et culturel de l’Allemagne durant l’annexion, l’université de Strasbourg est au cœur du projet de francisation de l’alsace du gouvernement français de francisation de l’Alsace avec l’envoi à Strasbourg d’éminents professeurs comme Marc Bloch en 1919.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’université de Strasbour : un enjeu des conflits franco-allemands''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de Sedan, l’Alsace est annexé à l’Allemagne en 1870. Le Kaiser Guillaume 1er et le chancelier Otto Von Bismarck &lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument Pasteur devant l'université.jpg|vignette|Inauguration du monument Louis Pasteur sur la place de l'université en 1923. source : BNU]]&lt;br /&gt;
entendent assimiler ce nouveau territoire au Reich, tout en renvoyant une image prestigieuse du nouvel empire allemand. Strasbourg et sont université en deviennent la vitrine et le symbole d’un prestige intellectuel et culturel. En 1872, un décret impérial institue le Kaiser-Wilhelms-Universitat Strasburg. Construite en 1879-1884, par Otto Warth l’université est inaugurée en octobre 1884&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marie PEROUSSE, Brigitte PARENT, La dictionnaire du patrimoine p. 286-287.&amp;lt;/ref&amp;gt; en présence de l’empereur, en remplacement de l’académie française. L’université allemande de Strasbourg compte cinq facultés dont une faculté de philosophie, une faculté des sciences et mathématiques, une faculté de droit et de sciences politiques, une faculté de médecine et une faculté de théologie protestante. A partir de la rentrée d’hiver 1903-1904, une faculté de théologie catholique est mise en place&amp;lt;ref&amp;gt;François IGERSHEIM, L'Alsace et ses historiens 1680-1914. La fabrique des monuments, 2006.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Après la réintégration de l’Alsace à la France en 1919, l’université conserve son prestige. Une partie des références germaniques comme la statue Germania est gommée dans le cadre de la francisation de l’Alsace mais aussi par l’arrivée à Strasbourg d’éminents professeur comme Marc Bloch en 1919. D’important réaménagement pédagogique sont effectués au niveau de l’enseignement de l’université qui ne conserve qu’une chaire d’histoire des religions comme héritage des allemands. A l’occasion du centenaire de la naissance de la naissance de Louis Pasteur en 1923, un monument à l’honneur de Pasteur est érigé par Jean Baptiste Larrivé&amp;lt;ref&amp;gt;Strasbourg 1914-1924, le retour à la France, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet obélisque de 9m de haut planté dans un bassin à décoration allégorique, représentant le chien enragé et le jeune Joseph Meister qui remercie pasteur après sa vaccination, entre dans la volonté de franciser l’ancien Kaiser-Wilhelms-Universität, vitrine du génie allemand et mise en place pour « germaniser les élites locales ».  En 1929, Marc Bloch et Lucien Febvre mettent en place l’école des annales qui rompe avec l’histoire politique pour une histoire économique et sociale et œuvre pour une histoire intégrée du Rhin. En 1940, l’Allemagne de Hitler occupe à nouveau Strasbourg à la suite du « drôle de guerre » et instaure la Reichsuniversitat de Strasbourg. Loin d’être une résurrection du Kaiser-Wilhelms-Universität, la Reichuniversität constitue un outil du régime nazi. Elle est inaugurée en 1941 en présence de 8000 invités, tandis que l’université française de Strasbourg s’est repliée sur Clermont-Ferrand où des étudiants et des personnels sont torturés ou exécutés par la gestapo, c’est le cas des historiens comme Paul Collomp et de Marc Bloch. La libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 permet à l’université de faire sa rentrée au palais universitaire sous le patronage du General de Gaulle et du ministre de l’éducation nationale René Capitant le 5 octobre 1945. Elle accueille en 1949 la première assemblée du conseil de l’Europe, en présence du général de Gaulle et de Winston Churchill.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Place de l'université.jpg|vignette|source : BNU]]&lt;br /&gt;
'''Un calme inhabituel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit dans ce film de Robert Forrer (1866-1947), une femme et son enfant qui occupe l’essentiel des séquences avec quelques apparitions d’un homme qui doit être probablement le père de l’enfant. La fixation du camera autour de l’enfant est remarquable dans ce film avec quelques prises de vue sur le paysage avec la neige, les arbres et quelques bâtiments qui entourent la Place de l’Université.  Les tenues vestimentaires des acteurs, un plan fixe sur les chaussures de l'enfant, la luge et un sol enneigé montrent que le film est tourné en hiver. Forrer effectue un plan fixe sur le monument de Luis Pasteur inauguré en 1923 par Alexandre Millerand. Cependant, il est un peu étonnant d’observer que le bâtiment du palais universitaire n’apparait pas dans ce film tourné devant ses portes mais aussi on se demander pourquoi la place est si calme comme le constate t-on dans cette séquence alors qu’elle accueille des milliers d’étudiants ? Peut-etre que  le film a été tourné soit en weekend soit pendant les vacances de noël. Mais quoi qu'il en soit, les differentes prises de vue et les angles de vision choisient par Robert Forrer traduit une volonté de centralisation de la séquence autour des acteurs concernés et le bref panoramique sur un groupe d'enfant qui observaient la scéne illustre ce constat. Donc il apparait clairement comme dans tous les films de famille que la concentration du film autour des personnes et de leurs actions traduit une volonté apparente &amp;quot;de mettre en branle la mémoire des spectateurs familiaux&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Place de la victoire/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strasbourg 1918-1924, le retour à la France, (ouvrage collectif), Le Verger Editeur, 2018.&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:09&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Forrer, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Unistra_neige.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place de l'Université; , Monument Louis Pasteur&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Robert Forrer filme un homme, une femme et un enfant sur la place de l’université.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Images floues : une femme jette de la neige à son enfant qui pleure et se dirige vers l’opérateur. La femme prend l’enfant et lui nettoie le visage (coupe). Panorama sur les chaussures de l’enfant (coupe). De dos, un homme tire l’enfant sur une luge (coupe). La luge est ensuite tirée par la femme qui fait le tour du monument Luis Pasteur sur la place de l’université (coupe). Panorama sur l’édifice allégorique représentant Pasteur, devant lui l’enfant et son chien. La femme tire la luge et l’enfant en croisant la caméra vers la gauche, avec en arrière-plan, un bâtiment, des hommes et des voitures qui circulent. La femme sac à la main et l’enfant sur la luge traversent devant la caméra, ensuite la femme pose l’enfant sur un petit mur qui entoure le monument et l’aide à marcher sur le mur en lui tenant son bras (coupe). La femme pousse la luge, bref panoramique sur un groupe d’enfant qui observent la scène (coupe). La femme tire l’enfant avec la luge en courant dans les bois avec en arrière-plan la statue de Goethe (coupe). L’enfant, aidé par sa mère, tire la luge, (coupe) l’enfant tire tout seul la luge (coupe) un homme pousse l’enfant avec la luge.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Depuis 1870 l’Alsace est au cœur du conflit entre la France et l’Allemagne. Annexé par les allemands en 1871, il devient français avec l’armistice de novembre 1918. Cette longue période d’occupation et le rattachement au Reichsland finit par forger une mythologie française de « l’alsace, province perdue ». Après la première guerre mondiale, l’Alsace reconquit oscille entre un patriotisme « de bon en aloi » et un militantisme politique plus radicale avec un l’autonomisme qui se développe. Symbole de prestige intellectuel et culturel de l’Allemagne durant l’annexion, l’université de Strasbourg est au cœur du projet de francisation de l’alsace du gouvernement français de francisation de l’Alsace avec l’envoi à Strasbourg d’éminents professeurs comme Marc Bloch en 1919.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’université de Strasbour : un enjeu des conflits franco-allemands''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de Sedan, l’Alsace est annexé à l’Allemagne en 1870. Le Kaiser Guillaume 1er et le chancelier Otto Von Bismarck &lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument Pasteur devant l'université.jpg|vignette|Inauguration du monument Louis Pasteur sur la place de l'université en 1923. source : BNU]]&lt;br /&gt;
entendent assimiler ce nouveau territoire au Reich, tout en renvoyant une image prestigieuse du nouvel empire allemand. Strasbourg et sont université en deviennent la vitrine et le symbole d’un prestige intellectuel et culturel. En 1872, un décret impérial institue le Kaiser-Wilhelms-Universitat Strasburg. Construite en 1879-1884, par Otto Warth l’université est inaugurée en octobre 1884&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marie PEROUSSE, Brigitte PARENT, La dictionnaire du patrimoine p. 286-287.&amp;lt;/ref&amp;gt; en présence de l’empereur, en remplacement de l’académie française. L’université allemande de Strasbourg compte cinq facultés dont une faculté de philosophie, une faculté des sciences et mathématiques, une faculté de droit et de sciences politiques, une faculté de médecine et une faculté de théologie protestante. A partir de la rentrée d’hiver 1903-1904, une faculté de théologie catholique est mise en place&amp;lt;ref&amp;gt;François IGERSHEIM, L'Alsace et ses historiens 1680-1914. La fabrique des monuments, 2006.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Après la réintégration de l’Alsace à la France en 1919, l’université conserve son prestige. Une partie des références germaniques comme la statue Germania est gommée dans le cadre de la francisation de l’Alsace mais aussi par l’arrivée à Strasbourg d’éminents professeur comme Marc Bloch en 1919. D’important réaménagement pédagogique sont effectués au niveau de l’enseignement de l’université qui ne conserve qu’une chaire d’histoire des religions comme héritage des allemands. A l’occasion du centenaire de la naissance de la naissance de Louis Pasteur en 1923, un monument à l’honneur de Pasteur est érigé par Jean Baptiste Larrivé&amp;lt;ref&amp;gt;Strasbourg 1914-1924, le retour à la France, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet obélisque de 9m de haut planté dans un bassin à décoration allégorique, représentant le chien enragé et le jeune Joseph Meister qui remercie pasteur après sa vaccination, entre dans la volonté de franciser l’ancien Kaiser-Wilhelms-Universität, vitrine du génie allemand et mise en place pour « germaniser les élites locales ».  En 1929, Marc Bloch et Lucien Febvre mettent en place l’école des annales qui rompe avec l’histoire politique pour une histoire économique et sociale et œuvre pour une histoire intégrée du Rhin. En 1940, l’Allemagne de Hitler occupe à nouveau Strasbourg à la suite du « drôle de guerre » et instaure la Reichsuniversitat de Strasbourg. Loin d’être une résurrection du Kaiser-Wilhelms-Universität, la Reichuniversität constitue un outil du régime nazi. Elle est inaugurée en 1941 en présence de 8000 invités, tandis que l’université française de Strasbourg s’est repliée sur Clermont-Ferrand où des étudiants et des personnels sont torturés ou exécutés par la gestapo, c’est le cas des historiens comme Paul Collomp et de Marc Bloch. La libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 permet à l’université de faire sa rentrée au palais universitaire sous le patronage du General de Gaulle et du ministre de l’éducation nationale René Capitant le 5 octobre 1945. Elle accueille en 1949 la première assemblée du conseil de l’Europe, en présence du général de Gaulle et de Winston Churchill.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Place de l'université.jpg|vignette|source : BNU]]&lt;br /&gt;
'''Un calme inhabituel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit dans ce film de Robert Forrer (1866-1947) tourné en hiver, une femme et son enfant qui occupe l’essentiel des séquences avec quelques apparitions d’un homme qui doit être probablement le père de l’enfant. La fixation du camera autour de l’enfant est remarquable dans ce film avec quelques prises de vue sur le paysage avec la neige, les arbres et quelques bâtiments qui entourent la Place de l’Université.  Les tenues vestimentaires des acteurs et un plan fixe sur les bottes et un sol enneigé montre que le film est tourné en hiver. Forrer effectue un plan fixe sur le monument de Luis Pasteur inauguré en 1923 par Alexandre Millerand. Cependant, il est un peu étonnant d’observer que le bâtiment du palais universitaire n’apparait pas dans ce film tourné devant ses portes mais aussi on se demander pourquoi la place est si calme comme le constate t-on dans cette séquence alors qu’elle accueille des milliers d’étudiants ? Peut-etre que  le film a été tourné soit en weekend soit pendant les vacances de noël. Mais quoi qu'il en soit, les differentes prises de vue et les angles de vision choisient par Robert Forrer traduit une volonté de centralisation de la séquence autour des acteurs concernés et le bref panoramique sur un groupe d'enfant qui observaient la scéne illustre ce constat. Donc il apparait clairement comme dans tous les films de famille que la concentration du film autour des personnes et de leurs actions traduit une volonté apparente &amp;quot;de mettre en branle la mémoire des spectateurs familiaux&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Place de la victoire/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strasbourg 1918-1924, le retour à la France, (ouvrage collectif), Le Verger Editeur, 2018.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_:_place_de_l%27Universit%C3%A9_(0086NN0019)&amp;diff=13291</id>
		<title>Strasbourg : place de l'Université (0086NN0019)</title>
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		<updated>2020-01-09T20:59:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg : place de l'Université&lt;br /&gt;
|fonds=Forrer&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Robert Forrer filme un homme, une femme et un enfant sur la place de l’université.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Images floues : une femme jette de la neige à son enfant qui pleure et se dirige vers l’opérateur. La femme prend l’enfant et lui nettoie le visage (coupe). Panorama sur les chaussures de l’enfant (coupe). De dos, un homme tire l’enfant sur une luge (coupe). La luge est ensuite tirée par la femme qui fait le tour du monument Luis Pasteur sur la place de l’université (coupe). Panorama sur l’édifice allégorique représentant Pasteur, devant lui l’enfant et son chien. La femme tire la luge et l’enfant en croisant la caméra vers la gauche, avec en arrière-plan, un bâtiment, des hommes et des voitures qui circulent. La femme sac à la main et l’enfant sur la luge traversent devant la caméra, ensuite la femme pose l’enfant sur un petit mur qui entoure le monument et l’aide à marcher sur le mur en lui tenant son bras (coupe). La femme pousse la luge, bref panoramique sur un groupe d’enfant qui observent la scène (coupe). La femme tire l’enfant avec la luge en courant dans les bois avec en arrière-plan la statue de Goethe (coupe). L’enfant, aidé par sa mère, tire la luge, (coupe) l’enfant tire tout seul la luge (coupe) un homme pousse l’enfant avec la luge.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Depuis 1870 l’Alsace est au cœur du conflit entre la France et l’Allemagne. Annexé par les allemands en 1871, il devient français avec l’armistice de novembre 1918. Cette longue période d’occupation et le rattachement au Reichsland finit par forger une mythologie française de « l’alsace, province perdue ». Après la première guerre mondiale, l’Alsace reconquit oscille entre un patriotisme « de bon en aloi » et un militantisme politique plus radicale avec un l’autonomisme qui se développe. Symbole de prestige intellectuel et culturel de l’Allemagne durant l’annexion, l’université de Strasbourg est au cœur du projet de francisation de l’alsace du gouvernement français de francisation de l’Alsace avec l’envoi à Strasbourg d’éminents professeurs comme Marc Bloch en 1919.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’université de Strasbour : un enjeu des conflits franco-allemands''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de Sedan, l’Alsace est annexé à l’Allemagne en 1870. Le Kaiser Guillaume 1er et le chancelier Otto Von Bismarck &lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument Pasteur devant l'université.jpg|vignette|Inauguration du monument Louis Pasteur sur la place de l'université en 1923. source : BNU]]&lt;br /&gt;
entendent assimiler ce nouveau territoire au Reich, tout en renvoyant une image prestigieuse du nouvel empire allemand. Strasbourg et sont université en deviennent la vitrine et le symbole d’un prestige intellectuel et culturel. En 1872, un décret impérial institue le Kaiser-Wilhelms-Universitat Strasburg. Construite en 1879-1884, par Otto Warth l’université est inaugurée en octobre 1884&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marie PEROUSSE, Brigitte PARENT, La dictionnaire du patrimoine p. 286-287.&amp;lt;/ref&amp;gt; en présence de l’empereur, en remplacement de l’académie française. L’université allemande de Strasbourg compte cinq facultés dont une faculté de philosophie, une faculté des sciences et mathématiques, une faculté de droit et de sciences politiques, une faculté de médecine et une faculté de théologie protestante. A partir de la rentrée d’hiver 1903-1904, une faculté de théologie catholique est mise en place&amp;lt;ref&amp;gt;François IGERSHEIM, L'Alsace et ses historiens 1680-1914. La fabrique des monuments, 2006.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Après la réintégration de l’Alsace à la France en 1919, l’université conserve son prestige. Une partie des références germaniques comme la statue Germania est gommée dans le cadre de la francisation de l’Alsace mais aussi par l’arrivée à Strasbourg d’éminents professeur comme Marc Bloch en 1919. D’important réaménagement pédagogique sont effectués au niveau de l’enseignement de l’université qui ne conserve qu’une chaire d’histoire des religions comme héritage des allemands. A l’occasion du centenaire de la naissance de la naissance de Louis Pasteur en 1923, un monument à l’honneur de Pasteur est érigé par Jean Baptiste Larrivé&amp;lt;ref&amp;gt;Strasbourg 1914-1924, le retour à la France, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet obélisque de 9m de haut planté dans un bassin à décoration allégorique, représentant le chien enragé et le jeune Joseph Meister qui remercie pasteur après sa vaccination, entre dans la volonté de franciser l’ancien Kaiser-Wilhelms-Universität, vitrine du génie allemand et mise en place pour « germaniser les élites locales ».  En 1929, Marc Bloch et Lucien Febvre mettent en place l’école des annales qui rompe avec l’histoire politique pour une histoire économique et sociale et œuvre pour une histoire intégrée du Rhin. En 1940, l’Allemagne de Hitler occupe à nouveau Strasbourg à la suite du « drôle de guerre » et instaure la Reichsuniversitat de Strasbourg. Loin d’être une résurrection du Kaiser-Wilhelms-Universität, la Reichuniversität constitue un outil du régime nazi. Elle est inaugurée en 1941 en présence de 8000 invités, tandis que l’université française de Strasbourg s’est repliée sur Clermont-Ferrand où des étudiants et des personnels sont torturés ou exécutés par la gestapo, c’est le cas des historiens comme Paul Collomp et de Marc Bloch. La libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 permet à l’université de faire sa rentrée au palais universitaire sous le patronage du General de Gaulle et du ministre de l’éducation nationale René Capitant le 5 octobre 1945. Elle accueille en 1949 la première assemblée du conseil de l’Europe, en présence du général de Gaulle et de Winston Churchill.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Place de l'université.jpg|vignette|source : BNU]]&lt;br /&gt;
'''Un calme inhabituel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit dans ce film de Robert Forrer (1866-1947) tourné en hiver, une femme et son enfant qui occupe l’essentiel des séquences avec quelques apparitions d’un homme qui doit être probablement le père de l’enfant. La fixation du camera autour de l’enfant est remarquable dans ce film avec quelques prises de vue sur le paysage avec la neige, les arbres et quelques bâtiments qui entourent la Place de l’Université.  Les tenues vestimentaires des acteurs et un plan fixe sur les bottes et un sol enneigé montre que le film est tourné en hiver. Forrer effectue un plan fixe sur le monument de Luis Pasteur inauguré en 1923 par Alexandre Millerand. Cependant, il est un peu étonnant d’observer que le bâtiment du palais universitaire n’apparait pas dans ce film tourné devant ses portes mais aussi se demander pourquoi la place est si calme comme apparait dans cette séquence alors qu’elle accueille des centaines d’étudiants ? le film a été tourné en weekend soit pendant les vacances de noël. Donc il apparait clairement comme dans tous les films de famille que la concentration du film autour des personnes et de leurs actions traduit une volonté apparente de mettre en branle la mémoire des spectateurs familiaux.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Place de la victoire/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strasbourg 1918-1924, le retour à la France, (ouvrage collectif), Le Verger Editeur, 2018.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<updated>2020-01-09T20:59:18Z</updated>

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&lt;div&gt;source : BNU&lt;/div&gt;</summary>
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|Contexte_et_analyse_fr=Depuis 1870 l’Alsace est au cœur du conflit entre la France et l’Allemagne. Annexé par les allemands en 1871, il devient français avec l’armistice de novembre 1918. Cette longue période d’occupation et le rattachement au Reichsland finit par forger une mythologie française de « l’alsace, province perdue ». Après la première guerre mondiale, l’Alsace reconquit oscille entre un patriotisme « de bon en aloi » et un militantisme politique plus radicale avec un l’autonomisme qui se développe. Symbole de prestige intellectuel et culturel de l’Allemagne durant l’annexion, l’université de Strasbourg est au cœur du projet de francisation de l’alsace du gouvernement français de francisation de l’Alsace avec l’envoi à Strasbourg d’éminents professeurs comme Marc Bloch en 1919.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’université de Strasbour : un enjeu des conflits franco-allemands''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de Sedan, l’Alsace est annexé à l’Allemagne en 1870. Le Kaiser Guillaume 1er et le chancelier Otto Von Bismarck &lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument Pasteur devant l'université.jpg|vignette|Inauguration du monument Louis Pasteur sur la place de l'université en 1923. source : BNU]]&lt;br /&gt;
entendent assimiler ce nouveau territoire au Reich, tout en renvoyant une image prestigieuse du nouvel empire allemand. Strasbourg et sont université en deviennent la vitrine et le symbole d’un prestige intellectuel et culturel. En 1872, un décret impérial institue le Kaiser-Wilhelms-Universitat Strasburg. Construite en 1879-1884, par Otto Warth l’université est inaugurée en octobre 1884&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marie PEROUSSE, Brigitte PARENT, La dictionnaire du patrimoine p. 286-287.&amp;lt;/ref&amp;gt; en présence de l’empereur, en remplacement de l’académie française. L’université allemande de Strasbourg compte cinq facultés dont une faculté de philosophie, une faculté des sciences et mathématiques, une faculté de droit et de sciences politiques, une faculté de médecine et une faculté de théologie protestante. A partir de la rentrée d’hiver 1903-1904, une faculté de théologie catholique est mise en place&amp;lt;ref&amp;gt;François IGERSHEIM, L'Alsace et ses historiens 1680-1914. La fabrique des monuments, 2006.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Après la réintégration de l’Alsace à la France en 1919, l’université conserve son prestige. Une partie des références germaniques comme la statue Germania est gommée dans le cadre de la francisation de l’Alsace mais aussi par l’arrivée à Strasbourg d’éminents professeur comme Marc Bloch en 1919. D’important réaménagement pédagogique sont effectués au niveau de l’enseignement de l’université qui ne conserve qu’une chaire d’histoire des religions comme héritage des allemands. A l’occasion du centenaire de la naissance de la naissance de Louis Pasteur en 1923, un monument à l’honneur de Pasteur est érigé par Jean Baptiste Larrivé&amp;lt;ref&amp;gt;Strasbourg 1914-1924, le retour à la France, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet obélisque de 9m de haut planté dans un bassin à décoration allégorique, représentant le chien enragé et le jeune Joseph Meister qui remercie pasteur après sa vaccination, entre dans la volonté de franciser l’ancien Kaiser-Wilhelms-Universität, vitrine du génie allemand et mise en place pour « germaniser les élites locales ».  En 1929, Marc Bloch et Lucien Febvre mettent en place l’école des annales qui rompe avec l’histoire politique pour une histoire économique et sociale et œuvre pour une histoire intégrée du Rhin. En 1940, l’Allemagne de Hitler occupe à nouveau Strasbourg à la suite du « drôle de guerre » et instaure la Reichsuniversitat de Strasbourg. Loin d’être une résurrection du Kaiser-Wilhelms-Universität, la Reichuniversität constitue un outil du régime nazi. Elle est inaugurée en 1941 en présence de 8000 invités, tandis que l’université française de Strasbourg s’est repliée sur Clermont-Ferrand où des étudiants et des personnels sont torturés ou exécutés par la gestapo, c’est le cas des historiens comme Paul Collomp et de Marc Bloch. La libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 permet à l’université de faire sa rentrée au palais universitaire sous le patronage du General de Gaulle et du ministre de l’éducation nationale René Capitant le 5 octobre 1945. Elle accueille en 1949 la première assemblée du conseil de l’Europe, en présence du général de Gaulle et de Winston Churchill.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un calme inhabituel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit dans ce film de Robert Forrer (1866-1947) tourné en hiver, une femme et son enfant qui occupe l’essentiel des séquences avec quelques apparitions d’un homme qui doit être probablement le père de l’enfant. La fixation du camera autour de l’enfant est remarquable dans ce film avec quelques prises de vue sur le paysage avec la neige, les arbres et quelques bâtiments qui entourent la Place de l’Université.  Les tenues vestimentaires des acteurs et un plan fixe sur les bottes et un sol enneigé montre que le film est tourné en hiver. Forrer effectue un plan fixe sur le monument de Luis Pasteur inauguré en 1923 par Alexandre Millerand. Cependant, il est un peu étonnant d’observer que le bâtiment du palais universitaire n’apparait pas dans ce film tourné devant ses portes mais aussi se demander pourquoi la place est si calme comme apparait dans cette séquence alors qu’elle accueille des centaines d’étudiants ? le film a été tourné en weekend soit pendant les vacances de noël. Donc il apparait clairement comme dans tous les films de famille que la concentration du film autour des personnes et de leurs actions traduit une volonté apparente de mettre en branle la mémoire des spectateurs familiaux.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Place de la victoire/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strasbourg 1918-1924, le retour à la France, (ouvrage collectif), Le Verger Editeur, 2018.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_:_place_de_l%27Universit%C3%A9_(0086NN0019)&amp;diff=13288</id>
		<title>Strasbourg : place de l'Université (0086NN0019)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Strasbourg_:_place_de_l%27Universit%C3%A9_(0086NN0019)&amp;diff=13288"/>
		<updated>2020-01-09T19:02:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg : place de l'Université&lt;br /&gt;
|fonds=Forrer&lt;br /&gt;
|idSupport=0086NN0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1927&lt;br /&gt;
|video=0086NN0019_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:09&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Forrer, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Unistra_neige.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place de l'Université; , Monument Louis Pasteur&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Robert Forrer filme un homme, une femme et un enfant sur la place de l’université.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Images floues : une femme jette de la neige à son enfant qui pleure et se dirige vers l’opérateur. La femme prend l’enfant et lui nettoie le visage (coupe). Panorama sur les chaussures de l’enfant (coupe). De dos, un homme tire l’enfant sur une luge (coupe). La luge est ensuite tirée par la femme qui fait le tour du monument Luis Pasteur sur la place de l’université (coupe). Panorama sur l’édifice allégorique représentant Pasteur, devant lui l’enfant et son chien. La femme tire la luge et l’enfant en croisant la caméra vers la gauche, avec en arrière-plan, un bâtiment, des hommes et des voitures qui circulent. La femme sac à la main et l’enfant sur la luge traversent devant la caméra, ensuite la femme pose l’enfant sur un petit mur qui entoure le monument et l’aide à marcher sur le mur en lui tenant son bras (coupe). La femme pousse la luge, bref panoramique sur un groupe d’enfant qui observent la scène (coupe). La femme tire l’enfant avec la luge en courant dans les bois avec en arrière-plan la statue de Goethe (coupe). L’enfant, aidé par sa mère, tire la luge, (coupe) l’enfant tire tout seul la luge (coupe) un homme pousse l’enfant avec la luge.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Depuis 1870 l’Alsace est au cœur du conflit entre la France et l’Allemagne. Annexé par les allemands en 1871, il devient français avec l’armistice de novembre 1918. Cette longue période d’occupation et le rattachement au Reichsland finit par forger une mythologie française de « l’alsace, province perdue ». Après la première guerre mondiale, l’Alsace reconquit oscille entre un patriotisme « de bon en aloi » et un militantisme politique plus radicale avec un l’autonomisme qui se développe. Symbole de prestige intellectuel et culturel de l’Allemagne durant l’annexion, l’université de Strasbourg est au cœur du projet de francisation de l’alsace du gouvernement français de francisation de l’Alsace avec l’envoi à Strasbourg d’éminents professeurs comme Marc Bloch en 1919.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’université de Strasbour : un enjeu des conflits franco-allemands''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de Sedan, l’Alsace est annexé à l’Allemagne en 1870. Le Kaiser Guillaume 1er et le chancelier Otto Von Bismarck &lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument Pasteur devant l'université.jpg|vignette|Inauguration du monument Louis Pasteur sur la place de l'université en 1923. source : BNU]]&lt;br /&gt;
entendent assimiler ce nouveau territoire au Reich, tout en renvoyant une image prestigieuse du nouvel empire allemand. Strasbourg et sont université en deviennent la vitrine et le symbole d’un prestige intellectuel et culturel. En 1872, un décret impérial institue le Kaiser-Wilhelms-Universitat Strasburg. Construite en 1879-1884, par Otto Warth l’université est inaugurée en octobre 1884&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marie PEROUSSE, Brigitte PARENT, La dictionnaire du patrimoine p. 286-287.&amp;lt;/ref&amp;gt; en présence de l’empereur, en remplacement de l’académie française. L’université allemande de Strasbourg compte cinq facultés dont une faculté de philosophie, une faculté des sciences et mathématiques, une faculté de droit et de sciences politiques, une faculté de médecine et une faculté de théologie protestante. A partir de la rentrée d’hiver 1903-1904, une faculté de théologie catholique est mise en place&amp;lt;ref&amp;gt;François IGERSHEIM, L'Alsace et ses historiens 1680-1914. La fabrique des monuments, 2006.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Après la réintégration de l’Alsace à la France en 1919, l’université conserve son prestige. Une partie des références germaniques comme la statue Germania est gommée dans le cadre de la francisation de l’Alsace mais aussi par l’arrivée à Strasbourg d’éminents professeur comme Marc Bloch en 1919. D’important réaménagement pédagogique sont effectués au niveau de l’enseignement de l’université qui ne conserve qu’une chaire d’histoire des religions comme héritage des allemands. A l’occasion du centenaire de la naissance de la naissance de Louis Pasteur en 1923, un monument à l’honneur de Pasteur est érigé par Jean Baptiste Larrivé. Cet obélisque de 9m de haut planté dans un bassin à décoration allégorique, représentant le chien enragé et le jeune Joseph Meister qui remercie pasteur après sa vaccination, entre dans la volonté de franciser l’ancien Kaiser-Wilhelms-Universität, vitrine du génie allemand et mise en place pour « germaniser les élites locales ».  En 1929, Marc Bloch et Lucien Febvre mettent en place l’école des annales qui rompe avec l’histoire politique pour une histoire économique et sociale et œuvre pour une histoire intégrée du Rhin. En 1940, l’Allemagne de Hitler occupe à nouveau Strasbourg à la suite du « drôle de guerre » et instaure la Reichsuniversitat de Strasbourg. Loin d’être une résurrection du Kaiser-Wilhelms-Universität, la Reichuniversität constitue un outil du régime nazi. Elle est inaugurée en 1941 en présence de 8000 invités, tandis que l’université française de Strasbourg s’est repliée sur Clermont-Ferrand où des étudiants et des personnels sont torturés ou exécutés par la gestapo, c’est le cas des historiens comme Paul Collomp et de Marc Bloch. La libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 permet à l’université de faire sa rentrée au palais universitaire sous le patronage du General de Gaulle et du ministre de l’éducation nationale René Capitant le 5 octobre 1945. Elle accueille en 1949 la première assemblée du conseil de l’Europe, en présence du général de Gaulle et de Winston Churchill.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un calme inhabituel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit dans ce film de Robert Forrer (1866-1947) tourné en hiver, une femme et son enfant qui occupe l’essentiel des séquences avec quelques apparitions d’un homme qui doit être probablement le père de l’enfant. La fixation du camera autour de l’enfant est remarquable dans ce film avec quelques prises de vue sur le paysage avec la neige, les arbres et quelques bâtiments qui entourent la Place de l’Université.  Les tenues vestimentaires des acteurs et un plan fixe sur les bottes et un sol enneigé montre que le film est tourné en hiver. Forrer effectue un plan fixe sur le monument de Luis Pasteur inauguré en 1923 par Alexandre Millerand. Cependant, il est un peu étonnant d’observer que le bâtiment du palais universitaire n’apparait pas dans ce film tourné devant ses portes mais aussi se demander pourquoi la place est si calme comme apparait dans cette séquence alors qu’elle accueille des centaines d’étudiants ? le film a été tourné en weekend soit pendant les vacances de noël. Donc il apparait clairement comme dans tous les films de famille que la concentration du film autour des personnes et de leurs actions traduit une volonté apparente de mettre en branle la mémoire des spectateurs familiaux.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Place de la victoire/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strasbourg 1918-1924, le retour à la France, (ouvrage collectif), Le Verger Editeur, 2018.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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		<title>Strasbourg : place de l'Université (0086NN0019)</title>
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		<updated>2020-01-09T18:59:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Oumar Ciss : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Strasbourg : place de l'Université&lt;br /&gt;
|fonds=Forrer&lt;br /&gt;
|idSupport=0086NN0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1927&lt;br /&gt;
|video=0086NN0019_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:02:09&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Forrer, Robert&lt;br /&gt;
|apercu=Unistra_neige.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Place de l'Université; , Monument Louis Pasteur&lt;br /&gt;
|username=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|userrealname=Oumar Ciss&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-08&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Heritage and tourism sites&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Robert Forrer filme un homme, une femme et un enfant sur la place de l’université.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Images floues : une femme jette de la neige à son enfant qui pleure et se dirige vers l’opérateur. La femme prend l’enfant et lui nettoie le visage (coupe). Panorama sur les chaussures de l’enfant (coupe). De dos, un homme tire l’enfant sur une luge (coupe). La luge est ensuite tirée par la femme qui fait le tour du monument Luis Pasteur sur la place de l’université (coupe). Panorama sur l’édifice allégorique représentant Pasteur, devant lui l’enfant et son chien. La femme tire la luge et l’enfant en croisant la caméra vers la gauche, avec en arrière-plan, un bâtiment, des hommes et des voitures qui circulent. La femme sac à la main et l’enfant sur la luge traversent devant la caméra, ensuite la femme pose l’enfant sur un petit mur qui entoure le monument et l’aide à marcher sur le mur en lui tenant son bras (coupe). La femme pousse la luge, bref panoramique sur un groupe d’enfant qui observent la scène (coupe). La femme tire l’enfant avec la luge en courant dans les bois avec en arrière-plan la statue de Goethe (coupe). L’enfant, aidé par sa mère, tire la luge, (coupe) l’enfant tire tout seul la luge (coupe) un homme pousse l’enfant avec la luge.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Depuis 1870 l’Alsace est au cœur du conflit entre la France et l’Allemagne. Annexé par les allemands en 1871, il devient français avec l’armistice de novembre 1918. Cette longue période d’occupation et le rattachement au Reichsland finit par forger une mythologie française de « l’alsace, province perdue ». Après la première guerre mondiale, l’Alsace reconquit oscille entre un patriotisme « de bon en aloi » et un militantisme politique plus radicale avec un l’autonomisme qui se développe. Symbole de prestige intellectuel et culturel de l’Allemagne durant l’annexion, l’université de Strasbourg est au cœur du projet de francisation de l’alsace &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’université de Strasbour : un enjeu des conflits franco-allemands''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de Sedan, l’Alsace est annexé à l’Allemagne en 1870. Le Kaiser Guillaume 1er et le chancelier Otto Von Bismarck &lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument Pasteur devant l'université.jpg|vignette|Inauguration du monument Louis Pasteur sur la place de l'université en 1923. source : BNU]]&lt;br /&gt;
entendent assimiler ce nouveau territoire au Reich, tout en renvoyant une image prestigieuse du nouvel empire allemand. Strasbourg et sont université en deviennent la vitrine et le symbole d’un prestige intellectuel et culturel. En 1872, un décret impérial institue le Kaiser-Wilhelms-Universitat Strasburg. Construite en 1879-1884, par Otto Warth l’université est inaugurée en octobre 1884&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marie PEROUSSE, Brigitte PARENT, La dictionnaire du patrimoine p. 286-287.&amp;lt;/ref&amp;gt; en présence de l’empereur, en remplacement de l’académie française. L’université allemande de Strasbourg compte cinq facultés dont une faculté de philosophie, une faculté des sciences et mathématiques, une faculté de droit et de sciences politiques, une faculté de médecine et une faculté de théologie protestante. A partir de la rentrée d’hiver 1903-1904, une faculté de théologie catholique est mise en place&amp;lt;ref&amp;gt;François IGERSHEIM, L'Alsace et ses historiens 1680-1914. La fabrique des monuments, 2006.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Après la réintégration de l’Alsace à la France en 1919, l’université conserve son prestige. Une partie des références germaniques comme la statue Germania est gommée dans le cadre de la francisation de l’Alsace mais aussi par l’arrivée à Strasbourg d’éminents professeur comme Marc Bloch en 1919. D’important réaménagement pédagogique sont effectués au niveau de l’enseignement de l’université qui ne conserve qu’une chaire d’histoire des religions comme héritage des allemands. A l’occasion du centenaire de la naissance de la naissance de Louis Pasteur en 1923, un monument à l’honneur de Pasteur est érigé par Jean Baptiste Larrivé. Cet obélisque de 9m de haut planté dans un bassin à décoration allégorique, représentant le chien enragé et le jeune Joseph Meister qui remercie pasteur après sa vaccination, entre dans la volonté de franciser l’ancien Kaiser-Wilhelms-Universität, vitrine du génie allemand et mise en place pour « germaniser les élites locales ».  En 1929, Marc Bloch et Lucien Febvre mettent en place l’école des annales qui rompe avec l’histoire politique pour une histoire économique et sociale et œuvre pour une histoire intégrée du Rhin. En 1940, l’Allemagne de Hitler occupe à nouveau Strasbourg à la suite du « drôle de guerre » et instaure la Reichsuniversitat de Strasbourg. Loin d’être une résurrection du Kaiser-Wilhelms-Universität, la Reichuniversität constitue un outil du régime nazi. Elle est inaugurée en 1941 en présence de 8000 invités, tandis que l’université française de Strasbourg s’est repliée sur Clermont-Ferrand où des étudiants et des personnels sont torturés ou exécutés par la gestapo, c’est le cas des historiens comme Paul Collomp et de Marc Bloch. La libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 permet à l’université de faire sa rentrée au palais universitaire sous le patronage du General de Gaulle et du ministre de l’éducation nationale René Capitant le 5 octobre 1945. Elle accueille en 1949 la première assemblée du conseil de l’Europe, en présence du général de Gaulle et de Winston Churchill.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un calme inhabituel'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit dans ce film de Robert Forrer (1866-1947) tourné en hiver, une femme et son enfant qui occupe l’essentiel des séquences avec quelques apparitions d’un homme qui doit être probablement le père de l’enfant. La fixation du camera autour de l’enfant est remarquable dans ce film avec quelques prises de vue sur le paysage avec la neige, les arbres et quelques bâtiments qui entourent la Place de l’Université.  Les tenues vestimentaires des acteurs et un plan fixe sur les bottes et un sol enneigé montre que le film est tourné en hiver. Forrer effectue un plan fixe sur le monument de Luis Pasteur inauguré en 1923 par Alexandre Millerand. Cependant, il est un peu étonnant d’observer que le bâtiment du palais universitaire n’apparait pas dans ce film tourné devant ses portes mais aussi se demander pourquoi la place est si calme comme apparait dans cette séquence alors qu’elle accueille des centaines d’étudiants ? le film a été tourné en weekend soit pendant les vacances de noël. Donc il apparait clairement comme dans tous les films de famille que la concentration du film autour des personnes et de leurs actions traduit une volonté apparente de mettre en branle la mémoire des spectateurs familiaux.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=PEROUSSE Jean-Marie, PARENT Brigitte, Le dictionnaire du patrimoine, Editions Place de la victoire/La Nuée Bleue, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strasbourg 1918-1924, le retour à la France, (ouvrage collectif), Le Verger Editeur, 2018.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Oumar Ciss</name></author>
		
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