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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-04-23T14:57:25Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12854</id>
		<title>Fête d'école et pique-nique familial (0093FI0020)</title>
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		<updated>2020-01-05T21:48:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole 1985&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0020&lt;br /&gt;
|dateDebut=1985&lt;br /&gt;
|video=0093FI0020_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le titre donné à la vidéo est trompeur car celle-ci ne se concentre pas uniquement sur le spectacle de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. En effet, sont aussi visibles une scène de pique-nique en forêt ainsi qu’un rassemblement de personnes (réunion de famille ou rassemblement scolaire ?).&lt;br /&gt;
|Description_fr=Cette vidéo se divise en trois parties distinctes qui s’enchainent sans transition ou travail de montage. La première témoigne de plusieurs moments de la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. La deuxième partie montre une scène de pique-nique familial en forêt. Quant aux images de la dernière partie, on y voit un rassemblement de personnes de plusieurs générations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Fête de l’école Notre-Dame de Sion (de 0:00 à 2:19).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des garçons d’environ 7 ans s’installent au fond de la scène, derrière un micro, accompagnés d’une femme (leur institutrice ?). Ils ont dans les mains une guitare fabriquée en papier. Des filles du même âge se placent sur le devant de la scène. Elles portent un chemisier blanc et une jupe longue. Elles tiennent dans leur main droite, une fleur en papier crépon. Si la caméra filme alternativement le groupe des filles, et celui des garçons, on a cependant l’impression que le cinéaste s’attarde plus particulièrement sur celui des garçons. Le fils de Monsieur Daussin se trouve-t-il dans ce groupe ?  De la mise en scène de ce spectacle on peut déduire que les garçons font office d’orchestre, tandis que les filles composent la chorale. C’est la femme du début de la vidéo qui dirige l’ensemble du pied de l’estrade. La vidéo étant muette, il est impossible de savoir quelle musique a été chantée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un groupe de filles d’une dizaine d’année attend son tour à l’écart de la scène. Elles portent toutes les mêmes jupes bleues claires et un chemisier blanc. Elles s’apprêtent visiblement à jouer un morceau de flûte à bec puisqu’elles tiennent dans leurs mains cet instrument et, pour certaine, une partition. A côté d’elles, le groupe des « guitaristes ». Le cinéaste passe d’un plan d’ensemble à un plan resserré sur un garçon qui se rapproche visiblement de lui, ce qui semble confirmer l’hypothèse qu’il s’agisse du fils de Monsieur Daussin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prochaine partie du spectacle est une ronde dansée par des enfants de maternelle. Les filles portent des robes et tous les élèves ont une fleur en papier, rouge ou jaune, dans leurs cheveux. Les enfants font d’abord une ronde collective avant de danser deux par deux, un garçon et une fille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la scène suivante réapparaissent les jeunes filles à la flûte. Toutes sont accroupies sur scène et jouent, une seule reste debout et semble jouer le rôle de chef d’orchestre. Comme pour toutes les autres scènes, la personne qui filme est dans le public, au pied de la scène, ce qui crée une contre-plongée mettant en valeur les élèves. Le cinéaste ne se concentre jamais sur une seule personne, mais préfère plutôt les plans d’ensemble. On peut apercevoir en arrière-plan qu’une partie du public observe le spectacle depuis les fenêtres du bâtiment de l’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première partie sur la fête de l’école s’achève sur une scène de lancer de ballons de baudruches de couleur. A ces ballons de couleur sont accrochés des papiers sur lesquels sont sûrement écrits des messages. Cela rappelle la scène d’une autre vidéo tournée par Monsieur Daussin, Fête d’école juin 1984, ce qui laisse supposer que ce moment était une sorte de tradition dans l’école Notre-Dame de Sion. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme pour la vidéo précédente, le cinéaste suit les ballons qui s’élèvent dans le ciel, bien au-dessus des bâtiments de l’école. L’objectif de la caméra se concentre alors sur la foule, plus particulièrement sur un groupe de filles qui se trouvent au centre du champ, avant de filmer à nouveau les ballons dans le ciel.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Pique-nique en forêt (de 2:20 à 3:04). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un mouvement de travelling horizontal, la caméra balaie la scène de pique-nique en forêt, ce qui permet de donner une vue d’ensemble de la situation.  On voit tout d’abord deux femmes et un homme sortir paniers et glacière du coffre d’une voiture bleue foncée, puis un homme en short avec une casquette chercher quelque chose dans le coffre d’une voiture rouge. Une femme donne une assiette en carton à un enfant, tandis que d’autres personnes sont assises sur des troncs d’arbres coupés. Paniers et boîtes en plastiques très en vogue à l’époque, sont sortis pour le pique-nique. On voit une dernière voiture, le coffre ouvert, ce qui laisse apercevoir les sacs de provisions. Onze personnes au total sont visibles dans cette scène, ils étaient donc au moins douze en comptant la personne qui filme. Tous sont habillés de manière décontractée. S’ensuit un plan resserré sur un service d’assiettes à dessert, et une cagette contenant deux tartes aux fruits, une femme s’apprête visiblement à servir le dessert. La scène se termine sur des gros plans de certains participants du pique-nique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rassemblement (de 3:05 à 3:24). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène se joue en extérieur. Le sol en graviers, laisse penser qu’elle a lieu soit dans la cour d’une propriété privée, cependant il n’est pas à exclure qu’elle puisse avoir été tournée dans l’enceinte de l’école.  Au centre du champ se trouve un homme d’une soixantaine d’années. Il discute avec d’autres personnes assises autour de lui. On aperçoit en arrière-plan deux jeunes filles et une dame d’un certain-âge assis sur les marches d’un escalier. Dans le plan suivant, sont rassemblées de nombreuses personnes, adultes et enfants, assises sur des chaises. On aperçoit, d’abord de dos deux fillettes d’une dizaine d’années, elles se tournent toutes les deux vers la caméra au même moment, ce qui laisse penser que le cinéaste les a appelées. Une troisième fille, un peu plus âgée se retourne en même temps qu’elles. La scène se termine abruptement. Toutes les personnes visibles dans cette scène semblent être habillées de façon élégante.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=- Le film de famille, un support nostalgique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les trois évènements montrés dans cette vidéo (fête d’école, pique-nique en forêt, réunion de famille) n’ont pas réellement de lien entre eux, on peut tout de même dire que le fil conducteur est la famille. Le but de cette vidéo, comme les autres de Monsieur Daussin (Fête d’école juin 1984 et Fête d’école) est de fixer des souvenirs familiaux. On peut aisément s’imaginer que ces films aient été visionnés au sein même du cercle familial, peut-être même visionnés à nouveau des années plus tard. Vincent Pinel, cinéaste et écrivain de cinéma, évoque la « charge émotionnel » qui se trouve dans les films amateurs.&amp;lt;ref&amp;gt;PINEL Vincent, ''Ecoles, genres et mouvements au cinéma'', Paris, Larousse, 2000, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est cette émotion qui est visible dans les vidéos de Monsieur Daussin. On la retrouve à travers les regards des enfants lancés à la caméra, ou très certainement à celui qui se trouve derrière. La fin de la vidéo analysée dans cette fiche témoigne ainsi de la complicité entre le cinéaste et les sujets filmés : les deux jeunes filles rient lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont filmées. Les maladresses de tournage (cadrage parfois approximatif comme dans la vidéo Fête d’école juin 1984 et l’absence de montage montrent d’ailleurs que l’accent n’est pas mis sur le travail cinématographique, mais bien sur la fixation de souvenirs familiaux. Le cinéaste filme alors des moments qui sont importants pour lui et sa famille. Les fêtes d’écoles sont des moments propices à cela. Ils permettent aux parents de constater l’évolution de leurs enfants, et ceux-ci ont souvent hâte de présenter leur spectacle à leurs parents. Le pique-nique aussi permet de créer des souvenirs familiaux. Il n’est donc pas étonnant que ces sujets soient des sujets de prédilection pour des films de famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le pique-nique, un moment de loisir et de détente en famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si depuis la Renaissance, soupers et collations en pleine air font partie du mode de vie aristocratique, c’est avec l’industrialisation que la pratique du déjeuner en extérieur se démocratise.&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 24-28.&amp;lt;/ref&amp;gt; L’apparition du tourisme, l’augmentation de la mobilité et la mise en place des congés et jours de repos favorisent son expansion. Francine Barthe-Demoisy insiste dans son ouvrage ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', publié en 2008, sur la convivialité présente lors de cet événement. Elle explique qu’en cherchant un endroit à l’écart de la ville, à l’écart des autres, « on recherche la mise en l’écart, à l’abri, un repli dehors, on forme un cocon, une bulle. »&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 16.&amp;lt;/ref&amp;gt; Etre loin des autres permettant ainsi de consolider les liens internes à la famille. Le pique-nique est alors un temps de loisir et de « sociabilité familiale ».&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 28.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est ce qu’on voit dans la deuxième partie du film de Monsieur Daussin. Parents et enfants se retrouvent en forêt, loin des autres. Le repas, préparé à l’avance, permet à tous de manger ensemble. Pas de cuisine de dernière-minute, tout le monde est présent pour partager ce moment en famille. Dans ce contexte, on comprend que l’importance émotionnelle de cet évènement dans la vie d’une famille, et donc l’intérêt de fixer ces souvenirs en les filmant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’implication émotionnelle des protagonistes des films de famille est un élément non-négligeable de ces vidéos, celles-ci sont loin de se résumer à cet unique aspect. C’est notamment visible dans le cas de cette vidéo dans la partie consacrée à la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La pédagogie de l’école Notre-Dame de Sion, entre respect des programmes et particularités régionales.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’école Notre-Dame de Sion, créée à Strasbourg en 1919, est une école privée sous contrat d’association avec l’Etat depuis 1959 suite à la mise en application de la loi Debré. Elle se doit de respecter les programmes édictés par le Ministère de l’Education nationale. C’est dans ce cadre que l’enseignement de la musique est décrit. En 1985, année de réalisation du film, une heure par semaine est réservée à l’enseignement musical des élèves de l’école élémentaire. Les programmes de cette année-là expliquent d’ailleurs que « l’école donne à l’enfant l’expérience du beau dans l’œuvre musicale ».&amp;lt;ref&amp;gt;''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement), p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le chant (comptines, chansons…) constitue la majorité de l’éducation musicale prodiguée à l’école élémentaire. On peut d’ailleurs voir dans la première partie du film de Monsieur Daussin une chorale de filles chanter, accompagnée de garçons munis de guitare en papier, ce qui témoigne de l’éducation musicale donnée à l’école Notre-Dame de Sion. Toujours selon les programmes, les élèves doivent être sensibilisés à la culture musicale. L’enseignant doit leur parler de « quelques grandes figures de la musique (classique, moderne et contemporaine », de leur vie, de leurs productions musicales,…&amp;lt;ref&amp;gt;''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement), p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt; La pratique d’un instrument de musique est aussi prévue. L’apprentissage de la flûte à bec est par exemple répandu dans 60% des établissements scolaires avant 1995, visiblement aussi à Notre-Dame de Sion puisque on voit dans la vidéo un concert de flûte à bec donné par de jeunes élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’école respecte les programmes institués par le Ministère de l’Education nationale, il est tout de même à noter qu’elle met en avant certains éléments du folklore alsacien. Les tenues portées par les jeunes filles lors du concert de flûtes peuvent d’ailleurs faire penser à des costumes régionaux. Chemisiers blancs, jupes bleues pâles froncées à la ceinture et ornées sur le bas de fleurs cousues en bleues foncées, cela rappelle les jupes du costume traditionnel alsacien : coloré et décoré sur le bas.&amp;lt;ref&amp;gt;LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, S.A.E.P., 1993, p. 89.&amp;lt;/ref&amp;gt; De plus, la vidéo ''Fête d’école'', elle aussi tournée par Monsieur Daussin lors de fête d’école à Notre-Dame de Sion en 1981, montre des filles d’environ quatre ans porter la Schlupkapp (coiffe à nœud frontale traditionnelle alsacienne). Apparue au XIXème siècle entre Strasbourg et Colmar, cette coiffe est devenue emblématique de l’Alsace. Un dernier élément visible dans la vidéo analysée ici qui peut être rattaché au folklore alsacien est la danse effectuée par les enfants. En effet, cette ronde collective qui se transforme ensuite en danse à deux, un garçon et une fille tournant sur eux-mêmes, pourrait ainsi faire penser aux danses traditionnelles alsaciennes, qui, bien que n’étant plus pratiquées par toute la population dans les années 80, sont considérées par l’imaginaire collectif comme représentatives de la culture alsacienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’information sur la création de l’école ou sur les écoles privées en France, se référer à la fiche d’analyse du film de Monsieur Daussin Fête d’école juin 1984.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ouvrages scientifiques : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, S.A.E.P., 1993. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PINEL Vincent, ''Ecoles, genres et mouvements au cinéma'', Paris, Larousse, 2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
Programme de 1985.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401 (site officiel de l'école Notre-Dame de Sion, dernière consultation le 30 décembre 2019).&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12850</id>
		<title>Fête d'école juin 1984 (0093FI0017)</title>
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		<updated>2020-01-05T21:44:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
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|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Il s’agit d’un spectacle de fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. On peut supposer que le ou les enfants du cinéaste Michel Daussin étaient scolarisés dans cet établissement lorsque la vidéo a été tournée, en 1984.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, d’une durée de 4:54 laisse voir trois moments précis qui se sont déroulés lors de la fête de l’école (la ronde des enfants, le spectacle de gymnastique, le lâcher de ballons). Il ne semble pas y avoir eu de montage particulier. Le film est muet, et aucune musique n’a été ajoutée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La ronde des enfants (de 0:00 à 2:59). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enfants, filles et garçons dansent en ronde sur une estrade. La scène est filmée en contre-plongée, ce qui donne l’impression que le cinéaste se trouve au milieu du public, au pied de l’estrade. Les enfants, qui semblent être âgés d’environ six ans, portent tous les mêmes costumes : une salopette colorée et une chemise blanche pour les garçons et une jupe de couleur arrivant aux genoux avec un chemisier blanc pour les filles. Ces dernières portent sur leur tête un fichu. Tous les enfants ont aux pieds des bottes et à leur poignet gauche des bandes de papier colorées qui soulignent leurs mouvements. Le cinéaste prend d’abord un plan d’ensemble de l’évènement, on peut en effet voir la foule rassemblée au pied de l’estrade pendant que les enfants dansent. On a l’impression que la personne qui filme se rapproche de la scène car le plan se resserre de plus en plus sur les danseurs. L’objectif de la caméra suit les enfants dans leur ronde. Ces derniers dansent ensuite deux par deux. S’il n’y a pas de plan resserré sur un seul des enfants, on remarque tout de même que le cinéaste se focalise sur un petit garçon, vêtu d’une salopette vert pâle, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de son fils. Même si le film est muet, on se doute que les enfants sont accompagnés d’une musique, il est cependant impossible de savoir de quelle musique il s’agit. Aux alentours des deux minutes, la qualité de l’image se dégrade l’espace de quelques secondes : l’image n’est plus très bien cadrée, le doigt du cinéaste apparaît à l’écran, et un objet (la scène ?) occupe la moitié du cadre. Une fois ce problème résolu, on observe un plan resserré sur les danseurs, ce qui permet de voir la partie du public se trouvant de l’autre côté de l’estrade. Un homme filme, lui aussi, une femme prend des photos… Les enfants dansent à nouveau en ronde. Fin du spectacle, le cinéaste change de perspective pour filmer les enfants qui descendent de la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Spectacle de gymnastique (de 3:00 à 4:06).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des jeunes filles d’environ une quinzaine d’années enchaînent des figures de gymnastique les unes à la suite des autres. Elles portent toutes le même justaucorps bleu foncé. Encore une fois, la personne qui filme se trouve dans le public et change parfois l’angle de la prise de vue pour permettre de capter le mieux possible les différents moments du spectacle. Il s’agit, la plupart du temps de plans d’ensemble. Il n’y a pas de focalisation sur une seule jeune fille, ce qui met l’accent sur la dynamique du spectacle de gymnastique. Plusieurs rushes se suivent pour montrer différents moments du spectacle : cheval d’arçon, saltos, roues, roulades, salut sous forme d’une figure collective. Il est à noter une interruption de la vidéo à 3:23, et ce pendant trois secondes, ce qui pourrait témoigner de l’absence de montage. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	- Lâcher de ballons (de 4:07 à 4:53).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule, composée d’adultes et d’enfants, sûrement les élèves et leur famille, agitent des ballons colorés. Si le cinéaste réalise des plans d’ensemble de la foule, il est possible de constater qu’il semble se concentrer sur deux enfants, des garçons, en particuliers. Le plus âgé semble avoir une dizaine d’années, le plus jeune a déjà été aperçu, dansant sur l’estrade dans la première partie de la vidéo. Il s’agit certainement des fils de Monsieur Michel Daussin, le cinéaste qui a eu six enfants. A 4:34, les ballons sont lâchés dans le ciel. La caméra suit le mouvement des ballons qui s’élèvent progressivement dans le ciel, dépassant le toit de l’établissement. La vidéo se termine sur ce lancer de ballons. Il est à noter que cette scène est la même que celle de la vidéo Ecole 1985 tourné par Monsieur Daussin lors d’une autre fête à Notre-Dame de Sion, ce qui laisse penser que le lancer de ballon est une tradition dans cette école. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le but visé par Monsieur Daussin en réalisant cette vidéo était certainement de fixer des souvenirs familiaux, de garder à jamais une trace de la fête d’école de ses enfants. L’absence de montage et le cadrage parfois approximatif souligne bien le fait que l’important n’était pas les techniques cinématographiques, mais bien l’émotion, la nostalgie, provoquée, au visionnage de ces moments. Il s’agit ici bien d’un film de famille, destiné à être visionner dans un cercle privé. Pour analyser cette vidéo, nous mettrons de côté cet aspect émotionnel et nous concentrerons sur l’école Notre-Dame de Sion ainsi que sur l’enseignement qui y est dispensé.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’école Notre-Dame de Sion, un établissement fondé par une Congrégation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à l’initiative de Théodore (1802-1884) et d’Alphonse Ratisbonne (1814-1884), deux juifs convertis au catholicisme, qu’est fondée en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017, p.84.&amp;lt;/ref&amp;gt; Plusieurs établissements sont alors fondés hors de France, une maison est par exemple créée en 1866 en Roumanie.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 8.&amp;lt;/ref&amp;gt; Bien que les deux frères soient originaires de Strasbourg, ce n’est qu’en 1919, soit trente-cinq ans après leur mort que la congrégation ouvre un établissement dans cette ville. Cette nouvelle école, tout d’abord exclusivement réservée aux filles, accueille la première année huit élèves, la plus jeune est âgée de 4 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p.47.&amp;lt;/ref&amp;gt; La maison de Strasbourg est placée sous l’autorité d’une Mère supérieure. L’enseignement religieux qui y est dispensé est très important. L’objectif est avant tout d’éduquer de bonnes chrétiennes. Les professeurs sont en majorité des religieux, mais certains laïques travaillent aussi dans cet établissement. L’école s’agrandit peu à peu, des élèves de 4 à 18 ans y étudient. En 1950 est inaugurée l’école primaire au 2 rue Erckmann-Chatrian à Strasbourg. C’est très certainement dans la cour de cette école qu’a lieu la fête d’école filmée par Monsieur Daussin. Les enfants sur la vidéo semblent en effet être en âge d’y étudier, et l’architecture du bâtiment correspond à ce que l’on voit sur la vidéo. L’école est mixte depuis 1962. La scolarité privée étant payante, il est à noter que ces élèves proviennent la plupart du temps de familles aisées. C’est ce qu’a remarqué Kaczmarek Sandrine lors de ses recherches de Master sur l’Institution Notre-Dame de Sion. Elle observe ainsi que les filles scolarisées entre 1919 et 1939 ont souvent des parents militaires, médecins, chefs d’entreprise…&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 53.&amp;lt;/ref&amp;gt; Si ces recherches ne s’intéressent pas à l’année où a été tournée la vidéo, on peut tout de même dire que l’école semble fréquentée par des familles d’un milieu social assez favorisé. Cela est visible par les vêtements portés, ou encore par la présence de caméra, d’appareils photo parmi les parents d’élèves. Aujourd’hui, l’école Notre-Dame de Sion est séparée en deux établissements : celui situé rue Erckmann-Chatrian (école maternelle et élémentaire), et un collège au 8 boulevard de la Dordogne. Elle accueille plus de 660 élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Notre-Dame de Sion,  un établissement privé sous contrat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On estime qu’en 2012 deux millions d’élèves étaient scolarisés dans des établissements privés en France.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, L’enseignement privé en France, « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt; Il s’agit alors de s’intéresser à l’histoire de l’enseignement privé en France et particulièrement en Alsace. Si les lois Ferry de 1882 et 1886 mettent en place la laïcisation de l’école, le gouvernement de Vichy met l’accent sur l’instruction religieuse la reconnaissant d’utilité publique.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le gouvernement provisoire à Alger explicite au contraire les principes fondamentaux de l’école républicaine qui sont les suivants « gratuité, obligation scolaire, laïcité ».&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 112.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce débat entre intégration de l’enseignement privé et religieux fait beaucoup couler d’encre. Ce n’est qu’avec la loi Debré de 1959 que sont proposés trois statuts différents pour ces établissements. Ils peuvent être sous contrat associé avec l’Etat, ce qui implique un contrôle de l’Etat sur les programmes d’enseignement, en échange de quoi les établissements privés reçoivent des aides. L’autre type de contrat est le contrat simple. Moins contraignant  en ce qui concerne l’enseignement dispensé, il implique aussi des aides financières moindres. Dans le cas où l’établissement privé refuse les deux contrats avec l’Etat, il ne reçoit aucune aide, son enseignement est libre mais doit être soumis à des contraintes d’hygiène, de moralité et de niveau.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’année même de la mise en application de la loi Debré, Notre Dame de Sion devient un établissement privé sous contrat d’association avec le Ministère de l’Education nationale. Il est tout de même à noter que l’Alsace bénéficiant d’un Régime local, la loi Debré ne s’y applique pas exactement de la même manière que dans le reste de la France : la question de la liberté de conscience et de la liberté des cultes posée par l’Article 1er de la loi ne s’applique pas en Alsace.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’importance de l’appréhension du corps dans la pédagogie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ecole privée sous contrat d’association avec l’Etat, l’établissement de Notre-Dame de Sion se doit de respecter les instructions et les programmes publiés par le Ministère de l’Education nationale. L’arrêté du 7 août 1969 met officiellement en place dans l’enseignement primaire le « tiers temps pédagogique » qui met l’accent sur trois domaines d’activité : la langue (le français), les mathématiques, et le développement du corps. Six heures par semaine sont alors dévolues à l’éducation physique et sportive.&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 116-117.&amp;lt;/ref&amp;gt; Cet enseignement n’est pas réservé au cycle primaire mais s’applique aussi au cycle secondaire. Ce qui est bien visible avec la démonstration de gymnastique réalisée par les jeunes filles dans la vidéo. &lt;br /&gt;
De plus, la ronde effectuée par les enfants lors de la fête de l’école répond tout à fait aux consignes de l’Education nationale. Solange Sanchis, ancienne directrice d’école maternelle explique ainsi dans son livre Jeux de doigts, rondes et jeux dansés, publié en 2004, les bénéfices de cet exercice pour les enfants : « Lors de diverses figures, [l’enfant] exerce des activités motrices fondamentales […]. Tous ces exercices le conduisent à une connaissance de plus en plus fine de son schéma corporel ».&amp;lt;ref&amp;gt;SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004, p. 7.&amp;lt;/ref&amp;gt; Apprendre à se situer dans l’espace, à tenir compte de la chorégraphie, des règles, à interagir avec les autres, tous ces éléments se retrouvent dans l’exécution  de la ronde et participent à l’évolution de l’enfant. A cet aspect pédagogique s’ajoute en Alsace un aspect plus culturel. Il est en effet peut-être possible de faire une analogie entre la ronde des enfants de ce film (ou celle du film Ecole 1985 de Monsieur Daussin), et les danses traditionnelles alsaciennes. Tout d’abord, les costumes portés par les enfants ressemblent aux costumes traditionnels alsaciens : une coiffe dans les cheveux pour les filles, une jupe longue, le chemisier blanc,… Les différences avec les costumes alsaciens traditionnels peuvent être expliquées par le fait que l’école ne peut pas payer des vrais costumes à tous les enfants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’informations sur l’influence de la culture alsacienne sur la pédagogie de l’école Notre Dame de Sion, consulter la fiche d’analyse du film ''Ecole 1985''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=- Ouvrages scientifiques : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401 (Site internet de l'école Notre-Dame de Sion, dernière consultation le 30 décembre 2019).&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12847</id>
		<title>Fête d'école juin 1984 (0093FI0017)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12847"/>
		<updated>2020-01-05T21:39:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête d'école juin 1984&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=061984&lt;br /&gt;
|video=0093FI0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:54&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Il s’agit d’un spectacle de fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. On peut supposer que le ou les enfants du cinéaste Michel Daussin étaient scolarisés dans cet établissement lorsque la vidéo a été tournée, en 1984.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, d’une durée de 4:54 laisse voir trois moments précis qui se sont déroulés lors de la fête de l’école (la ronde des enfants, le spectacle de gymnastique, le lâcher de ballons). Il ne semble pas y avoir eu de montage particulier. Le film est muet, et aucune musique n’a été ajoutée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La ronde des enfants (de 0:00 à 2:59). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enfants, filles et garçons dansent en ronde sur une estrade. La scène est filmée en contre-plongée, ce qui donne l’impression que le cinéaste se trouve au milieu du public, au pied de l’estrade. Les enfants, qui semblent être âgés d’environ six ans, portent tous les mêmes costumes : une salopette colorée et une chemise blanche pour les garçons et une jupe de couleur arrivant aux genoux avec un chemisier blanc pour les filles. Ces dernières portent sur leur tête un fichu. Tous les enfants ont aux pieds des bottes et à leur poignet gauche des bandes de papier colorées qui soulignent leurs mouvements. Le cinéaste prend d’abord un plan d’ensemble de l’évènement, on peut en effet voir la foule rassemblée au pied de l’estrade pendant que les enfants dansent. On a l’impression que la personne qui filme se rapproche de la scène car le plan se resserre de plus en plus sur les danseurs. L’objectif de la caméra suit les enfants dans leur ronde. Ces derniers dansent ensuite deux par deux. S’il n’y a pas de plan resserré sur un seul des enfants, on remarque tout de même que le cinéaste se focalise sur un petit garçon, vêtu d’une salopette vert pâle, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de son fils. Même si le film est muet, on se doute que les enfants sont accompagnés d’une musique, il est cependant impossible de savoir de quelle musique il s’agit. Aux alentours des deux minutes, la qualité de l’image se dégrade l’espace de quelques secondes : l’image n’est plus très bien cadrée, le doigt du cinéaste apparaît à l’écran, et un objet (la scène ?) occupe la moitié du cadre. Une fois ce problème résolu, on observe un plan resserré sur les danseurs, ce qui permet de voir la partie du public se trouvant de l’autre côté de l’estrade. Un homme filme, lui aussi, une femme prend des photos… Les enfants dansent à nouveau en ronde. Fin du spectacle, le cinéaste change de perspective pour filmer les enfants qui descendent de la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Spectacle de gymnastique (de 3:00 à 4:06).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des jeunes filles d’environ une quinzaine d’années enchaînent des figures de gymnastique les unes à la suite des autres. Elles portent toutes le même justaucorps bleu foncé. Encore une fois, la personne qui filme se trouve dans le public et change parfois l’angle de la prise de vue pour permettre de capter le mieux possible les différents moments du spectacle. Il s’agit, la plupart du temps de plans d’ensemble. Il n’y a pas de focalisation sur une seule jeune fille, ce qui met l’accent sur la dynamique du spectacle de gymnastique. Plusieurs rushes se suivent pour montrer différents moments du spectacle : cheval d’arçon, saltos, roues, roulades, salut sous forme d’une figure collective. Il est à noter une interruption de la vidéo à 3:23, et ce pendant trois secondes, ce qui pourrait témoigner de l’absence de montage. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	- Lâcher de ballons (de 4:07 à 4:53).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule, composée d’adultes et d’enfants, sûrement les élèves et leur famille, agitent des ballons colorés. Si le cinéaste réalise des plans d’ensemble de la foule, il est possible de constater qu’il semble se concentrer sur deux enfants, des garçons, en particuliers. Le plus âgé semble avoir une dizaine d’années, le plus jeune a déjà été aperçu, dansant sur l’estrade dans la première partie de la vidéo. Il s’agit certainement des fils de Monsieur Michel Daussin, le cinéaste qui a eu six enfants. A 4:34, les ballons sont lâchés dans le ciel. La caméra suit le mouvement des ballons qui s’élèvent progressivement dans le ciel, dépassant le toit de l’établissement. La vidéo se termine sur ce lancer de ballons. Il est à noter que cette scène est la même que celle de la vidéo Ecole 1985 tourné par Monsieur Daussin lors d’une autre fête à Notre-Dame de Sion, ce qui laisse penser que le lancer de ballon est une tradition dans cette école. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le but visé par Monsieur Daussin en réalisant cette vidéo était certainement de fixer des souvenirs familiaux, de garder à jamais une trace de la fête d’école de ses enfants. L’absence de montage et le cadrage parfois approximatif souligne bien le fait que l’important n’était pas les techniques cinématographiques, mais bien l’émotion, la nostalgie, provoquée, au visionnage de ces moments. Il s’agit ici bien d’un film de famille, destiné à être visionner dans un cercle privé. Pour analyser cette vidéo, nous mettrons de côté cet aspect émotionnel et nous concentrerons sur l’école Notre-Dame de Sion ainsi que sur l’enseignement qui y est dispensé.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’école Notre-Dame de Sion, un établissement fondé par une Congrégation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à l’initiative de Théodore (1802-1884) et d’Alphonse Ratisbonne (1814-1884), deux juifs convertis au catholicisme, qu’est fondée en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017, p.84.&amp;lt;/ref&amp;gt; Plusieurs établissements sont alors fondés hors de France, une maison est par exemple créée en 1866 en Roumanie.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 8.&amp;lt;/ref&amp;gt; Bien que les deux frères soient originaires de Strasbourg, ce n’est qu’en 1919, soit trente-cinq ans après leur mort que la congrégation ouvre un établissement dans cette ville. Cette nouvelle école, tout d’abord exclusivement réservée aux filles, accueille la première année huit élèves, la plus jeune est âgée de 4 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p.47.&amp;lt;/ref&amp;gt; La maison de Strasbourg est placée sous l’autorité d’une Mère supérieure. L’enseignement religieux qui y est dispensé est très important. L’objectif est avant tout d’éduquer de bonnes chrétiennes. Les professeurs sont en majorité des religieux, mais certains laïques travaillent aussi dans cet établissement. L’école s’agrandit peu à peu, des élèves de 4 à 18 ans y étudient. En 1950 est inaugurée l’école primaire au 2 rue Erckmann-Chatrian à Strasbourg. C’est très certainement dans la cour de cette école qu’a lieu la fête d’école filmée par Monsieur Daussin. Les enfants sur la vidéo semblent en effet être en âge d’y étudier, et l’architecture du bâtiment correspond à ce que l’on voit sur la vidéo. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:2 rue eckermann.png|vignette|Bâtiment actuel de l'école Notre-Dame de Sion au 2 rue Erckmann-Chatrian. ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 L’école est mixte depuis 1962. La scolarité privée étant payante, il est à noter que ces élèves proviennent la plupart du temps de familles aisées. C’est ce qu’a remarqué Kaczmarek Sandrine lors de ses recherches de Master sur l’Institution Notre-Dame de Sion. Elle observe ainsi que les filles scolarisées entre 1919 et 1939 ont souvent des parents militaires, médecins, chefs d’entreprise…&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 53.&amp;lt;/ref&amp;gt; Si ces recherches ne s’intéressent pas à l’année où a été tournée la vidéo, on peut tout de même dire que l’école semble fréquentée par des familles d’un milieu social assez favorisé. Cela est visible par les vêtements portés, ou encore par la présence de caméra, d’appareils photo parmi les parents d’élèves. Aujourd’hui, l’école Notre-Dame de Sion est séparée en deux établissements : celui situé rue Erckmann-Chatrian (école maternelle et élémentaire), et un collège au 8 boulevard de la Dordogne. Elle accueille plus de 660 élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Notre-Dame de Sion,  un établissement privé sous contrat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On estime qu’en 2012 deux millions d’élèves étaient scolarisés dans des établissements privés en France.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, L’enseignement privé en France, « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt; Il s’agit alors de s’intéresser à l’histoire de l’enseignement privé en France et particulièrement en Alsace. Si les lois Ferry de 1882 et 1886 mettent en place la laïcisation de l’école, le gouvernement de Vichy met l’accent sur l’instruction religieuse la reconnaissant d’utilité publique.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le gouvernement provisoire à Alger explicite au contraire les principes fondamentaux de l’école républicaine qui sont les suivants « gratuité, obligation scolaire, laïcité ».&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 112.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce débat entre intégration de l’enseignement privé et religieux fait beaucoup couler d’encre. Ce n’est qu’avec la loi Debré de 1959 que sont proposés trois statuts différents pour ces établissements. Ils peuvent être sous contrat associé avec l’Etat, ce qui implique un contrôle de l’Etat sur les programmes d’enseignement, en échange de quoi les établissements privés reçoivent des aides. L’autre type de contrat est le contrat simple. Moins contraignant  en ce qui concerne l’enseignement dispensé, il implique aussi des aides financières moindres. Dans le cas où l’établissement privé refuse les deux contrats avec l’Etat, il ne reçoit aucune aide, son enseignement est libre mais doit être soumis à des contraintes d’hygiène, de moralité et de niveau.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’année même de la mise en application de la loi Debré, Notre Dame de Sion devient un établissement privé sous contrat d’association avec le Ministère de l’Education nationale. Il est tout de même à noter que l’Alsace bénéficiant d’un Régime local, la loi Debré ne s’y applique pas exactement de la même manière que dans le reste de la France : la question de la liberté de conscience et de la liberté des cultes posée par l’Article 1er de la loi ne s’applique pas en Alsace.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’importance de l’appréhension du corps dans la pédagogie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ecole privée sous contrat d’association avec l’Etat, l’établissement de Notre-Dame de Sion se doit de respecter les instructions et les programmes publiés par le Ministère de l’Education nationale. L’arrêté du 7 août 1969 met officiellement en place dans l’enseignement primaire le « tiers temps pédagogique » qui met l’accent sur trois domaines d’activité : la langue (le français), les mathématiques, et le développement du corps. Six heures par semaine sont alors dévolues à l’éducation physique et sportive.&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 116-117.&amp;lt;/ref&amp;gt; Cet enseignement n’est pas réservé au cycle primaire mais s’applique aussi au cycle secondaire. Ce qui est bien visible avec la démonstration de gymnastique réalisée par les jeunes filles dans la vidéo. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gymnastique Sion.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 De plus, la ronde effectuée par les enfants lors de la fête de l’école répond tout à fait aux consignes de l’Education nationale. Solange Sanchis, ancienne directrice d’école maternelle explique ainsi dans son livre Jeux de doigts, rondes et jeux dansés, publié en 2004, les bénéfices de cet exercice pour les enfants : « Lors de diverses figures, [l’enfant] exerce des activités motrices fondamentales […]. Tous ces exercices le conduisent à une connaissance de plus en plus fine de son schéma corporel ».&amp;lt;ref&amp;gt;SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004, p. 7.&amp;lt;/ref&amp;gt; Apprendre à se situer dans l’espace, à tenir compte de la chorégraphie, des règles, à interagir avec les autres, tous ces éléments se retrouvent dans l’exécution  de la ronde et participent à l’évolution de l’enfant. A cet aspect pédagogique s’ajoute en Alsace un aspect plus culturel. Il est en effet peut-être possible de faire une analogie entre la ronde des enfants de ce film (ou celle du film Ecole 1985 de Monsieur Daussin), et les danses traditionnelles alsaciennes. Tout d’abord, les costumes portés par les enfants ressemblent aux costumes traditionnels alsaciens : une coiffe dans les cheveux pour les filles, une jupe longue, le chemisier blanc,… Les différences avec les costumes alsaciens traditionnels peuvent être expliquées par le fait que l’école ne peut pas payer des vrais costumes à tous les enfants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’informations sur l’influence de la culture alsacienne sur la pédagogie de l’école Notre Dame de Sion, consulter la fiche d’analyse du film ''Ecole 1985''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=- Ouvrages scientifiques : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401 (Site internet de l'école Notre-Dame de Sion, dernière consultation le 30 décembre 2019).&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12846</id>
		<title>Fête d'école juin 1984 (0093FI0017)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12846"/>
		<updated>2020-01-05T21:38:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête d'école juin 1984&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=061984&lt;br /&gt;
|video=0093FI0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:54&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Il s’agit d’un spectacle de fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. On peut supposer que le ou les enfants du cinéaste Michel Daussin étaient scolarisés dans cet établissement lorsque la vidéo a été tournée, en 1984.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, d’une durée de 4:54 laisse voir trois moments précis qui se sont déroulés lors de la fête de l’école (la ronde des enfants, le spectacle de gymnastique, le lâcher de ballons). Il ne semble pas y avoir eu de montage particulier. Le film est muet, et aucune musique n’a été ajoutée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La ronde des enfants (de 0:00 à 2:59). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enfants, filles et garçons dansent en ronde sur une estrade. La scène est filmée en contre-plongée, ce qui donne l’impression que le cinéaste se trouve au milieu du public, au pied de l’estrade. Les enfants, qui semblent être âgés d’environ six ans, portent tous les mêmes costumes : une salopette colorée et une chemise blanche pour les garçons et une jupe de couleur arrivant aux genoux avec un chemisier blanc pour les filles. Ces dernières portent sur leur tête un fichu. Tous les enfants ont aux pieds des bottes et à leur poignet gauche des bandes de papier colorées qui soulignent leurs mouvements. Le cinéaste prend d’abord un plan d’ensemble de l’évènement, on peut en effet voir la foule rassemblée au pied de l’estrade pendant que les enfants dansent. On a l’impression que la personne qui filme se rapproche de la scène car le plan se resserre de plus en plus sur les danseurs. L’objectif de la caméra suit les enfants dans leur ronde. Ces derniers dansent ensuite deux par deux. S’il n’y a pas de plan resserré sur un seul des enfants, on remarque tout de même que le cinéaste se focalise sur un petit garçon, vêtu d’une salopette vert pâle, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de son fils. Même si le film est muet, on se doute que les enfants sont accompagnés d’une musique, il est cependant impossible de savoir de quelle musique il s’agit. Aux alentours des deux minutes, la qualité de l’image se dégrade l’espace de quelques secondes : l’image n’est plus très bien cadrée, le doigt du cinéaste apparaît à l’écran, et un objet (la scène ?) occupe la moitié du cadre. Une fois ce problème résolu, on observe un plan resserré sur les danseurs, ce qui permet de voir la partie du public se trouvant de l’autre côté de l’estrade. Un homme filme, lui aussi, une femme prend des photos… Les enfants dansent à nouveau en ronde. Fin du spectacle, le cinéaste change de perspective pour filmer les enfants qui descendent de la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Spectacle de gymnastique (de 3:00 à 4:06).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des jeunes filles d’environ une quinzaine d’années enchaînent des figures de gymnastique les unes à la suite des autres. Elles portent toutes le même justaucorps bleu foncé. Encore une fois, la personne qui filme se trouve dans le public et change parfois l’angle de la prise de vue pour permettre de capter le mieux possible les différents moments du spectacle. Il s’agit, la plupart du temps de plans d’ensemble. Il n’y a pas de focalisation sur une seule jeune fille, ce qui met l’accent sur la dynamique du spectacle de gymnastique. Plusieurs rushes se suivent pour montrer différents moments du spectacle : cheval d’arçon, saltos, roues, roulades, salut sous forme d’une figure collective. Il est à noter une interruption de la vidéo à 3:23, et ce pendant trois secondes, ce qui pourrait témoigner de l’absence de montage. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	- Lâcher de ballons (de 4:07 à 4:53).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule, composée d’adultes et d’enfants, sûrement les élèves et leur famille, agitent des ballons colorés. Si le cinéaste réalise des plans d’ensemble de la foule, il est possible de constater qu’il semble se concentrer sur deux enfants, des garçons, en particuliers. Le plus âgé semble avoir une dizaine d’années, le plus jeune a déjà été aperçu, dansant sur l’estrade dans la première partie de la vidéo. Il s’agit certainement des fils de Monsieur Michel Daussin, le cinéaste qui a eu six enfants. A 4:34, les ballons sont lâchés dans le ciel. La caméra suit le mouvement des ballons qui s’élèvent progressivement dans le ciel, dépassant le toit de l’établissement. La vidéo se termine sur ce lancer de ballons. Il est à noter que cette scène est la même que celle de la vidéo Ecole 1985 tourné par Monsieur Daussin lors d’une autre fête à Notre-Dame de Sion, ce qui laisse penser que le lancer de ballon est une tradition dans cette école. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le but visé par Monsieur Daussin en réalisant cette vidéo était certainement de fixer des souvenirs familiaux, de garder à jamais une trace de la fête d’école de ses enfants. L’absence de montage et le cadrage parfois approximatif souligne bien le fait que l’important n’était pas les techniques cinématographiques, mais bien l’émotion, la nostalgie, provoquée, au visionnage de ces moments. Il s’agit ici bien d’un film de famille, destiné à être visionner dans un cercle privé. Pour analyser cette vidéo, nous mettrons de côté cet aspect émotionnel et nous concentrerons sur l’école Notre-Dame de Sion ainsi que sur l’enseignement qui y est dispensé.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’école Notre-Dame de Sion, un établissement fondé par une Congrégation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à l’initiative de Théodore (1802-1884) et d’Alphonse Ratisbonne (1814-1884), deux juifs convertis au catholicisme, qu’est fondée en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017, p.84.&amp;lt;/ref&amp;gt; Plusieurs établissements sont alors fondés hors de France, une maison est par exemple créée en 1866 en Roumanie.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 8.&amp;lt;/ref&amp;gt; Bien que les deux frères soient originaires de Strasbourg, ce n’est qu’en 1919, soit trente-cinq ans après leur mort que la congrégation ouvre un établissement dans cette ville. Cette nouvelle école, tout d’abord exclusivement réservée aux filles, accueille la première année huit élèves, la plus jeune est âgée de 4 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p.47.&amp;lt;/ref&amp;gt; La maison de Strasbourg est placée sous l’autorité d’une Mère supérieure. L’enseignement religieux qui y est dispensé est très important. L’objectif est avant tout d’éduquer de bonnes chrétiennes. Les professeurs sont en majorité des religieux, mais certains laïques travaillent aussi dans cet établissement. L’école s’agrandit peu à peu, des élèves de 4 à 18 ans y étudient. En 1950 est inaugurée l’école primaire au 2 rue Erckmann-Chatrian à Strasbourg. C’est très certainement dans la cour de cette école qu’a lieu la fête d’école filmée par Monsieur Daussin. Les enfants sur la vidéo semblent en effet être en âge d’y étudier, et l’architecture du bâtiment correspond à ce que l’on voit sur la vidéo. &lt;br /&gt;
[[Fichier:2 rue eckermann.png|vignette|Bâtiment actuel de l'école Notre-Dame de Sion au 2 rue Erckmann-Chatrian. ]]&lt;br /&gt;
 L’école est mixte depuis 1962. La scolarité privée étant payante, il est à noter que ces élèves proviennent la plupart du temps de familles aisées. C’est ce qu’a remarqué Kaczmarek Sandrine lors de ses recherches de Master sur l’Institution Notre-Dame de Sion. Elle observe ainsi que les filles scolarisées entre 1919 et 1939 ont souvent des parents militaires, médecins, chefs d’entreprise…&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 53.&amp;lt;/ref&amp;gt; Si ces recherches ne s’intéressent pas à l’année où a été tournée la vidéo, on peut tout de même dire que l’école semble fréquentée par des familles d’un milieu social assez favorisé. Cela est visible par les vêtements portés, ou encore par la présence de caméra, d’appareils photo parmi les parents d’élèves. Aujourd’hui, l’école Notre-Dame de Sion est séparée en deux établissements : celui situé rue Erckmann-Chatrian (école maternelle et élémentaire), et un collège au 8 boulevard de la Dordogne. Elle accueille plus de 660 élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Notre-Dame de Sion,  un établissement privé sous contrat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On estime qu’en 2012 deux millions d’élèves étaient scolarisés dans des établissements privés en France.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, L’enseignement privé en France, « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt; Il s’agit alors de s’intéresser à l’histoire de l’enseignement privé en France et particulièrement en Alsace. Si les lois Ferry de 1882 et 1886 mettent en place la laïcisation de l’école, le gouvernement de Vichy met l’accent sur l’instruction religieuse la reconnaissant d’utilité publique.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le gouvernement provisoire à Alger explicite au contraire les principes fondamentaux de l’école républicaine qui sont les suivants « gratuité, obligation scolaire, laïcité ».&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 112.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce débat entre intégration de l’enseignement privé et religieux fait beaucoup couler d’encre. Ce n’est qu’avec la loi Debré de 1959 que sont proposés trois statuts différents pour ces établissements. Ils peuvent être sous contrat associé avec l’Etat, ce qui implique un contrôle de l’Etat sur les programmes d’enseignement, en échange de quoi les établissements privés reçoivent des aides. L’autre type de contrat est le contrat simple. Moins contraignant  en ce qui concerne l’enseignement dispensé, il implique aussi des aides financières moindres. Dans le cas où l’établissement privé refuse les deux contrats avec l’Etat, il ne reçoit aucune aide, son enseignement est libre mais doit être soumis à des contraintes d’hygiène, de moralité et de niveau.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’année même de la mise en application de la loi Debré, Notre Dame de Sion devient un établissement privé sous contrat d’association avec le Ministère de l’Education nationale. Il est tout de même à noter que l’Alsace bénéficiant d’un Régime local, la loi Debré ne s’y applique pas exactement de la même manière que dans le reste de la France : la question de la liberté de conscience et de la liberté des cultes posée par l’Article 1er de la loi ne s’applique pas en Alsace.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’importance de l’appréhension du corps dans la pédagogie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ecole privée sous contrat d’association avec l’Etat, l’établissement de Notre-Dame de Sion se doit de respecter les instructions et les programmes publiés par le Ministère de l’Education nationale. L’arrêté du 7 août 1969 met officiellement en place dans l’enseignement primaire le « tiers temps pédagogique » qui met l’accent sur trois domaines d’activité : la langue (le français), les mathématiques, et le développement du corps. Six heures par semaine sont alors dévolues à l’éducation physique et sportive.&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 116-117.&amp;lt;/ref&amp;gt; Cet enseignement n’est pas réservé au cycle primaire mais s’applique aussi au cycle secondaire. Ce qui est bien visible avec la démonstration de gymnastique réalisée par les jeunes filles dans la vidéo. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Gymnastique Sion.png|vignette]]&lt;br /&gt;
 De plus, la ronde effectuée par les enfants lors de la fête de l’école répond tout à fait aux consignes de l’Education nationale. Solange Sanchis, ancienne directrice d’école maternelle explique ainsi dans son livre Jeux de doigts, rondes et jeux dansés, publié en 2004, les bénéfices de cet exercice pour les enfants : « Lors de diverses figures, [l’enfant] exerce des activités motrices fondamentales […]. Tous ces exercices le conduisent à une connaissance de plus en plus fine de son schéma corporel ».&amp;lt;ref&amp;gt;SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004, p. 7.&amp;lt;/ref&amp;gt; Apprendre à se situer dans l’espace, à tenir compte de la chorégraphie, des règles, à interagir avec les autres, tous ces éléments se retrouvent dans l’exécution  de la ronde et participent à l’évolution de l’enfant. A cet aspect pédagogique s’ajoute en Alsace un aspect plus culturel. Il est en effet peut-être possible de faire une analogie entre la ronde des enfants de ce film (ou celle du film Ecole 1985 de Monsieur Daussin), et les danses traditionnelles alsaciennes. Tout d’abord, les costumes portés par les enfants ressemblent aux costumes traditionnels alsaciens : une coiffe dans les cheveux pour les filles, une jupe longue, le chemisier blanc,… Les différences avec les costumes alsaciens traditionnels peuvent être expliquées par le fait que l’école ne peut pas payer des vrais costumes à tous les enfants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’informations sur l’influence de la culture alsacienne sur la pédagogie de l’école Notre Dame de Sion, consulter la fiche d’analyse du film ''Ecole 1985''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=- Ouvrages scientifiques : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401 (Site internet de l'école Notre-Dame de Sion, dernière consultation le 30 décembre 2019).&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Gymnastique_Sion.png&amp;diff=12845</id>
		<title>Fichier:Gymnastique Sion.png</title>
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		<updated>2020-01-05T21:38:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Image extraite du film de Monsieur Daussin où l'on voit un spectacle de gymnastique réalisé lors de la fête de fin d'année de l'école Notre-Dame de Sion.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:2_rue_eckermann.png&amp;diff=12844</id>
		<title>Fichier:2 rue eckermann.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:2_rue_eckermann.png&amp;diff=12844"/>
		<updated>2020-01-05T21:31:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bâtiment actuel de l'école Notre-Dame de Sion au 2 rue Eckermann Chatrian.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12837</id>
		<title>Ecole Sainte Charles (0043FI0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12837"/>
		<updated>2020-01-05T21:15:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole Sainte Charles&lt;br /&gt;
|fonds=Waag&lt;br /&gt;
|idSupport=0043FI0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1982&lt;br /&gt;
|video=0043FI0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Waag, Charles-Henri&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film présente l’Institut Saint-Charles. Situé à Schiltigheim, il accueille des enfants dyslexiques et leur offre un parcours scolaire adapté. Le fils du cinéaste, Charles-Henri Waag, était scolarisé dans cet établissement.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, extraite d’un film d’une durée d’environ 50 minutes, est divisée en quatre parties. Ce film est caractérisé par le travail de montage réalisé par Monsieur Waag. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Départ en voyage scolaire (de 0:00 à 4:05). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéaste alterne des plans d’ensemble et des gros plans. Plans d’ensemble de la cour dans laquelle sont réunis parents d’élèves et professeurs. Gros plans sur les provisions, les bagages, les roues des bus ou encore sur quelques visages d’enfants ou d’accompagnateurs. On voit les soutes du bus être remplies. Se mélangent les bruits des différentes conversations. Un homme, de dos, fait l’appel des élèves. Lors du montage, Charles-Henri Waag a inséré à partir de 1:12  la chanson « Deux enfants sur la plage » de Jean Ferrat (1961). Cette musique accompagne tout d’abord les visages de deux enfants, puis ensuite un carton : fond noir, l’écriture « h =y » change de place au fil du temps (nous apprendrons plus tard ce que cela signifie). Les enfants montent dans le bus, Monsieur Freddy Mager, instituteur en classe de CM2 les comptent. C’est aussi lui qui, dans le plan suivant, fait un discours aux parents concernant le séjour de leurs enfants en Bretagne. Les mots d’ordre de ce séjour étant « Détente » et « Sécurité ». Le cinéaste enchaîne des gros plans sur lui et sur les parents d’élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Présentation de l’Institut Saint-Charles et des confusions engendrées par la dyslexie (4:06 à 9:26).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On perçoit en fond sonore le discours d’une femme, Sœur Marie-Edith. Elle explique que le prix de la journée, fixé par la préfecture, est payé par la sécurité sociale. Elle présente ensuite la dyslexie. Accompagnant ces mots, on voit tout d’abord l’extérieur des locaux, le fils du cinéaste, Christophe Waag, descend des escaliers. Un instituteur, Joseph Nutz, sort de sa voiture et discute ensuite avec Huguette Waag, la première femme du cinéaste, et Christophe. La caméra se concentre sur le visage de l’instituteur.  Le visage de la femme qui parle apparaît à l’écran après que la caméra ait balayé les parents d’élèves constituant l’auditoire.  Sœur Marie-Edith se lève pour écrire au tableau les différentes confusions visuelles ou auditives que peuvent faire les personnes atteintes de dyslexies : par exemple confondre le h et le y qui, en écriture cursive sont les mêmes, mais à l’envers (« h =y »).  Le discours est accompagné de de gros plan sur la Sœur, ou sur le public. Certains parents semblent attentifs, d’autres discutent entre eux. On observe aussi des vues d’ensemble des extérieurs de l’Institut : les jardins, la cour de récréation, les terrains de football et de basketball. La partie se termine avec un gros plan sur le visage souriant de la Sœur, expliquant que les parents peuvent prendre rendez-vous avec les professeurs si besoin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Cours sur la lettre « y » (9:27 à 12:29).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette troisième partie est introduite par de la musique classique. A un plan d’ensemble sur une salle de classe vide succède un plan de l’extérieur de l’école la nuit. Retour sur la salle de classe qui se remplit peu à peu. Les élèves s’assoient à leur pupitre. Gros plan sur certains d’entre eux puis sur un instituteur, Denis Schneider. Il est d’abord à son bureau avant de laisser sa place à un autre instituteur : Joseph Nutz, déjà aperçu dans une autre scène. Le cinéaste semble lui-même prendre part au cours qui se déroule sous nos yeux. On distingue d’ailleurs le pupitre derrière lequel il est assis. Le cours en question porte sur la lettre « y ». L’instituteur fait venir un enfant au tableau et explique que le « y » est en fait un double « i ». La partie se termine lorsque le professeur fait venir un autre élève au tableau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rencontre parent/professeur (12:30 à 14:22). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une courte transition accompagnée de musique classique qui débute cette partie. On y voit des enfants descendre les mêmes escaliers que dans la première partie, et jouer dans la cours de récréation enneigée sous la surveillance d’instituteurs. Nous assistons ensuite à la rencontre entre Huguette Waag, femme du cinéaste, et Joseph Nutz, l’instituteur de Christophe. Cela doit vraisemblablement avoir lieu à la période de Noël puisque l’on aperçoit en arrière-plan une crèche. L’instituteur commence par noter l’absence de Charles-Henri Waag à l’entretien (ce qui témoigne d’ailleurs du fait que le film a été mis en scène puisque Monsieur Waag se trouve derrière la caméra, de plus, Monsieur Nutz lui jette de fréquents coups d’œil…) L’instituteur souligne l’importance du rôle des deux parents qui doivent encourager leur enfant dans sa progression. Il est intéressant de noter que la scène est tournée en contre-plongée, ce qui met les deux protagonistes en valeur. De plus, Joseph Nutz se trouve au centre de l’image alors que la femme du cinéaste est peu à peu exclue du cadre lorsque le cinéaste fait un gros plan sur l’instituteur, ce qui lui confère un rôle central. La séquence se termine de manière assez abrupte, ce qui est dû au fait que la vidéo constitue en réalité le premier quart du film intégral tourné par Charles-Henri Waag.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cet extrait, caractérisé par le travail de montage et la mise en scène réalisés par Monsieur Waag permet de découvrir la dyslexie et ouvre une porte sur le milieu de l’enseignement spécialisé des années 80. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L’enseignement spécialisé en France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de l’enseignement spécialisé en France est datée du début du XXème siècle. La loi du 15 avril 1909 permet en effet la création, sur demande du département ou de la commune, d’établissements spécialisés, ou encore de classes de perfectionnement. Le premier diplôme spécialisé pour instituteur, le Certificat d’aptitude à l’enseignement aux enfants arriérés, est d’ailleurs créé au début du XXème siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 8. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En 1952, on relève que 5% de la population scolarisée est concernée par cet enseignement, le but étant d’éviter la déscolarisation des enfants en difficulté scolaire. L’ouvrage ''L’école publique française'', préfacé par le ministre de l’Education nationale de l’époque, comporte d’ailleurs un chapitre à ce sujet, ce qui prouve bien l’importance de cette question. L’une des considérations qui prime dans les années 50 est de favoriser les rapports entre les enfants en difficulté et les autres enfants, sans pour autant les mélanger dans les classes. L’enseignement spécialisé est placé sous la double tutelle du ministère de l’Education nationale, et du ministère de la Santé.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 9. &amp;lt;/ref&amp;gt; On note la présence de plusieurs types d’établissements spécialisés différents. Il est par exemple possible de citer, les Classes d’intégration Scolaire (CLIS), les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP), les Instituts Médico-Pédagogiques (IMP)… En 1990, l’Académie de Strasbourg fait partie des académies de France les mieux dotées en terme d’enseignement spécialisé. En effet, 2,8% des enseignements dispensés dans cette académie sont des enseignements spécialisés, un pourcentage au-dessus de la moyenne nationale.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La dyslexie : un trouble du langage et de l’apprentissage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1982, année de l’extrait étudié, Etienne Bolanski pointait du doigt la difficulté de donner une définition exacte de ce qu’est la dyslexie. Il écrit en ce sens « Tout le monde admet qu’il est très malaisé, voire impossible, de définir un terme dont on fait un usage aussi large ».&amp;lt;ref&amp;gt;BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982, p. 3. &amp;lt;/ref&amp;gt; L’étymologie du mot dyslexie apporte déjà un élément de réponse quant à la définition à donner à cette pathologie. A la racine « lexie » qui vient du grec ancien « lexis » (le mot, le langage), est ajouté le préfixe péjoratif « dys- », qui désigne une difficulté. La dyslexie est donc un trouble du langage et particulièrement de la lecture. On considère en effet à l’époque que cette pathologie est caractérisée par le fait d’acquérir la lecture dans des délais inhabituels. Si toutes personnes apprenant à lire rencontrent des difficultés, celles-ci persistent chez les dyslexiques. Le discours de Sœur Marie-Edith dans la deuxième partie de la vidéo décrit les conséquences de cette pathologie : la confusion de lettres ou de sons, l’inversion de lettres ou de syllabes dans un mot, orthographe et grammaire laborieuses…&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt; En effet, lorsqu'il existe des difficultés de reconnaissance et de décodage des mots, cela implique des difficultés de transcription de ces mots, et donc d’expression écrite, tout cela ajouté à des difficultés de compréhension écrite. &lt;br /&gt;
[[Fichier:H = Y.png|vignette|Image extraite du film de Monsieur Waag qui montre la confusion entre le h et le y.]]&lt;br /&gt;
Au vu de l’importance de la lecture et de l’écriture dans notre société, il est facile de comprendre en quoi cette pathologie est handicapante dans le parcours scolaire d’un enfant dyslexique. On définit aujourd’hui la dyslexie comme un trouble neuro-développemental, c’est-à-dire que l’enfant souffre de perturbations du développement cognitif.  Les recherches récentes sur la dyslexie ont déterminé plusieurs origines possibles à cette pathologie : facteurs génétiques, ou encore facteurs environnementaux (prématurité, stimulation de l’entourage…)&amp;lt;ref&amp;gt;https://vimeo.com/320711822&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’Institut Saint-Charles : de l’orphelinat à l’IMP. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1867 est fondé à Schiltigheim l’orphelinat Saint-Charles. Prévu pour accueillir soixante garçons, cet établissement est placé sous l’autorité des Sœurs de la Charité de Strasbourg, une congrégation créée en 1734. Sont alors construits un internat, une chapelle, et divers autres locaux. En 1927, c’est une école privée qui ouvre ses portes. Si après 1945, l’orphelinat accueille de plus en plus d’enfants handicapés, ce n’est qu’à partir de 1958 que Saint-Charles se spécialise dans la rééducation de la dyslexie en obtenant un agrément de la Sécurité Sociale. Cet agrément prévoit que l’Institut doit accueillir une soixantaine de garçons âgés de 6 à 15 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 45-46.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les enfants sont accueillis à la semaine puisque la rééducation est basée sur une théorie de la psychanalyse préconisant l’autonomie de l’enfant par rapport à sa famille. Instituteurs et éducateurs travaillent en collaboration avec des professionnels de santé. Si les rééducations orthophoniques sont rares en 1982, on remarque que certains membres du personnel de l’Institut ont tout de même les qualifications nécessaires à la rééducation de la dyslexie.  En 1957 est en effet créée l’école de formation des rééducateurs en dyslexie, ceux-ci obtiennent ensuite le titre d’orthophonistes à compétences limitées en langage écrit.&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/&amp;lt;/ref&amp;gt; En 1992, un nouvel internat est construit de façon à préparer les bâtiments pour un enseignement mixte et c’est deux ans plus tard que la mixité est introduite à Saint-Charles.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; Le film analysé ayant été tourné en 1982, il est normal que ces nouveaux bâtiments n’apparaissent pas. Il est cependant à noter que certaines parties de l’établissement visibles sur les images sont encore en place aujourd’hui. Notamment le stade de football, ou encore l’escalier permettant de quitter l’ancien internat. &lt;br /&gt;
[[Fichier:20200105 140729.jpg|vignette|Etablissements de la Fondation Vincent de Paul en Alsace et en Lorraine, 31 décembre 2017.]]&lt;br /&gt;
En 2000, les Sœurs de la Charité créent la Fondation Vincent de Paul, reconnue d’utilité publique. L’Institut Saint-Charles est alors intégré à cette Fondation. Aujourd’hui, il  est composé d’un ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique), soixante-deux enfants entre 6 et 14 ans y sont accueillis en internat ou en semi-internat. L’Institut comporte aussi un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile) qui concerne les enfants scolarisés dans des classes spécifiques comme les CLIS (Classes d’Intégration Spécialisées) ou les ULIS (Unités localisées pour l’Inclusion Scolaire en collèges et lycée).&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Le film, un outil pédagogique pour l’enseignement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des questions soulevée par l’extrait du film de Charles-Henri Waag est la relation entre le cinéaste et l’Institut Saint-Charles. Si les deux premières parties de l’extrait (le départ en sortie scolaire et la réunion d’information) ont pu être tournées sur la simple initiative du cinéaste, il est impossible que Monsieur Waag ait pu filmer un cours sans que la direction de l’école soit impliquée. De plus, la dernière partie de l’extrait met en scène la première femme du cinéaste et un instituteur de l’Institut Saint-Charles. Dans d’autres scènes du film (qui ne sont pas visibles dans cet extrait), il est possible de remarquer des scènes relevant de l’intimité des enfants. On peut par exemple citer la scène du lever ou du coucher des enfants, ainsi qu’une scène dans la salle de bain de l’internat où les garçons se lavent les dents. La question de l’implication de l’Institut semble centrale pour comprendre l’enjeu de ce film. Passionné de photographie depuis ses 14 ans, Charles-Henry Waag a réalisé de nombreux films dans les années 70 et 80. Le travail de mise en scène et de montage les caractérise.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; S’il est possible que ce soit lui qui ait été à l’initiative de cette idée, l’entretien avec des instituteurs de l’Institut a soulevé une autre explication. La pédagogie mise en place dans l’établissement reposait, entre autres, sur les activités extrascolaires. Les élèves partaient ainsi en classe de neige, en classe verte… De nombreux films ont été réalisés dans le cadre de l’enseignement. On peut ainsi trouver des films évoquant la dyslexie, ou d’autres sur la vie à l’internat. L’Institut possédait d’ailleurs sa propre caméra. Le film réalisé par Monsieur Waag aurait ainsi été projeté au sein des classes de l’Institut. Une autre hypothèse est qu’il aurait pu servir à présenter l’Institut et le quotidien des enfants qui y ont été admis aux parents des nouveaux-élèves.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Ouvrages scientifiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994. &lt;br /&gt;
BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982. &lt;br /&gt;
SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sitographie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/ (Dernière consultation le 31/12/2019).  Site de la Fédération Nationale des Orthophonistes&lt;br /&gt;
https://vimeo.com/320711822 (Dernière consultation le 31/12/2019). Intervention de HELLOIN Marie-Christel « La dyslexie, un trouble neurodéveloppemental, des apprentissages » à Notre-Dame de Bondeville, 2019. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Entretiens : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &lt;br /&gt;
Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Fichier:H = Y.png</title>
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		<updated>2020-01-05T21:13:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Image extraite du film de Monsieur Waag qui montre la confusion entre le h et le y que peuvent faire des dyslexiques.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12714</id>
		<title>Fête d'école et pique-nique familial (0093FI0020)</title>
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		<updated>2020-01-05T14:39:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Ecole 1985 (0093FI0020).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole 1985&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0020&lt;br /&gt;
|dateDebut=1985&lt;br /&gt;
|video=0093FI0020_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le titre donné à la vidéo est trompeur car celle-ci ne se concentre pas uniquement sur le spectacle de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. En effet, sont aussi visibles une scène de pique-nique en forêt ainsi qu’un rassemblement de personnes (réunion de famille ou rassemblement scolaire ?).&lt;br /&gt;
|Description_fr=Cette vidéo se divise en trois parties distinctes qui s’enchainent sans transition ou travail de montage. La première témoigne de plusieurs moments de la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. La deuxième partie montre une scène de pique-nique familial en forêt. Quant aux images de la dernière partie, on y voit un rassemblement de personnes de plusieurs générations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Fête de l’école Notre-Dame de Sion (de 0:00 à 2:19).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des garçons d’environ 7 ans s’installent au fond de la scène, derrière un micro, accompagnés d’une femme (leur institutrice ?). Ils ont dans les mains une guitare fabriquée en papier. Des filles du même âge se placent sur le devant de la scène. Elles portent un chemisier blanc et une jupe longue. Elles tiennent dans leur main droite, une fleur en papier crépon. Si la caméra filme alternativement le groupe des filles, et celui des garçons, on a cependant l’impression que le cinéaste s’attarde plus particulièrement sur celui des garçons. Le fils de Monsieur Daussin se trouve-t-il dans ce groupe ?  De la mise en scène de ce spectacle on peut déduire que les garçons font office d’orchestre, tandis que les filles composent la chorale. C’est la femme du début de la vidéo qui dirige l’ensemble du pied de l’estrade. La vidéo étant muette, il est impossible de savoir quelle musique a été chantée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un groupe de filles d’une dizaine d’année attend son tour à l’écart de la scène. Elles portent toutes les mêmes jupes bleues claires et un chemisier blanc. Elles s’apprêtent visiblement à jouer un morceau de flûte à bec puisqu’elles tiennent dans leurs mains cet instrument et, pour certaine, une partition. A côté d’elles, le groupe des « guitaristes ». Le cinéaste passe d’un plan d’ensemble à un plan resserré sur un garçon qui se rapproche visiblement de lui, ce qui semble confirmer l’hypothèse qu’il s’agisse du fils de Monsieur Daussin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prochaine partie du spectacle est une ronde dansée par des enfants de maternelle. Les filles portent des robes et tous les élèves ont une fleur en papier, rouge ou jaune, dans leurs cheveux. Les enfants font d’abord une ronde collective avant de danser deux par deux, un garçon et une fille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la scène suivante réapparaissent les jeunes filles à la flûte. Toutes sont accroupies sur scène et jouent, une seule reste debout et semble jouer le rôle de chef d’orchestre. Comme pour toutes les autres scènes, la personne qui filme est dans le public, au pied de la scène, ce qui crée une contre-plongée mettant en valeur les élèves. Le cinéaste ne se concentre jamais sur une seule personne, mais préfère plutôt les plans d’ensemble. On peut apercevoir en arrière-plan qu’une partie du public observe le spectacle depuis les fenêtres du bâtiment de l’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première partie sur la fête de l’école s’achève sur une scène de lancer de ballons de baudruches de couleur. A ces ballons de couleur sont accrochés des papiers sur lesquels sont sûrement écrits des messages. Cela rappelle la scène d’une autre vidéo tournée par Monsieur Daussin, Fête d’école juin 1984, ce qui laisse supposer que ce moment était une sorte de tradition dans l’école Notre-Dame de Sion. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme pour la vidéo précédente, le cinéaste suit les ballons qui s’élèvent dans le ciel, bien au-dessus des bâtiments de l’école. L’objectif de la caméra se concentre alors sur la foule, plus particulièrement sur un groupe de filles qui se trouvent au centre du champ, avant de filmer à nouveau les ballons dans le ciel.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Pique-nique en forêt (de 2:20 à 3:04). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un mouvement de travelling horizontal, la caméra balaie la scène de pique-nique en forêt, ce qui permet de donner une vue d’ensemble de la situation.  On voit tout d’abord deux femmes et un homme sortir paniers et glacière du coffre d’une voiture bleue foncée, puis un homme en short avec une casquette chercher quelque chose dans le coffre d’une voiture rouge. Une femme donne une assiette en carton à un enfant, tandis que d’autres personnes sont assises sur des troncs d’arbres coupés. Paniers et boîtes en plastiques très en vogue à l’époque, sont sortis pour le pique-nique. On voit une dernière voiture, le coffre ouvert, ce qui laisse apercevoir les sacs de provisions. Onze personnes au total sont visibles dans cette scène, ils étaient donc au moins douze en comptant la personne qui filme. Tous sont habillés de manière décontractée. S’ensuit un plan resserré sur un service d’assiettes à dessert, et une cagette contenant deux tartes aux fruits, une femme s’apprête visiblement à servir le dessert. La scène se termine sur des gros plans de certains participants du pique-nique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rassemblement (de 3:05 à 3:24). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène se joue en extérieur. Le sol en graviers, laisse penser qu’elle a lieu soit dans la cour d’une propriété privée, cependant il n’est pas à exclure qu’elle puisse avoir été tournée dans l’enceinte de l’école.  Au centre du champ se trouve un homme d’une soixantaine d’années. Il discute avec d’autres personnes assises autour de lui. On aperçoit en arrière-plan deux jeunes filles et une dame d’un certain-âge assis sur les marches d’un escalier. Dans le plan suivant, sont rassemblées de nombreuses personnes, adultes et enfants, assises sur des chaises. On aperçoit, d’abord de dos deux fillettes d’une dizaine d’années, elles se tournent toutes les deux vers la caméra au même moment, ce qui laisse penser que le cinéaste les a appelées. Une troisième fille, un peu plus âgée se retourne en même temps qu’elles. La scène se termine abruptement. Toutes les personnes visibles dans cette scène semblent être habillées de façon élégante.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=- Le film de famille, un support nostalgique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les trois évènements montrés dans cette vidéo (fête d’école, pique-nique en forêt, réunion de famille) n’ont pas réellement de lien entre eux, on peut tout de même dire que le fil conducteur est la famille. Le but de cette vidéo, comme les autres de Monsieur Daussin (Fête d’école juin 1984 et Fête d’école) est de fixer des souvenirs familiaux. On peut aisément s’imaginer que ces films aient été visionnés au sein même du cercle familial, peut-être même visionnés à nouveau des années plus tard. Vincent Pinel, cinéaste et écrivain de cinéma, évoque la « charge émotionnel » qui se trouve dans les films amateurs.&amp;lt;ref&amp;gt;PINEL Vincent, ''Ecoles, genres et mouvements au cinéma'', Paris, Larousse, 2000, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est cette émotion qui est visible dans les vidéos de Monsieur Daussin. On la retrouve à travers les regards des enfants lancés à la caméra, ou très certainement à celui qui se trouve derrière. La fin de la vidéo analysée dans cette fiche témoigne ainsi de la complicité entre le cinéaste et les sujets filmés : les deux jeunes filles rient lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont filmées. Les maladresses de tournage (cadrage parfois approximatif comme dans la vidéo Fête d’école juin 1984 et l’absence de montage montrent d’ailleurs que l’accent n’est pas mis sur le travail cinématographique, mais bien sur la fixation de souvenirs familiaux. Le cinéaste filme alors des moments qui sont importants pour lui et sa famille. Les fêtes d’écoles sont des moments propices à cela. Ils permettent aux parents de constater l’évolution de leurs enfants, et ceux-ci ont souvent hâte de présenter leur spectacle à leurs parents. Le pique-nique aussi permet de créer des souvenirs familiaux. Il n’est donc pas étonnant que ces sujets soient des sujets de prédilection pour des films de famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le pique-nique, un moment de loisir et de détente en famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si depuis la Renaissance, soupers et collations en pleine air font partie du mode de vie aristocratique, c’est avec l’industrialisation que la pratique du déjeuner en extérieur se démocratise.&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 24-28.&amp;lt;/ref&amp;gt; L’apparition du tourisme, l’augmentation de la mobilité et la mise en place des congés et jours de repos favorisent son expansion. Francine Barthe-Demoisy insiste dans son ouvrage ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', publié en 2008, sur la convivialité présente lors de cet événement. Elle explique qu’en cherchant un endroit à l’écart de la ville, à l’écart des autres, « on recherche la mise en l’écart, à l’abri, un repli dehors, on forme un cocon, une bulle. »&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 16.&amp;lt;/ref&amp;gt; Etre loin des autres permettant ainsi de consolider les liens internes à la famille. Le pique-nique est alors un temps de loisir et de « sociabilité familiale ».&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 28.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est ce qu’on voit dans la deuxième partie du film de Monsieur Daussin. Parents et enfants se retrouvent en forêt, loin des autres. Le repas, préparé à l’avance, permet à tous de manger ensemble. Pas de cuisine de dernière-minute, tout le monde est présent pour partager ce moment en famille. Dans ce contexte, on comprend que l’importance émotionnelle de cet évènement dans la vie d’une famille, et donc l’intérêt de fixer ces souvenirs en les filmant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’implication émotionnelle des protagonistes des films de famille est un élément non-négligeable de ces vidéos, celles-ci sont loin de se résumer à cet unique aspect. C’est notamment visible dans le cas de cette vidéo dans la partie consacrée à la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La pédagogie de l’école Notre-Dame de Sion, entre respect des programmes et particularités régionales.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’école Notre-Dame de Sion, créée à Strasbourg en 1919, est une école privée sous contrat d’association avec l’Etat depuis 1959 suite à la mise en application de la loi Debré. Elle se doit de respecter les programmes édictés par le Ministère de l’Education nationale. C’est dans ce cadre que l’enseignement de la musique est décrit. En 1985, année de réalisation du film, une heure par semaine est réservée à l’enseignement musical des élèves de l’école élémentaire. Les programmes de cette année-là expliquent d’ailleurs que « l’école donne à l’enfant l’expérience du beau dans l’œuvre musicale ».&amp;lt;ref&amp;gt;''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement), p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le chant (comptines, chansons…) constitue la majorité de l’éducation musicale prodiguée à l’école élémentaire. On peut d’ailleurs voir dans la première partie du film de Monsieur Daussin une chorale de filles chanter, accompagnée de garçons munis de guitare en papier, ce qui témoigne de l’éducation musicale donnée à l’école Notre-Dame de Sion. Toujours selon les programmes, les élèves doivent être sensibilisés à la culture musicale. L’enseignant doit leur parler de « quelques grandes figures de la musique (classique, moderne et contemporaine », de leur vie, de leurs productions musicales,…&amp;lt;ref&amp;gt;''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement), p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt; La pratique d’un instrument de musique est aussi prévue. L’apprentissage de la flûte à bec est par exemple répandu dans 60% des établissements scolaires avant 1995, visiblement aussi à Notre-Dame de Sion puisque on voit dans la vidéo un concert de flûte à bec donné par de jeunes élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’école respecte les programmes institués par le Ministère de l’Education nationale, il est tout de même à noter qu’elle met en avant certains éléments du folklore alsacien. Les tenues portées par les jeunes filles lors du concert de flûtes peuvent d’ailleurs faire penser à des costumes alsaciens. Chemisiers blancs, jupes bleues pâles froncées à la ceinture et ornées sur le bas de fleurs cousues en bleues foncées, cela rappelle les jupes du costume traditionnel alsacien : coloré et décoré sur le bas.&amp;lt;ref&amp;gt;LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, S.A.E.P., 1993, p. 89.&amp;lt;/ref&amp;gt; De plus, la vidéo ''Fête d’école'', elle aussi tournée par Monsieur Daussin lors de fête d’école à Notre-Dame de Sion en 1981, montre des filles d’environ quatre ans porter la Schlupkapp (coiffe à nœud frontale traditionnelle alsacienne). Apparue au XIXème siècle entre Strasbourg et Colmar, cette coiffe est devenue emblématique de l’Alsace. Un dernier élément visible dans la vidéo analysée ici qui peut être rattaché au folklore alsacien est la danse effectuée par les enfants. En effet, cette ronde collective qui se transforme ensuite en danse à deux, un garçon et une fille tournant sur eux-mêmes, pourrait ainsi faire penser aux danses traditionnelles alsaciennes, qui, bien que n’étant plus pratiquées par toute la population dans les années 80, sont considérées par l’imaginaire collectif comme représentatives de la culture alsacienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’information sur la création de l’école ou sur les écoles privées en France, se référer à la fiche d’analyse du film de Monsieur Daussin Fête d’école juin 1984.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ouvrages scientifiques : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, S.A.E.P., 1993. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PINEL Vincent, ''Ecoles, genres et mouvements au cinéma'', Paris, Larousse, 2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
Programme de 1985.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401 (site officiel de l'école Notre-Dame de Sion, dernière consultation le 30 décembre 2019).&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12713</id>
		<title>Fête d'école et pique-nique familial (0093FI0020)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12713"/>
		<updated>2020-01-05T14:39:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole 1985&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0020&lt;br /&gt;
|dateDebut=1985&lt;br /&gt;
|video=0093FI0020_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le titre donné à la vidéo est trompeur car celle-ci ne se concentre pas uniquement sur le spectacle de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. En effet, sont aussi visibles une scène de pique-nique en forêt ainsi qu’un rassemblement de personnes (réunion de famille ou rassemblement scolaire ?).&lt;br /&gt;
|Description_fr=Cette vidéo se divise en trois parties distinctes qui s’enchainent sans transition ou travail de montage. La première témoigne de plusieurs moments de la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. La deuxième partie montre une scène de pique-nique familial en forêt. Quant aux images de la dernière partie, on y voit un rassemblement de personnes de plusieurs générations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Fête de l’école Notre-Dame de Sion (de 0:00 à 2:19).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des garçons d’environ 7 ans s’installent au fond de la scène, derrière un micro, accompagnés d’une femme (leur institutrice ?). Ils ont dans les mains une guitare fabriquée en papier. Des filles du même âge se placent sur le devant de la scène. Elles portent un chemisier blanc et une jupe longue. Elles tiennent dans leur main droite, une fleur en papier crépon. Si la caméra filme alternativement le groupe des filles, et celui des garçons, on a cependant l’impression que le cinéaste s’attarde plus particulièrement sur celui des garçons. Le fils de Monsieur Daussin se trouve-t-il dans ce groupe ?  De la mise en scène de ce spectacle on peut déduire que les garçons font office d’orchestre, tandis que les filles composent la chorale. C’est la femme du début de la vidéo qui dirige l’ensemble du pied de l’estrade. La vidéo étant muette, il est impossible de savoir quelle musique a été chantée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un groupe de filles d’une dizaine d’année attend son tour à l’écart de la scène. Elles portent toutes les mêmes jupes bleues claires et un chemisier blanc. Elles s’apprêtent visiblement à jouer un morceau de flûte à bec puisqu’elles tiennent dans leurs mains cet instrument et, pour certaine, une partition. A côté d’elles, le groupe des « guitaristes ». Le cinéaste passe d’un plan d’ensemble à un plan resserré sur un garçon qui se rapproche visiblement de lui, ce qui semble confirmer l’hypothèse qu’il s’agisse du fils de Monsieur Daussin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prochaine partie du spectacle est une ronde dansée par des enfants de maternelle. Les filles portent des robes et tous les élèves ont une fleur en papier, rouge ou jaune, dans leurs cheveux. Les enfants font d’abord une ronde collective avant de danser deux par deux, un garçon et une fille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la scène suivante réapparaissent les jeunes filles à la flûte. Toutes sont accroupies sur scène et jouent, une seule reste debout et semble jouer le rôle de chef d’orchestre. Comme pour toutes les autres scènes, la personne qui filme est dans le public, au pied de la scène, ce qui crée une contre-plongée mettant en valeur les élèves. Le cinéaste ne se concentre jamais sur une seule personne, mais préfère plutôt les plans d’ensemble. On peut apercevoir en arrière-plan qu’une partie du public observe le spectacle depuis les fenêtres du bâtiment de l’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première partie sur la fête de l’école s’achève sur une scène de lancer de ballons de baudruches de couleur. A ces ballons de couleur sont accrochés des papiers sur lesquels sont sûrement écrits des messages. Cela rappelle la scène d’une autre vidéo tournée par Monsieur Daussin, Fête d’école juin 1984, ce qui laisse supposer que ce moment était une sorte de tradition dans l’école Notre-Dame de Sion. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme pour la vidéo précédente, le cinéaste suit les ballons qui s’élèvent dans le ciel, bien au-dessus des bâtiments de l’école. L’objectif de la caméra se concentre alors sur la foule, plus particulièrement sur un groupe de filles qui se trouvent au centre du champ, avant de filmer à nouveau les ballons dans le ciel.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Pique-nique en forêt (de 2:20 à 3:04). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un mouvement de travelling horizontal, la caméra balaie la scène de pique-nique en forêt, ce qui permet de donner une vue d’ensemble de la situation.  On voit tout d’abord deux femmes et un homme sortir paniers et glacière du coffre d’une voiture bleue foncée, puis un homme en short avec une casquette chercher quelque chose dans le coffre d’une voiture rouge. Une femme donne une assiette en carton à un enfant, tandis que d’autres personnes sont assises sur des troncs d’arbres coupés. Paniers et boîtes en plastiques très en vogue à l’époque, sont sortis pour le pique-nique. On voit une dernière voiture, le coffre ouvert, ce qui laisse apercevoir les sacs de provisions. Onze personnes au total sont visibles dans cette scène, ils étaient donc au moins douze en comptant la personne qui filme. Tous sont habillés de manière décontractée. S’ensuit un plan resserré sur un service d’assiettes à dessert, et une cagette contenant deux tartes aux fruits, une femme s’apprête visiblement à servir le dessert. La scène se termine sur des gros plans de certains participants du pique-nique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rassemblement (de 3:05 à 3:24). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène se joue en extérieur. Le sol en graviers, laisse penser qu’elle a lieu soit dans la cour d’une propriété privée, cependant il n’est pas à exclure qu’elle puisse avoir été tournée dans l’enceinte de l’école.  Au centre du champ se trouve un homme d’une soixantaine d’années. Il discute avec d’autres personnes assises autour de lui. On aperçoit en arrière-plan deux jeunes filles et une dame d’un certain-âge assis sur les marches d’un escalier. Dans le plan suivant, sont rassemblées de nombreuses personnes, adultes et enfants, assises sur des chaises. On aperçoit, d’abord de dos deux fillettes d’une dizaine d’années, elles se tournent toutes les deux vers la caméra au même moment, ce qui laisse penser que le cinéaste les a appelées. Une troisième fille, un peu plus âgée se retourne en même temps qu’elles. La scène se termine abruptement. Toutes les personnes visibles dans cette scène semblent être habillées de façon élégante.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=- Le film de famille, un support nostalgique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les trois évènements montrés dans cette vidéo (fête d’école, pique-nique en forêt, réunion de famille) n’ont pas réellement de lien entre eux, on peut tout de même dire que le fil conducteur est la famille. Le but de cette vidéo, comme les autres de Monsieur Daussin (Fête d’école juin 1984 et Fête d’école) est de fixer des souvenirs familiaux. On peut aisément s’imaginer que ces films aient été visionnés au sein même du cercle familial, peut-être même visionnés à nouveau des années plus tard. Vincent Pinel, cinéaste et écrivain de cinéma, évoque la « charge émotionnel » qui se trouve dans les films amateurs.&amp;lt;ref&amp;gt;PINEL Vincent, ''Ecoles, genres et mouvements au cinéma'', Paris, Larousse, 2000, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est cette émotion qui est visible dans les vidéos de Monsieur Daussin. On la retrouve à travers les regards des enfants lancés à la caméra, ou très certainement à celui qui se trouve derrière. La fin de la vidéo analysée dans cette fiche témoigne ainsi de la complicité entre le cinéaste et les sujets filmés : les deux jeunes filles rient lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont filmées. Les maladresses de tournage (cadrage parfois approximatif comme dans la vidéo Fête d’école juin 1984 et l’absence de montage montrent d’ailleurs que l’accent n’est pas mis sur le travail cinématographique, mais bien sur la fixation de souvenirs familiaux. Le cinéaste filme alors des moments qui sont importants pour lui et sa famille. Les fêtes d’écoles sont des moments propices à cela. Ils permettent aux parents de constater l’évolution de leurs enfants, et ceux-ci ont souvent hâte de présenter leur spectacle à leurs parents. Le pique-nique aussi permet de créer des souvenirs familiaux. Il n’est donc pas étonnant que ces sujets soient des sujets de prédilection pour des films de famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le pique-nique, un moment de loisir et de détente en famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si depuis la Renaissance, soupers et collations en pleine air font partie du mode de vie aristocratique, c’est avec l’industrialisation que la pratique du déjeuner en extérieur se démocratise.&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 24-28.&amp;lt;/ref&amp;gt; L’apparition du tourisme, l’augmentation de la mobilité et la mise en place des congés et jours de repos favorisent son expansion. Francine Barthe-Demoisy insiste dans son ouvrage ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', publié en 2008, sur la convivialité présente lors de cet événement. Elle explique qu’en cherchant un endroit à l’écart de la ville, à l’écart des autres, « on recherche la mise en l’écart, à l’abri, un repli dehors, on forme un cocon, une bulle. »&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 16.&amp;lt;/ref&amp;gt; Etre loin des autres permettant ainsi de consolider les liens internes à la famille. Le pique-nique est alors un temps de loisir et de « sociabilité familiale ».&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 28.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est ce qu’on voit dans la deuxième partie du film de Monsieur Daussin. Parents et enfants se retrouvent en forêt, loin des autres. Le repas, préparé à l’avance, permet à tous de manger ensemble. Pas de cuisine de dernière-minute, tout le monde est présent pour partager ce moment en famille. Dans ce contexte, on comprend que l’importance émotionnelle de cet évènement dans la vie d’une famille, et donc l’intérêt de fixer ces souvenirs en les filmant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’implication émotionnelle des protagonistes des films de famille est un élément non-négligeable de ces vidéos, celles-ci sont loin de se résumer à cet unique aspect. C’est notamment visible dans le cas de cette vidéo dans la partie consacrée à la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La pédagogie de l’école Notre-Dame de Sion, entre respect des programmes et particularités régionales.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’école Notre-Dame de Sion, créée à Strasbourg en 1919, est une école privée sous contrat d’association avec l’Etat depuis 1959 suite à la mise en application de la loi Debré. Elle se doit de respecter les programmes édictés par le Ministère de l’Education nationale. C’est dans ce cadre que l’enseignement de la musique est décrit. En 1985, année de réalisation du film, une heure par semaine est réservée à l’enseignement musical des élèves de l’école élémentaire. Les programmes de cette année-là expliquent d’ailleurs que « l’école donne à l’enfant l’expérience du beau dans l’œuvre musicale ».&amp;lt;ref&amp;gt;''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement), p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le chant (comptines, chansons…) constitue la majorité de l’éducation musicale prodiguée à l’école élémentaire. On peut d’ailleurs voir dans la première partie du film de Monsieur Daussin une chorale de filles chanter, accompagnée de garçons munis de guitare en papier, ce qui témoigne de l’éducation musicale donnée à l’école Notre-Dame de Sion. Toujours selon les programmes, les élèves doivent être sensibilisés à la culture musicale. L’enseignant doit leur parler de « quelques grandes figures de la musique (classique, moderne et contemporaine », de leur vie, de leurs productions musicales,…&amp;lt;ref&amp;gt;''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement), p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt; La pratique d’un instrument de musique est aussi prévue. L’apprentissage de la flûte à bec est par exemple répandu dans 60% des établissements scolaires avant 1995, visiblement aussi à Notre-Dame de Sion puisque on voit dans la vidéo un concert de flûte à bec donné par de jeunes élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’école respecte les programmes institués par le Ministère de l’Education nationale, il est tout de même à noter qu’elle met en avant certains éléments du folklore alsacien. Les tenues portées par les jeunes filles lors du concert de flûtes peuvent d’ailleurs faire penser à des costumes alsaciens. Chemisiers blancs, jupes bleues pâles froncées à la ceinture et ornées sur le bas de fleurs cousues en bleues foncées, cela rappelle les jupes du costume traditionnel alsacien : coloré et décoré sur le bas.&amp;lt;ref&amp;gt;LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, S.A.E.P., 1993, p. 89.&amp;lt;/ref&amp;gt; De plus, la vidéo ''Fête d’école'', elle aussi tournée par Monsieur Daussin lors de fête d’école à Notre-Dame de Sion en 1981, montre des filles d’environ quatre ans porter la Schlupkapp (coiffe à nœud frontale traditionnelle alsacienne). Apparue au XIXème siècle entre Strasbourg et Colmar, cette coiffe est devenue emblématique de l’Alsace. Un dernier élément visible dans la vidéo analysée ici qui peut être rattaché au folklore alsacien est la danse effectuée par les enfants. En effet, cette ronde collective qui se transforme ensuite en danse à deux, un garçon et une fille tournant sur eux-mêmes, pourrait ainsi faire penser aux danses traditionnelles alsaciennes, qui, bien que n’étant plus pratiquées par toute la population dans les années 80, sont considérées par l’imaginaire collectif comme représentatives de la culture alsacienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’information sur la création de l’école ou sur les écoles privées en France, se référer à la fiche d’analyse du film de Monsieur Daussin Fête d’école juin 1984.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ouvrages scientifiques : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, S.A.E.P., 1993. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PINEL Vincent, ''Ecoles, genres et mouvements au cinéma'', Paris, Larousse, 2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
Programme de 1985.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401 (site officiel de l'école Notre-Dame de Sion, dernière consultation le 30 décembre 2019).&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12711</id>
		<title>Fête d'école et pique-nique familial (0093FI0020)</title>
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		<updated>2020-01-05T14:36:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Le titre donné à la vidéo est trompeur car celle-ci ne se concentre pas uniquement sur le spectacle de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. En effet, sont aussi visibles une scène de pique-nique en forêt ainsi qu’un rassemblement de personnes (réunion de famille ou rassemblement scolaire ?).&lt;br /&gt;
|Description_fr=Cette vidéo se divise en trois parties distinctes qui s’enchainent sans transition ou travail de montage. La première témoigne de plusieurs moments de la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. La deuxième partie montre une scène de pique-nique familial en forêt. Quant aux images de la dernière partie, on y voit un rassemblement de personnes de plusieurs générations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Fête de l’école Notre-Dame de Sion (de 0:00 à 2:19).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des garçons d’environ 7 ans s’installent au fond de la scène, derrière un micro, accompagnés d’une femme (leur institutrice ?). Ils ont dans les mains une guitare fabriquée en papier. Des filles du même âge se placent sur le devant de la scène. Elles portent un chemisier blanc et une jupe longue. Elles tiennent dans leur main droite, une fleur en papier crépon. Si la caméra filme alternativement le groupe des filles, et celui des garçons, on a cependant l’impression que le cinéaste s’attarde plus particulièrement sur celui des garçons. Le fils de Monsieur Daussin se trouve-t-il dans ce groupe ?  De la mise en scène de ce spectacle on peut déduire que les garçons font office d’orchestre, tandis que les filles composent la chorale. C’est la femme du début de la vidéo qui dirige l’ensemble du pied de l’estrade. La vidéo étant muette, il est impossible de savoir quelle musique a été chantée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un groupe de filles d’une dizaine d’année attend son tour à l’écart de la scène. Elles portent toutes les mêmes jupes bleues claires et un chemisier blanc. Elles s’apprêtent visiblement à jouer un morceau de flûte à bec puisqu’elles tiennent dans leurs mains cet instrument et, pour certaine, une partition. A côté d’elles, le groupe des « guitaristes ». Le cinéaste passe d’un plan d’ensemble à un plan resserré sur un garçon qui se rapproche visiblement de lui, ce qui semble confirmer l’hypothèse qu’il s’agisse du fils de Monsieur Daussin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prochaine partie du spectacle est une ronde dansée par des enfants de maternelle. Les filles portent des robes et tous les élèves ont une fleur en papier, rouge ou jaune, dans leurs cheveux. Les enfants font d’abord une ronde collective avant de danser deux par deux, un garçon et une fille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la scène suivante réapparaissent les jeunes filles à la flûte. Toutes sont accroupies sur scène et jouent, une seule reste debout et semble jouer le rôle de chef d’orchestre. Comme pour toutes les autres scènes, la personne qui filme est dans le public, au pied de la scène, ce qui crée une contre-plongée mettant en valeur les élèves. Le cinéaste ne se concentre jamais sur une seule personne, mais préfère plutôt les plans d’ensemble. On peut apercevoir en arrière-plan qu’une partie du public observe le spectacle depuis les fenêtres du bâtiment de l’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première partie sur la fête de l’école s’achève sur une scène de lancer de ballons de baudruches de couleur. A ces ballons de couleur sont accrochés des papiers sur lesquels sont sûrement écrits des messages. Cela rappelle la scène d’une autre vidéo tournée par Monsieur Daussin, Fête d’école juin 1984, ce qui laisse supposer que ce moment était une sorte de tradition dans l’école Notre-Dame de Sion. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme pour la vidéo précédente, le cinéaste suit les ballons qui s’élèvent dans le ciel, bien au-dessus des bâtiments de l’école. L’objectif de la caméra se concentre alors sur la foule, plus particulièrement sur un groupe de filles qui se trouvent au centre du champ, avant de filmer à nouveau les ballons dans le ciel.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Pique-nique en forêt (de 2:20 à 3:04). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un mouvement de travelling horizontal, la caméra balaie la scène de pique-nique en forêt, ce qui permet de donner une vue d’ensemble de la situation.  On voit tout d’abord deux femmes et un homme sortir paniers et glacière du coffre d’une voiture bleue foncée, puis un homme en short avec une casquette chercher quelque chose dans le coffre d’une voiture rouge. Une femme donne une assiette en carton à un enfant, tandis que d’autres personnes sont assises sur des troncs d’arbres coupés. Paniers et boîtes en plastiques très en vogue à l’époque, sont sortis pour le pique-nique. On voit une dernière voiture, le coffre ouvert, ce qui laisse apercevoir les sacs de provisions. Onze personnes au total sont visibles dans cette scène, ils étaient donc au moins douze en comptant la personne qui filme. Tous sont habillés de manière décontractée. S’ensuit un plan resserré sur un service d’assiettes à dessert, et une cagette contenant deux tartes aux fruits, une femme s’apprête visiblement à servir le dessert. La scène se termine sur des gros plans de certains participants du pique-nique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rassemblement (de 3:05 à 3:24). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène se joue en extérieur. Le sol en graviers, laisse penser qu’elle a lieu soit dans la cour d’une propriété privée, cependant il n’est pas à exclure qu’elle puisse avoir été tournée dans l’enceinte de l’école.  Au centre du champ se trouve un homme d’une soixantaine d’années. Il discute avec d’autres personnes assises autour de lui. On aperçoit en arrière-plan deux jeunes filles et une dame d’un certain-âge assis sur les marches d’un escalier. Dans le plan suivant, sont rassemblées de nombreuses personnes, adultes et enfants, assises sur des chaises. On aperçoit, d’abord de dos deux fillettes d’une dizaine d’années, elles se tournent toutes les deux vers la caméra au même moment, ce qui laisse penser que le cinéaste les a appelées. Une troisième fille, un peu plus âgée se retourne en même temps qu’elles. La scène se termine abruptement. Toutes les personnes visibles dans cette scène semblent être habillées de façon élégante.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=- Le film de famille, un support nostalgique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les trois évènements montrés dans cette vidéo (fête d’école, pique-nique en forêt, réunion de famille) n’ont pas réellement de lien entre eux, on peut tout de même dire que le fil conducteur est la famille. Le but de cette vidéo, comme les autres de Monsieur Daussin (Fête d’école juin 1984 et Fête d’école) est de fixer des souvenirs familiaux. On peut aisément s’imaginer que ces films aient été visionnés au sein même du cercle familial, peut-être même visionnés à nouveau des années plus tard. Vincent Pinel, cinéaste et écrivain de cinéma, évoque la « charge émotionnel » qui se trouve dans les films amateurs.&amp;lt;ref&amp;gt;PINEL Vincent, ''Ecoles, genres et mouvements au cinéma'', Paris, Larousse, 2000, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est cette émotion qui est visible dans les vidéos de Monsieur Daussin. On la retrouve à travers les regards des enfants lancés à la caméra, ou très certainement à celui qui se trouve derrière. La fin de la vidéo analysée dans cette fiche témoigne ainsi de la complicité entre le cinéaste et les sujets filmés : les deux jeunes filles rient lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont filmées. Les maladresses de tournage (cadrage parfois approximatif comme dans la vidéo Fête d’école juin 1984 et l’absence de montage montrent d’ailleurs que l’accent n’est pas mis sur le travail cinématographique, mais bien sur la fixation de souvenirs familiaux. Le cinéaste filme alors des moments qui sont importants pour lui et sa famille. Les fêtes d’écoles sont des moments propices à cela. Ils permettent aux parents de constater l’évolution de leurs enfants, et ceux-ci ont souvent hâte de présenter leur spectacle à leurs parents. Le pique-nique aussi permet de créer des souvenirs familiaux. Il n’est donc pas étonnant que ces sujets soient des sujets de prédilection pour des films de famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le pique-nique, un moment de loisir et de détente en famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si depuis la Renaissance, soupers et collations en pleine air font partie du mode de vie aristocratique, c’est avec l’industrialisation que la pratique du déjeuner en extérieur se démocratise.&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 24-28.&amp;lt;/ref&amp;gt; L’apparition du tourisme, l’augmentation de la mobilité et la mise en place des congés et jours de repos favorisent son expansion. Francine Barthe-Demoisy insiste dans son ouvrage ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', publié en 2008, sur la convivialité présente lors de cet événement. Elle explique qu’en cherchant un endroit à l’écart de la ville, à l’écart des autres, « on recherche la mise en l’écart, à l’abri, un repli dehors, on forme un cocon, une bulle. »&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 16.&amp;lt;/ref&amp;gt; Etre loin des autres permettant ainsi de consolider les liens internes à la famille. Le pique-nique est alors un temps de loisir et de « sociabilité familiale ».&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 28.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est ce qu’on voit dans la deuxième partie du film de Monsieur Daussin. Parents et enfants se retrouvent en forêt, loin des autres. Le repas, préparé à l’avance, permet à tous de manger ensemble. Pas de cuisine de dernière-minute, tout le monde est présent pour partager ce moment en famille. Dans ce contexte, on comprend que l’importance émotionnelle de cet évènement dans la vie d’une famille, et donc l’intérêt de fixer ces souvenirs en les filmant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’implication émotionnelle des protagonistes des films de famille est un élément non-négligeable de ces vidéos, celles-ci sont loin de se résumer à cet unique aspect. C’est notamment visible dans le cas de cette vidéo dans la partie consacrée à la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La pédagogie de l’école Notre-Dame de Sion, entre respect des programmes et particularités régionales.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’école Notre-Dame de Sion, créée à Strasbourg en 1919, est une école privée sous contrat d’association avec l’Etat depuis 1959 suite à la mise en application de la loi Debré. Elle se doit de respecter les programmes édictés par le Ministère de l’Education nationale. C’est dans ce cadre que l’enseignement de la musique est décrit. En 1985, année de réalisation du film, une heure par semaine est réservée à l’enseignement musical des élèves de l’école élémentaire. Les programmes de cette année-là expliquent d’ailleurs que « l’école donne à l’enfant l’expérience du beau dans l’œuvre musicale ».&amp;lt;ref&amp;gt;''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement), p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le chant (comptines, chansons…) constitue la majorité de l’éducation musicale prodiguée à l’école élémentaire. On peut d’ailleurs voir dans la première partie du film de Monsieur Daussin une chorale de filles chanter, accompagnée de garçons munis de guitare en papier, ce qui témoigne de l’éducation musicale donnée à l’école Notre-Dame de Sion. Toujours selon les programmes, les élèves doivent être sensibilisés à la culture musicale. L’enseignant doit leur parler de « quelques grandes figures de la musique (classique, moderne et contemporaine », de leur vie, de leurs productions musicales,…&amp;lt;ref&amp;gt;''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement), p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt; La pratique d’un instrument de musique est aussi prévue. L’apprentissage de la flûte à bec est par exemple répandu dans 60% des établissements scolaires avant 1995, visiblement aussi à Notre-Dame de Sion puisque on voit dans la vidéo un concert de flûte à bec donné par de jeunes élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’école respecte les programmes institués par le Ministère de l’Education nationale, il est tout de même à noter qu’elle met en avant certains éléments du folklore alsacien. Les tenues portées par les jeunes filles lors du concert de flûtes peuvent d’ailleurs faire penser à des costumes alsaciens. Chemisiers blancs, jupes bleues pâles froncées à la ceinture et ornées sur le bas de fleurs cousues en bleues foncées, cela rappelle les jupes du costume traditionnel alsacien : coloré et décoré sur le bas.&amp;lt;ref&amp;gt;LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, S.A.E.P., 1993, p. 89.&amp;lt;/ref&amp;gt; De plus, la vidéo ''Fête d’école'', elle aussi tournée par Monsieur Daussin lors de fête d’école à Notre-Dame de Sion en 1981, montre des filles d’environ quatre ans porter la Schlupkapp (coiffe à nœud frontale traditionnelle alsacienne). Apparue au XIXème siècle entre Strasbourg et Colmar, cette coiffe est devenue emblématique de l’Alsace. Un dernier élément visible dans la vidéo analysée ici qui peut être rattaché au folklore alsacien est la danse effectuée par les enfants. En effet, cette ronde collective qui se transforme ensuite en danse à deux, un garçon et une fille tournant sur eux-mêmes, pourrait ainsi faire penser aux danses traditionnelles alsaciennes, qui, bien que n’étant plus pratiquées par toute la population dans les années 80, sont considérées par l’imaginaire collectif comme représentatives de la culture alsacienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’information sur la création de l’école ou sur les écoles privées en France, se référer à la fiche d’analyse du film de Monsieur Daussin Fête d’école juin 1984.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=''Arrêté du 15 mai 1985'' indiquant les programmes de l’école élémentaire (Ministre de l’Education nationale, J.-P. Chevènement). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LEGIN Philippe, ''Coutumes et costumes alsaciens'', Ingersheim-Colmar, S.A.E.P., 1993. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PINEL Vincent, ''Ecoles, genres et mouvements au cinéma'', Paris, Larousse, 2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
Programme de 1985.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12709</id>
		<title>Fête d'école et pique-nique familial (0093FI0020)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12709"/>
		<updated>2020-01-05T14:24:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole 1985&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0020&lt;br /&gt;
|dateDebut=1985&lt;br /&gt;
|video=0093FI0020_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le titre donné à la vidéo est trompeur car celle-ci ne se concentre pas uniquement sur le spectacle de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. En effet, sont aussi visibles une scène de pique-nique en forêt ainsi qu’un rassemblement de personnes (réunion de famille ou rassemblement scolaire ?).&lt;br /&gt;
|Description_fr=Cette vidéo se divise en trois parties distinctes qui s’enchainent sans transition ou travail de montage. La première témoigne de plusieurs moments de la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. La deuxième partie montre une scène de pique-nique familial en forêt. Quant aux images de la dernière partie, on y voit un rassemblement de personnes de plusieurs générations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Fête de l’école Notre-Dame de Sion (de 0:00 à 2:19).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des garçons d’environ 7 ans s’installent au fond de la scène, derrière un micro, accompagnés d’une femme (leur institutrice ?). Ils ont dans les mains une guitare fabriquée en papier. Des filles du même âge se placent sur le devant de la scène. Elles portent un chemisier blanc et une jupe longue. Elles tiennent dans leur main droite, une fleur en papier crépon. Si la caméra filme alternativement le groupe des filles, et celui des garçons, on a cependant l’impression que le cinéaste s’attarde plus particulièrement sur celui des garçons. Le fils de Monsieur Daussin se trouve-t-il dans ce groupe ?  De la mise en scène de ce spectacle on peut déduire que les garçons font office d’orchestre, tandis que les filles composent la chorale. C’est la femme du début de la vidéo qui dirige l’ensemble du pied de l’estrade. La vidéo étant muette, il est impossible de savoir quelle musique a été chantée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un groupe de filles d’une dizaine d’année attend son tour à l’écart de la scène. Elles portent toutes les mêmes jupes bleues claires et un chemisier blanc. Elles s’apprêtent visiblement à jouer un morceau de flûte à bec puisqu’elles tiennent dans leurs mains cet instrument et, pour certaine, une partition. A côté d’elles, le groupe des « guitaristes ». Le cinéaste passe d’un plan d’ensemble à un plan resserré sur un garçon qui se rapproche visiblement de lui, ce qui semble confirmer l’hypothèse qu’il s’agisse du fils de Monsieur Daussin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prochaine partie du spectacle est une ronde dansée par des enfants de maternelle. Les filles portent des robes et tous les élèves ont une fleur en papier, rouge ou jaune, dans leurs cheveux. Les enfants font d’abord une ronde collective avant de danser deux par deux, un garçon et une fille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la scène suivante réapparaissent les jeunes filles à la flûte. Toutes sont accroupies sur scène et jouent, une seule reste debout et semble jouer le rôle de chef d’orchestre. Comme pour toutes les autres scènes, la personne qui filme est dans le public, au pied de la scène, ce qui crée une contre-plongée mettant en valeur les élèves. Le cinéaste ne se concentre jamais sur une seule personne, mais préfère plutôt les plans d’ensemble. On peut apercevoir en arrière-plan qu’une partie du public observe le spectacle depuis les fenêtres du bâtiment de l’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première partie sur la fête de l’école s’achève sur une scène de lancer de ballons de baudruches de couleur. A ces ballons de couleur sont accrochés des papiers sur lesquels sont sûrement écrits des messages. Cela rappelle la scène d’une autre vidéo tournée par Monsieur Daussin, Fête d’école juin 1984, ce qui laisse supposer que ce moment était une sorte de tradition dans l’école Notre-Dame de Sion. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme pour la vidéo précédente, le cinéaste suit les ballons qui s’élèvent dans le ciel, bien au-dessus des bâtiments de l’école. L’objectif de la caméra se concentre alors sur la foule, plus particulièrement sur un groupe de filles qui se trouvent au centre du champ, avant de filmer à nouveau les ballons dans le ciel.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Pique-nique en forêt (de 2:20 à 3:04). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un mouvement de travelling horizontal, la caméra balaie la scène de pique-nique en forêt, ce qui permet de donner une vue d’ensemble de la situation.  On voit tout d’abord deux femmes et un homme sortir paniers et glacière du coffre d’une voiture bleue foncée, puis un homme en short avec une casquette chercher quelque chose dans le coffre d’une voiture rouge. Une femme donne une assiette en carton à un enfant, tandis que d’autres personnes sont assises sur des troncs d’arbres coupés. Paniers et boîtes en plastiques très en vogue à l’époque, sont sortis pour le pique-nique. On voit une dernière voiture, le coffre ouvert, ce qui laisse apercevoir les sacs de provisions. Onze personnes au total sont visibles dans cette scène, ils étaient donc au moins douze en comptant la personne qui filme. Tous sont habillés de manière décontractée. S’ensuit un plan resserré sur un service d’assiettes à dessert, et une cagette contenant deux tartes aux fruits, une femme s’apprête visiblement à servir le dessert. La scène se termine sur des gros plans de certains participants du pique-nique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rassemblement (de 3:05 à 3:24). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène se joue en extérieur. Le sol en graviers, laisse penser qu’elle a lieu soit dans la cour d’une propriété privée, cependant il n’est pas à exclure qu’elle puisse avoir été tournée dans l’enceinte de l’école.  Au centre du champ se trouve un homme d’une soixantaine d’années. Il discute avec d’autres personnes assises autour de lui. On aperçoit en arrière-plan deux jeunes filles et une dame d’un certain-âge assis sur les marches d’un escalier. Dans le plan suivant, sont rassemblées de nombreuses personnes, adultes et enfants, assises sur des chaises. On aperçoit, d’abord de dos deux fillettes d’une dizaine d’années, elles se tournent toutes les deux vers la caméra au même moment, ce qui laisse penser que le cinéaste les a appelées. Une troisième fille, un peu plus âgée se retourne en même temps qu’elles. La scène se termine abruptement. Toutes les personnes visibles dans cette scène semblent être habillées de façon élégante.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=- Le film de famille, un support nostalgique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les trois évènements montrés dans cette vidéo (fête d’école, pique-nique en forêt, réunion de famille) n’ont pas réellement de lien entre eux, on peut tout de même dire que le fil conducteur est la famille. Le but de cette vidéo, comme les autres de Monsieur Daussin (Fête d’école juin 1984 et Fête d’école) est de fixer des souvenirs familiaux. On peut aisément s’imaginer que ces films aient été visionnés au sein même du cercle familial, peut-être même visionnés à nouveau des années plus tard. Vincent Pinel, cinéaste et écrivain de cinéma, évoque la « charge émotionnel » qui se trouve dans les films amateurs.&amp;lt;ref&amp;gt;PINEL Vincent, ''Ecoles, genres et mouvements au cinéma'', Paris, Larousse, 2000, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est cette émotion qui est visible dans les vidéos de Monsieur Daussin. On la retrouve à travers les regards des enfants lancés à la caméra, ou très certainement à celui qui se trouve derrière. La fin de la vidéo analysée dans cette fiche témoigne ainsi de la complicité entre le cinéaste et les sujets filmés : les deux jeunes filles rient lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont filmées. Les maladresses de tournage (cadrage parfois approximatif comme dans la vidéo Fête d’école juin 1984 et l’absence de montage montrent d’ailleurs que l’accent n’est pas mis sur le travail cinématographique, mais bien sur la fixation de souvenirs familiaux. Le cinéaste filme alors des moments qui sont importants pour lui et sa famille. Les fêtes d’écoles sont des moments propices à cela. Ils permettent aux parents de constater l’évolution de leurs enfants, et ceux-ci ont souvent hâte de présenter leur spectacle à leurs parents. Le pique-nique aussi permet de créer des souvenirs familiaux. Il n’est donc pas étonnant que ces sujets soient des sujets de prédilection pour des films de famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le pique-nique, un moment de loisir et de détente en famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si depuis la Renaissance, soupers et collations en pleine air font partie du mode de vie aristocratique, c’est avec l’industrialisation que la pratique du déjeuner en extérieur se démocratise.&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 24-28.&amp;lt;/ref&amp;gt; L’apparition du tourisme, l’augmentation de la mobilité et la mise en place des congés et jours de repos favorisent son expansion. Francine Barthe-Demoisy insiste dans son ouvrage ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', publié en 2008, sur la convivialité présente lors de cet événement. Elle explique qu’en cherchant un endroit à l’écart de la ville, à l’écart des autres, « on recherche la mise en l’écart, à l’abri, un repli dehors, on forme un cocon, une bulle. »&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), ''Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire'', Paris, Bréal, 2008, p. 16.&amp;lt;/ref&amp;gt; Etre loin des autres permettant ainsi de consolider les liens internes à la famille. Le pique-nique est alors un temps de loisir et de « sociabilité familiale ».&amp;lt;ref&amp;gt;BARTHE-DEMOISY Francine (dir.), Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire, Paris, Bréal, 2008, p. 28.&amp;lt;/ref&amp;gt; C’est ce qu’on voit dans la deuxième partie du film de Monsieur Daussin. Parents et enfants se retrouvent en forêt, loin des autres. Le repas, préparé à l’avance, permet à tous de manger ensemble. Pas de cuisine de dernière-minute, tout le monde est présent pour partager ce moment en famille. Dans ce contexte, on comprend que l’importance émotionnelle de cet évènement dans la vie d’une famille, et donc l’intérêt de fixer ces souvenirs en les filmant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’implication émotionnelle des protagonistes des films de famille est un élément non-négligeable de ces vidéos, celles-ci sont loin de se résumer à cet unique aspect. C’est notamment visible dans le cas de cette vidéo dans la partie consacrée à la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La pédagogie de l’école Notre-Dame de Sion, entre respect des programmes et particularités régionales.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’école Notre-Dame de Sion, créée à Strasbourg en 1919, est une école privée sous contrat d’association avec l’Etat depuis 1959 suite à la mise en application de la loi Debré. Elle se doit de respecter les programmes édictés par le Ministère de l’Education nationale. C’est dans ce cadre que l’enseignement de la musique est décrit. En 1985, année de réalisation du film, une heure par semaine est réservée à l’enseignement musical des élèves de l’école élémentaire. Les programmes de cette année-là expliquent d’ailleurs que « l’école donne à l’enfant l’expérience du beau dans l’œuvre musicale ». Le chant (comptines, chansons…) constitue la majorité de l’éducation musicale prodiguée à l’école élémentaire. On peut d’ailleurs voir dans la première partie du film de Monsieur Daussin une chorale de filles chanter, accompagnée de garçons munis de guitare en papier, ce qui témoigne de l’éducation musicale donnée à l’école Notre-Dame de Sion. Toujours selon les programmes, les élèves doivent être sensibilisés à la culture musicale. L’enseignant doit leur parler de « quelques grandes figures de la musique (classique, moderne et contemporaine », de leur vie, de leurs productions musicales,… La pratique d’un instrument de musique est aussi prévue. L’apprentissage de la flûte à bec est par exemple répandu dans 60% des établissements scolaires avant 1995, visiblement aussi à Notre-Dame de Sion puisque on voit dans la vidéo un concert de flûte à bec donné par de jeunes élèves. &lt;br /&gt;
Si l’école respecte les programmes institués par le Ministère de l’Education nationale, il est tout de même à noter qu’elle met en avant certains éléments du folklore alsacien. Les tenues portées par les jeunes filles lors du concert de flûtes peuvent d’ailleurs faire penser à des costumes alsaciens. Chemisiers blancs, jupes bleues pâles froncées à la ceinture et ornées sur le bas de fleurs cousues en bleues foncées, cela rappelle les jupes du costume traditionnel alsacien : coloré et décoré sur le bas. De plus, la vidéo Fête d’école, elle aussi tournée par Monsieur Daussin lors de fête d’école à Notre-Dame de Sion en 1981, montre des filles d’environ quatre ans porter la Schlupkapp (coiffe à nœud frontale traditionnelle alsacienne). Apparue au XIXème siècle entre Strasbourg et Colmar, cette coiffe est devenue emblématique de l’Alsace. Un dernier élément visible dans la vidéo analysée ici qui peut être rattaché au folklore alsacien est la danse effectuée par les enfants. En effet, cette ronde collective qui se transforme ensuite en danse à deux, un garçon et une fille tournant sur eux-mêmes, pourrait ainsi faire penser aux danses traditionnelles alsaciennes, qui, bien que n’étant plus pratiquées par toute la population dans les années 80, sont considérées par l’imaginaire collectif comme représentatives de la culture alsacienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’information sur la création de l’école ou sur les écoles privées en France, se référer à la fiche d’analyse du film de Monsieur Daussin Fête d’école juin 1984.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12705</id>
		<title>Fête d'école et pique-nique familial (0093FI0020)</title>
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		<updated>2020-01-05T14:17:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
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|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le titre donné à la vidéo est trompeur car celle-ci ne se concentre pas uniquement sur le spectacle de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. En effet, sont aussi visibles une scène de pique-nique en forêt ainsi qu’un rassemblement de personnes (réunion de famille ou rassemblement scolaire ?).&lt;br /&gt;
|Description_fr=Cette vidéo se divise en trois parties distinctes qui s’enchainent sans transition ou travail de montage. La première témoigne de plusieurs moments de la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. La deuxième partie montre une scène de pique-nique familial en forêt. Quant aux images de la dernière partie, on y voit un rassemblement de personnes de plusieurs générations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Fête de l’école Notre-Dame de Sion (de 0:00 à 2:19).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des garçons d’environ 7 ans s’installent au fond de la scène, derrière un micro, accompagnés d’une femme (leur institutrice ?). Ils ont dans les mains une guitare fabriquée en papier. Des filles du même âge se placent sur le devant de la scène. Elles portent un chemisier blanc et une jupe longue. Elles tiennent dans leur main droite, une fleur en papier crépon. Si la caméra filme alternativement le groupe des filles, et celui des garçons, on a cependant l’impression que le cinéaste s’attarde plus particulièrement sur celui des garçons. Le fils de Monsieur Daussin se trouve-t-il dans ce groupe ?  De la mise en scène de ce spectacle on peut déduire que les garçons font office d’orchestre, tandis que les filles composent la chorale. C’est la femme du début de la vidéo qui dirige l’ensemble du pied de l’estrade. La vidéo étant muette, il est impossible de savoir quelle musique a été chantée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un groupe de filles d’une dizaine d’année attend son tour à l’écart de la scène. Elles portent toutes les mêmes jupes bleues claires et un chemisier blanc. Elles s’apprêtent visiblement à jouer un morceau de flûte à bec puisqu’elles tiennent dans leurs mains cet instrument et, pour certaine, une partition. A côté d’elles, le groupe des « guitaristes ». Le cinéaste passe d’un plan d’ensemble à un plan resserré sur un garçon qui se rapproche visiblement de lui, ce qui semble confirmer l’hypothèse qu’il s’agisse du fils de Monsieur Daussin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prochaine partie du spectacle est une ronde dansée par des enfants de maternelle. Les filles portent des robes et tous les élèves ont une fleur en papier, rouge ou jaune, dans leurs cheveux. Les enfants font d’abord une ronde collective avant de danser deux par deux, un garçon et une fille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la scène suivante réapparaissent les jeunes filles à la flûte. Toutes sont accroupies sur scène et jouent, une seule reste debout et semble jouer le rôle de chef d’orchestre. Comme pour toutes les autres scènes, la personne qui filme est dans le public, au pied de la scène, ce qui crée une contre-plongée mettant en valeur les élèves. Le cinéaste ne se concentre jamais sur une seule personne, mais préfère plutôt les plans d’ensemble. On peut apercevoir en arrière-plan qu’une partie du public observe le spectacle depuis les fenêtres du bâtiment de l’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première partie sur la fête de l’école s’achève sur une scène de lancer de ballons de baudruches de couleur. A ces ballons de couleur sont accrochés des papiers sur lesquels sont sûrement écrits des messages. Cela rappelle la scène d’une autre vidéo tournée par Monsieur Daussin, Fête d’école juin 1984, ce qui laisse supposer que ce moment était une sorte de tradition dans l’école Notre-Dame de Sion. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme pour la vidéo précédente, le cinéaste suit les ballons qui s’élèvent dans le ciel, bien au-dessus des bâtiments de l’école. L’objectif de la caméra se concentre alors sur la foule, plus particulièrement sur un groupe de filles qui se trouvent au centre du champ, avant de filmer à nouveau les ballons dans le ciel.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Pique-nique en forêt (de 2:20 à 3:04). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un mouvement de travelling horizontal, la caméra balaie la scène de pique-nique en forêt, ce qui permet de donner une vue d’ensemble de la situation.  On voit tout d’abord deux femmes et un homme sortir paniers et glacière du coffre d’une voiture bleue foncée, puis un homme en short avec une casquette chercher quelque chose dans le coffre d’une voiture rouge. Une femme donne une assiette en carton à un enfant, tandis que d’autres personnes sont assises sur des troncs d’arbres coupés. Paniers et boîtes en plastiques très en vogue à l’époque, sont sortis pour le pique-nique. On voit une dernière voiture, le coffre ouvert, ce qui laisse apercevoir les sacs de provisions. Onze personnes au total sont visibles dans cette scène, ils étaient donc au moins douze en comptant la personne qui filme. Tous sont habillés de manière décontractée. S’ensuit un plan resserré sur un service d’assiettes à dessert, et une cagette contenant deux tartes aux fruits, une femme s’apprête visiblement à servir le dessert. La scène se termine sur des gros plans de certains participants du pique-nique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rassemblement (de 3:05 à 3:24). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène se joue en extérieur. Le sol en graviers, laisse penser qu’elle a lieu soit dans la cour d’une propriété privée, cependant il n’est pas à exclure qu’elle puisse avoir été tournée dans l’enceinte de l’école.  Au centre du champ se trouve un homme d’une soixantaine d’années. Il discute avec d’autres personnes assises autour de lui. On aperçoit en arrière-plan deux jeunes filles et une dame d’un certain-âge assis sur les marches d’un escalier. Dans le plan suivant, sont rassemblées de nombreuses personnes, adultes et enfants, assises sur des chaises. On aperçoit, d’abord de dos deux fillettes d’une dizaine d’années, elles se tournent toutes les deux vers la caméra au même moment, ce qui laisse penser que le cinéaste les a appelées. Une troisième fille, un peu plus âgée se retourne en même temps qu’elles. La scène se termine abruptement. Toutes les personnes visibles dans cette scène semblent être habillées de façon élégante.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=- Le film de famille, un support nostalgique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les trois évènements montrés dans cette vidéo (fête d’école, pique-nique en forêt, réunion de famille) n’ont pas réellement de lien entre eux, on peut tout de même dire que le fil conducteur est la famille. Le but de cette vidéo, comme les autres de Monsieur Daussin (Fête d’école juin 1984 et Fête d’école) est de fixer des souvenirs familiaux. On peut aisément s’imaginer que ces films aient été visionnés au sein même du cercle familial, peut-être même visionnés à nouveau des années plus tard. Vincent Pinel, cinéaste et écrivain de cinéma, évoque la « charge émotionnel » qui se trouve dans les films amateurs. C’est cette émotion qui est visible dans les vidéos de Monsieur Daussin. On la retrouve à travers les regards des enfants lancés à la caméra, ou très certainement à celui qui se trouve derrière. La fin de la vidéo analysée dans cette fiche témoigne ainsi de la complicité entre le cinéaste et les sujets filmés : les deux jeunes filles rient lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont filmées. Les maladresses de tournage (cadrage parfois approximatif comme dans la vidéo Fête d’école juin 1984 et l’absence de montage montrent d’ailleurs que l’accent n’est pas mis sur le travail cinématographique, mais bien sur la fixation de souvenirs familiaux. Le cinéaste filme alors des moments qui sont importants pour lui et sa famille. Les fêtes d’écoles sont des moments propices à cela. Ils permettent aux parents de constater l’évolution de leurs enfants, et ceux-ci ont souvent hâte de présenter leur spectacle à leurs parents. Le pique-nique aussi permet de créer des souvenirs familiaux. Il n’est donc pas étonnant que ces sujets soient des sujets de prédilection pour des films de famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le pique-nique, un moment de loisir et de détente en famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si depuis la Renaissance, soupers et collations en pleine air font partie du mode de vie aristocratique, c’est avec l’industrialisation que la pratique du déjeuner en extérieur se démocratise. L’apparition du tourisme, l’augmentation de la mobilité et la mise en place des congés et jours de repos favorisent son expansion. Francine Barthe-Demoisy insiste dans son ouvrage Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire, publié en 2008, sur la convivialité présente lors de cet évènement. Elle explique qu’en cherchant un endroit à l’écart de la ville, à l’écart des autres, « on recherche la mise en l’écart, à l’abri, un repli dehors, on forme un cocon, une bulle. » (Intro) Etre loin des autres permettant ainsi de consolider les liens internes à la famille. Le pique-nique est alors un temps de loisir et de « sociabilité familiale » (p. 28). C’est ce qu’on voit dans la deuxième partie du film de Monsieur Daussin. Parents et enfants se retrouvent en forêt, loin des autres. Le repas, préparé à l’avance, permet à tous de manger ensemble. Pas de cuisine de dernière-minute, tout le monde est présent pour partager ce moment en famille. Dans ce contexte, on comprend que l’importance émotionnelle de cet évènement dans la vie d’une famille, et donc l’intérêt de fixer ces souvenirs en les filmant. &lt;br /&gt;
Si l’implication émotionnelle des protagonistes des films de famille est un élément non-négligeable de ces vidéos, celles-ci sont loin de se résumer à cet unique aspect. C’est notamment visible dans le cas de cette vidéo dans la partie consacrée à la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La pédagogie de l’école Notre-Dame de Sion, entre respect des programmes et particularités régionales.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 L’école Notre-Dame de Sion, créée à Strasbourg en 1919, est une école privée sous contrat d’association avec l’Etat depuis 1959 suite à la mise en application de la loi Debré. Elle se doit de respecter les programmes édictés par le Ministère de l’Education nationale. C’est dans ce cadre que l’enseignement de la musique est décrit. En 1985, année de réalisation du film, une heure par semaine est réservée à l’enseignement musical des élèves de l’école élémentaire. Les programmes de cette année-là expliquent d’ailleurs que « l’école donne à l’enfant l’expérience du beau dans l’œuvre musicale ». Le chant (comptines, chansons…) constitue la majorité de l’éducation musicale prodiguée à l’école élémentaire. On peut d’ailleurs voir dans la première partie du film de Monsieur Daussin une chorale de filles chanter, accompagnée de garçons munis de guitare en papier, ce qui témoigne de l’éducation musicale donnée à l’école Notre-Dame de Sion. Toujours selon les programmes, les élèves doivent être sensibilisés à la culture musicale. L’enseignant doit leur parler de « quelques grandes figures de la musique (classique, moderne et contemporaine », de leur vie, de leurs productions musicales,… La pratique d’un instrument de musique est aussi prévue. L’apprentissage de la flûte à bec est par exemple répandu dans 60% des établissements scolaires avant 1995, visiblement aussi à Notre-Dame de Sion puisque on voit dans la vidéo un concert de flûte à bec donné par de jeunes élèves. &lt;br /&gt;
Si l’école respecte les programmes institués par le Ministère de l’Education nationale, il est tout de même à noter qu’elle met en avant certains éléments du folklore alsacien. Les tenues portées par les jeunes filles lors du concert de flûtes peuvent d’ailleurs faire penser à des costumes alsaciens. Chemisiers blancs, jupes bleues pâles froncées à la ceinture et ornées sur le bas de fleurs cousues en bleues foncées, cela rappelle les jupes du costume traditionnel alsacien : coloré et décoré sur le bas. De plus, la vidéo Fête d’école, elle aussi tournée par Monsieur Daussin lors de fête d’école à Notre-Dame de Sion en 1981, montre des filles d’environ quatre ans porter la Schlupkapp (coiffe à nœud frontale traditionnelle alsacienne). Apparue au XIXème siècle entre Strasbourg et Colmar, cette coiffe est devenue emblématique de l’Alsace. Un dernier élément visible dans la vidéo analysée ici qui peut être rattaché au folklore alsacien est la danse effectuée par les enfants. En effet, cette ronde collective qui se transforme ensuite en danse à deux, un garçon et une fille tournant sur eux-mêmes, pourrait ainsi faire penser aux danses traditionnelles alsaciennes, qui, bien que n’étant plus pratiquées par toute la population dans les années 80, sont considérées par l’imaginaire collectif comme représentatives de la culture alsacienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’information sur la création de l’école ou sur les écoles privées en France, se référer à la fiche d’analyse du film de Monsieur Daussin Fête d’école juin 1984.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12704</id>
		<title>Fête d'école et pique-nique familial (0093FI0020)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_et_pique-nique_familial_(0093FI0020)&amp;diff=12704"/>
		<updated>2020-01-05T14:16:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole 1985&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0020&lt;br /&gt;
|dateDebut=1985&lt;br /&gt;
|video=0093FI0020_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Le titre donné à la vidéo est trompeur car celle-ci ne se concentre pas uniquement sur le spectacle de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. En effet, sont aussi visibles une scène de pique-nique en forêt ainsi qu’un rassemblement de personnes (réunion de famille ou rassemblement scolaire ?).&lt;br /&gt;
|Description_fr=Cette vidéo se divise en trois parties distinctes qui s’enchainent sans transition ou travail de montage. La première témoigne de plusieurs moments de la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. La deuxième partie montre une scène de pique-nique familial en forêt. Quant aux images de la dernière partie, on y voit un rassemblement de personnes de plusieurs générations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Fête de l’école Notre-Dame de Sion (de 0:00 à 2:19).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Des garçons d’environ 7 ans s’installent au fond de la scène, derrière un micro, accompagnés d’une femme (leur institutrice ?). Ils ont dans les mains une guitare fabriquée en papier. Des filles du même âge se placent sur le devant de la scène. Elles portent un chemisier blanc et une jupe longue. Elles tiennent dans leur main droite, une fleur en papier crépon. Si la caméra filme alternativement le groupe des filles, et celui des garçons, on a cependant l’impression que le cinéaste s’attarde plus particulièrement sur celui des garçons. Le fils de Monsieur Daussin se trouve-t-il dans ce groupe ?  De la mise en scène de ce spectacle on peut déduire que les garçons font office d’orchestre, tandis que les filles composent la chorale. C’est la femme du début de la vidéo qui dirige l’ensemble du pied de l’estrade. La vidéo étant muette, il est impossible de savoir quelle musique a été chantée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un groupe de filles d’une dizaine d’année attend son tour à l’écart de la scène. Elles portent toutes les mêmes jupes bleues claires et un chemisier blanc. Elles s’apprêtent visiblement à jouer un morceau de flûte à bec puisqu’elles tiennent dans leurs mains cet instrument et, pour certaine, une partition. A côté d’elles, le groupe des « guitaristes ». Le cinéaste passe d’un plan d’ensemble à un plan resserré sur un garçon qui se rapproche visiblement de lui, ce qui semble confirmer l’hypothèse qu’il s’agisse du fils de Monsieur Daussin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prochaine partie du spectacle est une ronde dansée par des enfants de maternelle. Les filles portent des robes et tous les élèves ont une fleur en papier, rouge ou jaune, dans leurs cheveux. Les enfants font d’abord une ronde collective avant de danser deux par deux, un garçon et une fille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la scène suivante réapparaissent les jeunes filles à la flûte. Toutes sont accroupies sur scène et jouent, une seule reste debout et semble jouer le rôle de chef d’orchestre. Comme pour toutes les autres scènes, la personne qui filme est dans le public, au pied de la scène, ce qui crée une contre-plongée mettant en valeur les élèves. Le cinéaste ne se concentre jamais sur une seule personne, mais préfère plutôt les plans d’ensemble. On peut apercevoir en arrière-plan qu’une partie du public observe le spectacle depuis les fenêtres du bâtiment de l’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première partie sur la fête de l’école s’achève sur une scène de lancer de ballons de baudruches de couleur. A ces ballons de couleur sont accrochés des papiers sur lesquels sont sûrement écrits des messages. Cela rappelle la scène d’une autre vidéo tournée par Monsieur Daussin, Fête d’école juin 1984, ce qui laisse supposer que ce moment était une sorte de tradition dans l’école Notre-Dame de Sion. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme pour la vidéo précédente, le cinéaste suit les ballons qui s’élèvent dans le ciel, bien au-dessus des bâtiments de l’école. L’objectif de la caméra se concentre alors sur la foule, plus particulièrement sur un groupe de filles qui se trouvent au centre du champ, avant de filmer à nouveau les ballons dans le ciel.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Pique-nique en forêt (de 2:20 à 3:04). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un mouvement de travelling horizontal, la caméra balaie la scène de pique-nique en forêt, ce qui permet de donner une vue d’ensemble de la situation.  On voit tout d’abord deux femmes et un homme sortir paniers et glacière du coffre d’une voiture bleue foncée, puis un homme en short avec une casquette chercher quelque chose dans le coffre d’une voiture rouge. Une femme donne une assiette en carton à un enfant, tandis que d’autres personnes sont assises sur des troncs d’arbres coupés. Paniers et boîtes en plastiques très en vogue à l’époque, sont sortis pour le pique-nique. On voit une dernière voiture, le coffre ouvert, ce qui laisse apercevoir les sacs de provisions. Onze personnes au total sont visibles dans cette scène, ils étaient donc au moins douze en comptant la personne qui filme. Tous sont habillés de manière décontractée. S’ensuit un plan resserré sur un service d’assiettes à dessert, et une cagette contenant deux tartes aux fruits, une femme s’apprête visiblement à servir le dessert. La scène se termine sur des gros plans de certains participants du pique-nique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rassemblement (de 3:05 à 3:24). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La scène se joue en extérieur. Le sol en graviers, laisse penser qu’elle a lieu soit dans la cour d’une propriété privée, cependant il n’est pas à exclure qu’elle puisse avoir été tournée dans l’enceinte de l’école.  Au centre du champ se trouve un homme d’une soixantaine d’années. Il discute avec d’autres personnes assises autour de lui. On aperçoit en arrière-plan deux jeunes filles et une dame d’un certain-âge assis sur les marches d’un escalier. Dans le plan suivant, sont rassemblées de nombreuses personnes, adultes et enfants, assises sur des chaises. On aperçoit, d’abord de dos deux fillettes d’une dizaine d’années, elles se tournent toutes les deux vers la caméra au même moment, ce qui laisse penser que le cinéaste les a appelées. Une troisième fille, un peu plus âgée se retourne en même temps qu’elles. La scène se termine&amp;lt;ref&amp;gt;PINEL Vincent, Ecoles, genres et mouvements au cinéma, Paris, Larousse, 2000, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt; abruptement. Toutes les personnes visibles dans cette scène semblent être habillées de façon élégante.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=- Le film de famille, un support nostalgique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les trois évènements montrés dans cette vidéo (fête d’école, pique-nique en forêt, réunion de famille) n’ont pas réellement de lien entre eux, on peut tout de même dire que le fil conducteur est la famille. Le but de cette vidéo, comme les autres de Monsieur Daussin (Fête d’école juin 1984 et Fête d’école) est de fixer des souvenirs familiaux. On peut aisément s’imaginer que ces films aient été visionnés au sein même du cercle familial, peut-être même visionnés à nouveau des années plus tard. Vincent Pinel, cinéaste et écrivain de cinéma, évoque la « charge émotionnel » qui se trouve dans les films amateurs. C’est cette émotion qui est visible dans les vidéos de Monsieur Daussin. On la retrouve à travers les regards des enfants lancés à la caméra, ou très certainement à celui qui se trouve derrière. La fin de la vidéo analysée dans cette fiche témoigne ainsi de la complicité entre le cinéaste et les sujets filmés : les deux jeunes filles rient lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont filmées. Les maladresses de tournage (cadrage parfois approximatif comme dans la vidéo Fête d’école juin 1984 et l’absence de montage montrent d’ailleurs que l’accent n’est pas mis sur le travail cinématographique, mais bien sur la fixation de souvenirs familiaux. Le cinéaste filme alors des moments qui sont importants pour lui et sa famille. Les fêtes d’écoles sont des moments propices à cela. Ils permettent aux parents de constater l’évolution de leurs enfants, et ceux-ci ont souvent hâte de présenter leur spectacle à leurs parents. Le pique-nique aussi permet de créer des souvenirs familiaux. Il n’est donc pas étonnant que ces sujets soient des sujets de prédilection pour des films de famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le pique-nique, un moment de loisir et de détente en famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si depuis la Renaissance, soupers et collations en pleine air font partie du mode de vie aristocratique, c’est avec l’industrialisation que la pratique du déjeuner en extérieur se démocratise. L’apparition du tourisme, l’augmentation de la mobilité et la mise en place des congés et jours de repos favorisent son expansion. Francine Barthe-Demoisy insiste dans son ouvrage Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire, publié en 2008, sur la convivialité présente lors de cet évènement. Elle explique qu’en cherchant un endroit à l’écart de la ville, à l’écart des autres, « on recherche la mise en l’écart, à l’abri, un repli dehors, on forme un cocon, une bulle. » (Intro) Etre loin des autres permettant ainsi de consolider les liens internes à la famille. Le pique-nique est alors un temps de loisir et de « sociabilité familiale » (p. 28). C’est ce qu’on voit dans la deuxième partie du film de Monsieur Daussin. Parents et enfants se retrouvent en forêt, loin des autres. Le repas, préparé à l’avance, permet à tous de manger ensemble. Pas de cuisine de dernière-minute, tout le monde est présent pour partager ce moment en famille. Dans ce contexte, on comprend que l’importance émotionnelle de cet évènement dans la vie d’une famille, et donc l’intérêt de fixer ces souvenirs en les filmant. &lt;br /&gt;
Si l’implication émotionnelle des protagonistes des films de famille est un élément non-négligeable de ces vidéos, celles-ci sont loin de se résumer à cet unique aspect. C’est notamment visible dans le cas de cette vidéo dans la partie consacrée à la fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La pédagogie de l’école Notre-Dame de Sion, entre respect des programmes et particularités régionales.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 L’école Notre-Dame de Sion, créée à Strasbourg en 1919, est une école privée sous contrat d’association avec l’Etat depuis 1959 suite à la mise en application de la loi Debré. Elle se doit de respecter les programmes édictés par le Ministère de l’Education nationale. C’est dans ce cadre que l’enseignement de la musique est décrit. En 1985, année de réalisation du film, une heure par semaine est réservée à l’enseignement musical des élèves de l’école élémentaire. Les programmes de cette année-là expliquent d’ailleurs que « l’école donne à l’enfant l’expérience du beau dans l’œuvre musicale ». Le chant (comptines, chansons…) constitue la majorité de l’éducation musicale prodiguée à l’école élémentaire. On peut d’ailleurs voir dans la première partie du film de Monsieur Daussin une chorale de filles chanter, accompagnée de garçons munis de guitare en papier, ce qui témoigne de l’éducation musicale donnée à l’école Notre-Dame de Sion. Toujours selon les programmes, les élèves doivent être sensibilisés à la culture musicale. L’enseignant doit leur parler de « quelques grandes figures de la musique (classique, moderne et contemporaine », de leur vie, de leurs productions musicales,… La pratique d’un instrument de musique est aussi prévue. L’apprentissage de la flûte à bec est par exemple répandu dans 60% des établissements scolaires avant 1995, visiblement aussi à Notre-Dame de Sion puisque on voit dans la vidéo un concert de flûte à bec donné par de jeunes élèves. &lt;br /&gt;
Si l’école respecte les programmes institués par le Ministère de l’Education nationale, il est tout de même à noter qu’elle met en avant certains éléments du folklore alsacien. Les tenues portées par les jeunes filles lors du concert de flûtes peuvent d’ailleurs faire penser à des costumes alsaciens. Chemisiers blancs, jupes bleues pâles froncées à la ceinture et ornées sur le bas de fleurs cousues en bleues foncées, cela rappelle les jupes du costume traditionnel alsacien : coloré et décoré sur le bas. De plus, la vidéo Fête d’école, elle aussi tournée par Monsieur Daussin lors de fête d’école à Notre-Dame de Sion en 1981, montre des filles d’environ quatre ans porter la Schlupkapp (coiffe à nœud frontale traditionnelle alsacienne). Apparue au XIXème siècle entre Strasbourg et Colmar, cette coiffe est devenue emblématique de l’Alsace. Un dernier élément visible dans la vidéo analysée ici qui peut être rattaché au folklore alsacien est la danse effectuée par les enfants. En effet, cette ronde collective qui se transforme ensuite en danse à deux, un garçon et une fille tournant sur eux-mêmes, pourrait ainsi faire penser aux danses traditionnelles alsaciennes, qui, bien que n’étant plus pratiquées par toute la population dans les années 80, sont considérées par l’imaginaire collectif comme représentatives de la culture alsacienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d’information sur la création de l’école ou sur les écoles privées en France, se référer à la fiche d’analyse du film de Monsieur Daussin Fête d’école juin 1984.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12702</id>
		<title>Fête d'école juin 1984 (0093FI0017)</title>
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		<updated>2020-01-05T14:08:29Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Il s’agit d’un spectacle de fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. On peut supposer que le ou les enfants du cinéaste Michel Daussin étaient scolarisés dans cet établissement lorsque la vidéo a été tournée, en 1984.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, d’une durée de 4:54 laisse voir trois moments précis qui se sont déroulés lors de la fête de l’école (la ronde des enfants, le spectacle de gymnastique, le lâcher de ballons). Il ne semble pas y avoir eu de montage particulier. Le film est muet, et aucune musique n’a été ajoutée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La ronde des enfants (de 0:00 à 2:59). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enfants, filles et garçons dansent en ronde sur une estrade. La scène est filmée en contre-plongée, ce qui donne l’impression que le cinéaste se trouve au milieu du public, au pied de l’estrade. Les enfants, qui semblent être âgés d’environ six ans, portent tous les mêmes costumes : une salopette colorée et une chemise blanche pour les garçons et une jupe de couleur arrivant aux genoux avec un chemisier blanc pour les filles. Ces dernières portent sur leur tête un fichu. Tous les enfants ont aux pieds des bottes et à leur poignet gauche des bandes de papier colorées qui soulignent leurs mouvements. Le cinéaste prend d’abord un plan d’ensemble de l’évènement, on peut en effet voir la foule rassemblée au pied de l’estrade pendant que les enfants dansent. On a l’impression que la personne qui filme se rapproche de la scène car le plan se resserre de plus en plus sur les danseurs. L’objectif de la caméra suit les enfants dans leur ronde. Ces derniers dansent ensuite deux par deux. S’il n’y a pas de plan resserré sur un seul des enfants, on remarque tout de même que le cinéaste se focalise sur un petit garçon, vêtu d’une salopette vert pâle, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de son fils. Même si le film est muet, on se doute que les enfants sont accompagnés d’une musique, il est cependant impossible de savoir de quelle musique il s’agit. Aux alentours des deux minutes, la qualité de l’image se dégrade l’espace de quelques secondes : l’image n’est plus très bien cadrée, le doigt du cinéaste apparaît à l’écran, et un objet (la scène ?) occupe la moitié du cadre. Une fois ce problème résolu, on observe un plan resserré sur les danseurs, ce qui permet de voir la partie du public se trouvant de l’autre côté de l’estrade. Un homme filme, lui aussi, une femme prend des photos… Les enfants dansent à nouveau en ronde. Fin du spectacle, le cinéaste change de perspective pour filmer les enfants qui descendent de la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Spectacle de gymnastique (de 3:00 à 4:06).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des jeunes filles d’environ une quinzaine d’années enchaînent des figures de gymnastique les unes à la suite des autres. Elles portent toutes le même justaucorps bleu foncé. Encore une fois, la personne qui filme se trouve dans le public et change parfois l’angle de la prise de vue pour permettre de capter le mieux possible les différents moments du spectacle. Il s’agit, la plupart du temps de plans d’ensemble. Il n’y a pas de focalisation sur une seule jeune fille, ce qui met l’accent sur la dynamique du spectacle de gymnastique. Plusieurs rushes se suivent pour montrer différents moments du spectacle : cheval d’arçon, saltos, roues, roulades, salut sous forme d’une figure collective. Il est à noter une interruption de la vidéo à 3:23, et ce pendant trois secondes, ce qui pourrait témoigner de l’absence de montage. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	- Lâcher de ballons (de 4:07 à 4:53).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule, composée d’adultes et d’enfants, sûrement les élèves et leur famille, agitent des ballons colorés. Si le cinéaste réalise des plans d’ensemble de la foule, il est possible de constater qu’il semble se concentrer sur deux enfants, des garçons, en particuliers. Le plus âgé semble avoir une dizaine d’années, le plus jeune a déjà été aperçu, dansant sur l’estrade dans la première partie de la vidéo. Il s’agit certainement des fils de Monsieur Michel Daussin, le cinéaste qui a eu six enfants. A 4:34, les ballons sont lâchés dans le ciel. La caméra suit le mouvement des ballons qui s’élèvent progressivement dans le ciel, dépassant le toit de l’établissement. La vidéo se termine sur ce lancer de ballons. Il est à noter que cette scène est la même que celle de la vidéo Ecole 1985 tourné par Monsieur Daussin lors d’une autre fête à Notre-Dame de Sion, ce qui laisse penser que le lancer de ballon est une tradition dans cette école. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le but visé par Monsieur Daussin en réalisant cette vidéo était certainement de fixer des souvenirs familiaux, de garder à jamais une trace de la fête d’école de ses enfants. L’absence de montage et le cadrage parfois approximatif souligne bien le fait que l’important n’était pas les techniques cinématographiques, mais bien l’émotion, la nostalgie, provoquée, au visionnage de ces moments. Il s’agit ici bien d’un film de famille, destiné à être visionner dans un cercle privé. Pour analyser cette vidéo, nous mettrons de côté cet aspect émotionnel et nous concentrerons sur l’école Notre-Dame de Sion ainsi que sur l’enseignement qui y est dispensé.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’école Notre-Dame de Sion, un établissement fondé par une Congrégation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à l’initiative de Théodore (1802-1884) et d’Alphonse Ratisbonne (1814-1884), deux juifs convertis au catholicisme, qu’est fondée en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017, p.84.&amp;lt;/ref&amp;gt; Plusieurs établissements sont alors fondés hors de France, une maison est par exemple créée en 1866 en Roumanie.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 8.&amp;lt;/ref&amp;gt; Bien que les deux frères soient originaires de Strasbourg, ce n’est qu’en 1919, soit trente-cinq ans après leur mort que la congrégation ouvre un établissement dans cette ville. Cette nouvelle école, tout d’abord exclusivement réservée aux filles, accueille la première année huit élèves, la plus jeune est âgée de 4 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p.47.&amp;lt;/ref&amp;gt; La maison de Strasbourg est placée sous l’autorité d’une Mère supérieure. L’enseignement religieux qui y est dispensé est très important. L’objectif est avant tout d’éduquer de bonnes chrétiennes. Les professeurs sont en majorité des religieux, mais certains laïques travaillent aussi dans cet établissement. L’école s’agrandit peu à peu, des élèves de 4 à 18 ans y étudient. En 1950 est inaugurée l’école primaire au 2 rue Erckmann-Chatrian à Strasbourg. C’est très certainement dans la cour de cette école qu’a lieu la fête d’école filmée par Monsieur Daussin. Les enfants sur la vidéo semblent en effet être en âge d’y étudier, et l’architecture du bâtiment correspond à ce que l’on voit sur la vidéo. L’école est mixte depuis 1962. La scolarité privée étant payante, il est à noter que ces élèves proviennent la plupart du temps de familles aisées. C’est ce qu’a remarqué Kaczmarek Sandrine lors de ses recherches de Master sur l’Institution Notre-Dame de Sion. Elle observe ainsi que les filles scolarisées entre 1919 et 1939 ont souvent des parents militaires, médecins, chefs d’entreprise…&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 53.&amp;lt;/ref&amp;gt; Si ces recherches ne s’intéressent pas à l’année où a été tournée la vidéo, on peut tout de même dire que l’école semble fréquentée par des familles d’un milieu social assez favorisé. Cela est visible par les vêtements portés, ou encore par la présence de caméra, d’appareils photo parmi les parents d’élèves. Aujourd’hui, l’école Notre-Dame de Sion est séparée en deux établissements : celui situé rue Erckmann-Chatrian (école maternelle et élémentaire), et un collège au 8 boulevard de la Dordogne. Elle accueille plus de 660 élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Notre-Dame de Sion,  un établissement privé sous contrat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On estime qu’en 2012 deux millions d’élèves étaient scolarisés dans des établissements privés en France.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, L’enseignement privé en France, « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt; Il s’agit alors de s’intéresser à l’histoire de l’enseignement privé en France et particulièrement en Alsace. Si les lois Ferry de 1882 et 1886 mettent en place la laïcisation de l’école, le gouvernement de Vichy met l’accent sur l’instruction religieuse la reconnaissant d’utilité publique.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le gouvernement provisoire à Alger explicite au contraire les principes fondamentaux de l’école républicaine qui sont les suivants « gratuité, obligation scolaire, laïcité ».&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 112.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce débat entre intégration de l’enseignement privé et religieux fait beaucoup couler d’encre. Ce n’est qu’avec la loi Debré de 1959 que sont proposés trois statuts différents pour ces établissements. Ils peuvent être sous contrat associé avec l’Etat, ce qui implique un contrôle de l’Etat sur les programmes d’enseignement, en échange de quoi les établissements privés reçoivent des aides. L’autre type de contrat est le contrat simple. Moins contraignant  en ce qui concerne l’enseignement dispensé, il implique aussi des aides financières moindres. Dans le cas où l’établissement privé refuse les deux contrats avec l’Etat, il ne reçoit aucune aide, son enseignement est libre mais doit être soumis à des contraintes d’hygiène, de moralité et de niveau.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’année même de la mise en application de la loi Debré, Notre Dame de Sion devient un établissement privé sous contrat d’association avec le Ministère de l’Education nationale. Il est tout de même à noter que l’Alsace bénéficiant d’un Régime local, la loi Debré ne s’y applique pas exactement de la même manière que dans le reste de la France : la question de la liberté de conscience et de la liberté des cultes posée par l’Article 1er de la loi ne s’applique pas en Alsace.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’importance de l’appréhension du corps dans la pédagogie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ecole privée sous contrat d’association avec l’Etat, l’établissement de Notre-Dame de Sion se doit de respecter les instructions et les programmes publiés par le Ministère de l’Education nationale. L’arrêté du 7 août 1969 met officiellement en place dans l’enseignement primaire le « tiers temps pédagogique » qui met l’accent sur trois domaines d’activité : la langue (le français), les mathématiques, et le développement du corps. Six heures par semaine sont alors dévolues à l’éducation physique et sportive.&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 116-117.&amp;lt;/ref&amp;gt; Cet enseignement n’est pas réservé au cycle primaire mais s’applique aussi au cycle secondaire. Ce qui est bien visible avec la démonstration de gymnastique réalisée par les jeunes filles dans la vidéo. De plus, la ronde effectuée par les enfants lors de la fête de l’école répond tout à fait aux consignes de l’Education nationale. Solange Sanchis, ancienne directrice d’école maternelle explique ainsi dans son livre Jeux de doigts, rondes et jeux dansés, publié en 2004, les bénéfices de cet exercice pour les enfants : « Lors de diverses figures, [l’enfant] exerce des activités motrices fondamentales […]. Tous ces exercices le conduisent à une connaissance de plus en plus fine de son schéma corporel ».&amp;lt;ref&amp;gt;SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004, p. 7.&amp;lt;/ref&amp;gt; Apprendre à se situer dans l’espace, à tenir compte de la chorégraphie, des règles, à interagir avec les autres, tous ces éléments se retrouvent dans l’exécution  de la ronde et participent à l’évolution de l’enfant. A cet aspect pédagogique s’ajoute en Alsace un aspect plus culturel. Il est en effet peut-être possible de faire une analogie entre la ronde des enfants de ce film (ou celle du film Ecole 1985 de Monsieur Daussin), et les danses traditionnelles alsaciennes. Tout d’abord, les costumes portés par les enfants ressemblent aux costumes traditionnels alsaciens : une coiffe dans les cheveux pour les filles, une jupe longue, le chemisier blanc,… Les différences avec les costumes alsaciens traditionnels peuvent être expliquées par le fait que l’école ne peut pas payer des vrais costumes à tous les enfants. &lt;br /&gt;
Pour plus d’informations sur l’influence de la culture alsacienne sur la pédagogie de l’école Notre Dame de Sion, consulter la fiche d’analyse du film ''Ecole 1985''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=- Ouvrages scientifiques : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401 (Site internet de l'école Notre-Dame de Sion, dernière consultation le 30 décembre 2019).&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12701</id>
		<title>Fête d'école juin 1984 (0093FI0017)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12701"/>
		<updated>2020-01-05T14:06:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Fête d'école juin 1984 (0093FI0017).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête d'école juin 1984&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=061984&lt;br /&gt;
|video=0093FI0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:54&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Il s’agit d’un spectacle de fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. On peut supposer que le ou les enfants du cinéaste Michel Daussin étaient scolarisés dans cet établissement lorsque la vidéo a été tournée, en 1984.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, d’une durée de 4:54 laisse voir trois moments précis qui se sont déroulés lors de la fête de l’école (la ronde des enfants, le spectacle de gymnastique, le lâcher de ballons). Il ne semble pas y avoir eu de montage particulier. Le film est muet, et aucune musique n’a été ajoutée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La ronde des enfants (de 0:00 à 2:59). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enfants, filles et garçons dansent en ronde sur une estrade. La scène est filmée en contre-plongée, ce qui donne l’impression que le cinéaste se trouve au milieu du public, au pied de l’estrade. Les enfants, qui semblent être âgés d’environ six ans, portent tous les mêmes costumes : une salopette colorée et une chemise blanche pour les garçons et une jupe de couleur arrivant aux genoux avec un chemisier blanc pour les filles. Ces dernières portent sur leur tête un fichu. Tous les enfants ont aux pieds des bottes et à leur poignet gauche des bandes de papier colorées qui soulignent leurs mouvements. Le cinéaste prend d’abord un plan d’ensemble de l’évènement, on peut en effet voir la foule rassemblée au pied de l’estrade pendant que les enfants dansent. On a l’impression que la personne qui filme se rapproche de la scène car le plan se resserre de plus en plus sur les danseurs. L’objectif de la caméra suit les enfants dans leur ronde. Ces derniers dansent ensuite deux par deux. S’il n’y a pas de plan resserré sur un seul des enfants, on remarque tout de même que le cinéaste se focalise sur un petit garçon, vêtu d’une salopette vert pâle, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de son fils. Même si le film est muet, on se doute que les enfants sont accompagnés d’une musique, il est cependant impossible de savoir de quelle musique il s’agit. Aux alentours des deux minutes, la qualité de l’image se dégrade l’espace de quelques secondes : l’image n’est plus très bien cadrée, le doigt du cinéaste apparaît à l’écran, et un objet (la scène ?) occupe la moitié du cadre. Une fois ce problème résolu, on observe un plan resserré sur les danseurs, ce qui permet de voir la partie du public se trouvant de l’autre côté de l’estrade. Un homme filme, lui aussi, une femme prend des photos… Les enfants dansent à nouveau en ronde. Fin du spectacle, le cinéaste change de perspective pour filmer les enfants qui descendent de la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Spectacle de gymnastique (de 3:00 à 4:06).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des jeunes filles d’environ une quinzaine d’années enchaînent des figures de gymnastique les unes à la suite des autres. Elles portent toutes le même justaucorps bleu foncé. Encore une fois, la personne qui filme se trouve dans le public et change parfois l’angle de la prise de vue pour permettre de capter le mieux possible les différents moments du spectacle. Il s’agit, la plupart du temps de plans d’ensemble. Il n’y a pas de focalisation sur une seule jeune fille, ce qui met l’accent sur la dynamique du spectacle de gymnastique. Plusieurs rushes se suivent pour montrer différents moments du spectacle : cheval d’arçon, saltos, roues, roulades, salut sous forme d’une figure collective. Il est à noter une interruption de la vidéo à 3:23, et ce pendant trois secondes, ce qui pourrait témoigner de l’absence de montage. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	- Lâcher de ballons (de 4:07 à 4:53).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule, composée d’adultes et d’enfants, sûrement les élèves et leur famille, agitent des ballons colorés. Si le cinéaste réalise des plans d’ensemble de la foule, il est possible de constater qu’il semble se concentrer sur deux enfants, des garçons, en particuliers. Le plus âgé semble avoir une dizaine d’années, le plus jeune a déjà été aperçu, dansant sur l’estrade dans la première partie de la vidéo. Il s’agit certainement des fils de Monsieur Michel Daussin, le cinéaste qui a eu six enfants. A 4:34, les ballons sont lâchés dans le ciel. La caméra suit le mouvement des ballons qui s’élèvent progressivement dans le ciel, dépassant le toit de l’établissement. La vidéo se termine sur ce lancer de ballons. Il est à noter que cette scène est la même que celle de la vidéo Ecole 1985 tourné par Monsieur Daussin lors d’une autre fête à Notre-Dame de Sion, ce qui laisse penser que le lancer de ballon est une tradition dans cette école. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le but visé par Monsieur Daussin en réalisant cette vidéo était certainement de fixer des souvenirs familiaux, de garder à jamais une trace de la fête d’école de ses enfants. L’absence de montage et le cadrage parfois approximatif souligne bien le fait que l’important n’était pas les techniques cinématographiques, mais bien l’émotion, la nostalgie, provoquée, au visionnage de ces moments. Il s’agit ici bien d’un film de famille, destiné à être visionner dans un cercle privé. Pour analyser cette vidéo, nous mettrons de côté cet aspect émotionnel et nous concentrerons sur l’école Notre-Dame de Sion ainsi que sur l’enseignement qui y est dispensé.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’école Notre-Dame de Sion, un établissement fondé par une Congrégation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à l’initiative de Théodore (1802-1884) et d’Alphonse Ratisbonne (1814-1884), deux juifs convertis au catholicisme, qu’est fondée en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017, p.84.&amp;lt;/ref&amp;gt; Plusieurs établissements sont alors fondés hors de France, une maison est par exemple créée en 1866 en Roumanie.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 8.&amp;lt;/ref&amp;gt; Bien que les deux frères soient originaires de Strasbourg, ce n’est qu’en 1919, soit trente-cinq ans après leur mort que la congrégation ouvre un établissement dans cette ville. Cette nouvelle école, tout d’abord exclusivement réservée aux filles, accueille la première année huit élèves, la plus jeune est âgée de 4 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p.47.&amp;lt;/ref&amp;gt; La maison de Strasbourg est placée sous l’autorité d’une Mère supérieure. L’enseignement religieux qui y est dispensé est très important. L’objectif est avant tout d’éduquer de bonnes chrétiennes. Les professeurs sont en majorité des religieux, mais certains laïques travaillent aussi dans cet établissement. L’école s’agrandit peu à peu, des élèves de 4 à 18 ans y étudient. En 1950 est inaugurée l’école primaire au 2 rue Erckmann-Chatrian à Strasbourg. C’est très certainement dans la cour de cette école qu’a lieu la fête d’école filmée par Monsieur Daussin. Les enfants sur la vidéo semblent en effet être en âge d’y étudier, et l’architecture du bâtiment correspond à ce que l’on voit sur la vidéo. L’école est mixte depuis 1962. La scolarité privée étant payante, il est à noter que ces élèves proviennent la plupart du temps de familles aisées. C’est ce qu’a remarqué Kaczmarek Sandrine lors de ses recherches de Master sur l’Institution Notre-Dame de Sion. Elle observe ainsi que les filles scolarisées entre 1919 et 1939 ont souvent des parents militaires, médecins, chefs d’entreprise…&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 53.&amp;lt;/ref&amp;gt; Si ces recherches ne s’intéressent pas à l’année où a été tournée la vidéo, on peut tout de même dire que l’école semble fréquentée par des familles d’un milieu social assez favorisé. Cela est visible par les vêtements portés, ou encore par la présence de caméra, d’appareils photo parmi les parents d’élèves. Aujourd’hui, l’école Notre-Dame de Sion est séparée en deux établissements : celui situé rue Erckmann-Chatrian (école maternelle et élémentaire), et un collège au 8 boulevard de la Dordogne. Elle accueille plus de 660 élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Notre-Dame de Sion,  un établissement privé sous contrat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On estime qu’en 2012 deux millions d’élèves étaient scolarisés dans des établissements privés en France.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, L’enseignement privé en France, « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt; Il s’agit alors de s’intéresser à l’histoire de l’enseignement privé en France et particulièrement en Alsace. Si les lois Ferry de 1882 et 1886 mettent en place la laïcisation de l’école, le gouvernement de Vichy met l’accent sur l’instruction religieuse la reconnaissant d’utilité publique.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le gouvernement provisoire à Alger explicite au contraire les principes fondamentaux de l’école républicaine qui sont les suivants « gratuité, obligation scolaire, laïcité ».&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 112.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce débat entre intégration de l’enseignement privé et religieux fait beaucoup couler d’encre. Ce n’est qu’avec la loi Debré de 1959 que sont proposés trois statuts différents pour ces établissements. Ils peuvent être sous contrat associé avec l’Etat, ce qui implique un contrôle de l’Etat sur les programmes d’enseignement, en échange de quoi les établissements privés reçoivent des aides. L’autre type de contrat est le contrat simple. Moins contraignant  en ce qui concerne l’enseignement dispensé, il implique aussi des aides financières moindres. Dans le cas où l’établissement privé refuse les deux contrats avec l’Etat, il ne reçoit aucune aide, son enseignement est libre mais doit être soumis à des contraintes d’hygiène, de moralité et de niveau.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’année même de la mise en application de la loi Debré, Notre Dame de Sion devient un établissement privé sous contrat d’association avec le Ministère de l’Education nationale. Il est tout de même à noter que l’Alsace bénéficiant d’un Régime local, la loi Debré ne s’y applique pas exactement de la même manière que dans le reste de la France : la question de la liberté de conscience et de la liberté des cultes posée par l’Article 1er de la loi ne s’applique pas en Alsace.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’importance de l’appréhension du corps dans la pédagogie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ecole privée sous contrat d’association avec l’Etat, l’établissement de Notre-Dame de Sion se doit de respecter les instructions et les programmes publiés par le Ministère de l’Education nationale. L’arrêté du 7 août 1969 met officiellement en place dans l’enseignement primaire le « tiers temps pédagogique » qui met l’accent sur trois domaines d’activité : la langue (le français), les mathématiques, et le développement du corps. Six heures par semaine sont alors dévolues à l’éducation physique et sportive.&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 116-117.&amp;lt;/ref&amp;gt; Cet enseignement n’est pas réservé au cycle primaire mais s’applique aussi au cycle secondaire. Ce qui est bien visible avec la démonstration de gymnastique réalisée par les jeunes filles dans la vidéo. De plus, la ronde effectuée par les enfants lors de la fête de l’école répond tout à fait aux consignes de l’Education nationale. Solange Sanchis, ancienne directrice d’école maternelle explique ainsi dans son livre Jeux de doigts, rondes et jeux dansés, publié en 2004, les bénéfices de cet exercice pour les enfants : « Lors de diverses figures, [l’enfant] exerce des activités motrices fondamentales […]. Tous ces exercices le conduisent à une connaissance de plus en plus fine de son schéma corporel ».&amp;lt;ref&amp;gt;SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004, p. 7.&amp;lt;/ref&amp;gt; Apprendre à se situer dans l’espace, à tenir compte de la chorégraphie, des règles, à interagir avec les autres, tous ces éléments se retrouvent dans l’exécution  de la ronde et participent à l’évolution de l’enfant. A cet aspect pédagogique s’ajoute en Alsace un aspect plus culturel. Il est en effet peut-être possible de faire une analogie entre la ronde des enfants de ce film (ou celle du film Ecole 1985 de Monsieur Daussin), et les danses traditionnelles alsaciennes. Tout d’abord, les costumes portés par les enfants ressemblent aux costumes traditionnels alsaciens : une coiffe dans les cheveux pour les filles, une jupe longue, le chemisier blanc,… Les différences avec les costumes alsaciens traditionnels peuvent être expliquées par le fait que l’école ne peut pas payer des vrais costumes à tous les enfants. &lt;br /&gt;
Pour plus d’informations sur l’influence de la culture alsacienne sur la pédagogie de l’école Notre Dame de Sion, consulter la fiche d’analyse du film ''Ecole 1985''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12700</id>
		<title>Fête d'école juin 1984 (0093FI0017)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12700"/>
		<updated>2020-01-05T14:05:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête d'école juin 1984&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=061984&lt;br /&gt;
|video=0093FI0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:54&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Il s’agit d’un spectacle de fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. On peut supposer que le ou les enfants du cinéaste Michel Daussin étaient scolarisés dans cet établissement lorsque la vidéo a été tournée, en 1984.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, d’une durée de 4:54 laisse voir trois moments précis qui se sont déroulés lors de la fête de l’école (la ronde des enfants, le spectacle de gymnastique, le lâcher de ballons). Il ne semble pas y avoir eu de montage particulier. Le film est muet, et aucune musique n’a été ajoutée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La ronde des enfants (de 0:00 à 2:59). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enfants, filles et garçons dansent en ronde sur une estrade. La scène est filmée en contre-plongée, ce qui donne l’impression que le cinéaste se trouve au milieu du public, au pied de l’estrade. Les enfants, qui semblent être âgés d’environ six ans, portent tous les mêmes costumes : une salopette colorée et une chemise blanche pour les garçons et une jupe de couleur arrivant aux genoux avec un chemisier blanc pour les filles. Ces dernières portent sur leur tête un fichu. Tous les enfants ont aux pieds des bottes et à leur poignet gauche des bandes de papier colorées qui soulignent leurs mouvements. Le cinéaste prend d’abord un plan d’ensemble de l’évènement, on peut en effet voir la foule rassemblée au pied de l’estrade pendant que les enfants dansent. On a l’impression que la personne qui filme se rapproche de la scène car le plan se resserre de plus en plus sur les danseurs. L’objectif de la caméra suit les enfants dans leur ronde. Ces derniers dansent ensuite deux par deux. S’il n’y a pas de plan resserré sur un seul des enfants, on remarque tout de même que le cinéaste se focalise sur un petit garçon, vêtu d’une salopette vert pâle, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de son fils. Même si le film est muet, on se doute que les enfants sont accompagnés d’une musique, il est cependant impossible de savoir de quelle musique il s’agit. Aux alentours des deux minutes, la qualité de l’image se dégrade l’espace de quelques secondes : l’image n’est plus très bien cadrée, le doigt du cinéaste apparaît à l’écran, et un objet (la scène ?) occupe la moitié du cadre. Une fois ce problème résolu, on observe un plan resserré sur les danseurs, ce qui permet de voir la partie du public se trouvant de l’autre côté de l’estrade. Un homme filme, lui aussi, une femme prend des photos… Les enfants dansent à nouveau en ronde. Fin du spectacle, le cinéaste change de perspective pour filmer les enfants qui descendent de la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Spectacle de gymnastique (de 3:00 à 4:06).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des jeunes filles d’environ une quinzaine d’années enchaînent des figures de gymnastique les unes à la suite des autres. Elles portent toutes le même justaucorps bleu foncé. Encore une fois, la personne qui filme se trouve dans le public et change parfois l’angle de la prise de vue pour permettre de capter le mieux possible les différents moments du spectacle. Il s’agit, la plupart du temps de plans d’ensemble. Il n’y a pas de focalisation sur une seule jeune fille, ce qui met l’accent sur la dynamique du spectacle de gymnastique. Plusieurs rushes se suivent pour montrer différents moments du spectacle : cheval d’arçon, saltos, roues, roulades, salut sous forme d’une figure collective. Il est à noter une interruption de la vidéo à 3:23, et ce pendant trois secondes, ce qui pourrait témoigner de l’absence de montage. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	- Lâcher de ballons (de 4:07 à 4:53).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule, composée d’adultes et d’enfants, sûrement les élèves et leur famille, agitent des ballons colorés. Si le cinéaste réalise des plans d’ensemble de la foule, il est possible de constater qu’il semble se concentrer sur deux enfants, des garçons, en particuliers. Le plus âgé semble avoir une dizaine d’années, le plus jeune a déjà été aperçu, dansant sur l’estrade dans la première partie de la vidéo. Il s’agit certainement des fils de Monsieur Michel Daussin, le cinéaste qui a eu six enfants. A 4:34, les ballons sont lâchés dans le ciel. La caméra suit le mouvement des ballons qui s’élèvent progressivement dans le ciel, dépassant le toit de l’établissement. La vidéo se termine sur ce lancer de ballons. Il est à noter que cette scène est la même que celle de la vidéo Ecole 1985 tourné par Monsieur Daussin lors d’une autre fête à Notre-Dame de Sion, ce qui laisse penser que le lancer de ballon est une tradition dans cette école. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le but visé par Monsieur Daussin en réalisant cette vidéo était certainement de fixer des souvenirs familiaux, de garder à jamais une trace de la fête d’école de ses enfants. L’absence de montage et le cadrage parfois approximatif souligne bien le fait que l’important n’était pas les techniques cinématographiques, mais bien l’émotion, la nostalgie, provoquée, au visionnage de ces moments. Il s’agit ici bien d’un film de famille, destiné à être visionner dans un cercle privé. Pour analyser cette vidéo, nous mettrons de côté cet aspect émotionnel et nous concentrerons sur l’école Notre-Dame de Sion ainsi que sur l’enseignement qui y est dispensé.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’école Notre-Dame de Sion, un établissement fondé par une Congrégation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à l’initiative de Théodore (1802-1884) et d’Alphonse Ratisbonne (1814-1884), deux juifs convertis au catholicisme, qu’est fondée en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017, p.84.&amp;lt;/ref&amp;gt; Plusieurs établissements sont alors fondés hors de France, une maison est par exemple créée en 1866 en Roumanie.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 8.&amp;lt;/ref&amp;gt; Bien que les deux frères soient originaires de Strasbourg, ce n’est qu’en 1919, soit trente-cinq ans après leur mort que la congrégation ouvre un établissement dans cette ville. Cette nouvelle école, tout d’abord exclusivement réservée aux filles, accueille la première année huit élèves, la plus jeune est âgée de 4 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p.47.&amp;lt;/ref&amp;gt; La maison de Strasbourg est placée sous l’autorité d’une Mère supérieure. L’enseignement religieux qui y est dispensé est très important. L’objectif est avant tout d’éduquer de bonnes chrétiennes. Les professeurs sont en majorité des religieux, mais certains laïques travaillent aussi dans cet établissement. L’école s’agrandit peu à peu, des élèves de 4 à 18 ans y étudient. En 1950 est inaugurée l’école primaire au 2 rue Erckmann-Chatrian à Strasbourg. C’est très certainement dans la cour de cette école qu’a lieu la fête d’école filmée par Monsieur Daussin. Les enfants sur la vidéo semblent en effet être en âge d’y étudier, et l’architecture du bâtiment correspond à ce que l’on voit sur la vidéo. L’école est mixte depuis 1962. La scolarité privée étant payante, il est à noter que ces élèves proviennent la plupart du temps de familles aisées. C’est ce qu’a remarqué Kaczmarek Sandrine lors de ses recherches de Master sur l’Institution Notre-Dame de Sion. Elle observe ainsi que les filles scolarisées entre 1919 et 1939 ont souvent des parents militaires, médecins, chefs d’entreprise…&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p. 53.&amp;lt;/ref&amp;gt; Si ces recherches ne s’intéressent pas à l’année où a été tournée la vidéo, on peut tout de même dire que l’école semble fréquentée par des familles d’un milieu social assez favorisé. Cela est visible par les vêtements portés, ou encore par la présence de caméra, d’appareils photo parmi les parents d’élèves. Aujourd’hui, l’école Notre-Dame de Sion est séparée en deux établissements : celui situé rue Erckmann-Chatrian (école maternelle et élémentaire), et un collège au 8 boulevard de la Dordogne. Elle accueille plus de 660 élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Notre-Dame de Sion,  un établissement privé sous contrat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On estime qu’en 2012 deux millions d’élèves étaient scolarisés dans des établissements privés en France.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, L’enseignement privé en France, « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt; Il s’agit alors de s’intéresser à l’histoire de l’enseignement privé en France et particulièrement en Alsace. Si les lois Ferry de 1882 et 1886 mettent en place la laïcisation de l’école, le gouvernement de Vichy met l’accent sur l’instruction religieuse la reconnaissant d’utilité publique.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le gouvernement provisoire à Alger explicite au contraire les principes fondamentaux de l’école républicaine qui sont les suivants « gratuité, obligation scolaire, laïcité ».&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 112.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce débat entre intégration de l’enseignement privé et religieux fait beaucoup couler d’encre. Ce n’est qu’avec la loi Debré de 1959 que sont proposés trois statuts différents pour ces établissements. Ils peuvent être sous contrat associé avec l’Etat, ce qui implique un contrôle de l’Etat sur les programmes d’enseignement, en échange de quoi les établissements privés reçoivent des aides. L’autre type de contrat est le contrat simple. Moins contraignant  en ce qui concerne l’enseignement dispensé, il implique aussi des aides financières moindres. Dans le cas où l’établissement privé refuse les deux contrats avec l’Etat, il ne reçoit aucune aide, son enseignement est libre mais doit être soumis à des contraintes d’hygiène, de moralité et de niveau.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;  L’année même de la mise en application de la loi Debré, Notre Dame de Sion devient un établissement privé sous contrat d’association avec le Ministère de l’Education nationale. Il est tout de même à noter que l’Alsace bénéficiant d’un Régime local, la loi Debré ne s’y applique pas exactement de la même manière que dans le reste de la France : la question de la liberté de conscience et de la liberté des cultes posée par l’Article 1er de la loi ne s’applique pas en Alsace.&amp;lt;ref&amp;gt;POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012, p. 79.&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’importance de l’appréhension du corps dans la pédagogie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ecole privée sous contrat d’association avec l’Etat, l’établissement de Notre-Dame de Sion se doit de respecter les instructions et les programmes publiés par le Ministère de l’Education nationale. L’arrêté du 7 août 1969 met officiellement en place dans l’enseignement primaire le « tiers temps pédagogique » qui met l’accent sur trois domaines d’activité : la langue (le français), les mathématiques, et le développement du corps. Six heures par semaine sont alors dévolues à l’éducation physique et sportive.&amp;lt;ref&amp;gt;COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997, p. 116-117.&amp;lt;/ref&amp;gt; Cet enseignement n’est pas réservé au cycle primaire mais s’applique aussi au cycle secondaire. Ce qui est bien visible avec la démonstration de gymnastique réalisée par les jeunes filles dans la vidéo. De plus, la ronde effectuée par les enfants lors de la fête de l’école répond tout à fait aux consignes de l’Education nationale. Solange Sanchis, ancienne directrice d’école maternelle explique ainsi dans son livre Jeux de doigts, rondes et jeux dansés, publié en 2004, les bénéfices de cet exercice pour les enfants : « Lors de diverses figures, [l’enfant] exerce des activités motrices fondamentales […]. Tous ces exercices le conduisent à une connaissance de plus en plus fine de son schéma corporel ».&amp;lt;ref&amp;gt;SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004, p. 7.&amp;lt;/ref&amp;gt; Apprendre à se situer dans l’espace, à tenir compte de la chorégraphie, des règles, à interagir avec les autres, tous ces éléments se retrouvent dans l’exécution  de la ronde et participent à l’évolution de l’enfant. A cet aspect pédagogique s’ajoute en Alsace un aspect plus culturel. Il est en effet peut-être possible de faire une analogie entre la ronde des enfants de ce film (ou celle du film Ecole 1985 de Monsieur Daussin), et les danses traditionnelles alsaciennes. Tout d’abord, les costumes portés par les enfants ressemblent aux costumes traditionnels alsaciens : une coiffe dans les cheveux pour les filles, une jupe longue, le chemisier blanc,… Les différences avec les costumes alsaciens traditionnels peuvent être expliquées par le fait que l’école ne peut pas payer des vrais costumes à tous les enfants. &lt;br /&gt;
Pour plus d’informations sur l’influence de la culture alsacienne sur la pédagogie de l’école Notre Dame de Sion, consulter la fiche d’analyse du film ''Ecole 1985''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12698</id>
		<title>Fête d'école juin 1984 (0093FI0017)</title>
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		<updated>2020-01-05T13:45:47Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
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|Resume_fr=Il s’agit d’un spectacle de fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. On peut supposer que le ou les enfants du cinéaste Michel Daussin étaient scolarisés dans cet établissement lorsque la vidéo a été tournée, en 1984.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, d’une durée de 4:54 laisse voir trois moments précis qui se sont déroulés lors de la fête de l’école (la ronde des enfants, le spectacle de gymnastique, le lâcher de ballons). Il ne semble pas y avoir eu de montage particulier. Le film est muet, et aucune musique n’a été ajoutée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La ronde des enfants (de 0:00 à 2:59). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enfants, filles et garçons dansent en ronde sur une estrade. La scène est filmée en contre-plongée, ce qui donne l’impression que le cinéaste se trouve au milieu du public, au pied de l’estrade. Les enfants, qui semblent être âgés d’environ six ans, portent tous les mêmes costumes : une salopette colorée et une chemise blanche pour les garçons et une jupe de couleur arrivant aux genoux avec un chemisier blanc pour les filles. Ces dernières portent sur leur tête un fichu. Tous les enfants ont aux pieds des bottes et à leur poignet gauche des bandes de papier colorées qui soulignent leurs mouvements. Le cinéaste prend d’abord un plan d’ensemble de l’évènement, on peut en effet voir la foule rassemblée au pied de l’estrade pendant que les enfants dansent. On a l’impression que la personne qui filme se rapproche de la scène car le plan se resserre de plus en plus sur les danseurs. L’objectif de la caméra suit les enfants dans leur ronde. Ces derniers dansent ensuite deux par deux. S’il n’y a pas de plan resserré sur un seul des enfants, on remarque tout de même que le cinéaste se focalise sur un petit garçon, vêtu d’une salopette vert pâle, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de son fils. Même si le film est muet, on se doute que les enfants sont accompagnés d’une musique, il est cependant impossible de savoir de quelle musique il s’agit. Aux alentours des deux minutes, la qualité de l’image se dégrade l’espace de quelques secondes : l’image n’est plus très bien cadrée, le doigt du cinéaste apparaît à l’écran, et un objet (la scène ?) occupe la moitié du cadre. Une fois ce problème résolu, on observe un plan resserré sur les danseurs, ce qui permet de voir la partie du public se trouvant de l’autre côté de l’estrade. Un homme filme, lui aussi, une femme prend des photos… Les enfants dansent à nouveau en ronde. Fin du spectacle, le cinéaste change de perspective pour filmer les enfants qui descendent de la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Spectacle de gymnastique (de 3:00 à 4:06).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des jeunes filles d’environ une quinzaine d’années enchaînent des figures de gymnastique les unes à la suite des autres. Elles portent toutes le même justaucorps bleu foncé. Encore une fois, la personne qui filme se trouve dans le public et change parfois l’angle de la prise de vue pour permettre de capter le mieux possible les différents moments du spectacle. Il s’agit, la plupart du temps de plans d’ensemble. Il n’y a pas de focalisation sur une seule jeune fille, ce qui met l’accent sur la dynamique du spectacle de gymnastique. Plusieurs rushes se suivent pour montrer différents moments du spectacle : cheval d’arçon, saltos, roues, roulades, salut sous forme d’une figure collective. Il est à noter une interruption de la vidéo à 3:23, et ce pendant trois secondes, ce qui pourrait témoigner de l’absence de montage. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	- Lâcher de ballons (de 4:07 à 4:53).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule, composée d’adultes et d’enfants, sûrement les élèves et leur famille, agitent des ballons colorés. Si le cinéaste réalise des plans d’ensemble de la foule, il est possible de constater qu’il semble se concentrer sur deux enfants, des garçons, en particuliers. Le plus âgé semble avoir une dizaine d’années, le plus jeune a déjà été aperçu, dansant sur l’estrade dans la première partie de la vidéo. Il s’agit certainement des fils de Monsieur Michel Daussin, le cinéaste qui a eu six enfants. A 4:34, les ballons sont lâchés dans le ciel. La caméra suit le mouvement des ballons qui s’élèvent progressivement dans le ciel, dépassant le toit de l’établissement. La vidéo se termine sur ce lancer de ballons. Il est à noter que cette scène est la même que celle de la vidéo Ecole 1985 tourné par Monsieur Daussin lors d’une autre fête à Notre-Dame de Sion, ce qui laisse penser que le lancer de ballon est une tradition dans cette école. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le but visé par Monsieur Daussin en réalisant cette vidéo était certainement de fixer des souvenirs familiaux, de garder à jamais une trace de la fête d’école de ses enfants. L’absence de montage et le cadrage parfois approximatif souligne bien le fait que l’important n’était pas les techniques cinématographiques, mais bien l’émotion, la nostalgie, provoquée, au visionnage de ces moments. Il s’agit ici bien d’un film de famille, destiné à être visionner dans un cercle privé. Pour analyser cette vidéo, nous mettrons de côté cet aspect émotionnel et nous concentrerons sur l’école Notre-Dame de Sion ainsi que sur l’enseignement qui y est dispensé.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’école Notre-Dame de Sion, un établissement fondé par une Congrégation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à l’initiative de Théodore (1802-1884) et d’Alphonse Ratisbonne (1814-1884), deux juifs convertis au catholicisme, qu’est fondée en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion. Plusieurs établissements sont alors fondés hors de France, une maison est par exemple créée en 1866 en Roumanie. Bien que les deux frères soient originaires de Strasbourg, ce n’est qu’en 1919, soit trente-cinq ans après leur mort que la congrégation ouvre un établissement dans cette ville. Cette nouvelle école, tout d’abord exclusivement réservée aux filles, accueille la première année huit élèves, la plus jeune est âgée de 4 ans. La maison de Strasbourg est placée sous l’autorité d’une Mère supérieure. L’enseignement religieux qui y est dispensé est très important. L’objectif est avant tout d’éduquer de bonnes chrétiennes. Les professeurs sont en majorité des religieux, mais certains laïques travaillent aussi dans cet établissement. L’école s’agrandit peu à peu, des élèves de 4 à 18 ans y étudient. En 1950 est inaugurée l’école primaire au 2 rue Erckmann-Chatrian à Strasbourg. C’est très certainement dans la cour de cette école qu’a lieu la fête d’école filmée par Monsieur Daussin. Les enfants sur la vidéo semblent en effet être en âge d’y étudier, et l’architecture du bâtiment correspond à ce que l’on voit sur la vidéo. L’école est mixte depuis 1962. La scolarité privée étant payante, il est à noter que ces élèves proviennent la plupart du temps de familles aisées. C’est ce qu’a remarqué Kaczmarek Sandrine lors de ses recherches de Master sur l’Institution Notre-Dame de Sion. Elle observe ainsi que les filles scolarisées entre 1919 et 1939 ont souvent des parents militaires, médecins, chefs d’entreprise… Si ces recherches ne s’intéressent pas à l’année où a été tournée la vidéo, on peut tout de même dire que l’école semble fréquentée par des familles d’un milieu social assez favorisé. Cela est visible par les vêtements portés, ou encore par la présence de caméra, d’appareils photo parmi les parents d’élèves. Aujourd’hui, l’école Notre-Dame de Sion est séparée en deux établissements : celui situé rue Erckmann-Chatrian (école maternelle et élémentaire), et un collège au 8 boulevard de la Dordogne. Elle accueille plus de 660 élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Notre-Dame de Sion,  un établissement privé sous contrat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On estime qu’en 2012 deux millions d’élèves étaient scolarisés dans des établissements privés en France. Il s’agit alors de s’intéresser à l’histoire de l’enseignement privé en France et particulièrement en Alsace. Si les lois Ferry de 1882 et 1886 mettent en place la laïcisation de l’école, le gouvernement de Vichy met l’accent sur l’instruction religieuse la reconnaissant d’utilité publique. Le gouvernement provisoire à Alger explicite au contraire les principes fondamentaux de l’école républicaine qui sont les suivants « gratuité, obligation scolaire, laïcité ». Ce débat entre intégration de l’enseignement privé et religieux fait beaucoup couler d’encre. Ce n’est qu’avec la loi Debré de 1959 que sont proposés trois statuts différents pour ces établissements. Ils peuvent être sous contrat associé avec l’Etat, ce qui implique un contrôle de l’Etat sur les programmes d’enseignement, en échange de quoi les établissements privés reçoivent des aides. L’autre type de contrat est le contrat simple. Moins contraignant  en ce qui concerne l’enseignement dispensé, il implique aussi des aides financières moindres. Dans le cas où l’établissement privé refuse les deux contrats avec l’Etat, il ne reçoit aucune aide, son enseignement est libre mais doit être soumis à des contraintes d’hygiène, de moralité et de niveau.  L’année même de la mise en application de la loi Debré, Notre Dame de Sion devient un établissement privé sous contrat d’association avec le Ministère de l’Education nationale. Il est tout de même à noter que l’Alsace bénéficiant d’un Régime local, la loi Debré ne s’y applique pas exactement de la même manière que dans le reste de la France : la question de la liberté de conscience et de la liberté des cultes posée par l’Article 1er de la loi ne s’applique pas en Alsace.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’importance de l’appréhension du corps dans la pédagogie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ecole privée sous contrat d’association avec l’Etat, l’établissement de Notre-Dame de Sion se doit de respecter les instructions et les programmes publiés par le Ministère de l’Education nationale. L’arrêté du 7 août 1969 met officiellement en place dans l’enseignement primaire le « tiers temps pédagogique » qui met l’accent sur trois domaines d’activité : la langue (le français), les mathématiques, et le développement du corps. Six heures par semaine sont alors dévolues à l’éducation physique et sportive. Cet enseignement n’est pas réservé au cycle primaire mais s’applique aussi au cycle secondaire. Ce qui est bien visible avec la démonstration de gymnastique réalisée par les jeunes filles dans la vidéo. De plus, la ronde effectuée par les enfants lors de la fête de l’école répond tout à fait aux consignes de l’Education nationale. Solange Sanchis, ancienne directrice d’école maternelle explique ainsi dans son livre Jeux de doigts, rondes et jeux dansés, publié en 2004, les bénéfices de cet exercice pour les enfants : « Lors de diverses figures, [l’enfant] exerce des activités motrices fondamentales […]. Tous ces exercices le conduisent à une connaissance de plus en plus fine de son schéma corporel ». Apprendre à se situer dans l’espace, à tenir compte de la chorégraphie, des règles, à interagir avec les autres, tous ces éléments se retrouvent dans l’exécution  de la ronde et participent à l’évolution de l’enfant. A cet aspect pédagogique s’ajoute en Alsace un aspect plus culturel. Il est en effet peut-être possible de faire une analogie entre la ronde des enfants de ce film (ou celle du film Ecole 1985 de Monsieur Daussin), et les danses traditionnelles alsaciennes. Tout d’abord, les costumes portés par les enfants ressemblent aux costumes traditionnels alsaciens : une coiffe dans les cheveux pour les filles, une jupe longue, le chemisier blanc,… Les différences avec les costumes alsaciens traditionnels peuvent être expliquées par le fait que l’école ne peut pas payer des vrais costumes à tous les enfants. &lt;br /&gt;
Pour plus d’informations sur l’influence de la culture alsacienne sur la pédagogie de l’école Notre Dame de Sion, consulter la fiche d’analyse du film ''Ecole 1985''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12697</id>
		<title>Fête d'école juin 1984 (0093FI0017)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=F%C3%AAte_d%27%C3%A9cole_juin_1984_(0093FI0017)&amp;diff=12697"/>
		<updated>2020-01-05T13:44:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Fête d'école juin 1984&lt;br /&gt;
|fonds=Daussin&lt;br /&gt;
|idSupport=0093FI0017&lt;br /&gt;
|dateDebut=061984&lt;br /&gt;
|video=0093FI0017_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:04:54&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Daussin, Michel&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Il s’agit d’un spectacle de fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. On peut supposer que le ou les enfants du cinéaste Michel Daussin étaient scolarisés dans cet établissement lorsque la vidéo a été tournée, en 1984.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, d’une durée de 4:54 laisse voir trois moments précis qui se sont déroulés lors de la fête de l’école (la ronde des enfants, le spectacle de gymnastique, le lâcher de ballons). Il ne semble pas y avoir eu de montage particulier. Le film est muet, et aucune musique n’a été ajoutée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La ronde des enfants (de 0:00 à 2:59). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enfants, filles et garçons dansent en ronde sur une estrade. La scène est filmée en contre-plongée, ce qui donne l’impression que le cinéaste se trouve au milieu du public, au pied de l’estrade. Les enfants, qui semblent être âgés d’environ six ans, portent tous les mêmes costumes : une salopette colorée et une chemise blanche pour les garçons et une jupe de couleur arrivant aux genoux avec un chemisier blanc pour les filles. Ces dernières portent sur leur tête un fichu. Tous les enfants ont aux pieds des bottes et à leur poignet gauche des bandes de papier colorées qui soulignent leurs mouvements. Le cinéaste prend d’abord un plan d’ensemble de l’évènement, on peut en effet voir la foule rassemblée au pied de l’estrade pendant que les enfants dansent. On a l’impression que la personne qui filme se rapproche de la scène car le plan se resserre de plus en plus sur les danseurs. L’objectif de la caméra suit les enfants dans leur ronde. Ces derniers dansent ensuite deux par deux. S’il n’y a pas de plan resserré sur un seul des enfants, on remarque tout de même que le cinéaste se focalise sur un petit garçon, vêtu d’une salopette vert pâle, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de son fils. Même si le film est muet, on se doute que les enfants sont accompagnés d’une musique, il est cependant impossible de savoir de quelle musique il s’agit. Aux alentours des deux minutes, la qualité de l’image se dégrade l’espace de quelques secondes : l’image n’est plus très bien cadrée, le doigt du cinéaste apparaît à l’écran, et un objet (la scène ?) occupe la moitié du cadre. Une fois ce problème résolu, on observe un plan resserré sur les danseurs, ce qui permet de voir la partie du public se trouvant de l’autre côté de l’estrade. Un homme filme, lui aussi, une femme prend des photos… Les enfants dansent à nouveau en ronde. Fin du spectacle, le cinéaste change de perspective pour filmer les enfants qui descendent de la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Spectacle de gymnastique (de 3:00 à 4:06).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des jeunes filles d’environ une quinzaine d’années enchaînent des figures de gymnastique les unes à la suite des autres. Elles portent toutes le même justaucorps bleu foncé. Encore une fois, la personne qui filme se trouve dans le public et change parfois l’angle de la prise de vue pour permettre de capter le mieux possible les différents moments du spectacle. Il s’agit, la plupart du temps de plans d’ensemble. Il n’y a pas de focalisation sur une seule jeune fille, ce qui met l’accent sur la dynamique du spectacle de gymnastique. Plusieurs rushes se suivent pour montrer différents moments du spectacle : cheval d’arçon, saltos, roues, roulades, salut sous forme d’une figure collective. Il est à noter une interruption de la vidéo à 3:23, et ce pendant trois secondes, ce qui pourrait témoigner de l’absence de montage. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	- Lâcher de ballons (de 4:07 à 4:53).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule, composée d’adultes et d’enfants, sûrement les élèves et leur famille, agitent des ballons colorés. Si le cinéaste réalise des plans d’ensemble de la foule, il est possible de constater qu’il semble se concentrer sur deux enfants, des garçons, en particuliers. Le plus âgé semble avoir une dizaine d’années, le plus jeune a déjà été aperçu, dansant sur l’estrade dans la première partie de la vidéo. Il s’agit certainement des fils de Monsieur Michel Daussin, le cinéaste qui a eu six enfants. A 4:34, les ballons sont lâchés dans le ciel. La caméra suit le mouvement des ballons qui s’élèvent progressivement dans le ciel, dépassant le toit de l’établissement. La vidéo se termine sur ce lancer de ballons. Il est à noter que cette scène est la même que celle de la vidéo Ecole 1985 tourné par Monsieur Daussin lors d’une autre fête à Notre-Dame de Sion, ce qui laisse penser que le lancer de ballon est une tradition dans cette école. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le but visé par Monsieur Daussin en réalisant cette vidéo était certainement de fixer des souvenirs familiaux, de garder à jamais une trace de la fête d’école de ses enfants. L’absence de montage et le cadrage parfois approximatif souligne bien le fait que l’important n’était pas les techniques cinématographiques, mais bien l’émotion, la nostalgie, provoquée, au visionnage de ces moments. Il s’agit ici bien d’un film de famille, destiné à être visionner dans un cercle privé. Pour analyser cette vidéo, nous mettrons de côté cet aspect émotionnel et nous concentrerons sur l’école Notre-Dame de Sion ainsi que sur l’enseignement qui y est dispensé.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’école Notre-Dame de Sion, un établissement fondé par une Congrégation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à l’initiative de Théodore (1802-1884) et d’Alphonse Ratisbonne (1814-1884), deux juifs convertis au catholicisme, qu’est fondée en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion. Plusieurs établissements sont alors fondés hors de France, une maison est par exemple créée en 1866 en Roumanie. Bien que les deux frères soient originaires de Strasbourg, ce n’est qu’en 1919, soit trente-cinq ans après leur mort que la congrégation ouvre un établissement dans cette ville. Cette nouvelle école, tout d’abord exclusivement réservée aux filles, accueille la première année huit élèves, la plus jeune est âgée de 4 ans. La maison de Strasbourg est placée sous l’autorité d’une Mère supérieure. L’enseignement religieux qui y est dispensé est très important. L’objectif est avant tout d’éduquer de bonnes chrétiennes. Les professeurs sont en majorité des religieux, mais certains laïques travaillent aussi dans cet établissement. L’école s’agrandit peu à peu, des élèves de 4 à 18 ans y étudient. En 1950 est inaugurée l’école primaire au 2 rue Erckmann-Chatrian à Strasbourg. C’est très certainement dans la cour de cette école qu’a lieu la fête d’école filmée par Monsieur Daussin. Les enfants sur la vidéo semblent en effet être en âge d’y étudier, et l’architecture du bâtiment correspond à ce que l’on voit sur la vidéo. L’école est mixte depuis 1962. La scolarité privée étant payante, il est à noter que ces élèves proviennent la plupart du temps de familles aisées. C’est ce qu’a remarqué Kaczmarek Sandrine lors de ses recherches de Master sur l’Institution Notre-Dame de Sion. Elle observe ainsi que les filles scolarisées entre 1919 et 1939 ont souvent des parents militaires, médecins, chefs d’entreprise… Si ces recherches ne s’intéressent pas à l’année où a été tournée la vidéo, on peut tout de même dire que l’école semble fréquentée par des familles d’un milieu social assez favorisé. Cela est visible par les vêtements portés, ou encore par la présence de caméra, d’appareils photo parmi les parents d’élèves. Aujourd’hui, l’école Notre-Dame de Sion est séparée en deux établissements : celui situé rue Erckmann-Chatrian (école maternelle et élémentaire), et un collège au 8 boulevard de la Dordogne. Elle accueille plus de 660 élèves. &lt;br /&gt;
- Notre-Dame de Sion,  un établissement privé sous contrat. &lt;br /&gt;
On estime qu’en 2012 deux millions d’élèves étaient scolarisés dans des établissements privés en France. Il s’agit alors de s’intéresser à l’histoire de l’enseignement privé en France et particulièrement en Alsace. Si les lois Ferry de 1882 et 1886 mettent en place la laïcisation de l’école, le gouvernement de Vichy met l’accent sur l’instruction religieuse la reconnaissant d’utilité publique. Le gouvernement provisoire à Alger explicite au contraire les principes fondamentaux de l’école républicaine qui sont les suivants « gratuité, obligation scolaire, laïcité ». Ce débat entre intégration de l’enseignement privé et religieux fait beaucoup couler d’encre. Ce n’est qu’avec la loi Debré de 1959 que sont proposés trois statuts différents pour ces établissements. Ils peuvent être sous contrat associé avec l’Etat, ce qui implique un contrôle de l’Etat sur les programmes d’enseignement, en échange de quoi les établissements privés reçoivent des aides. L’autre type de contrat est le contrat simple. Moins contraignant  en ce qui concerne l’enseignement dispensé, il implique aussi des aides financières moindres. Dans le cas où l’établissement privé refuse les deux contrats avec l’Etat, il ne reçoit aucune aide, son enseignement est libre mais doit être soumis à des contraintes d’hygiène, de moralité et de niveau.  L’année même de la mise en application de la loi Debré, Notre Dame de Sion devient un établissement privé sous contrat d’association avec le Ministère de l’Education nationale. Il est tout de même à noter que l’Alsace bénéficiant d’un Régime local, la loi Debré ne s’y applique pas exactement de la même manière que dans le reste de la France : la question de la liberté de conscience et de la liberté des cultes posée par l’Article 1er de la loi ne s’applique pas en Alsace.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’importance de l’appréhension du corps dans la pédagogie. &lt;br /&gt;
Ecole privée sous contrat d’association avec l’Etat, l’établissement de Notre-Dame de Sion se doit de respecter les instructions et les programmes publiés par le Ministère de l’Education nationale. L’arrêté du 7 août 1969 met officiellement en place dans l’enseignement primaire le « tiers temps pédagogique » qui met l’accent sur trois domaines d’activité : la langue (le français), les mathématiques, et le développement du corps. Six heures par semaine sont alors dévolues à l’éducation physique et sportive. Cet enseignement n’est pas réservé au cycle primaire mais s’applique aussi au cycle secondaire. Ce qui est bien visible avec la démonstration de gymnastique réalisée par les jeunes filles dans la vidéo. De plus, la ronde effectuée par les enfants lors de la fête de l’école répond tout à fait aux consignes de l’Education nationale. Solange Sanchis, ancienne directrice d’école maternelle explique ainsi dans son livre Jeux de doigts, rondes et jeux dansés, publié en 2004, les bénéfices de cet exercice pour les enfants : « Lors de diverses figures, [l’enfant] exerce des activités motrices fondamentales […]. Tous ces exercices le conduisent à une connaissance de plus en plus fine de son schéma corporel ». Apprendre à se situer dans l’espace, à tenir compte de la chorégraphie, des règles, à interagir avec les autres, tous ces éléments se retrouvent dans l’exécution  de la ronde et participent à l’évolution de l’enfant. A cet aspect pédagogique s’ajoute en Alsace un aspect plus culturel. Il est en effet peut-être possible de faire une analogie entre la ronde des enfants de ce film (ou celle du film Ecole 1985 de Monsieur Daussin), et les danses traditionnelles alsaciennes. Tout d’abord, les costumes portés par les enfants ressemblent aux costumes traditionnels alsaciens : une coiffe dans les cheveux pour les filles, une jupe longue, le chemisier blanc,… Les différences avec les costumes alsaciens traditionnels peuvent être expliquées par le fait que l’école ne peut pas payer des vrais costumes à tous les enfants. Pour plus d’informations sur l’influence de la culture alsacienne sur la pédagogie de l’école Notre Dame de Sion, consulter la fiche d’analyse du film ''Ecole 1985''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
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		<title>Fête d'école juin 1984 (0093FI0017)</title>
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		<updated>2020-01-05T13:42:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Il s’agit d’un spectacle de fête de fin d’année de l’école Notre-Dame de Sion. On peut supposer que le ou les enfants du cinéaste Michel Daussin étaient scolarisés dans cet établissement lorsque la vidéo a été tournée, en 1984.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, d’une durée de 4:54 laisse voir trois moments précis qui se sont déroulés lors de la fête de l’école (la ronde des enfants, le spectacle de gymnastique, le lâcher de ballons). Il ne semble pas y avoir eu de montage particulier. Le film est muet, et aucune musique n’a été ajoutée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La ronde des enfants (de 0:00 à 2:59). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enfants, filles et garçons dansent en ronde sur une estrade. La scène est filmée en contre-plongée, ce qui donne l’impression que le cinéaste se trouve au milieu du public, au pied de l’estrade. Les enfants, qui semblent être âgés d’environ six ans, portent tous les mêmes costumes : une salopette colorée et une chemise blanche pour les garçons et une jupe de couleur arrivant aux genoux avec un chemisier blanc pour les filles. Ces dernières portent sur leur tête un fichu. Tous les enfants ont aux pieds des bottes et à leur poignet gauche des bandes de papier colorées qui soulignent leurs mouvements. Le cinéaste prend d’abord un plan d’ensemble de l’évènement, on peut en effet voir la foule rassemblée au pied de l’estrade pendant que les enfants dansent. On a l’impression que la personne qui filme se rapproche de la scène car le plan se resserre de plus en plus sur les danseurs. L’objectif de la caméra suit les enfants dans leur ronde. Ces derniers dansent ensuite deux par deux. S’il n’y a pas de plan resserré sur un seul des enfants, on remarque tout de même que le cinéaste se focalise sur un petit garçon, vêtu d’une salopette vert pâle, ce qui laisse supposer qu’il s’agit de son fils. Même si le film est muet, on se doute que les enfants sont accompagnés d’une musique, il est cependant impossible de savoir de quelle musique il s’agit. Aux alentours des deux minutes, la qualité de l’image se dégrade l’espace de quelques secondes : l’image n’est plus très bien cadrée, le doigt du cinéaste apparaît à l’écran, et un objet (la scène ?) occupe la moitié du cadre. Une fois ce problème résolu, on observe un plan resserré sur les danseurs, ce qui permet de voir la partie du public se trouvant de l’autre côté de l’estrade. Un homme filme, lui aussi, une femme prend des photos… Les enfants dansent à nouveau en ronde. Fin du spectacle, le cinéaste change de perspective pour filmer les enfants qui descendent de la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Spectacle de gymnastique (de 3:00 à 4:06).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des jeunes filles d’environ une quinzaine d’années enchaînent des figures de gymnastique les unes à la suite des autres. Elles portent toutes le même justaucorps bleu foncé. Encore une fois, la personne qui filme se trouve dans le public et change parfois l’angle de la prise de vue pour permettre de capter le mieux possible les différents moments du spectacle. Il s’agit, la plupart du temps de plans d’ensemble. Il n’y a pas de focalisation sur une seule jeune fille, ce qui met l’accent sur la dynamique du spectacle de gymnastique. Plusieurs rushes se suivent pour montrer différents moments du spectacle : cheval d’arçon, saltos, roues, roulades, salut sous forme d’une figure collective. Il est à noter une interruption de la vidéo à 3:23, et ce pendant trois secondes, ce qui pourrait témoigner de l’absence de montage. &lt;br /&gt;
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	- Lâcher de ballons (de 4:07 à 4:53).&lt;br /&gt;
&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;DALTROFF Jean, Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle, Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017, p. 84.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;KACZMAREK Sandrine, L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939, Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000, p.8.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La foule, composée d’adultes et d’enfants, sûrement les élèves et leur famille, agitent des ballons colorés. Si le cinéaste réalise des plans d’ensemble de la foule, il est possible de constater qu’il semble se concentrer sur deux enfants, des garçons, en particuliers. Le plus âgé semble avoir une dizaine d’années, le plus jeune a déjà été aperçu, dansant sur l’estrade dans la première partie de la vidéo. Il s’agit certainement des fils de Monsieur Michel Daussin, le cinéaste qui a eu six enfants. A 4:34, les ballons sont lâchés dans le ciel. La caméra suit le mouvement des ballons qui s’élèvent progressivement dans le ciel, dépassant le toit de l’établissement. La vidéo se termine sur ce lancer de ballons. Il est à noter que cette scène est la même que celle de la vidéo Ecole 1985 tourné par Monsieur Daussin lors d’une autre fête à Notre-Dame de Sion, ce qui laisse penser que le lancer de ballon est une tradition dans cette école. Cela est confirmé par une photo récente trouvée sur le site officiel de l’école Notre-Dame de Sion.&amp;lt;ref&amp;gt;http://nds67.toutemonecole.fr/pages/123401&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le but visé par Monsieur Daussin en réalisant cette vidéo était certainement de fixer des souvenirs familiaux, de garder à jamais une trace de la fête d’école de ses enfants. L’absence de montage et le cadrage parfois approximatif souligne bien le fait que l’important n’était pas les techniques cinématographiques, mais bien l’émotion, la nostalgie, provoquée, au visionnage de ces moments. Il s’agit ici bien d’un film de famille, destiné à être visionner dans un cercle privé. Pour analyser cette vidéo, nous mettrons de côté cet aspect émotionnel et nous concentrerons sur l’école Notre-Dame de Sion ainsi que sur l’enseignement qui y est dispensé.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’école Notre-Dame de Sion, un établissement fondé par une Congrégation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à l’initiative de Théodore (1802-1884) et d’Alphonse Ratisbonne (1814-1884), deux juifs convertis au catholicisme, qu’est fondée en 1843 la Congrégation de Notre-Dame de Sion. Plusieurs établissements sont alors fondés hors de France, une maison est par exemple créée en 1866 en Roumanie. Bien que les deux frères soient originaires de Strasbourg, ce n’est qu’en 1919, soit trente-cinq ans après leur mort que la congrégation ouvre un établissement dans cette ville. Cette nouvelle école, tout d’abord exclusivement réservée aux filles, accueille la première année huit élèves, la plus jeune est âgée de 4 ans. La maison de Strasbourg est placée sous l’autorité d’une Mère supérieure. L’enseignement religieux qui y est dispensé est très important. L’objectif est avant tout d’éduquer de bonnes chrétiennes. Les professeurs sont en majorité des religieux, mais certains laïques travaillent aussi dans cet établissement. L’école s’agrandit peu à peu, des élèves de 4 à 18 ans y étudient. En 1950 est inaugurée l’école primaire au 2 rue Erckmann-Chatrian à Strasbourg. C’est très certainement dans la cour de cette école qu’a lieu la fête d’école filmée par Monsieur Daussin. Les enfants sur la vidéo semblent en effet être en âge d’y étudier, et l’architecture du bâtiment correspond à ce que l’on voit sur la vidéo. L’école est mixte depuis 1962. La scolarité privée étant payante, il est à noter que ces élèves proviennent la plupart du temps de familles aisées. C’est ce qu’a remarqué Kaczmarek Sandrine lors de ses recherches de Master sur l’Institution Notre-Dame de Sion. Elle observe ainsi que les filles scolarisées entre 1919 et 1939 ont souvent des parents militaires, médecins, chefs d’entreprise… Si ces recherches ne s’intéressent pas à l’année où a été tournée la vidéo, on peut tout de même dire que l’école semble fréquentée par des familles d’un milieu social assez favorisé. Cela est visible par les vêtements portés, ou encore par la présence de caméra, d’appareils photo parmi les parents d’élèves. Aujourd’hui, l’école Notre-Dame de Sion est séparée en deux établissements : celui situé rue Erckmann-Chatrian (école maternelle et élémentaire), et un collège au 8 boulevard de la Dordogne. Elle accueille plus de 660 élèves. &lt;br /&gt;
- Notre-Dame de Sion,  un établissement privé sous contrat. &lt;br /&gt;
On estime qu’en 2012 deux millions d’élèves étaient scolarisés dans des établissements privés en France. Il s’agit alors de s’intéresser à l’histoire de l’enseignement privé en France et particulièrement en Alsace. Si les lois Ferry de 1882 et 1886 mettent en place la laïcisation de l’école, le gouvernement de Vichy met l’accent sur l’instruction religieuse la reconnaissant d’utilité publique. Le gouvernement provisoire à Alger explicite au contraire les principes fondamentaux de l’école républicaine qui sont les suivants « gratuité, obligation scolaire, laïcité ». Ce débat entre intégration de l’enseignement privé et religieux fait beaucoup couler d’encre. Ce n’est qu’avec la loi Debré de 1959 que sont proposés trois statuts différents pour ces établissements. Ils peuvent être sous contrat associé avec l’Etat, ce qui implique un contrôle de l’Etat sur les programmes d’enseignement, en échange de quoi les établissements privés reçoivent des aides. L’autre type de contrat est le contrat simple. Moins contraignant  en ce qui concerne l’enseignement dispensé, il implique aussi des aides financières moindres. Dans le cas où l’établissement privé refuse les deux contrats avec l’Etat, il ne reçoit aucune aide, son enseignement est libre mais doit être soumis à des contraintes d’hygiène, de moralité et de niveau.  L’année même de la mise en application de la loi Debré, Notre Dame de Sion devient un établissement privé sous contrat d’association avec le Ministère de l’Education nationale. Il est tout de même à noter que l’Alsace bénéficiant d’un Régime local, la loi Debré ne s’y applique pas exactement de la même manière que dans le reste de la France : la question de la liberté de conscience et de la liberté des cultes posée par l’Article 1er de la loi ne s’applique pas en Alsace.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’importance de l’appréhension du corps dans la pédagogie. &lt;br /&gt;
Ecole privée sous contrat d’association avec l’Etat, l’établissement de Notre-Dame de Sion se doit de respecter les instructions et les programmes publiés par le Ministère de l’Education nationale. L’arrêté du 7 août 1969 met officiellement en place dans l’enseignement primaire le « tiers temps pédagogique » qui met l’accent sur trois domaines d’activité : la langue (le français), les mathématiques, et le développement du corps. Six heures par semaine sont alors dévolues à l’éducation physique et sportive. Cet enseignement n’est pas réservé au cycle primaire mais s’applique aussi au cycle secondaire. Ce qui est bien visible avec la démonstration de gymnastique réalisée par les jeunes filles dans la vidéo. De plus, la ronde effectuée par les enfants lors de la fête de l’école répond tout à fait aux consignes de l’Education nationale. Solange Sanchis, ancienne directrice d’école maternelle explique ainsi dans son livre Jeux de doigts, rondes et jeux dansés, publié en 2004, les bénéfices de cet exercice pour les enfants : « Lors de diverses figures, [l’enfant] exerce des activités motrices fondamentales […]. Tous ces exercices le conduisent à une connaissance de plus en plus fine de son schéma corporel ». Apprendre à se situer dans l’espace, à tenir compte de la chorégraphie, des règles, à interagir avec les autres, tous ces éléments se retrouvent dans l’exécution  de la ronde et participent à l’évolution de l’enfant. A cet aspect pédagogique s’ajoute en Alsace un aspect plus culturel. Il est en effet peut-être possible de faire une analogie entre la ronde des enfants de ce film (ou celle du film Ecole 1985 de Monsieur Daussin), et les danses traditionnelles alsaciennes. Tout d’abord, les costumes portés par les enfants ressemblent aux costumes traditionnels alsaciens : une coiffe dans les cheveux pour les filles, une jupe longue, le chemisier blanc,… Les différences avec les costumes alsaciens traditionnels peuvent être expliquées par le fait que l’école ne peut pas payer des vrais costumes à tous les enfants. Pour plus d’informations sur l’influence de la culture alsacienne sur la pédagogie de l’école Notre Dame de Sion, consulter la fiche d’analyse du film ''Ecole 1985''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=COMBES Jean, ''Histoire de l’école primaire élémentaire en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DALTROFF Jean, ''Les Ratisbonne Paris et Jérusalem au XIXe siècle : Regards croisés au début du XXIe siècle'', Bernardswiller, I. D. L’Edition, 2017. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KACZMAREK Sandrine, ''L’institution Notre-Dame de Sion à Strasbourg de 1919 à 1939'', Mémoire en Sciences historiques sous la direction de MAURER Catherine, Strasbourg, 1999-2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POUCET Bruno, ''L’enseignement privé en France'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 2012. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SANCHIS Solange, ''Jeux de doigts, rondes et jeux dansés'', Paris, Retz, 2004.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12692</id>
		<title>Ecole Sainte Charles (0043FI0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12692"/>
		<updated>2020-01-05T13:29:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole Sainte Charles&lt;br /&gt;
|fonds=Waag&lt;br /&gt;
|idSupport=0043FI0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1982&lt;br /&gt;
|video=0043FI0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Waag, Charles-Henri&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film présente l’Institut Saint-Charles. Situé à Schiltigheim, il accueille des enfants dyslexiques et leur offre un parcours scolaire adapté. Le fils du cinéaste, Charles-Henri Waag, était scolarisé dans cet établissement.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, extraite d’un film d’une durée d’environ 50 minutes, est divisée en quatre parties. Ce film est caractérisé par le travail de montage réalisé par Monsieur Waag. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Départ en voyage scolaire (de 0:00 à 4:05). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéaste alterne des plans d’ensemble et des gros plans. Plans d’ensemble de la cour dans laquelle sont réunis parents d’élèves et professeurs. Gros plans sur les provisions, les bagages, les roues des bus ou encore sur quelques visages d’enfants ou d’accompagnateurs. On voit les soutes du bus être remplies. Se mélangent les bruits des différentes conversations. Un homme, de dos, fait l’appel des élèves. Lors du montage, Charles-Henri Waag a inséré à partir de 1:12  la chanson « Deux enfants sur la plage » de Jean Ferrat (1961). Cette musique accompagne tout d’abord les visages de deux enfants, puis ensuite un carton : fond noir, l’écriture « h =y » change de place au fil du temps (nous apprendrons plus tard ce que cela signifie). Les enfants montent dans le bus, Monsieur Freddy Mager, instituteur en classe de CM2 les comptent. C’est aussi lui qui, dans le plan suivant, fait un discours aux parents concernant le séjour de leurs enfants en Bretagne. Les mots d’ordre de ce séjour étant « Détente » et « Sécurité ». Le cinéaste enchaîne des gros plans sur lui et sur les parents d’élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Présentation de l’Institut Saint-Charles et des confusions engendrées par la dyslexie (4:06 à 9:26).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On perçoit en fond sonore le discours d’une femme, Sœur Marie-Edith. Elle explique que le prix de la journée, fixé par la préfecture, est payé par la sécurité sociale. Elle présente ensuite la dyslexie. Accompagnant ces mots, on voit tout d’abord l’extérieur des locaux, le fils du cinéaste, Christophe Waag, descend des escaliers. Un instituteur, Joseph Nutz, sort de sa voiture et discute ensuite avec Huguette Waag, la première femme du cinéaste, et Christophe. La caméra se concentre sur le visage de l’instituteur.  Le visage de la femme qui parle apparaît à l’écran après que la caméra ait balayé les parents d’élèves constituant l’auditoire.  Sœur Marie-Edith se lève pour écrire au tableau les différentes confusions visuelles ou auditives que peuvent faire les personnes atteintes de dyslexies : par exemple confondre le h et le y qui, en écriture cursive sont les mêmes, mais à l’envers (« h =y »).  Le discours est accompagné de de gros plan sur la Sœur, ou sur le public. Certains parents semblent attentifs, d’autres discutent entre eux. On observe aussi des vues d’ensemble des extérieurs de l’Institut : les jardins, la cour de récréation, les terrains de football et de basketball. La partie se termine avec un gros plan sur le visage souriant de la Sœur, expliquant que les parents peuvent prendre rendez-vous avec les professeurs si besoin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Cours sur la lettre « y » (9:27 à 12:29).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette troisième partie est introduite par de la musique classique. A un plan d’ensemble sur une salle de classe vide succède un plan de l’extérieur de l’école la nuit. Retour sur la salle de classe qui se remplit peu à peu. Les élèves s’assoient à leur pupitre. Gros plan sur certains d’entre eux puis sur un instituteur, Denis Schneider. Il est d’abord à son bureau avant de laisser sa place à un autre instituteur : Joseph Nutz, déjà aperçu dans une autre scène. Le cinéaste semble lui-même prendre part au cours qui se déroule sous nos yeux. On distingue d’ailleurs le pupitre derrière lequel il est assis. Le cours en question porte sur la lettre « y ». L’instituteur fait venir un enfant au tableau et explique que le « y » est en fait un double « i ». La partie se termine lorsque le professeur fait venir un autre élève au tableau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rencontre parent/professeur (12:30 à 14:22). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une courte transition accompagnée de musique classique qui débute cette partie. On y voit des enfants descendre les mêmes escaliers que dans la première partie, et jouer dans la cours de récréation enneigée sous la surveillance d’instituteurs. Nous assistons ensuite à la rencontre entre Huguette Waag, femme du cinéaste, et Joseph Nutz, l’instituteur de Christophe. Cela doit vraisemblablement avoir lieu à la période de Noël puisque l’on aperçoit en arrière-plan une crèche. L’instituteur commence par noter l’absence de Charles-Henri Waag à l’entretien (ce qui témoigne d’ailleurs du fait que le film a été mis en scène puisque Monsieur Waag se trouve derrière la caméra, de plus, Monsieur Nutz lui jette de fréquents coups d’œil…) L’instituteur souligne l’importance du rôle des deux parents qui doivent encourager leur enfant dans sa progression. Il est intéressant de noter que la scène est tournée en contre-plongée, ce qui met les deux protagonistes en valeur. De plus, Joseph Nutz se trouve au centre de l’image alors que la femme du cinéaste est peu à peu exclue du cadre lorsque le cinéaste fait un gros plan sur l’instituteur, ce qui lui confère un rôle central. La séquence se termine de manière assez abrupte, ce qui est dû au fait que la vidéo constitue en réalité le premier quart du film intégral tourné par Charles-Henri Waag.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cet extrait, caractérisé par le travail de montage et la mise en scène réalisés par Monsieur Waag permet de découvrir la dyslexie et ouvre une porte sur le milieu de l’enseignement spécialisé des années 80. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L’enseignement spécialisé en France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de l’enseignement spécialisé en France est datée du début du XXème siècle. La loi du 15 avril 1909 permet en effet la création, sur demande du département ou de la commune, d’établissements spécialisés, ou encore de classes de perfectionnement. Le premier diplôme spécialisé pour instituteur, le Certificat d’aptitude à l’enseignement aux enfants arriérés, est d’ailleurs créé au début du XXème siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 8. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En 1952, on relève que 5% de la population scolarisée est concernée par cet enseignement, le but étant d’éviter la déscolarisation des enfants en difficulté scolaire. L’ouvrage ''L’école publique française'', préfacé par le ministre de l’Education nationale de l’époque, comporte d’ailleurs un chapitre à ce sujet, ce qui prouve bien l’importance de cette question. L’une des considérations qui prime dans les années 50 est de favoriser les rapports entre les enfants en difficulté et les autres enfants, sans pour autant les mélanger dans les classes. L’enseignement spécialisé est placé sous la double tutelle du ministère de l’Education nationale, et du ministère de la Santé.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 9. &amp;lt;/ref&amp;gt; On note la présence de plusieurs types d’établissements spécialisés différents. Il est par exemple possible de citer, les Classes d’intégration Scolaire (CLIS), les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP), les Instituts Médico-Pédagogiques (IMP)… En 1990, l’Académie de Strasbourg fait partie des académies de France les mieux dotées en terme d’enseignement spécialisé. En effet, 2,8% des enseignements dispensés dans cette académie sont des enseignements spécialisés, un pourcentage au-dessus de la moyenne nationale.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La dyslexie : un trouble du langage et de l’apprentissage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1982, année de l’extrait étudié, Etienne Bolanski pointait du doigt la difficulté de donner une définition exacte de ce qu’est la dyslexie. Il écrit en ce sens « Tout le monde admet qu’il est très malaisé, voire impossible, de définir un terme dont on fait un usage aussi large ».&amp;lt;ref&amp;gt;BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982, p. 3. &amp;lt;/ref&amp;gt; L’étymologie du mot dyslexie apporte déjà un élément de réponse quant à la définition à donner à cette pathologie. A la racine « lexie » qui vient du grec ancien « lexis » (le mot, le langage), est ajouté le préfixe péjoratif « dys- », qui désigne une difficulté. La dyslexie est donc un trouble du langage et particulièrement de la lecture. On considère en effet à l’époque que cette pathologie est caractérisée par le fait d’acquérir la lecture dans des délais inhabituels. Si toutes personnes apprenant à lire rencontrent des difficultés, celles-ci persistent chez les dyslexiques. Le discours de Sœur Marie-Edith dans la deuxième partie de la vidéo décrit les conséquences de cette pathologie : la confusion de lettres ou de sons, l’inversion de lettres ou de syllabes dans un mot, orthographe et grammaire laborieuses…&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt; En effet, lorsqu'il existe des difficultés de reconnaissance et de décodage des mots, cela implique des difficultés de transcription de ces mots, et donc d’expression écrite, tout cela ajouté à des difficultés de compréhension écrite. Au vu de l’importance de la lecture et de l’écriture dans notre société, il est facile de comprendre en quoi cette pathologie est handicapante dans le parcours scolaire d’un enfant dyslexique. On définit aujourd’hui la dyslexie comme un trouble neuro-développemental, c’est-à-dire que l’enfant souffre de perturbations du développement cognitif.  Les recherches récentes sur la dyslexie ont déterminé plusieurs origines possibles à cette pathologie : facteurs génétiques, ou encore facteurs environnementaux (prématurité, stimulation de l’entourage…)&amp;lt;ref&amp;gt;https://vimeo.com/320711822&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’Institut Saint-Charles : de l’orphelinat à l’IMP. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1867 est fondé à Schiltigheim l’orphelinat Saint-Charles. Prévu pour accueillir soixante garçons, cet établissement est placé sous l’autorité des Sœurs de la Charité de Strasbourg, une congrégation créée en 1734. Sont alors construits un internat, une chapelle, et divers autres locaux. En 1927, c’est une école privée qui ouvre ses portes. Si après 1945, l’orphelinat accueille de plus en plus d’enfants handicapés, ce n’est qu’à partir de 1958 que Saint-Charles se spécialise dans la rééducation de la dyslexie en obtenant un agrément de la Sécurité Sociale. Cet agrément prévoit que l’Institut doit accueillir une soixantaine de garçons âgés de 6 à 15 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 45-46.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les enfants sont accueillis à la semaine puisque la rééducation est basée sur une théorie de la psychanalyse préconisant l’autonomie de l’enfant par rapport à sa famille. Instituteurs et éducateurs travaillent en collaboration avec des professionnels de santé. Si les rééducations orthophoniques sont rares en 1982, on remarque que certains membres du personnel de l’Institut ont tout de même les qualifications nécessaires à la rééducation de la dyslexie.  En 1957 est en effet créée l’école de formation des rééducateurs en dyslexie, ceux-ci obtiennent ensuite le titre d’orthophonistes à compétences limitées en langage écrit.&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/&amp;lt;/ref&amp;gt; En 1992, un nouvel internat est construit de façon à préparer les bâtiments pour un enseignement mixte et c’est deux ans plus tard que la mixité est introduite à Saint-Charles.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; Le film analysé ayant été tourné en 1982, il est normal que ces nouveaux bâtiments n’apparaissent pas. Il est cependant à noter que certaines parties de l’établissement visibles sur les images sont encore en place aujourd’hui. Notamment le stade de football, ou encore l’escalier permettant de quitter l’ancien internat. &lt;br /&gt;
[[Fichier:20200105 140729.jpg|vignette|Etablissements de la Fondation Vincent de Paul en Alsace et en Lorraine, 31 décembre 2017.]]&lt;br /&gt;
En 2000, les Sœurs de la Charité créent la Fondation Vincent de Paul, reconnue d’utilité publique. L’Institut Saint-Charles est alors intégré à cette Fondation. Aujourd’hui, il  est composé d’un ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique), soixante-deux enfants entre 6 et 14 ans y sont accueillis en internat ou en semi-internat. L’Institut comporte aussi un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile) qui concerne les enfants scolarisés dans des classes spécifiques comme les CLIS (Classes d’Intégration Spécialisées) ou les ULIS (Unités localisées pour l’Inclusion Scolaire en collèges et lycée).&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Le film, un outil pédagogique pour l’enseignement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des questions soulevée par l’extrait du film de Charles-Henri Waag est la relation entre le cinéaste et l’Institut Saint-Charles. Si les deux premières parties de l’extrait (le départ en sortie scolaire et la réunion d’information) ont pu être tournées sur la simple initiative du cinéaste, il est impossible que Monsieur Waag ait pu filmer un cours sans que la direction de l’école soit impliquée. De plus, la dernière partie de l’extrait met en scène la première femme du cinéaste et un instituteur de l’Institut Saint-Charles. Dans d’autres scènes du film (qui ne sont pas visibles dans cet extrait), il est possible de remarquer des scènes relevant de l’intimité des enfants. On peut par exemple citer la scène du lever ou du coucher des enfants, ainsi qu’une scène dans la salle de bain de l’internat où les garçons se lavent les dents. La question de l’implication de l’Institut semble centrale pour comprendre l’enjeu de ce film. Passionné de photographie depuis ses 14 ans, Charles-Henry Waag a réalisé de nombreux films dans les années 70 et 80. Le travail de mise en scène et de montage les caractérise.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; S’il est possible que ce soit lui qui ait été à l’initiative de cette idée, l’entretien avec des instituteurs de l’Institut a soulevé une autre explication. La pédagogie mise en place dans l’établissement reposait, entre autres, sur les activités extrascolaires. Les élèves partaient ainsi en classe de neige, en classe verte… De nombreux films ont été réalisés dans le cadre de l’enseignement. On peut ainsi trouver des films évoquant la dyslexie, ou d’autres sur la vie à l’internat. L’Institut possédait d’ailleurs sa propre caméra. Le film réalisé par Monsieur Waag aurait ainsi été projeté au sein des classes de l’Institut. Une autre hypothèse est qu’il aurait pu servir à présenter l’Institut et le quotidien des enfants qui y ont été admis aux parents des nouveaux-élèves.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Ouvrages scientifiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994. &lt;br /&gt;
BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982. &lt;br /&gt;
SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sitographie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/ (Dernière consultation le 31/12/2019).  Site de la Fédération Nationale des Orthophonistes&lt;br /&gt;
https://vimeo.com/320711822 (Dernière consultation le 31/12/2019). Intervention de HELLOIN Marie-Christel « La dyslexie, un trouble neurodéveloppemental, des apprentissages » à Notre-Dame de Bondeville, 2019. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Entretiens : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &lt;br /&gt;
Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12691</id>
		<title>Ecole Sainte Charles (0043FI0001)</title>
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		<updated>2020-01-05T13:27:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole Sainte Charles&lt;br /&gt;
|fonds=Waag&lt;br /&gt;
|idSupport=0043FI0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1982&lt;br /&gt;
|video=0043FI0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Waag, Charles-Henri&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film présente l’Institut Saint-Charles. Situé à Schiltigheim, il accueille des enfants dyslexiques et leur offre un parcours scolaire adapté. Le fils du cinéaste, Charles-Henri Waag, était scolarisé dans cet établissement.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, extraite d’un film d’une durée d’environ 50 minutes, est divisée en quatre parties. Ce film est caractérisé par le travail de montage réalisé par Monsieur Waag. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Départ en voyage scolaire (de 0:00 à 4:05). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéaste alterne des plans d’ensemble et des gros plans. Plans d’ensemble de la cour dans laquelle sont réunis parents d’élèves et professeurs. Gros plans sur les provisions, les bagages, les roues des bus ou encore sur quelques visages d’enfants ou d’accompagnateurs. On voit les soutes du bus être remplies. Se mélangent les bruits des différentes conversations. Un homme, de dos, fait l’appel des élèves. Lors du montage, Charles-Henri Waag a inséré à partir de 1:12  la chanson « Deux enfants sur la plage » de Jean Ferrat (1961). Cette musique accompagne tout d’abord les visages de deux enfants, puis ensuite un carton : fond noir, l’écriture « h =y » change de place au fil du temps (nous apprendrons plus tard ce que cela signifie). Les enfants montent dans le bus, Monsieur Freddy Mager, instituteur en classe de CM2 les comptent. C’est aussi lui qui, dans le plan suivant, fait un discours aux parents concernant le séjour de leurs enfants en Bretagne. Les mots d’ordre de ce séjour étant « Détente » et « Sécurité ». Le cinéaste enchaîne des gros plans sur lui et sur les parents d’élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Présentation de l’Institut Saint-Charles et des confusions engendrées par la dyslexie (4:06 à 9:26).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On perçoit en fond sonore le discours d’une femme, Sœur Marie-Edith. Elle explique que le prix de la journée, fixé par la préfecture, est payé par la sécurité sociale. Elle présente ensuite la dyslexie. Accompagnant ces mots, on voit tout d’abord l’extérieur des locaux, le fils du cinéaste, Christophe Waag, descend des escaliers. Un instituteur, Joseph Nutz, sort de sa voiture et discute ensuite avec Huguette Waag, la première femme du cinéaste, et Christophe. La caméra se concentre sur le visage de l’instituteur.  Le visage de la femme qui parle apparaît à l’écran après que la caméra ait balayé les parents d’élèves constituant l’auditoire.  Sœur Marie-Edith se lève pour écrire au tableau les différentes confusions visuelles ou auditives que peuvent faire les personnes atteintes de dyslexies : par exemple confondre le h et le y qui, en écriture cursive sont les mêmes, mais à l’envers (« h =y »).  Le discours est accompagné de de gros plan sur la Sœur, ou sur le public. Certains parents semblent attentifs, d’autres discutent entre eux. On observe aussi des vues d’ensemble des extérieurs de l’Institut : les jardins, la cour de récréation, les terrains de football et de basketball. La partie se termine avec un gros plan sur le visage souriant de la Sœur, expliquant que les parents peuvent prendre rendez-vous avec les professeurs si besoin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Cours sur la lettre « y » (9:27 à 12:29).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette troisième partie est introduite par de la musique classique. A un plan d’ensemble sur une salle de classe vide succède un plan de l’extérieur de l’école la nuit. Retour sur la salle de classe qui se remplit peu à peu. Les élèves s’assoient à leur pupitre. Gros plan sur certains d’entre eux puis sur un instituteur, Denis Schneider. Il est d’abord à son bureau avant de laisser sa place à un autre instituteur : Joseph Nutz, déjà aperçu dans une autre scène. Le cinéaste semble lui-même prendre part au cours qui se déroule sous nos yeux. On distingue d’ailleurs le pupitre derrière lequel il est assis. Le cours en question porte sur la lettre « y ». L’instituteur fait venir un enfant au tableau et explique que le « y » est en fait un double « i ». La partie se termine lorsque le professeur fait venir un autre élève au tableau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rencontre parent/professeur (12:30 à 14:22). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une courte transition accompagnée de musique classique qui débute cette partie. On y voit des enfants descendre les mêmes escaliers que dans la première partie, et jouer dans la cours de récréation enneigée sous la surveillance d’instituteurs. Nous assistons ensuite à la rencontre entre Huguette Waag, femme du cinéaste, et Joseph Nutz, l’instituteur de Christophe. Cela doit vraisemblablement avoir lieu à la période de Noël puisque l’on aperçoit en arrière-plan une crèche. L’instituteur commence par noter l’absence de Charles-Henri Waag à l’entretien (ce qui témoigne d’ailleurs du fait que le film a été mis en scène puisque Monsieur Waag se trouve derrière la caméra, de plus, Monsieur Nutz lui jette de fréquents coups d’œil…) L’instituteur souligne l’importance du rôle des deux parents qui doivent encourager leur enfant dans sa progression. Il est intéressant de noter que la scène est tournée en contre-plongée, ce qui met les deux protagonistes en valeur. De plus, Joseph Nutz se trouve au centre de l’image alors que la femme du cinéaste est peu à peu exclue du cadre lorsque le cinéaste fait un gros plan sur l’instituteur, ce qui lui confère un rôle central. La séquence se termine de manière assez abrupte, ce qui est dû au fait que la vidéo constitue en réalité le premier quart du film intégral tourné par Charles-Henri Waag.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=- L’enseignement spécialisé en France. &lt;br /&gt;
La question de l’enseignement spécialisé en France est datée du début du XXème siècle. La loi du 15 avril 1909 permet en effet la création, sur demande du département ou de la commune, d’établissements spécialisés, ou encore de classes de perfectionnement. Le premier diplôme spécialisé pour instituteur, le Certificat d’aptitude à l’enseignement aux enfants arriérés, est d’ailleurs créé au début du XXème siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 8. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En 1952, on relève que 5% de la population scolarisée est concernée par cet enseignement, le but étant d’éviter la déscolarisation des enfants en difficulté scolaire. L’ouvrage ''L’école publique française'', préfacé par le ministre de l’Education nationale de l’époque, comporte d’ailleurs un chapitre à ce sujet, ce qui prouve bien l’importance de cette question. L’une des considérations qui prime dans les années 50 est de favoriser les rapports entre les enfants en difficulté et les autres enfants, sans pour autant les mélanger dans les classes. L’enseignement spécialisé est placé sous la double tutelle du ministère de l’Education nationale, et du ministère de la Santé.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 9. &amp;lt;/ref&amp;gt; On note la présence de plusieurs types d’établissements spécialisés différents. Il est par exemple possible de citer, les Classes d’intégration Scolaire (CLIS), les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP), les Instituts Médico-Pédagogiques (IMP)… En 1990, l’Académie de Strasbourg fait partie des académies de France les mieux dotées en terme d’enseignement spécialisé. En effet, 2,8% des enseignements dispensés dans cette académie sont des enseignements spécialisés, un pourcentage au-dessus de la moyenne nationale.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La dyslexie : un trouble du langage et de l’apprentissage. &lt;br /&gt;
En 1982, année de l’extrait étudié, Etienne Bolanski pointait du doigt la difficulté de donner une définition exacte de ce qu’est la dyslexie. Il écrit en ce sens « Tout le monde admet qu’il est très malaisé, voire impossible, de définir un terme dont on fait un usage aussi large ».&amp;lt;ref&amp;gt;BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982, p. 3. &amp;lt;/ref&amp;gt; L’étymologie du mot dyslexie apporte déjà un élément de réponse quant à la définition à donner à cette pathologie. A la racine « lexie » qui vient du grec ancien « lexis » (le mot, le langage), est ajouté le préfixe péjoratif « dys- », qui désigne une difficulté. La dyslexie est donc un trouble du langage et particulièrement de la lecture. On considère en effet à l’époque que cette pathologie est caractérisée par le fait d’acquérir la lecture dans des délais inhabituels. Si toutes personnes apprenant à lire rencontrent des difficultés, celles-ci persistent chez les dyslexiques. Le discours de Sœur Marie-Edith dans la deuxième partie de la vidéo décrit les conséquences de cette pathologie : la confusion de lettres ou de sons, l’inversion de lettres ou de syllabes dans un mot, orthographe et grammaire laborieuses…&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt; En effet, lorsqu'il existe des difficultés de reconnaissance et de décodage des mots, cela implique des difficultés de transcription de ces mots, et donc d’expression écrite, tout cela ajouté à des difficultés de compréhension écrite. Au vu de l’importance de la lecture et de l’écriture dans notre société, il est facile de comprendre en quoi cette pathologie est handicapante dans le parcours scolaire d’un enfant dyslexique. On définit aujourd’hui la dyslexie comme un trouble neuro-développemental, c’est-à-dire que l’enfant souffre de perturbations du développement cognitif.  Les recherches récentes sur la dyslexie ont déterminé plusieurs origines possibles à cette pathologie : facteurs génétiques, ou encore facteurs environnementaux (prématurité, stimulation de l’entourage…)&amp;lt;ref&amp;gt;https://vimeo.com/320711822&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’Institut Saint-Charles : de l’orphelinat à l’IMP. &lt;br /&gt;
En 1867 est fondé à Schiltigheim l’orphelinat Saint-Charles. Prévu pour accueillir soixante garçons, cet établissement est placé sous l’autorité des Sœurs de la Charité de Strasbourg, une congrégation créée en 1734. Sont alors construits un internat, une chapelle, et divers autres locaux. En 1927, c’est une école privée qui ouvre ses portes. Si après 1945, l’orphelinat accueille de plus en plus d’enfants handicapés, ce n’est qu’à partir de 1958 que Saint-Charles se spécialise dans la rééducation de la dyslexie en obtenant un agrément de la Sécurité Sociale. Cet agrément prévoit que l’Institut doit accueillir une soixantaine de garçons âgés de 6 à 15 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 45-46.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les enfants sont accueillis à la semaine puisque la rééducation est basée sur une théorie de la psychanalyse préconisant l’autonomie de l’enfant par rapport à sa famille. Instituteurs et éducateurs travaillent en collaboration avec des professionnels de santé. Si les rééducations orthophoniques sont rares en 1982, on remarque que certains membres du personnel de l’Institut ont tout de même les qualifications nécessaires à la rééducation de la dyslexie.  En 1957 est en effet créée l’école de formation des rééducateurs en dyslexie, ceux-ci obtiennent ensuite le titre d’orthophonistes à compétences limitées en langage écrit.&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/&amp;lt;/ref&amp;gt; En 1992, un nouvel internat est construit de façon à préparer les bâtiments pour un enseignement mixte et c’est deux ans plus tard que la mixité est introduite à Saint-Charles.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; Le film analysé ayant été tourné en 1982, il est normal que ces nouveaux bâtiments n’apparaissent pas. Il est cependant à noter que certaines parties de l’établissement visibles sur les images sont encore en place aujourd’hui. Notamment le stade de football, ou encore l’escalier permettant de quitter l’ancien internat. &lt;br /&gt;
[[Fichier:20200105 140729.jpg|vignette|Etablissements de la Fondation Vincent de Paul en Alsace et en Lorraine, 31 décembre 2017.]]&lt;br /&gt;
En 2000, les Sœurs de la Charité créent la Fondation Vincent de Paul, reconnue d’utilité publique. L’Institut Saint-Charles est alors intégré à cette Fondation. Aujourd’hui, il  est composé d’un ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique), soixante-deux enfants entre 6 et 14 ans y sont accueillis en internat ou en semi-internat. L’Institut comporte aussi un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile) qui concerne les enfants scolarisés dans des classes spécifiques comme les CLIS (Classes d’Intégration Spécialisées) ou les ULIS (Unités localisées pour l’Inclusion Scolaire en collèges et lycée).&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Le film, un outil pédagogique pour l’enseignement.  &lt;br /&gt;
Une des questions soulevée par l’extrait du film de Charles-Henri Waag est la relation entre le cinéaste et l’Institut Saint-Charles. Si les deux premières parties de l’extrait (le départ en sortie scolaire et la réunion d’information) ont pu être tournées sur la simple initiative du cinéaste, il est impossible que Monsieur Waag ait pu filmer un cours sans que la direction de l’école soit impliquée. De plus, la dernière partie de l’extrait met en scène la première femme du cinéaste et un instituteur de l’Institut Saint-Charles. Dans d’autres scènes du film (qui ne sont pas visibles dans cet extrait), il est possible de remarquer des scènes relevant de l’intimité des enfants. On peut par exemple citer la scène du lever ou du coucher des enfants, ainsi qu’une scène dans la salle de bain de l’internat où les garçons se lavent les dents. La question de l’implication de l’Institut semble centrale pour comprendre l’enjeu de ce film. Passionné de photographie depuis ses 14 ans, Charles-Henry Waag a réalisé de nombreux films dans les années 70 et 80. Le travail de mise en scène et de montage les caractérise.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; S’il est possible que ce soit lui qui ait été à l’initiative de cette idée, l’entretien avec des instituteurs de l’Institut a soulevé une autre explication. La pédagogie mise en place dans l’établissement reposait, entre autres, sur les activités extrascolaires. Les élèves partaient ainsi en classe de neige, en classe verte… De nombreux films ont été réalisés dans le cadre de l’enseignement. On peut ainsi trouver des films évoquant la dyslexie, ou d’autres sur la vie à l’internat. L’Institut possédait d’ailleurs sa propre caméra. Le film réalisé par Monsieur Waag aurait ainsi été projeté au sein des classes de l’Institut. Une autre hypothèse est qu’il aurait pu servir à présenter l’Institut et le quotidien des enfants qui y ont été admis aux parents des nouveaux-élèves.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Ouvrages scientifiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994. &lt;br /&gt;
BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982. &lt;br /&gt;
SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sitographie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/ (Dernière consultation le 31/12/2019).  Site de la Fédération Nationale des Orthophonistes&lt;br /&gt;
https://vimeo.com/320711822 (Dernière consultation le 31/12/2019). Intervention de HELLOIN Marie-Christel « La dyslexie, un trouble neurodéveloppemental, des apprentissages » à Notre-Dame de Bondeville, 2019. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Entretiens : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &lt;br /&gt;
Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12689</id>
		<title>Ecole Sainte Charles (0043FI0001)</title>
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		<updated>2020-01-05T13:26:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole Sainte Charles&lt;br /&gt;
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|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
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|langue=fr&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Waag, Charles-Henri&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
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|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film présente l’Institut Saint-Charles. Situé à Schiltigheim, il accueille des enfants dyslexiques et leur offre un parcours scolaire adapté. Le fils du cinéaste, Charles-Henri Waag, était scolarisé dans cet établissement.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, extraite d’un film d’une durée d’environ 50 minutes, est divisée en quatre parties. Ce film est caractérisé par le travail de montage réalisé par Monsieur Waag. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Départ en voyage scolaire (de 0:00 à 4:05). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéaste alterne des plans d’ensemble et des gros plans. Plans d’ensemble de la cour dans laquelle sont réunis parents d’élèves et professeurs. Gros plans sur les provisions, les bagages, les roues des bus ou encore sur quelques visages d’enfants ou d’accompagnateurs. On voit les soutes du bus être remplies. Se mélangent les bruits des différentes conversations. Un homme, de dos, fait l’appel des élèves. Lors du montage, Charles-Henri Waag a inséré à partir de 1:12  la chanson « Deux enfants sur la plage » de Jean Ferrat (1961). Cette musique accompagne tout d’abord les visages de deux enfants, puis ensuite un carton : fond noir, l’écriture « h =y » change de place au fil du temps (nous apprendrons plus tard ce que cela signifie). Les enfants montent dans le bus, Monsieur Freddy Mager, instituteur en classe de CM2 les comptent. C’est aussi lui qui, dans le plan suivant, fait un discours aux parents concernant le séjour de leurs enfants en Bretagne. Les mots d’ordre de ce séjour étant « Détente » et « Sécurité ». Le cinéaste enchaîne des gros plans sur lui et sur les parents d’élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Présentation de l’Institut Saint-Charles et des confusions engendrées par la dyslexie (4:06 à 9:26).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On perçoit en fond sonore le discours d’une femme, Sœur Marie-Edith. Elle explique que le prix de la journée, fixé par la préfecture, est payé par la sécurité sociale. Elle présente ensuite la dyslexie. Accompagnant ces mots, on voit tout d’abord l’extérieur des locaux, le fils du cinéaste, Christophe Waag, descend des escaliers. Un instituteur, Joseph Nutz, sort de sa voiture et discute ensuite avec Huguette Waag, la première femme du cinéaste, et Christophe. La caméra se concentre sur le visage de l’instituteur.  Le visage de la femme qui parle apparaît à l’écran après que la caméra ait balayé les parents d’élèves constituant l’auditoire.  Sœur Marie-Edith se lève pour écrire au tableau les différentes confusions visuelles ou auditives que peuvent faire les personnes atteintes de dyslexies : par exemple confondre le h et le y qui, en écriture cursive sont les mêmes, mais à l’envers (« h =y »).  Le discours est accompagné de de gros plan sur la Sœur, ou sur le public. Certains parents semblent attentifs, d’autres discutent entre eux. On observe aussi des vues d’ensemble des extérieurs de l’Institut : les jardins, la cour de récréation, les terrains de football et de basketball. La partie se termine avec un gros plan sur le visage souriant de la Sœur, expliquant que les parents peuvent prendre rendez-vous avec les professeurs si besoin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Cours sur la lettre « y » (9:27 à 12:29).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette troisième partie est introduite par de la musique classique. A un plan d’ensemble sur une salle de classe vide succède un plan de l’extérieur de l’école la nuit. Retour sur la salle de classe qui se remplit peu à peu. Les élèves s’assoient à leur pupitre. Gros plan sur certains d’entre eux puis sur un instituteur, Denis Schneider. Il est d’abord à son bureau avant de laisser sa place à un autre instituteur : Joseph Nutz, déjà aperçu dans une autre scène. Le cinéaste semble lui-même prendre part au cours qui se déroule sous nos yeux. On distingue d’ailleurs le pupitre derrière lequel il est assis. Le cours en question porte sur la lettre « y ». L’instituteur fait venir un enfant au tableau et explique que le « y » est en fait un double « i ». La partie se termine lorsque le professeur fait venir un autre élève au tableau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rencontre parent/professeur (12:30 à 14:22). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une courte transition accompagnée de musique classique qui débute cette partie. On y voit des enfants descendre les mêmes escaliers que dans la première partie, et jouer dans la cours de récréation enneigée sous la surveillance d’instituteurs. Nous assistons ensuite à la rencontre entre Huguette Waag, femme du cinéaste, et Joseph Nutz, l’instituteur de Christophe. Cela doit vraisemblablement avoir lieu à la période de Noël puisque l’on aperçoit en arrière-plan une crèche. L’instituteur commence par noter l’absence de Charles-Henri Waag à l’entretien (ce qui témoigne d’ailleurs du fait que le film a été mis en scène puisque Monsieur Waag se trouve derrière la caméra, de plus, Monsieur Nutz lui jette de fréquents coups d’œil…) L’instituteur souligne l’importance du rôle des deux parents qui doivent encourager leur enfant dans sa progression. Il est intéressant de noter que la scène est tournée en contre-plongée, ce qui met les deux protagonistes en valeur. De plus, Joseph Nutz se trouve au centre de l’image alors que la femme du cinéaste est peu à peu exclue du cadre lorsque le cinéaste fait un gros plan sur l’instituteur, ce qui lui confère un rôle central. La séquence se termine de manière assez abrupte, ce qui est dû au fait que la vidéo constitue en réalité le premier quart du film intégral tourné par Charles-Henri Waag.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=- L’enseignement spécialisé en France. &lt;br /&gt;
La question de l’enseignement spécialisé en France est datée du début du XXème siècle. La loi du 15 avril 1909 permet en effet la création, sur demande du département ou de la commune, d’établissements spécialisés, ou encore de classes de perfectionnement. Le premier diplôme spécialisé pour instituteur, le Certificat d’aptitude à l’enseignement aux enfants arriérés, est d’ailleurs créé au début du XXème siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 8. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En 1952, on relève que 5% de la population scolarisée est concernée par cet enseignement, le but étant d’éviter la déscolarisation des enfants en difficulté scolaire. L’ouvrage ''L’école publique française'', préfacé par le ministre de l’Education nationale de l’époque, comporte d’ailleurs un chapitre à ce sujet, ce qui prouve bien l’importance de cette question. L’une des considérations qui prime dans les années 50 est de favoriser les rapports entre les enfants en difficulté et les autres enfants, sans pour autant les mélanger dans les classes. L’enseignement spécialisé est placé sous la double tutelle du ministère de l’Education nationale, et du ministère de la Santé.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 9. &amp;lt;/ref&amp;gt; On note la présence de plusieurs types d’établissements spécialisés différents. Il est par exemple possible de citer, les Classes d’intégration Scolaire (CLIS), les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP), les Instituts Médico-Pédagogiques (IMP)… En 1990, l’Académie de Strasbourg fait partie des académies de France les mieux dotées en terme d’enseignement spécialisé. En effet, 2,8% des enseignements dispensés dans cette académie sont des enseignements spécialisés, un pourcentage au-dessus de la moyenne nationale.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La dyslexie : un trouble du langage et de l’apprentissage. &lt;br /&gt;
En 1982, année de l’extrait étudié, Etienne Bolanski pointait du doigt la difficulté de donner une définition exacte de ce qu’est la dyslexie. Il écrit en ce sens « Tout le monde admet qu’il est très malaisé, voire impossible, de définir un terme dont on fait un usage aussi large ».&amp;lt;ref&amp;gt;BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982, p. 3. &amp;lt;/ref&amp;gt; L’étymologie du mot dyslexie apporte déjà un élément de réponse quant à la définition à donner à cette pathologie. A la racine « lexie » qui vient du grec ancien « lexis » (le mot, le langage), est ajouté le préfixe péjoratif « dys- », qui désigne une difficulté. La dyslexie est donc un trouble du langage et particulièrement de la lecture. On considère en effet à l’époque que cette pathologie est caractérisée par le fait d’acquérir la lecture dans des délais inhabituels. Si toutes personnes apprenant à lire rencontrent des difficultés, celles-ci persistent chez les dyslexiques. Le discours de Sœur Marie-Edith dans la deuxième partie de la vidéo décrit les conséquences de cette pathologie : la confusion de lettres ou de sons, l’inversion de lettres ou de syllabes dans un mot, orthographe et grammaire laborieuses…&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt; En effet, lorsqu'il existe des difficultés de reconnaissance et de décodage des mots, cela implique des difficultés de transcription de ces mots, et donc d’expression écrite, tout cela ajouté à des difficultés de compréhension écrite. Au vu de l’importance de la lecture et de l’écriture dans notre société, il est facile de comprendre en quoi cette pathologie est handicapante dans le parcours scolaire d’un enfant dyslexique. On définit aujourd’hui la dyslexie comme un trouble neuro-développemental, c’est-à-dire que l’enfant souffre de perturbations du développement cognitif.  Les recherches récentes sur la dyslexie ont déterminé plusieurs origines possibles à cette pathologie : facteurs génétiques, ou encore facteurs environnementaux (prématurité, stimulation de l’entourage…)&amp;lt;ref&amp;gt;https://vimeo.com/320711822&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’Institut Saint-Charles : de l’orphelinat à l’IMP. &lt;br /&gt;
En 1867 est fondé à Schiltigheim l’orphelinat Saint-Charles. Prévu pour accueillir soixante garçons, cet établissement est placé sous l’autorité des Sœurs de la Charité de Strasbourg, une congrégation créée en 1734. Sont alors construits un internat, une chapelle, et divers autres locaux. En 1927, c’est une école privée qui ouvre ses portes. Si après 1945, l’orphelinat accueille de plus en plus d’enfants handicapés, ce n’est qu’à partir de 1958 que Saint-Charles se spécialise dans la rééducation de la dyslexie en obtenant un agrément de la Sécurité Sociale. Cet agrément prévoit que l’Institut doit accueillir une soixantaine de garçons âgés de 6 à 15 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 45-46.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les enfants sont accueillis à la semaine puisque la rééducation est basée sur une théorie de la psychanalyse préconisant l’autonomie de l’enfant par rapport à sa famille. Instituteurs et éducateurs travaillent en collaboration avec des professionnels de santé. Si les rééducations orthophoniques sont rares en 1982, on remarque que certains membres du personnel de l’Institut ont tout de même les qualifications nécessaires à la rééducation de la dyslexie.  En 1957 est en effet créée l’école de formation des rééducateurs en dyslexie, ceux-ci obtiennent ensuite le titre d’orthophonistes à compétences limitées en langage écrit.&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/&amp;lt;/ref&amp;gt; En 1992, un nouvel internat est construit de façon à préparer les bâtiments pour un enseignement mixte et c’est deux ans plus tard que la mixité est introduite à Saint-Charles.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; Le film analysé ayant été tourné en 1982, il est normal que ces nouveaux bâtiments n’apparaissent pas. Il est cependant à noter que certaines parties de l’établissement visibles sur les images sont encore en place aujourd’hui. Notamment le stade de football, ou encore l’escalier permettant de quitter l’ancien internat. &lt;br /&gt;
[[Fichier:20200105 140729.jpg|vignette|Etablissements de la Fondation Vincent de Paul en Alsace et en Lorraine, 31 décembre 2017.]]&lt;br /&gt;
En 2000, les Sœurs de la Charité créent la Fondation Vincent de Paul, reconnue d’utilité publique. L’Institut Saint-Charles est alors intégré à cette Fondation. Aujourd’hui, il  est composé d’un ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique), soixante-deux enfants entre 6 et 14 ans y sont accueillis en internat ou en semi-internat. L’Institut comporte aussi un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile) qui concerne les enfants scolarisés dans des classes spécifiques comme les CLIS (Classes d’Intégration Spécialisées) ou les ULIS (Unités localisées pour l’Inclusion Scolaire en collèges et lycée).&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Le film, un outil pédagogique pour l’enseignement.  &lt;br /&gt;
Une des questions soulevée par l’extrait du film de Charles-Henri Waag est la relation entre le cinéaste et l’Institut Saint-Charles. Si les deux premières parties de l’extrait (le départ en sortie scolaire et la réunion d’information) ont pu être tournées sur la simple initiative du cinéaste, il est impossible que Monsieur Waag ait pu filmer un cours sans que la direction de l’école soit impliquée. De plus, la dernière partie de l’extrait met en scène la première femme du cinéaste et un instituteur de l’Institut Saint-Charles. Dans d’autres scènes du film (qui ne sont pas visibles dans cet extrait), il est possible de remarquer des scènes relevant de l’intimité des enfants. On peut par exemple citer la scène du lever ou du coucher des enfants, ainsi qu’une scène dans la salle de bain de l’internat où les garçons se lavent les dents.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Salle de bain St Charles.png|vignette|Extrait du film de Monsieur Waag : Scène de toilettes. ]]&lt;br /&gt;
 La question de l’implication de l’Institut semble centrale pour comprendre l’enjeu de ce film. Passionné de photographie depuis ses 14 ans, Charles-Henry Waag a réalisé de nombreux films dans les années 70 et 80. Le travail de mise en scène et de montage les caractérise.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; S’il est possible que ce soit lui qui ait été à l’initiative de cette idée, l’entretien avec des instituteurs de l’Institut a soulevé une autre explication. La pédagogie mise en place dans l’établissement reposait, entre autres, sur les activités extrascolaires. Les élèves partaient ainsi en classe de neige, en classe verte… De nombreux films ont été réalisés dans le cadre de l’enseignement. On peut ainsi trouver des films évoquant la dyslexie, ou d’autres sur la vie à l’internat. L’Institut possédait d’ailleurs sa propre caméra. Le film réalisé par Monsieur Waag aurait ainsi été projeté au sein des classes de l’Institut. Une autre hypothèse est qu’il aurait pu servir à présenter l’Institut et le quotidien des enfants qui y ont été admis aux parents des nouveaux-élèves.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Ouvrages scientifiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994. &lt;br /&gt;
BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982. &lt;br /&gt;
SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sitographie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/ (Dernière consultation le 31/12/2019).  Site de la Fédération Nationale des Orthophonistes&lt;br /&gt;
https://vimeo.com/320711822 (Dernière consultation le 31/12/2019). Intervention de HELLOIN Marie-Christel « La dyslexie, un trouble neurodéveloppemental, des apprentissages » à Notre-Dame de Bondeville, 2019. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Entretiens : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &lt;br /&gt;
Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12688</id>
		<title>Ecole Sainte Charles (0043FI0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12688"/>
		<updated>2020-01-05T13:24:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole Sainte Charles&lt;br /&gt;
|fonds=Waag&lt;br /&gt;
|idSupport=0043FI0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1982&lt;br /&gt;
|video=0043FI0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Waag, Charles-Henri&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film présente l’Institut Saint-Charles. Situé à Schiltigheim, il accueille des enfants dyslexiques et leur offre un parcours scolaire adapté. Le fils du cinéaste, Charles-Henri Waag, était scolarisé dans cet établissement.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, extraite d’un film d’une durée d’environ 50 minutes, est divisée en quatre parties. Ce film est caractérisé par le travail de montage réalisé par Monsieur Waag. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Départ en voyage scolaire (de 0:00 à 4:05). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéaste alterne des plans d’ensemble et des gros plans. Plans d’ensemble de la cour dans laquelle sont réunis parents d’élèves et professeurs. Gros plans sur les provisions, les bagages, les roues des bus ou encore sur quelques visages d’enfants ou d’accompagnateurs. On voit les soutes du bus être remplies. Se mélangent les bruits des différentes conversations. Un homme, de dos, fait l’appel des élèves. Lors du montage, Charles-Henri Waag a inséré à partir de 1:12  la chanson « Deux enfants sur la plage » de Jean Ferrat (1961). Cette musique accompagne tout d’abord les visages de deux enfants, puis ensuite un carton : fond noir, l’écriture « h =y » change de place au fil du temps (nous apprendrons plus tard ce que cela signifie). Les enfants montent dans le bus, Monsieur Freddy Mager, instituteur en classe de CM2 les comptent. C’est aussi lui qui, dans le plan suivant, fait un discours aux parents concernant le séjour de leurs enfants en Bretagne. Les mots d’ordre de ce séjour étant « Détente » et « Sécurité ». Le cinéaste enchaîne des gros plans sur lui et sur les parents d’élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Présentation de l’Institut Saint-Charles et des confusions engendrées par la dyslexie (4:06 à 9:26).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On perçoit en fond sonore le discours d’une femme, Sœur Marie-Edith. Elle explique que le prix de la journée, fixé par la préfecture, est payé par la sécurité sociale. Elle présente ensuite la dyslexie. Accompagnant ces mots, on voit tout d’abord l’extérieur des locaux, le fils du cinéaste, Christophe Waag, descend des escaliers. Un instituteur, Joseph Nutz, sort de sa voiture et discute ensuite avec Huguette Waag, la première femme du cinéaste, et Christophe. La caméra se concentre sur le visage de l’instituteur.  Le visage de la femme qui parle apparaît à l’écran après que la caméra ait balayé les parents d’élèves constituant l’auditoire.  Sœur Marie-Edith se lève pour écrire au tableau les différentes confusions visuelles ou auditives que peuvent faire les personnes atteintes de dyslexies : par exemple confondre le h et le y qui, en écriture cursive sont les mêmes, mais à l’envers (« h =y »).  Le discours est accompagné de de gros plan sur la Sœur, ou sur le public. Certains parents semblent attentifs, d’autres discutent entre eux. On observe aussi des vues d’ensemble des extérieurs de l’Institut : les jardins, la cour de récréation, les terrains de football et de basketball. La partie se termine avec un gros plan sur le visage souriant de la Sœur, expliquant que les parents peuvent prendre rendez-vous avec les professeurs si besoin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Cours sur la lettre « y » (9:27 à 12:29).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette troisième partie est introduite par de la musique classique. A un plan d’ensemble sur une salle de classe vide succède un plan de l’extérieur de l’école la nuit. Retour sur la salle de classe qui se remplit peu à peu. Les élèves s’assoient à leur pupitre. Gros plan sur certains d’entre eux puis sur un instituteur, Denis Schneider. Il est d’abord à son bureau avant de laisser sa place à un autre instituteur : Joseph Nutz, déjà aperçu dans une autre scène. Le cinéaste semble lui-même prendre part au cours qui se déroule sous nos yeux. On distingue d’ailleurs le pupitre derrière lequel il est assis. Le cours en question porte sur la lettre « y ». L’instituteur fait venir un enfant au tableau et explique que le « y » est en fait un double « i ». La partie se termine lorsque le professeur fait venir un autre élève au tableau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rencontre parent/professeur (12:30 à 14:22). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une courte transition accompagnée de musique classique qui débute cette partie. On y voit des enfants descendre les mêmes escaliers que dans la première partie, et jouer dans la cours de récréation enneigée sous la surveillance d’instituteurs. Nous assistons ensuite à la rencontre entre Huguette Waag, femme du cinéaste, et Joseph Nutz, l’instituteur de Christophe. Cela doit vraisemblablement avoir lieu à la période de Noël puisque l’on aperçoit en arrière-plan une crèche. L’instituteur commence par noter l’absence de Charles-Henri Waag à l’entretien (ce qui témoigne d’ailleurs du fait que le film a été mis en scène puisque Monsieur Waag se trouve derrière la caméra, de plus, Monsieur Nutz lui jette de fréquents coups d’œil…) L’instituteur souligne l’importance du rôle des deux parents qui doivent encourager leur enfant dans sa progression. Il est intéressant de noter que la scène est tournée en contre-plongée, ce qui met les deux protagonistes en valeur. De plus, Joseph Nutz se trouve au centre de l’image alors que la femme du cinéaste est peu à peu exclue du cadre lorsque le cinéaste fait un gros plan sur l’instituteur, ce qui lui confère un rôle central. La séquence se termine de manière assez abrupte, ce qui est dû au fait que la vidéo constitue en réalité le premier quart du film intégral tourné par Charles-Henri Waag.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cet extrait, caractérisé par le travail de montage et la mise en scène réalisés par Monsieur Waag permet de découvrir la dyslexie et ouvre une porte sur le milieu de l’enseignement spécialisé des années 80. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’enseignement spécialisé en France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de l’enseignement spécialisé en France est datée du début du XXème siècle. La loi du 15 avril 1909 permet en effet la création, sur demande du département ou de la commune, d’établissements spécialisés, ou encore de classes de perfectionnement. Le premier diplôme spécialisé pour instituteur, le Certificat d’aptitude à l’enseignement aux enfants arriérés, est d’ailleurs créé au début du XXème siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 8. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En 1952, on relève que 5% de la population scolarisée est concernée par cet enseignement, le but étant d’éviter la déscolarisation des enfants en difficulté scolaire. L’ouvrage ''L’école publique française'', préfacé par le ministre de l’Education nationale de l’époque, comporte d’ailleurs un chapitre à ce sujet, ce qui prouve bien l’importance de cette question. L’une des considérations qui prime dans les années 50 est de favoriser les rapports entre les enfants en difficulté et les autres enfants, sans pour autant les mélanger dans les classes. L’enseignement spécialisé est placé sous la double tutelle du ministère de l’Education nationale, et du ministère de la Santé.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 9. &amp;lt;/ref&amp;gt; On note la présence de plusieurs types d’établissements spécialisés différents. Il est par exemple possible de citer, les Classes d’intégration Scolaire (CLIS), les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP), les Instituts Médico-Pédagogiques (IMP)… En 1990, l’Académie de Strasbourg fait partie des académies de France les mieux dotées en terme d’enseignement spécialisé. En effet, 2,8% des enseignements dispensés dans cette académie sont des enseignements spécialisés, un pourcentage au-dessus de la moyenne nationale.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La dyslexie : un trouble du langage et de l’apprentissage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1982, année de l’extrait étudié, Etienne Bolanski pointait du doigt la difficulté de donner une définition exacte de ce qu’est la dyslexie. Il écrit en ce sens « Tout le monde admet qu’il est très malaisé, voire impossible, de définir un terme dont on fait un usage aussi large ».&amp;lt;ref&amp;gt;BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982, p. 3. &amp;lt;/ref&amp;gt; L’étymologie du mot dyslexie apporte déjà un élément de réponse quant à la définition à donner à cette pathologie. A la racine « lexie » qui vient du grec ancien « lexis » (le mot, le langage), est ajouté le préfixe péjoratif « dys- », qui désigne une difficulté. La dyslexie est donc un trouble du langage et particulièrement de la lecture. On considère en effet à l’époque que cette pathologie est caractérisée par le fait d’acquérir la lecture dans des délais inhabituels. Si toutes personnes apprenant à lire rencontrent des difficultés, celles-ci persistent chez les dyslexiques. Le discours de Sœur Marie-Edith dans la deuxième partie de la vidéo décrit les conséquences de cette pathologie : la confusion de lettres ou de sons, l’inversion de lettres ou de syllabes dans un mot, orthographe et grammaire laborieuses…&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt; En effet, lorsqu'il existe des difficultés de reconnaissance et de décodage des mots, cela implique des difficultés de transcription de ces mots, et donc d’expression écrite, tout cela ajouté à des difficultés de compréhension écrite. Au vu de l’importance de la lecture et de l’écriture dans notre société, il est facile de comprendre en quoi cette pathologie est handicapante dans le parcours scolaire d’un enfant dyslexique. On définit aujourd’hui la dyslexie comme un trouble neuro-développemental, c’est-à-dire que l’enfant souffre de perturbations du développement cognitif.  Les recherches récentes sur la dyslexie ont déterminé plusieurs origines possibles à cette pathologie : facteurs génétiques, ou encore facteurs environnementaux (prématurité, stimulation de l’entourage…)&amp;lt;ref&amp;gt;https://vimeo.com/320711822&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’Institut Saint-Charles : de l’orphelinat à l’IMP. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1867 est fondé à Schiltigheim l’orphelinat Saint-Charles. Prévu pour accueillir soixante garçons, cet établissement est placé sous l’autorité des Sœurs de la Charité de Strasbourg, une congrégation créée en 1734. Sont alors construits un internat, une chapelle, et divers autres locaux. En 1927, c’est une école privée qui ouvre ses portes. Si après 1945, l’orphelinat accueille de plus en plus d’enfants handicapés, ce n’est qu’à partir de 1958 que Saint-Charles se spécialise dans la rééducation de la dyslexie en obtenant un agrément de la Sécurité Sociale. Cet agrément prévoit que l’Institut doit accueillir une soixantaine de garçons âgés de 6 à 15 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 45-46.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les enfants sont accueillis à la semaine puisque la rééducation est basée sur une théorie de la psychanalyse préconisant l’autonomie de l’enfant par rapport à sa famille. Instituteurs et éducateurs travaillent en collaboration avec des professionnels de santé. Si les rééducations orthophoniques sont rares en 1982, on remarque que certains membres du personnel de l’Institut ont tout de même les qualifications nécessaires à la rééducation de la dyslexie.  En 1957 est en effet créée l’école de formation des rééducateurs en dyslexie, ceux-ci obtiennent ensuite le titre d’orthophonistes à compétences limitées en langage écrit.&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/&amp;lt;/ref&amp;gt; En 1992, un nouvel internat est construit de façon à préparer les bâtiments pour un enseignement mixte et c’est deux ans plus tard que la mixité est introduite à Saint-Charles.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; Le film analysé ayant été tourné en 1982, il est normal que ces nouveaux bâtiments n’apparaissent pas. Il est cependant à noter que certaines parties de l’établissement visibles sur les images sont encore en place aujourd’hui. Notamment le stade de football, ou encore l’escalier permettant de quitter l’ancien internat. &lt;br /&gt;
[[Fichier:20200105 140729.jpg|vignette|Etablissements de la Fondation Vincent de Paul en Alsace et en Lorraine, 31 décembre 2017.]]&lt;br /&gt;
En 2000, les Sœurs de la Charité créent la Fondation Vincent de Paul, reconnue d’utilité publique. L’Institut Saint-Charles est alors intégré à cette Fondation. Aujourd’hui, il  est composé d’un ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique), soixante-deux enfants entre 6 et 14 ans y sont accueillis en internat ou en semi-internat. L’Institut comporte aussi un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile) qui concerne les enfants scolarisés dans des classes spécifiques comme les CLIS (Classes d’Intégration Spécialisées) ou les ULIS (Unités localisées pour l’Inclusion Scolaire en collèges et lycée).&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Le film, un outil pédagogique pour l’enseignement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des questions soulevée par l’extrait du film de Charles-Henri Waag est la relation entre le cinéaste et l’Institut Saint-Charles. Si les deux premières parties de l’extrait (le départ en sortie scolaire et la réunion d’information) ont pu être tournées sur la simple initiative du cinéaste, il est impossible que Monsieur Waag ait pu filmer un cours sans que la direction de l’école soit impliquée. De plus, la dernière partie de l’extrait met en scène la première femme du cinéaste et un instituteur de l’Institut Saint-Charles. Dans d’autres scènes du film (qui ne sont pas visibles dans cet extrait), il est possible de remarquer des scènes relevant de l’intimité des enfants. On peut par exemple citer la scène du lever ou du coucher des enfants, ainsi qu’une scène dans la salle de bain de l’internat où les garçons se lavent les dents.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Salle de bain St Charles.png|vignette|Extrait du film de Monsieur Waag : Scène de toilettes. ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 La question de l’implication de l’Institut semble centrale pour comprendre l’enjeu de ce film. Passionné de photographie depuis ses 14 ans, Charles-Henry Waag a réalisé de nombreux films dans les années 70 et 80. Le travail de mise en scène et de montage les caractérise.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; S’il est possible que ce soit lui qui ait été à l’initiative de cette idée, l’entretien avec des instituteurs de l’Institut a soulevé une autre explication. La pédagogie mise en place dans l’établissement reposait, entre autres, sur les activités extrascolaires. Les élèves partaient ainsi en classe de neige, en classe verte… De nombreux films ont été réalisés dans le cadre de l’enseignement. On peut ainsi trouver des films évoquant la dyslexie, ou d’autres sur la vie à l’internat. L’Institut possédait d’ailleurs sa propre caméra. Le film réalisé par Monsieur Waag aurait ainsi été projeté au sein des classes de l’Institut. Une autre hypothèse est qu’il aurait pu servir à présenter l’Institut et le quotidien des enfants qui y ont été admis aux parents des nouveaux-élèves.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Ouvrages scientifiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994. &lt;br /&gt;
BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982. &lt;br /&gt;
SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sitographie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/ (Dernière consultation le 31/12/2019).  Site de la Fédération Nationale des Orthophonistes&lt;br /&gt;
https://vimeo.com/320711822 (Dernière consultation le 31/12/2019). Intervention de HELLOIN Marie-Christel « La dyslexie, un trouble neurodéveloppemental, des apprentissages » à Notre-Dame de Bondeville, 2019. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Entretiens : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &lt;br /&gt;
Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12686</id>
		<title>Ecole Sainte Charles (0043FI0001)</title>
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		<updated>2020-01-05T13:21:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Ecole Sainte Charles (0043FI0001).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Ecole Sainte Charles&lt;br /&gt;
|fonds=Waag&lt;br /&gt;
|idSupport=0043FI0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1982&lt;br /&gt;
|video=0043FI0001_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Couleur&lt;br /&gt;
|son=Sonorisé&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Waag, Charles-Henri&lt;br /&gt;
|username=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|userrealname=Pauline Wolf&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film présente l’Institut Saint-Charles. Situé à Schiltigheim, il accueille des enfants dyslexiques et leur offre un parcours scolaire adapté. Le fils du cinéaste, Charles-Henri Waag, était scolarisé dans cet établissement.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, extraite d’un film d’une durée d’environ 50 minutes, est divisée en quatre parties. Ce film est caractérisé par le travail de montage réalisé par Monsieur Waag. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Départ en voyage scolaire (de 0:00 à 4:05). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéaste alterne des plans d’ensemble et des gros plans. Plans d’ensemble de la cour dans laquelle sont réunis parents d’élèves et professeurs. Gros plans sur les provisions, les bagages, les roues des bus ou encore sur quelques visages d’enfants ou d’accompagnateurs. On voit les soutes du bus être remplies. Se mélangent les bruits des différentes conversations. Un homme, de dos, fait l’appel des élèves. Lors du montage, Charles-Waag a inséré à partir de 1:12  la chanson « Deux enfants sur la plage » de Jean Ferrat (1961). Cette musique accompagne tout d’abord les visages de deux enfants, puis ensuite un carton : fond noir, l’écriture « h =y » change de place au fil du temps (nous apprendrons plus tard ce que cela signifie). Les enfants montent dans le bus, Monsieur Freddy Mager, instituteur en classe de CM2 les comptent. C’est aussi lui qui, dans le plan suivant, fait un discours aux parents concernant le séjour de leurs enfants en Bretagne. Les mots d’ordre de ce séjour étant « Détente » et « Sécurité ». Le cinéaste enchaîne des gros plans sur lui et sur les parents d’élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Présentation de l’Institut Saint-Charles et des confusions engendrées par la dyslexie (4:06 à 9:26).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On perçoit en fond sonore le discours d’une femme, Sœur Marie-Edith. Elle explique que le prix de la journée, fixé par la préfecture, est payé par la sécurité sociale. Elle présente ensuite la dyslexie. Accompagnant ces mots, on voit tout d’abord l’extérieur des locaux, le fils du cinéaste, Christophe Waag, descend des escaliers. Un instituteur, Joseph Nutz, sort de sa voiture et discute ensuite avec Huguette Waag, la première femme du cinéaste, et Christophe. La caméra se concentre sur le visage de l’instituteur.  Le visage de la femme qui parle apparaît à l’écran après que la caméra ait balayé les parents d’élèves constituant l’auditoire.  Sœur Marie-Edith se lève pour écrire au tableau les différentes confusions visuelles ou auditives que peuvent faire les personnes atteintes de dyslexies : par exemple confondre le h et le y qui, en écriture cursive sont les mêmes, mais à l’envers (« h =y »).  Le discours est accompagné de de gros plan sur la Sœur, ou sur le public. Certains parents semblent attentifs, d’autres discutent entre eux. On observe aussi des vues d’ensemble des extérieurs de l’Institut : les jardins, la cour de récréation, les terrains de football et de basketball. La partie se termine avec un gros plan sur le visage souriant de la Sœur, expliquant que les parents peuvent prendre rendez-vous avec les professeurs si besoin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Cours sur la lettre « y » (9:27 à 12:29).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette troisième partie est introduite par de la musique classique. A un plan d’ensemble sur une salle de classe vide succède un plan de l’extérieur de l’école la nuit. Retour sur la salle de classe qui se remplit peu à peu. Les élèves s’assoient à leur pupitre. Gros plan sur certains d’entre eux puis sur un instituteur, Denis Schneider. Il est d’abord à son bureau avant de laisser sa place à un autre instituteur : Joseph Nutz, déjà aperçu dans une autre scène. Le cinéaste semble lui-même prendre part au cours qui se déroule sous nos yeux. On distingue d’ailleurs le pupitre derrière lequel il est assis. Le cours en question porte sur la lettre « y ». L’instituteur fait venir un enfant au tableau et explique que le « y » est en fait un double « i ». La partie se termine lorsque le professeur fait venir un autre élève au tableau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rencontre parent/professeur (12:30 à 14:22). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une courte transition accompagnée de musique classique qui débute cette partie. On y voit des enfants descendre les mêmes escaliers que dans la première partie, et jouer dans la cours de récréation enneigée sous la surveillance d’instituteurs. Nous assistons ensuite à la rencontre entre Huguette Waag, femme du cinéaste, et Joseph Nutz, l’instituteur de Christophe. Cela doit vraisemblablement avoir lieu à la période de Noël puisque l’on aperçoit en arrière-plan une crèche. L’instituteur commence par noter l’absence de Charles-Henry Waag à l’entretien (ce qui témoigne d’ailleurs du fait que le film a été mis en scène puisque Monsieur Waag se trouve derrière la caméra, de plus, Monsieur Nutz lui jette de fréquents coups d’œil…) L’instituteur souligne l’importance du rôle des deux parents qui doivent encourager leur enfant dans sa progression. Il est intéressant de noter que la scène est tournée en contre-plongée, ce qui met les deux protagonistes en valeur. De plus, Joseph Nutz se trouve au centre de l’image alors que la femme du cinéaste est peu à peu exclue du cadre lorsque le cinéaste fait un gros plan sur l’instituteur, ce qui lui confère un rôle central. La séquence se termine de manière assez abrupte, ce qui est dû au fait que la vidéo constitue en réalité le premier quart du film intégral tourné par Charles-Henry Waag.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cet extrait, caractérisé par le travail de montage et la mise en scène réalisés par Monsieur Waag permet de découvrir la dyslexie et ouvre une porte sur le milieu de l’enseignement spécialisé des années 80. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’enseignement spécialisé en France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de l’enseignement spécialisé en France est datée du début du XXème siècle. La loi du 15 avril 1909 permet en effet la création, sur demande du département ou de la commune, d’établissements spécialisés, ou encore de classes de perfectionnement. Le premier diplôme spécialisé pour instituteur, le Certificat d’aptitude à l’enseignement aux enfants arriérés, est d’ailleurs créé au début du XXème siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 8. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En 1952, on relève que 5% de la population scolarisée est concernée par cet enseignement, le but étant d’éviter la déscolarisation des enfants en difficulté scolaire. L’ouvrage ''L’école publique française'', préfacé par le ministre de l’Education nationale de l’époque, comporte d’ailleurs un chapitre à ce sujet, ce qui prouve bien l’importance de cette question. L’une des considérations qui prime dans les années 50 est de favoriser les rapports entre les enfants en difficulté et les autres enfants, sans pour autant les mélanger dans les classes. L’enseignement spécialisé est placé sous la double tutelle du ministère de l’Education nationale, et du ministère de la Santé.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 9. &amp;lt;/ref&amp;gt; On note la présence de plusieurs types d’établissements spécialisés différents. Il est par exemple possible de citer, les Classes d’intégration Scolaire (CLIS), les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP), les Instituts Médico-Pédagogiques (IMP)… En 1990, l’Académie de Strasbourg fait partie des académies de France les mieux dotées en terme d’enseignement spécialisé. En effet, 2,8% des enseignements dispensés dans cette académie sont des enseignements spécialisés, un pourcentage au-dessus de la moyenne nationale.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La dyslexie : un trouble du langage et de l’apprentissage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1982, année de l’extrait étudié, Etienne Bolanski pointait du doigt la difficulté de donner une définition exacte de ce qu’est la dyslexie. Il écrit en ce sens « Tout le monde admet qu’il est très malaisé, voire impossible, de définir un terme dont on fait un usage aussi large ».&amp;lt;ref&amp;gt;BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982, p. 3. &amp;lt;/ref&amp;gt; L’étymologie du mot dyslexie apporte déjà un élément de réponse quant à la définition à donner à cette pathologie. A la racine « lexie » qui vient du grec ancien « lexis » (le mot, le langage), est ajouté le préfixe péjoratif « dys- », qui désigne une difficulté. La dyslexie est donc un trouble du langage et particulièrement de la lecture. On considère en effet à l’époque que cette pathologie est caractérisée par le fait d’acquérir la lecture dans des délais inhabituels. Si toutes personnes apprenant à lire rencontrent des difficultés, celles-ci persistent chez les dyslexiques. Le discours de Sœur Marie-Edith dans la deuxième partie de la vidéo décrit les conséquences de cette pathologie : la confusion de lettres ou de sons, l’inversion de lettres ou de syllabes dans un mot, orthographe et grammaire laborieuses…&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt; En effet, lorsqu'il existe des difficultés de reconnaissance et de décodage des mots, cela implique des difficultés de transcription de ces mots, et donc d’expression écrite, tout cela ajouté à des difficultés de compréhension écrite. Au vu de l’importance de la lecture et de l’écriture dans notre société, il est facile de comprendre en quoi cette pathologie est handicapante dans le parcours scolaire d’un enfant dyslexique. On définit aujourd’hui la dyslexie comme un trouble neuro-développemental, c’est-à-dire que l’enfant souffre de perturbations du développement cognitif.  Les recherches récentes sur la dyslexie ont déterminé plusieurs origines possibles à cette pathologie : facteurs génétiques, ou encore facteurs environnementaux (prématurité, stimulation de l’entourage…)&amp;lt;ref&amp;gt;https://vimeo.com/320711822&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’Institut Saint-Charles : de l’orphelinat à l’IMP. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1867 est fondé à Schiltigheim l’orphelinat Saint-Charles. Prévu pour accueillir soixante garçons, cet établissement est placé sous l’autorité des Sœurs de la Charité de Strasbourg, une congrégation créée en 1734. Sont alors construits un internat, une chapelle, et divers autres locaux. En 1927, c’est une école privée qui ouvre ses portes. Si après 1945, l’orphelinat accueille de plus en plus d’enfants handicapés, ce n’est qu’à partir de 1958 que Saint-Charles se spécialise dans la rééducation de la dyslexie en obtenant un agrément de la Sécurité Sociale. Cet agrément prévoit que l’Institut doit accueillir une soixantaine de garçons âgés de 6 à 15 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 45-46.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les enfants sont accueillis à la semaine puisque la rééducation est basée sur une théorie de la psychanalyse préconisant l’autonomie de l’enfant par rapport à sa famille. Instituteurs et éducateurs travaillent en collaboration avec des professionnels de santé. Si les rééducations orthophoniques sont rares en 1982, on remarque que certains membres du personnel de l’Institut ont tout de même les qualifications nécessaires à la rééducation de la dyslexie.  En 1957 est en effet créée l’école de formation des rééducateurs en dyslexie, ceux-ci obtiennent ensuite le titre d’orthophonistes à compétences limitées en langage écrit.&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/&amp;lt;/ref&amp;gt; En 1992, un nouvel internat est construit de façon à préparer les bâtiments pour un enseignement mixte et c’est deux ans plus tard que la mixité est introduite à Saint-Charles.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; Le film analysé ayant été tourné en 1982, il est normal que ces nouveaux bâtiments n’apparaissent pas. Il est cependant à noter que certaines parties de l’établissement visibles sur les images sont encore en place aujourd’hui. Notamment le stade de football, ou encore l’escalier permettant de quitter l’ancien internat. &lt;br /&gt;
[[Fichier:20200105 140729.jpg|vignette|Etablissements de la Fondation Vincent de Paul en Alsace et en Lorraine, 31 décembre 2017.]]&lt;br /&gt;
En 2000, les Sœurs de la Charité créent la Fondation Vincent de Paul, reconnue d’utilité publique. L’Institut Saint-Charles est alors intégré à cette Fondation. Aujourd’hui, il  est composé d’un ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique), soixante-deux enfants entre 6 et 14 ans y sont accueillis en internat ou en semi-internat. L’Institut comporte aussi un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile) qui concerne les enfants scolarisés dans des classes spécifiques comme les CLIS (Classes d’Intégration Spécialisées) ou les ULIS (Unités localisées pour l’Inclusion Scolaire en collèges et lycée).&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Le film, un outil pédagogique pour l’enseignement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des questions soulevée par l’extrait du film de Charles-Henry Waag est la relation entre le cinéaste et l’Institut Saint-Charles. Si les deux premières parties de l’extrait (le départ en sortie scolaire et la réunion d’information) ont pu être tournées sur la simple initiative du cinéaste, il est impossible que Monsieur Waag ait pu filmer un cours sans que la direction de l’école soit impliquée. De plus, la dernière partie de l’extrait met en scène la première femme du cinéaste et un instituteur de l’Institut Saint-Charles. Dans d’autres scènes du film (qui ne sont pas visibles dans cet extrait), il est possible de remarquer des scènes relevant de l’intimité des enfants. On peut par exemple citer la scène du lever ou du coucher des enfants, ainsi qu’une scène dans la salle de bain de l’internat où les garçons se lavent les dents.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Salle de bain St Charles.png|vignette|Extrait du film de Monsieur Waag : Scène de toilettes. ]]&lt;br /&gt;
 La question de l’implication de l’Institut semble centrale pour comprendre l’enjeu de ce film. Passionné de photographie depuis ses 14 ans, Charles-Henry Waag a réalisé de nombreux films dans les années 70 et 80. Le travail de mise en scène et de montage les caractérise.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; S’il est possible que ce soit lui qui ait été à l’initiative de cette idée, l’entretien avec des instituteurs de l’Institut a soulevé une autre explication. La pédagogie mise en place dans l’établissement reposait, entre autres, sur les activités extrascolaires. Les élèves partaient ainsi en classe de neige, en classe verte… De nombreux films ont été réalisés dans le cadre de l’enseignement. On peut ainsi trouver des films évoquant la dyslexie, ou d’autres sur la vie à l’internat. L’Institut possédait d’ailleurs sa propre caméra. Le film réalisé par Monsieur Waag aurait ainsi été projeté au sein des classes de l’Institut. Une autre hypothèse est qu’il aurait pu servir à présenter l’Institut et le quotidien des enfants qui y ont été admis aux parents des nouveaux-élèves.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Ouvrages scientifiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994. &lt;br /&gt;
BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982. &lt;br /&gt;
SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sitographie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/ (Dernière consultation le 31/12/2019).  Site de la Fédération Nationale des Orthophonistes&lt;br /&gt;
https://vimeo.com/320711822 (Dernière consultation le 31/12/2019). Intervention de HELLOIN Marie-Christel « La dyslexie, un trouble neurodéveloppemental, des apprentissages » à Notre-Dame de Bondeville, 2019. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Entretiens : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &lt;br /&gt;
Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Ecole_Sainte_Charles_(0043FI0001)&amp;diff=12684</id>
		<title>Ecole Sainte Charles (0043FI0001)</title>
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		<updated>2020-01-05T13:20:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|format_original=Super 8 mm&lt;br /&gt;
|langue=fr&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Waag, Charles-Henri&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Youth movements - Education - Scouting&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film présente l’Institut Saint-Charles. Situé à Schiltigheim, il accueille des enfants dyslexiques et leur offre un parcours scolaire adapté. Le fils du cinéaste, Charles-Henri Waag, était scolarisé dans cet établissement.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La vidéo, extraite d’un film d’une durée d’environ 50 minutes, est divisée en quatre parties. Ce film est caractérisé par le travail de montage réalisé par Monsieur Waag. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Départ en voyage scolaire (de 0:00 à 4:05). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéaste alterne des plans d’ensemble et des gros plans. Plans d’ensemble de la cour dans laquelle sont réunis parents d’élèves et professeurs. Gros plans sur les provisions, les bagages, les roues des bus ou encore sur quelques visages d’enfants ou d’accompagnateurs. On voit les soutes du bus être remplies. Se mélangent les bruits des différentes conversations. Un homme, de dos, fait l’appel des élèves. Lors du montage, Charles-Waag a inséré à partir de 1:12  la chanson « Deux enfants sur la plage » de Jean Ferrat (1961). Cette musique accompagne tout d’abord les visages de deux enfants, puis ensuite un carton : fond noir, l’écriture « h =y » change de place au fil du temps (nous apprendrons plus tard ce que cela signifie). Les enfants montent dans le bus, Monsieur Freddy Mager, instituteur en classe de CM2 les comptent. C’est aussi lui qui, dans le plan suivant, fait un discours aux parents concernant le séjour de leurs enfants en Bretagne. Les mots d’ordre de ce séjour étant « Détente » et « Sécurité ». Le cinéaste enchaîne des gros plans sur lui et sur les parents d’élèves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Présentation de l’Institut Saint-Charles et des confusions engendrées par la dyslexie (4:06 à 9:26).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On perçoit en fond sonore le discours d’une femme, Sœur Marie-Edith. Elle explique que le prix de la journée, fixé par la préfecture, est payé par la sécurité sociale. Elle présente ensuite la dyslexie. Accompagnant ces mots, on voit tout d’abord l’extérieur des locaux, le fils du cinéaste, Christophe Waag, descend des escaliers. Un instituteur, Joseph Nutz, sort de sa voiture et discute ensuite avec Huguette Waag, la première femme du cinéaste, et Christophe. La caméra se concentre sur le visage de l’instituteur.  Le visage de la femme qui parle apparaît à l’écran après que la caméra ait balayé les parents d’élèves constituant l’auditoire.  Sœur Marie-Edith se lève pour écrire au tableau les différentes confusions visuelles ou auditives que peuvent faire les personnes atteintes de dyslexies : par exemple confondre le h et le y qui, en écriture cursive sont les mêmes, mais à l’envers (« h =y »).  Le discours est accompagné de de gros plan sur la Sœur, ou sur le public. Certains parents semblent attentifs, d’autres discutent entre eux. On observe aussi des vues d’ensemble des extérieurs de l’Institut : les jardins, la cour de récréation, les terrains de football et de basketball. La partie se termine avec un gros plan sur le visage souriant de la Sœur, expliquant que les parents peuvent prendre rendez-vous avec les professeurs si besoin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Cours sur la lettre « y » (9:27 à 12:29).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette troisième partie est introduite par de la musique classique. A un plan d’ensemble sur une salle de classe vide succède un plan de l’extérieur de l’école la nuit. Retour sur la salle de classe qui se remplit peu à peu. Les élèves s’assoient à leur pupitre. Gros plan sur certains d’entre eux puis sur un instituteur, Denis Schneider. Il est d’abord à son bureau avant de laisser sa place à un autre instituteur : Joseph Nutz, déjà aperçu dans une autre scène. Le cinéaste semble lui-même prendre part au cours qui se déroule sous nos yeux. On distingue d’ailleurs le pupitre derrière lequel il est assis. Le cours en question porte sur la lettre « y ». L’instituteur fait venir un enfant au tableau et explique que le « y » est en fait un double « i ». La partie se termine lorsque le professeur fait venir un autre élève au tableau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Rencontre parent/professeur (12:30 à 14:22). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une courte transition accompagnée de musique classique qui débute cette partie. On y voit des enfants descendre les mêmes escaliers que dans la première partie, et jouer dans la cours de récréation enneigée sous la surveillance d’instituteurs. Nous assistons ensuite à la rencontre entre Huguette Waag, femme du cinéaste, et Joseph Nutz, l’instituteur de Christophe. Cela doit vraisemblablement avoir lieu à la période de Noël puisque l’on aperçoit en arrière-plan une crèche. L’instituteur commence par noter l’absence de Charles-Henry Waag à l’entretien (ce qui témoigne d’ailleurs du fait que le film a été mis en scène puisque Monsieur Waag se trouve derrière la caméra, de plus, Monsieur Nutz lui jette de fréquents coups d’œil…) L’instituteur souligne l’importance du rôle des deux parents qui doivent encourager leur enfant dans sa progression. Il est intéressant de noter que la scène est tournée en contre-plongée, ce qui met les deux protagonistes en valeur. De plus, Joseph Nutz se trouve au centre de l’image alors que la femme du cinéaste est peu à peu exclue du cadre lorsque le cinéaste fait un gros plan sur l’instituteur, ce qui lui confère un rôle central. La séquence se termine de manière assez abrupte, ce qui est dû au fait que la vidéo constitue en réalité le premier quart du film intégral tourné par Charles-Henry Waag.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Cet extrait, caractérisé par le travail de montage et la mise en scène réalisés par Monsieur Waag permet de découvrir la dyslexie et ouvre une porte sur le milieu de l’enseignement spécialisé des années 80. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’enseignement spécialisé en France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de l’enseignement spécialisé en France est datée du début du XXème siècle. La loi du 15 avril 1909 permet en effet la création, sur demande du département ou de la commune, d’établissements spécialisés, ou encore de classes de perfectionnement. Le premier diplôme spécialisé pour instituteur, le Certificat d’aptitude à l’enseignement aux enfants arriérés, est d’ailleurs créé au début du XXème siècle.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 8. &amp;lt;/ref&amp;gt;  En 1952, on relève que 5% de la population scolarisée est concernée par cet enseignement, le but étant d’éviter la déscolarisation des enfants en difficulté scolaire. L’ouvrage ''L’école publique française'', préfacé par le ministre de l’Education nationale de l’époque, comporte d’ailleurs un chapitre à ce sujet, ce qui prouve bien l’importance de cette question. L’une des considérations qui prime dans les années 50 est de favoriser les rapports entre les enfants en difficulté et les autres enfants, sans pour autant les mélanger dans les classes. L’enseignement spécialisé est placé sous la double tutelle du ministère de l’Education nationale, et du ministère de la Santé.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 9. &amp;lt;/ref&amp;gt; On note la présence de plusieurs types d’établissements spécialisés différents. Il est par exemple possible de citer, les Classes d’intégration Scolaire (CLIS), les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP), les Instituts Médico-Pédagogiques (IMP)… En 1990, l’Académie de Strasbourg fait partie des académies de France les mieux dotées en terme d’enseignement spécialisé. En effet, 2,8% des enseignements dispensés dans cette académie sont des enseignements spécialisés, un pourcentage au-dessus de la moyenne nationale.&amp;lt;ref&amp;gt;BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- La dyslexie : un trouble du langage et de l’apprentissage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1982, année de l’extrait étudié, Etienne Bolanski pointait du doigt la difficulté de donner une définition exacte de ce qu’est la dyslexie. Il écrit en ce sens « Tout le monde admet qu’il est très malaisé, voire impossible, de définir un terme dont on fait un usage aussi large ».&amp;lt;ref&amp;gt;BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982, p. 3. &amp;lt;/ref&amp;gt; L’étymologie du mot dyslexie apporte déjà un élément de réponse quant à la définition à donner à cette pathologie. A la racine « lexie » qui vient du grec ancien « lexis » (le mot, le langage), est ajouté le préfixe péjoratif « dys- », qui désigne une difficulté. La dyslexie est donc un trouble du langage et particulièrement de la lecture. On considère en effet à l’époque que cette pathologie est caractérisée par le fait d’acquérir la lecture dans des délais inhabituels. Si toutes personnes apprenant à lire rencontrent des difficultés, celles-ci persistent chez les dyslexiques. Le discours de Sœur Marie-Edith dans la deuxième partie de la vidéo décrit les conséquences de cette pathologie : la confusion de lettres ou de sons, l’inversion de lettres ou de syllabes dans un mot, orthographe et grammaire laborieuses…&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt; En effet, lorsqu'il existe des difficultés de reconnaissance et de décodage des mots, cela implique des difficultés de transcription de ces mots, et donc d’expression écrite, tout cela ajouté à des difficultés de compréhension écrite. Au vu de l’importance de la lecture et de l’écriture dans notre société, il est facile de comprendre en quoi cette pathologie est handicapante dans le parcours scolaire d’un enfant dyslexique. On définit aujourd’hui la dyslexie comme un trouble neuro-développemental, c’est-à-dire que l’enfant souffre de perturbations du développement cognitif.  Les recherches récentes sur la dyslexie ont déterminé plusieurs origines possibles à cette pathologie : facteurs génétiques, ou encore facteurs environnementaux (prématurité, stimulation de l’entourage…)&amp;lt;ref&amp;gt;https://vimeo.com/320711822&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- L’Institut Saint-Charles : de l’orphelinat à l’IMP. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1867 est fondé à Schiltigheim l’orphelinat Saint-Charles. Prévu pour accueillir soixante garçons, cet établissement est placé sous l’autorité des Sœurs de la Charité de Strasbourg, une congrégation créée en 1734. Sont alors construits un internat, une chapelle, et divers autres locaux. En 1927, c’est une école privée qui ouvre ses portes. Si après 1945, l’orphelinat accueille de plus en plus d’enfants handicapés, ce n’est qu’à partir de 1958 que Saint-Charles se spécialise dans la rééducation de la dyslexie en obtenant un agrément de la Sécurité Sociale. Cet agrément prévoit que l’Institut doit accueillir une soixantaine de garçons âgés de 6 à 15 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992, p. 45-46.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les enfants sont accueillis à la semaine puisque la rééducation est basée sur une théorie de la psychanalyse préconisant l’autonomie de l’enfant par rapport à sa famille. Instituteurs et éducateurs travaillent en collaboration avec des professionnels de santé. Si les rééducations orthophoniques sont rares en 1982, on remarque que certains membres du personnel de l’Institut ont tout de même les qualifications nécessaires à la rééducation de la dyslexie.  En 1957 est en effet créée l’école de formation des rééducateurs en dyslexie, ceux-ci obtiennent ensuite le titre d’orthophonistes à compétences limitées en langage écrit.&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/&amp;lt;/ref&amp;gt; En 1992, un nouvel internat est construit de façon à préparer les bâtiments pour un enseignement mixte et c’est deux ans plus tard que la mixité est introduite à Saint-Charles.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; Le film analysé ayant été tourné en 1982, il est normal que ces nouveaux bâtiments n’apparaissent pas. Il est cependant à noter que certaines parties de l’établissement visibles sur les images sont encore en place aujourd’hui. Notamment le stade de football, ou encore l’escalier permettant de quitter l’ancien internat. &lt;br /&gt;
[[Fichier:20200105 140729.jpg|vignette|Etablissements de la Fondation Vincent de Paul en Alsace et en Lorraine, 31 décembre 2017.]]&lt;br /&gt;
En 2000, les Sœurs de la Charité créent la Fondation Vincent de Paul, reconnue d’utilité publique. L’Institut Saint-Charles est alors intégré à cette Fondation. Aujourd’hui, il  est composé d’un ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique), soixante-deux enfants entre 6 et 14 ans y sont accueillis en internat ou en semi-internat. L’Institut comporte aussi un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile) qui concerne les enfants scolarisés dans des classes spécifiques comme les CLIS (Classes d’Intégration Spécialisées) ou les ULIS (Unités localisées pour l’Inclusion Scolaire en collèges et lycée).&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Le film, un outil pédagogique pour l’enseignement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des questions soulevée par l’extrait du film de Charles-Henry Waag est la relation entre le cinéaste et l’Institut Saint-Charles. Si les deux premières parties de l’extrait (le départ en sortie scolaire et la réunion d’information) ont pu être tournées sur la simple initiative du cinéaste, il est impossible que Monsieur Waag ait pu filmer un cours sans que la direction de l’école soit impliquée. De plus, la dernière partie de l’extrait met en scène la première femme du cinéaste et un instituteur de l’Institut Saint-Charles. Dans d’autres scènes du film (qui ne sont pas visibles dans cet extrait), il est possible de remarquer des scènes relevant de l’intimité des enfants. On peut par exemple citer la scène du lever ou du coucher des enfants, ainsi qu’une scène dans la salle de bain de l’internat où les garçons se lavent les dents.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Salle de bain St Charles.png|vignette|Extrait du film de Monsieur Waag : Scène de toilettes. ]]&lt;br /&gt;
 La question de l’implication de l’Institut semble centrale pour comprendre l’enjeu de ce film. Passionné de photographie depuis ses 14 ans, Charles-Henry Waag a réalisé de nombreux films dans les années 70 et 80. Le travail de mise en scène et de montage les caractérise.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt; S’il est possible que ce soit lui qui ait été à l’initiative de cette idée, l’entretien avec des instituteurs de l’Institut a soulevé une autre explication. La pédagogie mise en place dans l’établissement reposait, entre autres, sur les activités extrascolaires. Les élèves partaient ainsi en classe de neige, en classe verte… De nombreux films ont été réalisés dans le cadre de l’enseignement. On peut ainsi trouver des films évoquant la dyslexie, ou d’autres sur la vie à l’internat. L’Institut possédait d’ailleurs sa propre caméra. Le film réalisé par Monsieur Waag aurait ainsi été projeté au sein des classes de l’Institut. Une autre hypothèse est qu’il aurait pu servir à présenter l’Institut et le quotidien des enfants qui y ont été admis aux parents des nouveaux-élèves.&amp;lt;ref&amp;gt;Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Ouvrages scientifiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BALLARIN Jean-Luc, ''Enfants difficiles, structures spécialisées'', Paris, Nathan, 1994. &lt;br /&gt;
BOLTANSKI Etienne, ''Dyslexie et Dyslatéralité'', « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1982. &lt;br /&gt;
SIMONIN Régis, ''Les sens de dessous-dessus'', Mémoire en architecture sous la direction de REVAULT Philippe, Strasbourg, 1991-1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sitographie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.fno.fr/ressources-diverses/histoire-de-lorthophonie/ (Dernière consultation le 31/12/2019).  Site de la Fédération Nationale des Orthophonistes&lt;br /&gt;
https://vimeo.com/320711822 (Dernière consultation le 31/12/2019). Intervention de HELLOIN Marie-Christel « La dyslexie, un trouble neurodéveloppemental, des apprentissages » à Notre-Dame de Bondeville, 2019. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Entretiens : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec WAAG Monique du 17 décembre 2019. &lt;br /&gt;
Entretien avec JUHL Gwenaël et SCHNEIDER Denis du 20 décembre 2019.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
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		<updated>2020-01-05T13:19:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Image extraite du film de Monsieur Waag où l'on voit les internes se laver les dents.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
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		<updated>2020-01-05T13:12:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Pauline Wolf : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Liste des établissements de la Fondation Vincent de Paul présents en Alsace et en Lorraine, 31 décembre 2017.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pauline Wolf</name></author>
		
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