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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<updated>2026-06-10T04:29:29Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=13536</id>
		<title>Rothau : cours de natation (0059FS0001)</title>
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		<updated>2020-01-15T17:27:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rothau : cours de natation&lt;br /&gt;
|fonds=Nemett&lt;br /&gt;
|idSupport=0059FS0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1948&lt;br /&gt;
|dateFin=1956&lt;br /&gt;
|video=0059FS0001_6&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:54&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Rothau_natation.jpg&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.4657, 7.21028&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce documentaire amateur nous envoie vers la pratique d'un cours de natation tel qu'il pouvait se pratiquer dans les années 1950 par un moniteur certifié.&lt;br /&gt;
|Description_fr=A la belle saison, la piscine de Rothau est active. Ce bassin froid permet au moniteur de sport&lt;br /&gt;
d’alterner les activités nautiques ainsi que les exercices physiques hors de l’eau. Le rôle du&lt;br /&gt;
moniteur est d’encadrer la séance de sport. Le sport nautique permet de regrouper les activités&lt;br /&gt;
sportives, ayant comme objectif l’amélioration de la santé, ainsi que les activités ludiques,&lt;br /&gt;
permettant aux enfants de prendre du plaisir. Ainsi, cette source audiovisuelle nous renseigne&lt;br /&gt;
sur le modèle-type d’une séance de sport à la piscine telle qu’elle se pratiquait dans les années&lt;br /&gt;
1950.&lt;br /&gt;
La séance débute par un échauffement en trottinant (00.00.17). Elle se poursuit par une course&lt;br /&gt;
pieds-mains (00.00.34). Ensuite, les enfants, petites filles et petits garçons, effectuent avec leur&lt;br /&gt;
moniteur des sauts de grenouilles (00.00.43). L’échauffement fini, le moniteur mène des&lt;br /&gt;
activités synchronisées (00.01.10). Les enfants sautent dans la piscine (00.01.30) pour effectuer&lt;br /&gt;
des exercices d’apnée (00.01.40). Après cela, les enfants se dotent d’une ceinture de natation&lt;br /&gt;
(00.02.09) pour effectuer des exercices. Sur cette source audiovisuelle, le moniteur initie les&lt;br /&gt;
enfants à la brasse. Le moniteur finit la séance en demandant aux enfants d’effectuer des&lt;br /&gt;
mouvements de jambes sous l’eau, tout en se tenant aux rebords de la piscine. Une séance&lt;br /&gt;
comme celle-ci durait en moyenne deux heures.&lt;br /&gt;
La méthode de la brasse, employée dans ce documentaire amateur, est préconisée par Georges&lt;br /&gt;
Hébert, officier de marine puis éducateur. Ce dernier est l’inventeur de la « méthode naturelle »&lt;br /&gt;
d’éducation physique. Il achève son œuvre dans les années 1950. Ce dernier début, dès 1936,&lt;br /&gt;
la rédaction de son œuvre Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Il&lt;br /&gt;
consacrera deux décennies à la rédaction de cette œuvre monumentale. Cette œuvre a eu un&lt;br /&gt;
grand retentissement en France, instaurant les bases d’une réflexion sur l’importance des sports&lt;br /&gt;
aquatiques sur la santé de l’homme.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques étaient, depuis l’antiquité, considérées comme des activités ludiques&lt;br /&gt;
ou hygiéniques. C’est grâce à certains acteurs tel que le colonel Amoros, que ces activités&lt;br /&gt;
s’intègrent au rang de sport. En effet, ce dernier parvient à intégrer la natation dans le domaine&lt;br /&gt;
militaire. L’Alsace connait dès le XIXe siècle une prolifération de bains et de piscines,&lt;br /&gt;
publiques et privées. L’invention de la piscine comme zone d’activités sportives est le fruit&lt;br /&gt;
d’une longue évolution remontant aux civilisations antiques. Ainsi, au XIXe siècle, des bains&lt;br /&gt;
publics sont créés à Mulhouse par Emile Muller, associés aux logements ouvriers de cette ville.&lt;br /&gt;
L’historien Maurice Agulhon, travaillant sur les villes au XIXe siècle, arrive à la conclusion :&lt;br /&gt;
« Le sport est né à la ville, et de la ville ». En outre, un lien est fait entre la création du sport, et&lt;br /&gt;
les zones industrielles urbaines. Ici, Rothau est un village industriel. Ce village était composé&lt;br /&gt;
de mille huit cents habitants lors des années 1950. Les zones industrielles étaient propices à&lt;br /&gt;
l’installation de piscines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau ===&lt;br /&gt;
La citation de Maurice Agulhon, citée plus haut, suscite un paradoxe. Rothau représente en effet&lt;br /&gt;
une zone industrielle. Cependant, elle ne possède pas une démographie importante. Antoine Le&lt;br /&gt;
Ban nous dit que l’émergence des piscines en zone industrielle est due à sa « densité, sa&lt;br /&gt;
démographique, son univers pollué, rythmé par le travail ». Néanmoins, Rothau reste une zone&lt;br /&gt;
industrielle. Ici, il est très probable que les enfants figurant sur cette source audiovisuelle soient&lt;br /&gt;
des enfants d’ouvriers. M. Horter affirme dans la même interview qu’une grande majorité&lt;br /&gt;
d’habitants travaillent pour l’industrie de Rothau. Ce qui accentue la valabilité de cette&lt;br /&gt;
hypothèse.&lt;br /&gt;
De plus, comme nous l’affirme le maire de Rothau, M. Horter dans une interview de 1964, la&lt;br /&gt;
piscine de Rothau n’est pas communale. Elle a été construite grâce aux fonds de l’association&lt;br /&gt;
Sports Réunis. Donc, les enfants apparaissant sur cette source audiovisuelle sont des adhérents&lt;br /&gt;
de l’association des Sports Réunis. En France, le milieu de la natation, considéré à risque,&lt;br /&gt;
demande à ses acteurs professionnels un passage d’épreuves. Ainsi, nous pouvons en déduire&lt;br /&gt;
que le moniteur, « M. Chebardi » (00.01.49) dont le nom figure dès le générique (00.00.01), ait &lt;br /&gt;
passé le brevet de Maître-Nageur Marinier dont la création date de 1906. Sans lequel il n’aurait&lt;br /&gt;
pu avoir son titre de « moniteur ».&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle valide les dires d’Antoine Le Ban. Ce dernier affirme que le milieu&lt;br /&gt;
éducatif permet l’introduction des bassins de natation, qui n’autorisent qu’une pratique&lt;br /&gt;
saisonnière. Ici, nous pouvons voir que la piscine de Rothau est une piscine ouverte (00.01.35),&lt;br /&gt;
donc saisonnière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Paternalisme et loisirs raisonnables  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la première période d’industrialisation nous constatons un changement lors des conceptions des rapports sociaux entre le patronat et la classe ouvrière. Il s’agit du paternalisme. Frédéric Le Play en est un promoteur en France. Economiste chrétien, il est le premier à se pencher sur la condition ouvrière. Il s’agit de techniques managériales ayant comme objectif premier l’adoucissement des révoltes ouvrières vis-à-vis de leur condition de vie difficile. Le second objectif est de pallier l’oisiveté des ouvriers durant leur temps libre. Alcoolisme et violence ouvrière sont facteurs de construction de lieux sociaux sous l’initiative du patronat. L’œuvre de Louis Chevalier, ''Classes laborieuses et classes dangereuses'', nous rapporte ces dites débauches ouvrières. Les enfants d’ouvriers n’y sont pas épargnés. Touchés par le vagabondage, l’alcoolisme et la privatisation d’éducation, ces derniers peuvent voir une once d’espoir dans les conséquences du paternalisme. &lt;br /&gt;
En France, et durant les XIXe et XXe siècles, l’entreprise des Schneider au Creusot en est le symbole. Ils ont apporté aux ouvriers des avantages sociaux, remplaçant parfois la présence de l’Etat. Ainsi, des établissements scolaires, de soins médicaux et des lieux d’activités sportives sont mis à disposition des ouvriers. &lt;br /&gt;
De fait, la piscine de Rothau, construite sous l’initiative des Sports Réunis, a une visée paternaliste à ses débuts. Rothau est, à ce moment-là, une zone industrielle basée sur le textile. Elle regroupe des entreprises de tissage, des teintureries et une filature. Encore vivace dans les années 1950, le paternalisme permet aux enfants d’ouvriers d’avoir la possibilité d’effectuer des activités aquatiques ludiques et sportives. Les enfants d’ouvriers sont, sur ce film amateur, surveillés durant le temps de travail des parents.  &lt;br /&gt;
Ainsi, le paternalisme à Rothau permet le façonnement du corps ouvrier, la corrélation entre activités sportives ludiques et raisonnables afin d’éviter les dérives engendrées par la pauvreté. Les cours de natation proposés par les Sports Réunis à Rothau est donc perçu comme une échappatoire pour ces enfants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau : l’espérance d’un corps sain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle est un documentaire amateur. Elle est le fruit d’un montage. En&lt;br /&gt;
d’autres termes, le cinéaste amateur a choisi d’assembler les différents plans obtenus pour avoir&lt;br /&gt;
un résultat cohérant. Ayant été travaillé, ce documentaire amateur a été doté d’un générique&lt;br /&gt;
dans lequel nous pouvons lire « Les enfants à la piscine, avec M. Chebardi, moniteur de sport »&lt;br /&gt;
(00.00.01). Une petite bande de son accompagne les images, s’estompant à un certain moment,&lt;br /&gt;
avant la fin de la vidéo (00.01.40). Ceci est dû, soit à un défaut de conservation, soit à une&lt;br /&gt;
maladresse du cinéaste amateur.&lt;br /&gt;
Malgré cela, ce documentaire amateur est l’œuvre d’un cinéaste qui n’en est pas à son premier&lt;br /&gt;
coup d’essai. Les premières images survenant après le générique sont prises en contre-plongée&lt;br /&gt;
avec une prise de vue et un plan bien travaillé (00.00.06). Le cinéaste amateur maitrise les plans&lt;br /&gt;
individuels (00.01.49), comme les plans d’ensemble (00.00.44), mettant ainsi en valeur le&lt;br /&gt;
paysage. Ce dernier a pris soin, au montage, d’assembler les prises de manière cohérente. Cela&lt;br /&gt;
donne un déroulement logique, étape par étape, d’une séance de natation dirigée par un&lt;br /&gt;
moniteur certifié. Le cinéaste finit son œuvre par une plan d’ensemble (00.02.40) montrant les&lt;br /&gt;
enfants sauter dans l’eau, ce qui s’apparente à un ''happy end''.&lt;br /&gt;
La création de ce documentaire amateur a une visée de propagande. Elle sert, dans un contexte&lt;br /&gt;
de développement des sports nautiques, à propager l’image d’une activité physique cumulant&lt;br /&gt;
sport et plaisir. Le cinéaste prend soin d’exposer les visages des enfants et du moniteur lorsque&lt;br /&gt;
ces derniers sourient. De fait, cela nous questionne sur le commanditaire de cette œuvre&lt;br /&gt;
audiovisuelle. Il s’agit très certainement de l’association Sports Réunis, voulant ainsi utiliser ce&lt;br /&gt;
document audiovisuel comme publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine de Rothau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle :&lt;br /&gt;
enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans&lt;br /&gt;
les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble,&lt;br /&gt;
1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Bas Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de&lt;br /&gt;
loisir », Histoire urbaine, vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens&lt;br /&gt;
avant 1850 selon Daumier », Histoire urbaine, vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, Éducation physique et sport, Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=13535</id>
		<title>Rothau : cours de natation (0059FS0001)</title>
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		<updated>2020-01-15T17:26:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rothau : cours de natation&lt;br /&gt;
|fonds=Nemett&lt;br /&gt;
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|dateDebut=1948&lt;br /&gt;
|dateFin=1956&lt;br /&gt;
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|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
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|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce documentaire amateur nous envoie vers la pratique d'un cours de natation tel qu'il pouvait se pratiquer dans les années 1950 par un moniteur certifié.&lt;br /&gt;
|Description_fr=A la belle saison, la piscine de Rothau est active. Ce bassin froid permet au moniteur de sport&lt;br /&gt;
d’alterner les activités nautiques ainsi que les exercices physiques hors de l’eau. Le rôle du&lt;br /&gt;
moniteur est d’encadrer la séance de sport. Le sport nautique permet de regrouper les activités&lt;br /&gt;
sportives, ayant comme objectif l’amélioration de la santé, ainsi que les activités ludiques,&lt;br /&gt;
permettant aux enfants de prendre du plaisir. Ainsi, cette source audiovisuelle nous renseigne&lt;br /&gt;
sur le modèle-type d’une séance de sport à la piscine telle qu’elle se pratiquait dans les années&lt;br /&gt;
1950.&lt;br /&gt;
La séance débute par un échauffement en trottinant (00.00.17). Elle se poursuit par une course&lt;br /&gt;
pieds-mains (00.00.34). Ensuite, les enfants, petites filles et petits garçons, effectuent avec leur&lt;br /&gt;
moniteur des sauts de grenouilles (00.00.43). L’échauffement fini, le moniteur mène des&lt;br /&gt;
activités synchronisées (00.01.10). Les enfants sautent dans la piscine (00.01.30) pour effectuer&lt;br /&gt;
des exercices d’apnée (00.01.40). Après cela, les enfants se dotent d’une ceinture de natation&lt;br /&gt;
(00.02.09) pour effectuer des exercices. Sur cette source audiovisuelle, le moniteur initie les&lt;br /&gt;
enfants à la brasse. Le moniteur finit la séance en demandant aux enfants d’effectuer des&lt;br /&gt;
mouvements de jambes sous l’eau, tout en se tenant aux rebords de la piscine. Une séance&lt;br /&gt;
comme celle-ci durait en moyenne deux heures.&lt;br /&gt;
La méthode de la brasse, employée dans ce documentaire amateur, est préconisée par Georges&lt;br /&gt;
Hébert, officier de marine puis éducateur. Ce dernier est l’inventeur de la « méthode naturelle »&lt;br /&gt;
d’éducation physique. Il achève son œuvre dans les années 1950. Ce dernier début, dès 1936,&lt;br /&gt;
la rédaction de son œuvre Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Il&lt;br /&gt;
consacrera deux décennies à la rédaction de cette œuvre monumentale. Cette œuvre a eu un&lt;br /&gt;
grand retentissement en France, instaurant les bases d’une réflexion sur l’importance des sports&lt;br /&gt;
aquatiques sur la santé de l’homme.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques étaient, depuis l’antiquité, considérées comme des activités ludiques&lt;br /&gt;
ou hygiéniques. C’est grâce à certains acteurs tel que le colonel Amoros, que ces activités&lt;br /&gt;
s’intègrent au rang de sport. En effet, ce dernier parvient à intégrer la natation dans le domaine&lt;br /&gt;
militaire. L’Alsace connait dès le XIXe siècle une prolifération de bains et de piscines,&lt;br /&gt;
publiques et privées. L’invention de la piscine comme zone d’activités sportives est le fruit&lt;br /&gt;
d’une longue évolution remontant aux civilisations antiques. Ainsi, au XIXe siècle, des bains&lt;br /&gt;
publics sont créés à Mulhouse par Emile Muller, associés aux logements ouvriers de cette ville.&lt;br /&gt;
L’historien Maurice Agulhon, travaillant sur les villes au XIXe siècle, arrive à la conclusion :&lt;br /&gt;
« Le sport est né à la ville, et de la ville ». En outre, un lien est fait entre la création du sport, et&lt;br /&gt;
les zones industrielles urbaines. Ici, Rothau est un village industriel. Ce village était composé&lt;br /&gt;
de mille huit cents habitants lors des années 1950. Les zones industrielles étaient propices à&lt;br /&gt;
l’installation de piscines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau ===&lt;br /&gt;
La citation de Maurice Agulhon, citée plus haut, suscite un paradoxe. Rothau représente en effet&lt;br /&gt;
une zone industrielle. Cependant, elle ne possède pas une démographie importante. Antoine Le&lt;br /&gt;
Ban nous dit que l’émergence des piscines en zone industrielle est due à sa « densité, sa&lt;br /&gt;
démographique, son univers pollué, rythmé par le travail ». Néanmoins, Rothau reste une zone&lt;br /&gt;
industrielle. Ici, il est très probable que les enfants figurant sur cette source audiovisuelle soient&lt;br /&gt;
des enfants d’ouvriers. M. Horter affirme dans la même interview qu’une grande majorité&lt;br /&gt;
d’habitants travaillent pour l’industrie de Rothau. Ce qui accentue la valabilité de cette&lt;br /&gt;
hypothèse.&lt;br /&gt;
De plus, comme nous l’affirme le maire de Rothau, M. Horter dans une interview de 1964, la&lt;br /&gt;
piscine de Rothau n’est pas communale. Elle a été construite grâce aux fonds de l’association&lt;br /&gt;
Sports Réunis. Donc, les enfants apparaissant sur cette source audiovisuelle sont des adhérents&lt;br /&gt;
de l’association des Sports Réunis. En France, le milieu de la natation, considéré à risque,&lt;br /&gt;
demande à ses acteurs professionnels un passage d’épreuves. Ainsi, nous pouvons en déduire&lt;br /&gt;
que le moniteur, « M. Chebardi » (00.01.49) dont le nom figure dès le générique (00.00.01), ait &lt;br /&gt;
passé le brevet de Maître-Nageur Marinier dont la création date de 1906. Sans lequel il n’aurait&lt;br /&gt;
pu avoir son titre de « moniteur ».&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle valide les dires d’Antoine Le Ban. Ce dernier affirme que le milieu&lt;br /&gt;
éducatif permet l’introduction des bassins de natation, qui n’autorisent qu’une pratique&lt;br /&gt;
saisonnière. Ici, nous pouvons voir que la piscine de Rothau est une piscine ouverte (00.01.35),&lt;br /&gt;
donc saisonnière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'&lt;br /&gt;
=== Paternalisme et loisirs raisonnables  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la première période d’industrialisation nous constatons un changement lors des conceptions des rapports sociaux entre le patronat et la classe ouvrière. Il s’agit du paternalisme. Frédéric Le Play en est un promoteur en France. Economiste chrétien, il est le premier à se pencher sur la condition ouvrière. Il s’agit de techniques managériales ayant comme objectif premier l’adoucissement des révoltes ouvrières vis-à-vis de leur condition de vie difficile. Le second objectif est de pallier l’oisiveté des ouvriers durant leur temps libre. Alcoolisme et violence ouvrière sont facteurs de construction de lieux sociaux sous l’initiative du patronat. L’œuvre de Louis Chevalier, ''Classes laborieuses et classes dangereuses'', nous rapporte ces dites débauches ouvrières. Les enfants d’ouvriers n’y sont pas épargnés. Touchés par le vagabondage, l’alcoolisme et la privatisation d’éducation, ces derniers peuvent voir une once d’espoir dans les conséquences du paternalisme. &lt;br /&gt;
En France, et durant les XIXe et XXe siècles, l’entreprise des Schneider au Creusot en est le symbole. Ils ont apporté aux ouvriers des avantages sociaux, remplaçant parfois la présence de l’Etat. Ainsi, des établissements scolaires, de soins médicaux et des lieux d’activités sportives sont mis à disposition des ouvriers. &lt;br /&gt;
De fait, la piscine de Rothau, construite sous l’initiative des Sports Réunis, a une visée paternaliste à ses débuts. Rothau est, à ce moment-là, une zone industrielle basée sur le textile. Elle regroupe des entreprises de tissage, des teintureries et une filature. Encore vivace dans les années 1950, le paternalisme permet aux enfants d’ouvriers d’avoir la possibilité d’effectuer des activités aquatiques ludiques et sportives. Les enfants d’ouvriers sont, sur ce film amateur, surveillés durant le temps de travail des parents.  &lt;br /&gt;
Ainsi, le paternalisme à Rothau permet le façonnement du corps ouvrier, la corrélation entre activités sportives ludiques et raisonnables afin d’éviter les dérives engendrées par la pauvreté. Les cours de natation proposés par les Sports Réunis à Rothau est donc perçu comme une échappatoire pour ces enfants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau : l’espérance d’un corps sain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle est un documentaire amateur. Elle est le fruit d’un montage. En&lt;br /&gt;
d’autres termes, le cinéaste amateur a choisi d’assembler les différents plans obtenus pour avoir&lt;br /&gt;
un résultat cohérant. Ayant été travaillé, ce documentaire amateur a été doté d’un générique&lt;br /&gt;
dans lequel nous pouvons lire « Les enfants à la piscine, avec M. Chebardi, moniteur de sport »&lt;br /&gt;
(00.00.01). Une petite bande de son accompagne les images, s’estompant à un certain moment,&lt;br /&gt;
avant la fin de la vidéo (00.01.40). Ceci est dû, soit à un défaut de conservation, soit à une&lt;br /&gt;
maladresse du cinéaste amateur.&lt;br /&gt;
Malgré cela, ce documentaire amateur est l’œuvre d’un cinéaste qui n’en est pas à son premier&lt;br /&gt;
coup d’essai. Les premières images survenant après le générique sont prises en contre-plongée&lt;br /&gt;
avec une prise de vue et un plan bien travaillé (00.00.06). Le cinéaste amateur maitrise les plans&lt;br /&gt;
individuels (00.01.49), comme les plans d’ensemble (00.00.44), mettant ainsi en valeur le&lt;br /&gt;
paysage. Ce dernier a pris soin, au montage, d’assembler les prises de manière cohérente. Cela&lt;br /&gt;
donne un déroulement logique, étape par étape, d’une séance de natation dirigée par un&lt;br /&gt;
moniteur certifié. Le cinéaste finit son œuvre par une plan d’ensemble (00.02.40) montrant les&lt;br /&gt;
enfants sauter dans l’eau, ce qui s’apparente à un ''happy end''.&lt;br /&gt;
La création de ce documentaire amateur a une visée de propagande. Elle sert, dans un contexte&lt;br /&gt;
de développement des sports nautiques, à propager l’image d’une activité physique cumulant&lt;br /&gt;
sport et plaisir. Le cinéaste prend soin d’exposer les visages des enfants et du moniteur lorsque&lt;br /&gt;
ces derniers sourient. De fait, cela nous questionne sur le commanditaire de cette œuvre&lt;br /&gt;
audiovisuelle. Il s’agit très certainement de l’association Sports Réunis, voulant ainsi utiliser ce&lt;br /&gt;
document audiovisuel comme publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine de Rothau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle :&lt;br /&gt;
enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans&lt;br /&gt;
les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble,&lt;br /&gt;
1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Bas Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de&lt;br /&gt;
loisir », Histoire urbaine, vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens&lt;br /&gt;
avant 1850 selon Daumier », Histoire urbaine, vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, Éducation physique et sport, Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=13534</id>
		<title>Rothau : cours de natation (0059FS0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=13534"/>
		<updated>2020-01-15T17:25:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rothau : cours de natation&lt;br /&gt;
|fonds=Nemett&lt;br /&gt;
|idSupport=0059FS0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1948&lt;br /&gt;
|dateFin=1956&lt;br /&gt;
|video=0059FS0001_6&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:54&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Rothau_natation.jpg&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.4657, 7.21028&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce documentaire amateur nous envoie vers la pratique d'un cours de natation tel qu'il pouvait se pratiquer dans les années 1950 par un moniteur certifié.&lt;br /&gt;
|Description_fr=A la belle saison, la piscine de Rothau est active. Ce bassin froid permet au moniteur de sport&lt;br /&gt;
d’alterner les activités nautiques ainsi que les exercices physiques hors de l’eau. Le rôle du&lt;br /&gt;
moniteur est d’encadrer la séance de sport. Le sport nautique permet de regrouper les activités&lt;br /&gt;
sportives, ayant comme objectif l’amélioration de la santé, ainsi que les activités ludiques,&lt;br /&gt;
permettant aux enfants de prendre du plaisir. Ainsi, cette source audiovisuelle nous renseigne&lt;br /&gt;
sur le modèle-type d’une séance de sport à la piscine telle qu’elle se pratiquait dans les années&lt;br /&gt;
1950.&lt;br /&gt;
La séance débute par un échauffement en trottinant (00.00.17). Elle se poursuit par une course&lt;br /&gt;
pieds-mains (00.00.34). Ensuite, les enfants, petites filles et petits garçons, effectuent avec leur&lt;br /&gt;
moniteur des sauts de grenouilles (00.00.43). L’échauffement fini, le moniteur mène des&lt;br /&gt;
activités synchronisées (00.01.10). Les enfants sautent dans la piscine (00.01.30) pour effectuer&lt;br /&gt;
des exercices d’apnée (00.01.40). Après cela, les enfants se dotent d’une ceinture de natation&lt;br /&gt;
(00.02.09) pour effectuer des exercices. Sur cette source audiovisuelle, le moniteur initie les&lt;br /&gt;
enfants à la brasse. Le moniteur finit la séance en demandant aux enfants d’effectuer des&lt;br /&gt;
mouvements de jambes sous l’eau, tout en se tenant aux rebords de la piscine. Une séance&lt;br /&gt;
comme celle-ci durait en moyenne deux heures.&lt;br /&gt;
La méthode de la brasse, employée dans ce documentaire amateur, est préconisée par Georges&lt;br /&gt;
Hébert, officier de marine puis éducateur. Ce dernier est l’inventeur de la « méthode naturelle »&lt;br /&gt;
d’éducation physique. Il achève son œuvre dans les années 1950. Ce dernier début, dès 1936,&lt;br /&gt;
la rédaction de son œuvre Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Il&lt;br /&gt;
consacrera deux décennies à la rédaction de cette œuvre monumentale. Cette œuvre a eu un&lt;br /&gt;
grand retentissement en France, instaurant les bases d’une réflexion sur l’importance des sports&lt;br /&gt;
aquatiques sur la santé de l’homme.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques étaient, depuis l’antiquité, considérées comme des activités ludiques&lt;br /&gt;
ou hygiéniques. C’est grâce à certains acteurs tel que le colonel Amoros, que ces activités&lt;br /&gt;
s’intègrent au rang de sport. En effet, ce dernier parvient à intégrer la natation dans le domaine&lt;br /&gt;
militaire. L’Alsace connait dès le XIXe siècle une prolifération de bains et de piscines,&lt;br /&gt;
publiques et privées. L’invention de la piscine comme zone d’activités sportives est le fruit&lt;br /&gt;
d’une longue évolution remontant aux civilisations antiques. Ainsi, au XIXe siècle, des bains&lt;br /&gt;
publics sont créés à Mulhouse par Emile Muller, associés aux logements ouvriers de cette ville.&lt;br /&gt;
L’historien Maurice Agulhon, travaillant sur les villes au XIXe siècle, arrive à la conclusion :&lt;br /&gt;
« Le sport est né à la ville, et de la ville ». En outre, un lien est fait entre la création du sport, et&lt;br /&gt;
les zones industrielles urbaines. Ici, Rothau est un village industriel. Ce village était composé&lt;br /&gt;
de mille huit cents habitants lors des années 1950. Les zones industrielles étaient propices à&lt;br /&gt;
l’installation de piscines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau ===&lt;br /&gt;
La citation de Maurice Agulhon, citée plus haut, suscite un paradoxe. Rothau représente en effet&lt;br /&gt;
une zone industrielle. Cependant, elle ne possède pas une démographie importante. Antoine Le&lt;br /&gt;
Ban nous dit que l’émergence des piscines en zone industrielle est due à sa « densité, sa&lt;br /&gt;
démographique, son univers pollué, rythmé par le travail ». Néanmoins, Rothau reste une zone&lt;br /&gt;
industrielle. Ici, il est très probable que les enfants figurant sur cette source audiovisuelle soient&lt;br /&gt;
des enfants d’ouvriers. M. Horter affirme dans la même interview qu’une grande majorité&lt;br /&gt;
d’habitants travaillent pour l’industrie de Rothau. Ce qui accentue la valabilité de cette&lt;br /&gt;
hypothèse.&lt;br /&gt;
De plus, comme nous l’affirme le maire de Rothau, M. Horter dans une interview de 1964, la&lt;br /&gt;
piscine de Rothau n’est pas communale. Elle a été construite grâce aux fonds de l’association&lt;br /&gt;
Sports Réunis. Donc, les enfants apparaissant sur cette source audiovisuelle sont des adhérents&lt;br /&gt;
de l’association des Sports Réunis. En France, le milieu de la natation, considéré à risque,&lt;br /&gt;
demande à ses acteurs professionnels un passage d’épreuves. Ainsi, nous pouvons en déduire&lt;br /&gt;
que le moniteur, « M. Chebardi » (00.01.49) dont le nom figure dès le générique (00.00.01), ait &lt;br /&gt;
passé le brevet de Maître-Nageur Marinier dont la création date de 1906. Sans lequel il n’aurait&lt;br /&gt;
pu avoir son titre de « moniteur ».&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle valide les dires d’Antoine Le Ban. Ce dernier affirme que le milieu&lt;br /&gt;
éducatif permet l’introduction des bassins de natation, qui n’autorisent qu’une pratique&lt;br /&gt;
saisonnière. Ici, nous pouvons voir que la piscine de Rothau est une piscine ouverte (00.01.35),&lt;br /&gt;
donc saisonnière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'&lt;br /&gt;
=== Le façonnement du corps ouvrier : paternalisme et loisirs raisonnables  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la première période d’industrialisation nous constatons un changement lors des conceptions des rapports sociaux entre le patronat et la classe ouvrière. Il s’agit du paternalisme. Frédéric Le Play en est un promoteur en France. Economiste chrétien, il est le premier à se pencher sur la condition ouvrière. Il s’agit de techniques managériales ayant comme objectif premier l’adoucissement des révoltes ouvrières vis-à-vis de leur condition de vie difficile. Le second objectif est de pallier l’oisiveté des ouvriers durant leur temps libre. Alcoolisme et violence ouvrière sont facteurs de construction de lieux sociaux sous l’initiative du patronat. L’œuvre de Louis Chevalier, ''Classes laborieuses et classes dangereuses'', nous rapporte ces dites débauches ouvrières. Les enfants d’ouvriers n’y sont pas épargnés. Touchés par le vagabondage, l’alcoolisme et la privatisation d’éducation, ces derniers peuvent voir une once d’espoir dans les conséquences du paternalisme. &lt;br /&gt;
En France, et durant les XIXe et XXe siècles, l’entreprise des Schneider au Creusot en est le symbole. Ils ont apporté aux ouvriers des avantages sociaux, remplaçant parfois la présence de l’Etat. Ainsi, des établissements scolaires, de soins médicaux et des lieux d’activités sportives sont mis à disposition des ouvriers. &lt;br /&gt;
De fait, la piscine de Rothau, construite sous l’initiative des Sports Réunis, a une visée paternaliste à ses débuts. Rothau est, à ce moment-là, une zone industrielle basée sur le textile. Elle regroupe des entreprises de tissage, des teintureries et une filature. Encore vivace dans les années 1950, le paternalisme permet aux enfants d’ouvriers d’avoir la possibilité d’effectuer des activités aquatiques ludiques et sportives. Les enfants d’ouvriers sont, sur ce film amateur, surveillés durant le temps de travail des parents.  &lt;br /&gt;
Ainsi, le paternalisme à Rothau permet le façonnement du corps ouvrier, la corrélation entre activités sportives ludiques et raisonnables afin d’éviter les dérives engendrées par la pauvreté. Les cours de natation proposés par les Sports Réunis à Rothau est donc perçu comme une échappatoire pour ces enfants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau : l’espérance d’un corps sain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle est un documentaire amateur. Elle est le fruit d’un montage. En&lt;br /&gt;
d’autres termes, le cinéaste amateur a choisi d’assembler les différents plans obtenus pour avoir&lt;br /&gt;
un résultat cohérant. Ayant été travaillé, ce documentaire amateur a été doté d’un générique&lt;br /&gt;
dans lequel nous pouvons lire « Les enfants à la piscine, avec M. Chebardi, moniteur de sport »&lt;br /&gt;
(00.00.01). Une petite bande de son accompagne les images, s’estompant à un certain moment,&lt;br /&gt;
avant la fin de la vidéo (00.01.40). Ceci est dû, soit à un défaut de conservation, soit à une&lt;br /&gt;
maladresse du cinéaste amateur.&lt;br /&gt;
Malgré cela, ce documentaire amateur est l’œuvre d’un cinéaste qui n’en est pas à son premier&lt;br /&gt;
coup d’essai. Les premières images survenant après le générique sont prises en contre-plongée&lt;br /&gt;
avec une prise de vue et un plan bien travaillé (00.00.06). Le cinéaste amateur maitrise les plans&lt;br /&gt;
individuels (00.01.49), comme les plans d’ensemble (00.00.44), mettant ainsi en valeur le&lt;br /&gt;
paysage. Ce dernier a pris soin, au montage, d’assembler les prises de manière cohérente. Cela&lt;br /&gt;
donne un déroulement logique, étape par étape, d’une séance de natation dirigée par un&lt;br /&gt;
moniteur certifié. Le cinéaste finit son œuvre par une plan d’ensemble (00.02.40) montrant les&lt;br /&gt;
enfants sauter dans l’eau, ce qui s’apparente à un ''happy end''.&lt;br /&gt;
La création de ce documentaire amateur a une visée de propagande. Elle sert, dans un contexte&lt;br /&gt;
de développement des sports nautiques, à propager l’image d’une activité physique cumulant&lt;br /&gt;
sport et plaisir. Le cinéaste prend soin d’exposer les visages des enfants et du moniteur lorsque&lt;br /&gt;
ces derniers sourient. De fait, cela nous questionne sur le commanditaire de cette œuvre&lt;br /&gt;
audiovisuelle. Il s’agit très certainement de l’association Sports Réunis, voulant ainsi utiliser ce&lt;br /&gt;
document audiovisuel comme publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine de Rothau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle :&lt;br /&gt;
enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans&lt;br /&gt;
les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble,&lt;br /&gt;
1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Bas Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de&lt;br /&gt;
loisir », Histoire urbaine, vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens&lt;br /&gt;
avant 1850 selon Daumier », Histoire urbaine, vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, Éducation physique et sport, Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=13528</id>
		<title>Rothau : cours de natation (0059FS0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=13528"/>
		<updated>2020-01-15T15:38:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rothau : cours de natation&lt;br /&gt;
|fonds=Nemett&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ce documentaire amateur nous envoie vers la pratique d'un cours de natation tel qu'il pouvait se pratiquer dans les années 1950 par un moniteur certifié.&lt;br /&gt;
|Description_fr=A la belle saison, la piscine de Rothau est active. Ce bassin froid permet au moniteur de sport&lt;br /&gt;
d’alterner les activités nautiques ainsi que les exercices physiques hors de l’eau. Le rôle du&lt;br /&gt;
moniteur est d’encadrer la séance de sport. Le sport nautique permet de regrouper les activités&lt;br /&gt;
sportives, ayant comme objectif l’amélioration de la santé, ainsi que les activités ludiques,&lt;br /&gt;
permettant aux enfants de prendre du plaisir. Ainsi, cette source audiovisuelle nous renseigne&lt;br /&gt;
sur le modèle-type d’une séance de sport à la piscine telle qu’elle se pratiquait dans les années&lt;br /&gt;
1950.&lt;br /&gt;
La séance débute par un échauffement en trottinant (00.00.17). Elle se poursuit par une course&lt;br /&gt;
pieds-mains (00.00.34). Ensuite, les enfants, petites filles et petits garçons, effectuent avec leur&lt;br /&gt;
moniteur des sauts de grenouilles (00.00.43). L’échauffement fini, le moniteur mène des&lt;br /&gt;
activités synchronisées (00.01.10). Les enfants sautent dans la piscine (00.01.30) pour effectuer&lt;br /&gt;
des exercices d’apnée (00.01.40). Après cela, les enfants se dotent d’une ceinture de natation&lt;br /&gt;
(00.02.09) pour effectuer des exercices. Sur cette source audiovisuelle, le moniteur initie les&lt;br /&gt;
enfants à la brasse. Le moniteur finit la séance en demandant aux enfants d’effectuer des&lt;br /&gt;
mouvements de jambes sous l’eau, tout en se tenant aux rebords de la piscine. Une séance&lt;br /&gt;
comme celle-ci durait en moyenne deux heures.&lt;br /&gt;
La méthode de la brasse, employée dans ce documentaire amateur, est préconisée par Georges&lt;br /&gt;
Hébert, officier de marine puis éducateur. Ce dernier est l’inventeur de la « méthode naturelle »&lt;br /&gt;
d’éducation physique. Il achève son œuvre dans les années 1950. Ce dernier début, dès 1936,&lt;br /&gt;
la rédaction de son œuvre Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Il&lt;br /&gt;
consacrera deux décennies à la rédaction de cette œuvre monumentale. Cette œuvre a eu un&lt;br /&gt;
grand retentissement en France, instaurant les bases d’une réflexion sur l’importance des sports&lt;br /&gt;
aquatiques sur la santé de l’homme.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques étaient, depuis l’antiquité, considérées comme des activités ludiques&lt;br /&gt;
ou hygiéniques. C’est grâce à certains acteurs tel que le colonel Amoros, que ces activités&lt;br /&gt;
s’intègrent au rang de sport. En effet, ce dernier parvient à intégrer la natation dans le domaine&lt;br /&gt;
militaire. L’Alsace connait dès le XIXe siècle une prolifération de bains et de piscines,&lt;br /&gt;
publiques et privées. L’invention de la piscine comme zone d’activités sportives est le fruit&lt;br /&gt;
d’une longue évolution remontant aux civilisations antiques. Ainsi, au XIXe siècle, des bains&lt;br /&gt;
publics sont créés à Mulhouse par Emile Muller, associés aux logements ouvriers de cette ville.&lt;br /&gt;
L’historien Maurice Agulhon, travaillant sur les villes au XIXe siècle, arrive à la conclusion :&lt;br /&gt;
« Le sport est né à la ville, et de la ville ». En outre, un lien est fait entre la création du sport, et&lt;br /&gt;
les zones industrielles urbaines. Ici, Rothau est un village industriel. Ce village était composé&lt;br /&gt;
de mille huit cents habitants lors des années 1950. Les zones industrielles étaient propices à&lt;br /&gt;
l’installation de piscines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau ===&lt;br /&gt;
La citation de Maurice Agulhon, citée plus haut, suscite un paradoxe. Rothau représente en effet&lt;br /&gt;
une zone industrielle. Cependant, elle ne possède pas une démographie importante. Antoine Le&lt;br /&gt;
Ban nous dit que l’émergence des piscines en zone industrielle est due à sa « densité, sa&lt;br /&gt;
démographique, son univers pollué, rythmé par le travail ». Néanmoins, Rothau reste une zone&lt;br /&gt;
industrielle. Ici, il est très probable que les enfants figurant sur cette source audiovisuelle soient&lt;br /&gt;
des enfants d’ouvriers. M. Horter affirme dans la même interview qu’une grande majorité&lt;br /&gt;
d’habitants travaillent pour l’industrie de Rothau. Ce qui accentue la valabilité de cette&lt;br /&gt;
hypothèse.&lt;br /&gt;
De plus, comme nous l’affirme le maire de Rothau, M. Horter dans une interview de 1964, la&lt;br /&gt;
piscine de Rothau n’est pas communale. Elle a été construite grâce aux fonds de l’association&lt;br /&gt;
Sports Réunis. Donc, les enfants apparaissant sur cette source audiovisuelle sont des adhérents&lt;br /&gt;
de l’association des Sports Réunis. En France, le milieu de la natation, considéré à risque,&lt;br /&gt;
demande à ses acteurs professionnels un passage d’épreuves. Ainsi, nous pouvons en déduire&lt;br /&gt;
que le moniteur, « M. Chebardi » (00.01.49) dont le nom figure dès le générique (00.00.01), ait &lt;br /&gt;
passé le brevet de Maître-Nageur Marinier dont la création date de 1906. Sans lequel il n’aurait&lt;br /&gt;
pu avoir son titre de « moniteur ».&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle valide les dires d’Antoine Le Ban. Ce dernier affirme que le milieu&lt;br /&gt;
éducatif permet l’introduction des bassins de natation, qui n’autorisent qu’une pratique&lt;br /&gt;
saisonnière. Ici, nous pouvons voir que la piscine de Rothau est une piscine ouverte (00.01.35),&lt;br /&gt;
donc saisonnière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'&lt;br /&gt;
=== Le façonnement du corps ouvrier : paternalisme et loisirs raisonnables  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau : l’espérance d’un corps sain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle est un documentaire amateur. Elle est le fruit d’un montage. En&lt;br /&gt;
d’autres termes, le cinéaste amateur a choisi d’assembler les différents plans obtenus pour avoir&lt;br /&gt;
un résultat cohérant. Ayant été travaillé, ce documentaire amateur a été doté d’un générique&lt;br /&gt;
dans lequel nous pouvons lire « Les enfants à la piscine, avec M. Chebardi, moniteur de sport »&lt;br /&gt;
(00.00.01). Une petite bande de son accompagne les images, s’estompant à un certain moment,&lt;br /&gt;
avant la fin de la vidéo (00.01.40). Ceci est dû, soit à un défaut de conservation, soit à une&lt;br /&gt;
maladresse du cinéaste amateur.&lt;br /&gt;
Malgré cela, ce documentaire amateur est l’œuvre d’un cinéaste qui n’en est pas à son premier&lt;br /&gt;
coup d’essai. Les premières images survenant après le générique sont prises en contre-plongée&lt;br /&gt;
avec une prise de vue et un plan bien travaillé (00.00.06). Le cinéaste amateur maitrise les plans&lt;br /&gt;
individuels (00.01.49), comme les plans d’ensemble (00.00.44), mettant ainsi en valeur le&lt;br /&gt;
paysage. Ce dernier a pris soin, au montage, d’assembler les prises de manière cohérente. Cela&lt;br /&gt;
donne un déroulement logique, étape par étape, d’une séance de natation dirigée par un&lt;br /&gt;
moniteur certifié. Le cinéaste finit son œuvre par une plan d’ensemble (00.02.40) montrant les&lt;br /&gt;
enfants sauter dans l’eau, ce qui s’apparente à un ''happy end''.&lt;br /&gt;
La création de ce documentaire amateur a une visée de propagande. Elle sert, dans un contexte&lt;br /&gt;
de développement des sports nautiques, à propager l’image d’une activité physique cumulant&lt;br /&gt;
sport et plaisir. Le cinéaste prend soin d’exposer les visages des enfants et du moniteur lorsque&lt;br /&gt;
ces derniers sourient. De fait, cela nous questionne sur le commanditaire de cette œuvre&lt;br /&gt;
audiovisuelle. Il s’agit très certainement de l’association Sports Réunis, voulant ainsi utiliser ce&lt;br /&gt;
document audiovisuel comme publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine de Rothau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle :&lt;br /&gt;
enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans&lt;br /&gt;
les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble,&lt;br /&gt;
1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Bas Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de&lt;br /&gt;
loisir », Histoire urbaine, vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens&lt;br /&gt;
avant 1850 selon Daumier », Histoire urbaine, vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, Éducation physique et sport, Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Piscine_%C3%A0_Bellefosse(0029FH0019)&amp;diff=13527</id>
		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
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		<updated>2020-01-15T15:25:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Piscine à Bellefosse&lt;br /&gt;
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|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.39984, 7.21167&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur nous témoigne des activités ludiques et hygiénique, en Alsace, durant l'entre-deux-guerre. Expérimenté, le cinéaste prend des plans du bassin en plein air de Bellefosse lors ses premières années.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air, la piscine Deetjen. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Photographie de la piscine de Bellefosse.jpg|vignette|droite|DNA 30/08/2016]]&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, en plus d'être le premier bassin construit en haute altitude, alimentée en eau de source lors de ses premières années. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. Il s'agit de la fête d'inauguration du bassin en plein air de Bellefosse Les travaux ayant débuté en 1936, ils ont mis deux années avant d'arriver à terme.. A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine en plein air de Bellefosse&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=13526</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=13526"/>
		<updated>2020-01-15T15:14:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
|fonds=Mercelat&lt;br /&gt;
|idSupport=0092FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|video=0092FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:19&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|apercu=Moselle.jpg&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.16886, 6.21042&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmène sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Il s'agit ici d'un jeune couple d'une vingtaine ou trentaine d'années. Un cinéaste amateur tentant d'immortaliser une après-midi en famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. Pour ce film amateur, il s'agit très certainement du cours d'eau de Moselle. A la fin du film (00.05.15), un pont est filmé par un plan d'ensemble, nous laissant penser de l'actuel Pont sur la Moselle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Ici, le cinéaste possède les moyens de s'offrir un kayak ainsi qu'une caméra 8mm, nous faisant parvenir ainsi des images d'une grande qualité avec une corélation de différents points de vue. Prise de vue d'ensemble (donnant l'importance au paysage), individuelles (donnant l'importance à l'individu) et groupées (donnant l'importance à un groupe d'individus) sont maîtrisées par le cinéaste. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. Le cinéaste filme plusieurs personnages, enfants, adolescents adultes. Ce qui nous laisse à croire qu'il s'agit d'un lieu qui lui familier avec des personnes familières. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Ces derniers ont certainement une vingtaine d'années. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. Les cours d'eau ne sont pas uniquement un permettant la pratique des activités aquatiques. Ils peuvent laisser le choix aux habitants voisins de se reposer sur les rives. Ainsi, à un moment du film amateur (00.04.35), le cinéaste filme avec insistance une femme endormie sur la rive. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:TRAVERSÉE DE PARIS EN 1908.JPEG|vignette|gauche|Traversée de Paris en 1908, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.]]&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ce film amateur s'apparente très certainement à un film familial. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
[[Fichier:Brasse (natation) (photographie de (...)Agence Rol btv1b53111961g.jpg|vignette|droite|Homme nageant la brasse, 1911, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.]]&lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maîtrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38). Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, ''Education physique, virile et morale par la méthode naturelle''. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. On voit les hommes porter des caleçon de bain, tandis que les femmes portent des robes. Nous pouvons ainsi voir une femme nager (00.03.17) avec un maillot de bain s'apparentant à une robe, laissant les bras, les jambes et le décolleté à vue de tous. Ce film amateur s'inscrit donc dans un contexte d’émancipation, d'une part, des mentalités, et d'autre part, des femmes face à la pudeur d'autrefois. Ajoutons à cela une petite scène de voyeurisme (00.05.07). La femme, faisant sans doute partie de la famille du cinéaste, apparaît en maillot de bain une pièce, popularisé dans les années 1940.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle : enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=12973</id>
		<title>Rothau : cours de natation (0059FS0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=12973"/>
		<updated>2020-01-06T18:27:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rothau : cours de natation&lt;br /&gt;
|fonds=Nemett&lt;br /&gt;
|idSupport=0059FS0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1948&lt;br /&gt;
|dateFin=1956&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.4657, 7.21028&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce documentaire amateur nous envoie vers la pratique d'un cours de natation tel qu'il pouvait se pratiquer dans les années 1950 par un moniteur certifié.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques étaient, depuis l’antiquité, considérées comme des activités ludiques&lt;br /&gt;
ou hygiéniques. C’est grâce à certains acteurs tel que le colonel Amoros, que ces activités&lt;br /&gt;
s’intègrent au rang de sport. En effet, ce dernier parvient à intégrer la natation dans le domaine&lt;br /&gt;
militaire. L’Alsace connait dès le XIXe siècle une prolifération de bains et de piscines,&lt;br /&gt;
publiques et privées. L’invention de la piscine comme zone d’activités sportives est le fruit&lt;br /&gt;
d’une longue évolution remontant aux civilisations antiques. Ainsi, au XIXe siècle, des bains&lt;br /&gt;
publics sont créés à Mulhouse par Emile Muller, associés aux logements ouvriers de cette ville.&lt;br /&gt;
L’historien Maurice Agulhon, travaillant sur les villes au XIXe siècle, arrive à la conclusion :&lt;br /&gt;
« Le sport est né à la ville, et de la ville ». En outre, un lien est fait entre la création du sport, et&lt;br /&gt;
les zones industrielles urbaines. Ici, Rothau est un village industriel. Ce village était composé&lt;br /&gt;
de mille huit cents habitants lors des années 1950. Les zones industrielles étaient propices à&lt;br /&gt;
l’installation de piscines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau ===&lt;br /&gt;
La citation de Maurice Agulhon, citée plus haut, suscite un paradoxe. Rothau représente en effet&lt;br /&gt;
une zone industrielle. Cependant, elle ne possède pas une démographie importante. Antoine Le&lt;br /&gt;
Ban nous dit que l’émergence des piscines en zone industrielle est due à sa « densité, sa&lt;br /&gt;
démographique, son univers pollué, rythmé par le travail ». Néanmoins, Rothau reste une zone&lt;br /&gt;
industrielle. Ici, il est très probable que les enfants figurant sur cette source audiovisuelle soient&lt;br /&gt;
des enfants d’ouvriers. M. Horter affirme dans la même interview qu’une grande majorité&lt;br /&gt;
d’habitants travaillent pour l’industrie de Rothau. Ce qui accentue la valabilité de cette&lt;br /&gt;
hypothèse.&lt;br /&gt;
De plus, comme nous l’affirme le maire de Rothau, M. Horter dans une interview de 1964, la&lt;br /&gt;
piscine de Rothau n’est pas communale. Elle a été construite grâce aux fonds de l’association&lt;br /&gt;
Sports Réunis. Donc, les enfants apparaissant sur cette source audiovisuelle sont des adhérents&lt;br /&gt;
de l’association des Sports Réunis. En France, le milieu de la natation, considéré à risque,&lt;br /&gt;
demande à ses acteurs professionnels un passage d’épreuves. Ainsi, nous pouvons en déduire&lt;br /&gt;
que le moniteur, « M. Chebardi » (00.01.49) dont le nom figure dès le générique (00.00.01), ait &lt;br /&gt;
passé le brevet de Maître-Nageur Marinier dont la création date de 1906. Sans lequel il n’aurait&lt;br /&gt;
pu avoir son titre de « moniteur ».&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle valide les dires d’Antoine Le Ban. Ce dernier affirme que le milieu&lt;br /&gt;
éducatif permet l’introduction des bassins de natation, qui n’autorisent qu’une pratique&lt;br /&gt;
saisonnière. Ici, nous pouvons voir que la piscine de Rothau est une piscine ouverte (00.01.35),&lt;br /&gt;
donc saisonnière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'&lt;br /&gt;
=== L’enseignement du sport à Rothau ===&lt;br /&gt;
A la belle saison, la piscine de Rothau est active. Ce bassin froid permet au moniteur de sport&lt;br /&gt;
d’alterner les activités nautiques ainsi que les exercices physiques hors de l’eau. Le rôle du&lt;br /&gt;
moniteur est d’encadrer la séance de sport. Le sport nautique permet de regrouper les activités&lt;br /&gt;
sportives, ayant comme objectif l’amélioration de la santé, ainsi que les activités ludiques,&lt;br /&gt;
permettant aux enfants de prendre du plaisir. Ainsi, cette source audiovisuelle nous renseigne&lt;br /&gt;
sur le modèle-type d’une séance de sport à la piscine telle qu’elle se pratiquait dans les années&lt;br /&gt;
1950.&lt;br /&gt;
La séance débute par un échauffement en trottinant (00.00.17). Elle se poursuit par une course&lt;br /&gt;
pieds-mains (00.00.34). Ensuite, les enfants, petites filles et petits garçons, effectuent avec leur&lt;br /&gt;
moniteur des sauts de grenouilles (00.00.43). L’échauffement fini, le moniteur mène des&lt;br /&gt;
activités synchronisées (00.01.10). Les enfants sautent dans la piscine (00.01.30) pour effectuer&lt;br /&gt;
des exercices d’apnée (00.01.40). Après cela, les enfants se dotent d’une ceinture de natation&lt;br /&gt;
(00.02.09) pour effectuer des exercices. Sur cette source audiovisuelle, le moniteur initie les&lt;br /&gt;
enfants à la brasse. Le moniteur finit la séance en demandant aux enfants d’effectuer des&lt;br /&gt;
mouvements de jambes sous l’eau, tout en se tenant aux rebords de la piscine. Une séance&lt;br /&gt;
comme celle-ci durait en moyenne deux heures.&lt;br /&gt;
La méthode de la brasse, employée dans ce documentaire amateur, est préconisée par Georges&lt;br /&gt;
Hébert, officier de marine puis éducateur. Ce dernier est l’inventeur de la « méthode naturelle »&lt;br /&gt;
d’éducation physique. Il achève son œuvre dans les années 1950. Ce dernier début, dès 1936,&lt;br /&gt;
la rédaction de son œuvre Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Il&lt;br /&gt;
consacrera deux décennies à la rédaction de cette œuvre monumentale. Cette œuvre a eu un&lt;br /&gt;
grand retentissement en France, instaurant les bases d’une réflexion sur l’importance des sports&lt;br /&gt;
aquatiques sur la santé de l’homme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau : l’espérance d’un corps sain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle est un documentaire amateur. Elle est le fruit d’un montage. En&lt;br /&gt;
d’autres termes, le cinéaste amateur a choisi d’assembler les différents plans obtenus pour avoir&lt;br /&gt;
un résultat cohérant. Ayant été travaillé, ce documentaire amateur a été doté d’un générique&lt;br /&gt;
dans lequel nous pouvons lire « Les enfants à la piscine, avec M. Chebardi, moniteur de sport »&lt;br /&gt;
(00.00.01). Une petite bande de son accompagne les images, s’estompant à un certain moment,&lt;br /&gt;
avant la fin de la vidéo (00.01.40). Ceci est dû, soit à un défaut de conservation, soit à une&lt;br /&gt;
maladresse du cinéaste amateur.&lt;br /&gt;
Malgré cela, ce documentaire amateur est l’œuvre d’un cinéaste qui n’en est pas à son premier&lt;br /&gt;
coup d’essai. Les premières images survenant après le générique sont prises en contre-plongée&lt;br /&gt;
avec une prise de vue et un plan bien travaillé (00.00.06). Le cinéaste amateur maitrise les plans&lt;br /&gt;
individuels (00.01.49), comme les plans d’ensemble (00.00.44), mettant ainsi en valeur le&lt;br /&gt;
paysage. Ce dernier a pris soin, au montage, d’assembler les prises de manière cohérente. Cela&lt;br /&gt;
donne un déroulement logique, étape par étape, d’une séance de natation dirigée par un&lt;br /&gt;
moniteur certifié. Le cinéaste finit son œuvre par une plan d’ensemble (00.02.40) montrant les&lt;br /&gt;
enfants sauter dans l’eau, ce qui s’apparente à un ''happy end''.&lt;br /&gt;
La création de ce documentaire amateur a une visée de propagande. Elle sert, dans un contexte&lt;br /&gt;
de développement des sports nautiques, à propager l’image d’une activité physique cumulant&lt;br /&gt;
sport et plaisir. Le cinéaste prend soin d’exposer les visages des enfants et du moniteur lorsque&lt;br /&gt;
ces derniers sourient. De fait, cela nous questionne sur le commanditaire de cette œuvre&lt;br /&gt;
audiovisuelle. Il s’agit très certainement de l’association Sports Réunis, voulant ainsi utiliser ce&lt;br /&gt;
document audiovisuel comme publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine de Rothau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle :&lt;br /&gt;
enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans&lt;br /&gt;
les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble,&lt;br /&gt;
1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Bas Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de&lt;br /&gt;
loisir », Histoire urbaine, vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens&lt;br /&gt;
avant 1850 selon Daumier », Histoire urbaine, vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, Éducation physique et sport, Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=12972</id>
		<title>Rothau : cours de natation (0059FS0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=12972"/>
		<updated>2020-01-06T18:17:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Rothau : cours de natation&lt;br /&gt;
|fonds=Nemett&lt;br /&gt;
|idSupport=0059FS0001&lt;br /&gt;
|dateDebut=1948&lt;br /&gt;
|dateFin=1956&lt;br /&gt;
|video=0059FS0001_6&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:54&lt;br /&gt;
|genre=Documentaire&lt;br /&gt;
|format_original=16 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-06&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques étaient, depuis l’antiquité, considérées comme des activités ludiques&lt;br /&gt;
ou hygiéniques. C’est grâce à certains acteurs tel que le colonel Amoros, que ces activités&lt;br /&gt;
s’intègrent au rang de sport. En effet, ce dernier parvient à intégrer la natation dans le domaine&lt;br /&gt;
militaire. L’Alsace connait dès le XIXe siècle une prolifération de bains et de piscines,&lt;br /&gt;
publiques et privées. L’invention de la piscine comme zone d’activités sportives est le fruit&lt;br /&gt;
d’une longue évolution remontant aux civilisations antiques. Ainsi, au XIXe siècle, des bains&lt;br /&gt;
publics sont créés à Mulhouse par Emile Muller, associés aux logements ouvriers de cette ville.&lt;br /&gt;
L’historien Maurice Agulhon, travaillant sur les villes au XIXe siècle, arrive à la conclusion :&lt;br /&gt;
« Le sport est né à la ville, et de la ville ». En outre, un lien est fait entre la création du sport, et&lt;br /&gt;
les zones industrielles urbaines. Ici, Rothau est un village industriel. Ce village était composé&lt;br /&gt;
de mille huit cents habitants lors des années 1950. Les zones industrielles étaient propices à&lt;br /&gt;
l’installation de piscines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau ===&lt;br /&gt;
La citation de Maurice Agulhon, citée plus haut, suscite un paradoxe. Rothau représente en effet&lt;br /&gt;
une zone industrielle. Cependant, elle ne possède pas une démographie importante. Antoine Le&lt;br /&gt;
Ban nous dit que l’émergence des piscines en zone industrielle est due à sa « densité, sa&lt;br /&gt;
démographique, son univers pollué, rythmé par le travail ». Néanmoins, Rothau reste une zone&lt;br /&gt;
industrielle. Ici, il est très probable que les enfants figurant sur cette source audiovisuelle soient&lt;br /&gt;
des enfants d’ouvriers. M. Horter affirme dans la même interview qu’une grande majorité&lt;br /&gt;
d’habitants travaillent pour l’industrie de Rothau. Ce qui accentue la valabilité de cette&lt;br /&gt;
hypothèse.&lt;br /&gt;
De plus, comme nous l’affirme le maire de Rothau, M. Horter dans une interview de 1964, la&lt;br /&gt;
piscine de Rothau n’est pas communale. Elle a été construite grâce aux fonds de l’association&lt;br /&gt;
Sports Réunis. Donc, les enfants apparaissant sur cette source audiovisuelle sont des adhérents&lt;br /&gt;
de l’association des Sports Réunis. En France, le milieu de la natation, considéré à risque,&lt;br /&gt;
demande à ses acteurs professionnels un passage d’épreuves. Ainsi, nous pouvons en déduire&lt;br /&gt;
que le moniteur, « M. Chebardi » (00.01.49) dont le nom figure dès le générique (00.00.01), ait &lt;br /&gt;
passé le brevet de Maître-Nageur Marinier dont la création date de 1906. Sans lequel il n’aurait&lt;br /&gt;
pu avoir son titre de « moniteur ».&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle valide les dires d’Antoine Le Ban. Ce dernier affirme que le milieu&lt;br /&gt;
éducatif permet l’introduction des bassins de natation, qui n’autorisent qu’une pratique&lt;br /&gt;
saisonnière. Ici, nous pouvons voir que la piscine de Rothau est une piscine ouverte (00.01.35),&lt;br /&gt;
donc saisonnière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'&lt;br /&gt;
=== L’enseignement du sport à Rothau ===&lt;br /&gt;
A la belle saison, la piscine de Rothau est active. Ce bassin froid permet au moniteur de sport&lt;br /&gt;
d’alterner les activités nautiques ainsi que les exercices physiques hors de l’eau. Le rôle du&lt;br /&gt;
moniteur est d’encadrer la séance de sport. Le sport nautique permet de regrouper les activités&lt;br /&gt;
sportives, ayant comme objectif l’amélioration de la santé, ainsi que les activités ludiques,&lt;br /&gt;
permettant aux enfants de prendre du plaisir. Ainsi, cette source audiovisuelle nous renseigne&lt;br /&gt;
sur le modèle-type d’une séance de sport à la piscine telle qu’elle se pratiquait dans les années&lt;br /&gt;
1950.&lt;br /&gt;
La séance débute par un échauffement en trottinant (00.00.17). Elle se poursuit par une course&lt;br /&gt;
pieds-mains (00.00.34). Ensuite, les enfants, petites filles et petits garçons, effectuent avec leur&lt;br /&gt;
moniteur des sauts de grenouilles (00.00.43). L’échauffement fini, le moniteur mène des&lt;br /&gt;
activités synchronisées (00.01.10). Les enfants sautent dans la piscine (00.01.30) pour effectuer&lt;br /&gt;
des exercices d’apnée (00.01.40). Après cela, les enfants se dotent d’une ceinture de natation&lt;br /&gt;
(00.02.09) pour effectuer des exercices. Sur cette source audiovisuelle, le moniteur initie les&lt;br /&gt;
enfants à la brasse. Le moniteur finit la séance en demandant aux enfants d’effectuer des&lt;br /&gt;
mouvements de jambes sous l’eau, tout en se tenant aux rebords de la piscine. Une séance&lt;br /&gt;
comme celle-ci durait en moyenne deux heures.&lt;br /&gt;
La méthode de la brasse, employée dans ce documentaire amateur, est préconisée par Georges&lt;br /&gt;
Hébert, officier de marine puis éducateur. Ce dernier est l’inventeur de la « méthode naturelle »&lt;br /&gt;
d’éducation physique. Il achève son œuvre dans les années 1950. Ce dernier début, dès 1936,&lt;br /&gt;
la rédaction de son œuvre Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Il&lt;br /&gt;
consacrera deux décennies à la rédaction de cette œuvre monumentale. Cette œuvre a eu un&lt;br /&gt;
grand retentissement en France, instaurant les bases d’une réflexion sur l’importance des sports&lt;br /&gt;
aquatiques sur la santé de l’homme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La piscine de Rothau : l’espérance d’un corps sain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette source audiovisuelle est un documentaire amateur. Elle est le fruit d’un montage. En&lt;br /&gt;
d’autres termes, le cinéaste amateur a choisi d’assembler les différents plans obtenus pour avoir&lt;br /&gt;
un résultat cohérant. Ayant été travaillé, ce documentaire amateur a été doté d’un générique&lt;br /&gt;
dans lequel nous pouvons lire « Les enfants à la piscine, avec M. Chebardi, moniteur de sport »&lt;br /&gt;
(00.00.01). Une petite bande de son accompagne les images, s’estompant à un certain moment,&lt;br /&gt;
avant la fin de la vidéo (00.01.40). Ceci est dû, soit à un défaut de conservation, soit à une&lt;br /&gt;
maladresse du cinéaste amateur.&lt;br /&gt;
Malgré cela, ce documentaire amateur est l’œuvre d’un cinéaste qui n’en est pas à son premier&lt;br /&gt;
coup d’essai. Les premières images survenant après le générique sont prises en contre-plongée&lt;br /&gt;
avec une prise de vue et un plan bien travaillé (00.00.06). Le cinéaste amateur maitrise les plans&lt;br /&gt;
individuels (00.01.49), comme les plans d’ensemble (00.00.44), mettant ainsi en valeur le&lt;br /&gt;
paysage. Ce dernier a pris soin, au montage, d’assembler les prises de manière cohérente. Cela&lt;br /&gt;
donne un déroulement logique, étape par étape, d’une séance de natation dirigée par un&lt;br /&gt;
moniteur certifié. Le cinéaste finit son œuvre par une plan d’ensemble (00.02.40) montrant les&lt;br /&gt;
enfants sauter dans l’eau, ce qui s’apparente à un ''happy end''.&lt;br /&gt;
La création de ce documentaire amateur a une visée de propagande. Elle sert, dans un contexte&lt;br /&gt;
de développement des sports nautiques, à propager l’image d’une activité physique cumulant&lt;br /&gt;
sport et plaisir. Le cinéaste prend soin d’exposer les visages des enfants et du moniteur lorsque&lt;br /&gt;
ces derniers sourient. De fait, cela nous questionne sur le commanditaire de cette œuvre&lt;br /&gt;
audiovisuelle. Il s’agit très certainement de l’association Sports Réunis, voulant ainsi utiliser ce&lt;br /&gt;
document audiovisuel comme publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine de Rothau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle :&lt;br /&gt;
enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans&lt;br /&gt;
les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble,&lt;br /&gt;
1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Bas Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de&lt;br /&gt;
loisir », Histoire urbaine, vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens&lt;br /&gt;
avant 1850 selon Daumier », Histoire urbaine, vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, Éducation physique et sport, Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=12971</id>
		<title>Rothau : cours de natation (0059FS0001)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Rothau_:_cours_de_natation_(0059FS0001)&amp;diff=12971"/>
		<updated>2020-01-06T18:14:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Rothau : cours de natation (0059FS0001).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12835</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12835"/>
		<updated>2020-01-05T20:29:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:TRAVERSÉE DE PARIS EN 1908.JPEG|vignette|gauche|Traversée de Paris en 1908, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.]]&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
[[Fichier:Brasse (natation) (photographie de (...)Agence Rol btv1b53111961g.jpg|vignette|droite|Homme nageant la brasse, 1911, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.]]&lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maitrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38). Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, ''Education physique, virile et morale par la méthode naturelle''. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle : enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12834</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12834"/>
		<updated>2020-01-05T20:25:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
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|idSupport=0092FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|video=0092FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.16886, 6.21042&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:TRAVERSÉE DE PARIS EN 1908.JPEG|vignette|droite|Traversée de Paris en 1908, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.]]&lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
[[Fichier:Brasse (natation) (photographie de (...)Agence Rol btv1b53111961g.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maitrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38). Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, ''Education physique, virile et morale par la méthode naturelle''. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle : enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Fichier:Brasse (natation) (photographie de (...)Agence Rol btv1b53111961g.jpg</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Homme nageant la brasse, 1911, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<updated>2020-01-05T20:18:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : Traversée de Paris en 1908, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Traversée de Paris en 1908, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12831</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12831"/>
		<updated>2020-01-05T20:17:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
|fonds=Mercelat&lt;br /&gt;
|idSupport=0092FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.16886, 6.21042&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:TRAVERSÉE DE PARIS EN 1908.JPEG|vignette|droite|Traversée de Paris en 1908, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.]]&lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maitrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38). Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, ''Education physique, virile et morale par la méthode naturelle''. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle : enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T20:14:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
|fonds=Mercelat&lt;br /&gt;
|idSupport=0092FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|video=0092FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.16886, 6.21042&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Fichier:Travers%C3%A9e_de_Paris_1908_Michel_(...)Agence_Rol_btv1b69106110.jpg&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maitrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38). Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, ''Education physique, virile et morale par la méthode naturelle''. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle : enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<updated>2020-01-05T20:13:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : Traversée de Paris en 1908, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Traversée de Paris en 1908, Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T20:11:32Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Traversée de Paris en 1908|vignette|droite|Traversée de Paris en 1908]]&lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maitrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38). Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, ''Education physique, virile et morale par la méthode naturelle''. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle : enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12827</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T20:05:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
|fonds=Mercelat&lt;br /&gt;
|idSupport=0092FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:05:5ç&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.16886, 6.21042&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:TRAVERSÉE DE PARIS 1908 MICHEL (...)AGENCE ROL BTV1B69106110.JPG|vignette]]&lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maitrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38). Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, ''Education physique, virile et morale par la méthode naturelle''. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle : enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12826</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12826"/>
		<updated>2020-01-05T20:02:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
|fonds=Mercelat&lt;br /&gt;
|idSupport=0092FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|video=0092FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:5ç&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.16886, 6.21042&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maitrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38). Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, ''Education physique, virile et morale par la méthode naturelle''. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Jean-Paul, Defrance Jacques et Pociello Christian, Sport et pouvoirs au XXe siècle : enjeux culturels, sociaux et politiques des éducations physiques, des sports et des loisirs dans les sociétés industrielles (années 20-années 90), Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12825</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T19:52:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
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|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
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|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées, voir réappréhendées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maîtrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38).&lt;br /&gt;
 Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T19:51:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
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|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées, voir réappréhendées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maîtrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38).&lt;br /&gt;
 Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12823</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12823"/>
		<updated>2020-01-05T19:47:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
|fonds=Mercelat&lt;br /&gt;
|idSupport=0092FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|video=0092FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:05:5ç&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.16886, 6.21042&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ici, le cinéaste nous emmènes sur ses temps de loisirs, avec sa famille, en 1947. Ainsi, le reflet des activités aquatiques, natation et kayak, émane de la production du cinéaste, sur le cours d'eau de Moselle.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées, voir réappréhendées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Traversée de Paris 1908 Michel (...)Agence Rol btv1b69106110.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maîtrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38).&lt;br /&gt;
[[Fichier:Brasse (natation) (photographie de (...)Agence Rol btv1b53111959n.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
 Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12820</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
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		<updated>2020-01-05T19:22:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
|fonds=Mercelat&lt;br /&gt;
|idSupport=0092FH0003&lt;br /&gt;
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|video=0092FH0003_1&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.16886, 6.21042&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Description_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées, voir réappréhendées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Traversée de Paris 1908 Michel (...)Agence Rol btv1b69106110.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maîtrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38).&lt;br /&gt;
[[Fichier:Brasse (natation) (photographie de (...)Agence Rol btv1b53111959n.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
 Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
Piard, Claude, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide, « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terret, Thierry. « Natation et méthode naturelle », ''Movement &amp;amp; Sport Sciences'', vol. no 59, no. 3, 2006, pp. 83-98.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12815</id>
		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Sc%C3%A8nes_sur_la_Moselle_(0092FH0003)&amp;diff=12815"/>
		<updated>2020-01-05T19:18:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
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|droits=MIRA&lt;br /&gt;
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|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=49.16886, 6.21042&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Description_fr=Les activités aquatiques ont beaucoup évolué au cours des derniers siècles. Elles incarnent des pratiques sociales hygiéniques et ludiques. Sur cette source audiovisuelle, filmée dans le cours d’eau de Moselle, près de la commune de Malroy en Moselle, baignades et activités aquatiques sont exposées. De plus, une famille s’amuse à bord d’un kayak. L’histoire du kayak n’est pas sans importance. Utilisé dès le XVIIe siècle par les trappeurs d’Amérique du Nord, le canoë se développe en Europe durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le premier club de canoë-kayak européen a ouvert le 25 juillet 1866 à Londres. Il faut attendre le XXe siècle pour que cette pratique se développe dans un premier temps, en tant que loisir, et dans un second, en tant que sport. Cette famille, figurant sur le document audiovisuel, nous laisse penser qu’il s’agit de celle du cinéaste. Un cinéaste amateur qui tente de faire de son mieux en filmant sa famille. Or, nous avons comme une impression de préparation derrière ces scènes, comme si les personnes filmées avaient reçu des recommandations sur leur manière d’agir. Allant de la sortie du canoë de son garage jusqu’à la mise à l’eau du kayak (00.00.55 à 00.01.54), les personnes déplaçant le kayak ont été vigilantes à bien tourner la scène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Émergence des loisirs ===&lt;br /&gt;
La fin du XIXe siècle peut se percevoir comme celle de l’avènement des loisirs d’après Corbin. On assiste au développement de l’alpinisme, du ski ou encore du canoë-kayak. A cette période, ces activités étaient réservées aux couches sociales urbaines les plus aisées. Elles nécessitaient du matériel onéreux. Cependant, dans le siècle suivant, quelque chose vient bouleverser la donne. &lt;br /&gt;
En effet, en France, des luttes et grèves mouvementent la vie politique du XXe siècle. Les tentions parviennent à s’apaiser avec l’obtention pour les salariés des congés payés. Pour donner suite aux accords de Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée. Ainsi, les salariés bénéficient de quinze jours de congés payés. Comme conséquence, nous constatons le développement d’activités de loisir. Le Front populaire crée, à cette période-là, un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sport, initié par Léo Lagrange à ses débuts. L’objectif est simple, de faire corréler activités ludiques et activités sportives. Tandis que certains profitent de leurs congés payés pour aller à la mer, que d’autres préfèrent aller dans les montagnes, une bonne partie des salariés profitent d’endroits mis à disposition à côté de chez eux. &lt;br /&gt;
Le film amateur a été tourné en 1947, soit au début des Trente Glorieuses. La classe moyenne se développe, permettant ainsi aux acteurs de ce groupe la possibilité pour eux de s’offrir les équipements nécessaires à leurs loisirs. Ainsi, nous voyons dès le début du film (00.00.10) quatre jeunes garçons sur un kayak. Certains (00.03.35) s’offrent des bonnets de bain. C’est une activité qu’ils pratiquent ensemble, sauf pour les nageurs plus expérimentés, qui eux, effectuent leur sport seuls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La pratique du kayak … ===&lt;br /&gt;
L’introduction du canoë et du kayak en France coïncide avec le développement des sports et du tourisme. L’essor des pratiques nautiques, dont le canoë-kayak, se fait au XIXe siècle tout en restant restreint. A ce moment-là, les pratiques sont perturbées, voir réappréhendées. Des réglementations interdisent d’écluser, de vagabonder, de traverser les fleuves de propriétaires privés. Ceci est, en grande partie, dû au manque d’aménagement des cours d’eau. Le canoë, ainsi que le kayak, peuvent se pratiquer en club ou non. Le Canoë Club est fondé en 1904. Quelques temps après, le Kayak Club de France voit le jour, en 1930. Des traversées de Paris, sont organisées, ainsi les membres peuvent s’affronter pour décrocher la première place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Traversée de Paris 1908 Michel (...)Agence Rol btv1b69106110.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
Sur le film amateur, il s’agit de kayakistes hors-club. Ils pratiquent le kayak dans un cours d’eau près de chez eux. Ici, c’est un kayak et non canoë. La différence s’impose sur la position des jambes ainsi que sur les pagaies. Ils sont assis et non sur les genoux. De plus, la pagaie d’un kayak est double et longue d’un mètre quatre-vingts. &lt;br /&gt;
Le cinéaste filme la scène du garage à la mise en eau. Il s’agit certainement d’un habitant de Malroy amenant son kayak, par une charrette prévue à cet effet, de son village jusqu’au cours d’eau. De fait, malgré l’émergence de la classe moyenne, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de personnes plutôt aisées, pouvant s’offrir un kayak ainsi que les équipements nécessaires. L’homme tirant le kayak est en maillot de bain, tandis que la femme est en robe d’été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== … et de la natation ===&lt;br /&gt;
La natation était durant longtemps considérée comme une activité ludique ou hygiénique. C’est le domaine militaire qui a su intégrer la natation au rang de sport. Ce contexte de démocratisation de la natation permet l’émergence de l’éducation des techniques de nages.  Depuis leur kayak, le cinéaste filme d’autres riverains lors de leur baignade. Nous pouvons donc voir deux types de baigneurs. D’un côté, nous avons ceux qui se baignent par amusement (00.03.20), et de l’autre, les sportifs (00.03.34). &lt;br /&gt;
Les nageurs sportifs maîtrisent des techniques de nage performante. Ainsi, l’homme de la famille du cinéaste, effectue une brasse (00.02.50). A cela, on peut voir un homme effectuer le crawl (00.03.38).&lt;br /&gt;
[[Fichier:Brasse (natation) (photographie de (...)Agence Rol btv1b53111959n.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
 Ces techniques sont mentionnées dans l’œuvre de Georges Hébert, Education physique, virile et morale par la méthode naturelle. Ce dernier a débuté son œuvre en 1936 pour la finir en 1956. Avant 1945, un peu plus de la moitié des français ne sait pas nager. La pratique de la nage est, en théorie, obligatoire depuis la fin du XIXe siècle afin de former de bons futurs soldats. Ce film a été tourné à un moment où les techniques de nage se structuraient, séparant ainsi la natation à caractère ludique de celle à caractère sportif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Cours d'eau de Moselle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
Claude Piard, ''Éducation physique et sport'', Paris, L’Harmattan, 2001&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Brasse_(natation)_(photographie_de_(...)Agence_Rol_btv1b53111959n.jpg&amp;diff=12814</id>
		<title>Fichier:Brasse (natation) (photographie de (...)Agence Rol btv1b53111959n.jpg</title>
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		<updated>2020-01-05T19:18:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brasse [natation] : [photographie de presse] / [Agence Rol], 1911, source :  gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Travers%C3%A9e_de_Paris_1908_Michel_(...)Agence_Rol_btv1b69106110.jpg&amp;diff=12813</id>
		<title>Fichier:Traversée de Paris 1908 Michel (...)Agence Rol btv1b69106110.jpg</title>
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		<updated>2020-01-05T19:16:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Traversée de Paris en 1908, source :  gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Piscine_%C3%A0_Bellefosse(0029FH0019)&amp;diff=12739</id>
		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Piscine_%C3%A0_Bellefosse(0029FH0019)&amp;diff=12739"/>
		<updated>2020-01-05T15:37:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Piscine à Bellefosse&lt;br /&gt;
|fonds=Willer&lt;br /&gt;
|idSupport=0020FH0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1938&lt;br /&gt;
|video=0020FH0019_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.39984, 7.21167&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur nous témoigne des activités ludiques et hygiénique, en Alsace, durant l'entre-deux-guerre. Expérimenté, le cinéaste prend des plans du bassin en plein air de Bellefosse lors ses premières années.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air, la piscine Deetjen. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Photographie de la piscine de Bellefosse.jpg|vignette|droite|DNA 30/08/2016]]&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, en plus d'être le premier bassin construit en haute altitude, alimentée en eau de source lors de ses premières années. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine en plein air de Bellefosse&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Piscine_%C3%A0_Bellefosse(0029FH0019)&amp;diff=12736</id>
		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
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		<updated>2020-01-05T15:29:27Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Piscine à Bellefosse&lt;br /&gt;
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|dateDebut=1938&lt;br /&gt;
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|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.39984, 7.21167&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur nous témoigne des activités ludiques et hygiénique, en Alsace, durant l'entre-deux-guerre. Expérimenté, le cinéaste prend des plans du bassin en plein air de Bellefosse lors ses premières années.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air, la piscine Deetjen. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Photographie de la piscine de Bellefosse.jpg|vignette|droite|DNA 30/08/2016]]&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, au moment de la source audiovisuelle, alimentée en eau de source. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine en plein air de Bellefosse&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<updated>2020-01-05T15:29:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Dernière Nouvelles d'Alsace, 30/08/2016.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Scènes sur la Moselle&lt;br /&gt;
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		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<title>Scènes sur la Moselle (0092FH0003)</title>
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		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
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		<updated>2020-01-04T16:54:23Z</updated>

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&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.39984, 7.21167&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur nous témoigne des activités ludiques et hygiénique, en Alsace, durant l'entre-deux-guerre. Expérimenté, le cinéaste prend des plans du bassin en plein air de Bellefosse lors ses premières années.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air, la piscine Deetjen. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, au moment de la source audiovisuelle, alimentée en eau de source. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine en plein air de Bellefosse&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Piscine_%C3%A0_Bellefosse(0029FH0019)&amp;diff=12589</id>
		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
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|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.39984, 7.21167&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ce film amateur nous témoigne des activités ludiques et hygiénique, en Alsace, durant l'entre-deux-guerre. Expérimenté, le cinéaste prend des plans du bassin en plein air de Bellefosse lors ses premières années.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, au moment de la source audiovisuelle, alimentée en eau de source. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine en plein air de Bellefosse&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
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		<updated>2020-01-04T15:55:28Z</updated>

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|datesignature=2020-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.39984, 7.21167&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur nous témoigne des activités ludiques et hygiénique, en Alsace, durant l'entre-deux-guerre. Expérimenté, le cinéaste prend des plans du bassin en plein air de Bellefosse lors ses premières années.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales du nom figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, au moment de la source audiovisuelle, alimentée en eau de source. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine en plein air de Bellefosse&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Piscine_%C3%A0_Bellefosse(0029FH0019)&amp;diff=12587</id>
		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
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		<updated>2020-01-04T15:52:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Piscine à Bellefosse&lt;br /&gt;
|fonds=Willer&lt;br /&gt;
|idSupport=0020FH0019&lt;br /&gt;
|dateDebut=1938&lt;br /&gt;
|video=0020FH0019_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Ce film amateur nous témoigne des activités ludiques et hygiénique, en Alsace, durant l'entre-deux-guerre. Expérimenté, le cinéaste prend des plans du bassin en plein air de Bellefosse lors ses premières années.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales du nom figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, au moment de la source audiovisuelle, alimentée en eau de source. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lieux ou monuments ==&lt;br /&gt;
Piscine en plein air de Bellefosse&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
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|Contexte_et_analyse_fr=La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales du nom figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, au moment de la source audiovisuelle, alimentée en eau de source. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162. &lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68. &lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;br /&gt;
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		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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	<entry>
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		<updated>2020-01-04T15:50:29Z</updated>

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|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Ce film amateur nous témoigne des activités ludiques et hygiénique, en Alsace, durant l'entre-deux-guerre. Expérimenté, le cinéaste prend des plans du bassin en plein air de Bellefosse lors des premières années.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales du nom figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, au moment de la source audiovisuelle, alimentée en eau de source. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162. &lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68. &lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
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		<updated>2020-01-04T15:46:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Piscine à Bellefosse&lt;br /&gt;
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|Contexte_et_analyse_fr=== Contexte et analyse ==&lt;br /&gt;
La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales du nom figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, au moment de la source audiovisuelle, alimentée en eau de source. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier. La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Utilisateur:Rayan_Barhoumi&amp;diff=12583</id>
		<title>Utilisateur:Rayan Barhoumi</title>
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		<updated>2020-01-04T15:42:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : Ce film amateur nous témoigne des activités ludiques et hygiénique, en Alsace, durant l'entre-deux-guerre. Expérimenté, le cinéaste prend des plans du bassin en plein air de Bellefosse lors des premières années.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Contexte et analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La piscine comme endroit propice aux activités ludiques et hygiéniques remonte aux civilisations antiques. Durant l’Ancien Régime, on constate la création de bains individuels et collectifs, évidemment réservés aux couches aisées de la société. Hors rivière, la prolifération de bains et piscines est l’aboutissement du processus d’extension du réseau d’alimentation en eau, vers les années 1860, par l’ingénieur Belgrand. Durant l’entre-deux Guerres, la distinction est faite entre piscine et bassin. La première est un établissement de natation, chauffé, permanent et couvert. Le second est un établissement de plein air ouvert seulement lors des saisons favorables, possédant ainsi un caractère s’apparentant plus à du loisir. A cela, il est nécessaire d’y ajouter un caractère de contexte supplémentaire. Vers la fin de la période d’entre-deux-guerres, en France, on assiste à l’instauration des congés payés. À la suite des accords Matignon, la loi du 20 juin 1936 est adoptée, donnant ainsi à tous les travailleurs une période de congés payés. Ainsi, le Front populaire crée un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports. Durant cette période, des auberges de jeunesse voient le jour, ainsi que des chalets touristiques, tel que celui de Bellefosse, qui lui est accompagné d’un bassin en plein air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’histoire de la piscine de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse s’intègre dans ce double contexte. D’une part, celui d’une prolifération des bains hors rivière, dû à l’extension de réseaux d’alimentation en eau, et d’autre part, à celui des congés payés en France par la loi du 20 juin 1936. Les travaux ont débuté en 1936 par les membres du Ski-Club Bellefosse Strasbourg. Cette association, dont les initiales du nom figurent dès les premières secondes de cette source amateur (00.00.03), a, quant à elle, été enregistrée à l’INSEE le 19 septembre 1938. &lt;br /&gt;
Bellefosse est une très petite commune qui avoisinait les deux cents habitants dans les années 1930. De fait, nous pouvons croire que les personnes figurant sur cette source audiovisuelle ne sont pas, pour la grande majorité, de Bellefosse. Ils sont adhérents de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, et donc, proviennent très certainement de la ville. &lt;br /&gt;
La piscine de Bellefosse possède l’appellation « bain froid ». Ceci se justifie par deux facteurs : l’alimentation en eau de source et l’ouverture du bassin en plein air. Construite à 750 mètres d’altitude, la piscine de Bellefosse est, au moment de la source audiovisuelle, alimentée en eau de source. De plus, elle est construite en plein air, et de ce fait, est active durant les bonnes saisons. La piscine est cachée par une clôture en bois, installée sur les côtés sud et est, de sorte à être cachée du reste du village, tout en ayant une vue sur les reliefs du côté nord. On peut donc croire que c’est un lieu qui a été prévu en amont pour être un endroit touristique et ludique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la ville à la campagne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l’avons vu, le bassin de Bellefosse a été construit par l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, car leurs adhérents ont apprécié les reliefs de cette zone rurale. Ainsi, ce sont des hommes de la ville qui effectuent les déplacements, en été, jusqu’à Bellefosse. Ils peuvent y rester quelques jours en logeant dans le chalet prévu à cet effet. &lt;br /&gt;
Le cinéaste doit sans doute être membre de l’association du Ski-Club Bellefosse Strasbourg, filmant dès l’année de la création de leur association leur bassin en plein air. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, nous pouvons voir des plans réfléchis. Très certainement issu de la zone urbaine, le cinéaste parvient à prendre des plans d’ensemble (00.00.08) mettant en valeur les reliefs. Le choix de Bellefosse n’est pas un hasard. Situé sur le versant ouest du massif du Champ du Feu dans la vallée de la Bruche, Bellefosse est l’endroit propice pour effectuer des vacances loin des tumultes urbains. Ajoutons à cela le dernier plan (00.01.03), celui d’un homme effectuant un plongeon, filmé en panoramique. Ce plan final, en contre-plongée, nous donne comme preuve supplémentaire le sérieux pris par le cinéaste. &lt;br /&gt;
Sur cette source audiovisuelle, les personnes figurantes sont, vraisemblablement, issus de la classe moyenne. Ces derniers profitent des congés payés pour s’offrir un moment de détente hors de leurs habitudes urbaines. Les congés payés sont, comme nous l’avons vu, issus de la loi de 1936. De plus, il est nécessaire de préciser que pour l’Alsace, avant 1936, deux tiers des employés profitaient de congés annuels rémunérés. Cela est dû au « modèle allemand ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le caractère social du bassin en plein air de Bellefosse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bassins en plein air sont, à la différence des établissements couverts, des endroits propices à la cohésion, à la convivialité ainsi qu’à l’amusement. Le bassin permet aux adhérents de passer un moment convivial avec leur famille et leurs amis. A un certain moment (00.00.10), on peut apercevoir un endroit où des plats se préparent, et de ce même endroit une dame qui en ressort avec une assiette de nourriture. Certaines personnes sont dans le bassin, en maillot de bain une pièce pour les femmes, mais la grande majorité est hors de l’eau, en vêtement de ville. Ainsi, nous pouvons dire que le bassin de Bellefosse, en tant que zone aquatique, n’est pas le principal facteur de cohésion de ce groupe. Il s’agit plutôt du paysage rural d’été, soigneusement fimé. &lt;br /&gt;
En vue de certains éléments de ce film amateur, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la fête, soit d'inauguration du bassin, soit de la création juridique de l’association (1938). A un certain moment du film (00.00.22), nous pouvons voir des guirlandes fanions. Les guirlandes fanions sont généralement utilisées dans un cadre festif. Ajoutons à cela les vêtements que les personnes portent. De nombreux hommes (00.00.34) sont vêtus de costumes, tandis que les femmes (00.00.43) portent des jupes et des chemisiers. Ces tenues formelles nous laissent à penser qu’il est question d’un évènement particulier.&lt;br /&gt;
La source audiovisuelle a été tournée avec un format de qualité, le 8mm. Très performant, ce format ne peut être projeté sur grand écran, ce qui nous laisse penser que le film amateur est destiné, soit aux membres de l’association, soit à la famille du cinéaste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Lieux ou monuments ===&lt;br /&gt;
Piscine en plein air de Bellefosse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
Le Bas, Antoine. « Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir », ''Histoire urbaine'', vol. 1, no. 1, 2000, pp. 145-162.&lt;br /&gt;
Lombardo, Davide. « Se baigner ensemble. Les corps au quotidien et les bains publics parisiens avant 1850 selon Daumier », ''Histoire urbaine'', vol. 31, no. 2, 2011, pp. 47-68.&lt;br /&gt;
Mirloup, Joël. Les loisirs des français, approche géographique. In: ''Revue de géographie de Lyon'', vol. 59, n°1-2, 1984. pp. 15-27.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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		<title>Piscine à Bellefosse(0029FH0019)</title>
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		<updated>2020-01-03T14:18:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Rayan Barhoumi : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Piscine à Bellefosse(0029FH0019).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Piscine à Bellefosse&lt;br /&gt;
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|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|username=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|userrealname=Rayan Barhoumi&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-03&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Swimming&lt;br /&gt;
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		<author><name>Rayan Barhoumi</name></author>
		
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