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	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10303</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<updated>2019-03-19T13:30:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Oui&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|apercu=Croisière_Rhin.jpg&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorge&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-18&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite|Document BNU]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche|Document SANARA]]&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche|Document PAS]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
|Bibliographie='''Un Port au coeur de la ville''', Kovar, Bonnet, Svardon, Editions du Signe, mars 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Port autonome de Strasbourg''', brochure éditée en 1951 par le PAS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Port autonome de Strasbourg. Visites du Port en vedettes''', prospectus touristique, 1949&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10302</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<updated>2019-03-19T13:29:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Oui&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|apercu=Croisière_Rhin.jpg&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorge&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-18&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite|Document BNU]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche|Document SANARA]]&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche|Document PAS]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=&amp;quot;Un Port au coeur de la ville&amp;quot;, Kovar, Bonnet, Svardon, Editions du Signe, mars 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le Port autonome de Strasbourg&amp;quot; brochure éditée en 1951 par le PAS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Port autonome de Strasbourg. Visites du Port en vedettes&amp;quot;, prospectus touristique, 1949&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<updated>2019-03-19T13:28:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Oui&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|apercu=Croisière_Rhin.jpg&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorge&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-18&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite|Document BNU]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche|Document SANARA]]&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche|Document PAS]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=&amp;quot;Un Port au coeur de la ville&amp;quot;, Kovar, Bonnet, Svardon, Editions du Signe, mars 2016&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le Port autonome de Strasbourg&amp;quot; brochure éditée en 1951 par le PAS&lt;br /&gt;
&amp;quot;Port autonome de Strasbourg. Visites du Port en vedettes&amp;quot;, prospectus touristique, 1949&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Les_Libellules_de_Strasbourg,_un_club_de_sport_au_f%C3%A9minin_(0021FN0004)&amp;diff=10300</id>
		<title>Les Libellules de Strasbourg, un club de sport au féminin (0021FN0004)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Les_Libellules_de_Strasbourg,_un_club_de_sport_au_f%C3%A9minin_(0021FN0004)&amp;diff=10300"/>
		<updated>2019-03-19T13:07:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Les Libellules de Strasbourg, un club de sport au féminin&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
|dateFin=1938&lt;br /&gt;
|video=0021FN0004_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=vlcsnap-2018-09-20-11h27m32s046.png&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorge&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-15&lt;br /&gt;
|thematique=Gymnastic&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Dans la séquence tournée par Emile Breesé à la fin des années 30, des femmes pratiquent la gymnastique, le basket et l'aviron au sein du cercle féminin d’aviron et de culture physique « Les Libellules de Strasbourg », pendant une manifestation publique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Un groupe de femmes, en tenue sportive sur un terrain de basket, exécute des mouvements de gymnastique en suivant une chorégraphie.&lt;br /&gt;
Deux équipes de basket féminines prennent la pose sur le terrain, se tenant côte-à-côte par les épaules. Les deux équipes s'affrontent pendant un match.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de cinq femmes embarqué sur un aviron. L'aviron s'éloigne et prend de la vitesse à mesure que les femmes rament.&lt;br /&gt;
Deux équipes s'opposent pendant une course, les rameuses accélèrent avant d'atteindre la ligne d'arrivée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Club des Libellules de Strasbourg, un cercle sportif féminin à l’avant-garde.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cercle sportif des Libellules est fondé en 1925 à Strasbourg par la Comtesse Pisani, pour offrir aux jeunes femmes la possibilité de pratiquer une activité sportive au même titre que les hommes. Au moment de sa création, le club fédère une seule équipe de Yole féminine. La yole est l’appellation donnée à l’embarcation légère et allongée, à l’image des insectes glissant au ras de l’eau, qui donnera son nom au club. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Libellulies 1.jpg|vignette|Championnes de France d'Outriggers et la comtesse Pisani au centre, 13 août1933]]&lt;br /&gt;
La spécificité féminine du club dans un monde sportif à l’époque largement dominé par des hommes, va se poursuivre jusque dans les années 90. Et ce sont deux femmes qui vont occuper successivement la présidence du club à ses débuts. La Comtesse Pisani de 1925 à 1947, avec qui les Libellules remportent leur premier titre de Championnes de France en Yole de mer en 1932 puis en Outrigger - nom donné aux bateaux de compétition - en 1933. Puis Josée Haessler jusqu’en 1977, Championne de France d’aviron en 1933, qui a consacré une grande partie de sa vie au club. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par M. Breesé à la fin des années 30, on aperçoit Mme Haessler à 00 : 22 au centre de l'image, jeune joueuse de basket - la plus grande et la plus charpentée de toutes - prenant la pose avec ses coéquipières. Un peu plus tard, en 1948, elle fait entrer officiellement la discipline dans le club et devient entraîneur de l’équipe. La section basket des Libellules prend son essor avec la constitution d’équipes de jeunes aussi bien que de seniors, bientôt consacrées par des titres départementaux et régionaux. En 1969, suite à un incendie du hangar à bateaux, la section aviron du club s’arrête. Les Libellules devient exclusivement un club de basket, qui garde sa particularité féminine jusqu’au début des années 90. Aujourd’hui, ce cercle historique de sport amateur, toujours en activité, compte 22 équipes et 300 licenciés aussi bien de filles que de garçons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La pratique sportive féminine : un développement tardif'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La grande majorité des films consacrés au sport dans les fonds Mira donnent à voir des entraînements et des compétitions sportives masculines, la présence des femmes dans ces archives filmées se limitant aux compétitions de gymnastique, hormis cette séquence d’un match de basket féminin en 1947. Fonds Eber - 0033FN0002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pratique sportive féminine commence à se développer timidement à la fin du 19ème siècle et se cantonne presque exclusivement à la gymnastique, remplissant avant tout une fonction utilitaire et nationale. Outre la gymnastique ou la danse, le sport féminin est considéré comme trop physique, inadapté à l’anatomie de la femme et incompatible avec sa vocation de mère. Il va longtemps se heurter à une pensée conservatrice qui freine voire empêche son développement : des considérations « scientifiques » de l’époque sur le corps et l’image d’un idéal féminin – grâce, décence, moralité, beauté - à laquelle la femme doit satisfaire. Néanmoins, c’est la gymnastique qui va ouvrir une brèche et amorcer un changement dans les mentalités, dans le cadre des démonstrations d’exercices gymniques. Les femmes sont exposées au regard d’autrui et donnent à voir leurs capacités physiques lors de ces manifestations publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du 20ème siècle, la pratique sportive féminine est encore très marginale et se structure quasi exclusivement autour de sections rattachées aux clubs masculins. « Nombre d’institutions (le mouvement olympique, le sport ouvrier, les fédérations existantes) s’opposeront au développement de ces activités pour celles qui demeurent avant tout des mères destinées au foyer. » &amp;lt;ref&amp;gt;« Inégalités sur la ligne de départ : femmes, origines sociales et conquête du sport » de Catherine Louveau in Revue CLIO Histoires, Femmes et Sociétés - Le genre du sport 23/2006 – Presses Universitaires du Mirail &amp;lt;/ref&amp;gt; L’existence des clubs féminins est donc singulier dans le paysage sportif de l’époque, et bien souvent le fait de la volonté de femmes - comme la Comtesse Pisani pour Les Libellules - qui oeuvrent pour la légitimité et la reconnaissance de cette pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence tournée par M. Breesé s’ouvre sur un groupe exécutant des mouvements chorégraphiés. La technicité de la gym s’allie ici au charme et à l’élégance de la danse. En observant plus attentivement la séquence, on aperçoit l'assistance. Des voitures sont garées aux alentours et les têtes des spectateurs apparaissent au premier plan de l’image, hommes et femmes coiffés d’un couvre-chef, qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. D’autres spectateurs, plus à distance, sur un petit talus qui surplombe le terrain, observent de loin la manifestation. Nous sommes à la fin des années 30 et les moeurs ont déjà bien évolué comme en témoignent ici les tenues des joueuses et l’exposition des corps. Les gymnastes sont vêtues d’un débardeur laissant leurs épaules dénudées et la jupe est portée au-dessus du genou. Les basketteuses, habillées d’un short et d’un chemisier – quand l’équipe adverse revêt une robe - tout comme les avironneuses, exposent aussi leurs jambes aux yeux du public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La particularité du basket-ball et ses sections féminines en Alsace au début du 20ème siècle'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Libellules6.jpg|vignette|1ère équipe féminine de basket, 1950-51]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Libellules 3.jpg|vignette|L'équipe séniors avec Josée Haessler, présidente du club, 1955]]&lt;br /&gt;
La pratique du basket connait un développement précoce en Alsace. C’est Eugène Gaestel, émigré en Amérique, qui va en être l’instigateur à son retour en 1918 en fondant la première équipe régionale de basket à Haguenau en 1919.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux ans plus tard, la section féminine « Union », rattachée au club de football FC Haguenau 1900, devient la 1ère championne de France de l’histoire. En 1920, cette même équipe décroche le titre de championnes d’Europe à Monte-Carlo contre l’Angleterre. A Strasbourg, l’équipe féminine de l’AS Strasbourg – Association Sportive de Strasbourg – est sacrée championne nationale pendant 5 années durant, entre 1922 et 1926.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est dans le cadre des clubs laïcs urbains que la pratique féminine est possible. Il n’en est pas de même des clubs de patronages catholiques, qui, s’ils ont permis un développement de la discipline auprès des jeunes des grandes villes puis des campagnes alsaciennes, sont plus réticents à la création des sections féminines. C’est après la guerre que l’AGR - Avant-Garde du Rhin, ligue régionale catholique - créée le Rayon sportif féminin, sa section féminine, malgré les appréhensions du clergé alsacien. Le premier championnat féminin, disputé en 1945-46, réuni des cercles exclusivement citadins (cercles St Joseph et St Jean de Strasbourg, cercle d’Hoenheim) - la pratique du basket féminin étant à l’époque inconcevable dans la plupart des villages alsaciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La section basket du club des Libellules apparaît en1948. Pourtant les membres du club pratiquaient déjà la discipline si l’on s’en réfère à la séquence de M. Breesé tournée entre 1936 et 1938. En 1965, seules 6 équipes de basket féminines disputent les championnats de l’AGR. Et c’est grâce au soutien de curés plus audacieux ou de sœurs – garantes d’une certaine morale chrétienne – que les équipes féminines sont créées dans les villages et commencent à se multiplier, à partir des années 70 seulement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’aviron, une activité sportive difficilement accessible aux femmes.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, la naissance de l’aviron tire ses origines du canotage, qui apparaît autour des années 1830 et 1840. L’importance du canotage et des sociétés nautiques strasbourgeoises est attestée dans cet article de 1932 consacré à « L’île des pêcheurs », à proximité d’Ostwald, où Les Libellules ont installé leur club à ses débuts. Dans cette autre séquence tournée par M. Breesé 0021FN0001, on découvre cette île - D’Fischerinsel - qui était un lieu de loisirs privilégiés des Strasbourgeois, avec son auberge, ses canots le long des berges et son petit bateau à vapeur pour la ballade sur l’Ill. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le canotage, d’avantage associé à des activités de plaisirs que sportives, va retarder le développement de l’aviron et tout particulièrement son accès aux femmes. Dans les représentations, domine l’idée du canotage romantique des amoureux de la nature ou celui plus sulfureux des rencontres et du libertinage et la canotière est bien souvent associée à l’image de la femme facile voire à la prostituée. Le film de Jean Renoir « Partie de campagne », tiré de la nouvelle de Maupassant, reflète cette vision des mœurs légères des canotiers et de celles qui acceptent de monter à bord de leurs embarcations. La pratique de l’aviron par les femmes a longtemps souffert de la mauvaise réputation des canotières, à tel point que pour éviter toute confusion avec ces dernières, les sociétés nautiques ont d'abord fermé leurs portes aux femmes. Il est par exemple interdit d’embarquer des dames dans les bateaux des clubs nautiques, sous peine d’amende. Le cercle nautique « Stella » à Strasbourg stipule même dans son règlement l’interdiction de faire entrer les femmes dans le garage qui fait office de hangar à bateaux. (cf doc joint)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de la guerre franco-allemande de 1870, l’essor du mouvement sportif et associatif profite à l'aviron. Cinquante sociétés sont fondées de 1872 à 1882, bien souvent regroupées sous le même fanion des sports nautiques de leur ville. Malgré des avancées pour accepter l’idée d’une pratique féminine de l’aviron, les clubs résistent à faire entrer les femmes en leur sein. En 1900, l’aviron devient discipline olympique mais il faut attendre 1976 pour que les femmes soient autorisées à participer aux compétitions. L’idée qui prévaut là encore est celle d’une représentation de la femme et de son anatomie inconciliables avec la pratique de ce sport considéré comme éprouvant physiquement, « énergétique, générateur de biceps ». &amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;La conquête par les femmes du droit de ramer: sur l'aviron féminin à Rennes (1867-2017) Jean-François Botrel. https://botrel-jean-francois.com/Aviron_Remo/Aviron_feminin.html &amp;lt;/ref&amp;gt; Il faut compter sur des personnalités comme Alice Milliat, rameuse célèbre, engagée pour la reconnaissance du sport féminin au niveau international, pour promouvoir les sections féminines dans cette discipline. Ainsi le début du 20ème siècle est marqué par l'apparition de Fémina Sports, en 1912, dont Madame Cozette et Alice Milliat seront membres, suivie, en 1915 par Académia  - 40 rameuses en 1936 - et, en 1920, par la Ruche Sportive Féminine. Les libellules suivront bientôt en Alsace en 1925.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Stéphanie Godin, '''''Le basket-ball catholique en Alsace 1920-1990'''''  in ''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle'' sous la direction d'André Rauch, Revue EPS ; Strabourg : Centre de recherches européennes en éducation corporelle, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Marie Le Minor, '''''L'avant-garde du Rhin''''', Mémoire du sport, éditions Alan Sutton, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alfred Wahl,  '''''Aux origines du sport''''' in ''100 ans de sport en Alsace'', Hors série DNA, 2010&lt;br /&gt;
|descripteurs=Loisirs; Sports; Femmes; Basket; Aviron; Strasbourg (67)&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=10299</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=10299"/>
		<updated>2019-03-19T13:00:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Carola.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorge&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche|Document BNU]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite|Document BNU]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche|Document BNU]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Fessel1&amp;quot;&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' », Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref name=&amp;quot;Fessel1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».''&amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bernard Schwach, jeune Ribeauvillois dans les années 50, se rappelle de journées entières passées à barboter dans la piscine Carola, en compagnie de ses amis et de son frère aîné. Chaque jour durant la période estivale, la responsable en cheffe de la piscine, Sophie Walter,  vient le chercher à la ferme familiale pour se rendre à l'établissement de baignade, située à peine à 200m de là. C'est elle que l'on aperçoit à la fin de la séquence, occupée à ramasser les affaires des enfants au bord du bassin. C'est elle seule qui était en charge de l'entretien des cabines, des plages et surtout, bien que ne sachant pas nager, de la surveillance des enfants pendant leurs après-midi de baignade.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=10298</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=10298"/>
		<updated>2019-03-19T12:59:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche|Document BNU]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite|Document BNU]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Fessel1&amp;quot;&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' », Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref name=&amp;quot;Fessel1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».''&amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bernard Schwach, jeune Ribeauvillois dans les années 50, se rappelle de journées entières passées à barboter dans la piscine Carola, en compagnie de ses amis et de son frère aîné. Chaque jour durant la période estivale, la responsable en cheffe de la piscine, Sophie Walter,  vient le chercher à la ferme familiale pour se rendre à l'établissement de baignade, située à peine à 200m de là. C'est elle que l'on aperçoit à la fin de la séquence, occupée à ramasser les affaires des enfants au bord du bassin. C'est elle seule qui était en charge de l'entretien des cabines, des plages et surtout, bien que ne sachant pas nager, de la surveillance des enfants pendant leurs après-midi de baignade.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10297</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10297"/>
		<updated>2019-03-19T12:57:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Oui&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|apercu=Croisière_Rhin.jpg&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorge&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-18&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite|Document BNU]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche|Document SANARA]]&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche|Document PAS]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10296</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10296"/>
		<updated>2019-03-19T12:56:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Oui&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Oui&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|apercu=Croisière_Rhin.jpg&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorge&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite|Document BNU]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche|Collection personnelle A.Dahl]]&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche|Collection personnelle A.Dahl]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10200</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10200"/>
		<updated>2019-03-18T12:50:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorge&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-18&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10199</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10199"/>
		<updated>2019-03-18T12:38:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10198</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10198"/>
		<updated>2019-03-18T12:38:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
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|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10197</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10197"/>
		<updated>2019-03-18T12:36:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10196</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10196"/>
		<updated>2019-03-18T12:32:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières (si ce n'est la première) organisées dans le quartier du Port du Rhin, en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par l'excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant émane de l’atmosphère de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur les installations portuaires est l’argument phare de la compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un énorme succès jusqu'aux années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10195</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10195"/>
		<updated>2019-03-18T12:26:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières organisées dans le quartier du Port du Rhin (si ce n'est la première),  en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par cette excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant se dégage de l’ambiance générale de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur la ville et les installations portuaires est l’argument phare de la Compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un franc succès jusque dans les années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville de Strasbourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10194</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<updated>2019-03-18T12:25:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
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|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières organisées dans le quartier du Port du Rhin (si ce n'est la première),  en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par cette excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant se dégage de l’ambiance générale de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur la ville et les installations portuaires est l’argument phare de la Compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un franc succès jusque dans les années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville de Strasbourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<updated>2019-03-18T12:23:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, Robert Lehmann filme sur un bateau à passagers de la compagnie Batorama, qui navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières organisées dans le quartier du Port du Rhin (si ce n'est la première),  en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par cette excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant se dégage de l’ambiance générale de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur la ville et les installations portuaires est l’argument phare de la Compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un franc succès jusque dans les années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville de Strasbourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10192</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10192"/>
		<updated>2019-03-18T12:21:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, un bateau à passagers de la compagnie Batorama navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Capitainerie.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sanara.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières organisées dans le quartier du Port du Rhin (si ce n'est la première),  en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche publicitaire du Port autonome.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par cette excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant se dégage de l’ambiance générale de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur la ville et les installations portuaires est l’argument phare de la Compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un franc succès jusque dans les années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville de Strasbourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières organisées dans le quartier du Port du Rhin (si ce n'est la première),  en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville. Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par cette excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant se dégage de l’ambiance générale de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur la ville et les installations portuaires est l’argument phare de la Compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl.'' » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un franc succès jusque dans les années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville de Strasbourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10182</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10182"/>
		<updated>2019-03-18T10:18:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, un bateau à passagers de la compagnie Batorama navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières organisées dans le quartier du Port du Rhin (si ce n'est la première),  en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann filme les gens à bord et les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par cette excursion en bateau se lisent sur leurs visages, un sentiment grisant se dégage de l’ambiance générale de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur la ville et les installations portuaires est l’argument phare de la Compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl. » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un franc succès jusque dans les années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville de Strasbourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10181</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10181"/>
		<updated>2019-03-18T10:15:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, un bateau à passagers de la compagnie Batorama navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des installations portuaires autour du Rhin avec Batorama'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1939, le Port autonome de Strasbourg cherche à faire connaître ses installations portuaires au grand public. Il fait l’acquisition de la vedette « Le Paris », utilisée lors de l’exposition universelle de Paris en 1937, pour assurer ses visites touristiques à travers le Port. Après une longue interruption due au conflit mondial de 1939-45, les visites du Port connaissent un véritable essor et se généralisent à toute la population. « Le Paris » - ainsi qu’un bateau plus ancien « Le Strasbourg »,  au gabarit plus important - embarque ses premiers passagers en 1947. C’est à cette date que la société Batorama, filiale du Port autonome de Strasbourg, voit officiellement le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence filmée nous donne ici à voir une des premières croisières organisées dans le quartier du Port du Rhin (si ce n'est la première),  en 1947. C’est un évènement pour la société de tourisme fluvial ainsi que toutes les personnes à bord. Le ponton du bateau est empli de passagers de tous âges qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. Les hommes portent chemises et cravates, les femmes sont en robes et imperméables, leurs coiffures bien mises. Même les enfants, nombreux sur ces images, ont revêtu leurs habits du dimanche.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finesse de leurs vêtements indique que les passagers sont des gens issus d’un milieu social plutôt favorisé. L’équipage composé de marins en uniformes laisse d’ailleurs supposer que la sortie en bateau a été organisée spécialement pour une élite (strasbourgeoise) et leur famille. Au départ, c’est en effet à destination des services de l’état, des chefs d’entreprises, de délégations externe que ces traversées sont organisées pour la visite industrielle du Port et faire découvrir les infrastructures mises à disposition du développement de la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les passagers semblent s'émerveiller de la découverte de ces installations portuaires monumentales. M. Lehmann n’hésite pas à filmer les membres de sa famille qui l’accompagnent. L’excitation et la joyeuse effervescence suscitées par cette excursion en bateau se lisent sur leurs visages, une atmosphère grisante se dégage de l’ambiance générale de cette séquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1949, des brochures publicitaires vantent les mérites du plus grand port français sur le Rhin et invitent les voyageurs à partir à sa découverte grâce aux bateaux mis en place par le Port autonome. Le point de vue inédit qu’offre la ballade en bateau sur la ville et les installations portuaires est l’argument phare de la Compagnie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est incontestablement une visite en vedette automobile qui permet d’avoir le meilleur aperçu de l’ampleur des installations du Port de Strasbourg. Le visiteur y trouvera la possibilité d’admirer tous les bassins du port, des plus anciens jusqu’aux plus modernes, ses écluses, ses vastes chantiers et entrepôts, son puissant outillage, ainsi que les nombreux types de bâtiments qui le fréquentent. L’intérêt d’une telle visite est encore relevé par une courte descente du Rhin qui conduit les visiteurs de l’Avant-Port Sud à l’Avant-Port Nord en passant sous les ponts de Kehl. » (extrait de la brochure publicitaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquentation dépasse les 10 000 visiteurs par an en 1947 pour atteindre le cap des 20 000 en 1956. C’est un franc succès jusque dans les années 70 où l’intérêt pour le tourisme industriel portuaire diminue au profit des visites du centre-ville de Strasbourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10180</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<updated>2019-03-18T10:02:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, un bateau à passagers de la compagnie Batorama navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région.'' » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10179</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<updated>2019-03-18T10:01:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
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|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville. Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau. Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial. Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région. » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane. Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<updated>2019-03-18T09:58:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Port du Rhin : poumon commercial et industriel de Strasbourg'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis l’Antiquité, les activités portuaires ont toujours été étroitement liés au développement économique de la ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers aménagements portuaires sont situés en retrait du Rhin ; le fort débit et les nombreuses crues empêchent dans un premier temps leur installation à proximité du fleuve. A l’époque médiévale, le port de Strasbourg s’établit sur le site du Kaufhaus, au cœur de la ville - qui devient l’« Ancienne Douane » au 18ème siècle - et s’étend aux quais des pêcheurs et des bateliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1871, Strasbourg devient capitale du Reichsland et cherche à s’équiper d’un port moderne pour faciliter la circulation des péniches et répondre au besoin d’un trafic commercial rhénan en plein essor. Le bassin d’Austerlitz, relié au Rhin par une écluse, est inauguré le 15 juin 1892, suivi du bassin Dusuzeau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Port s’installe définitivement sur le fleuve une fois celui-ci canalisé, dans le courant de la deuxième moitié du 19ème siècle. La construction des bassins du Commerce et de l’Industrie est achevée en 1901. La mise à disposition des terrains à proximité du Rhin favorise le développement des activités portuaires ; le trafic annuel du Port connaît une hausse majeure pour atteindre près de deux millions de tonnes à l’orée du premier conflit mondial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1er janvier 1926, le Port devient Port autonome de Strasbourg, en plein cœur de l’espace du Rhin supérieur. Son nouveau statut lui confère un régime d’exploitation libéral similaire à celui d’un port maritime. Aucune taxe, péage ni redevance n’est appliqué au trafic de sorte que l’activité fluviale et industrielle en est largement stimulée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Celui-ci est désormais pour l’Est de la France le port d’importation des charbons métallurgiques et industriels en provenance essentiellement d’Allemagne, des hydrocarbures, des céréales, des bois et produits alimentaires d’Outre-mer, et le port d’exportation des charbons flambants en provenance de Sarre et de lorraine, des potasses d’Alsace, des soudes et des produits métallurgiques des mines de Lorraine, ainsi que de nombreux produits fabriqués dans les industries de la région. » extrait du Second dépliant général datant de 1951, édité par le Port autonome de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’entreprises et d’usines s’installent dans le quartier du port du Rhin dont certaines font parti de la mémoire industrielle et ouvrière de la région. Parmi elles, on peut citer Les Forges de Strasbourg, la Scar (Société des chantiers et ateliers du Rhin) qui a pour mission la construction et la réparation du matériel fluvial et portuaire, la briqueterie Starlette, la Cellulose de Strasbourg à partir de 1930.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux imposants bâtiments appartenant à ces entreprises historiques apparaissent dans la séquence filmée : Les Grands Moulins de Strasbourg, premiers usagers du Port du Rhin, en 1903. Un bâtiment de stockage et la tour de manutention des silos et greniers à céréales de la société SANARA, Société Alsacienne de Navigation Rhénane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin au début de la séquence, dominant à l’extrémité du bassin du Commerce, la Capitainerie, édifice d’architecture néo-gothique, ancien poste de commandement du Port, construit en même temps que le bassin du commerce sous administration allemande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quartier du Port du Rhin et ses industries portuaires connaîssent une intense activité à l’écart du centre et de la vie des strasbourgeois, qui évitent cette partie de la ville. Pour beaucoup en effet, passer le Pont Vauban qui délimite le quartier du même nom avec celui du Port du Rhin de l’autre côté, c’est pénétrer un autre univers, sale (dû aux rejets des usines charbonnières), bruyant et malodorant. Pourtant c’est bien ce monde qui est garant de l‘essor puis de la prospérité économique de la ville jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Croisi%C3%A8re_dans_le_Port_du_Rhin_avec_Batorama_(0113FH0034)&amp;diff=10177</id>
		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<updated>2019-03-18T09:49:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama&lt;br /&gt;
|fonds=Lehmann&lt;br /&gt;
|idSupport=0113FH0034&lt;br /&gt;
|dateDebut=1947&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:01:15&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Robert Lehmann&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=The Rhine, cross-border symbol@ Cross-border tourism@ Identity@ Places@ Natural and transformed landscape&lt;br /&gt;
|Resume_fr=En 1947, un bateau à passagers de la compagnie Batorama navigue à la découverte des infrastructures et des industries portuaires du quartier du Port du Rhin, à l’Est de Strasbourg.&lt;br /&gt;
|Description_fr=La séquence s’ouvre sur un groupe de personnes qui vont et viennent sur le ponton extérieur du bateau. En arrière-plan, la Capitainerie du Port du Rhin, bâtiment d’architecture néo-gothique, situe l’embarcation dans le bassin du commerce. Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours. Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan. Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai. Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port. Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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Parmi les personnes à bord pour la visite, on distingue une dizaine d’hommes en uniformes de marins, les autres passagers – hommes, femmes et enfants – sont vêtus de leurs habits de tous les jours.&lt;br /&gt;
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Un homme et deux dames posent en plan moyen devant la caméra, à l’arrière plan les quais défilent le long du bassin, deux péniches sont accostées.&lt;br /&gt;
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Dans le plan suivant, la caméra effectue un léger panoramique de la droite vers la gauche en plan large sur le ponton du bateau, nombreux passagers autour de la cheminée principale et les installations portuaires du bassin du commerce en arrière plan.&lt;br /&gt;
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Contre-champ avec les têtes des passagers au premier plan, l’eau du bassin,   péniches amarrées au quai, des grues de transbordement de marchandises et le bâtiment des entrepôts publics.&lt;br /&gt;
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Travelling latéral sur le quai où l’on aperçoit voies de chemin de fer, bâtiments et cheminées fumantes, un tas de rondin de bois, des grues de transbordement de marchandises. Plan court sur les vagues causées par le bateau sur les bords du quai.&lt;br /&gt;
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Gros plan sur Mme Lehmann - la mère du déposant – qui sourit à la caméra. Léger panoramique sur la gauche, un homme de dos en uniforme et béret de marin, fume une cigarette. Mme Lehmann, au sourire mutin, regarde à nouveau vers la caméra puis tourne la tête vers les berges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foule amassée sur le ponton du bateau, l’ancienne tour de manutention des silos et greniers à céréales exploités par la société SANARA ainsi que l’entrepôt de stockage attenant, Les Grands Moulins de Strasbourg à l’architecture monumentale en arrière-plan. Un groupe de passagers filmé de dos, deux femmes agitent leur mouchoir vers la rive et le passage d’écluse nord à la sortie du Port.&lt;br /&gt;
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Mme Lehmann au côté d’un homme plus âgé en béret et nœud papillon, tous les deux adressent de grands sourires enjoués à la caméra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Travelling depuis le bateau sur un autre, le « Franz Haniel IX », accosté au quai, puis sortie du bassin du commerce avec vue sur le poste de gardien au bout du quai. M.Lehmann, père, vêtu d’un manteau, d’une cravate et d’un couvre-chef, filmé en plan moyen sur le bateau. L’arrière du bateau et les remous de l’eau, le drapeau français qui flotte au vent. Le bateau à présent sorti des bassins du Port et naviguant sur le Rhin.&lt;br /&gt;
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		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<title>Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama (0113FH0034)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : Page créée avec « {{FicheSequence |titreCree=Non |titre=Croisière dans le Port du Rhin avec Batorama |fonds=Lehmann |idSupport=0113FH0034 |dateDebut=1947 |institution_dorigine=MIRA |colora... »&lt;/p&gt;
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		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-03-15T15:29:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
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|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|video=0075NN0008&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Carola.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorges&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Fessel1&amp;quot;&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' », Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref name=&amp;quot;Fessel1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».''&amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bernard Schwach, jeune Ribeauvillois dans les années 50, se rappelle de journées entières passées à barboter dans la piscine Carola, en compagnie de ses amis et de son frère aîné. Chaque jour durant la période estivale, la responsable en cheffe de la piscine, Sophie Walter,  vient le chercher à la ferme familiale pour se rendre à l'établissement de baignade, située à peine à 200m de là. C'est elle que l'on aperçoit à la fin de la séquence, occupée à ramasser les affaires des enfants au bord du bassin. C'est elle seule qui était en charge de l'entretien des cabines, des plages et surtout, bien que ne sachant pas nager, de la surveillance des enfants pendant leurs après-midi de baignade.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=10158</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=10158"/>
		<updated>2019-03-15T15:28:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|video=0075NN0008&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|apercu=Carola.jpg&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorges&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Fessel1&amp;quot;&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' », Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref name=&amp;quot;Fessel1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».''&amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bernard Schwach, jeune Ribeauvillois dans les années 50, se rappelle de journées entières passées à barboter dans la piscine Carola, en compagnie de ses amis et de son frère aîné. Chaque jour durant la période estivale, la responsable en cheffe de la piscine, Sophie Walter,  vient le chercher à la ferme familiale pour se rendre à l'établissement de baignade, située à peine à 200m de là. C'est elle que l'on aperçoit à la fin de la séquence, occupée à ramasser les affaires des enfants au bord du bassin. C'est elle seule qui était en charge de l'entretien des cabines, des plages et surtout, bien que ne sachant pas nager, de la surveillance des enfants pendant leur après-midi de baignade.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Les_Libellules_de_Strasbourg,_un_club_de_sport_au_f%C3%A9minin_(0021FN0004)&amp;diff=10148</id>
		<title>Les Libellules de Strasbourg, un club de sport au féminin (0021FN0004)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Les_Libellules_de_Strasbourg,_un_club_de_sport_au_f%C3%A9minin_(0021FN0004)&amp;diff=10148"/>
		<updated>2019-03-15T14:58:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : Modifié automatiquement depuis la page Les Libellules de Strasbourg, un club de sport au féminin (0021FN0004).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Les Libellules de Strasbourg, un club de sport au féminin&lt;br /&gt;
|fonds=Breesé&lt;br /&gt;
|idSupport=0021FN0004&lt;br /&gt;
|dateDebut=1936&lt;br /&gt;
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|video=0021FN0004_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
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|son=Muet&lt;br /&gt;
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|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Breesé, Emile&lt;br /&gt;
|apercu=vlcsnap-2018-09-20-11h27m32s046.png&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie Desgeorge&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-03-15&lt;br /&gt;
|thematique=Gymnastic&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Dans la séquence tournée par Emile Breesé à la fin des années 30, des femmes pratiquent la gymnastique, le basket et l'aviron au sein du cercle féminin d’aviron et de culture physique « Les Libellules de Strasbourg », pendant une manifestation publique.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Un groupe de femmes, en tenue sportive sur un terrain de basket, exécute des mouvements de gymnastique en suivant une chorégraphie.&lt;br /&gt;
Deux équipes de basket féminines prennent la pose sur le terrain, se tenant côte-à-côte par les épaules. Les deux équipes s'affrontent pendant un match.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de cinq femmes embarqué sur un aviron. L'aviron s'éloigne et prend de la vitesse à mesure que les femmes rament.&lt;br /&gt;
Deux équipes s'opposent pendant une course, les rameuses accélèrent avant d'atteindre la ligne d'arrivée.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Le Club des Libellules de Strasbourg, un cercle sportif féminin à l’avant-garde.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cercle sportif des Libellules est fondé en 1925 à Strasbourg par la Comtesse Pisani, pour offrir aux jeunes femmes la possibilité de pratiquer une activité sportive au même titre que les hommes. Au moment de sa création, le club fédère une seule équipe de Yole féminine. La yole est l’appellation donnée à l’embarcation légère et allongée, à l’image des insectes glissant au ras de l’eau, qui donnera son nom au club. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Libellulies 1.jpg|vignette|Championnes de France d'Outriggers et la comtesse Pisani au centre, 13 août1933]]&lt;br /&gt;
La spécificité féminine du club dans un monde sportif à l’époque largement dominé par des hommes, va se poursuivre jusque dans les années 90. Et ce sont deux femmes qui vont occuper successivement la présidence du club à ses débuts. La Comtesse Pisani de 1925 à 1947, avec qui les Libellules remportent leur premier titre de Championnes de France en Yole de mer en 1932 puis en Outrigger - nom donné aux bateaux de compétition - en 1933. Puis Josée Haessler jusqu’en 1977, Championne de France d’aviron en 1933, qui a consacré une grande partie de sa vie au club. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la séquence tournée par M. Breesé à la fin des années 30, on aperçoit Mme Haessler à 00 : 22 au centre de l'image, jeune joueuse de basket - la plus grande et la plus charpentée de toutes - prenant la pose avec ses coéquipières. Un peu plus tard, en 1948, elle fait entrer officiellement la discipline dans le club et devient entraîneur de l’équipe. La section basket des Libellules prend son essor avec la constitution d’équipes de jeunes aussi bien que de seniors, bientôt consacrées par des titres départementaux et régionaux. En 1969, suite à un incendie du hangar à bateaux, la section aviron du club s’arrête. Les Libellules devient exclusivement un club de basket, qui garde sa particularité féminine jusqu’au début des années 90. Aujourd’hui, ce cercle historique de sport amateur, toujours en activité, compte 22 équipes et 300 licenciés aussi bien de filles que de garçons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La pratique sportive féminine : un développement tardif'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La grande majorité des films consacrés au sport dans les fonds Mira donnent à voir des entraînements et des compétitions sportives masculines, la présence des femmes dans ces archives filmées se limitant aux compétitions de gymnastique, hormis cette séquence d’un match de basket féminin en 1947. Fonds Eber - 0033FN0002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pratique sportive féminine commence à se développer timidement à la fin du 19ème siècle et se cantonne presque exclusivement à la gymnastique, remplissant avant tout une fonction utilitaire et nationale. Outre la gymnastique ou la danse, le sport féminin est considéré comme trop physique, inadapté à l’anatomie de la femme et incompatible avec sa vocation de mère. Il va longtemps se heurter à une pensée conservatrice qui freine voire empêche son développement : des considérations « scientifiques » de l’époque sur le corps et l’image d’un idéal féminin – grâce, décence, moralité, beauté - à laquelle la femme doit satisfaire. Néanmoins, c’est la gymnastique qui va ouvrir une brèche et amorcer un changement dans les mentalités, dans le cadre des démonstrations d’exercices gymniques. Les femmes sont exposées au regard d’autrui et donnent à voir leurs capacités physiques lors de ces manifestations publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du 20ème siècle, la pratique sportive féminine est encore très marginale et se structure quasi exclusivement autour de sections rattachées aux clubs masculins. « Nombre d’institutions (le mouvement olympique, le sport ouvrier, les fédérations existantes) s’opposeront au développement de ces activités pour celles qui demeurent avant tout des mères destinées au foyer. » &amp;lt;ref&amp;gt;« Inégalités sur la ligne de départ : femmes, origines sociales et conquête du sport » de Catherine Louveau in Revue CLIO Histoires, Femmes et Sociétés - Le genre du sport 23/2006 – Presses Universitaires du Mirail &amp;lt;/ref&amp;gt; L’existence des clubs féminins est donc singulier dans le paysage sportif de l’époque, et bien souvent le fait de la volonté de femmes - comme la Comtesse Pisani pour Les Libellules - qui oeuvrent pour la légitimité et la reconnaissance de cette pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence tournée par M. Breesé s’ouvre sur un groupe exécutant des mouvements chorégraphiés. La technicité de la gym s’allie ici au charme et à l’élégance de la danse. En observant plus attentivement la séquence, on aperçoit l'assistance. Des voitures sont garées aux alentours et les têtes des spectateurs apparaissent au premier plan de l’image, hommes et femmes coiffés d’un couvre-chef, qui semblent s’être apprêtés pour l’occasion. D’autres spectateurs, plus à distance, sur un petit talus qui surplombe le terrain, observent de loin la manifestation. Nous sommes à la fin des années 30 et les moeurs ont déjà bien évolué comme en témoignent ici les tenues des joueuses et l’exposition des corps. Les gymnastes sont vêtues d’un débardeur laissant leurs épaules dénudées et la jupe est portée au-dessus du genou. Les basketteuses, habillées d’un short et d’un chemisier – quand l’équipe adverse revêt une robe - tout comme les avironneuses, exposent aussi leurs jambes aux yeux du public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La particularité du basket-ball et ses sections féminines en Alsace au début du 20ème siècle'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Libellules6.jpg|vignette|1ère équipe féminine de basket, 1950-51]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Libellules 3.jpg|vignette|L'équipe séniors avec Josée Haessler, présidente du club, 1955]]&lt;br /&gt;
La pratique du basket connait un développement précoce en Alsace. C’est Eugène Gaestel, émigré en Amérique, qui va en être l’instigateur à son retour en 1918 en fondant la première équipe régionale de basket à Haguenau en 1919.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux ans plus tard, la section féminine « Union », rattachée au club de football FC Haguenau 1900, devient la 1ère championne de France de l’histoire. En 1920, cette même équipe décroche le titre de championnes d’Europe à Monte-Carlo contre l’Angleterre. A Strasbourg, l’équipe féminine de l’AS Strasbourg – Association Sportive de Strasbourg – est sacrée championne nationale pendant 5 années durant, entre 1922 et 1926.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est dans le cadre des clubs laïcs urbains que la pratique féminine est possible. Il n’en est pas de même des clubs de patronages catholiques, qui, s’ils ont permis un développement de la discipline auprès des jeunes des grandes villes puis des campagnes alsaciennes, sont plus réticents à la création des sections féminines. C’est après la guerre que l’AGR - Avant-Garde du Rhin, ligue régionale catholique - créée le Rayon sportif féminin, sa section féminine, malgré les appréhensions du clergé alsacien. Le premier championnat féminin, disputé en 1945-46, réuni des cercles exclusivement citadins (cercles St Joseph et St Jean de Strasbourg, cercle d’Hoenheim) - la pratique du basket féminin étant à l’époque inconcevable dans la plupart des villages alsaciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La section basket du club des Libellules apparaît en1948. Pourtant les membres du club pratiquaient déjà la discipline si l’on s’en réfère à la séquence de M. Breesé tournée entre 1936 et 1938. En 1965, seules 6 équipes de basket féminines disputent les championnats de l’AGR. Et c’est grâce au soutien de curés plus audacieux ou de sœurs – garantes d’une certaine morale chrétienne – que les équipes féminines sont créées dans les villages et commencent à se multiplier, à partir des années 70 seulement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’aviron, une activité sportive difficilement accessible aux femmes.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, la naissance de l’aviron tire ses origines du canotage, qui apparaît autour des années 1830 et 1840. L’importance du canotage et des sociétés nautiques strasbourgeoises est attestée dans cet article de 1932 consacré à « L’île des pêcheurs », à proximité d’Ostwald, où Les Libellules ont installé leur club à ses débuts. Dans cette autre séquence tournée par M. Breesé 0021FN0001, on découvre cette île - D’Fischerinsel - qui était un lieu de loisirs privilégiés des Strasbourgeois, avec son auberge, ses canots le long des berges et son petit bateau à vapeur pour la ballade sur l’Ill. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le canotage, d’avantage associé à des activités de plaisirs que sportives, va retarder le développement de l’aviron et tout particulièrement son accès aux femmes. Dans les représentations, domine l’idée du canotage romantique des amoureux de la nature ou celui plus sulfureux des rencontres et du libertinage et la canotière est bien souvent associée à l’image de la femme facile voire à la prostituée. Le film de Jean Renoir « Partie de campagne », tiré de la nouvelle de Maupassant, reflète cette vision des mœurs légères des canotiers et de celles qui acceptent de monter à bord de leurs embarcations. La pratique de l’aviron par les femmes a longtemps souffert de la mauvaise réputation des canotières, à tel point que pour éviter toute confusion avec ces dernières, les sociétés nautiques ont d'abord fermé leurs portes aux femmes. Il est par exemple interdit d’embarquer des dames dans les bateaux des clubs nautiques, sous peine d’amende. Le cercle nautique « Stella » à Strasbourg stipule même dans son règlement l’interdiction de faire entrer les femmes dans le garage qui fait office de hangar à bateaux. (cf doc joint)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la défaite de la guerre franco-allemande de 1870, l’essor du mouvement sportif et associatif profite à l'aviron. Cinquante sociétés sont fondées de 1872 à 1882, bien souvent regroupées sous le même fanion des sports nautiques de leur ville. Malgré des avancées pour accepter l’idée d’une pratique féminine de l’aviron, les clubs résistent à faire entrer les femmes en leur sein. En 1900, l’aviron devient discipline olympique mais il faut attendre 1976 pour que les femmes soient autorisées à participer aux compétitions. L’idée qui prévaut là encore est celle d’une représentation de la femme et de son anatomie inconciliables avec la pratique de ce sport considéré comme éprouvant physiquement, « énergétique, générateur de biceps ». &amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;La conquête par les femmes du droit de ramer: sur l'aviron féminin à Rennes (1867-2017) Jean-François Botrel. https://botrel-jean-francois.com/Aviron_Remo/Aviron_feminin.html &amp;lt;/ref&amp;gt; Il faut compter sur des personnalités comme Alice Milliat, rameuse célèbre, engagée pour la reconnaissance du sport féminin au niveau international, pour promouvoir les sections féminines dans cette discipline. Ainsi le début du 20ème siècle est marqué par l'apparition de Fémina Sports, en 1912, dont Madame Cozette et Alice Milliat seront membres, suivie, en 1915 par Académia  - 40 rameuses en 1936 - et, en 1920, par la Ruche Sportive Féminine. Les libellules suivront bientôt en Alsace en 1925.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Stéphanie Godin, '''''Le basket-ball catholique en Alsace 1920-1990'''''  in ''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle'' sous la direction d'André Rauch, Revue EPS ; Strabourg : Centre de recherches européennes en éducation corporelle, 1994&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Marie Le Minor, '''''L'avant-garde du Rhin''''', Mémoire du sport, éditions Alan Sutton, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alfred Wahl,  '''''Aux origines du sport''''' in ''100 ans de sport en Alsace'', Hors série DNA, 2010&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=&amp;lt;li style=&amp;quot;display: inline-block;&amp;quot;&amp;gt; [[Fichier:Libellules 4.jpg|vignette|1ère équipe de jeunes, au premier rang, en 1965]]&amp;lt;/li&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;li style=&amp;quot;display: inline-block;&amp;quot;&amp;gt;[[Fichier:Libellules 5.jpg|vignette|Championnes d'Alsace, saison 1975-76]]&amp;lt;/li&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;li style=&amp;quot;display: inline-block;&amp;quot;&amp;gt;[[Fichier:Libellules 6.jpg|vignette|Tournoi des Libellules, 1986]]&amp;lt;/li&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;li style=&amp;quot;display: inline-block;&amp;quot;&amp;gt;[[Fichier:Libellules7.jpg|vignette|1ère équipe masculine, saison 1992-93]]&amp;lt;/li&amp;gt;&lt;br /&gt;
|descripteurs=Loisirs; Sports; Femmes; Basket; Aviron; Strasbourg (67)&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8223</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8223"/>
		<updated>2019-01-30T13:51:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie D&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' », Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) », Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8222</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-30T13:49:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
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|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8221</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8221"/>
		<updated>2019-01-30T13:47:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie D&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8220</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-30T13:46:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8218</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8218"/>
		<updated>2019-01-30T13:45:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie D&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8216</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-30T13:44:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8215</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8215"/>
		<updated>2019-01-30T13:43:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie D&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8214</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8214"/>
		<updated>2019-01-30T13:41:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
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|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale. Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8213</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8213"/>
		<updated>2019-01-30T13:40:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie D&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale. Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8212</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8212"/>
		<updated>2019-01-30T13:38:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale. Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants présents à l'image semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8211</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8211"/>
		<updated>2019-01-30T13:34:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie D&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale. Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants présents dans cette séquence semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8210</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8210"/>
		<updated>2019-01-30T13:33:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
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|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale. Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants présents dans cette séquence semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8209</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8209"/>
		<updated>2019-01-30T13:29:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie D&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale. Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants présents dans cette séquence semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8208</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-30T13:28:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : Enregistré en utilisant le bouton &amp;quot;Sauvegarder et continuer&amp;quot; du formulaire&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
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|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
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|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
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|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale. Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants présents dans cette séquence semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Jeux_d%27enfants_dans_la_piscine_thermale_Carola_de_Ribeauvill%C3%A9_(0075NN0008)&amp;diff=8207</id>
		<title>Jeux d'enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé (0075NN0008)</title>
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		<updated>2019-01-30T13:26:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sdesgeorge : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Jeux d&amp;amp;#39;enfants dans la piscine thermale Carola de Ribeauvillé&lt;br /&gt;
|fonds=Kugler&lt;br /&gt;
|idSupport=0075NN0008&lt;br /&gt;
|dateDebut=1950&lt;br /&gt;
|dateFin=1954&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:26:45&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|realisateurs=Kugler, Jean-Georges&lt;br /&gt;
|lieux_ou_monuments=Etablissement Carolabad&lt;br /&gt;
|username=Sdesgeorge&lt;br /&gt;
|userrealname=Sophie D&lt;br /&gt;
|datesignature=2019-01-30&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.18907, 7.34025&lt;br /&gt;
|thematique=Body and Health@ Swimming@ Thermalism&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Jean-Georges Kugler filme un groupe de garçons s’amusant dans la piscine en plein air de l’établissement thermal Carolabad à Ribeauvillé.&lt;br /&gt;
|Description_fr=Comme une introduction à la séquence, l’opérateur filme l’écriteau « Carola » puis « Société anonymes des eaux minérales de Ribeauvillé » (Haut-Rhin) à l’entrée de la station thermale. La caméra effectue un léger panoramique vers le bas sur les grilles du domaine ouvertes sur un écrin de verdure. Plan fixe sur un petit bâtiment à l’intérieur du site. Léger panoramique droit sur un beau ciel clairsemé de nuages puis la caméra continue sa course en descendant sur un ensemble de bâtiments, dont un pourvu d’une imposante tourelle avec à sa base de larges fenêtres vitrées, ainsi qu’une longue palissade en bois. Plan fixe et serré sur deux enfants courant de dos vers la palissade, en shorts et chemisettes, avec sous leur bras une serviette de bains. Le dernier s’attarde sur le passage pour accéder au bassin, se retourne et adresse un regard à la caméra, amusé d’être ainsi filmé par l’opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe de jeunes garçons en tenue de bains est allongé au bord de la piscine, ils battent des pieds en souriant à la caméra. Un des garçons rentre dans le champ de la caméra en effectuant un plongeon au-dessus d’un autre courbé sur le plongeoir du bassin. La caméra suit le plongeur qui pénètre dans l’eau et remonte à la surface. Second plongeon puis l’enfant courbé tombe dans l’eau, emporté par son camarade. Une dizaine d’enfants assis sur un banc au bord du bassin, se lève, court puis saute dans l’eau. Au milieu des éclaboussures, les enfants se redressent, l’eau au niveau de la taille. Gros plan sur un garçon qui émerge à la surface de l’eau, une grimace et un large sourire sur son visage. Un corps passe au-dessus d’une barrière fixée dans le bassin. Deuxième plan des enfants depuis le banc sautant dans le bassin. Un enfant plus jeune, âgé d’environ 5 ans, est assis au bord du bassin et bat fort l’eau avec ses jambes. Marche en équilibre sur la barrière au milieu du bassin par un garçon, un bonnet de bain sur la tête. Il tangue et chute dans l’eau avec un de ses camarades, qui le suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe d’enfants sur les plages de la piscine, assis sur les bancs ou debout. La caméra suit l’un d’entre eux qui s’élance et plonge. Léger panoramique vers le bassin, les enfants rentrent dans le champ de la caméra en effectuant des plongeons successifs. Un garçon marche au bord en direction du bassin, il fait mine de lire un papier qu’il tient tout près de son visage, le corps raidi pour accentuer l’effet comique de son jeu/ sa mise en scène. Il s’avance, concentré sur sa lecture et termine sa marche dans la piscine. Une dame avec un tablier ramasse des effets laissés là par les enfants qui l’entourent. Quelques filles sont présentes à l’image, en maillot de na-bains deux pièces. La caméra effectue un panoramique à 180° sur la piscine et les cabines de change sur la largeur du bassin puis des enfants assis sur un banc qui court sur la palissade en bois - que l’on aperçoit en contre-champ au début de la séquence – sur toute la longueur du bassin.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr='''Carolabad, de la station thermale à la piscine municipale'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Thermalquelle.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
Issues des failles géologiques, qui accompagnent la grande faille rhénane, l’existence des sources et leur utilisation à des fins thérapeutiques est attestée dans toute l’Alsace depuis le Moyen Age. A Ribeauvillé, on peut compter sur deux sources distinctes : la Source des Ménétriers « médicinale » et la Source du Château, qui dès la fin du 19ème siècle sont reconnues par le corps scientifique (médecin, directeur de laboratoire) pour leurs propriétés thérapeutiques et curatives. Des praticiens en Alsace, en Allemagne et en Suisse affirment en effet le prescrire à leur patient souffrant de divers maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives infructueuses de création d’un centre d’hydrothérapie, la découverte de la source dite « Heilquelle » à la fin du 19ème siècle par le docteur Staub à une douzaine de mètres de profondeur, lance la construction du premier établissement thermal moderne. La source est rebaptisée « Carolaquelle » en hommage à l’épouse du médecin, prénommée Caroline, qui donnera aussi son nom « Carolabad » à la station thermale. Le thermalisme est surtout l’apanage d’une bourgeoise aisée, qui vient séjourner dans l’établissement pour une durée de 3 à 4 semaines. Les cures se font sous la surveillance des médecins de la Société, qui prescrivent des bains chauds ou froids, des douches générales ou localisées à température variée, des inhalations d’eau minérale pulvérisée. La consommation de l’eau minérale le matin à jeun et un régime alimentaire diététique au restaurant de l’établissement viennent compléter les recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carolabad1.jpg|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte postale donne à voir les multiples installations qui constituent l’ensemble du site de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale : le pavillon des sources, l’établissement de bains avec cabines douches et baignoires, la piscine de plein air à l’eau minérale à 18° qui fait l’objet de la séquence filmée. Le promenoir, un hôtel de 30 chambres, le restaurant et l’usine destiné à l’embouteillage et la commercialisation de l’eau minérale (à partir de 1905) font aussi parti des nombreuses installations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la grande guerre de 14-18, la station thermale va progressivement disparaître au profit de la production et la commercialisation de l’eau en bouteille. C’est également le moment où la piscine de la station thermale s’ouvre au public. Rare piscine à ciel ouvert en Alsace à cette époque, elle devient très populaire, attirant un grand nombre de visiteurs venus de toute la région. Si nous ne pouvons pas dater exactement la séquence filmée, nous pouvons par contre affirmer qu’elle se situe entre 1950, date à laquelle Jean Georges Kugler, le cinéaste, commence à filmer la vie de cette petite ville alsacienne et 1954, date de la démolition de la piscine d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La piscine en plein air Carolabad et l’enseignement de la natation en Alsace.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dia carola.jpg|vignette|gauche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La séquence nous éclaire sur le type de pratique de ces jeunes garçons venus à la piscine par une belle après-midi. Ici il s’agit d’une activité de loisir collectif sous la surveillance d’une personne (on aperçoit une dame rangée les effets des enfants à la fin de la séquence) mais sans enseignement particulier. Les enfants semblent être venus là pour s’amuser et non pour suivre un cours de natation avec un professeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l’apprentissage stricte de la nage n’est pas mis en avant dans ce film, on constate l’aisance avec laquelle les enfants évoluent dans la piscine. L’eau semble être pour eux un élément familier, chez les grands comme chez les plus petits, qui ne manifestent aucune appréhension. Ils mettent la tête sous l’eau, s’amusent à marcher en équilibre sur la rampe au milieu du bassin avant de se laisser choir de tout leur poids dans l’eau. Enfin, ils maitrisent le plongeon, parfois même depuis le plongeoir – il semblerait aussi que ces derniers exécutent quelques mouvements de brasse dans la zone où le bassin est plus profond, après leur saut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, les enfants présents dans cette séquence semblent être habitué à fréquenter la piscine et avoir reçu des apprentissages en lien avec la natation. Les capacités qu’ils dévoilent dans cette séquence en témoignent. Cela est tout à fait probable en regard de la place occupée par cet enseignement à l’époque au niveau national et particulièrement en Alsace dès le début du 20ème siècle. En effet, entre 1930 et 1950, &amp;quot;''l’enseignement de la natation se généralise tant au niveau régional que national dans les Ecoles Primaires, durant la leçon d’éducation physique''.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg (1920-1950)'' » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région fait particulièrement figure de référence en la matière. A partir de 1921, des leçons sont ainsi dispensées aux élèves des écoles primaires – filles et garçons - aux bains municipaux de Strasbourg. La fréquentation des élèves, et les brevets d’aptitude décernés aux plus performants augmentant d’année en année, ''«Strasbourg obtient en 1934 un « Prix d’honneur » et les éloges du Ministre de la Santé Publique et de l’Education Physique ».'' &amp;lt;ref&amp;gt;« ''La natation aux bains municipaux de Strasbourg'' (1920-1950) » de Alexis Fassel in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, bien avant la démocratisation de l’enseignement de la natation, les Alsaciens sont déjà familiers des bains, qu’il s’agisse des bains de rivières. «{..}'' on s’y trempe, et il arrive qu’on apprenne à nager dans la rivière dès le XIXème siècle'' » &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, de la baignade dans les gravières ou les établissements de bains aménagés, comme par exemple le long de l’Ill à Strasbourg. « ''Grace à ces établissements, l’Alsace a vu rapidement croître à la fin du XIXème siècle le nombre de ses jeunes « sachant nager » ».'' &amp;lt;ref&amp;gt; « ''L’Alsace au bain'' », André Rauch in '''Sports et loisirs en Alsace au 20ème siècle''', C.R.E.E.C. UFR Staps Strasbourg, 1994. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Bibliographie=« '''''Badbronn, Carola, guerre de l’eau sur le Landgraben''''' », Didier S. de Sacy, Jean-Philippe Dussourd et Luc Adoneth&lt;br /&gt;
In Revue d’Alsace, «'' Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Abondance et Diversité »'', n°137, 2011&lt;br /&gt;
https://journals.openedition.org/alsace/1243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« '''''Une cure au Carolabad''''' » in La Revue historique de Ribeauvillé et environs, n°18, 2010&lt;br /&gt;
« Le séjour de M. ET Mme E.B. aux bains Carola de Ribeauvillé ». Texte rédigé par une curiste strasbourgeoise en 1905 pour un concours organisé pour CAROLA, conservé par Jean HEYM, directeur commercial de l’époque.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sdesgeorge</name></author>
		
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