<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
	<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=V.+Sarbach</id>
	<title>Cinematheque du Rhin superieur - Kinemathek Oberrhein - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=V.+Sarbach"/>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Sp%C3%A9cial:Contributions/V._Sarbach"/>
	<updated>2026-05-01T14:50:36Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
	<generator>MediaWiki 1.32.0</generator>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=13505</id>
		<title>A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=13505"/>
		<updated>2020-01-14T16:33:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=28061947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:14&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Tour_de_France_Stbg.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cycling&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Passage du Tour de France 1947 dans les environs de Strasbourg le 28 juin et course cycliste dans le quartier des Contades le 17 juillet de la même année.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tour de France est organisé chaque année depuis 1903 et a lieu généralement pendant une grande partie du mois de juillet. L’édition de 1947 est particulière car il s’agit de la première depuis l’interruption du tour en 1940 et donc depuis la défaite du nazisme en 1945. La France est encore dévastée et l’Alsace n’est pas épargnée. Un autre trait caractéristique de ce tour est son organisation en « chemin de ronde », c’est-à-dire un circuit collant les frontières du territoire français et allant même au-delà comme au Luxembourg et en Belgique. Strasbourg constitue une ville étape, les cyclistes arrivent le 28 juin de Luxembourg et repartent le 29 en direction de Besançon. L'étape est remportée par le coureur français Jean Robic, qui fut également le vainqueur du Tour.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jean robic.png|vignette|Jean Robic (1921-1980), vainqueur de la 5e étape à Strasbourg et du Tour de France 1947.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La caravane du Tour'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb est plus connu pour ses œuvres musicales que pour ses films amateurs. En effet ce compositeur a écrit de nombreuses ballades appelées Les joyeux strasbourgeois à partir de l’année 1957. La présence de ces films amateurs témoigne donc de l’intérêt précoce de Rieb pour les événements dans sa ville. Le 28 juin 1847, il s’est employé à réaliser un court film sur l’arrivée du peloton à Strasbourg. Cela s’intègre dans une collection de films appelés A travers les sports qui s‘apparentent plus à des documentaires datant tous de 1947. Le film commence donc avec le passage des voitures publicitaires qui ouvrent la voie aux coureurs. La caravane publicitaire du Tour de France est une grande tradition de la compétition. Le passage d’une caravane officielle date de 1930 au moment où le directeur de ''L’Auto'' et organisateur du Tour Henri Desgranges était à la recherche de financements. Cependant certaines marques effectuaient déjà des campagnes publicitaires sur le tour à l’instar du fabriquant de pneumatiques Wolber en 1924. &lt;br /&gt;
Sur les images de Rieb, on peut notamment remarquer la présence de marques françaises comme OCB qui est un fabriquant de papier fin et de papier à rouler ou encore l’éditeur musical Paul Beuscher qui a promulgué des titres très connus comme La Vie en Rose d’Edith Piaf. Mais il est intéressant de relever également la présence de journaux comme La Voix du Nord ou encore L’Equipe. Dans les deux cas, il s’agit de journaux créés après la guerre, en 1945 pour La Voix du Nord et en 1946 pour L’Equipe. Ce dernier est particulièrement intéressant car il est le successeur de L’Auto, créateur du Tour de France en 1903, et le fondateur du journal est Jacques Goddet, organisateur de l’édition de 1947.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les courses'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rieb ne filme pas seulement le passage du Tour de France, mais également celle du circuit des Contades le 17 juillet de la même année. La bobine ayant un coût particulièrement élevé à cette époque, l’auteur a peut-être voulu économiser en mettant une autre course de vélo sur la même bande. Quoiqu’il en soit, il est intéressant d’associer deux circuits même si l’un est d’ampleur national alors que le second a une portée certainement plus locale. Il a par ailleurs lieu seulement deux semaines après le passage du Tour. Les Contades est le quartier juif de Strasbourg, c’est ici que la synagogue de la Paix sera inaugurée en 1962. On remarque dans la manière de filmer de Rieb qu’il a du mal à stabiliser l’objectif peut-être dû au fait qu’il fait des prises de vues en mouvement rapide en tentant de suivre les coureurs. Il fait un montage successif des différents pelotons qui se succèdent durant le Tour. Pendant le circuit des Contades il n’hésite pas à changer de position pour avoir des meilleures prises de vues, une fois dans les rues de Strasbourg, une autre fois dans le parc de Contades lui-même. Il lui arrive de prendre des prises de vues au plus près des coureurs, en se mettant au sol pour avoir une vue en contre-plongée des cyclistes. Il est probablement sur la route elle-même car les techniques de zoom lui permettant de telles séquences depuis le trottoir ne se diffusent qu’à partir des années 1950. Par ailleurs, s’il n’a pas une caméra à stabilisation d’image, il est peu probable que son appareil soit équipé d’un dispositif aussi avant-gardiste que le zoom. On remarque que la course du circuit des Contades semble être un événement assez important car on peut apercevoir à certains moments de nombreux spectateurs réunis derrière des barrières de sécurité délimitant le circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un Tour de France de raison d’Etat&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007. (coll. « Espaces et Temps du sport »), p. 151.&amp;lt;/ref&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du Tour de France de 1947 a été particulièrement agité. Si la décision est prise dès 1946, encore fallait-il savoir qui devait l’organiser. Les droits du Tour de France sont encore sous séquestre du fait de la fermeture du quotidien L’Auto en 1944. Cependant face au grand mouvement de nationalisation d’après-guerre, la question de l’avenir du Tour s’est posée. Face à la concurrence des autres journaux sportifs, « la Fédération Nationale de la Presse Française a ainsi décidé que le choix de l’organisateur doit incomber à la F.F.C&amp;lt;ref&amp;gt;Fédération Française de Cyclisme créée en 1881.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, … p. 149.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est donc à la section sport du Parisien Libéré et de L’Equipe de Jacques Goddet, ancien co-organisateur du Tour, que les droits sont cédés. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Equipe france tour 1947.jpg|vignette|Cyclistes de l'équipe de France devant la bannière des sponsors, dont le quotidien ''L'Equipe''.]]&lt;br /&gt;
Outre cette organisation laborieuse, l’idée d’un « chemin de ronde » a germé dans l’esprit des organisateurs pour  rallier les territoires frontaliers français afin de créer un sentiment d’unité national. En effet, le Tour a toujours eu un immense impact sur le peuple français et le choix des villes étapes était donc d’autant plus important. Ainsi le passage du Tour à Strasbourg dès la quatrième étape rentre parfaitement dans la logique de « refrancisation » de l’Alsace après quatre années de « germanisation ». Comme un retour à la ferveur de l’entre-deux-guerres, ce Tour était organisé par des Français, avec des Français et pour les Français. Ainsi on comprend la volonté de faire concourir seulement des cyclistes français ou d’origines étrangères à l’image du troisième et meilleur grimpeur Pierre Brambilla, un Italien ayant vécu toute sa vie en France et naturalisé en 1949. La victoire de Jean Robic, devenu héros national, et l’organisation du Tour a permis de réaffirmer l’ancrage de l’Alsace dans la communauté nationale.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fabien Wille, ''Le Tour de France : un modèle médiatique'', Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2003, 329 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007, (coll. « Espaces et Temps du sport »), 256 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=13502</id>
		<title>A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=13502"/>
		<updated>2020-01-14T16:28:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=28061947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:14&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Tour_de_France_Stbg.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cycling&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Passage du Tour de France 1947 dans les environs de Strasbourg le 28 juin et course cycliste dans le quartier des Contades le 17 juillet de la même année.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tour de France est organisé chaque année depuis 1903 et a lieu généralement pendant une grande partie du mois de juillet. L’édition de 1947 est particulière car il s’agit de la première depuis l’interruption du tour en 1940 et donc depuis la défaite du nazisme en 1945. La France est encore dévastée et l’Alsace n’est pas épargnée. Un autre trait caractéristique de ce tour est son organisation en « chemin de ronde », c’est-à-dire un circuit collant les frontières du territoire français et allant même au-delà comme au Luxembourg et en Belgique. Strasbourg constitue une ville étape, les cyclistes arrivent le 28 juin de Luxembourg et repartent le 29 en direction de Besançon. L'étape est remportée par le coureur français Jean Robic, qui fut également le vainqueur du Tour.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jean robic.png|vignette|Jean Robic (1921-1980), vainqueur de la 5e étape à Strasbourg et du Tour de France 1947.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La caravane du Tour'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb est plus connu pour ses œuvres musicales que pour ses films amateurs. En effet ce compositeur a écrit de nombreuses ballades appelées Les joyeux strasbourgeois à partir de l’année 1957. La présence de ces films amateurs témoigne donc de l’intérêt précoce de Rieb pour les événements dans sa ville. Le 28 juin 1847, il s’est employé à réaliser un court film sur l’arrivée du peloton à Strasbourg. Cela s’intègre dans une collection de films appelés A travers les sports qui s‘apparentent plus à des documentaires datant tous de 1947. Le film commence donc avec le passage des voitures publicitaires qui ouvrent la voie aux coureurs. La caravane publicitaire du Tour de France est une grande tradition de la compétition. Le passage d’une caravane officielle date de 1930 au moment où le directeur de ''L’Auto'' et organisateur du Tour Henri Desgranges était à la recherche de financements. Cependant certaines marques effectuaient déjà des campagnes publicitaires sur le tour à l’instar du fabriquant de pneumatiques Wolber en 1924. &lt;br /&gt;
Sur les images de Rieb, on peut notamment remarquer la présence de marques françaises comme OCB qui est un fabriquant de papier fin et de papier à rouler ou encore l’éditeur musical Paul Beuscher qui a promulgué des titres très connus comme La Vie en Rose d’Edith Piaf. Mais il est intéressant de relever également la présence de journaux comme La Voix du Nord ou encore L’Equipe. Dans les deux cas, il s’agit de journaux créés après la guerre, en 1945 pour La Voix du Nord et en 1946 pour L’Equipe. Ce dernier est particulièrement intéressant car il est le successeur de L’Auto, créateur du Tour de France en 1903, et le fondateur du journal est Jacques Goddet, organisateur de l’édition de 1947.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les courses'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rieb ne filme pas seulement le passage du Tour de France, mais également celle du circuit des Contades le 17 juillet de la même année. La bobine ayant un coût particulièrement élevé à cette époque, l’auteur a peut-être voulu économiser en mettant une autre course de vélo sur la même bande. Quoiqu’il en soit, il est intéressant d’associer deux circuits même si l’un est d’ampleur national alors que le second a une portée certainement plus locale. Il a par ailleurs lieu seulement deux semaines après le passage du Tour. Les Contades est le quartier juif de Strasbourg, c’est ici que la synagogue de la Paix sera inaugurée en 1962. On remarque dans la manière de filmer de Rieb qu’il a du mal à stabiliser l’objectif peut-être dû au fait qu’il fait des prises de vues en mouvement rapide en tentant de suivre les coureurs. Il fait un montage successif des différents pelotons qui se succèdent durant le Tour. Pendant le circuit des Contades il n’hésite pas à changer de position pour avoir des meilleures prises de vues, une fois dans les rues de Strasbourg, une autre fois dans le parc de Contades lui-même. Il lui arrive de prendre des prises de vues au plus près des coureurs, en se mettant au sol pour avoir une vue en contre-plongée des cyclistes. Il est probablement sur la route elle-même car les techniques de zoom lui permettant de telles séquences depuis le trottoir ne se diffusent qu’à partir des années 1950. Par ailleurs, s’il n’a pas une caméra à stabilisation d’image, il est peu probable que son appareil soit équipé d’un dispositif aussi avant-gardiste que le zoom. On remarque que la course du circuit des Contades semble être un événement assez important car on peut apercevoir à certains moments de nombreux spectateurs réunis derrière des barrières de sécurité délimitant le circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un Tour de France de raison d’Etat&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007. (coll. « Espaces et Temps du sport »), p. 151.&amp;lt;/ref&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du Tour de France de 1947 a été particulièrement agité. Si la décision est prise dès 1946, encore fallait-il savoir qui devait l’organiser. Les droits du Tour de France sont encore sous séquestre du fait de la fermeture du quotidien L’Auto en 1944. Cependant face au grand mouvement de nationalisation d’après-guerre, la question de l’avenir du Tour s’est posée. Face à la concurrence des autres journaux sportifs, « la Fédération Nationale de la Presse Française a ainsi décidé que le choix de l’organisateur doit incomber à la F.F.C&amp;lt;ref&amp;gt;Fédération Française de Cyclisme créée en 1881.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, … p. 149.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est donc à la section sport du Parisien Libéré et de L’Equipe de Jacques Goddet, ancien co-organisateur du Tour, que les droits sont cédés. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Equipe france tour 1947.jpg|vignette|Cyclistes de l'équipe de France devant la bannière des sponsors, dont le quotidien ''L'Equipe''.]]&lt;br /&gt;
Outre cette organisation laborieuse, l’idée d’un « chemin de ronde » a germé dans l’esprit des organisateurs pour  rallier les territoires frontaliers français afin de créer un sentiment d’unité national. En effet, le Tour a toujours eu un immense impact sur le peuple français et le choix des villes étapes était donc d’autant plus important. Ainsi le passage du Tour à Strasbourg dès la quatrième étape rentre parfaitement dans la logique de « refrancisation » de l’Alsace après quatre années de « germanisation ». Comme un retour à la ferveur de l’entre-deux-guerres, ce Tour était organisé par des Français, avec des Français et pour les Français. Ainsi on comprend la volonté de faire concourir seulement des cyclistes français ou d’origines étrangères à l’image du troisième et meilleur grimpeur Pierre Brambilla, un Italien ayant vécu toute sa vie en France et naturalisé en 1949. La victoire de Jean Robic, devenu héros national, et l’organisation du Tour a permis de réaffirmer l’ancrage de l’Alsace dans la communauté nationale.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007, (coll. « Espaces et Temps du sport »), 256 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13500</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13500"/>
		<updated>2020-01-14T16:14:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Autos_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors ''Automobile Club von Elsass-Lothringen'', il prend son nom d’''Association Club Alsace'' en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche circuit.jpg|vignette|Affiche du &amp;quot;circuit international de vitesse de Strasbourg&amp;quot; de 1947.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu pour avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». « A travers les sports » se présente comme un reportage probablement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules  de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route s'adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel événement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de ''Paris-Presse''. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme ''Le Parisien Libéré''. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909.&lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censée concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Jean pierre wimille.jpg|vignette|Jean-Pierre Wimille (1908-1949), pilote français de renommée internationale. Il conduisit pour l'écurie Bugatti avant la guerre pour passer sur Alfa Romeo par la suite.]]&lt;br /&gt;
Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent y porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante grâce à  la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participé au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permis par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continué a fabriquer des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=Pour plus de détails sur la course en elle-même, vous pouvez vous référer à l'article de Thierry Chargé sur le site les24heures.fr&lt;br /&gt;
http://www.les24heures.fr/sportauto-alsace/2117-3-aout-1947-circuit-international-de-vitesse-de-strasbourg-ep-1-le-contexte&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13499</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13499"/>
		<updated>2020-01-14T16:12:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Autos_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors ''Automobile Club von Elsass-Lothringen'', il prend son nom d’''Association Club Alsace'' en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche circuit.jpg|vignette|Affiche du &amp;quot;circuit international de vitesse de Strasbourg&amp;quot; de 1947.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu pour avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». « A travers les sports » se présente comme un reportage probablement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules  de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route s'adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel événement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de ''Paris-Presse''. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme ''Le Parisien Libéré''. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909.&lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censée concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Jean pierre wimille.jpg|vignette|Jean-Pierre Wimille (1908-1949), pilote français de renommée internationale. Il conduisit pour l'écurie Bugatti avant la guerre pour passer sur Alfa Romeo par la suite.]]&lt;br /&gt;
Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent y porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante grâce à  la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participé au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permis par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continué a fabriquer des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13498</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13498"/>
		<updated>2020-01-14T16:12:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Autos_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors ''Automobile Club von Elsass-Lothringen'', il prend son nom d’''Association Club Alsace'' en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche circuit.jpg|vignette|Affiche du &amp;quot;circuit international de vitesse de Strasbourg&amp;quot; de 1947.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu pour avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». « A travers les sports » se présente comme un reportage probablement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules  de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route s'adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel événement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de ''Paris-Presse''. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme ''Le Parisien Libéré''. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909.&lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censée concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent y porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante grâce à  la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participé au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permis par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continué a fabriquer des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Jean pierre wimille.jpg|vignette|Jean-Pierre Wimille (1908-1949), pilote français de renommée internationale. Il conduisit pour l'écurie Bugatti avant la guerre pour passer sur Alfa Romeo par la suite.]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13497</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13497"/>
		<updated>2020-01-14T16:09:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Autos_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors ''Automobile Club von Elsass-Lothringen'', il prend son nom d’''Association Club Alsace'' en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche circuit.jpg|vignette|Affiche du &amp;quot;circuit international de vitesse de Strasbourg&amp;quot; de 1947.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu pour avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». « A travers les sports » se présente comme un reportage probablement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules  de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route s'adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel événement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de ''Paris-Presse''. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme ''Le Parisien Libéré''. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909.&lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censée concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. &lt;br /&gt;
[[Fichier:jean pierre wimille|vignette|Jean-Pierre Wimille (1908-1949), pilote français de renommée internationale. Il conduisit pour l'écurie Bugatti avant la guerre pour passer sur Alfa Romeo par la suite.]]&lt;br /&gt;
Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent y porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante grâce à  la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participé au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permis par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continué a fabriquer des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13496</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13496"/>
		<updated>2020-01-14T16:08:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Autos_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors ''Automobile Club von Elsass-Lothringen'', il prend son nom d’''Association Club Alsace'' en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
[[Fichier:Affiche circuit.jpg|vignette|Affiche du &amp;quot;circuit international de vitesse de Strasbourg&amp;quot; de 1947.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu pour avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». « A travers les sports » se présente comme un reportage probablement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules  de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route s'adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel événement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de ''Paris-Presse''. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme ''Le Parisien Libéré''. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909.&lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censée concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Jean pierre wimille|vignette|Jean-Pierre Wimille (1908-1949), pilote français de renommée internationale. Il conduisit pour l'écurie Bugatti avant la guerre pour passer sur Alfa Romeo par la suite.]]&lt;br /&gt;
Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent y porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante grâce à  la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participé au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permis par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continué a fabriquer des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Affiche_circuit.jpg&amp;diff=13495</id>
		<title>Fichier:Affiche circuit.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Affiche_circuit.jpg&amp;diff=13495"/>
		<updated>2020-01-14T16:01:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Jean_pierre_wimille.jpg&amp;diff=13494</id>
		<title>Fichier:Jean pierre wimille.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Jean_pierre_wimille.jpg&amp;diff=13494"/>
		<updated>2020-01-14T16:01:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=13493</id>
		<title>A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=13493"/>
		<updated>2020-01-14T15:54:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=28061947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:14&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Tour_de_France_Stbg.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cycling&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Passage du Tour de France 1947 dans les environs de Strasbourg le 28 juin et course cycliste dans le quartier des Contades le 17 juillet de la même année.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tour de France est organisé chaque année depuis 1903 et a lieu généralement pendant une grande partie du mois de juillet. L’édition de 1947 est particulière car il s’agit de la première depuis l’interruption du tour en 1940 et donc depuis la défaite du nazisme en 1945. La France est encore dévastée et l’Alsace n’est pas épargnée. Un autre trait caractéristique de ce tour est son organisation en « chemin de ronde », c’est-à-dire un circuit collant les frontières du territoire français et allant même au-delà comme au Luxembourg et en Belgique. Strasbourg constitue une ville étape, les cyclistes arrivent le 28 juin de Luxembourg et repartent le 29 en direction de Besançon. L'étape est remportée par le coureur français Jean Robic, qui fut également le vainqueur du Tour.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jean robic.png|vignette|Jean Robic (1921-1980), vainqueur de la 5e étape à Strasbourg et du Tour de France 1947.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La caravane du Tour'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb est plus connu pour ses œuvres musicales que pour ses films amateurs. En effet ce compositeur a écrit de nombreuses ballades appelées Les joyeux strasbourgeois à partir de l’année 1957. La présence de ces films amateurs témoigne donc de l’intérêt précoce de Rieb pour les événements dans sa ville. Le 28 juin 1847, il s’est employé à réaliser un court film sur l’arrivée du peloton à Strasbourg. Cela s’intègre dans une collection de films appelés A travers les sports qui s‘apparentent plus à des documentaires datant tous de 1947. Le film commence donc avec le passage des voitures publicitaires qui ouvrent la voie aux coureurs. On peut notamment remarquer la présence de marques françaises comme OCB qui est un fabriquant de papier fin et de papier à rouler ou encore l’éditeur musical Paul Beuscher qui a promulgué des titres très connus comme La Vie en Rose d’Edith Piaf. Mais il est intéressant de relever également la présence de journaux comme La Voix du Nord ou encore L’Equipe. Dans les deux cas, il s’agit de journaux créés après la guerre, en 1945 pour La Voix du Nord et en 1946 pour L’Equipe. Ce dernier est particulièrement intéressant car il est le successeur de L’Auto, créateur du Tour de France en 1903, et le fondateur du journal est Jacques Goddet, organisateur de l’édition de 1947.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les courses'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rieb ne filme pas seulement le passage du Tour de France, mais également celle du circuit des Contades le 17 juillet de la même année. La bobine ayant un coût particulièrement élevé à cette époque, l’auteur a peut-être voulu économiser en mettant une autre course de vélo sur la même bande. Quoiqu’il en soit, il est intéressant d’associer deux circuits même si l’un est d’ampleur national alors que le second a une portée certainement plus locale. Il a par ailleurs lieu seulement deux semaines après le passage du Tour. Les Contades est le quartier juif de Strasbourg, c’est ici que la synagogue de la Paix sera inaugurée en 1962. On remarque dans la manière de filmer de Rieb qu’il a du mal à stabiliser l’objectif peut-être dû au fait qu’il fait des prises de vues en mouvement rapide en tentant de suivre les coureurs. Il fait un montage successif des différents pelotons qui se succèdent durant le Tour. Pendant le circuit des Contades il n’hésite pas à changer de position pour avoir des meilleures prises de vues, une fois dans les rues de Strasbourg, une autre fois dans le parc de Contades lui-même. Il lui arrive de prendre des prises de vues au plus près des coureurs, en se mettant au sol pour avoir une vue en contre-plongée des cyclistes. Il est probablement sur la route elle-même car les techniques de zoom lui permettant de telles séquences depuis le trottoir ne se diffusent qu’à partir des années 1950. Par ailleurs, s’il n’a pas une caméra à stabilisation d’image, il est peu probable que son appareil soit équipé d’un dispositif aussi avant-gardiste que le zoom. On remarque que la course du circuit des Contades semble être un événement assez important car on peut apercevoir à certains moments de nombreux spectateurs réunis derrière des barrières de sécurité délimitant le circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un Tour de France de raison d’Etat&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007. (coll. « Espaces et Temps du sport »), p. 151.&amp;lt;/ref&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du Tour de France de 1947 a été particulièrement agité. Si la décision est prise dès 1946, encore fallait-il savoir qui devait l’organiser. Les droits du Tour de France sont encore sous séquestre du fait de la fermeture du quotidien L’Auto en 1944. Cependant face au grand mouvement de nationalisation d’après-guerre, la question de l’avenir du Tour s’est posée. Face à la concurrence des autres journaux sportifs, « la Fédération Nationale de la Presse Française a ainsi décidé que le choix de l’organisateur doit incomber à la F.F.C&amp;lt;ref&amp;gt;Fédération Française de Cyclisme créée en 1881.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, … p. 149.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est donc à la section sport du Parisien Libéré et de L’Equipe de Jacques Goddet, ancien co-organisateur du Tour, que les droits sont cédés. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Equipe france tour 1947.jpg|vignette|Cyclistes de l'équipe de France devant la bannière des sponsors, dont le quotidien ''L'Equipe''.]]&lt;br /&gt;
Outre cette organisation laborieuse, l’idée d’un « chemin de ronde » a germé dans l’esprit des organisateurs pour  rallier les territoires frontaliers français afin de créer un sentiment d’unité national. En effet, le Tour a toujours eu un immense impact sur le peuple français et le choix des villes étapes était donc d’autant plus important. Ainsi le passage du Tour à Strasbourg dès la quatrième étape rentre parfaitement dans la logique de « refrancisation » de l’Alsace après quatre années de « germanisation ». Comme un retour à la ferveur de l’entre-deux-guerres, ce Tour était organisé par des Français, avec des Français et pour les Français. Ainsi on comprend la volonté de faire concourir seulement des cyclistes français ou d’origines étrangères à l’image du troisième et meilleur grimpeur Pierre Brambilla, un Italien ayant vécu toute sa vie en France et naturalisé en 1949. La victoire de Jean Robic, devenu héros national, et l’organisation du Tour a permis de réaffirmer l’ancrage de l’Alsace dans la communauté nationale.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007, (coll. « Espaces et Temps du sport »), 256 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Equipe_france_tour_1947.jpg&amp;diff=13492</id>
		<title>Fichier:Equipe france tour 1947.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Equipe_france_tour_1947.jpg&amp;diff=13492"/>
		<updated>2020-01-14T15:49:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Jean_robic.png&amp;diff=13491</id>
		<title>Fichier:Jean robic.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Jean_robic.png&amp;diff=13491"/>
		<updated>2020-01-14T15:48:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13485</id>
		<title>Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur (0033FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13485"/>
		<updated>2020-01-14T14:46:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=31081947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0002_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:50&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rombourg, Victor&lt;br /&gt;
|apercu=Sport_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Athletics&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Compétition d'athlétisme à Hoerdt le 31 août 1947 organisée par l'association sportive de Hoerdt avec des courses et du saut en hauteur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l’Alsace d’après-guerre, la reconstruction de la région très durement touchée par le second conflit mondial est difficile. D’une part d’un point de vue matériel du fait des combats qui ont eu lieu seulement trois ans auparavant, mais également d’un point de vue mental. Les Alsaciens sortent de quatre années d’occupation où toutes les activités, notamment sportives, étaient strictement contrôlées par le régime nazi en particulier chez les jeunes où l’instauration en Alsace des jeunesses hitlériennes a été effective dès 1940. Il paraissait donc nécessaire pour la population de reprendre une vie relativement normale après les événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hoerdt, une visite touristique ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les images de Rombourg, on remarque que la ville de Hoerdt semble avoir été épargnée par les combats. Il insiste particulièrement sur le monument aux morts local qui est très fleuri. Par ailleurs, un groupe de deux hommes et de trois femmes étrangement bien habillés pour une manifestation sportive, en costumes et en tailleurs, transportent avec eux un bouquet de fleurs. Les deux conflits mondiaux ont coûté la vie à 187 habitants&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce chiffre peut paraître conséquent pour une ville qui comptait 2823 habitants en 1921 et 3104 en 1946. Dans ses autres films, Rombourg semble particulièrement attiré par tout ce qui touche à la commémoration et aux mémoires des deux guerres mondiales notamment dans son film dédié à la fête du Linge de 1848 ainsi qu'aux hommes tués pendant la Première Guerre mondiale dans la bataille du même nom. Une bonne partie de son film ne porte pas sur la compétition en elle-même mais sur la visite de la petite ville. Ainsi il effectue un plan large progressif en contre-plongée de l’église. Il s’attarde également sur le buste de Louis Gustave Heyler, pasteur alsacien qui a introduit la culture de l’asperge dans la région en 1873 et tout particulièrement à Hoerdt participant au développement économique de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/le-pasteur-heyler/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette statue a par ailleurs été fabriquée par le célèbre sculpteur alsacien Alfred Marzolff. Il n’est probablement pas originaire de Hoerdt, fait intéressant car cette compétition semble donc avoir une certaine portée. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Louis Gustave Heyler.jpg|vignette|Statue du pasteur Louis Gustave Heyler située à Hoerdt (67).]]&lt;br /&gt;
Il est essentiel de rappeler l’importance de telles manifestations au sortir de la guerre. Elle peut donc attirer des visiteurs du reste de l’Alsace par exemple. Mais la caméra de Rombourg va au-delà des monuments de la ville, il a notamment filmé une séquence où on voit un habitant transporter du foin dans une remorque. Les habitants semblent étonnés par la présence de la caméra, en témoignent les curieux observant le cinéaste depuis leur fenêtre ou encore le sourire gêné de l’homme âgé quand il se rend compte qu’il est filmé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La compétition d’athlétisme'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La manifestation est organisée dans un champ à l’extérieur de la ville. Rombourg effectue un plan progressif de gauche à droite mettant en évidence Hoerdt et ses deux églises, catholique et protestante. Les lignes des couloirs sont de simples traces dans la terre. Les spectateurs sont au bord de la piste et il y a du monde pour assister à l’événement. Quand bien même les infrastructures sportives semblent rudimentaires, la compétition est prise très au sérieuse. Les concurrents portent des dossards et des tenues adaptées, les participants semblent appartenir à d’autres clubs d’athlétisme que l’association sportive de Hoerdt. Il est vraisemblable que cela reste des amateurs, en témoignent les techniques de saut. Si certains utilisent la technique du ciseau, plus vieille technique de saut en hauteur, un autre saute les pieds joints en avant sans réelle maîtrise. Détail très intéressant dans la façon dont est filmée la compétition. Rombourg emploie déjà des plans comme le progressif ou la contre-plongée dans le but de varier les images. Il utilise également le montage comme avec l’incrustation de textes au début du film lorsqu’il rend hommage à un certain M. Torderotot, président d’honneur du club. Il enchaîne les petites séquences rapidement afin de donner du dynamisme à la compétition, la rendre plus vivante. Il termine même par un dernier plan où un sauteur abandonne devant la barre. Les techniques qu’il emploie dans la production de son film témoigne d’une certaine maîtrise mettant en évidence son expérience dans le tournage encore rare chez les amateurs de cette époque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les manifestations sportives dans l’Alsace d’après-guerre'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler à nouveau que ce genre de compétition est un moyen d’aider à la reconstruction de l’Alsace. Ainsi, selon l’historien Julien Fuchs, « dans un environnement politique complètement différent de celui des années 1930, la préoccupation à l’origine de la relance des groupements de jeunesse est de contribuer activement à la reconstruction de l’Alsace.»&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 23.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le groupement de jeunesse le plus important à cette époque est la ''Jeune Alsace''. Mais cette reconstruction va de pair avec la réintégration de l’Alsace dans la communauté nationale. Le stéréotype assimilant l’Alsacien à l’ennemi allemand se développa dès la fin de la guerre. Outre la culture alsacienne manifestement germanique via la langue notamment, l’histoire des « malgré-nous » a également été un facteur déterminant dans l’ancrage de ces clichés. Les Alsaciens étaient en effet considérés comme des ''Volskdeutsche'' par les théoriciens du nazisme et donc intégrés à la communauté nationale allemande. Il ne s’agissait pas seulement d’un titre mais d’une réalité administrative permettant donc d’intégrer les jeunes alsaciens à la jeunesse hitlérienne.  Il y a donc une question de « refrancisation » dans l’Alsace d’après-guerre inhérent à la reconstruction matérielle de la région. Cela passe donc par des manifestations sportives et par la promulgation d’une jeunesse française, loin de cette jeunesse « germanisée » par la ''hitlerjugend''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lepage Jean-Denis, ''La « Hitler Jugend », la jeunesse hitlérienne 1922-1945'', Paris, Grancher, 2004, (coll. « Témoignages pour l’Histoire »), 238 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13484</id>
		<title>Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur (0033FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13484"/>
		<updated>2020-01-14T14:40:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=31081947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0002_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:50&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rombourg, Victor&lt;br /&gt;
|apercu=Sport_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Athletics&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Compétition d'athlétisme à Hoerdt le 31 août 1947 organisée par l'association sportive de Hoerdt avec des courses et du saut en hauteur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l’Alsace d’après-guerre, la reconstruction de la région très durement touchée par le second conflit mondial est difficile. D’une part d’un point de vue matériel du fait des combats qui ont eu lieu seulement trois ans auparavant, mais également d’un point de vue mental. Les Alsaciens sortent de quatre années d’occupation où toutes les activités, notamment sportives, étaient strictement contrôlées par le régime nazi en particulier chez les jeunes où l’instauration en Alsace des jeunesses hitlériennes a été effective dès 1940. Il paraissait donc nécessaire pour la population de reprendre une vie relativement normale après les événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hoerdt, une visite touristique ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les images de Rombourg, on remarque que la ville de Hoerdt semble avoir été épargnée par les combats. Il insiste particulièrement sur le monument aux morts local qui est très fleuri. Par ailleurs, un groupe de deux hommes et de trois femmes étrangement bien habillés pour une manifestation sportive, en costumes et en tailleurs, transportent avec eux un bouquet de fleurs. Les deux conflits mondiaux ont coûté la vie à 187 habitants&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce chiffre peut paraître conséquent pour une ville qui comptait 2823 habitants en 1921 et 3104 en 1946. Dans ses autres films, Rombourg semble particulièrement attiré par tout ce qui touche à la commémoration et aux mémoires des deux guerres mondiales notamment dans son film dédié à la fête du Linge de 1848 ainsi qu'aux hommes tués pendant la Première Guerre mondiale dans la bataille du même nom. Une bonne partie de son film ne porte pas sur la compétition en elle-même mais sur la visite de la petite ville. Ainsi il effectue un plan large progressif en contre-plongée de l’église. Il s’attarde également sur le buste de Louis Gustave Heyler, pasteur alsacien qui a introduit la culture de l’asperge dans la région en 1873 et tout particulièrement à Hoerdt participant au développement économique de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/le-pasteur-heyler/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette statue a par ailleurs été fabriquée par le célèbre sculpteur alsacien Alfred Marzolff. Il n’est probablement pas originaire de Hoerdt, fait intéressant car cette compétition semble donc avoir une certaine portée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est essentiel de rappeler l’importance de telles manifestations au sortir de la guerre. Elle peut donc attirer des visiteurs du reste de l’Alsace par exemple. Mais la caméra de Rombourg va au-delà des monuments de la ville, il a notamment filmé une séquence où on voit un habitant transporter du foin dans une remorque. Les habitants semblent étonnés par la présence de la caméra, en témoignent les curieux observant le cinéaste depuis leur fenêtre ou encore le sourire gêné de l’homme âgé quand il se rend compte qu’il est filmé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La compétition d’athlétisme'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La manifestation est organisée dans un champ à l’extérieur de la ville. Rombourg effectue un plan progressif de gauche à droite mettant en évidence Hoerdt et ses deux églises, catholique et protestante. Les lignes des couloirs sont de simples traces dans la terre. Les spectateurs sont au bord de la piste et il y a du monde pour assister à l’événement. Quand bien même les infrastructures sportives semblent rudimentaires, la compétition est prise très au sérieuse. Les concurrents portent des dossards et des tenues adaptées, les participants semblent appartenir à d’autres clubs d’athlétisme que l’association sportive de Hoerdt. Il est vraisemblable que cela reste des amateurs, en témoignent les techniques de saut. Si certains utilisent la technique du ciseau, plus vieille technique de saut en hauteur, un autre saute les pieds joints en avant sans réelle maîtrise. Détail très intéressant dans la façon dont est filmée la compétition. Rombourg emploie déjà des plans comme le progressif ou la contre-plongée dans le but de varier les images. Il utilise également le montage comme avec l’incrustation de textes au début du film lorsqu’il rend hommage à un certain M. Torderotot, président d’honneur du club. Il enchaîne les petites séquences rapidement afin de donner du dynamisme à la compétition, la rendre plus vivante. Il termine même par un dernier plan où un sauteur abandonne devant la barre. Les techniques qu’il emploie dans la production de son film témoigne d’une certaine maîtrise mettant en évidence son expérience dans le tournage encore rare chez les amateurs de cette époque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les manifestations sportives dans l’Alsace d’après-guerre'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler à nouveau que ce genre de compétition est un moyen d’aider à la reconstruction de l’Alsace. Ainsi, selon l’historien Julien Fuchs, « dans un environnement politique complètement différent de celui des années 1930, la préoccupation à l’origine de la relance des groupements de jeunesse est de contribuer activement à la reconstruction de l’Alsace.»&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 23.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le groupement de jeunesse le plus important à cette époque est la ''Jeune Alsace''. Mais cette reconstruction va de pair avec la réintégration de l’Alsace dans la communauté nationale. Le stéréotype assimilant l’Alsacien à l’ennemi allemand se développa dès la fin de la guerre. Outre la culture alsacienne manifestement germanique via la langue notamment, l’histoire des « malgré-nous » a également été un facteur déterminant dans l’ancrage de ces clichés. Les Alsaciens étaient en effet considérés comme des ''Volskdeutsche'' par les théoriciens du nazisme et donc intégrés à la communauté nationale allemande. Il ne s’agissait pas seulement d’un titre mais d’une réalité administrative permettant donc d’intégrer les jeunes alsaciens à la jeunesse hitlérienne.  Il y a donc une question de « refrancisation » dans l’Alsace d’après-guerre inhérent à la reconstruction matérielle de la région. Cela passe donc par des manifestations sportives et par la promulgation d’une jeunesse française, loin de cette jeunesse « germanisée » par la ''hitlerjugend''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lepage Jean-Denis, ''La « Hitler Jugend », la jeunesse hitlérienne 1922-1945'', Paris, Grancher, 2004, (coll. « Témoignages pour l’Histoire »), 238 p.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:Louis Gustave Heyler.jpg|vignette|Statue du pasteur Louis Gustave Heyler située à Hoerdt (67).]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13483</id>
		<title>Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur (0033FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13483"/>
		<updated>2020-01-14T14:39:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=31081947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0002_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:50&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rombourg, Victor&lt;br /&gt;
|apercu=Sport_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Athletics&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Compétition d'athlétisme à Hoerdt le 31 août 1947 organisée par l'association sportive de Hoerdt avec des courses et du saut en hauteur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l’Alsace d’après-guerre, la reconstruction de la région très durement touchée par le second conflit mondial est difficile. D’une part d’un point de vue matériel du fait des combats qui ont eu lieu seulement trois ans auparavant, mais également d’un point de vue mental. Les Alsaciens sortent de quatre années d’occupation où toutes les activités, notamment sportives, étaient strictement contrôlées par le régime nazi en particulier chez les jeunes où l’instauration en Alsace des jeunesses hitlériennes a été effective dès 1940. Il paraissait donc nécessaire pour la population de reprendre une vie relativement normale après les événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hoerdt, une visite touristique ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les images de Rombourg, on remarque que la ville de Hoerdt semble avoir été épargnée par les combats. Il insiste particulièrement sur le monument aux morts local qui est très fleuri. Par ailleurs, un groupe de deux hommes et de trois femmes étrangement bien habillés pour une manifestation sportive, en costumes et en tailleurs, transportent avec eux un bouquet de fleurs. Les deux conflits mondiaux ont coûté la vie à 187 habitants&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce chiffre peut paraître conséquent pour une ville qui comptait 2823 habitants en 1921 et 3104 en 1946. Dans ses autres films, Rombourg semble particulièrement attiré par tout ce qui touche à la commémoration et aux mémoires des deux guerres mondiales notamment dans son film dédié à la fête du Linge de 1848 ainsi qu'aux hommes tués pendant la Première Guerre mondiale dans la bataille du même nom. Une bonne partie de son film ne porte pas sur la compétition en elle-même mais sur la visite de la petite ville. Ainsi il effectue un plan large progressif en contre-plongée de l’église. Il s’attarde également sur le buste de Louis Gustave Heyler, pasteur alsacien qui a introduit la culture de l’asperge dans la région en 1873 et tout particulièrement à Hoerdt participant au développement économique de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/le-pasteur-heyler/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette statue a par ailleurs été fabriquée par le célèbre sculpteur alsacien Alfred Marzolff. Il n’est probablement pas originaire de Hoerdt, fait intéressant car cette compétition semble donc avoir une certaine portée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est essentiel de rappeler l’importance de telles manifestations au sortir de la guerre. Elle peut donc attirer des visiteurs du reste de l’Alsace par exemple. Mais la caméra de Rombourg va au-delà des monuments de la ville, il a notamment filmé une séquence où on voit un habitant transporter du foin dans une remorque. Les habitants semblent étonnés par la présence de la caméra, en témoignent les curieux observant le cinéaste depuis leur fenêtre ou encore le sourire gêné de l’homme âgé quand il se rend compte qu’il est filmé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La compétition d’athlétisme'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La manifestation est organisée dans un champ à l’extérieur de la ville. Rombourg effectue un plan progressif de gauche à droite mettant en évidence Hoerdt et ses deux églises, catholique et protestante. Les lignes des couloirs sont de simples traces dans la terre. Les spectateurs sont au bord de la piste et il y a du monde pour assister à l’événement. Quand bien même les infrastructures sportives semblent rudimentaires, la compétition est prise très au sérieuse. Les concurrents portent des dossards et des tenues adaptées, les participants semblent appartenir à d’autres clubs d’athlétisme que l’association sportive de Hoerdt. Il est vraisemblable que cela reste des amateurs, en témoignent les techniques de saut. Si certains utilisent la technique du ciseau, plus vieille technique de saut en hauteur, un autre saute les pieds joints en avant sans réelle maîtrise. Détail très intéressant dans la façon dont est filmée la compétition. Rombourg emploie déjà des plans comme le progressif ou la contre-plongée dans le but de varier les images. Il utilise également le montage comme avec l’incrustation de textes au début du film lorsqu’il rend hommage à un certain M. Torderotot, président d’honneur du club. Il enchaîne les petites séquences rapidement afin de donner du dynamisme à la compétition, la rendre plus vivante. Il termine même par un dernier plan où un sauteur abandonne devant la barre. Les techniques qu’il emploie dans la production de son film témoigne d’une certaine maîtrise mettant en évidence son expérience dans le tournage encore rare chez les amateurs de cette époque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les manifestations sportives dans l’Alsace d’après-guerre'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler à nouveau que ce genre de compétition est un moyen d’aider à la reconstruction de l’Alsace. Ainsi, selon l’historien Julien Fuchs, « dans un environnement politique complètement différent de celui des années 1930, la préoccupation à l’origine de la relance des groupements de jeunesse est de contribuer activement à la reconstruction de l’Alsace.»&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 23.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le groupement de jeunesse le plus important à cette époque est la ''Jeune Alsace''. Mais cette reconstruction va de pair avec la réintégration de l’Alsace dans la communauté nationale. Le stéréotype assimilant l’Alsacien à l’ennemi allemand se développa dès la fin de la guerre. Outre la culture alsacienne manifestement germanique via la langue notamment, l’histoire des « malgré-nous » a également été un facteur déterminant dans l’ancrage de ces clichés. Les Alsaciens étaient en effet considérés comme des ''Volskdeutsche'' par les théoriciens du nazisme et donc intégrés à la communauté nationale allemande. Il ne s’agissait pas seulement d’un titre mais d’une réalité administrative permettant donc d’intégrer les jeunes alsaciens à la jeunesse hitlérienne.  Il y a donc une question de « refrancisation » dans l’Alsace d’après-guerre inhérent à la reconstruction matérielle de la région. Cela passe donc par des manifestations sportives et par la promulgation d’une jeunesse française, loin de cette jeunesse « germanisée » par la ''hitlerjugend''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lepage Jean-Denis, ''La « Hitler Jugend », la jeunesse hitlérienne 1922-1945'', Paris, Grancher, 2004, (coll. « Témoignages pour l’Histoire »), 238 p.&lt;br /&gt;
|Documents_annexes=[[Fichier:LOUIS GUSTAVE HEYLER.JPG|vignette|Statue du pasteur Louis Gustave Heyler située à Hoerdt (67).]]&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13482</id>
		<title>Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur (0033FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13482"/>
		<updated>2020-01-14T14:33:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=31081947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0002_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:50&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rombourg, Victor&lt;br /&gt;
|apercu=Sport_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Athletics&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Compétition d'athlétisme à Hoerdt le 31 août 1947 organisée par l'association sportive de Hoerdt avec des courses et du saut en hauteur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l’Alsace d’après-guerre, la reconstruction de la région très durement touchée par le second conflit mondial est difficile. D’une part d’un point de vue matériel du fait des combats qui ont eu lieu seulement trois ans auparavant, mais également d’un point de vue mental. Les Alsaciens sortent de quatre années d’occupation où toutes les activités, notamment sportives, étaient strictement contrôlées par le régime nazi en particulier chez les jeunes où l’instauration en Alsace des jeunesses hitlériennes a été effective dès 1940. Il paraissait donc nécessaire pour la population de reprendre une vie relativement normale après les événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hoerdt, une visite touristique ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les images de Rombourg, on remarque que la ville de Hoerdt semble avoir été épargnée par les combats. Il insiste particulièrement sur le monument aux morts local qui est très fleuri. Par ailleurs, un groupe de deux hommes et de trois femmes étrangement bien habillés pour une manifestation sportive, en costumes et en tailleurs, transportent avec eux un bouquet de fleurs. Les deux conflits mondiaux ont coûté la vie à 187 habitants&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce chiffre peut paraître conséquent pour une ville qui comptait 2823 habitants en 1921 et 3104 en 1946. Dans ses autres films, Rombourg semble particulièrement attiré par tout ce qui touche à la commémoration et aux mémoires des deux guerres mondiales notamment dans son film dédié à la fête du Linge de 1848 ainsi qu'aux hommes tués pendant la Première Guerre mondiale dans la bataille du même nom. Une bonne partie de son film ne porte pas sur la compétition en elle-même mais sur la visite de la petite ville. Ainsi il effectue un plan large progressif en contre-plongée de l’église. Il s’attarde également sur le buste de Louis Gustave Heyler, pasteur alsacien qui a introduit la culture de l’asperge dans la région en 1873 et tout particulièrement à Hoerdt participant au développement économique de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/le-pasteur-heyler/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette statue a par ailleurs été fabriquée par le célèbre sculpteur alsacien Alfred Marzolff. Il n’est probablement pas originaire de Hoerdt, fait intéressant car cette compétition semble donc avoir une certaine portée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est essentiel de rappeler l’importance de telles manifestations au sortir de la guerre. Elle peut donc attirer des visiteurs du reste de l’Alsace par exemple. Mais la caméra de Rombourg va au-delà des monuments de la ville, il a notamment filmé une séquence où on voit un habitant transporter du foin dans une remorque. Les habitants semblent étonnés par la présence de la caméra, en témoignent les curieux observant le cinéaste depuis leur fenêtre ou encore le sourire gêné de l’homme âgé quand il se rend compte qu’il est filmé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La compétition d’athlétisme'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La manifestation est organisée dans un champ à l’extérieur de la ville. Rombourg effectue un plan progressif de gauche à droite mettant en évidence Hoerdt et ses deux églises, catholique et protestante. Les lignes des couloirs sont de simples traces dans la terre. Les spectateurs sont au bord de la piste et il y a du monde pour assister à l’événement. Quand bien même les infrastructures sportives semblent rudimentaires, la compétition est prise très au sérieuse. Les concurrents portent des dossards et des tenues adaptées, les participants semblent appartenir à d’autres clubs d’athlétisme que l’association sportive de Hoerdt. Il est vraisemblable que cela reste des amateurs, en témoignent les techniques de saut. Si certains utilisent la technique du ciseau, plus vieille technique de saut en hauteur, un autre saute les pieds joints en avant sans réelle maîtrise. Détail très intéressant dans la façon dont est filmée la compétition. Rombourg emploie déjà des plans comme le progressif ou la contre-plongée dans le but de varier les images. Il utilise également le montage comme avec l’incrustation de textes au début du film lorsqu’il rend hommage à un certain M. Torderotot, président d’honneur du club. Il enchaîne les petites séquences rapidement afin de donner du dynamisme à la compétition, la rendre plus vivante. Il termine même par un dernier plan où un sauteur abandonne devant la barre. Les techniques qu’il emploie dans la production de son film témoigne d’une certaine maîtrise mettant en évidence son expérience dans le tournage encore rare chez les amateurs de cette époque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les manifestations sportives dans l’Alsace d’après-guerre'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler à nouveau que ce genre de compétition est un moyen d’aider à la reconstruction de l’Alsace. Ainsi, selon l’historien Julien Fuchs, « dans un environnement politique complètement différent de celui des années 1930, la préoccupation à l’origine de la relance des groupements de jeunesse est de contribuer activement à la reconstruction de l’Alsace.»&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 23.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le groupement de jeunesse le plus important à cette époque est la ''Jeune Alsace''. Mais cette reconstruction va de pair avec la réintégration de l’Alsace dans la communauté nationale. Le stéréotype assimilant l’Alsacien à l’ennemi allemand se développa dès la fin de la guerre. Outre la culture alsacienne manifestement germanique via la langue notamment, l’histoire des « malgré-nous » a également été un facteur déterminant dans l’ancrage de ces clichés. Les Alsaciens étaient en effet considérés comme des ''Volskdeutsche'' par les théoriciens du nazisme et donc intégrés à la communauté nationale allemande. Il ne s’agissait pas seulement d’un titre mais d’une réalité administrative permettant donc d’intégrer les jeunes alsaciens à la jeunesse hitlérienne.  Il y a donc une question de « refrancisation » dans l’Alsace d’après-guerre inhérent à la reconstruction matérielle de la région. Cela passe donc par des manifestations sportives et par la promulgation d’une jeunesse française, loin de cette jeunesse « germanisée » par la ''hitlerjugend''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lepage Jean-Denis, ''La « Hitler Jugend », la jeunesse hitlérienne 1922-1945'', Paris, Grancher, 2004, (coll. « Témoignages pour l’Histoire »), 238 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Louis_Gustave_Heyler.jpg&amp;diff=13481</id>
		<title>Fichier:Louis Gustave Heyler.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Fichier:Louis_Gustave_Heyler.jpg&amp;diff=13481"/>
		<updated>2020-01-14T14:33:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Statue commémorative du pasteur Heyler située dans la ville de Hoerdt (67).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13480</id>
		<title>Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur (0033FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=13480"/>
		<updated>2020-01-14T14:27:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=31081947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0002_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:50&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rombourg, Victor&lt;br /&gt;
|apercu=Sport_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Athletics&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Compétition d'athlétisme à Hoerdt le 31 août 1947 organisée par l'association sportive de Hoerdt avec des courses et du saut en hauteur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l’Alsace d’après-guerre, la reconstruction de la région très durement touchée par le second conflit mondial est difficile. D’une part d’un point de vue matériel du fait des combats qui ont eu lieu seulement trois ans auparavant, mais également d’un point de vue mental. Les Alsaciens sortent de quatre années d’occupation où toutes les activités, notamment sportives, étaient strictement contrôlées par le régime nazi en particulier chez les jeunes où l’instauration en Alsace des jeunesses hitlériennes a été effective dès 1940. Il paraissait donc nécessaire pour la population de reprendre une vie relativement normale après les événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hoerdt, une visite touristique ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les images de Rombourg, on remarque que la ville de Hoerdt semble avoir été épargnée par les combats. Il insiste particulièrement sur le monument aux morts local qui est très fleuri. Par ailleurs, un groupe de deux hommes et de trois femmes étrangement bien habillés pour une manifestation sportive, en costumes et en tailleurs, transportent avec eux un bouquet de fleurs. Les deux conflits mondiaux ont coûté la vie à 187 habitants&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce chiffre peut paraître conséquent pour une ville qui comptait 2823 habitants en 1921 et 3104 en 1946. Dans ses autres films, Rombourg semble particulièrement attiré par tout ce qui touche à la commémoration et aux mémoires des deux guerres mondiales notamment dans son film dédié à la fête du Linge de 1848 ainsi qu'aux hommes tués pendant la Première Guerre mondiale dans la bataille du même nom. Une bonne partie de son film ne porte pas sur la compétition en elle-même mais sur la visite de la petite ville. Ainsi il effectue un plan large progressif en contre-plongée de l’église. Il s’attarde également sur le buste de Louis Gustave Heyler, pasteur alsacien qui a introduit la culture de l’asperge dans la région en 1873 et tout particulièrement à Hoerdt participant au développement économique de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/le-pasteur-heyler/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette statue a par ailleurs été fabriquée par le célèbre sculpteur alsacien Alfred Marzolff. Il n’est probablement pas originaire de Hoerdt, fait intéressant car cette compétition semble donc avoir une certaine portée. Il est essentiel de rappeler l’importance de telles manifestations au sortir de la guerre. Elle peut donc attirer des visiteurs du reste de l’Alsace par exemple. Mais la caméra de Rombourg va au-delà des monuments de la ville, il a notamment filmé une séquence où on voit un habitant transporter du foin dans une remorque. Les habitants semblent étonnés par la présence de la caméra, en témoignent les curieux observant le cinéaste depuis leur fenêtre ou encore le sourire gêné de l’homme âgé quand il se rend compte qu’il est filmé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La compétition d’athlétisme'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La manifestation est organisée dans un champ à l’extérieur de la ville. Rombourg effectue un plan progressif de gauche à droite mettant en évidence Hoerdt et ses deux églises, catholique et protestante. Les lignes des couloirs sont de simples traces dans la terre. Les spectateurs sont au bord de la piste et il y a du monde pour assister à l’événement. Quand bien même les infrastructures sportives semblent rudimentaires, la compétition est prise très au sérieuse. Les concurrents portent des dossards et des tenues adaptées, les participants semblent appartenir à d’autres clubs d’athlétisme que l’association sportive de Hoerdt. Il est vraisemblable que cela reste des amateurs, en témoignent les techniques de saut. Si certains utilisent la technique du ciseau, plus vieille technique de saut en hauteur, un autre saute les pieds joints en avant sans réelle maîtrise. Détail très intéressant dans la façon dont est filmée la compétition. Rombourg emploie déjà des plans comme le progressif ou la contre-plongée dans le but de varier les images. Il utilise également le montage comme avec l’incrustation de textes au début du film lorsqu’il rend hommage à un certain M. Torderotot, président d’honneur du club. Il enchaîne les petites séquences rapidement afin de donner du dynamisme à la compétition, la rendre plus vivante. Il termine même par un dernier plan où un sauteur abandonne devant la barre. Les techniques qu’il emploie dans la production de son film témoigne d’une certaine maîtrise mettant en évidence son expérience dans le tournage encore rare chez les amateurs de cette époque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les manifestations sportives dans l’Alsace d’après-guerre'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler à nouveau que ce genre de compétition est un moyen d’aider à la reconstruction de l’Alsace. Ainsi, selon l’historien Julien Fuchs, « dans un environnement politique complètement différent de celui des années 1930, la préoccupation à l’origine de la relance des groupements de jeunesse est de contribuer activement à la reconstruction de l’Alsace.»&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 23.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le groupement de jeunesse le plus important à cette époque est la ''Jeune Alsace''. Mais cette reconstruction va de pair avec la réintégration de l’Alsace dans la communauté nationale. Le stéréotype assimilant l’Alsacien à l’ennemi allemand se développa dès la fin de la guerre. Outre la culture alsacienne manifestement germanique via la langue notamment, l’histoire des « malgré-nous » a également été un facteur déterminant dans l’ancrage de ces clichés. Les Alsaciens étaient en effet considérés comme des ''Volskdeutsche'' par les théoriciens du nazisme et donc intégrés à la communauté nationale allemande. Il ne s’agissait pas seulement d’un titre mais d’une réalité administrative permettant donc d’intégrer les jeunes alsaciens à la jeunesse hitlérienne.  Il y a donc une question de « refrancisation » dans l’Alsace d’après-guerre inhérent à la reconstruction matérielle de la région. Cela passe donc par des manifestations sportives et par la promulgation d’une jeunesse française, loin de cette jeunesse « germanisée » par la ''hitlerjugend''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lepage Jean-Denis, ''La « Hitler Jugend », la jeunesse hitlérienne 1922-1945'', Paris, Grancher, 2004, (coll. « Témoignages pour l’Histoire »), 238 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=13479</id>
		<title>A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=13479"/>
		<updated>2020-01-14T14:18:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=28061947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:14&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Tour_de_France_Stbg.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cycling&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Passage du Tour de France 1947 dans les environs de Strasbourg le 28 juin et course cycliste dans le quartier des Contades le 17 juillet de la même année.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tour de France est organisé chaque année depuis 1903 et a lieu généralement pendant une grande partie du mois de juillet. L’édition de 1947 est particulière car il s’agit de la première depuis l’interruption du tour en 1940 et donc depuis la défaite du nazisme en 1945. La France est encore dévastée et l’Alsace n’est pas épargnée. Un autre trait caractéristique de ce tour est son organisation en « chemin de ronde », c’est-à-dire un circuit collant les frontières du territoire français et allant même au-delà comme au Luxembourg et en Belgique. Strasbourg constitue une ville étape, les cyclistes arrivent le 28 juin de Luxembourg et repartent le 29 en direction de Besançon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La caravane du Tour'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb est plus connu pour ses œuvres musicales que pour ses films amateurs. En effet ce compositeur a écrit de nombreuses ballades appelées Les joyeux strasbourgeois à partir de l’année 1957. La présence de ces films amateurs témoigne donc de l’intérêt précoce de Rieb pour les événements dans sa ville. Le 28 juin 1847, il s’est employé à réaliser un court film sur l’arrivée du peloton à Strasbourg. Cela s’intègre dans une collection de films appelés A travers les sports qui s‘apparentent plus à des documentaires datant tous de 1947. Le film commence donc avec le passage des voitures publicitaires qui ouvrent la voie aux coureurs. On peut notamment remarquer la présence de marques françaises comme OCB qui est un fabriquant de papier fin et de papier à rouler ou encore l’éditeur musical Paul Beuscher qui a promulgué des titres très connus comme La Vie en Rose d’Edith Piaf. Mais il est intéressant de relever également la présence de journaux comme La Voix du Nord ou encore L’Equipe. Dans les deux cas, il s’agit de journaux créés après la guerre, en 1945 pour La Voix du Nord et en 1946 pour L’Equipe. Ce dernier est particulièrement intéressant car il est le successeur de L’Auto, créateur du Tour de France en 1903, et le fondateur du journal est Jacques Goddet, organisateur de l’édition de 1947.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les courses'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rieb ne filme pas seulement le passage du Tour de France, mais également celle du circuit des Contades le 17 juillet de la même année. La bobine ayant un coût particulièrement élevé à cette époque, l’auteur a peut-être voulu économiser en mettant une autre course de vélo sur la même bande. Quoiqu’il en soit, il est intéressant d’associer deux circuits même si l’un est d’ampleur national alors que le second a une portée certainement plus locale. Il a par ailleurs lieu seulement deux semaines après le passage du Tour. Les Contades est le quartier juif de Strasbourg, c’est ici que la synagogue de la Paix sera inaugurée en 1962. On remarque dans la manière de filmer de Rieb qu’il a du mal à stabiliser l’objectif peut-être dû au fait qu’il fait des prises de vues en mouvement rapide en tentant de suivre les coureurs. Il fait un montage successif des différents pelotons qui se succèdent durant le Tour. Pendant le circuit des Contades il n’hésite pas à changer de position pour avoir des meilleures prises de vues, une fois dans les rues de Strasbourg, une autre fois dans le parc de Contades lui-même. Il lui arrive de prendre des prises de vues au plus près des coureurs, en se mettant au sol pour avoir une vue en contre-plongée des cyclistes. Il est probablement sur la route elle-même car les techniques de zoom lui permettant de telles séquences depuis le trottoir ne se diffusent qu’à partir des années 1950. Par ailleurs, s’il n’a pas une caméra à stabilisation d’image, il est peu probable que son appareil soit équipé d’un dispositif aussi avant-gardiste que le zoom. On remarque que la course du circuit des Contades semble être un événement assez important car on peut apercevoir à certains moments de nombreux spectateurs réunis derrière des barrières de sécurité délimitant le circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un Tour de France de raison d’Etat&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007. (coll. « Espaces et Temps du sport »), p. 151.&amp;lt;/ref&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du Tour de France de 1947 a été particulièrement agité. Si la décision est prise dès 1946, encore fallait-il savoir qui devait l’organiser. Les droits du Tour de France sont encore sous séquestre du fait de la fermeture du quotidien L’Auto en 1944. Cependant face au grand mouvement de nationalisation d’après-guerre, la question de l’avenir du Tour s’est posée. Face à la concurrence des autres journaux sportifs, « la Fédération Nationale de la Presse Française a ainsi décidé que le choix de l’organisateur doit incomber à la F.F.C&amp;lt;ref&amp;gt;Fédération Française de Cyclisme créée en 1881.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, … p. 149.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est donc à la section sport du Parisien Libéré et de L’Equipe de Jacques Goddet, ancien co-organisateur du Tour, que les droits sont cédés. Outre cette organisation laborieuse, l’idée d’un « chemin de ronde » a germé dans l’esprit des organisateurs pour  rallier les territoires frontaliers français afin de créer un sentiment d’unité national. En effet, le Tour a toujours eu un immense impact sur le peuple français et le choix des villes étapes était donc d’autant plus important. Ainsi le passage du Tour à Strasbourg dès la quatrième étape rentre parfaitement dans la logique de « refrancisation » de l’Alsace après quatre années de « germanisation ». Comme un retour à la ferveur de l’entre-deux-guerres, ce Tour était organisé par des Français, avec des Français et pour les Français. Ainsi on comprend la volonté de faire concourir seulement des cyclistes français ou d’origines étrangères à l’image du troisième et meilleur grimpeur Pierre Brambilla, un Italien ayant vécu toute sa vie en France et naturalisé en 1949. La victoire de Jean Robic, devenu héros national, et l’organisation du Tour a permis de réaffirmer l’ancrage de l’Alsace dans la communauté nationale.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007, (coll. « Espaces et Temps du sport »), 256 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13478</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13478"/>
		<updated>2020-01-14T14:13:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Autos_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors ''Automobile Club von Elsass-Lothringen'', il prend son nom d’''Association Club Alsace'' en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu pour avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». « A travers les sports » se présente comme un reportage probablement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules  de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route s'adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel événement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de Paris-Presse. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme Le Parisien Libéré. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909.&lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censée concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent y porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante grâce à  la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participé au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permis par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continué a fabriquer des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13477</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=13477"/>
		<updated>2020-01-14T14:10:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|apercu=Autos_Hoerdt.jpg&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace  qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu pour avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». « A travers les sports » se présente comme un reportage probablement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules  de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route s'adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel événement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de Paris-Presse. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme Le Parisien Libéré. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. » . Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909.&lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censée concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent y porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante grâce à  la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participé au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permis par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continué a fabriquer des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=12764</id>
		<title>Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur (0033FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=12764"/>
		<updated>2020-01-05T17:16:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=31081947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0002_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:01&lt;br /&gt;
|duree=00:02:50&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rombourg, Victor&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Athletics&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Compétition d'athlétisme à Hoerdt le 31 août 1947 organisée par l'association sportive de Hoerdt avec des courses et du saut en hauteur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l’Alsace d’après-guerre, la reconstruction de la région très durement touchée par le second conflit mondial est difficile. D’une part d’un point de vue matériel du fait des combats qui ont eu lieu seulement trois ans auparavant, mais également d’un point de vue mental. Les Alsaciens sortent de quatre années d’occupation où toutes les activités, notamment sportives, étaient strictement contrôlées par le régime nazi en particulier chez les jeunes où l’instauration en Alsace des jeunesses hitlériennes a été effective dès 1940. Il paraissait donc nécessaire pour la population de reprendre une vie relativement normale après les événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hoerdt, une visite touristique ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les images de Rombourg, on remarque que la ville de Hoerdt semble avoir été épargné par les combats. Il insiste particulièrement sur le monument aux morts local qui est très fleurit. Par ailleurs, un groupe de deux hommes et de trois femmes étrangement bien habillés pour une manifestation sportive, en costars et en tailleurs, transportent avec eux un bouquet de fleur. Les deux conflits mondiaux ont coûté la vie à 187 habitants&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce chiffre peut paraître conséquent pour une ville qui comptait 2823 habitants en 1921 et 3104 en 1946. Dans ses autres films, Rombourg semble particulièrement attiré par tout ce qui touche à la commémoration et aux mémoires des deux guerres mondiales notamment dans son film dédié à la fête du Linge de 1848 censé rendre hommage aux hommes tués pendant la Première Guerre mondiale dans la bataille du même nom. Une bonne partie de son film ne porte pas sur la compétition en elle-même mais sur la visite de la petite ville. Ainsi il effectue un plan large progressif en contre-plongée de l’église. Il s’attarde également sur le buste de Louis Gustave Heyler, pasteur alsacien qui a introduit la culture de l’asperge dans la région en 1873 et tout particulièrement à Hoerdt participant au développement économique de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/le-pasteur-heyler/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette statue a par ailleurs été fabriquée par le célèbre sculpteur alsacien Alfred Marzolff. Il n’est probablement pas originaire de Hoerdt, fait intéressant car cette compétition semble donc avoir une certaine portée. Il est essentiel de rappeler l’importance de telles manifestations au sortir de la guerre. Elle peut donc attirer des visiteurs du reste de l’Alsace par exemple. Mais la caméra de Rombourg va au-delà des monuments de la ville, il a notamment filmé une séquence où on voit un habitant transporter du foin dans une remorque. Les habitants semblent étonnés par la présence de la caméra en témoignent les curieux observant le cinéaste depuis leur fenêtre ou encore le sourire gêné de l’homme âgé quand il se rend compte qu’il est filmé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La compétition d’athlétisme&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La manifestation est organisée dans un champs à l’extérieur de la ville. Rombourg effectue un plan progressif de gauche à droite mettant en évidence Hoerdt et ses deux églises, catholique et protestante. Les lignes des couloirs sont de simples traces dans la terre. Les spectateurs sont au bord de la piste et il y a du monde pour assister à l’événement. Quand bien même les infrastructures sportives semblent rudimentaires, la compétition est prise très au sérieuse. Les concurrents portent des dossards et des tenues adaptées, les participants semblent appartenir à d’autres clubs d’athlétisme que l’association sportive de Hoerdt. Il est vraisemblable que cela reste des amateurs, en témoignent les techniques de saut. Si certains utilisent la technique du ciseau, plus vieille technique de saut en hauteur, un autre saute les pieds joints en avant sans réelle maîtrise. Détail très intéressant dans la façon dont est filmé la compétition. Rombourg emploie déjà des plans comme le progressif ou la contre-plongée dans le but de varier les images. Il utilise également le montage comme avec l’incrustation de textes au début du film lorsqu’il rend hommage à un certain M. Torderotot, président d’honneur du club. Il enchaîne les petites séquences rapidement afin de donner du dynamisme à la compétition, la rendre plus vivante. Il termine même par un dernier plan où un sauteur abandonne devant la barre. Les techniques qu’il emploie dans la production de son film témoigne d’une certaine maîtrise mettant en évidence son expérience dans le tournage encore rare chez les amateurs de cette époque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les manifestations sportives dans l’Alsace d’après-guerre&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler à nouveau que ce genre de compétition est un moyen d’aider à la reconstruction de l’Alsace. Ainsi, selon l’historien Julien Fuchs, « dans un environnement politique complètement différent de celui des années 1930, la préoccupation à l’origine de la relance des groupements de jeunesse est de contribuer activement à la reconstruction de l’Alsace.»&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 23.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le groupement de jeunesse le plus important à cette époque est la ''Jeune Alsace''. Mais cette reconstruction va de pair avec la réintégration de l’Alsace dans la communauté nationale. Le stéréotype assimilant l’Alsacien à l’ennemi allemand se développa dès la fin de la guerre. Outre la culture alsacienne manifestement germanique via la langue notamment, l’histoire des « malgré-nous » a également été un facteur déterminant dans l’ancrage de ces clichés. Les Alsaciens étaient en effet considérés comme des ''Volskdeutsche'' par les théoriciens du nazisme et donc intégré à la communauté nationale allemande. Il ne s’agissait pas seulement d’un titre mais d’une réalité administrative permettant donc d’intégrer les jeunes alsaciens à la jeunesse hitlérienne.  Il y a donc une question de « refrancisation » dans l’Alsace d’après-guerre inhérent à la reconstruction matérielle de la région. Cela passe donc par des manifestations sportives et par la promulgation d’une jeunesse française, loin de cette jeunesse « germanisée » par la ''hitlerjugend''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », ''Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques'', 40, 2006, p. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lepage Jean-Denis, ''La « Hitler Jugend », la jeunesse hitlérienne 1922-1945'', Paris, Grancher, 2004, (coll. « Témoignages pour l’Histoire »), 238 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12761</id>
		<title>A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12761"/>
		<updated>2020-01-05T17:14:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=28061947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:14&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cycling&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Passage du Tour de France 1947 dans les environs de Strasbourg le 28 juin et course cycliste dans le quartier des Contades le 17 juillet de la même année.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tour de France est organisé chaque années depuis 1903 et a lieu généralement pendant une grande partie du mois de juillet. L’édition de 1947 est particulière car il s’agit de la première depuis l’interruption du tour en 1940 et donc depuis la défaite du nazisme en 1945. La France est encore dévastée et l’Alsace n’est pas épargnée. Un autre trait caractéristique de ce tour est son organisation en « chemin de ronde », c’est-à-dire un circuit collant les frontière du territoire français et allant même au-delà comme au Luxembourg et en Belgique. Strasbourg constitue une ville étape, les cyclistes arrivent le 28 juin de Luxembourg et repartent le 29 en direction de Besançon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La caravane du Tour&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb est plus connu pour ses œuvres musicales que pour ses films amateurs. En effet ce compositeur a écrit de nombreuses ballades appelées Les joyeux strasbourgeois à partir de l’année 1957. La présence de ces films amateurs témoigne donc de l’intérêt précoce de Rieb pour les événements dans sa ville. Le 28 juin 1847, il s’est employé a réalisé un court film sur l’arrivée du peloton à Strasbourg. Cela s’intègre dans une collection de films appelés ''A travers les sports'' qui s‘apparentent plus à des documentaires datant tous de 1947. Le film commence donc avec le passage des voitures publicitaires qui ouvrent la voie aux coureurs. On peut notamment remarqué la présence de marques françaises comme OCB qui est un fabriquant de papier fin et de papier à rouler ou encore l’éditeur musical Paul Beuscher qui a promulgué des titres très connus comme ''La Vie en Rose'' d’Edith Piaf. Mais la présence de journaux comme ''La Voix du Nord'' ou encore ''L’Equipe'' est intéressant de relever. Dans les deux cas, il s’agit de journaux créés après la guerre, en 1945 pour ''La Voix du Nord'' et en 1946 pour ''L’Equipe''. Ce dernier est particulièrement intéressant car il est le successeur de ''L’Auto'', créateur du Tour de France en 1903, et le fondateur du journal est Jacques Goddet, organisateur de l’édition de 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les courses&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rieb ne filme pas seulement le passage du Tour de France, mais également celle du circuit des Contades le 17 juillet de la même année. La bobine ayant un coût particulièrement élevé à cette époque, l’auteur a peut-être voulu économiser en mettant une autre course de vélo sur la même bande. Quoiqu’il en soit, il est intéressant d’associer deux circuits même si l’un est d’ampleur national alors que le second a une portée certainement plus locale. Il y a par ailleurs lieu seulement deux semaines après le passage du Tour. Les Contades est le quartier juif de Strasbourg, c’est ici que la synagogue de la Paix sera inaugurée en 1962. On remarque dans la manière de filmer de Rieb qu’il a du mal à stabiliser l’objectif peut-être dû au fait qu’il fait des prises de vues en mouvement rapide en tentant de suivre les coureurs. Il fait un montage successif des différents pelotons qui se succèdent durant le Tour. Pendant le circuit des Contades il n’hésite pas à changer de position pour avoir de meilleures prises de vues, une fois dans les rues de Strasbourg, une autre fois dans le parc de Contades lui-même. Il lui arrive de prendre des prises de vues au plus près des coureurs, en se mettant au sol pour avoir une vue en contre-plongée des cyclistes. Il est probablement sur la route elle-même car les techniques de zoom lui permettant de telles séquences depuis le trottoir ne se diffuse qu’à partir des années 1950. Par ailleurs, s’il n’a pas une caméra à stabilisation d’image, il est peu probable que son appareil soit équipé d’un dispositif tant avant-gardiste que le zoom. On remarque que la course du circuit des Contades semble être un événement assez important car on peut apercevoir à certains moments de nombreux spectateurs réunis derrière des barrières de sécurités délimitant le circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un Tour de France de raison d’Etat&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007. (coll. « Espaces et Temps du sport »), p. 151.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du Tour de France de 1947 a été particulièrement agité. Si la décision est prise dès 1946, encore fallait-il savoir qui devait l’organiser. Les droits du Tour de France sont encore sous séquestres de fait de la fermeture du quotidien ''L’Auto'' en 1944. Cependant face au grand mouvement de nationalisation d’après-guerre, la question de l’avenir du Tour s’est posée. Face à la concurrence des autres journaux sportifs, « la Fédération Nationale de la Presse Française a ainsi décidé que le choix de l’organisateur doit incomber à la F.F.C&amp;lt;ref&amp;gt;Fédération Française de Cyclisme créée en 1881.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, … p. 149.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est donc à la section sport du ''Parisien Libéré'' et de ''L’Equipe'' de Jacques Goddet, ancien co-organisateur du Tour, que les droits sont cédés. Outre cette organisation laborieuse, l’idée d’un « chemin de ronde » a germé dans l’esprit des organisateurs pour de rallier les territoires frontaliers français afin de créer un sentiment d’unité national. En effet, le Tour a toujours eu un immense impact sur le peuple français et le choix des villes étapes était donc d’autant plus important. Ainsi le passage du Tour à Strasbourg dès la quatrième étape rentre parfaitement dans la logique de « refrancisation » de l’Alsace après quatre années de « germanisation ». Comme un retour à la ferveur de l’entre-deux-guerres, ce Tour était organisé par des Français, avec des Français et pour les Français. Ainsi on comprend la volonté de faire concourir seulement des cyclistes français ou d’origines étrangères à l’image du troisième et meilleur grimpeur Pierre Brambilla, un Italien ayant vécu toute sa vie en France et naturalisé en 1949. La victoire de Jean Robic, devenu héros national, et l’organisation du Tour a permis de réaffirmer l’ancrage de l’Alsace dans la communauté nationale.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, ''Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours'', Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viollet Sandrine, ''Le Tour de France cycliste 1903-2005'', Paris, L’Harmattan, 2007, (coll. « Espaces et Temps du sport »), 256 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12760</id>
		<title>A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12760"/>
		<updated>2020-01-05T17:13:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=28061947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:14&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cycling&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Passage du Tour de France 1947 dans les environs de Strasbourg le 28 juin et course cycliste dans le quartier des Contades le 17 juillet de la même année.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tour de France est organisé chaque années depuis 1903 et a lieu généralement pendant une grande partie du mois de juillet. L’édition de 1947 est particulière car il s’agit de la première depuis l’interruption du tour en 1940 et donc depuis la défaite du nazisme en 1945. La France est encore dévastée et l’Alsace n’est pas épargnée. Un autre trait caractéristique de ce tour est son organisation en « chemin de ronde », c’est-à-dire un circuit collant les frontière du territoire français et allant même au-delà comme au Luxembourg et en Belgique. Strasbourg constitue une ville étape, les cyclistes arrivent le 28 juin de Luxembourg et repartent le 29 en direction de Besançon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La caravane du Tour&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb est plus connu pour ses œuvres musicales que pour ses films amateurs. En effet ce compositeur a écrit de nombreuses ballades appelées Les joyeux strasbourgeois à partir de l’année 1957. La présence de ces films amateurs témoigne donc de l’intérêt précoce de Rieb pour les événements dans sa ville. Le 28 juin 1847, il s’est employé a réalisé un court film sur l’arrivée du peloton à Strasbourg. Cela s’intègre dans une collection de films appelés ''A travers les sports'' qui s‘apparentent plus à des documentaires datant tous de 1947. Le film commence donc avec le passage des voitures publicitaires qui ouvrent la voie aux coureurs. On peut notamment remarqué la présence de marques françaises comme OCB qui est un fabriquant de papier fin et de papier à rouler ou encore l’éditeur musical Paul Beuscher qui a promulgué des titres très connus comme ''La Vie en Rose'' d’Edith Piaf. Mais la présence de journaux comme ''La Voix du Nord'' ou encore ''L’Equipe'' est intéressant de relever. Dans les deux cas, il s’agit de journaux créés après la guerre, en 1945 pour ''La Voix du Nord'' et en 1946 pour ''L’Equipe''. Ce dernier est particulièrement intéressant car il est le successeur de ''L’Auto'', créateur du Tour de France en 1903, et le fondateur du journal est Jacques Goddet, organisateur de l’édition de 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les courses&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rieb ne filme pas seulement le passage du Tour de France, mais également celle du circuit des Contades le 17 juillet de la même année. La bobine ayant un coût particulièrement élevé à cette époque, l’auteur a peut-être voulu économiser en mettant une autre course de vélo sur la même bande. Quoiqu’il en soit, il est intéressant d’associer deux circuits même si l’un est d’ampleur national alors que le second a une portée certainement plus locale. Il y a par ailleurs lieu seulement deux semaines après le passage du Tour. Les Contades est le quartier juif de Strasbourg, c’est ici que la synagogue de la Paix sera inaugurée en 1962. On remarque dans la manière de filmer de Rieb qu’il a du mal à stabiliser l’objectif peut-être dû au fait qu’il fait des prises de vues en mouvement rapide en tentant de suivre les coureurs. Il fait un montage successif des différents pelotons qui se succèdent durant le Tour. Pendant le circuit des Contades il n’hésite pas à changer de position pour avoir de meilleures prises de vues, une fois dans les rues de Strasbourg, une autre fois dans le parc de Contades lui-même. Il lui arrive de prendre des prises de vues au plus près des coureurs, en se mettant au sol pour avoir une vue en contre-plongée des cyclistes. Il est probablement sur la route elle-même car les techniques de zoom lui permettant de telles séquences depuis le trottoir ne se diffuse qu’à partir des années 1950. Par ailleurs, s’il n’a pas une caméra à stabilisation d’image, il est peu probable que son appareil soit équipé d’un dispositif tant avant-gardiste que le zoom. On remarque que la course du circuit des Contades semble être un événement assez important car on peut apercevoir à certains moments de nombreux spectateurs réunis derrière des barrières de sécurités délimitant le circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un Tour de France de raison d’Etat&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, Paris, L’Harmattan, 2007. (coll. « Espaces et Temps du sport »), p. 151.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du Tour de France de 1947 a été particulièrement agité. Si la décision est prise dès 1946, encore fallait-il savoir qui devait l’organiser. Les droits du Tour de France sont encore sous séquestres de fait de la fermeture du quotidien ''L’Auto'' en 1944. Cependant face au grand mouvement de nationalisation d’après-guerre, la question de l’avenir du Tour s’est posée. Face à la concurrence des autres journaux sportifs, « la Fédération Nationale de la Presse Française a ainsi décidé que le choix de l’organisateur doit incomber à la F.F.C&amp;lt;ref&amp;gt;Fédération Française de Cyclisme créée en 1881.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, … p. 149.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est donc à la section sport du ''Parisien Libéré'' et de ''L’Equipe'' de Jacques Goddet, ancien co-organisateur du Tour, que les droits sont cédés. Outre cette organisation laborieuse, l’idée d’un « chemin de ronde » a germé dans l’esprit des organisateurs pour de rallier les territoires frontaliers français afin de créer un sentiment d’unité national. En effet, le Tour a toujours eu un immense impact sur le peuple français et le choix des villes étapes était donc d’autant plus important. Ainsi le passage du Tour à Strasbourg dès la quatrième étape rentre parfaitement dans la logique de « refrancisation » de l’Alsace après quatre années de « germanisation ». Comme un retour à la ferveur de l’entre-deux-guerres, ce Tour était organisé par des Français, avec des Français et pour les Français. Ainsi on comprend la volonté de faire concourir seulement des cyclistes français ou d’origines étrangères à l’image du troisième et meilleur grimpeur Pierre Brambilla, un Italien ayant vécu toute sa vie en France et naturalisé en 1949. La victoire de Jean Robic, devenu héros national, et l’organisation du Tour a permis de réaffirmer l’ancrage de l’Alsace dans la communauté nationale.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours, Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, Paris, L’Harmattan, 2007, (coll. « Espaces et Temps du sport »), 256 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12758</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12758"/>
		<updated>2020-01-05T17:10:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors ''Automobile Club von Elsass-Lothringen'', il prend son nom d’''Association Club Alsace'' en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». A travers les sports se présente comme un reportage surement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules surement de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route d’adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel évènement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de ''Paris-Presse''. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme ''Le Parisien Libéré''. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales quand la Seconde Guerre mondiale s’est terminée. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909. &lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censé concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante de par la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participées au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permises par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continuée a fabriqué des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12756</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12756"/>
		<updated>2020-01-05T17:09:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors &amp;quot;Automobile Club von Elsass-Lothringen&amp;quot;, il prend son nom d’&amp;quot;Association Club Alsace&amp;quot; en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». A travers les sports se présente comme un reportage surement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules surement de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route d’adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel évènement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de ''Paris-Presse''. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme ''Le Parisien Libéré''. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales quand la Seconde Guerre mondiale s’est terminée. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909. &lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censé concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante de par la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participées au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permises par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continuée a fabriqué des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12755</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12755"/>
		<updated>2020-01-05T17:08:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors &amp;quot;Automobile Club von Elsass-Lothringen&amp;quot;, il prend son nom d’&amp;quot;Association Club Alsace&amp;quot; en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». A travers les sports se présente comme un reportage surement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules surement de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route d’adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel évènement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de ''Paris-Presse''. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme ''Le Parisien Libéré''. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales quand la Seconde Guerre mondiale s’est terminée. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909. &lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censé concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante de par la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participées au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permises par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continuée a fabriqué des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », ''Revue d’histoire moderne et contemporaine'', tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, ''La belle histoire de l’automobile en Alsace'', Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12753</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12753"/>
		<updated>2020-01-05T17:01:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:18&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Course d'automobiles et de motos à Strasbourg le 3 août 1947, le &amp;quot;Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=L’industrie automobile est active en Alsace depuis le XIXe siècle grâce à l’un de ses pionniers, Auguste Hartmann. Néanmoins la Seconde Guerre mondiale a fortement mis a mal tout le secteur alsacien du fait des destructions mais également des réquisitions par les Allemands comme pour l’usine Bugatti. Mais l’industrie automobile alsacienne ne se limite pas seulement à des usines de constructeurs, le milieu associatif est très important. C’est en avril 1900 que Max Schutzenberg fonde à Strasbourg l’Automobile Club Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Appelé alors &amp;quot;Automobile Club von Elsass-Lothringen&amp;quot;, il prend son nom d’&amp;quot;Association Club Alsace&amp;quot; en 1921.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est devenu après le rattachement de la région à la France en 1918 la première association française de défense des automobilistes. C’est ce club qui organise donc le 3 août 1947 la « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le tournage de la course&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geo Lieb est connu avoir composé des nombreuses musiques alsaciennes à partir des années 1950 mais il a également tourné une série de films amateurs en 1947. Il a en effet filmé plusieurs manifestations comme le « handball chez les éclaireurs » ou encore le « passage du Tour de France ». A travers les sports se présente comme un reportage surement destiné à son entourage. Peut-être s’agit-il d’essais de mise en valeur de l’Alsace quand on sait l’importance qu’il accorde à sa culture via ses chansons. Quoiqu’il en soit ses prises de vue sont particulièrement intéressantes. On remarque qu’il enchaîne des séquences relativement plus longues que dans ses autres films tout en gardant sa caméra fixe. Il évite de suivre les véhicules surement de peur que l’image ne devienne floue, comme c’est le cas un mois plus tôt avec son film sur le Tour de 1947. Il n’hésite pas à se mettre à genoux pour filmer légèrement en contre-plongée pour augmenter la sensation de vitesse des bolides ce qui témoigne de l’importance qu’il porte aux détails dans ses réalisations. La course semble attirer beaucoup de monde et de toute sorte de catégories sociales. Il y a d’une part des hommes, femmes et enfants le long de la route d’adonnant à une sortie familiale. D’autre part on remarque la présence d’estrades et de gradins, peut être pour les gens un peu plus fortunés. C’est donc un réel évènement dans une Alsace encore en reconstruction, tant au niveau des mentalités que des infrastructures comme l’indique la présence de simples ballots de foins pour délimiter le circuit. La chaleur doit être accablante comme le montrent les parasols dans les tribunes ou encore cette femme qui a fabriqué un chapeau de fortune avec son journal pour se protéger de ce soleil d’août. Les spectateurs semblent très impliqués dans la course. Il est intéressant de noter que l’un d’entre eux semble lire un numéro de ''Paris-Presse''. La présence de journaux parisiens n’est guère étonnante. En effet, après la guerre, l’allocation de budgets destinés aux journaux sportifs ne datent que de 1946, auparavant ces fonds étaient réservés aux journaux de la résistance comme ''Le Parisien Libéré''. La promotion de journaux français en langue française est d’autant plus symbolique car cela rattache un peu plus l’Alsace au sein de la communauté nationale, question au cœur des préoccupations régionales quand la Seconde Guerre mondiale s’est terminée. La présence de nombreux drapeaux tricolores dans le film semble argumenter un peu plus cette thèse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La renaissance de l’automobile alsacienne ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’historien Pierre Guillaume, « les débuts de l'industrie automobile sont fort onéreux pour un De Dietrich et les succès ultérieurs de Bugatti et de Mathis sont insuffisants pour ancrer une tradition alsacienne. »&amp;lt;ref&amp;gt;Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 694.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l’entre-deux-guerres est un période glorieuse pour Bugatti notamment dans le domaine de la course automobile, la Seconde Guerre mondiale a rabattu les cartes. Faire revenir l’automobile en Alsace est très important en termes de prestige pour la marque fondée par le franco-italien Ettore Bugatti en 1909. &lt;br /&gt;
Cette période glorieuse de l’automobile alsacienne s’applique également à l’ACA via l’organisation de nombreuses courses comme le circuit Entzheim-Innhenheim-Duppigheim remporté André Dubonnet en 1926 au volant de sa Bugatti. Paul Freiss, secrétaire général de l’ACA en 1945, veut relancer l’activité après le conflit mondial dans le but de retrouver ce prestige d’avant-guerre en créant une course de 3460km censé concurrencer le tour du Mans ou le circuit de Monaco. Bien qu’éphémère, le « Circuit automobile international de vitesse de Strasbourg » est une réussite tant en termes du nombre de spectateurs que des pilotes qui sont venus à l’image de Jean-Pierre Wimille, ancien coureur Bugatti et l’un des plus réputé de l’époque. Une telle course explique en grande partie la présence de Lieb mais aussi l’intérêt que semblent porter les spectateurs sur le film. On voit par exemple un homme pointer les voitures qui passent en indiquant grâce à son journal qui conduit. Ces types d’événements participent au rayonnement de l’Alsace en France, très important pour la « refrancisation » de la région. Si l’Alsace n’est pas une région automobile de tradition, il est certain que cette industrie est très importante de par la présence de Bugatti depuis le début du siècle. Ce sont ces manifestations qui ont participées au redressement industriel de l’Alsace et qui ont permises par exemple l’implantation d’une usine Peugeot en 1962 à Mulhouse dans une région qui a continuée a fabriqué des champions automobiles jusqu’au XXIé siècle avec Sébastien Loeb.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Guillaume Pierre, « Michel Hau, L'industrialisation de l'Alsace (1803-1939), Préface de Maurice Levy- Leboyer », Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 35 N°4, Octobre-décembre 1988. p. 693-697.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loetscher Michel, La belle histoire de l’automobile en Alsace, Pontarlier et Strasbourg, Belvédère, 2015, (coll. « Le Savoir alsacien »), 159 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=12752</id>
		<title>Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur (0033FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=12752"/>
		<updated>2020-01-05T16:55:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=31081947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0002_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:01&lt;br /&gt;
|duree=00:02:50&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rombourg, Victor&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Athletics&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Compétition d'athlétisme à Hoerdt le 31 août 1947 organisée par l'association sportive de Hoerdt avec des courses et du saut en hauteur.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Dans l’Alsace d’après-guerre, la reconstruction de la région très durement touchée par le second conflit mondial est difficile. D’une part d’un point de vue matériel du fait des combats qui ont eu lieu seulement trois ans auparavant, mais également d’un point de vue mental. Les Alsaciens sortent de quatre années d’occupation où toutes les activités, notamment sportives, étaient strictement contrôlées par le régime nazi en particulier chez les jeunes où l’instauration en Alsace des jeunesses hitlériennes a été effective dès 1940. Il paraissait donc nécessaire pour la population de reprendre une vie relativement normale après les événements de la Seconde Guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hoerdt, une visite touristique ?&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les images de Rombourg, on remarque que la ville de Hoerdt semble avoir été épargné par les combats. Il insiste particulièrement sur le monument aux morts local qui est très fleurit. Par ailleurs, un groupe de deux hommes et de trois femmes étrangement bien habillés pour une manifestation sportive, en costars et en tailleurs, transportent avec eux un bouquet de fleur. Les deux conflits mondiaux ont coûté la vie à 187 habitants&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce chiffre peut paraître conséquent pour une ville qui comptait 2823 habitants en 1921 et 3104 en 1946. Dans ses autres films, Rombourg semble particulièrement attiré par tout ce qui touche à la commémoration et aux mémoires des deux guerres mondiales notamment dans son film dédié à la fête du Linge de 1848 censé rendre hommage aux hommes tués pendant la Première Guerre mondiale dans la bataille du même nom. Une bonne partie de son film ne porte pas sur la compétition en elle-même mais sur la visite de la petite ville. Ainsi il effectue un plan large progressif en contre-plongée de l’église. Il s’attarde également sur le buste de Louis Gustave Heyler, pasteur alsacien qui a introduit la culture de l’asperge dans la région en 1873 et tout particulièrement à Hoerdt participant au développement économique de la ville&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.hoerdt.fr/hoerdt/histoire/le-pasteur-heyler/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette statue a par ailleurs été fabriquée par le célèbre sculpteur alsacien Alfred Marzolff. Il n’est probablement pas originaire de Hoerdt, fait intéressant car cette compétition semble donc avoir une certaine portée. Il est essentiel de rappeler l’importance de telles manifestations au sortir de la guerre. Elle peut donc attirer des visiteurs du reste de l’Alsace par exemple. Mais la caméra de Rombourg va au-delà des monuments de la ville, il a notamment filmé une séquence où on voit un habitant transporter du foin dans une remorque. Les habitants semblent étonnés par la présence de la caméra en témoignent les curieux observant le cinéaste depuis leur fenêtre ou encore le sourire gêné de l’homme âgé quand il se rend compte qu’il est filmé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La compétition d’athlétisme&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La manifestation est organisée dans un champs à l’extérieur de la ville. Rombourg effectue un plan progressif de gauche à droite mettant en évidence Hoerdt et ses deux églises, catholique et protestante. Les lignes des couloirs sont de simples traces dans la terre. Les spectateurs sont au bord de la piste et il y a du monde pour assister à l’événement. Quand bien même les infrastructures sportives semblent rudimentaires, la compétition est prise très au sérieuse. Les concurrents portent des dossards et des tenues adaptées, les participants semblent appartenir à d’autres clubs d’athlétisme que l’association sportive de Hoerdt. Il est vraisemblable que cela reste des amateurs, en témoignent les techniques de saut. Si certains utilisent la technique du ciseau, plus vieille technique de saut en hauteur, un autre saute les pieds joints en avant sans réelle maîtrise. Détail très intéressant dans la façon dont est filmé la compétition. Rombourg emploie déjà des plans comme le progressif ou la contre-plongée dans le but de varier les images. Il utilise également le montage comme avec l’incrustation de textes au début du film lorsqu’il rend hommage à un certain M. Torderotot, président d’honneur du club. Il enchaîne les petites séquences rapidement afin de donner du dynamisme à la compétition, la rendre plus vivante. Il termine même par un dernier plan où un sauteur abandonne devant la barre. Les techniques qu’il emploie dans la production de son film témoigne d’une certaine maîtrise mettant en évidence son expérience dans le tournage encore rare chez les amateurs de cette époque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les manifestations sportives dans l’Alsace d’après-guerre&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de rappeler à nouveau que ce genre de compétition est un moyen d’aider à la reconstruction de l’Alsace. Ainsi, selon l’historien Julien Fuchs, « dans un environnement politique complètement différent de celui des années 1930, la préoccupation à l’origine de la relance des groupements de jeunesse est de contribuer activement à la reconstruction de l’Alsace.»&amp;lt;ref&amp;gt;Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques, 40, 2006, p. 23.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le groupement de jeunesse le plus important à cette époque est la ''Jeune Alsace''. Mais cette reconstruction va de pair avec la réintégration de l’Alsace dans la communauté nationale. Le stéréotype assimilant l’Alsacien à l’ennemi allemand se développa dès la fin de la guerre. Outre la culture alsacienne manifestement germanique via la langue notamment, l’histoire des « malgré-nous » a également été un facteur déterminant dans l’ancrage de ces clichés. Les Alsaciens étaient en effet considérés comme des ''Volskdeutsche'' par les théoriciens du nazisme et donc intégré à la communauté nationale allemande. Il ne s’agissait pas seulement d’un titre mais d’une réalité administrative permettant donc d’intégrer les jeunes alsaciens à la jeunesse hitlérienne.  Il y a donc une question de « refrancisation » dans l’Alsace d’après-guerre inhérent à la reconstruction matérielle de la région. Cela passe donc par des manifestations sportives et par la promulgation d’une jeunesse française, loin de cette jeunesse « germanisée » par la ''hitlerjugend''.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours, Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fuchs Julien, « Jeune Alsace, école de la Nation (1944-1947) », Agora débats/jeunesses. La démocratie associative ? Perspectives historiques, 40, 2006, p. 22-36.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lepage Jean-Denis, La « Hitler Jugend », la jeunesse hitlérienne 1922-1945, Paris, Grancher, 2004, (coll. « Témoignages pour l’Histoire »), 238 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12751</id>
		<title>A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12751"/>
		<updated>2020-01-05T16:41:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=28061947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:14&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cycling&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Passage du Tour de France 1947 dans les environs de Strasbourg le 28 juin et course cycliste dans le quartier des Contades le 17 juillet de la même année.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tour de France est organisé chaque années depuis 1903 et a lieu généralement pendant une grande partie du mois de juillet. L’édition de 1947 est particulière car il s’agit de la première depuis l’interruption du tour en 1940 et donc depuis la défaite du nazisme en 1945. La France est encore dévastée et l’Alsace n’est pas épargnée. Un autre trait caractéristique de ce tour est son organisation en « chemin de ronde », c’est-à-dire un circuit collant les frontière du territoire français et allant même au-delà comme au Luxembourg et en Belgique. Strasbourg constitue une ville étape, les cyclistes arrivent le 28 juin de Luxembourg et repartent le 29 en direction de Besançon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La caravane du Tour&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb est plus connu pour ses œuvres musicales que pour ses films amateurs. En effet ce compositeur a écrit de nombreuses ballades appelées Les joyeux strasbourgeois à partir de l’année 1957. La présence de ces films amateurs témoigne donc de l’intérêt précoce de Rieb pour les événements dans sa ville. Le 28 juin 1847, il s’est employé a réalisé un court film sur l’arrivée du peloton à Strasbourg. Cela s’intègre dans une collection de films appelés A travers les sports qui s‘apparentent plus à des documentaires datant tous de 1947. Le film commence donc avec le passage des voitures publicitaires qui ouvrent la voie aux coureurs. On peut notamment remarqué la présence de marques françaises comme OCB qui est un fabriquant de papier fin et de papier à rouler ou encore l’éditeur musical Paul Beuscher qui a promulgué des titres très connus comme La Vie en Rose d’Edith Piaf. Mais la présence de journaux comme La Voix du Nord ou encore L’Equipe est intéressant de relever. Dans les deux cas, il s’agit de journaux créés après la guerre, en 1945 pour La Voix du Nord et en 1946 pour L’Equipe. Ce dernier est particulièrement intéressant car il est le successeur de L’Auto, créateur du Tour de France en 1903, et le fondateur du journal est Jacques Goddet, organisateur de l’édition de 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les courses&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rieb ne filme pas seulement le passage du Tour de France, mais également celle du circuit des Contades le 17 juillet de la même année. La bobine ayant un coût particulièrement élevé à cette époque, l’auteur a peut-être voulu économiser en mettant une autre course de vélo sur la même bande. Quoiqu’il en soit, il est intéressant d’associer deux circuits même si l’un est d’ampleur national alors que le second a une portée certainement plus locale. Il y a par ailleurs lieu seulement deux semaines après le passage du Tour. Les Contades est le quartier juif de Strasbourg, c’est ici que la synagogue de la Paix sera inaugurée en 1962. On remarque dans la manière de filmer de Rieb qu’il a du mal à stabiliser l’objectif peut-être dû au fait qu’il fait des prises de vues en mouvement rapide en tentant de suivre les coureurs. Il fait un montage successif des différents pelotons qui se succèdent durant le Tour. Pendant le circuit des Contades il n’hésite pas à changer de position pour avoir de meilleures prises de vues, une fois dans les rues de Strasbourg, une autre fois dans le parc de Contades lui-même. Il lui arrive de prendre des prises de vues au plus près des coureurs, en se mettant au sol pour avoir une vue en contre-plongée des cyclistes. Il est probablement sur la route elle-même car les techniques de zoom lui permettant de telles séquences depuis le trottoir ne se diffuse qu’à partir des années 1950. Par ailleurs, s’il n’a pas une caméra à stabilisation d’image, il est peu probable que son appareil soit équipé d’un dispositif tant avant-gardiste que le zoom. On remarque que la course du circuit des Contades semble être un événement assez important car on peut apercevoir à certains moments de nombreux spectateurs réunis derrière des barrières de sécurités délimitant le circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un Tour de France de raison d’Etat&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, Paris, L’Harmattan, 2007. (coll. « Espaces et Temps du sport »), p. 151.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du Tour de France de 1947 a été particulièrement agité. Si la décision est prise dès 1946, encore fallait-il savoir qui devait l’organiser. Les droits du Tour de France sont encore sous séquestres de fait de la fermeture du quotidien L’Auto en 1944. Cependant face au grand mouvement de nationalisation d’après-guerre, la question de l’avenir du Tour s’est posée. Face à la concurrence des autres journaux sportifs, « la Fédération Nationale de la Presse Française a ainsi décidé que le choix de l’organisateur doit incomber à la F.F.C&amp;lt;ref&amp;gt;Fédération Française de Cyclisme créée en 1881.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, … p. 149.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est donc à la section sport du Parisien Libéré et de L’Equipe de Jacques Goddet, ancien co-organisateur du Tour, que les droits sont cédés. Outre cette organisation laborieuse, l’idée d’un « chemin de ronde » a germé dans l’esprit des organisateurs pour de rallier les territoires frontaliers français afin de créer un sentiment d’unité national. En effet, le Tour a toujours eu un immense impact sur le peuple français et le choix des villes étapes était donc d’autant plus important. Ainsi le passage du Tour à Strasbourg dès la quatrième étape rentre parfaitement dans la logique de « refrancisation » de l’Alsace après quatre années de « germanisation ». Comme un retour à la ferveur de l’entre-deux-guerres, ce Tour était organisé par des Français, avec des Français et pour les Français. Ainsi on comprend la volonté de faire concourir seulement des cyclistes français ou d’origines étrangères à l’image du troisième et meilleur grimpeur Pierre Brambilla, un Italien ayant vécu toute sa vie en France et naturalisé en 1949. La victoire de Jean Robic, devenu héros national, et l’organisation du Tour a permis de réaffirmer l’ancrage de l’Alsace dans la communauté nationale.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours, Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, Paris, L’Harmattan, 2007, (coll. « Espaces et Temps du sport »), 256 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12750</id>
		<title>A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12750"/>
		<updated>2020-01-05T16:40:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=28061947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:03:14&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cycling&lt;br /&gt;
|Resume_fr=Passage du Tour de France 1947 dans les environs de Strasbourg le 28 juin et course cycliste dans le quartier des Contades le 17 juillet de la même année.&lt;br /&gt;
|Contexte_et_analyse_fr=Le tour de France est organisé chaque années depuis 1903 et a lieu généralement pendant une grande partie du mois de juillet. L’édition de 1947 est particulière car il s’agit de la première depuis l’interruption du tour en 1940 et donc depuis la défaite du nazisme en 1945. La France est encore dévastée et l’Alsace n’est pas épargnée. Un autre trait caractéristique de ce tour est son organisation en « chemin de ronde », c’est-à-dire un circuit collant les frontière du territoire français et allant même au-delà comme au Luxembourg et en Belgique. Strasbourg constitue une ville étape, les cyclistes arrivent le 28 juin de Luxembourg et repartent le 29 en direction de Besançon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La caravane du Tour&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
Géo Rieb est plus connu pour ses œuvres musicales que pour ses films amateurs. En effet ce compositeur a écrit de nombreuses ballades appelées Les joyeux strasbourgeois à partir de l’année 1957. La présence de ces films amateurs témoigne donc de l’intérêt précoce de Rieb pour les événements dans sa ville. Le 28 juin 1847, il s’est employé a réalisé un court film sur l’arrivée du peloton à Strasbourg. Cela s’intègre dans une collection de films appelés A travers les sports qui s‘apparentent plus à des documentaires datant tous de 1947. Le film commence donc avec le passage des voitures publicitaires qui ouvrent la voie aux coureurs. On peut notamment remarqué la présence de marques françaises comme OCB qui est un fabriquant de papier fin et de papier à rouler ou encore l’éditeur musical Paul Beuscher qui a promulgué des titres très connus comme La Vie en Rose d’Edith Piaf. Mais la présence de journaux comme La Voix du Nord ou encore L’Equipe est intéressant de relever. Dans les deux cas, il s’agit de journaux créés après la guerre, en 1945 pour La Voix du Nord et en 1946 pour L’Equipe. Ce dernier est particulièrement intéressant car il est le successeur de L’Auto, créateur du Tour de France en 1903, et le fondateur du journal est Jacques Goddet, organisateur de l’édition de 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les courses&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
Rieb ne filme pas seulement le passage du Tour de France, mais également celle du circuit des Contades le 17 juillet de la même année. La bobine ayant un coût particulièrement élevé à cette époque, l’auteur a peut-être voulu économiser en mettant une autre course de vélo sur la même bande. Quoiqu’il en soit, il est intéressant d’associer deux circuits même si l’un est d’ampleur national alors que le second a une portée certainement plus locale. Il y a par ailleurs lieu seulement deux semaines après le passage du Tour. Les Contades est le quartier juif de Strasbourg, c’est ici que la synagogue de la Paix sera inaugurée en 1962. On remarque dans la manière de filmer de Rieb qu’il a du mal à stabiliser l’objectif peut-être dû au fait qu’il fait des prises de vues en mouvement rapide en tentant de suivre les coureurs. Il fait un montage successif des différents pelotons qui se succèdent durant le Tour. Pendant le circuit des Contades il n’hésite pas à changer de position pour avoir de meilleures prises de vues, une fois dans les rues de Strasbourg, une autre fois dans le parc de Contades lui-même. Il lui arrive de prendre des prises de vues au plus près des coureurs, en se mettant au sol pour avoir une vue en contre-plongée des cyclistes. Il est probablement sur la route elle-même car les techniques de zoom lui permettant de telles séquences depuis le trottoir ne se diffuse qu’à partir des années 1950. Par ailleurs, s’il n’a pas une caméra à stabilisation d’image, il est peu probable que son appareil soit équipé d’un dispositif tant avant-gardiste que le zoom. On remarque que la course du circuit des Contades semble être un événement assez important car on peut apercevoir à certains moments de nombreux spectateurs réunis derrière des barrières de sécurités délimitant le circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un Tour de France de raison d’Etat&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, Paris, L’Harmattan, 2007. (coll. « Espaces et Temps du sport »), p. 151.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
L’organisation du Tour de France de 1947 a été particulièrement agité. Si la décision est prise dès 1946, encore fallait-il savoir qui devait l’organiser. Les droits du Tour de France sont encore sous séquestres de fait de la fermeture du quotidien L’Auto en 1944. Cependant face au grand mouvement de nationalisation d’après-guerre, la question de l’avenir du Tour s’est posée. Face à la concurrence des autres journaux sportifs, « la Fédération Nationale de la Presse Française a ainsi décidé que le choix de l’organisateur doit incomber à la F.F.C&amp;lt;ref&amp;gt;Fédération Française de Cyclisme créée en 1881.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, … p. 149.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est donc à la section sport du Parisien Libéré et de L’Equipe de Jacques Goddet, ancien co-organisateur du Tour, que les droits sont cédés. Outre cette organisation laborieuse, l’idée d’un « chemin de ronde » a germé dans l’esprit des organisateurs pour de rallier les territoires frontaliers français afin de créer un sentiment d’unité national. En effet, le Tour a toujours eu un immense impact sur le peuple français et le choix des villes étapes était donc d’autant plus important. Ainsi le passage du Tour à Strasbourg dès la quatrième étape rentre parfaitement dans la logique de « refrancisation » de l’Alsace après quatre années de « germanisation ». Comme un retour à la ferveur de l’entre-deux-guerres, ce Tour était organisé par des Français, avec des Français et pour les Français. Ainsi on comprend la volonté de faire concourir seulement des cyclistes français ou d’origines étrangères à l’image du troisième et meilleur grimpeur Pierre Brambilla, un Italien ayant vécu toute sa vie en France et naturalisé en 1949. La victoire de Jean Robic, devenu héros national, et l’organisation du Tour a permis de réaffirmer l’ancrage de l’Alsace dans la communauté nationale.&lt;br /&gt;
|Bibliographie=Dietschy Paul et Clastres Patrick, Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours, Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, Paris, L’Harmattan, 2007, (coll. « Espaces et Temps du sport »), 256 p.&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=12749</id>
		<title>Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur (0033FN0002)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Manifestation_sportive_%C3%A0_Hoerdt_:_course_et_saut_en_hauteur_(0033FN0002)&amp;diff=12749"/>
		<updated>2020-01-05T16:31:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : Modifié automatiquement depuis la page Bas:Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur (0033FN0002).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=Manifestation sportive à Hoerdt : course et saut en hauteur&lt;br /&gt;
|fonds=Eber&lt;br /&gt;
|idSupport=0033FN0002&lt;br /&gt;
|dateDebut=31081947&lt;br /&gt;
|video=0033FN0002_2&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:01&lt;br /&gt;
|duree=00:00:00&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=9,5 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rombourg, Victor&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Athletics&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12748</id>
		<title>A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_passage_du_Tour_de_France_%C3%A0_Strasbourg_(0129FH0003)&amp;diff=12748"/>
		<updated>2020-01-05T16:31:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : Modifié automatiquement depuis la page Bas:A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg (0129FH0003).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le passage du Tour de France à Strasbourg&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=28061947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_3&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:10&lt;br /&gt;
|genre=Film_amateur&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Cycling&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Utilisateur:V._Sarbach&amp;diff=12746</id>
		<title>Utilisateur:V. Sarbach</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=Utilisateur:V._Sarbach&amp;diff=12746"/>
		<updated>2020-01-05T16:29:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : Passage du Tour de France de 1947 dans les environs de Strasbourg le 28 juin et course cycliste dans le quartier des Contades le 17 juillet de la même année.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;big&amp;gt;Contexte et analyse&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tour de France est organisé chaque années depuis 1903 et a lieu généralement pendant une grande partie du mois de juillet. L’édition de 1947 est particulière car il s’agit de la première depuis l’interruption du tour en 1940 et donc depuis la défaite du nazisme en 1945. La France est encore dévastée et l’Alsace n’est pas épargnée. Un autre trait caractéristique de ce tour est son organisation en « chemin de ronde », c’est-à-dire un circuit collant les frontière du territoire français et allant même au-delà comme au Luxembourg et en Belgique. Strasbourg constitue une ville étape, les cyclistes arrivent le 28 juin de Luxembourg et repartent le 29 en direction de Besançon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La caravane du Tour'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Géo Rieb est plus connu pour ses œuvres musicales que pour ses films amateurs. En effet ce compositeur a écrit de nombreuses ballades appelées Les joyeux strasbourgeois à partir de l’année 1957. La présence de ces films amateurs témoigne donc de l’intérêt précoce de Rieb pour les événements dans sa ville. Le 28 juin 1847, il s’est employé a réalisé un court film sur l’arrivée du peloton à Strasbourg. Cela s’intègre dans une collection de films appelés A travers les sports qui s‘apparentent plus à des documentaires datant tous de 1947. Le film commence donc avec le passage des voitures publicitaires qui ouvrent la voie aux coureurs. On peut notamment remarqué la présence de marques françaises comme OCB qui est un fabriquant de papier fin et de papier à rouler ou encore l’éditeur musical Paul Beuscher qui a promulgué des titres très connus comme La Vie en Rose d’Edith Piaf. Mais la présence de journaux comme La Voix du Nord ou encore L’Equipe est intéressant de relever. Dans les deux cas, il s’agit de journaux créés après la guerre, en 1945 pour La Voix du Nord et en 1946 pour L’Equipe. Ce dernier est particulièrement intéressant car il est le successeur de L’Auto, créateur du Tour de France en 1903, et le fondateur du journal est Jacques Goddet, organisateur de l’édition de 1947.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les courses'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rieb ne filme pas seulement le passage du Tour de France, mais également celle du circuit des Contades le 17 juillet de la même année. La bobine ayant un coût particulièrement élevé à cette époque, l’auteur a peut-être voulu économiser en mettant une autre course de vélo sur la même bande. Quoiqu’il en soit, il est intéressant d’associer deux circuits même si l’un est d’ampleur national alors que le second a une portée certainement plus locale. Il y a par ailleurs lieu seulement deux semaines après le passage du Tour. Les Contades est le quartier juif de Strasbourg, c’est ici que la synagogue de la Paix sera inaugurée en 1962. On remarque dans la manière de filmer de Rieb qu’il a du mal à stabiliser l’objectif peut-être dû au fait qu’il fait des prises de vues en mouvement rapide en tentant de suivre les coureurs. Il fait un montage successif des différents pelotons qui se succèdent durant le Tour. Pendant le circuit des Contades il n’hésite pas à changer de position pour avoir de meilleures prises de vues, une fois dans les rues de Strasbourg, une autre fois dans le parc de Contades lui-même. Il lui arrive de prendre des prises de vues au plus près des coureurs, en se mettant au sol pour avoir une vue en contre-plongée des cyclistes. Il est probablement sur la route elle-même car les techniques de zoom lui permettant de telles séquences depuis le trottoir ne se diffuse qu’à partir des années 1950. Par ailleurs, s’il n’a pas une caméra à stabilisation d’image, il est peu probable que son appareil soit équipé d’un dispositif tant avant-gardiste que le zoom. On remarque que la course du circuit des Contades semble être un événement assez important car on peut apercevoir à certains moments de nombreux spectateurs réunis derrière des barrières de sécurités délimitant le circuit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un Tour de France de raison d’Etat'''&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, Paris, L’Harmattan, 2007. (coll. « Espaces et Temps du sport »), p. 151.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du Tour de France de 1947 a été particulièrement agité. Si la décision est prise dès 1946, encore fallait-il savoir qui devait l’organiser. Les droits du Tour de France sont encore sous séquestres de fait de la fermeture du quotidien L’Auto en 1944. Cependant face au grand mouvement de nationalisation d’après-guerre, la question de l’avenir du Tour s’est posée. Face à la concurrence des autres journaux sportifs, « la Fédération Nationale de la Presse Française a ainsi décidé que le choix de l’organisateur doit incomber à la F.F.C&amp;lt;ref&amp;gt;Fédération Française de Cyclisme créée en 1881.&amp;lt;/ref&amp;gt;  »&amp;lt;ref&amp;gt;Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, … p. 149.&amp;lt;/ref&amp;gt; . C’est donc à la section sport du Parisien Libéré et de L’Equipe de Jacques Goddet, ancien co-organisateur du Tour, que les droits sont cédés. Outre cette organisation laborieuse, l’idée d’un « chemin de ronde » a germé dans l’esprit des organisateurs pour de rallier les territoires frontaliers français afin de créer un sentiment d’unité national. En effet, le Tour a toujours eu un immense impact sur le peuple français et le choix des villes étapes était donc d’autant plus important. Ainsi le passage du Tour à Strasbourg dès la quatrième étape rentre parfaitement dans la logique de « refrancisation » de l’Alsace après quatre années de « germanisation ». Comme un retour à la ferveur de l’entre-deux-guerres, ce Tour était organisé par des Français, avec des Français et pour les Français. Ainsi on comprend la volonté de faire concourir seulement des cyclistes français ou d’origines étrangères à l’image du troisième et meilleur grimpeur Pierre Brambilla, un Italien ayant vécu toute sa vie en France et naturalisé en 1949. La victoire de Jean Robic, devenu héros national, et l’organisation du Tour a permis de réaffirmer l’ancrage de l’Alsace dans la communauté nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;big&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dietschy Paul et Clastres Patrick, Sport, société et culture en France du XIXe siècle à nos jours, Paris, Hachette Supérieur, 2006, (coll. « Carré Histoire »), 254 p.&lt;br /&gt;
Viollet Sandrine, Le Tour de France cycliste 1903-2005, Paris, L’Harmattan, 2007, (coll. « Espaces et Temps du sport »), 256 p.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12745</id>
		<title>A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php?title=A_travers_les_sports_:_le_circuit_d%27autos_et_de_motos_(0129FH0003)&amp;diff=12745"/>
		<updated>2020-01-05T16:17:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;V. Sarbach : Modifié automatiquement depuis la page Bas:A travers les sports : le circuit d'autos et de motos (0129FH0003).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{FicheSequence&lt;br /&gt;
|titreCree=Non&lt;br /&gt;
|titre=A travers les sports : le circuit d'autos et de motos&lt;br /&gt;
|fonds=Rieb&lt;br /&gt;
|idSupport=0129FH0003&lt;br /&gt;
|dateDebut=03081947&lt;br /&gt;
|video=0129FH0003_4&lt;br /&gt;
|institution_dorigine=MIRA&lt;br /&gt;
|coloration=Noir_et_blanc&lt;br /&gt;
|son=Muet&lt;br /&gt;
|timecode=00:00:00&lt;br /&gt;
|duree=00:02:19&lt;br /&gt;
|format_original=8 mm&lt;br /&gt;
|droits=MIRA&lt;br /&gt;
|Etat_redaction=Non&lt;br /&gt;
|Etat_publication=Non&lt;br /&gt;
|realisateurs=Rieb, Géo&lt;br /&gt;
|username=V. Sarbach&lt;br /&gt;
|userrealname=Vincent Sarbach&lt;br /&gt;
|datesignature=2020-01-05&lt;br /&gt;
|lieuTournage=48.58189, 7.75103&lt;br /&gt;
|thematique=Sport&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>V. Sarbach</name></author>
		
	</entry>
</feed>