Mariage Oberseebach (0005FI0013) : Différence entre versions

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# Les scènes de la vie quotidienne
 
# Les scènes de la vie quotidienne
D'après la description faite par le chanoine Knittel en 1937<ref>George KNITTEL (chanoine): "Oberseebach", Odilien-Kalender für das Jahr 1937. Cité dans: Seebach, Strasbourg, Editions COPRUR, 1985. </ref>, la population de Seebach était essentiellement paysanne. Elle travaillait la terre et élevait du bétail. Le travail était alors physique, dans les champs comme à la ferme. Les costumes décrits ci-dessus ne sont alors pas d'usage en semaine, car bien trop précieux. On les revêtait le dimanche ou lors de festivités. Pendant la semaine, les agriculteurs s'habillaient plus simplement, avec des pièces en tissus moins noble et moins travaillé. C'est ce que l'on peut voir dans l'extrait ci-dessus. Les hommes étaient notamment vêtus d'une blouse de travail bleu clair, assez ample et à la finition grossière: le ''Liggerhemd.''  
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D'après la description faite par le chanoine Knittel en 1937<ref>George KNITTEL (chanoine): "Oberseebach", Odilien-Kalender für das Jahr 1937. Cité dans: Seebach, Strasbourg, Editions COPRUR, 1985. </ref>, la population de Seebach était essentiellement paysanne. Elle travaillait la terre et élevait du bétail. Le travail était alors physique, dans les champs comme à la ferme. Les costumes décrits ci-dessus ne sont alors pas d'usage en semaine, car bien trop précieux. On les revêtait le dimanche ou lors de festivités. Pendant la semaine, les agriculteurs s'habillaient plus simplement, avec des pièces en tissus moins noble et moins travaillé. C'est ce que l'on peut voir dans l'extrait ci-dessus. Les hommes étaient notamment vêtus d'une blouse de travail bleu clair, assez ample et à la finition grossière: le ''Liggerhemd.'' Pas de chaussures noires vernies, ce sont de solides sabots que le paysan chaussait dans les champs.
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# Les conscrits
 
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=== Le rituel nuptial de Seebach ===
 
=== Le rituel nuptial de Seebach ===
 
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Version du 6 janvier 2019 à 01:25

Événements filmés ou en lien


Streisselhochzeit

Résumé


Mise en place et déroulement du cortège du dimanche matin de la célèbre fête de Seebach: la Streisselhochzeit, le mariage au bouquet de fleur, qui attire l'attention d'un large public.
Développer

Métadonnées

N° support :  0005FI0013
Date :  1989
Coloration :  Couleur
Son :  Muet
Durée :  00:04:32
Cinéastes :  Weiss, Robert-Charles
Format original :  Super 8 mm
Genre :  Film amateur
Thématiques :  Activités de plein-air, Traditions, Conscrits, Fêtes locales, Habit traditionnel, Mariage, Vie rurale
Institution d'origine :  MIRA

Contexte et analyse


S'il y a bien une fête qui caractérise le village de Seebach depuis plus de 30 ans, c'est la Streisselhochzeit, la fête du mariage au bouquet. Située à environ 10km au sud de Wissembourg, il attire chaque été depuis 1982 l'attention de nombreux curieux venant d'Alsace mais aussi d'Outre-Rhin. Cette fête permet notamment, le temps d'un weekend au mois de juillet, de redécouvrir et faire revivre par le biais de manifestations folkloriques, de cortèges, de démonstrations musicales les anciennes traditions locales relatives à la vie quotidienne et plus spécifiquement au mariage paysan.

La Streisselhochzeit, vitrine de la vie paysanne traditionnelle

  1. Les costumes traditionnels

Les habits traditionnels faisaient partie intégrante de la vie rurale alsacienne jusqu'au début du siècle dernier dernier, où, poussés par le progrès et l'industrialisation, les villageois privilégièrent un habillement plus pratique et à la mode citadine. Ainsi, le port de cet habit ancestral disparu progressivement du paysage quotidien, pour ne sortir des placards que pour des occasions spéciales. Avant toute chose, il n'est pas négligeable de rappeler que le costume traditionnel alsacien ne se limite pas uniquement à celui de l'Alsacienne en jupe rouge et au gros noeud noir dans les cheveux. C'est une vision totalement erronée de l'habit traditionnel, puisqu'il existe autant d'habits différents que de communes alsaciennes, voire plus. Le costume traditionnel relève d'une codification bien particulière. Véritable marqueur social, il change en fonction du sexe, du statut social et marital de la personne, de son âge mais aussi de sa confession et se décline alors en plusieurs variantes. Ces codes se retrouvent dans la plupart des contrées alsaciennes. A Seebach, ces codes vestimentaires sont d'autant plus importants car deux communautés religieuses se cotoient au sein du village: d'une part les protestants, d'autre part les catholiques. Ils permettent alors de définir à vue d'oeil, l'identité de la personne. Leurs différents habillements sont tous visibles dans l'extrait ci-dessus, nous tenterons d'en établir les caractéristiques générales. L'habit se porte dès le plus jeune âge. De manière générique, les enfants catholiques et protestants s'habillent de la même manière, mais des distinctions peuvent avoir été faite autrefois, notamment chez les filles au niveau de la coiffure.

Les filles portent une sorte de bonnet noir qui recouvre les oreilles, le béguin. Leur habit est composé d'une chemise blanche retroussée aux manches et brodée de leurs initiales respectifs, au dessus de laquelle elles portent un corselet noir généralement en velours, brodés de fleurs. Un plastron, pièce triangulaire en carton recouverte de tissus est ajouté au niveau du décolleté. Ce dernier est orné d'un gros noeud. Le tout est glissé sous la jupe noire qui est doublée et rembourrée à l'aide d'un "bourrelet" pour y apporter plus de volume. Cette dernière leur arrive à hauteur de mi-mollet, ce qui oblige le port de bas blancs. Il ne faut pas oublier le tablier en soie, de couleur sombre, pièce maîtresse du costume, bien souvent minutieusement brodé de fleurs colorées. Un foulard noir à fleurs vient également parfaire la tenue. Les chaussures se veulent noires et sobres. En grandissant, ce sont essentiellement les coiffes qui différent, notamment en fonction de la religion. La protestante portera une petite coiffe en brocard rouge (ou noir, pour les occasions spéciales) qu'elle noue au dessus de la tête, alors que la catholique arborera une petit bonnet blanc en tulle, souvent brodé de fleurs et noué en dessous du menton. Une autre étape décisive est celle du mariage. Du côté protestant, les épouses portent un petit bonnet noir noué à l'arrière de la tête et dont deux lanières noires cachent les oreilles. Du côté catholique, la coiffe ne change pas, seule une collerette blanche placée sous son foulard indique que la femme est mariée. En vieillissant, les femmes protestantes et catholiques portent la Nawelskapp, un bonnet noir de veuve.

Quant au costume masculin, son évolution est plus simple à suivre. Le petit garçon est généralement vêtu d'une chemise blanche, d'un gilet et d'un pantalon noir. Il porte une Morischelskapp, un bonnet de laine noire tricoté et dont la bordure est tressée dont la forme rappelle celle d'une morille, d'où son appellation de "bonnet morille". En grandissant, dès 14-15 ans, le garçon protestant porte un pantalon blanc et change de couvre-chef. Il opte pour la toque en fourrure de putois, typique pour les jeunes hommes célibataires et protestants de Seebach. Son acolyte catholique préfèrent alors porter un chapeau noir plus classique. Lorsqu'ils se marient, les hommes protestants et catholiques portent un pantalon noir, parfois une redingote ou une veste plus courte à boutons et une chapeau de feutre noir à bord large ou encore un tricorne.

  1. Les scènes de la vie quotidienne

D'après la description faite par le chanoine Knittel en 1937[2], la population de Seebach était essentiellement paysanne. Elle travaillait la terre et élevait du bétail. Le travail était alors physique, dans les champs comme à la ferme. Les costumes décrits ci-dessus ne sont alors pas d'usage en semaine, car bien trop précieux. On les revêtait le dimanche ou lors de festivités. Pendant la semaine, les agriculteurs s'habillaient plus simplement, avec des pièces en tissus moins noble et moins travaillé. C'est ce que l'on peut voir dans l'extrait ci-dessus. Les hommes étaient notamment vêtus d'une blouse de travail bleu clair, assez ample et à la finition grossière: le Liggerhemd. Pas de chaussures noires vernies, ce sont de solides sabots que le paysan chaussait dans les champs.


  1. Les conscrits
=== Le rituel nuptial de Seebach ===
© OpenStreetMap contributors



  1. Aller plutôt Seebach. La commune s'est appelée Oberseebach jusqu'en novembre 1974, où elle a été fusionnée avec le village de Niederseebach.
  2. Aller George KNITTEL (chanoine): "Oberseebach", Odilien-Kalender für das Jahr 1937. Cité dans: Seebach, Strasbourg, Editions COPRUR, 1985.