Jérusalem (0016FH0017)


[1] Avertissement[2]

Résumé


Visite filmée par Étienne Klein de Jérusalem et de ses environs en 1962.
Développer

Métadonnées

N° support :  0016FH0017
Date :  1962
Coloration :  Couleur
Son :  Muet
Durée :  00:00:49
Cinéastes :  Klein, Etienne
Format original :  8 mm
Thématiques :  Sites patrimoniaux et touristiques
Institution d'origine :  MIRA

Contexte et analyse


Les Britanniques présents depuis 1917 sur le sol palestinien, subissent au courant de la Seconde Guerre mondiale, d’un côté, la pression des groupes paramilitaires juifs installés sur les terres palestiniennes et de l’autre, celle de la Maison Blanche, voyant dans la Palestine la terre originelle du peuple Juif sur laquelle les rescapés de la Shoah doivent s’établir. La Grande-Bretagne, étant affaiblie par le conflit, cède à ces différentes pressions et transmet le dossier palestinien à l’ONU au courant du mois de février 1947. Dès lors, fin août 1947, le Comité spécial des Nations unies sur la Palestine propose le partage de cette terre en deux États économiquement liés, avec pour Jérusalem et sa région, un statut spécial. Directement administrée par l’ONU, la région de Jérusalem doit constituer un corpus separatum. La résolution sur le partage de la Palestine est adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU le 29 novembre 1947. Le lendemain, la guerre civile éclate entre les nationalistes juifs et palestiniens, sonnant le début du premier conflit israélo-arabe. La proclamation, par David Ben Gourion, de l’indépendance de l’État d’Israël, le 14 mai 1948, donne une nouvelle dimension au conflit. En effet, le lendemain, cinq armées arabes dont l’Égypte, la Transjordanie, la Syrie, le Liban et l’Irak attaquent l’État hébreu. L’issue de ce conflit est catastrophique pour les Arabes palestiniens, puisqu’environ 750 000 d’entre eux doivent quitter leurs foyers au cours de cette guerre. S’ajoute à ces réfugiés, le lourd tribut payer par les Arabes et les Juifs. Les pertes arabes s’élèvent à près de 10 000 personnes dont deux tiers de Palestiniens. Du côté israélien, 6 000 soldats et civils perdent la vie soit 1 % de la population juive de l’époque. Toutefois, si sur le plan politique, Israël a, en plus d’avoir définitivement gagné son indépendance, élargi ses frontières de 6 000 km2 par rapport au plan de partage de 1947, les régimes en place dans les États arabes sortent fragilisés par une défaite humiliante et le peuple palestinien se retrouve brisé, fragmenté et dispersé. Enfin, la partition de la ville de Jérusalem amène les Juifs à se regrouper à l’ouest et au sud de la ville, l’est étant entre les mains du royaume jordanien. Dès lors, le centre médical Hadassah, anciennement installé sur le mont Scopus, emménage, en 1961, à l’ouest de la ville dans le village d’Ein Kérem. En 1949, la dépouille de Theodor Herzl est, conformément à ses vœux, emmenée en Israël où elle repose sur une colline, elle aussi située à l’ouest de Jérusalem, rebaptisé en son honneur en 1951, mont Herzl. C’est d’ailleurs sur cette même colline qu’est construit, en 1953, le mémorial de Yad Vashem.

Personnages identifiés


Rolande Klein.

Lieux ou monuments


Israël, Beït Shean, Jérusalem, Mont Herzl, Tombeau de Theodor Herzl, Yad Vashem, Crypte du souvenir, Flamme éternelle, Ein Kérem, synagogue du centre médical Hadassah Ein Kérem.

Bibliographie


ABITBOL Michel, Histoire d’Israël, Paris, Perrin, 2018.

BEN RAFAEL Eliezer et KONOPNICKI Maurice, Jérusalem, Paris, Presses Universitaires de France, 1997 [1987].

DIECKHOFF Alain (dir.), L’État d’Israël, Paris, Fayard, 2008.

FORESTIER Sylvie, HAZAN-BRUNET Nathalie et alii, Les vitraux de Chagall, Paris, Citadelles & Mazenod, 2016.

NEUMAN Eran, Shoah Presence: Architectural Representations of the Holocaust, Farnham, Burlington, Ashgate, 2014.
© OpenStreetMap contributors


Article rédigé par

Nicolas Laugel, 05 janvier 2020


  1. Aller En tant que partie d'une production amateur, cette séquence n'a pas reçu de titre de son réalisateur. Le titre affiché sur cette fiche a été librement forgé par son auteur dans le but de refléter au mieux son contenu.
  2. Aller Cette fiche est considérée comme achevée par son auteur, mais elle n'a pas encore été validée par une autorité scientifique.
  3. Aller FORESTIER Sylvie, HAZAN-BRUNET Nathalie et alii, Les vitraux de Chagall, Paris, Citadelles & Mazenod, p. 78.
  4. Aller Id.
  5. Aller Id.
  6. Aller Id.
  7. Aller Id.
  8. Aller Id.
  9. Aller DIECKHOFF Alain (dir.), L’État d’Israël, Paris, Fayard, p. 15-16.
  10. Aller Ibid., p. 16.
  11. Aller ABITBOL Michel, Histoire d’Israël, Paris, Perrin, p. 80.
  12. Aller Ibid., p. 66.
  13. Aller DIECKHOFF (dir.), op. cit., p. 238.
  14. Aller Ibid., p. 238-239.
  15. Aller Ibid., p. 85.
  16. Aller Ibid., p. 84.
  17. Aller Ibid., p. 85.
  18. Aller Ibid., p. 86.
  19. Aller Id.
  20. Aller Id.
  21. Aller Ibid., p. 87.
  22. Aller NEUMAN Eran, Shoah Presence: Architectural Representations of the Holocaust, Farnham, Burlington, Ashgate, p. 71.
  23. Aller Ibid., p. 74.
  24. Aller Id.
  25. Aller Ibid., p. 75.
  26. Aller Ibid., p. 76.
  27. Aller Ibid., p. 77.