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Foire exposition au Wacken
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Abstract


Film de 3 minutes et trente secondes, il offre à nous, visionneurs de ce dernier, un regard sur un souvenir de famille. Ce dernier se déroule très exactement en 1934, lors de la foire européenne, qui se déroule dans le quartier du Wacken à Strasbourg. La famille Breesé se trouve durant le film à l'entrée de la foire et pose devant la caméra.


Metadata

Reference / film number :  0021FN0001
Date :  1934
Coloration :  Black and white
Sound :  Mute
Running time :  00:03:33
Film-maker :  Breesé, Emile
Reel format :  9,5 mm
Language :  French
Genre :  Amateur movie
Thematics :  Strasbourg, european capital, Local festivals, Industry, Heritage and tourism sites
Archive :  MIRA

Context and analysis


  • Un événement annuel qui attire du monde

Organiser annuellement pour sa neuvième édition, la foire européenne du Wacken est donc un évènement encore tout récent. Cette dernière a tout de même traversé les époques, car elle existe encore aujourd’hui sous la même forme. Présentant tout comme aujourd’hui des exposants de différents secteurs (alimentation, habitat, …). Dans de plus anciennes versions, telle que 1934, étaient aussi connus pour une grande présence de l’industrie automobile. On pouvait découvrir dans son Salon dédié, toutes les marques mondiales de l’automobile et l’on trouvait même sur place une piste d’essai (qui était en grande partie située sur l’emplacement actuel du Parlement européen. L’évènement était assez réputé pour être connu aux Etats-Unis, comme l’atteste l’article ci-dessous.

https://www.retronews.fr/journal/the-chicago-tribune-and-the-daily-news-new-york/21-aout1934/1729/2875149/5

Cet événement attire beaucoup de monde, comme on peut le constater avec la foule qui passe devant et derrière la famille Breesé durant ce film. Elle attire aussi beaucoup d’entreprises qui sont tellement nombreuses, que par exemple en 1932, ils ont dû en refuser plus de 200.

https://www.retronews.fr/journal/revue-du-rhin-et-de-la-moselle/1-septembre1932/335/1219079/17

Hormis le salon de l’auto, on y retrouve un salon culinaire, dont on voit deux participants dans certaines scènes du film. Vers 1:50, on aperçoit donc deux brasseries : la brasserie Météor, établissement alsacien existant depuis 1640 à Hochfelden. Le second est la brasserie Prieur, qui elle existe depuis 1672 dans le quartier de Koenigshoffen, à Strasbourg. Celle-ci n’existe plus aujourd’hui, elle a fermé ses portes en 1983.


  • Un cinéaste filmant pour créer des souvenirs POUR la famille

Notre cinéaste filme ici avec une caméra 9.5 mm., un format qui était apparu dans les années 1920 et qui a trouvé un succès fulgurant, en raison de la facilité d’utilisation et de projection. Le ton du film est ici bon enfant. Le cinéaste cherche ici à filmer en premier lieu sa famille, tout ce qui se déroule autour est ignoré. Il y a aussi un moindre soin qui est pris sur la stabilité ou sur les cadres de la caméra. On constate que celle-ci tremble ou que les personnes ne sont pas parfaitement cadrées, cela ne semble pas être trop été le premier souci. Les membres de la famille posent dans différentes scènes, mais toujours dans le même emplacement : la grande cour centrale du parc de la foire. Encore visible par l’entrée qui se situait Adrien Zeller. Entrée qui est visible par exemple à 0:23, derrière les membres de la famille. Décrit dans sa biographie sur ce site comme une personne curieuse de tout, il s’est peut-être intéressé, durant cette année 1934 à la nouveauté qu’est la photographie de mode. Née plus ou moins des Christian Bérard et Man Ray, photographes pour le magazine Vogue, monsieur Breesé semble faire prendre la pose aux membres de sa famille. Ces derniers semblent s’y prendre au jeu, non sans un certain amusement, notamment cette personne vers 2:25.

  • Un regard sur des habitudes et des mœurs des années 1930

Une dernière chose que l’on peut constater avec ce petit film, ce sont certaines habitudes que l’on pouvait avoir à cette époque. Les premières habitudes que l’on peut remarquer tout de suite sont celles qui touchent aux vêtements. On perçoit avec ce film la mode des années 1930, un style plus épure s’inspirant des styles art déco. Les femmes portaient des robes ou des jupes mi-longues, on ne sortait pas sans un chapeau et des gants. Le style est aussi plus léger en raison des besoins de se restreindre après la grave crise financière de 1929. Pour les hommes aussi, l’habillage est à la sobriété. On retrouve des costumes qui sont proches du corps et constitués d’un trois-pièces. Les hommes et les garçons portent des chaussures à cuir noir ou cognac, les enfants portent ici une marinière avec ces dernières. Pour le chapeau, on peut voir que ce sont des chapeaux en feutre qui pouvait être un Trilby ou de style Homburg. Vers 1:30, on peut voir les femmes et un enfant de la famille manger ce qui semble être des gaufres plates (gaufres façon Nouvel An ?), on aperçoit encore avec la femme du milieu qu’elle tient dans sa main droite un autre accessoire à la mode à cette époque : le mouchoir, qui était durant cette période un moyen d’ajouter un peu de style dans ces habits austères. Enfin, on constate aussi que le recyclage ou le fait de jeter ses détritus à la poubelle n’étaient pas d’une grande importance. On peut juger cela par l’amoncellement de déchets sur le sol, dont on peut en voir une partie dans les scènes prises par monsieur Breesé.

Places and monuments


Foire exposition du Wacken, Strasbourg


Article written by

Nicolas Sittaro, 11 January 2020


  1. This film analysis is considered finished by its author. However, it has not yet been proofread by a scientific authority.