Constructions et ravages du béton (0131FI0023)


Avertissement[1]

Résumé


Le film est un documentaire d'une durée de 15:58min, il est réalisé entre 1960 et 1976 par Solange Fernex, militante écologiste. Divisé en plusieurs séquences tournées dans des lieux différents entre Mulhouse et Bâle, il s’intéresse aux effets des activités humaines sur l'environnement et notamment comme son titre l'indique aux constructions et ravages du béton mais également à l'industrialisation et notamment l'industrie chimique. Pour illustrer sont propos le film nous offre divers séquences montrant la construction d'immeuble en béton, des réalisations déjà fini comme le Hilton de Bâle ou les Coteaux à Mulhouse, des échangeurs routiers et autoroutiers, maisons individuelles, l'usine chimique PEC-Rhin d'Ottmarsheim, des défrichements et décharges.

Description


La première partie du documentaire se situe à Bâle. La partie Bâloise du film est elle-même subdivisée en plusieurs séquences. La première séquence est consacrée à la construction d'un bâtiment en plein cœur de la ville, plus exactement à l'adresse suivente : Steinenvorstadt 5 (5 rue de la banlieue en pierre) . Le premier plan de cette partie est consacré à l'arrivée d'un camion de chantier de l'entreprise "Wenk", s’en suis des plans de grues, prisent de puis le sol elle renvoie une forme de démesure accentuer par étroitesse de la rue. Dans le plan suivant la réalisatrice montre le chantier en lui même, avec ces poutres métalliques ces blocs de béton et s'amuse le plan suivant à filmer un pigeon sur le chantier bectant au milieu de gravillons, d'un gobelet et d'un papier plastique. La séquence ce poursuit avec la prise en vidéo de matériel de chantier, le balais incessant des grues, d'un tractopelle et d'une bétonnière en suivant leur mouvement avec la caméra. Elle profite également pour filmer les ouvriers qui s'affère sur le chantier, ainsi que les passants. La deuxième partie s'ouvre sur un plan dans le quartier le gare de Bâle avec la mise en avant par un mouvement de caméra et par un zoom avant, d'une tour de bureau où siège la banque BIS et dont la hauteur romps avec le bâti environnent. Le plan suivant s'attarde sur une autre réalisation en béton des années 60-70, l'hotel Hilton de Bâle. On quitte à présent la ville de Bâle pour nous diriger dans le quartier des Coteaux à Mulhouse où sur plusieurs plan adoptant des mouvements de caméra permettent de voir l'étendu et l'uniformité de ces barres ou de ces tours HLM. L'étendu de la bétonisation n'est pas uniquement illustré par la construction d'immeuble mais également par la construction de lotissent avec des maisons individuels, allant jusqu'à s’étaler sur les flans de collines. Autre grande réalisation en béton filmé, un échangeur d'autoroute encore en construction, la façon dont est filmé c'est à dire depuis le sol montre l'imposante structure sous différents angles, montrant les impressionnants enchevêtrements des bretelles d'autoroutes, en parallèle dans cette séquence est mis en avant sur plusieurs plans fixe, la circulation automobile. Fernex choisi de remonter la filière du béton et donc filmé les gravières d'Alsace en activités dans un premier temps. Elle filme les engins permettant l'exploitation des gravillons, on y retrouve par ailleurs le logo de l'entreprise Stamm, même entreprise que celle du chantier de Bâle. Plusieurs plan s’en-chaines pour montrer l'acheminement par camion de la matière première vers les chantier en l’occurrence ici celui de routes. La séquence suivante nous montre l'étendu des trous laissé par l'exploitation du gravier, un des plan occupe particulièrement l'attention celui d'une gravière reconvertie en décharge. Les plans qui suivent film de nouveaux chantiers et parmi eux, celui de l'EuroAirport Bâle-Mulhouse. Une nouvelle séquence d'environs 2 minutes s'ouvre y est filmé une usine chimique celle de Pec-Rhin à Ottmarsheim qui fabrique des intrants pour l'agriculture. Plusieurs plan se succèdes montrant les fumées, les réservoirs de produits chimiques, les wagons de fret... La dernière séquence film la destruction d'espaces naturels boisés par des bulldozers, un plan montre le calme et la beauté de la nature, puis d'un mouvement de caméra le décor change radicalement et fait place aux monticules de terre ce qui apporte un contraste saisissent avec le début du plan. Au milieu de cette séquence un message militant est filmé sur un panneau ou est inscrit "ils ont dit dans 20 ans plus de campagne".

Métadonnées

N° support :  0131FI0023
Date :  Entre 1960 et 1979
Coloration :  Couleur
Son :  Muet
Durée :  00:15:58
Cinéastes :  Fernex, Solange
Format original :  Super 8 mm
Genre :  Documentaire
Thématiques :  Ecologie
Institution d'origine :  Archiv soziale Bewegungen Freiburg

Contexte et analyse


Le développement d'un militantisme écologique.

Les premiers mouvements écologistes revendiqués comme tel apparaissent dans le courant des années 60, les Etats-Unis sont considérés comme le berceau de ce mouvement, il est vrai que c'est le pays où celui-ci prend le plus d’ampleur, aussi rapidement. L'années 1968 est marquée par la multiplications de mouvements sociaux à travers le monde, cette période d'insurrection participe fortement à l'émergence d'un militantisme écologiste, le plus souvent affilier à gauche politiquement. Un militantisme qui est dans un premier temps avant tous contestataire est qui conduit à un développement de ce que l'on appelle les conflits environnementaux. Les années 70 sont marquées par les conclusions du club de Rome : les limites de la croissance (1972) incitant à revoir le mode de développement des sociétés occidentales, soulignant les risques environnementaux et l'épuisement à terme des ressources. C'est également au cours de ces années que le mouvement connait une importante structuration autour d'associations (Greenpeace est par exemple fondée en 1971) mais aussi autour des tous premiers partis politiques mais cette pénétration dans le champs politique est alors encore très faible les premiers succès électoraux sont d'avantage le fait des années 80. En Alsace les premiers mouvements écologistes sont assez précoces par exemple dès 1965 est fondé l’association Alsace Nature. La région est précurseur en matière d'écologie politique avec la création de Ecologie et service cofondé par Solange Fernex en 1973, qui est le premier à apporté une dimension européenne à l'écologie politique. En Alsace à partir des années 70 les membres de ces mouvements réussissent à ce faire élire mais cette avant-gardisme électoral s'illustre uniquement lors des élections municipales où quelques conseillers écologistes font leurs apparitions. L'émergence précoce de l'écologisme en Alsace n'est pas le fruit du hasard, le fait que la région soit fortement industrialisée contribue à l’émergence de ces mouvance, on retrouve également des phénomènes similaire en Rhône-Alpes. De plus l'Alsace est une région où les projets destructeurs pour l'environnement ou/et dangereux pour les populations se sont succédé (usine de plomb à Marckolsheim(1974), centrale nucléaire à Fessenheim(1970), GCO(1976-2020)...). A cela s'ajoute les projets de l'autre coté du Rhin, en Allemagne, on peut citer Wyhl comme exemple où il était prévu de construire une centrale nucléaire. L'aspect transfrontalier est l'une des particularité des plus marquante du militantisme écologique dans notre région. On a en effet une solidarité entre les militants suisses, allemands ou alsaciens, chacun vient appuyer la lutte chez l'autre en cas de besoin. Cette solidarité permet de mobiliser un nombre important de personnes, dont l'union abouti à des succès notamment à Marckolsheim ou le projet d'usine de plomb est rejeté grâce à l'action des écologistes mais aussi grâce à un soutien massif de la population et des agriculteurs. Marckolsheim est un événement que l'on peut considérer comme fondateur de nouvelles méthodes d'actions pour protéger l'environnement car c'est là que c'est constituer l'une des premières zone à défendre aussi appelé ZAD.



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