Page values for "Hatten - Rittershoffen - Soldats allemands (0011FS0003)"

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titreHatten - Rittershoffen - Soldats allemands
sous_titre
video0011FS0003
dateDebut1944
dateFin1944
annee1,944
duree64
genreFilm amateur
format_original16 mm
colorationNoir_et_blanc
sonMuet
langue
realisateurs
droitsMIRA
lieuTournage48.90208, 7.97855
fondsSteinmetz
pieces_jointes
evenements_filmes_ou_en_lien
personnages_identifies
lieux_ou_monuments
etatOui-Oui
institution_dorigineMIRA
thematiqueSecond World War : German occupation - Annexation of Alsace
idSupport0011FS0003
timecode0
apercu
Hatten soldats.jpg
resumefrUne unité de soldats allemands en Outre-Forêt annexée: vie quotidienne et préparatifs militaires.
resumede
resumeen
descriptionfr/ groupe de soldats autour d’un abri en bois marqué « Abort » le long de la voie ferrée / soldats assis à la porte d’un wagon de marchandises souriants à la caméra / le wagon part / les soldats jouent aux cartes / une maison / des civils et un groupe d’une vingtaine de soldats (dans l’Ouest ?) / les soldats marchent au pas dans la petite rue ensoleillée du village, par rangs de trois, et passent de part et d’autre de la caméra posée au sol / défilé des soldats / camions qu’on décharge 1’14 / en ville, défilé de soldats allemands (image floue) chargés de paquetages, souriants / des civils regardent 2’03 / dans une gare ? soldats regroupés, souriants, autour de jeunes officiers / soldats alignés / des chars / une cabane en bois en construction
descriptionde
descriptionen
contextefrSoixante-dix ans après la réunion au deuxième Reich allemand de Guillaume II, et suite à une offensive éclair, l’Alsace se voit à nouveau occupée (juin), puis annexée (novembre). Une partie de la population vivant à proximité de la Ligne Maginot avait été évacuée à l’automne 1939 afin de sécuriser la future ligne de front. Une fois la France vaincue et l’ordre allemand instauré, les autorités d’occupation enjoignent aux Alsaciens de rejoindre leurs foyers ; les quelque 1500 habitants de Hatten rentrent du Limousin. Les occupants entament rapidement la nazification d’un territoire conçu comme une vitrine de propagande de la nouvelle Europe hitlérienne. La répression de toute résistance, la collaboration, la déportation des Juifs et enfin la conscription de force des jeunes alsaciens et mosellans imposent une longue épreuve à la population. Si les deux villages de Hatten et Rittershoffen, dans l’Outre-Forêt du nord de la région, face à la cité allemande de Rastatt, ont résisté à l’invasion et évité le pire, il n’en est pas de même en janvier 1945. La contre-attaque allemande Nordwind s’incarne dans de très violents engagements, la mort de civils et la destruction presque complète des deux localités. [[Fichier:Soldat allemand.jpg|vignette|Affiche de propagande signée Theo Matejko, 1940 © Musée de l'Armée]] '''La routine militaire''' Hatten et sa voisine Rittershoffen sont des petits bourgs sans importance stratégique, à l’écart des grandes voies de communication. Mais situés à proximité de la frontière et du Rhin, la première accueille la casemate Esch, construite dès 1931. Point faible de la ligne à ce niveau, le bastion échappe à l’offensive du 19 juin 1940 et est sauvé par l’armistice du 25 juin. La présence d’un groupe restreint de militaires dans ce coin de campagne s’explique donc par la possibilité de les loger. Le cinéaste amateur filme la cinquantaine d’hommes en train de défiler désarmés sans aucun spectateur, on les entend presque chanter. Il se permet un effet visuel typique des images de propagande nazis ou soviétiques, en contre-plongée et au milieu de la colonne qui le dépasse. Il saisit aussi, dans un wagon à l’arrêt sur une voie de garage à proximité du nœud ferroviaire nord-sud et est-ouest de Rœschwoog, une partie de carte très cézanienne, où les soldats se prennent manifestement au jeu. Avec les sourires qu’ils adressent à la caméra, l’atmosphère est à la détente, presque à l’insouciance. Ces mobilisés ont de la chance : ils ne sont ni à la frontière entre URSS et Pologne, ni sur les fronts d’Europe (Italie, Normandie, Provence) où la Wehrmacht subit de lourdes pertes. '''Sur le qui-vive''' Daté de 1944, sans qu’il soit possible d’être plus précis, le film amateur propose deux séquences distinctes. La première se situe aux abords d’une voie de chemin de fer, le type même des cibles que l’aviation américaine affectionne lors des bombardements infernaux qu’elle déchaîne autant pour réduire les capacités de combat adverses que pour terroriser la population. Fort heureusement, l’Alsace ne figure pas comme objectif principal des raids. Mais la tranquillité des premières scènes laisse place à une seconde partie où se lisent les signes d’une guerre qui arrive. Les soldats marchent en rang avec leur paquetage complet, se préparant à un transfert qui les mènera aussi bien sur le front polonais que sur celui de Normandie. Leur commandant, qui n’apparaissait pas sur les images précédentes, se retrouve filmé en buste alors qu’il lance ses ordres ; sa croix de guerre signale son expérience du feu. Son visage tendu contraste avec le sourire que peinent à retenir les recrues récentes, qui ne savent pas se tenir droit en rang. Un char d’assaut de petit calibre, sans doute un Panzer III, déchargé avec zèle, annonce les dangereux épisodes à venir.
contextede<big>'''Deutsche Soldaten im annektierten Elsass (Hatten, Rittershoffen)'''</big> Siebzig Jahre nach dem Anschluss an das Zweite Deutsche Reich unter Kaiser Wilhelm II. und nach einer Blitzoffensive wurde das Elsass erneut besetzt (Juni) und dann annektiert (November). Ein Teil der Bevölkerung, die in der Nähe der Maginot-Linie lebte, war im Herbst 1939 evakuiert worden, um die zukünftige Frontlinie zu sichern. Nach der Niederlage Frankreichs und der erfolgten Neuordnung durch Deutschland befahl die Besatzungsmacht den Elsässern, wieder in ihre Häuser zurückzukehren; die 1500 Einwohner von Hatten kehrten aus dem Limousin zurück. Die Besatzer begannen schnell mit der Nazifizierung eines Gebietes, das für die Propaganda als Schaufenster der Neuordnung Europas durch Hitlerdeutschland diente. Die Unterdrückung jeglichen Widerstands, die Kollaboration, die Deportation der Juden und schließlich die Zwangsrekrutierung der jungen Elsässer und Moselaner wurden zu einer langen, harten Prüfung für die Bevölkerung. Während die beiden Dörfer Hatten und Rittershoffen im Outre-Forêt im Norden der Region, gegenüber der deutschen Stadt Rastatt, die Invasion überlebt und das Schlimmste verhindert haben, war dies im Januar 1945 nicht der Fall. Der deutsche Gegenangriff Nordwind führte zu sehr heftigen Kämpfen, zum Tod von Zivilisten und zur beinahe vollständigen Zerstörung der beiden Ortschaften. '''Die Militär-Routine''' Die Ortschaften Hatten und das benachbarte Rittershoffen sind kleine Marktflecken ohne strategische Bedeutung, abseits der Hauptverkehrswege. Da sie jedoch in der Nähe der Grenze und des Rheins liegen, wurde bereits 1931 in Hatten die Kasematte Esch gebaut. Das Bollwerk, das an einer Schwachstelle der Maginot-Linie liegt, entging der Offensive am 19. Juni 1940 und wurde durch den Waffenstillstand am 25. Juni gerettet. Die Anwesenheit einer kleinen Gruppe von Soldaten in dieser ländlichen Gegend lässt sich dadurch erklären, dass sie hier untergebracht werden können. Der Amateurfilmer zeigt die etwa fünfzig Männer, die unbewaffnet und ohne Zuschauer marschieren, man kann sie fast singen hören. Er erlaubt sich einen visuellen Effekt, der für die Bilder der Nazi- oder Sowjet-Propaganda typisch waren und zeigt die Säule über ihm aus der Froschperspektive. In einem stehenden Wagon auf einem Abstellgleis in der Nähe des Nord-Süd- und Ost-West-Knotens Rœschwoog filmt er Kartenspieler, die offensichtlich Spaß daran haben, wie auf einem Gemälde von Cézanne. Sie blicken lächelnd in die Kamera und schaffen damit eine entspannte, beinahe unbeschwerte Atmosphäre. Diese Soldaten haben Glück: Sie befinden sich weder an der Grenze zwischen der UdSSR und Polen noch an der europäischen Front (Italien, Normandie, Provence), wo die Wehrmacht schwere Verluste erlitt. '''In Alarmbereitschaft''' Der aus dem Jahre 1944 stammende Amateurfilm – ein genaueres Datum lässt sich nicht feststellen – zeigt zwei verschiedene Sequenzen. Die erste zeigt Bilder aus der Nähe einer Eisenbahnstrecke, genau die Art von Zielen, die von der amerikanischen Luftwaffe bei ihren infernalischen Bombenangriffen bevorzugt wurden, um die gegnerische Kampfkraft auszuschalten und die Bevölkerung zu terrorisieren. Zum Glück war das Elsass nicht das Hauptziel der Bomber. Aber die Ruhe der ersten Szenen weicht einem zweiten Teil, in dem die Zeichen eines nahenden Krieges zu lesen sind. Die Soldaten marschieren mit vollem Gepäck und bereiten sich auf eine Verlegung an die polnische Front oder in die Normandie vor. Ihr Kommandant, der auf den vorherigen Bildern nicht zu sehen war, wird beim Erteilen seiner Befehle als Brustbild gefilmt; sein Kriegskreuz zeigt, dass er Kampferfahrung hat. Sein angespanntes Gesicht steht im Kontrast zu dem nur schwer verkniffenen Lächeln der jüngsten Rekruten, die nicht gerade in der Reihe stehen können. Ein kleiner Kampfpanzer, wahrscheinlich ein Panzerkampfwagen III, der eifrig abgeladen wird, kündigt die kommenden Gefahren an.
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