Page values for "Passage du Rhin à Vogelgrun (0075FH0018)"

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titrePassage du Rhin à Vogelgrun
sous_titre
video0075FH0018_1
dateDebut1962
dateFin1962
annee1,962
duree101
genreFilm amateur
format_original8 mm
colorationCouleur
sonMuet
langue
realisateursKugler, Jean-Georges
droitsMIRA
lieuTournage48.01869, 7.57482
fondsKugler
pieces_jointes
evenements_filmes_ou_en_lien
personnages_identifiesJean-Georges Kugler sa femme Joëlle et Chantal
lieux_ou_monumentsRibeauvillé Vogelgrun Breisach am Rhein Rhin Freiburg i.B.
etatOui-Oui
institution_dorigineMIRA
thematiqueCross-border tourism
idSupport0075FH0018
timecode0
apercu
Rhin_Vogelgrun.jpg
resumefrCe film est réalisé par [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] en 1962. Il est en couleur, muet et de format 8mm. Il filme sa femme et ses filles Chantal et Joëlle durant les derniers préparatifs d’un départ en vacances. Sa femme filme lorsqu'il conduit. [https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Kugler,_Jean-Georges Jean-Georges Kugler] est filmé plusieurs fois se faisant contrôler par les douaniers français et allemands.
resumede
resumeen
descriptionfr[00:00:00]Amorce vide; [00:00:03] Départ en vacances, une femme ferme la porte d’une maison, son bras droit est chargé d’habits, à des chaussures à talons blanches, très beau temps; [00:00:11] La femme descend d’un escalier, elle abaisse rapidement son épaule droite, elle est souriante et regarde indirectement la caméra, celle-ci suit horizontalement sa marche de gauche à droite, en arrière plan, les volets de la maison sont fermés; [00:00:17] Travelling rapide gauche-droite horizontal sur une Renault Dauphine bleue turquoise ayant le capot ouvert, la femme descends d’un deuxième escalier, la caméra filme la scène en léger contre plongée, elle remet son tee-shirt dans son pantalon; [00:00:21] Plan en contre-plongée la femme qui range les derniers habits dans le capot, Chantal est à gauche de la voiture,des cartons sont présents pour protéger les denrées alimentaires des rayons du soleil; [00:00:28] Plan moyen fixe de courte durée sur la voiture, à l’intérieur Joëlle prends place à l’arrière, le cameraman élève légèrement sa caméra pour montrer les affaires rangées sur le toit de la voiture; [00:00:33] Plan large fixe très court sur un coin de la maison et des arbres, en arrière plan il y a la vue sur une montagne des Vosges, un des châteaux de Ribeauvillé est visible, le cameraman abaisse la caméra pour remontrer le contenu présent dans le capot de la Renault Dauphine, la femme le ferme; [00:00:39] La femme salue la caméra, s’apprête à entrer dans la voiture, re-salue le réalisateur, entre dans la voiture, ferme la porte puis s’installe; [00:00:49] Plan fixe du conducteur qui salue le cameraman par sa main gauche sortant de la fenêtre, voiture qui part, poussière provoquée par le passage de la voiture; [00:00 :59] Plan fixe sur le Rhin puis travelling gauche-droite s’arrêtant sur la vue de Vieux Brisach, plusieurs bornes sont présentes et panoramique horizontal gauche-droite sur les panneaux « Pont du Rhin » et « direction Fribourg », sur ce plan il y a aussi un panneau différent marqué « EDF Aménagement de Vogelgrun – Sortie de Chantier - Merci »; [00:01:06] Plan fixe sur le conducteur contrôlé par un douanier français, toit de la voiture visible; [00:01:11] Cameraman dans la voiture qui filme l’entrée de la voiture sur le pont métallique de Vogelgrun; [00:01:15] Passage de la voiture sur le pont qui permet de franchir le Rhin, arcades visibles furtivement car il s’agir d’un plan fixe de la butte et de l’église de Vieux Brisach; [00:01:18] Cameraman dans la voiture qui filme la sortie du pont, contre plongée sur les arcades métalliques; [00:01:24] Plan sur un panneau signifiant l’entrée en territoire allemand, plan sur le panneau « Zoll-Douane »; [00:01:29] Plan fixe sur le conducteur qui se fait contrôler par un douanier allemand, il tient les papiers du véhicule dans sa main gauche; [00:01:37] Plan fixe sur l’arrière d’un véhicule possédé par la Radio-Lauber, immatriculation et logos DAS et la lettre D sont bien visibles, travelling en diagonale bas-haut droite-gauche lent permettant de voir, plusieurs voitures et les lignes de tram de Fribourg, apparemment, il y a un bouchon.
descriptionde
descriptionen
contextefr== Les années 1960 ou l’essor des loisirs transfrontaliers == [[Fichier:Renault dauphine.jpg|vignette|gauche|Une Renault Dauphine]]En 1960, les voyages effectués en voiture se multiplient car la voiture se démocratise. En effet, une classe moyenne émerge et il y a l’avènement de la société de consommation. La Renault Dauphine produite entre 1956 et 1967 en est l’archétype. Posséder une voiture est le signe pour un individu que sa qualité de vie est meilleure et qu’il a la liberté d’aller selon ses envies. Ce film permet de bien analyser l’augmentation du niveau de vie d'une famille bourgeoise alsacienne. La voiture est pleine d’affaires, elles sont cachées par un carton. Nous voyons des préparatifs de départs en vacances. La femme de Jean-Georges Kugler est particulièrement bien habillée et n’est pas en tenue traditionnelle alsacienne, un signe que les femmes s’émancipent peu à peu des codes traditionnels (port d’un foulard sur la tête, port de vêtements qui cachent les jambes et les avant bras). La maison filmée, située à proximité de Ribeauvillé, est bien entretenue. Cela est perceptible dans la propreté de l’escalier et le soin apporté au jardin. Notons que la femme de Jean-Georges Kugler filme le départ de la voiture pour bien montrer l'action. Au passage, nous remarquons que la famille vit dans l’aisance financière. Lors de la période dite des « Trente Glorieuses », dans le monde occidental, la qualité de vie augmente, l’essence n’est pas chère et le pouvoir d’achat des travailleurs croît. En effet, la plupart des Alsaciens commencent à profiter de cet essor économique pour devenir propriétaires d’une voiture'"`UNIQ--ref-00000041-QINU`"'. Notons que plus d’une famille sur deux est équipée d’un véhicule en 1962'"`UNIQ--ref-00000042-QINU`"'. Le film nous montre un changement de comportement, les nouvelles générations sont plus qualifiées et ont un travail mieux rémunéré. En conséquence, ils pratiquent de plus en plus de loisirs durant leur congés car ils ont soif de s’évader'"`UNIQ--ref-00000043-QINU`"'. == Redynamisation d'un village: Vogelgrun == [[Fichier:Pont du Rhin à Brisach Barclay Illustrateur btv1b10200382j.jpg|vignette|droite|©Numistral]]Étonnamment, le réalisateur ne filme pas la centrale hydroélectrique de Vogelgrun. Pourtant, il est important de citer cette centrale car elle permet de redynamiser le village. En effet, entre 1870 et 1962, l’occupation du village de Vogelgrun est déclinante. Chaque conflit, que ce soit la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Première Guerre mondiale ou la Deuxième Guerre mondiale provoquent chacune une baisse de la population locale. L’implantation d’une centrale électrique à Vogelgrun permet d’accroître progressivement la population du village'"`UNIQ--ref-00000044-QINU`"'. La population du village augmente significativement lors de la construction du barrage hydraulique de 1959. Ici, le film montre que le chantier du pont de Vogelgrun est fini et que le pont est tout neuf. Il est ouvert à la circulation depuis trois ans. Le chantier de ce barrage et la dynamisation de la zone industrielle portuaire de Neuf-Brisach dynamise le village: plus de 240 personnes choisissent de s’y installer entre 1962 et 1975. De plus, la région de Colmar est en pleine industrialisation. En effet, le port de Colmar est construit à proximité de Vogelgrun durant les années 1950-1960 et il permet d’augmenter l’attractivité du territoire sur le plan économique'"`UNIQ--ref-00000045-QINU`"' '"`UNIQ--ref-00000046-QINU`"'. [[Fichier:Panneau d'entée en Allemagne.png|vignette|gauche|©MIRA Franchissement de la frontière franco-allemande. ]]Une des séquences du film (00:01:29) nous montre que le passage à la frontière est aisé malgré les contrôles. Nous pouvons penser qu’il y a de longues files d’attentes a cause des frontières,mais le film montre le contraire. Le douanier français fait simplement une vérification des papiers du véhicule. Notons qu’aujourd’hui, les contrôles frontaliers sont plus rares du fait de la mise en place des accords Schengen en 1995. == Un nouveau pont == Si la femme de Jean-George Kugler filme le passage du pont, ce n’est pas un hasard : il vient tout juste d’être reconstruit en 1961. En effet, comme à Strasbourg, avant la guerre, le pont de Brisach permettait le passage des véhicules et des trains. Il fut détruit deux fois entre 1939 et 1945. Ce sont les Français qui le détruisirent la première fois et les Allemands la seconde fois. Sa reconstruction est réalisée en 1960-1961 uniquement pour le passage des véhicules. Les coûts pour sa construction s'élèvent à 4,7 millions de Deutsch Mark (soit environ 2 403 070 euros) et sont pris en charge par l'Allemagne.'"`UNIQ--ref-00000047-QINU`"'. [[Fichier:Douanier français.png|vignette|droite|©MIRA Passage à la douane française.]] [[Fichier:Douanier allemand.png|vignette|droite|©MIRA Jean-Georges Kugler se faisant contrôler par un douanier allemand.]]Le douanier allemand filmé par sa femme fait exactement la même chose que son homologue français ; il regarde seulement les papiers de la voiture. Pourtant, une chose n’est pas montrée malgré son importance. Il s’agit de la vérification du coffre car lors d’un passage de frontière, tout devait être déclaré même les denrées alimentaires. Si un objet non déclaré était trouvé, il était confisqué ou bien une taxe devait être payée sur-le-champ. L’ouvrage métallique du pont présent dans le film est de la même facture que le pont actuel de Chalampé construit en 1956'"`UNIQ--ref-00000048-QINU`"'. Rappelons que cet ouvrage remplace le pont provisoire en bois construit après la guerre afin de pouvoir faire le transport des soldats dans l’Allemagne vaincue'"`UNIQ--ref-00000049-QINU`"'. Cet ouvrage est réalisé afin de désenclaver le territoire haut-rhinois. Durant les années 1950-1970, une industrialisation de la rive française s’opère. Cela est dû à l’ouverture du port de Colmar dans les années 1960 et à l’installation de plusieurs centrales électriques à Ottmarsheim en 1952, à Fessenheim en 1956 et à Vogelgrun en 1957'"`UNIQ--ref-0000004A-QINU`"'. En 1971, l’État décide avec Électricité de France de construire deux réacteurs nucléaires. Pour une partie de la population locale, c’est une opportunité pour développer économiquement le territoire, pour d’autres, il s’agit d’une menace pour la biodiversité franco-allemande. Au final, les deux réacteurs sont construits et ils sont inaugurés en 1978'"`UNIQ--ref-0000004B-QINU`"'. En 2003, la circulation du pont s’élevait à environ 150 000 véhicules par jour'"`UNIQ--ref-0000004C-QINU`"'. Actuellement, les femmes et les hommes politiques du conseil départemental du Haut-Rhin réfléchissent avec leur homologues allemand du Land du Bade-Wurtemberg au rétablissement de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg'"`UNIQ--ref-0000004D-QINU`"'.
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