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titreScène de vaisselle après un pique-nique dans la forêt
sous_titreUne démonstration de la vie privée des jeunes familles de l'Alsace de l'après-guerre.
video0034FS0004
dateDebut1954
dateFin1954
annee1,954
duree54
genreFilm amateur
format_original16 mm
colorationNoir_et_blanc
sonMuet
langue
realisateursSteegmann, Anne
droitsMIRA
lieuTournage
fondsSteegmann
pieces_jointes
evenements_filmes_ou_en_lien
personnages_identifies
lieux_ou_monuments
etatNon-Non
institution_dorigineMIRA
thematiqueHygiene and nutrition Outdoor activities
idSupport0034FS0004
timecode0
apercu
vaisselle.jpg
resumefrCette séquence de 54 secondes démontre une scène de vaisselle et de jeux au bord d’un ruisseau après un pique-nique du dimanche ou d’un jour férié en famille, venue en forêt avec leur voiture. C'est un médium qui relève de la sphère privée, destiné à être un souvenir familial.
resumede
resumeen
descriptionfrPlan 1 00:00 - 00:06 Un homme place une enfant devant lui, au bord d’un ruisseau en forêt. Il est protecteur, ne la quitte pas des yeux lorsqu’elle plonge ses mains dans l’eau. Tous deux sont bien habillés, en habits du dimanche ou de fête : Il porte un pantalon foncé et un chemise blanche à manche courtes et la petite fille une robe blanche, des chaussettes en dentelles dans les sandales et un grand ruban blanc dans les cheveux proprement coiffés. 00:07 - 00:11 L’enfant sort un objet de l’eau qui ressemble à une petite tasse (de l’eau). Ensemble avec son père ils l’observent, on peut présumer qu’ils vérifient qu’elle soit propre. 00:12 Coupure de la bande / un saut de l’image puis la même scène : 00:12 - 00:16 Le père et la fille sont toujours occupés avec leur jeu qui est de laisser le ruisseau remplir la tasse de son eau et des sédiments, pour ensuite jeter la boue dans l’eau. Peut-être qu’ils s’intéressent à la vitesse de l’eau qu’ils peuvent observer via la rapidité avec laquelle elle emporte les sédiments ou ils s’amusent tout court. 00:17 - 00:19 Anne Steegmann ou quelqu’un qui se trouve près de la caméra-femme a dû appeler père et fille : Ils se tournent vers la caméra, et ils sourient. Ensuite l’enfant continu son jeu. Plan 2 00:20 - 00:22 L’arrière-plan en haut à droite montre une voiture. Au focus une femme en robe longue claire qui porte des cheveux courts et bouclés, a les pieds nus dans l’eau. Elle est penchée en avant, en train de laver une assiette. Un torchon est dans l’image à gauche. Une deuxième femme, plus jeune, habillée en combinaison courte de couleur foncée, les cheveux en chignon, sèche une assiette avec son torchon. Toutes les deux femmes portent des montres. 00:23 - 00:24 La dame qui lave les assiettes regarde la caméra et “rigole” sans pour autant arrêter sa tâche. Mme Steegmann a dû l’appeler. 00:25 - 00:27 Plan sur la plus jeune femme. Elle parle à la personne derrière la caméra en continuant de sécher la vaisselle propre. 00:28 - 00:31 La caméra descend sur les jambes nues de la jeune femme, montre le ruisseau et l’assiette que l’autre femme est en train de frotter. Plan 3 00:31 - 00:32 Les deux femmes sont toujours en train de laver la vaisselle du picnic. Par rapport à la caméra elle se trouvent maintenant en aval du ruisseau. Le spectateur découvre que le jeune femme n’a pas les pieds posés dans l’eau. Elle a écarté les jambes de façon à poser chaque pied d’un côté du ruisseau. Elle regarde dans la direction de la caméra. Probablement la personne qui filme lui a fait une remarque par rapport à sa posture. 00:33 - 00:34 L’autre femme lave toujours la vaisselle. Pour accéder à l’eau elle doit se baisser, puis se lever pour poser ce qui est propre à côté. 00:34 - 00:37 La jeune parle à la personne à la caméra tout en continuant d’essuyer les assiettes elle fait des gestes. 00:38 - 00:46 La plus âgée se lève et se retourne. Elle rigole et montre du bras en direction de la caméra. Elle a probablement fini sa partie du travail. Plan 4 00:47 - 00:53 Une femme est montrée de son côté gauche. Elle lève la tête puisque 00:54 une autre personne arrive par la gauche du plan.
descriptionde
descriptionen
contextefrCette scène reflète parfaitement la légèreté ambiante qui règne dans les jeunes familles Alsaciennes des années 50 qui ont laissées la guerre derrière elles et qui profitent de l’instant tout en s’équipant pour l’avenir (Moser (2014), p. 20). Les rires et la bonne humeur accompagnent les différentes sorties. Depuis longtemps il est coutume de passer son temps libre à l’extérieur en Alsace (''ibidem'', p. 24-25, 53). La forêt vosgienne, les plaines d’Alsace et les bords des cours d’eau sont les symboles de l’activité en plein air pendant toute l’année (Richez (2009), p. 27pp). Les Trentes Glorieuses de la consommation ayant débutés, la scène nous montre un des symboles phare : la voiture qui est une industrie importante de la plaine d’Alsace (Émile Mathis à Strasbourg, Bugatti à Molsheim, puis en 1959 Peugeot à Mulhouse) (Loetscher (2015)). Ici, jugeant de la combinaison courte de la jeune dame et de la chemise à manches courtes du monsieur, la famille n’est pas parti un dimanche midi voire un jour de fête religieuse directement après la messe du matin. Soit ils se sont changés pour passer le reste de la journée en forêt, dans ce cas les vêtements tout de même chics (Moser. p. 61) indiquent comme la voiture que la famille est relativement fortunée, soit il s’agit d’un précieux jour de vacances, dont la société travailleuse n’avait pas beaucoup. Uniquement depuis 1956 profitent-ils de trois semaines de congés payés dans l’année. Les rôles genrés sont visiblement répartis : ce sont les femmes qui lavent la vaisselle après le pique-nique. En même temps, le père, probablement absent en semaine jusqu’à tard le soir, s’occupe de sa fille qui joue à “faire la vaisselle” avec sa petite tasse au bord du ruisseau. La coiffure des dames faisant la vaisselle tout comme celle du père sont mises en place avec soin, car les gels coiffants se démocratisent comme d’autres biens de consommation lors des Trentes Glorieuses (''ibidem'',p.62).
contextede'''<big>Geschirrspül-Szene nach einem Picknick im Wald</big>''' Diese Szene zeigt perfekt die Unbeschwertheit, die in den jungen elsässischen Familien in den 50er Jahren herrschte, die den Krieg hinter sich gelassen haben, den Augenblick genießen und sich für die Zukunft rüsten (Moser (2014), S. 20). Gelächter und gute Laune begleiten die verschiedenen Ausflüge. Schon lange war es im Elsass üblich, seine Freizeit im Freien zu verbringen (ebd., S. 24-25, 53). Der Vogesen-Wald, die elsässische Tiefebene und die Flussufer sind das ganze Jahr über Symbole für Aktivitäten im Freien (Richez (2009), S. 27pp). Die Szene zeigt uns eines der wichtigsten Symbole der begonnenen dreißig glorreichen Jahre des Konsums: das Auto, das in der elsässischen Tiefebene eine wichtige Industrie ist (Émile Mathis in Straßburg, Bugatti in Molsheim, dann 1959 Peugeot in Mulhouse) (Loetscher (2015)). Nach dem kurzen Overall der jungen Frau und dem kurzärmeligen Hemd des Mannes zu urteilen, ist die Familie nicht an einem Sonntagmittag oder gar an einem religiösen Feiertag direkt nach der Morgenmesse aufgebrochen. Entweder haben sie sich umgezogen, um den restlichen Tag im Wald zu verbringen und in diesem Fall weist die doch schicke Kleidung (Moser. S. 61) ebenso wie das Auto darauf hin, dass die Familie relativ wohlhabend ist, oder es handelt sich um einen wertvollen Urlaubstag, von denen arbeitende Gesellschaft nicht viele hatte. Erst seit 1956 hatten sie im Jahr drei Wochen bezahlten Urlaub. Die Geschlechterrollen sind klar verteilt: Es sind die Frauen, die nach dem Picknick das Geschirr spülen. Gleichzeitig kümmert sich der Vater, der wahrscheinlich unter der Woche bis spät am Abend abwesend ist, um seine Tochter und spielt mit ihr „Geschirrspülen“ mit ihrer kleinen Tasse am Bach. Die Frisuren der Frauen, die das Geschirr spülen, und die des Vaters sind sorgfältig gestylt, denn wie viele andere Konsumgüter war das Haargel in den französischen Wirtschaftswunderjahren üblich geworden (ebd., S. 62).
contexteen