Scène de vaisselle (0034FS0004)


[1] Avertissement[2]

Résumé


Cette séquence de 54 secondes démontre une scène de vaisselle et de jeux au bord d’un ruisseau après un pique-nique du dimanche ou d’un jour férié en famille, venue en forêt avec leur voiture. C'est un médium qui relève de la sphère privée, destiné à être un souvenir familial.
Développer

Métadonnées

N° support :  0034FS0004
Date :  1954
Coloration :  Noir et blanc
Son :  Muet
Durée :  00:00:54
Cinéastes :  Steegmann, Anne
Format original :  16 mm
Genre :  Film amateur
Thématiques :  Hygiène et alimentation saine, Activités de plein-air
Institution d'origine :  MIRA

Contexte et analyse


Cette scène reflète parfaitement la légèreté ambiante qui règne dans les jeunes familles Alsaciennes des années 50 qui ont laissées la guerre derrière elles et qui profitent de l’instant tout en s’équipant pour l’avenir (Moser (2014), p. 20). Les rires et la bonne humeur accompagnent les différentes sorties. Depuis longtemps il est coutume de passer son temps libre à l’extérieur en Alsace (ibidem, p. 24-25, 53). La forêt vosgienne, les plaines d’Alsace et les bords des cours d’eau sont les symboles de l’activité en plein air pendant toute l’année (Richez (2009), p. 27pp). Les Trentes Glorieuses de la consommation ayant débutés, la scène nous montre un des symboles phare : la voiture qui est une industrie importante de la plaine d’Alsace (Émile Mathis à Strasbourg, Bugatti à Molsheim, puis en 1959 Peugeot à Mulhouse) (Loetscher (2015)). Ici, jugeant de la combinaison courte de la jeune dame et de la chemise à manches courtes du monsieur, la famille n’est pas parti un dimanche midi voire un jour de fête religieuse directement après la messe du matin. Soit ils se sont changés pour passer le reste de la journée en forêt, dans ce cas les vêtements tout de même chics (Moser. p. 61) indiquent comme la voiture que la famille est relativement fortunée, soit il s’agit d’un précieux jour de vacances, dont la société travailleuse n’avait pas beaucoup. Uniquement depuis 1956 profitent-ils de trois semaines de congés payés dans l’année. Les rôles genrés sont visiblement répartis : ce sont les femmes qui lavent la vaisselle après le pique-nique. En même temps, le père, probablement absent en semaine jusqu’à tard le soir, s’occupe de sa fille qui joue à “faire la vaisselle” avec sa petite tasse au bord du ruisseau.

La coiffure des dames faisant la vaisselle tout comme celle du père sont mises en place avec soin, car les gels coiffants se démocratisent comme d’autres biens de consommation lors des Trentes Glorieuses (ibidem,p.62).

Bibliographie


RICHEZ Jean-Claude (2009) “La place du paysage dans la renommée culturelle et touristique de l’Alsace à travers les guides de voyage depuis la fin du XIXème siècle et pendant la première moitié du XXème.”, dans : DREAL Alsace (2009) Les paysages alsaciens – Colloque du 1er et 2 décembre 2009, en ligne https://www.aurm.org/uploads/media/3010bf023fcf270338a9d605ce8a3f2f.pdf, p. 26-29

LOETSCHER Michel (2015) La belle histoire de l’automobile en Alsace., Pontarlier : Éditions du Belvedère.

MOSER Christine (2014) Notre enfance en Alsace. Années 40 et 50., Guldensberg-Gleichen, Allemagne : Éditions Wartberg.


Article rédigé par

Kerima Weller, 03 janvier 2019


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