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titreConstruction d'une maison rue de Marlenheim à Strasbourg
sous_titre
video0034FS0016_1
dateDebut1935
dateFin1935
annee1,935
duree1,375
genreDocumentaire
format_original16 mm
colorationNoir_et_blanc
sonMuet
languede
realisateursJenny, Robert
droitsMIRA
lieuTournage48.57784, 7.73024
fondsSteegmann
pieces_jointes
evenements_filmes_ou_en_lien
personnages_identifiesJenny, Robert Gabel, Frederic Durrenberger, Charles Heiss, Emile Uhring, Albert Kapp, Adolphe
lieux_ou_monumentsStrasbourg
etatOui-Non
institution_dorigineMIRA
thematiquePlaces
idSupport0034FS0016
timecode0
apercu
Chantier_rue_marlenheim.png
resumefrCe film amateur documente la construction de deux immeubles mitoyens dans la rue de Marlenheim à Strasbourg. On y voit les promoteurs et architectes du projet, de nombreuses étapes de la construction et ainsi que les corps de métiers qui y prennent part.
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contextefrA la suite de la Première guerre mondiale, les départs de populations allemandes et la réduction de la garnison stationnées en ville entrainent une légère diminution de la population de Strasbourg. Néanmoins la ville et ses banlieues connaissent une croissance démographique pendant l’entre-deux-guerres permettant à la capitale alsacienne de retrouver sa population d’avant-guerre dès 1931. Les différents recensements le montrent : 178 891 habitants en 1910, 166 767 en 1921, 181 465 en 1931 et 193 119 en 1936'"`UNIQ--ref-00000031-QINU`"'. A cette croissance des années 1920 et 1930 s’ajoute la réorganisation du centre-ville (deuxième phase de la Grande Percée'"`UNIQ--ref-00000032-QINU`"') ce qui rend vital la construction de logements, notamment en périphérie de l’extra-centre. Sujet politique urgent pour la municipalité, c’est une opportunité pour le secteur du bâtiment et pour les entrepreneurs privés. [[Fichier:Frederic_Gabel.png|300px|thumb|left|En charge du chantier, Frederic Gabel est un architecte strasbourgeois très actif'"`UNIQ--ref-00000033-QINU`"'.]]Des quartiers entiers se transforment notamment autour de la gare comme c’est le cas de l’espace urbain situé entre le faubourg National et la route de Schirmeck où se situe le chantier du film. Ce quartier mêle à la fois des lieux de résidence à destination des catégories de population modestes et moyennes et des espaces à vocations économiques comme des magasins-entrepôts ou des immeubles à vocation industrielles et administrative'"`UNIQ--ref-00000034-QINU`"'. Cette mixité est visible dans le film, la rue de Marlenheim est majoritairement constituée d’immeubles d’habitation mais on distingue souvent en arrière-plan le hangar « Automobiles Industrielles LATIL ». De plus, l’entreprise générale de construction de messieurs Charles et Émile Heiss, qui s’occupe de la construction des maisons du film, se situe dans le quartier, à quelques pas du chantier'"`UNIQ--ref-00000035-QINU`"'. Ainsi le secteur du bâtiment est florissant dans la capitale alsacienne et attire autant les investisseurs que les ouvriers et l’édification des maisons de la rue de Marlenheim entreprise par Robert Jenny et son équipe est l’exemple parfait pour illustrer les évolutions de la ville à cette période. '''Le regard d’un self-made man à l’alsacienne ''' Entrepreneur alsacien, Robert Jenny a fait fortune dans la restauration, ouvrant notamment le restaurant « Chez Jenny » référence de la cuisine alsacienne à Paris et toujours en activité depuis 1932. En 1935, il se lance dans la construction de deux maisons dans le quartier de la gare aux 7 et 9 rue de Marlenheim et il s’agit, selon Robert Steegmann, son petit-fils, son seul projet immobilier. Construits dans un quartier modeste, les vingt-quatre appartements sont certainement voués à la location. Dans tous les cas, le chantier constitue un sujet de choix pour ce cinéaste prolifique et expérimenté qui en profite pour réaliser un documentaire retraçant quelques étapes de l’édification des deux petits immeubles. [[Fichier:Rue_marlenheim_chevaux.png|300px|thumb|right|En 1935, malgré la mécanisation et la motorisation, les chevaux sont toujours indispensables dans de nombreuses tâches.]]A travers ces magnifiques images, on assiste à l’élévation progressive des deux bâtiments : des tranchées sont creusées pour accueillir les fondations, les murs de briques s’élèvent peu à peu, les planchers sont coulés et ainsi de suite pour chaque étage. Si seules les têtes pensantes du projet sont nommées au générique, Robert Jenny s’attarde longuement sur les ouvriers et sur les différents corps de métiers qui se relayent sur le chantier : terrassiers, maçons, charpentier. Malgré la présence de quelques machines, le travail manuel, constitutif du secteur du bâtiment, tient une place centrale dans le documentaire. Les fondations sont creusées par une nuée d’ouvriers qui pellettent et qui piochent ; les murs sont élevés par les maçons posant chaque brique sur un lit de mortier préalablement étalé ; les sols en béton sont coulés puis doivent être lissé à la main. Mais la mécanisation n’est pas pour autant absente du chantier. Amplement mise en valeur par le promoteur-cinéaste, la grue en est l’épine dorsale qui évacue les gravats et transporte pour les ouvriers tous les matériaux de constructions : des milliers de briques ainsi que des bennes à béton ou à mortier. Ces derniers sont d’ailleurs mixés grâce à une impressionnante bétonnière équipée d’une benne de chargement épargnant aux travailleurs un peu d’effort, même si c’est toujours à la force des bras qu’ils la remplissent des différents agrégats. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un chantier qui nous est donnée à voir, c’est un reportage sur la vie de celui-ci et sur celle de ses ouvriers. Si le travail est mis en valeurs, c’est également le cas des temps de pauses comme on peut le constater au travers des deux séquences montrant un ouvrier se désaltérer d’une bière Tigre Bock (ce qui n’est pas sans rappeler le passé de restaurateur de Robert Jenny). A mesure que le temps passe le chantier évolue et les saisons se succèdent. Au début du film, les ouvriers, et surtout les contremaitres, sont couverts alors que ce n’est plus le cas dans les dernières parties où le temps se réchauffe poussant les hommes à travailler en bras de chemise. '''Une réalisation amateur impeccable ''' Dans ce documentaire, l’entrepreneur alsacien fait démonstration de ses compétences de cinéaste qui dépassent de loin celles du simple amateur qui filmerait timidement des scènes familiales. La technique est presque irréprochable, la caméra ne tremble pas même lors des longs panoramas du chantier qui permettent au spectateur d’embrasser du regard l’ensemble des travaux. Autre témoignage des compétences de Robert Jenny, la mise en scène et le montage donnent à l’œuvre une unité et en font plus qu’un simple assemblage de plans. Le générique de début en est l’exemple le plus parlant. Les cartons sont lisibles et encore une fois l’image ne tremble pas. Les différents acteurs du projet se prêtent bien volontiers au loisir de leur patron. Architectes, contremaîtres et ouvriers prennent la pose devant l’objectif mettant notamment en scène les moments de détente. La caméra n’est pas toujours sur le chantier et même si on peut se demander en quoi la présence du patron force le sourire et la bonne humeur des travailleurs durant ces prises, les scènes de travail montrent réellement les ouvriers à l’œuvre. Ces ouvriers à qui Robert Jenny rend hommage dans la dernière partie de son film : le dernier carton annonce « Fûnt Minuten vor des Zahltag… Bravo… » [« cinq minutes avant la paye… Bravo… »] et les séquences suivantes, dont les images semblent être accélérées, montrent les ouvriers s’activer durant leurs dernières minutes de travail.
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