Page values for "Cortège folklorique à Wissembourg (0023FH0001)"

"Sequences" values

titreCortège folklorique à Wissembourg
sous_titre
video0023FH0001
dateDebut1961
dateFin1961
annee1,961
duree1,529
genreFilm amateur
format_original8 mm
colorationCouleur
sonMuet
langue
realisateurs
droitsMIRA
lieuTournage49.03583, 7.94382
fondsHeckler
pieces_jointes
evenements_filmes_ou_en_lienFestivités folkloriques de Pentecôte
personnages_identifies
lieux_ou_monumentsMairie de Wissembourg
etatOui-Oui
institution_dorigineMIRA
thematiqueTraditions Local festivals Traditionnal dress Rural life
idSupport0023FH0001
timecode0
apercu
Wissembourg.jpg
resumefrDéroulement du cortège folklorique relatif aux festivités de la Pentecôte de l'an 1961 à Wissembourg. Après avoir défilé dans le cortège, les différents groupes dansent devant la mairie de Wissembourg. Une foule de spectateur est présente. Les brigades locales de sapeurs-pompiers défilent à leur tour.
resumede
resumeen
descriptionfrLe film suivant se décompose en trois parties, annoncées à chaque fois par un carton. Les scènes sont certainement filmées le même jour, puisque la météo est la même tout du long. Elles se déroulent à la fête de la Pentecôte de Wissembourg. Le film débute par un carton sur lequel il est marqué "Cortège folklorique". Le cameraman filme du point de vue des spectateurs et en plan d'ensemble. Il suit simplement parfois le mouvement du cortège. Il filme ainsi plusieurs groupes folkloriques, chacun introduits par un "porte-drapeau" qui maintient une pancarte sur laquelle est marqué le nom du village d'origine des groupes. Les personnes défilent en habits traditionnels, ils dansent et marchent joyeusement. L'apparition d'une fanfare vient clore la séquence. Une nouvelle séquence débute ensuite. Le cameraman se trouve à un autre endroit du cortège. Il fait toujours partie de la foule mais semble tenir sa caméra en hauteur (était il posté sur un genre de corridor ou tenait il sa caméra au dessus de son épaule?). Il continue de filmer le cortège en différents plans d'ensembles. Il zoome parfois sur certaines personnes. Parmi les groupes qui défilent, il y a des groupes locaux, comme ceux du village de Hunspach, mais aussi des groupes étrangers, on remarque notamment le drapeau suisse. Un montage a probablement été effectué, les rushes sont coupés de manière assez nette. Un carton annonce ensuite la partie dédiée aux danses. Il semblerait que le cameraman soit à nouveau posté en hauteur pour filmer les danseurs qui se produisent sur une tribune aménagée à l'occasion devant la mairie décorée de drapeaux tricolores. On dirait presque qu'il utilise le zoom pour se concentrer plus précisément sur la prestation des danseurs. Il n'a pas l'air très stable, l'image est parfois mal cadrée et tremblante. Il montre quelques rushes assez courts des différentes représentations. Il filme ensuite la foule, le fronton de la mairie et une fanfare qui déambule en gros plan. Puis revient aux images de danse folklorique vues de plus ou moins près. Ces groupes font leur représentation accompagnés de leurs propres musiciens, qui occupent eux aussi une partie de la scène. Il intègre à nouveau quelques images en gros plan et en plongée de personnes en costume traditionnel. On ne sait pas vraiment si les images sont volontairement mal cadrées, mais elles permettent de voir que des personnes assistent aux danses folkloriques du haut du balcon et des fenêtre de la mairie. La forte présence de soleil altère par moments la qualité de l'image, est-ce là un signe de l'amateurisme du cameraman? Une dernière séquence vient finir le finir. Il s'agit d'une séquence dédiée au défilé des gendarmes (ou des brigades de centre de secours?) et des sapeurs pompiers. Des personnes influentes semblent passer devant les différentes brigades en les saluant. On aperçoit un camion de pompier et des pompiers à moto. Les troupes défilent et des fanfares jouent de la musique. Des drapeaux et des pancartes indiquent qu'il s'agit des sapeurs pompiers et des brigades des centres de secours de différents villages aux abords de Wissembourg. Un carton "Fin" clôture le film.
descriptionde
descriptionen
contextefrLa ville de Wissembourg, à l'extrême Nord de l'Alsace juste à côté de la frontière avec la Rhénanie-Palatinat, est un des haut-lieux du tourisme alsacien. D'abord ville abbatiale au Moyen-Âge elle gagne peu à peu son indépendance en intégrant la Décapole alsacienne en 1354. Elle s'enrichit et se fait connaître à l'époque moderne grâce à la production de vin, de châtaignes et de draps. Ses monuments d'époque, en très bon état, témoignent d'un passé culturel local très riche. === Les festivités de Pentecôte à Wissembourg, une histoire vieille de plusieurs siècles === Les festivités de la Pentecôte de Wissembourg tiennent leurs origines dans le marché aux chevaux de Schleithal qui avait lieu depuis le XVIIIe. Des acheteurs et vendeurs s'y retrouvaient et organisaient des courses hippiques à la fin desquelles les vainqueurs remportaient toutes sortes de matériel textile ou relatifs à l'harnachement du cheval. La région de Wissembourg étant reconnue pour ses excellents cavaliers, c'est tout naturellement qu'en 1840 des courses de chevaux furent organisées à la Hardt (grand hippodrome local) dans un but purement militaire. C'est pour la première fois en 1863 que ces deux événements furent réunis en un seul, le lundi de Pentecôte. Les festivités intéressaient un public plus large, devenant un véritable événement mondain qui n'a pas tardé à traverser les frontières limitrophes. Des courses hippiques étaient organisées entre les cavaliers des villages environnants tels Schleithal, Oberseebach, Hunspach, qui portaient à cette occasion leurs costumes traditionnels. Dès 1865, le cortège tel que nous le connaissons aujourd'hui avaient lieu avant l'ouverture des courses hippiques à l'hippodrome, puis il s'est élargi au centre-ville de Wissembourg. Meurtrie par trois conflits importants, la ville de Wissembourg recommença à organiser cette festivité à partir de 1927, poussée par la création de nombreux groupes folkloriques avides de préserver le patrimoine culturel local. === Vitrine des coutumes et traditions locales, comme moins locales === Une des spécificités de ce cortège est son côté éclectique, puisqu'il invite aussi bien des communautés folkloriques locales que d'autres communautés étrangères d'Allemagne ou de la Suisse. Ainsi, dans la séquence on retrouve les groupes folkloriques d'Oberseebach, facilement repérables grâce à leurs toques en fourrure de putois, ceux de Seltz dont le costume est teinté de rouge de blanc et de noir. Les femmes se distinguent par leurs coiffes bleues en forme de petit dôme. A ceux-ci s'ajoutent des groupes venus tout droit de Suisse (Bienne), reconnaissables grâce à leur drapeau; mais aussi des Vosges (Epinal) ou de Franche-Comté (Champlitte). Ils déambulent alors en voulant reproduire des scènes de vie paysannes d'époque, ils transportent également des paniers remplis de produits issus de l'agriculture. Le costume reflète alors à part entière leur identité commune et permet l'appartenance à un groupe social commun rassemblé autour de l'identité villageoise, ce qui était primordial dans une société rurale. La danse fait partie des pratiques exercées globalement par toutes les communautés rurales d'Europe. Elle permettait primitivement de pratiquer des rites religieux. Ces pratiques sont mentionnées très tôt dans l'histoire des peuples. Elle a une fonction importante lors des rites de passage, notamment à l'entrée de l'âge adulte ou lors de cérémonies relatives aux corps de métier. Progressivement, elle revêt surtout une fonction sociale et permet de tisser des liens entre des personnes appartenant à une même communauté, tout en invitant à la joie et à l'allégresse lors des festivités locales. Elle est indissociable de la musique, présente en Alsace notamment sous la forme de fanfares de cuivres ou encore d'accordéons. Les danses traditionnelles avaient le vent en poupe jusqu'au début du XXe siècle mais furent progressivement abandonnées au cours du siècle pour des danses à influence américaine. Pendant ce cortège, on n'assiste pas uniquement à des danses locales, mais aussi à des danses traditionnelles allemandes comme celles de la commune de Rottweil (Bade-Wurtemberg) et leur danse en rond surplombée d'une guirlande de sapin. La dernière partie de laséquence, concernant le rassemblement des différents centres de secours et groupes de sapeurs pompiers paraît assez compliquée à expliquer. En recherchant dans les programmes récents mais aussi moins récents'"`UNIQ--ref-00000026-QINU`"' on se rend compte que le passage des Sapeurs Pompiers n'est pas systématique. Ces dernières années, ils n'ont fait aucune intervention lors du cortège. Or en 1969, il y a bien eu la participation d'une "clique des Sapeurs Pompiers de Schleithal" au cortège. Je doute que le déploiement ait été aussi impressionnant que dans le présent film. Peut-être s'agissait-il cette année là d'une occasion spéciale liée à une date anniversaire? Leur participation notable à un cortège folklorique signale en tout cas leur statut important et leur présence au sein de la communauté locale.
contextede'''<big>Trachtenumzug in Wissembourg</big>''' Die Stadt Wissembourg, im äußersten Norden der des Elsass, direkt an der Grenze zu Rheinland-Pfalz, ist einer der beliebtesten elsässischen Fremdenverkehrsorte. Im Mittelalter war sie zunächst eine Klosterstadt und erlangte allmählich ihre Unabhängigkeit, indem sie 1354 dem Zehnstädtebund beitrat. Sie wurde wohlhabend und war in der Neuzeit für die Produktion von Wein, Esskastanien und Tuch bekannt. Die historischen Denkmäler, die in sehr gutem Zustand sind, zeugen von einer sehr reichen lokalen kulturellen Vergangenheit. '''Das Pfingstfest in Wissembourg, eine jahrhundertealte Geschichte''' Das Pfingstfest in Wissembourg geht auf den Schleithaler Pferdemarkt zurück, der seit dem 18. Jahrhundert stattfand. Dort trafen sich Käufer und Verkäufer und organisierten Pferderennen, bei denen die Gewinner alle Arten von Textilien oder Zubehör für das Beschirren der Pferde gewannen. Da die Region Wissembourg für ihre hervorragenden Reiter bekannt war, war es ganz natürlich, dass 1840 auf der Hardt (große lokale Pferderennbahn) Pferderennen für rein militärische Zwecke organisiert wurden. 1863 wurden diese beiden Ereignisse erstmals am Pfingstmontag zusammengelegt. Die Feierlichkeiten zogen ein breiteres Publikum an und wurden zu einem echten gesellschaftlichen Ereignis, das bald über seine Grenzen hinaus bekannt war. Es wurden Pferderennen zwischen den Reitern aus den umliegenden Dörfern wie Schleithal, Oberseebach, Hunspach organisiert, deren Bewohner zu diesem Anlass ihre Trachten trugen. Bereits 1865 fand der Umzug, wie wir ihn heute kennen, vor der Eröffnung der Pferderennen auf der Rennbahn statt, später dehnte er sich auf die Innenstadt von Wissembourg aus. Nachdem sie drei Kriege überstanden hatte, nahm die Stadt Wissembourg 1927 dieses Fest wieder auf, angetrieben von der Gründung vieler Trachtengruppen, die sich für die Erhaltung des lokalen Kulturerbes einsetzten. '''Schaufenster der lokalen und weniger lokalen Bräuche und Traditionen''' Eine der Besonderheiten dieses Umzugs ist seine Vielfalt, da er sowohl lokale Trachtengruppen als auch andere ausländische Gruppen aus Deutschland und der Schweiz einlädt. So sehen wir in der Sequenz die Trachtengruppen aus Oberseebach, die an ihren Hüten aus Iltisfell leicht zu erkennen sind, und die Gruppen aus Seltz mit einer Tracht in Rot, Weiß und Schwarz. Die Frauen tragen blaue Kopfbedeckung in Form einer kleinen Kuppel. Hinzu kommen Gruppen aus der Schweiz (Biel), erkennbar an ihrer Flagge, aber auch aus den Vogesen (Epinal) oder Franche-Comté (Champlitte). Sie stellen beim Umzug Szenen des bäuerlichen Lebens aus der Vergangenheit nach, sie tragen auch Körbe, die mit landwirtschaftlichen Produkten gefüllt sind. Die Tracht war ein Zeichen ihrer gemeinsamen dörflichen Identität und ihrer Zugehörigkeit zu einer gemeinsamen sozialen Gruppe, was in einer ländlichen Gesellschaft äußerst wichtig war. Der Tanz ist einer der Bräuche, die von allen ländlichen Gemeinschaften in ganz Europa praktiziert werden. Er wurde ursprünglich für religiöse Riten verwendet. Diese Bräuche werden sehr früh in der Geschichte der Völker erwähnt. Der Tanz hat eine wichtige Funktion bei Übergangsriten, insbesondere beim Eintritt ins Erwachsenenalter oder bei Feiern im Zusammenhang mit den Berufsständen. Nach und nach übernahm er eine soziale Aufgabe und ermöglicht es den Menschen einer gleichen Gemeinschaft, Kontakte zu knüpfen und bei den lokalen Festen fröhlich zu feiern. Er ist untrennbar mit der Musik verbunden, die im Elsass von Blaskapellen oder mit dem Akkordeon gespielt wird. Die traditionellen Tänze waren bis Anfang des 20. Jahrhunderts beliebt, wichen aber im Laufe des Jahrhunderts allmählich Tänzen mit amerikanischem Einfluss. Bei diesem Umzug werden nicht nur lokale Tänze aufgeführt, sondern auch deutsche Trachtentänze wie die der Gemeinde Rottweil (Baden-Württemberg) mit ihrem Reigen unter einer Tannengirlande. Die Erklärung des letzten Teils der Sequenz, der sich auf die Zusammenkunft der verschiedenen Rettungszentren und Feuerwehren bezieht, scheint recht kompliziert zu sein. Wenn man in den aktuellen, aber auch weniger aktuellen Programmen nachblättert,[1] stellt man fest, dass die Feuerwehren nicht systematisch beim Umzug dabei waren. In den letzten Jahren waren sie nicht mitgegangen. Allerdings gab es 1969 tatsächlich die Teilnahme einer „Musikzugs der Schleithaler Feuerwehr“ am Umzug. Ich bezweifle, dass ihr Aufmarsch ebenso beeindruckend war wie in diesem Film. Vielleicht war dieses Jahr ein besonderer Anlass aufgrund eines Jubiläums? Ihre namhafte Teilnahme an einem Trachtenumzug weist auf jeden Fall auf ihren wichtigen Status und ihre Präsenz in der lokalen Gemeinschaft hin.
contexteen